Category: politique

  • Alès : la gauche se fixe un ultimatum

    Alès : la gauche se fixe un ultimatum

    Dans la capitale des Cévennes, la gauche partage un constat : sans union, les municipales de 2026 sont perdues. « L’union est une condition nécessaire mais pas suffisante », résume Armand Crépin, chef de file des Insoumis à Alès. En effet, au vu de la montée de l’extrême droite et d’un Christophe Rivenq (LR) qui occupe déjà le fauteuil de maire et espère donc bénéficier de la prime au sortant en étant très présent sur le terrain, la gauche sait qu’il faudra élargir sa base électorale.

    Mais avant, l’union est donc indispensable entre le Printemps alésien composé des Communistes et de Place publique et Maison commune emmenée principalement par les socialistes et les insoumis. Tout l’été, des discussions ont eu lieu entre les deux organisations pour parvenir à une première réunion le 8 septembre où chacun a renouvelé sa volonté de travailler pour parvenir à un accord. « On accélère le rythme des négociations pour terminer rapidement. Pour l’instant, il n’y a rien d’indépassable », précise l’insoumis. « Il y a eu rapprochement », confirme aussi Giovanni di Francesco, le secrétaire de la section communiste d’Alès.

    Blocage autour

    de la tête de liste

    L’optimisme était donc de rigueur après cette rencontre. Les deux organisations se sont données jusqu’à la fin du mois pour parvenir à un accord. Mais le réel point de blocage reste le mode de fonctionnement de la désignation de la tête de liste. Aujourd’hui, trois hommes ont confirmé leur désir d’être candidats : Paul Planque (PCF) pour le Printemps alésien, Basile Imbert (PS) et Armand Crépin (LFI).

    Malgré cet embouteillage pour occuper la fonction, le nouveau chef de file du PS alésien, Basile Imbert, reste optimiste : « Il n’y a rien d’insurmontable. Sur le projet politique, nous sommes d’accord sur 99,9%. Pour l’instant ça n’a pas abouti. Nous voulons que toutes les décisions se prennent de la manière la plus collégiale possible. Si localement on se met d’accord entre socialiste et insoumis, c’est que les communistes peuvent nous rejoindre. »

    Deux méthodes de désignation ont été posées sur la table et chacun doit désormais en discuter avec son organisation. En creux se pose également la question de la gouvernance de la structure pour que tout le monde y trouve sa place durant la campagne et que l’équipe soit opérationnelle si elle est élue en mars. Mais avec une volonté forte d’inclure des citoyens sur la liste tout en respectant les équilibres de chaque famille politique, la constitution de cette liste n’est pas évidente. « On partirait sur une réunion qui regroupe les deux structures autour du 20 ou 25 septembre où se prendra la décision au consensus de la tête de liste après discussion et débat », explique Giovanni di Francesco sans donner plus de détails.

    Fin septembre pourrait donc être officialisée la tête de liste de l’union de la gauche à Alès. « On deviendrait figure d’exception de trouver une union de toute la gauche. Ça devient très rare. Mais l’importance c’est aussi d’avoir toute la gauche unie pour ne pas refaire les erreurs du national », conclut Armand Crépin.

    « L’union est une condition nécessaire mais pas suffisante »

  • [Rue de la République] Robin Renucci : « Le désordre social est le témoin de mal-être et de malaises individuels et collectifs »

    [Rue de la République] Robin Renucci : « Le désordre social est le témoin de mal-être et de malaises individuels et collectifs »

    Programmation

    Didier Gesualdi : Donnez-nous envie de venir à La Criée cette saison. Il y a des créations, des résidences, des spectacles hors les murs ?

    C’est une maison du peuple et de la langue. Le Centre dramatique national est une maison de création théâtrale où on construit des spectacles, et on s’attelle à la rencontre de ces œuvres avec le public, en les appelant à venir à La Criée, ce beau théâtre au 30 quai de Rive Neuve à Marseille, mais aussi en allant à la rencontre des publics dans les quartiers plus lointains, à l’Astronef (15e), dans les maisons de quartier, dans les centres culturels, les centres sociaux…

    Christophe Casanova : Qu’est-ce qu’on va y trouver ?

    Beaucoup de rencontres, avec des spectacles, des créations. La première ce sera La Leçon que je mets en scène. C’est une œuvre d’Eugène Ionesco, une pièce qui a beaucoup de drôlerie et qui est très riche politiquement puisqu’elle parle de la domination, de la toute-puissance, notamment masculine. Le thème de la saison est autour des dérives autoritaires, de la jeunesse, de la transmission.

    Didier Gesualdi : Comment travaille-t-on pour répondre aux attentes d’une ville que vous commencez à connaître ?

    Marseille est riche dans son nombre d’habitants et sa diversité, et ça nécessite que ces publics soient représentés sur les plateaux. Donc, de parler de notre quotidien. Par exemple, 65 rue d’Aubagne est une création qui racontera une partie de l’histoire d’un point de vue très singulier des personnages mais portera aussi l’attention de toutes celles et ceux qui ont travaillé à la reconnaissance de ce drame et au devoir de mémoire.

    Christophe Casanova : Que signifie « communes paroles », le thème de la saison ?

    C’est mettre en commun les langages, le langage théâtral, et notre parole. Il y a beaucoup de débats comme le 6 octobre sur la question des services publics et la nécessité du soutien à ce service public de la culture, mais pas seulement. On parlera beaucoup de l’hôpital. On entrecroise à la fois cette expérience esthétique, voir des spectacles et aller à la rencontre des publics, et cet aspect discursif où on vient parler, raconter ce que l’on vit autour de sujets comme la rue d’Aubagne qui nécessitera des échanges après le spectacle.

    Publics
    Didier Gesualdi : Tout est bon pour ouvrir les portes, rencontrer les publics, être dans Marseille ?
    Notre première mission est de créer des œuvres et de faire en sorte qu’elles soient vues par toutes et tous, d’élargir la base sociale. Ce sont très souvent les mêmes personnes qui ont le désir de venir, c’est ce qu’il faut travailler dans une éducation artistique et culturelle depuis l’enfance, en allant là où ils vivent, dans leurs difficultés de vie, apporter cet élément de respiration à des publics qui pensent qu’ils n’en ont pas le besoin, ni le désir.
    Didier Gesualdi : Comment vous réduisez cette difficulté et faites venir ces publics à La Criée ?
    Par le choix des sujets : parler de la rue d’Aubagne par exemple, c’est parler de nos vies. Par un grand travail de tout un service de relations avec les publics, et puis par la tarification. Les places sont l’objet d’un service public, un peu comme l’hôpital, au fond. C’est ce qu’il faut maintenir, ce coût le plus bas possible, aux alentours d’une dizaine d’euros et parfois des places gratuites.
    Christophe Casanova : Et ça marche ?
    Avec 95% de fréquentations, c’est un des théâtres les plus fréquentés dans les centres dramatiques nationaux. Nous avons cette attitude attentive et généreuse pour que les publics se sentent chez eux. Le hall va devenir un lieu de vie, par exemple, où on va pouvoir se rencontrer, se parler. Toute la journée, c’est 1 000m2 qui sont offerts pour qu’on puisse échanger, venir faire ses devoirs, jouer aux cartes. C’est une autre façon de raconter le théâtre.
    Moyens

    Didier Gesualdi : On parle d’austérité et en général, c’est la culture qui est en première ligne ? Avez-vous des craintes ?

    C’est souvent la variable d’ajustement. Des régions ont supprimé la culture parfois pour des raisons budgétaires mais aussi idéologiques. On sait que la culture est émancipatrice. Voir un spectacle, change quelque chose dans votre vie, surtout si l’angle proposé est un angle de réflexion, de distance avec les choses. Donc ça fait peur aussi de ce point de vue. Quand on rentre dans des périodes autoritaires, où l’on sait qu’il vaut mieux manipuler les masses que de créer de l’échange individuel qui offre à chacun un plus grand discernement, dans un monde où on rabaisse beaucoup le cerveau, notamment de la jeunesse, on peut dire qu’idéologiquement, la culture est en danger.

    Christophe Casanova : Cette idéologie autoritaire qui traverse La Leçon d’Eugène Ionesco est aujourd’hui, la question principale ?

    Oui. Les dérives autoritaristes, on le voit aux États-Unis, dans cette toute-puissance d’un pouvoir écrasant, le masculinisme, revendiqué pleinement par certains chefs d’État, dans cette capacité à réduire par le pouvoir la personne et à la mobiliser de manière moutonnière… C’est parti aussi de toutes les industries de programme, de la publicité, les réseaux sociaux. Donc il y a à lutter pour avoir plus d’esprit critique, notamment chez la jeunesse.

    Social

    Didier Gesualdi : Avec le mouvement Bloquons tout où des gens qui n’ont pas souvent la parole l’ont prise. Quel regard l’artiste porte sur ça ?

    Le désordre social est le témoin de mal-être et de malaises individuels et collectifs. Parfois certains ne peuvent pas mettre de mots dessus, c’est pourquoi le théâtre est très utile. Quand on vient au théâtre et qu’on discute autour d’une pièce, ça fait parler de justice, d’autorité… Ce travail de soin, un peu comme le champ de l’hôpital, est essentiel. Même si on est parfois des ambulances qui arrivent un peu tardivement parce que les corps et les cerveaux sont abîmés.

    Christophe Casanova : Si c’est un peu trop tard, en quoi est-ce utile, alors ?

    C’est plus qu’utile, c’est nécessaire. On ne sait plus vivre bien ensemble, on cherche les raisons de nos mal-être, on pense que le mal-être c’est l’autre, celui qui est différent. Alors que la différence est une possibilité de se transformer soi-même. Les communautarismes sont néfastes avec derrière cette confusion du pouvoir et d’une autorité qu’on ne sait même plus reconnaître, fait qu’on n’a plus confiance en nos leaders politiques. Il faut retrouver ce sens par tous les outils.

    Marseille

    Didier Gesuadi : Vous êtes à la tête de La Criée depuis 2022, vous êtes un vrai Marseillais maintenant. En quoi cette ville vous marque ? Est-ce qu’elle vous agace quelquefois ?

    Elle me marque beaucoup par sa clarté, sa lumière. J’ai la possibilité d’habiter pas trop loin du Vieux-Port, de voir cette beauté lumineuse, tous les matins, autour de moi, et des gens que je trouve extrêmement épanouis, au fond. Je ne vis pas dans des endroits qui sont sans doute extrêmement complexes et difficiles, et où le droit est difficile pour soi et pour les autres à mettre en place. Mais c’est une ville qui est enthousiasmante par sa richesse d’histoire, ses capacités justement ethniques, par le millefeuille qu’elle représente. Et aujourd’hui, dans le cadre politique dans lequel on est, elle représente beaucoup, parce qu’on y vit bien, à Marseille, globalement. Je déplore les médias de sensation qui vont chercher toujours l’endroit où, le drame, et il y en a absolument dans toutes les villes de France. Mais dans la ville de Marseille, il y a aussi beaucoup de gaieté, de vie, nous sommes enviés, en fait.

    Didier Gesualdi : Vous n’êtes pas agacé quelques fois quand même ?

    Parfois, ce n’est pas lié ni à la propreté jamais, ni à l’éducation des gens. Moi, je trouve que je n’ai jamais eu de soucis, ni sensation de gens qui étaient mal éduqués… Ce qui m’agace sur Marseille, c’est la vision qu’on en a. Je suis Corse en partie, et j’ai vécu pendant des années le fait que la Corse était stigmatisée comme étant problématique, comme étant toujours un mouton noir de la République, et Marseille a un peu cette coloration de temps en temps. ça, ça m’agace beaucoup sur ce qu’on dit de Marseille.

    Christophe Casanova : Pourquoi de l’extérieur porte-t-on ce regard sur cette ville ?

    Parce qu’elle cristallise toutes les tensions aujourd’hui qui sont celles de l’immigration, par exemple. Puisque certains font leur miel de cette question du « problème » de l’immigration. Alors que l’immigration c’est une solution à trouver à chaque fois, comment on vit ensemble bien. Et Marseille, sur ces millénaires nous raconte comment l’immigration s’est toujours très bien résolue, puisqu’à chaque fois la mixité, la créolisation et le métissage ont fait que cette ville a vécu des transformations dans laquelle, puisque je parle de beauté, elle est aujourd’hui. On le voit dans les regards des enfants qui sont liés à ce métissage culturel, ethnique. Donc, voilà, c’est là qu’elle est stigmatisée, principalement, parce qu’elle fait peur, aux portes de l’Europe, la ville la plus basse d’Europe, la plus haute pour l’Afrique… et ceux qui ont peur, qui théorisent sur la peur en général, ont un bel objet autour de Marseille, alors que pour moi c’est une grande liberté.

    Jeunesse

    Didier Gesuladi : Vous allez à la rencontre des scolaires, vous allez même dans les crèches… ça paraît incroyable ?

    Le spectacle Oka, par exemple, va à la rencontre des tout jeunes publics. De même qu’à La Criée, il y a des garderies pendant les spectacles où l’enfant, même en très bas âge, a un moment de partage autour du spectacle qui permettra de discuter ensuite de la soirée. Il est très important d’aborder tous les publics, dans les crèches, les centres sociaux, à l’hôpital, ou les centres pénitentiaires… Dans le Hall de La Criée, à tout moment, vous verrez la diversité des publics. Il y a quand même 175 levers de rideaux, c’est une offre très importante qui crée une demande, ça fait 49 œuvres qui sont travaillées, près de 70 000 spectateurs, notre travail se porte sur cette question : élargir cette base sociale et pouvoir voir que la couleur des publics change.

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jeanne Franchi :

    Est-ce que la programmation de votre théâtre n’est pas un peu trop politique ?

    Ce qui me touche et que je trouve important dans cette question, merci de l’avoir posée Jeanne, c’est le mot « trop ». La programmation de notre théâtre est politique, oui, parce que le théâtre en soi est politique. C’est un art qui consiste à rassembler, à unir autant qu’on le peut, et surtout à éclairer, à émanciper, à donner de l’esprit critique, du discernement. Cette programmation est cependant aussi joyeuse car c’est un théâtre qui donne de la joie, on y voit des spectacles qui permettent de réfléchir collectivement mais toujours positivement. En revanche, elle n’est jamais politicienne, c’est-à-dire qu’elle n’est pas conçue pour créer des scissions ou apporter des choses qui favoriseraient certains partis ou une certaine pensée qu’elle soit de droite, de gauche ou autre… Non, cette programmation est politique en étant humaniste, en parlant de notre commune humanité, de notre commune socialité, de notre commune naturalité. C’est donc parler d’écologie, parler de l’humain, car il n’y a qu’une seule humanité ou bien du fait qu’on ne peut vivre bien qu’ensemble parce qu’on fait des choses ensemble. Donc, tous ces spectacles racontent le droit de chacun à mieux vivre ensemble. Elle est politique dans la chose commune, c’est-à-dire tout ce qu’on met en commun pour cela. Je dirais qu’elle est très ouverte et qu’elle est plutôt grecque en ce sens…

  • Place publique affiche sa force et espère des alliances

    Place publique affiche sa force et espère des alliances

    Le théâtre du Rouge Gorge portait bien son nom, ce vendredi, pour accueillir la présentation de la méthode et lignes directrices du projet de Place publique pour les municipales des 15 et 22 mars. Car la tête de liste Benoît Belvalette a la voix qui a bien chauffé, exposant longuement comment le parti de Raphaël Glucksmann entend « faire de la politique autrement ».

    Novice en politique – il a pris sa première carte à Place publique il y a un an – cet inspecteur général de justice de 56 ans a surtout été pendant plusieurs années à Avignon directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) . « Cette thématique sera prioritaire avec le plus gros budget », annonce déjà Benoît Belvalette, qui tiendra une première réunion sur ce sujet le 25 septembre. Le candidat a vanté son expérience professionnelle (notamment son rôle dans la création du restaurant d’insertion Graines de piment ou l’école numérique des apprentissages) comme un atout pour mettre en place des projets transversaux. « Je fais une force de ne pas avoir d’expérience politique, je serai plus légitime car je ne me sens pas prisonnier de ce qui a été fait », soutient-il.

    Pointant « trois cailloux » que sont la sécurité, la propreté ou la circulation, Benoît Belvalette entend « régénérer » la classe politique. « Je n’attaquerai jamais un parti ou la majorité sortante mais il faut un changement sur la forme et sur le fond », clame-t-il. Il dénonce en creux le fonctionnement actuel trop cloisonné de Cécile Helle : « On est plus fort ensemble, le maire ne peut décider seul dans son bureau avec son directeur de cabinet. » À ses côtés figurent pourtant Claude Nahoum et Catherine Gay, actuels premier adjoint et adjointe à la sécurité de Cécile Helle qui, sans adhérer à Place publique, soutiennent la démarche (notre édition du 28/08).

    Si dans son propos, Benoît Belvalette se voit déjà aux responsabilités, il tend la main et « rêve d’une alliance du bloc de gauche excepté la France insoumise ». Des échanges « permanents » ont lieu ainsi avec les candidats déclarés issus de la majorité, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard en tête, mais aussi David Fournier, dont il attend « une clarification » face à LFI. Quant à s’ouvrir vers le bloc de centre droit, comme le prône Paul-Roger Gontard, « on verra au second tour », conclut le chef de file de Place publique.

  • [Fête de l’Huma] Un duel Roussel/Leclerc sur la vie chère

    [Fête de l’Huma] Un duel Roussel/Leclerc sur la vie chère

    Avant le meeting qu’il tiendra ce samedi à 11h30 à la Fête de l’Humanité sur le stand national des communistes, Fabien Roussel recevait un invité inhabituel, vendredi soir : Michel-Édouard Leclerc, un grand nom de la grande distribution française. Au menu : une confrontation sur la vie chère. « Il y a 12 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France, c’est une honte pour mon pays », attaque le dirigeant communiste, révolté par la situation du pays : « voilà 8 ans qu’on est face à un mur. Le mur d’un château avec quelqu’un, tout en haut du donjon, qui n’écoute rien et qui a même théorisé le ruissellement… moi, je propose le roussellement, on commence par en bas et après on voit », poursuit-il.

    Augmenter les salaires

    Michel-Édouard Leclerc ne nie pas l’importance de redresser le pouvoir d’achat du plus grand nombre. « J’y ai intérêt, il y aura plus de gens dans les magasins », glisse-t-il, tout en proposant d’« éviter la trappe à bas salaires en réduisant l’écart entre le brut et le net ».

    « Si on supprime les cotisations sociales, qui paye ? Qui finance la retraite, la maladie, la politique familiale ? », interroge Fabien Roussel. Le dirigeant d’entreprise propose de taxer le travail non-humain pour faire contribuer d’autres revenus. Son contradicteur n’est guère convaincu : si cela passe par une TVA « sociale », c’est le consommateur qui paiera. « Mais s’il s’agit de faire contribuer d’autres revenus, oui, faisons contribuer les revenus financiers issus de la spéculation, les dividendes, les intérêts bancaires, c’est plus de 500 milliards par an. Ils ne cotisent pas ! Si on le fait, cash, la retraite à 60 ans est financée ! », affirme le communiste.

    L’un comme l’autre considèrent que Donald Trump est dangereux, mais ils divergent sur la manière de s’opposer à ses décisions douanières. « On est le premier distributeur français, on a 16 millions de clients. On n’a jamais été sollicités par les instances européennes ou françaises pour savoir si on peut peser à travers nos achats », s’étonne Michel-Édouard Leclerc, en suggérant que les consommateurs peuvent aussi faire pression sur les entreprises américaines présentes en France. « J’en veux énormément à la présidente de la commission européenne qui est allée se mettre à genoux, embrasser la bague du président américain pour des droits de douane à 15%. La France doit refuser cela. S’il le faut, allons jusqu’au référendum. Refusons cet impérialisme économique ».

    Fabien Roussel souhaite rediscuter de tous les accords de libre-échange, notamment pour introduire des clauses miroir, imposant aux deux parties les mêmes normes sociales et environnementales. « Les agriculteurs, qui nous disent qu’ils ne veulent pas d’importations, veulent aussi exporter leurs produits », objecte Michel-Édouard Leclerc. « La coopération entre nations n’a rien à voir avec ce qu’il se passe », répond Fabien Roussel, prenant exemple sur la loi Duplomb. « La vérité, c’est que depuis 5 ans, l’acétamipride est interdite chez nous, cette loi voulait la réintroduire au lieu de bannir les noisettes et betteraves produites avec cette cochonnerie dans d’autres pays », argumente-t-il.

    Le débat touche déjà à sa fin. Juste le temps pour le communiste de rendre hommage au modèle coopératif et de demander que Leclerc « distribue et mette en tête de gondole le thé 1336 », dont des représentants assistaient au débat. L.P.

  • [Fête de l’Huma] « Tous cheminots » ouvrent le débat sur l’avenir du rail

    [Fête de l’Huma] « Tous cheminots » ouvrent le débat sur l’avenir du rail

    Ce n’est pas seulement un livre, c’est une démarche. « Tous cheminots » est un recueil de témoignage de travailleurs du rail, de toutes conditions et de toutes convictions, pour brosser un portrait de la profession dans un contexte de mise en concurrence décidée en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative du Comité des activités sociales interentreprises Paca. Pour son secrétaire, Sébastien Gronnier, « l’idée de ce livre était de servir le débat public, de donner la parole aux cheminots, qui vivent la concurrence. On l’a imaginé comme un recueil de témoignages, y compris celui DRH, pour avoir un panorama de l’état d’esprit des cheminots dans la période ».

    Une démarche saluée par François Tejedor, secrétaire de la CGT cheminots Paca : « la mise en place de la concurrence résulte d’une volonté politique qui découle des paquets ferroviaires européens, mais aussi de la décentralisation, qui permet aux Régions d’aller dans ce sens. Ce livre, il vient nourrir la réflexion et l’action », indique-t-il en rappelant les luttes menées pour préserver le service public et les droits des cheminots, « en Paca, on a réussi à sauvegarder l’essentiel d’entre eux ».

    Un documentaire à venir

    Pour Natacha Malet, cheminote et dirigeante nationale du PCF, il est possible de faire autrement. « On a une Région voisine, l’Occitanie, dont le vice-président chargé des Transports est communiste et qui a décidé de ne pas livrer le rail à la concurrence tout en développant l’offre ». Elle accuse la Région Sud d’avoir mis des financements sans précédent pour accompagner la mise en place de la concurrence plutôt que pour le service public. « La SNCF a été privée de 144 millions d’euros en raison d’un prétendu non-respect de ses obligations, alors que la Région a acheté au privé de nouvelles rames, financé un nouveau centre de maintenance… Nous, nous voulons une politique de service public qui réponde aux besoins des usagers, pas à ceux du capital ».

    Dans le public, plusieurs participants soulignent l’importance des activités sociales, culturelles et sportives menées par le Casi cheminots Paca, fragilisée par cette mise en concurrence qui accélère l’éclatement des salariés du ferroviaire.

    Fier de la conception des activités sociales « et non pas des œuvres sociales, ça c’est pour le patronat » portée par la CGT, Sébastien Gronnier rappelle les efforts déployés pour permettre l’accès du plus grand nombre au théâtre, à la lecture, à la culture. Il annonce d’ailleurs un documentaire prolongeant le livre « Tous cheminots ».

    François Tejedor insiste : « les activités sociales ne sont pas des privilèges, mais des droits gagnés par le rapport de force ». Une logique citée en exemple par Natacha Malet, car son financement a été gagné sur l’entreprise : « nous souhaitons qu’elle puisse s’étendre à toutes et tous ».

  • Jean-Pierre Giran dans la course pour un troisième mandat

    Jean-Pierre Giran dans la course pour un troisième mandat

    « Je suis candidat à la prochaine élection municipale. j’ai pris ma décision et la transparence vaut mieux que l’ambiguïté », commence Jean-Pierre Giran. Le maire (LR) sortant d’Hyères, précise toutefois qu’il n’entrera vraiment en campagne qu’en janvier prochain, « afin d’honorer le contrat passé avec les électeurs ».

    Il repart donc au combat pour un troisième mandat, explique-t-il, après avoir essayé en vain de trouver un successeur sur sa liste. Les élus approchés auraient tous décliné l’invitation du « patron ». Peut-être ont-ils senti qu’il n’avait, au fond, aucun désir de raccrocher, « pour la ville » et « pour l’intérêt général ».

    « J’ai envie de savoir comment la population a reçu mon action et si elle l’approuve », ajoute Jean-Pierre Giran, insistant sur « la stabilité fiscale », « l’écrasement de la dette », tout en poursuivant « un investissement très important ». L’élu met en avant, parmi les réalisations, le musée de la Banque, la fête du livre ou encore la requalification de la place Clemenceau. Il évoque aussi, en termes d’animations populaires, la guinguette et les nuits blanches.

    Menace de l’extrême droite

    Sur un plan plus politique, Jean-Pierre Giran affirme : « Je suis de ceux qui feront tout pour que notre ville et notre métropole soient les plus épargnées possible par les idées du RN ». Et de prévenir : « Si d’aventure, certaines villes venaient à passer dans ce rang-là, les résultats obtenus par les minorités dans les communes seront très importants pour le choix du futur président de la Métropole. »

    L’extrême droite pourrait alors capitaliser, en nombre d’élus, sur les villes conquises mais aussi sur les oppositions dans les autres communes. « Donc, plus on fera de voix, mieux on se portera de ce point de vue », assure l’actuel président de la Métropole.

    Et de répondre à ses détracteurs : « Pour moi, la politique, ça a toujours été, et je défie quiconque de démontrer le contraire, des actes, des idées, des projets. Mais pas de postures, ni de critiques systématiques. »

    Concernant ses 78 ans, qui pourraient être pointés du doigt, le maire sortant préfère y voir un atout. « J’aimerais avoir 30 ans de moins. Ce serait mieux pour tout, d’ailleurs. Mais, je dois dire que je suis en pleine forme physique et je me crois en pleine forme intellectuelle », souligne-t-il, ajoutant que l’âge apporte aussi des avantages : l’expérience acquise et l’absence d’ambitions personnelles futures. La campagne est bel et bien lancée et le vieux briscard n’a assurément rien perdu de son mordant.

  • « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    La Marseillaise : Où en est-on du rassemblement de la gauche à Saint-Cyr-sur-Mer pour 2026 ?

    Sylvie Vinceneux : Nous y travaillons activement et nous comptons y prendre toute notre place. À ce titre, j’ai été désignée comme cheffe de file du PCF pour la commune. Initialement, le Parti socialiste devait conduire la liste d’union de la gauche, mais le conseiller municipal sortant, qui avait été candidat en 2020, ne se représente pas. Lorsqu’il y a eu les premières négociations, en novembre, nous avons dit qu’on laissait la place au PS, pour des raisons historiques et de légitimité. Donc c’était acté. Mais avant-hier, celui qui devait conduire la liste a renoncé.

    Seriez-vous prête à assumer cette responsabilité ?

    S. V. : Bien entendu, mais on se heurte, pour l’instant, à quelques résistances. Pourtant, si on regarde les résultats des élections législatives, on constate que notre liste a obtenu environ 400 voix de plus que celle dirigée par le PS. Lors de la prochaine réunion, le 19 septembre, nous allons aborder ce point de manière collective. Mais, je le répète, nous sommes prêts à prendre toute notre place et nous avons un certain nombre de propositions à mettre sur la table.

    Justement, quelles sont les priorités que vous avez définies pour Saint-Cyr ?

    S. V. : Le logement, pour commencer. C’est catastrophique, personne ne peut plus se loger. Ce qui est certain, c’est qu’aucun Saint-Cyrien ne verra jamais ses petits-enfants dans la maison d’à côté, parce qu’ils ne pourront pas acheter. Une étude, dans le cadre du PLH [plan local de l’habitat, Ndlr] intercommunautaire, va sortir. Il faut compter à peu près 850 000 euros pour loger une famille de quatre personnes. Et sur le marché locatif, il n’y a pas grand-chose. Parce que la caractéristique de Saint-Cyr, c’est d’avoir 49% de logements qui sont des résidences secondaires. Le maire actuel ne veut absolument prendre aucune disposition. On est une des rares communes à ne pas appliquer la taxe sur les résidences secondaires. Sans compter que la ville est en carence de logement social. La solution est de faire des petites opérations et non pas une grosse concentration, comme celle prévue dans le projet de déplacement de la gare.

    Vous avez également des propositions pour faciliter l’accès aux soins…

    S. V. : Oui, mais pas par des maisons de santé qui se montent presque toutes les semaines, où sont pratiqués des dépassements d’honoraires et qui ne sont ni ouvertes tard le soir ni accessibles 7 jours sur 7. Nous, ce que l’on défend, ce sont des centres de santé accessibles à tous avec sa carte Vitale. Même au Beausset, la mairie a poussé pour qu’il y en ait un. Et à La Cadière, il vient de se faire.

    Aujourd’hui, si on a une urgence médicale, on est obligé d’aller à l’hôpital de La Ciotat.

    Et concernant la prise en charge de la dépendance ?

    S. V. : Il existe une résidence pour personnes âgées valides, mais il n’y a plus de place. On a besoin d’un autre établissement de ce style-là, pour commencer. Mais, aussi, d’avoir une réflexion sur un Ehpad public. Aujourd’hui, il y en a deux privés, où il faut débourser minimum 3 000 euros par mois. C’est quelque chose qui inquiète les gens et dont on nous parle tout le temps sur le marché.

    Et pour ce qui est de la défense des terres agricoles ?

    S. V. : Le mantra du maire LR, qui ne se représente pas, était toujours : un tiers entreprise-artisanat, un tiers logement et un tiers agriculture. En réalité, le troisième tiers, à chaque fois, est complètement mité. Il y a des constructions qui arrivent à se faire sur des terrains agricoles parce qu’on a, d’un seul coup, donné un permis à un ayant droit. Cela ne favorise pas l’installation de jeunes agriculteurs. Nous défendons la mise en place d’une zone d’agriculture protégée. Nous souhaitons renforcer le partenariat avec les agriculteurs pour développer les circuits courts, notamment pour approvisionner les cantines scolaires.

    Comment comptez-vous associer la population à la construction de ce programme ?

    S. V. : Le problème qu’on a à Saint-Cyr, qui est un vrai problème démocratique, c’est qu’on n’a aucun accès aux salles publiques. Le maire refuse, en s’appuyant sur un règlement complètement débile interdisant aux partis politiques l’accès à ces salles communales. Je vais saisir le préfet. On va voir si ça bouge.

    C’est pour ça que, pour l’instant, on est un peu en circuit fermé. Mais on va essayer de travailler sur des questionnaires, en porte-à-porte et sur le marché, pour interroger la population.

  • Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Depuis plusieurs semaines, la situation politique locale est marquée par des tensions et des spéculations, à Toulon. Des informations relayées dans la presse locale ont laissé entendre qu’il en serait fini de la candidature de la maire sortante, Josée Massi (SE), pour 2026. Toutefois, à ce jour, il n’en serait rien. Aucune décision définitive n’a été communiquée.

    Malgré les pressions, Josée Massi, ancienne professeure de mathématiques, tient bon et demeure engagée. Elle semble résister à l’offensive menée par une droite qui cherche à l’écarter, pour mieux reprendre la main sur le jeu politique local.

    Elle fait face à des critiques, notamment de la part du sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très à droite Bruno Retailleau, qui lui reproche sa proximité avec Hubert Falco. Ce dernier avait confié la direction de la ville à Josée Massi après sa propre démission. Hubert Falco avait réaffirmé son soutien à la candidature de l’élue, en juin.

    Des déclarations dans les médias ont pu suggérer que Josée Massi continuerait à suivre les orientations de l’ancien maire. Elle a pu démontrer sa capacité à prendre ses décisions en toute indépendance. Elle maintient aussi sa position face à une droite locale en quête de leadership.

    Les prochains jours devraient être déterminants pour clarifier les intentions des différents acteurs, en vue des élections municipales de mars 2026.

  • Paul-Roger Gontard entre un peu plus au bal des prétendants

    Paul-Roger Gontard entre un peu plus au bal des prétendants

    Début juillet, au moment de présenter son association politique Confluences citoyennes, Paul-Roger Gontard gardait un semblant de mystère quant à ses ambitions personnelles pour les municipales des 15 et 22 mars. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme répondait « débats, idées » et surtout pas « casting ». Ce jeudi devant la presse, le voilà qu’il s’affirme un peu plus comme candidat à l’Hôtel de ville. « Je suis prêt à être maire mais je n’en fais pas une condition élémentaire aux discussions en vue d’une union, le temps est encore à fabriquer des propositions, si je suis le mieux armé, je ne me déroberai pas », assume-t-il, sans que la presse n’ait eu besoin de lui poser la question.

    Alors qu’au sein de la majorité de Cécile Helle (PS), David Fournier (PS) est prêt à aller « jusqu’au bout », que Joël Peyre (PRG) est aussi lancé, et que le Premier adjoint Claude Nahoum s’est rallié au candidat de Place publique, le rassemblement tant appelé par chacun est très loin d’aboutir. « Je ne crains pas la multiplication des candidatures, c’est le propre de la période, les nuances d’aujourd’hui feront la richesse de demain dans une alliance », veut croire Paul-Roger Gontard. L’avocat, représentant local du courant de Bernard Cazeneuve, se donne jusqu’à la fin de l’année pour « fabriquer » cette unité.

    Les LR, une ligne rouge

    Le contour de cette union doit aujourd’hui dépasser celui de l’actuelle majorité. « Face aux risques de deux extrêmes qui écriraient une page noire de l’histoire d’Avignon, il faut s’ouvrir et dans l’obligation de nous avancer unis », défend-il. Comprendre donc vers le centre droit, « ceux qui sont peut-être aujourd’hui dans l’opposition, des écologistes du réel », évoque-t-il. Une main tendue au collectif Voix d’Avignon, rassemblant les soutiens à la politique macroniste. Mais pas jusqu’à Julien Aubert (LR), tenant « d’une droite qui exprime un vocabulaire et une grammaire » trop proche de l’extrême droite. Quant à l’hypothèse Olivier Galzi, ex-présentateur TV, « je ne l’ai pas rencontré, mais regardons qui lui tend la main et ses soutiens », glisse-t-il. À savoir Julien Aubert et « la sarkozie de l’époque ».

    Alors que les discussions semblent grippées entre candidats de la majorité, Paul-Roger Gontard assure qu’un « embryon d’alliances multilatérales » est à l’œuvre. En attendant, l’adjoint avance ses pions et ses priorités, toutes « au pluriel » : sécurités, « il n’y a pas de fatalité », en s’inspirant de Saint-Ouen (93) « où une action massive et coordonnée est menée », mais aussi mobilités en prônant « un tram-train » et enfin prospérités. Trois réunions publiques sur ces thèmes sont prévues à l’automne.

  • Une Fête de l’Huma en pleine mobilisation anti-austérité

    Une Fête de l’Huma en pleine mobilisation anti-austérité

    Des concerts, de la gastronomie populaire, de la convivialité mais aussi beaucoup de politique. C’est la recette de la Fête de l’Humanité dont la 90e édition se tient au Plessis-Pâté en Essonne à partir de ce vendredi. Cette année, la crise politique et sociale qui secoue le pays sera évidemment au cœur des échanges.

    Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, s’exprimera sur la situation samedi à 11h30 sur le stand national des communistes. Un meeting retransmis sur les réseaux sociaux après avoir croisé le fer avec Michel-Édouard Leclerc dans un face-à-face programmé vendredi à 19h30 et intitulé « Vie chère, alimentation, produits d’hygiène et de soins : où sont les marges, où vont les profits, quelles solutions ? ».

    Ce jeudi lors de son passage sur le plateau des 4 Vérités, le dirigeant communiste a appelé à se rendre à la Fête de l’Humanité et à poursuivre la mobilisation « pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics. Il faut que le peuple s’en mêle pour que ça change. »

    Dans une période où les gauches peinent à dialoguer, l’agora de l’Humanité accueillera samedi à 12h45 Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Stéphane Peu, député communiste, coprésident du groupe GDR, François Ruffin, député et président de Debout !, et Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes sur le thème « Rentrée politique, la gauche face à la crise sociale et démocratique ».

    Un peu plus tard, sur le stand national des communistes, Igor Zamichiei (PCF) ; Cyrielle Châtelain (Les Écologistes) ; Hadrien Clouet (LFI) et Boris Vallaud (PS), croiseront leurs points de vue autour de l’idée de projet alternatif à l’austérité pour la France.

    Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, a quant à lui prévu un meeting samedi toujours, sur le stand de la FI, intitulé « Macron destitution ! ».

    Le directeur de l’Humanité et sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, Fabien Gay, tiendra meeting sur la grande scène de la Fête de l’Huma à 18h30, samedi également. La veille, il affrontera Patrick Martin, le président du Medef dans l’agora de l’Humanité.

    La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’exprimera samedi à 16h sur les enjeux de la rentrée sociale également dans l’agora de l’Humanité.

    Enfin, le stand national des communistes accueillera dimanche à 11h, un débat sur le thème « 80e anniversaire de la sécurité sociale et alternative à l’austérité » avec le député PCF de l’Allier, Yannick Monnet, l’administrateur confédéral de la CGT, Laurent Brun et la secrétaire générale de la FSU, Caroline Chevé.

    Des échanges qui nourriront la réflexion des participants sur l’issue qu’il convient de trouver à la crise politique et sociale en cours, mais aussi qui encourageront la mobilisation anti-austérité du 18 septembre à l’appel de l’intersyndicale.

    « Il faut que le peuple s’en mêle pour que ça change pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics. »