Category: politique

  • La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    Vous nous proposez de donner pour 1 euro symbolique une parcelle qui vaut plus d’un million d’euros, mais du fait de sa forme, elle est évaluée à moins 90% de son prix, c’est-à-dire 110 000 euros », amorce Denis Grandjean (Rassemblement de la gauche et des écologistes). Il poursuit : « Cette parcelle n’est pas inutile, elle permet aux usagers des transports de se rendre aux arrêts. Nous ne validons pas vos arguments. Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel cadeau. Nous voterons contre cette délibération. »

    Juste avant, l’adjoint à l’urbanisme, Yohann Léandre, a expliqué que « par courrier du 1er juillet 2024, les membres du lotissement de la Comtesse, situé à l’extrémité de l’avenue du 24-avril-1915, ont fait connaître à la commune leur souhait de clôturer le lotissement en procédant à l’acquisition d’une partie de la voie publique ». La Ville, « convaincue que cette cession contribuera à l’amélioration du cadre de vie des résidents, a donné son accord pour céder les 4 402m2 de cette parcelle communale, évaluée à 110 000 euros par le Pôle d’évaluation domaniale de la direction régionale de finances publiques. » Du fait de la proximité de la voie SNCF, et de la forme de la parcelle, « les possibilités d’aménagements demeurent très réduites », alors que les charges d’entretien de ce terrain pour la commune sont bien réelles, a fait valoir l’adjoint.

    Appels d’offres

    Si la gauche a voté contre cette délibération, elle a, une fois n’est pas coutume, voté pour, avec la majorité (le RN a voté contre), l’adoption du règlement intérieur de la commission d’appel d’offres, présentée par Alain Rousset, premier adjoint au maire de Gérard Gazay (LR). « Nous sommes très satisfaits de voir gravés dans le marbre un certain nombre de règles de bon sens », a réagi Clémentine Fardoux (RGE). Elle a rappelé : « En décembre 2023, nous vous demandions de prendre des engagements fermes à propos de cette commission : avoir les documents en amont, pouvoir s’appuyer sur des impressions papier… ».

    Après avoir bataillé, la conseillère municipale RGE a lu une motion « pour la mise en œuvre de l’école inclusive ». Alors que, a-t-elle rappelé, « l’état, depuis la loi du 17 mai 2024, doit assurer la prise en charge des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne », et non plus les communes. Seuls 13 enfants ont obtenu une aide dans les écoles aubagnaises, alors que 21 autres en ont besoin…

  • À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    Les syndicats battront aussi le pavé de la capitale de Provence : l’intersyndicale locale a annoncé répondre à l’appel national à la grève, ce jeudi. À Aix, le rendez-vous est donné à 10h30, devant le rectorat, lieu de départ « symbolique » pour les syndicats. Puis le cortège s’élancera vers la sous-préfecture. « On continue à mettre la pression sur le gouvernement, rappelle Fabienne Allard, représentante syndicale CFDT. Arrivé à un moment, il ne suffit pas de nous écouter ou de nous regarder, mais de nous entendre ».

    Parmi les revendications listées par l’intersyndicale, l’abrogation de la réforme des retraites, une justice fiscale, et la répartition des richesses. « Preuve terrible : visiblement, Lecornu part sur le même budget. Il est clair qu’ils n’ont rien compris », insiste Céline Peccini, co-secrétaire FSU-Snuipp 13. « La mobilisation est de plus en plus forte. On a réussi à faire abandonner la suppression de deux jours fériés, comme le décret des doubles bandes franchises médicales, pointe de son côté François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. La CGT pense qu’il y a moyen que le 2 soit un tournant dans la mobilisation. C’est dans les boîtes que ça va se jouer. »

    Entre les appels nationaux à la mobilisation, les syndicats continuent de mener les actions locales. Ils seront par exemple ce mardi, aux Milles, pour tracter et encourager les salariés de la zone commerciale à rejoindre le mouvement.

  • La réouverture de la piscine du lycée Marseilleveyre fait plouf

    La réouverture de la piscine du lycée Marseilleveyre fait plouf

    Le tacle était appuyé. Le 5 septembre, lors de la rentrée scolaire, Renaud Muselier, le président (Ren) de la Région, accompagné de Martine Vassal, future candidate (DVD) à la mairie, inaugure la piscine de Marseilleveyre. Après des années de fermeture et 2,6 millions de travaux, le bassin, 25 m et 4 lignes, rouvre enfin.

    Le coup de ciseaux sur le ruban est symbolique et politique. « La dernière piscine ouverte à Marseille, c’était St-Charles en 2019. Puisque rien ne s’est fait depuis, je fais », tance Renaud Muselier, visant la municipalité de gauche. Dans ses pas, Sandra Blanchard (Une génération pour Marseille) lancée dans les municipales, s’enflamme sur le réseau X, et dénonce « la faillite totale de Benoît Payan sur les piscines ».

    « Défaillance de gestion »

    Mais le tacle était surtout glissant. Car depuis, le bassin est resté fermé. « Elle n’a jamais ouvert. Un souci technique dans la distribution de l’eau », avance un personnel de l’établissement. Un flou entoure le sujet. Même les associations de parents d’élèves peinent à être informées de la nature du problème et la durée de sa fermeture. Chaque lundi, un message Pronote informe juste les familles concernées que « la piscine n’est pas fonctionnelle ».

    « Un problème de communication interne », concède Robert Ciampi, à la tête de l’établissement depuis mars. « Quand vous inaugurez quelque chose, vous vous dites que c’est tout de suite fonctionnel mais c’est sous réserve. Il n’y a pas eu de cafouillage », assure-t-il, évoquant quatre créneaux reportés et un « décalage prévu » : « J’en ai pris la responsabilité, tant que les conditions optimales ne sont pas réunies, il n’est pas question que ça se fasse. »

    Sollicitée, la Région évoque « une défaillance de gestion des nouvelles installations techniques » ayant rendu l’eau du bassin trop froide. Elle a nécessité l’intervention d’une entreprise. « Lors de celle-ci, une vanne qui n’était pas correctement ouverte a généré une algue, et l’eau est devenue verte. Il a fallu la retraiter et remettre la piscine en eau », explique le proviseur, espérant que la température reste conforme pour les premiers cours, demain.

    « On a le feu vert mais, on ne sait pas dans quelles conditions », confirme une enseignante, posant en creux la question de la surveillance du bassin. Car depuis sa fermeture en 2019, la législation a changé : un enseignant doit être accompagné d’un titulaire du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Un sujet qui n’est pas réglé.

    Des conventions partenariales avec cinq structures (Sardines triathlon, ASPTT, Staps, Smuc et Cercle des nageurs) prévoient notamment la mise à disposition de surveillants diplômés en échange de lignes d’eau. Mais elles sont en attente. Le conventionnement avec toutes les associations sera acté lors du conseil d’administration qui se tiendra à la rentrée des vacances de la Toussaint, indique la Région. « Jusqu’aux vacances, les cours se dérouleront en double surveillance avec un autre enseignant titulaire d’un brevet. S’il n’y en a pas, en attendant le CA, on le fera par une prestation à titre gracieux de nos partenaires », assure Robert Ciampi.

    « Les enseignants ont l’habitude de bricoler, mais ça ne peut pas durer », glisse une déléguée du Snes-Snep-FSU, regrettant ce « faux départ » après la fanfare politique de la rentrée. « C’est dommage que la Région qui l’a remis à neuf, ne mette pas de moyens pour surveiller la baignade et ne détache personne à l’entretien de la piscine ». Cette mission serait conventionnée avec le Cercle des nageurs.

    « La Région accompagnera le lycée pour trouver une solution pérenne en faveur des lycéens et autres utilisateurs afin que cet équipement fonctionne dès la semaine prochaine pour les élèves, dès novembre pour les associations », conclut la collectivité.

  • Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma des 3 Casinos ne rouvrira finalement pas ses portes à temps pour le Festival cinématographique d’automne, inscrit à l’agenda culturel pour octobre. Dossier culturel épineux depuis près de dix ans, totalement fermé depuis novembre 2022, l’actuelle majorité avait assuré, lors de sa campagne en 2020, prendre à bras-le-corps les rénovations du lieu.

    En conseil municipal, jeudi 25 septembre, le dossier a de nouveau été mis sur la table après une question posée par Jean-Marc La Piana (SE), chef de file d’un des deux groupes d’opposition de gauche : « Est-ce qu’on pourrait avoir un état des lieux sur le cinéma ? ». Dossier d’huissier à l’appui, projeté face à la salle de conseil, le premier adjoint, Antonio Mujica, s’est appliqué à détailler les raisons de ce retard, sur cet « ouvrage ancien » pour lequel il existe une « part d’aléas conséquents, d’un autre type de nature », selon l’élu.

    Première surprise, la présence d’amiante a été découverte lors des premiers travaux de diagnostic. Après désamiantage des zones, l’entreprise chargée d’une dépose découvre « des dizaines et dizaines de mètres cubes de gravats dissimulés sous la scène [fermée en 2013, Ndlr], visiblement issus du chantier de 2011. Le plus grave étant que la majeure partie des déchets étaient constitutifs de déchets amiantés », poursuit Antonio Mujica. Devant la gravité de la situation, nous avons rapidement fait réaliser un constat d’huissier. Ces aléas ne révèlent pas d’un aléa technique classique, mais d’un aléa d’un autre registre que nous vous laissons apprécier. Tant sur le suivi de cette opération que sur la gestion du domaine public », assène le premier adjoint, sans pointer explicitement l’ancienne municipalité. Des défaillances dans la structure ont également été soulignées dans la présentation.

    Ouverture fin décembre

    « Quand vous voyez comment étaient montés les murs, on se demande comment ça a pu tenir autant de temps sans qu’il n’y ait un drame (…) la mise en danger d’autrui se fait à double titre », conclut le premier adjoint. « On ne va pas commencer à faire le procès de l’ancienne mairie, intervient Hervé Granier, maire (LR) de la commune. Les entreprises mandatées par l’ancienne mairie sont, elles, les responsables. Soyons factuels et honnêtes (…), on se retrouve aujourd’hui avec une structure fragilisée. » «  On a l’habitude qu’on dise que c’est de notre faute », intervient de son côté, Jean-Marc La Piana, élu d’opposition de gauche et ancien adjoint à la culture sous Roger Meï (PCF). Ce n’est pas la question, pour Hervé Granier. « On peut juste se dire : tant mieux qu’il n’y ait pas eu d’accident. Je veux juste que les gens comprennent pourquoi on est en retard (…) Par contre, (ces surprises) auraient pu impliquer la responsabilité pénale de M. Meï s’il y avait eu un accident », conclut le maire. La volonté de la municipalité est que ce cinéma sorte rapidement. (…) On a des délais fin décembre, début janvier. Honnêtement, que ce soit ouvert avant ou après les élections, on s’en fiche. »

    En attendant, une salle provisoire reste ouverte en face du chantier toujours en cours.

  • Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Jeudi dernier, le comité électoral de la France insoumise a désigné Mathilde Louvain comme tête de liste pour les municipales des 15 et 22 mars (lire notre édition de vendredi). Une suite logique après avoir déjà hérité du statut de co-cheffe de file en juin, aux côtés de Farid Faryssy. Le choix du national intervient deux semaines après une assemblée municipale locale, « qui s’est passée de manière plus ou moins simple et régulière », selon Mathilde Louvain qui, désormais, « ne ferme la porte à aucun militant » pour l’épauler dans la construction du programme.

    Au-delà du cadre interne aux insoumis, Mathilde Louvain pourra s’appuyer sur Raphaël Arnault. Le député LFI-NFP se voit en « coordinateur » de la campagne et ne sera sans doute pas situé loin sur la future liste insoumise. Une liste qui ne sera pas estampillée 100% LFI. « Notre volonté première est l’union, mais pas n’importe comment et pas vers n’importe quel objectif », pose Mathilde Louvain qui, à 32 ans, se lance pour la première fois dans une élection comme candidate. En clair, le rassemblement ne se fera pas sur la base d’une incantation à l’unité, mais sur des idées, car « aujourd’hui voir un assemblage de logos sur un tract, ce n’est pas une garantie, l’union doit être populaire, à savoir intégrer la population dans le processus de travail », prône-t-elle.

    Salariée d’une structure culturelle, « Avignonnaise depuis trois ans », Mathilde Louvain assure discuter « jusqu’à David Fournier (PS) ». « Pour contrer la menace de l’extrême droite, il faut un programme pour et ne pas utiliser cette menace comme seul argument, estime-t-elle. Mais on n’ira pas faire d’alliance contre-nature jusqu’à la Macronie ou même avant. »

    « Aucun sens à faire tabula rasa »

    Dans le cadre d’un éventuel rassemblement, LFI pose aussi sa condition de leadership. « On a toujours été transparents à vouloir une tête de liste LFI ouverte à des citoyens ou partis de gauche », assume-t-elle. Quoiqu’il advienne des tractations qui peuvent aller jusqu’à décembre, Mathilde Louvain mise sur le collectif pour élaborer un projet. « Il y a plusieurs groupes de travail sur l’urbanisme, la culture, l’éducation… qui travaillent avec les habitants afin d’aller à la source des préoccupations », prône-t-elle. D’ailleurs, si elle accède à l’Hôtel de ville, Mathilde Louvain entend rompre « avec le rôle individuel de la fonction ». Militante à la CGT spectacles, elle trace quelques axes du projet sans encore dévoiler « de mesures fortes » : logement, gestion publique de l’eau, tranquillité publique (davantage de médiateurs) ou santé. « Il n’y a aucun sens politique à faire tabula rasa », prévient-elle.

  • Le maire de Fréjus David Rachline (RN) jugé pour prise illégal d’intérêt

    Le maire de Fréjus David Rachline (RN) jugé pour prise illégal d’intérêt

    Au grand jeu de « Qui veut gagner l’inéligibilité ? », la droite et l’extrême droite se livrent un sacré mano a mano. Si la première citée a décroché la timbale la semaine dernière avec la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison – une première pour un ancien président – et à cinq ans d’inéligibilité pour association de malfaiteurs, la seconde n’a pas dit son dernier mot. D’autant plus sur le terrain local, où, depuis le début de l’année, trois édiles sont déjà tombés : la maire de la Seyne Nathalie Bicais (LR), celui de Toulon Hubert Falco (DVD), et le maire de Cogolin Marc-Etienne Lansade (EXD). 2 à 1 pour la droite pour l’instant, donc. Mais ce mardi, l’extrême droite a l’occasion de remettre les compteurs à zéro avec le procès d’une des éminences du RN : le maire de Fréjus (depuis 2014) David Rachline, jugé pour prise illégal d’intérêt devant le tribunal correctionnel de Draguignan.

    L’élu de 37 ans est soupçonné d’avoir favorisé son accession à la tête de deux sociétés d’économie mixte (Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus), en 2017. La Haute autorité à la transparence de la vie publique (HATVP) avait pointé du doigt ces nominations en 2021, mettant en exergue des collusions d’intérêts quant aux votes auxquels il aurait participé, directement ou non, dont ceux ayant conduit à ses nominations.

    Une enquête pour corruption de marchés publics

    Rachline avait aussi fait voter une rémunération de 1000 euros bruts mensuels pour chacun de ces postes, en plus de son salaire de maire, mais il ne sera pas inquiété pour cela. Il pourrait en revanche l’être dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en janvier 2024 par le Parquet national financier pour corruption de marchés publics qui avait mené à la perquisition de sa mairie en mars dernier. L’édile est soupçonné d’arrangements avec un puissant entrepreneur local du BTP, Alexandre Barbero, patron de la holding Delta Investissements (HDI), dans l’attribution de marchés publics. Une accusation mise au jour par la journaliste de l’Obs Camille Vigogne-Le Coat dans son livre-enquête Les Rapaces paru en novembre de 2023.

    S’il est reconnu coupable, David Rachline, candidat à sa propre réélection, pourrait être condamné à une peine d’inéligibilité, et rejoindre le cercle de moins en moins fermé des élus de droite tombés en cours de mandat dans le Var.

    Note

  • Alerte sur la situation financière du Gard

    Alerte sur la situation financière du Gard

    Comme de nombreux Départements, la situation financière du conseil départemental du Gard s’est détériorée ces deux dernières années. Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), les finances de la collectivité étaient saines en 2021 et 2022 grâce notamment à des droits de mutation à la hausse (perçus à chaque vente immobilière).

    Mais ces recettes ont diminué à partir de 2022. « Le fort recul des produits des droits de mutation à titre onéreux, dont le caractère est particulièrement volatil, réduit de moitié la capacité d’autofinancement brute du Département (77 M contre 153 M en 2022) », écrivent les magistrats de la CRC. Ils alertent également sur les charges de personnel qui « limitent les marges de manœuvre du Département ». Malgré cette situation, l’institution a continué d’investir (123,3 M en 2023 contre 111,2 M en 2022). « La dégradation de la situation financière se confirme en 2024 au point de compromettre à court terme la soutenabilité de la politique d’investissement.[…] Le recours à de nouveaux emprunts (60 M) met un terme à la tendance au désendettement amorcée en 2021. La capacité de désendettement atteint 13 ans en 2024 ce qui est au-delà du ratio prudentiel de 10 ans », précise encore la CRC.

    Des conclusions que ne réfute pas le conseiller départemental Christian Bastid. Mais l’élu communiste tempère tout de même la responsabilité du Département : « Ce que ne dit pas assez fortement la Chambre régionale des comptes ce sont les raisons de ces difficultés. Ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise gestion, au contraire. C’est la conséquence de toutes les politiques décidées au niveau national qui ne financent plus à la hauteur nécessaire le RSA [Revenu de solidarité active, Ndlr], l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et la Prestation de compensation du handicap (PCH) ». La CRC précise tout de même que les « dépenses d’action sociale progressent plus rapidement que l’ensemble des charges de gestion ».

    Peu de marge de manœuvre

    Pour le budget 2025, le Département a engagé un plan de 31 millions d’économies. Pour cela, des emplois devraient être supprimés en ne renouvelant pas certains titulaires ou en ne remplaçant pas des départs à la retraite. La CRC s’inquiète aussi du montant alloué à l’investissement qui pourrait être revu à la baisse si le Département ne parvient pas à « rétablir un niveau d’épargne suffisant » ou si les recettes fiscales de l’année sont plus faibles que prévu.

    Françoise Laurent-Périgot, la présidente (PS), a écrit à la CRC où elle s’engage à « mettre en œuvre un plan d’économies des dépenses de fonctionnement » pour le prochain budget. « Nous allons devoir réduire certains dispositifs », confirme Christian Bastid. « Il faut trouver un juste équilibre pour rester un Département au plus près des gens et en même temps, il faut qu’on réfléchisse à comment réduire certaines aides. »

  • Au Parti socialiste ciotaden, il y a comme de la friture sur la ligne…

    Au Parti socialiste ciotaden, il y a comme de la friture sur la ligne…

    « Pour moi, c’est un non-sujet », s’agace, au téléphone, Yannick Ohanessian. Le 1er fédéral du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône rechigne à commenter ce qui se passe au PS de La Ciotat. Il livre un propos prêt à l’emploi : « Les socialistes seront en ordre de marche et unis dans une union de la gauche et des écologistes pour les municipales. » Il ajoute : « Il y a aujourd’hui un PS qui est en train de s’organiser. Il peut y avoir plusieurs candidats pour un même poste. Il y aura à la fin une équipe socialiste. »

    À la question de savoir qui est légitime pour préparer le terrain des municipales à La Ciotat, de Bernard Ougourlou-Oglou élu 1er des socialistes en avril, mais qui n’est plus depuis le 19 juin 1er secrétaire du PS ciotaden, Antonio Delogu, ligne Faure, étant sorti vainqueur des urnes, Yannick Ohanessian ne tranche pas. « Ils sont tous un peu légitimes. On a besoin de toutes les forces pour mener le combat. » Selon une source, les choses clarifiées en novembre. Le 18 septembre, Bernard Ougourlou-Oglou, par voie de communiqué à la presse, a fait savoir qu’il avait organisé une première réunion « en vue de la préparation d’une candidature de gauche sociale-démocrate pour les élections municipales de 2026 ». « Pour les Ciotadens, explique-t-il, est une association loi 1901. Elle a vocation à permettre aux gens de s’investir, même s’ils ne sont pas étiquetés socialistes. » Ce jour-là, « une vingtaine de Ciotadens d’horizons divers ont répondu à l’invitation », affirme-t-il. il conclut : « Dans cet esprit d’un travail pour les possibles de notre commune, car c’est “possible”, nous renouvelons ici la volonté de rencontrer nos partenaires progressistes de la ville de La Ciotat. D’amicales invitations ont été envoyées. »

    Antonio Delogu assure : « Je ne suis pas là pour faire la guerre à Bernard. Quand il a été élu 1er des socialistes, la ligne locale à La Ciotat était alors celle de Meyer-Rossignol, à l’aile droite du PS. Mais entre-temps, il y a eu, du 13 au 15 juin à Nancy, le congrès du PS, et la ligne Olivier Faure a gagné. Moi-même j’ai été élu à la section ciotadenne sur cette ligne. Bernard conteste ma légitimité comme secrétaire de section et parle d’un bourrage d’urnes*. » Il développe : « Le rôle du premier des socialistes en vue des municipales – et je ne remets pas en cause son élection – est de rencontrer les partis, les associations, les syndicats, collecter les informations et les remonter au fédéral. Mais il doit faire tout ça avec la section PS locale. Or il fait cavalier seul… »

    « Bernard est dans le déni »

    Pour Patrick Ducôme, porte-parole du PS de La Ciotat, « Bernard Ougourlou-Oglou ne veut pas admettre son échec à l’élection de la section du PS de La Ciotat. Il est dans le déni. Mais il est complètement isolé sur la scène politique locale ». Et d’achever : « Cela crée de la division et ça brouille le message. »

    Catherine Vingtrinier

    * Notre édition du 31 juillet.

  • Une « nouvelle dynamique citoyenne » pour les municipales à Meyrargues

    Une « nouvelle dynamique citoyenne » pour les municipales à Meyrargues

    « Ouverte, indépendante, représentative des habitants de tous les quartiers et de tous horizons ». Tel est le portrait robot de la future liste que des habitants de Meyrargues vont construire pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

    Un collectif citoyen a en effet décidé de lancer « une dynamique en vue de former une liste citoyenne participative » dans cette commune du Pays d’Aix de quelque 4 000 habitants dont le maire actuel, Fabrice Poussardin (SE), avait été élu au premier tour en 2020 avec 54,8% face au divers droite, Gilbert Bougi. Pour les animateurs du collectif citoyen, « cette initiative a pour ambition de remettre les Meyrarguais et Meyrarguaises au cœur des décisions locales, autour de valeurs démocratiques, sociales et écologiques fortes ». Pour concrétiser programme et composer la liste, une réunion publique est organisée vendredi 3 octobre à la salle des fêtes du village à partir de 18h30. « Cette rencontre est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir la démarche, poser des questions, participer à la co-construction du programme ou tout simplement échanger autour de ce nouveau projet pour Meyrargues. »

    Groupes de travail

    Depuis février, précise le collectif « des groupes de travail thématique se sont constitués ». Il ajoute : « Cette liste citoyenne s’appuie sur des valeurs fortes» dont « la démocratie participative, la transparence, la solidarité et le vivre ensemble » mais aussi une « gestion responsable des ressources tournée vers l’avenir ».

  • Citoyens et gouvernement ensemble contre le génocide

    Citoyens et gouvernement ensemble contre le génocide

    Le mouvement de dénonciation du génocide perpétré en Palestine par Israël ne cesse de s’amplifier en Espagne. La récente et spectaculaire action de dizaines de milliers de Madrilènes en faveur de la Palestine qui mit fin prématurément à la Vuelta cycliste a résonné dans le monde entier. Une Espagne qui montre aujourd’hui ses plus belles valeurs sous l’impulsion des citoyens et du gouvernement de gauche présidé par le socialiste Pedro Sanchez.

    Un gouvernement fortement aiguillonné et appuyé par Sumar, la coalition incluant notamment le PCE et Izquierda Unida dont la seconde vice-présidente communiste Yolanda Diaz est issue. Un exécutif qui a reconnu l’État de Palestine depuis plus d’un an, qui a décrété un embargo sur l’importation et l’exportation d’armes d’Israël et qui la semaine dernière a envoyé, comme l’Italie, un navire de l’Armada (marine espagnole) en protection et en soutien à la Flotille Global Sumud qui se dirige vers Gaza pour ouvrir un corridor humanitaire et récemment victime d’attaques de drones israéliens. L’Espagne a contribué largement à faire bouger les lignes en Europe, désormais 150 pays dénoncent le génocide et soutiennent l’État de Palestine. Israël ne trouvant un soutien inconditionnel qu’en la personne de Trump son dernier bouclier.

    Le mouvement de soutien au peuple palestinien, et la dénonciation du génocide, s’est à ce point enraciné dans le peuple espagnol, que la droite commence à prononcer le mot « génocide », le Parti populaire n’en oublie pas pour autant d’attaquer Pedro Sanchez à propos de son épouse Begoña Gomez soupçonnée d’avoir utilisé une assistante rémunérée par l’État pour des activités professionnelles privées. Celle-ci assure que son assistante ne l’a aidée que ponctuellement, et jamais dans ses activités professionnelles extérieures. Le juge Alberto Peinado qui instruit cette affaire est quant à lui fortement soupçonné de « rouler » pour le Parti populaire.

    Embargo sur les armes

    Alors que la droite continue de gesticuler, et harceler le chef du gouvernement, le Conseil des ministres a récemment donné le feu vert au décret-loi qui doit réguler l’embargo des armes pour Israël. Il s’agit de l’interdiction de l’importation et exportation d’armement et du transit par l’Espagne du combustible utilisé par les forces armées israéliennes et du matériel défensif.

    Pour sa part, Sumar dépose un projet de loi complémentaire à ce décret-loi afin que le gouvernement puisse inspecter les navires à destination de pays qui commettent un génocide. Sumar, lors de sa réunion de coordination samedi a appelé à une grande journée de mobilisation pour le 4 octobre en solidarité avec le peuple palestinien face à l’authentique génocide d’Israël à Gaza et jusqu’à son arrêt.

    Lara Hernandez, la coordinatrice, a dit sa fierté de voir ce gouvernement porter la voix de la lutte pour la dignité, et qu’il soit devenu un exemple pour les autres puissances mondiales qui ont reconnu l’État de Palestine. La coordinatrice de Sumar a attribué le positionnement actuel du gouvernement espagnol, à l’action de son organisation au sein de l’exécutif, elle a ajouté : « Aujourd’hui le gouvernement d’Espagne dénonce en toutes lettres le génocide. Tout cela a été obtenu par Sumar grâce à une alliance clé et stratégique avec la société civile mobilisée. Quand Sumar bouge, le gouvernement agit. Et quand le gouvernement agit, notre pays avance (…) en Espagne il y a un peuple digne qui veille sur le droit international, qui défends les droits humains et qui crie avec orgueil “Vive la Palestine libre !” »