Category: politique

  • Les communistes veulent toujours sauver l’usine de la verrerie à Vergèze

    Les communistes veulent toujours sauver l’usine de la verrerie à Vergèze

    Si l’activité et le four sont arrêtés depuis la fin octobre sur le site de la verrerie à Vergèze, laissant 164 salariés sur le carreau, la fermeture de l’usine est officiellement prévue pour le début 2026. Mais d’ici là, un repreneur peut toujours se manifester. C’est pourquoi les communistes gardois pensent pouvoir trouver une issue favorable pour ce site emblématique du département. Mardi 18 novembre, ils ont d’ailleurs rencontré le préfet du Gard pendant 1h30 pour demander à l’État de s’investir davantage dans ce dossier.

    « Le préfet est à l’écoute », confirme l’élu départemental Christian Bastid (PCF). « Nous avons voulu rappeler que pour nous, la bataille n’est pas finie. Certes Owens-Illinois (O-I) s’en va alors qu’ils ont touché de l’argent public au passage. Mais nous pensons que le groupe Nestlé peut s’engager à la fois à reprendre les salariés et la verrerie. Ils ont les moyens de reconstruire un four. Pour eux, le problème n’est pas financier au vu des profits qu’ils font. »

    En effet, en février dernier, Nestlé annonçait de nouveaux résultats record et un bénéfice net de 10,9 milliards de francs suisses (soit 11,4 milliards d’euros). « Nous avons aussi beaucoup insisté sur le fait que Nestlé touchait des aides publiques, même si on ne parvient pas à connaître la somme exacte », poursuit le communiste.

    Le préfet impuissant

    Tous les acteurs de la verrerie ayant rencontré Jérôme Bonet reconnaissent son implication dans le dossier. « Il nous a confirmé qu’il avait bien rappelé à O-I que c’était à eux de mettre aux normes le site et de le dépolluer. Il a également réaffirmé qu’il était attentif sur l’emploi », confirme C. Bastid.

    Mais concernant la reprise par Nestlé ou une nationalisation temporaire du site, le préfet a confirmé qu’il ne pouvait rien. « On lui a demandé d’interpeller le ministre de l’Industrie sur cette question mais il a refusé car il ne croit pas que ça puisse avoir un impact », ajoute Christian Bastid qui a également abordé l’avenir de la source Perrier : « Le préfet est très inquiet sur la suite. Aujourd’hui, Perrier ne prolonge plus ses CDD, il y avait 1 000 salariés et ils sont maintenant autour de 850. »

  • Aubagne en commun sur le terrain

    Aubagne en commun sur le terrain

    « On recule devant rien ! On est des gladiateurs de la municipale ! », lance, sourire aux lèvres, Jean-Luc Dimitri.

    En ce début de soirée, alors que le jour fait place à la nuit, le froid commence à se faire mordant aux abords de l’arrêt de tram situé devant la piscine Alain-Bernard, pas très loin du quartier populaire du Charrel. Avec la conseillère municipale (RPA) Clémentine Fardoux, Jean-Luc Dimitri, Évelyne, Anne-Claude, François et Nicolas distribuent aux passants des tracts « tout neufs », appuie Clémentine Fardoux. Ils sont sortis de chez l’imprimeur il y a peu, et ils sont en train d’être déposés dans les boîtes aux lettres du centre-ville.

    Gratuité du tram

    « Ici, les gens prennent facilement nos tracts. Ils ne sont pas hostiles », constate Jean-Luc Dimitri. Le tram s’arrête. Le temps de la montée et de la descente des voyageurs, des tracts sont tendus, saisis ou délaissés. « En étant sur le terrain, on veut aussi inciter les gens à aller voter », indique Évelyne.

    Nicolas, qui vit au Charrel, dit avoir « croisé des voisins qui ne savaient pas qu’il y avait des élections municipales en mars prochain ». À propos du quartier lui-même, « ce qui revient beaucoup dans la bouche des gens est qu’il donne l’impression d’être à l’abandon, avec des trottoirs en mauvais état, des lumières défaillantes dans la rue ».

    Alors que, sur le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, le tram, mais aussi les bus sont gratuits depuis 2009, « beaucoup m’ont dit que la gratuité était “vitale” pour eux. La gratuité questionne. Certains se demandent si elle va être maintenue. Il y a une inquiétude ». L’avis du public sur Jean-Pierre Squillari ? « Jean-Pierre n’appartient pas à un parti, mais affirme ses valeurs à gauche, et ça séduit pas mal de personnes, notamment chez les jeunes », livre Nicolas.

    En fauteuil roulant, François interpelle les voyageurs qui entrent dans le tram et leur tend un tract. Parmi les discussions qu’il a pu avoir, il relate l’avis d’une habitante du quartier. « Selon elle, les associations n’ont pas assez d’aides ni d’argent. Elle m’a également dit que la vie de la maison de quartier du Charrel s’était tarie. »

  • Mobilisation contre un happening du média identitaire « Frontières »

    Mobilisation contre un happening du média identitaire « Frontières »

    Deux semaines après avoir monté une opération similaire à Strasbourg, c’est devant la faculté Schumann, à Aix-en-Provence, que le média identitaire Frontières s’est installé ce mercredi midi. Une installation pour enregistrer une émission comme une provocation, pour le média financé par le député (UDR) de la ville Gérault Verny et qui n’hésite pas à glisser un symbole néonazi comme la rune d’Odal dans sa communication. Mais peu avant 13h, ce happening a tourné court face à la rapide mobilisation de près d’une centaine d’étudiants et militants des Jeunes communistes, insoumis, de l’Union étudiante ou du Poing levé. Et les organisateurs du happening ont dû replier leur table installée devant la bibliothèque universitaire pour se déplacer vers la faculté de droit, où ils se sont heurtés à la même mobilisation. « Il y a quelques étudiants qui nous ont interpellés en nous disant qu’ils cherchaient juste à débattre, mais débattre avec eux c’est normaliser leurs idées nationalistes, racistes, misogynes », témoigne Shana Maisueche, secrétaire à l’organisation du Mouvement des jeunes communistes dans les Bouches-du-Rhône, « fermement opposée à leur présence ». Et de rappeler que le directeur de la rédaction Erik Tegnér a déjà été reconnu coupable d’injures raciales et est par ailleurs visé par une plainte pour agression sexuelle et harcèlement.

    De son côté, la militante identitaire Nina Azamberti, membre de Nemesis et ancienne collaboratrice du député RN Romain Baubry, se mettait en scène touchée par un jet d’œuf, recevant le soutien du candidat RN Jean-Louis Geiger. Pas gêné par les idées de ces groupuscules.

  • À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    Faire asseoir à la même table Fadelha Benammar-Koly (PS) et Sébastien Rome (LFI) dans les prochaines semaines. À quatre mois des municipales (15-22 mars 2026), tel est l’objectif de la section communiste de Lodève. « Le PCF se pose en médiateur, on travaille à ce que chacun prenne ses responsabilités », explique Florian Vire.

    Inquiet de voir que deux listes de gauche sont sur le point de se monter, le secrétaire de section prend l’initiative d’une première rencontre entre l’actuelle adjointe de la maire sortante Gaëlle Levêque (qui ne se représente pas) et l’ancien député Insoumis à la tête du collectif « Réflexions lodévoises ». « Les gens veulent une gauche unie, on l’a vu aux législatives avec le NFP. » Pas question d’une « soupe aux logos » mais d’un rassemblement à gauche coconstruit avec les citoyens.

    Suite au décès de l’ex-maire Marie-Christine Bousquet (PS) fin 2017, Gaëlle Levêque ne l’avait emporté en 2020 que de 8 voix face à la droite de Claude Laateb. Lequel pourrait cette fois être soutenu par le RN. Face au risque de bascule, Sébastien Rome tend lui aussi la main et propose un « processus de discussions » avec la relève de la majorité municipale qu’il a quittée il y a 5 ans. « Je tends la main au binôme (Fadelha Benammar-Koly/Nathalie Rocoplan). Je sais qu’il est possible de travailler avec elles. Il y a plein de formules possibles pour que chacun trouve son compte », assure l’Insoumis qui fait valoir sa notoriété et son expérience d’ancien député.

    Côté programme, l’instituteur soutenu par Génération.S, Nouvelle Donne et les Écologistes, propose de créer un réseau de chaleur à base de géothermie, une sécurité sociale alimentaire ou encore d’assouplir le régime indemnitaire IFSE des agents municipaux. Il promet un budget participatif et des référendums d’initiative citoyenne. « Il y a un manque total de proximité entre la mairie et les habitants », critique Sébastien Rome.

    LFI en épouvantail ?

    Des reproches qui passent mal du côté de Fadelha Benammar-Koly. « Sébastien Rome a eu des critiques acerbes contre Gaëlle Levêque, il est allé un peu loin. Et puis parler d’union en mettant sa tête sur les affiches, c’est étonnant… », déplore la conseillère régionale, protégée de Carole Delga (PS). L’actuelle adjointe pressentie pour être tête de liste veut d’abord travailler le programme. Avec les citoyens, elle veut « lutter contre le mal logement », « fluidifier la traversée de la ville » ou encore « embellir l’espace public ». « Tout n’a pas été parfait sur ce mandat, il y a des choses que j’aurais pu faire différemment », concède F.Benammar-Koly, évoquant une forme de « rupture » à avoir.

    Reste à savoir si LFI sera compatible ou fera figure d’épouvantail. « Il n’y a aucune consigne de Carole Delga, le sujet n’est pas là ». Prête à « discuter » mais pas pour « l’union à tout prix ». Avec S. Rome, F. Benammar-Koly craint les « chamailleries » voire « un blocage comme à l’Assemblée ».

  • Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    « Ce local dont vous parlez, le snack le Tunisien, au 3 rue du Maréchal Joffre a, par le passé, été source de nuisances olfactives, dont les riverains ont malheureusement fait les frais », intervient lundi l’élue d’opposition Martine Cuccaroni (PS). « Vous nous indiquez aujourd’hui vouloir garantir une activité compatible avec le cadre résidentiel du quartier, et c’est évidemment une attente forte des habitants. Avez-vous déjà une idée du futur usage de ce local ? », interroge l’élue. Juste avant, la conseillère municipale de la majorité Karine Henry, qui a lu la délibération numéro 11, a rappelé qu’à cette adresse, « la Ville est propriétaire des murs d’un local à usage commercial. Ce local est vacant depuis plusieurs mois, ce qui pose plusieurs enjeux urbains ainsi qu’économiques ». La Ville « a reçu une proposition d’acquisition amiable du fonds de commerce, au prix de 45 000 euros », a-t-elle présenté.

    Alexandre Doriol, maire (DVD) a répondu à l’élue socialiste : « Vraisemblablement, on se dirigerait vers un lieu de restauration. Une fois que la Ville aura dûment acquis ce bien-là, une consultation se fera. Le meilleur gagnera. » Pour répondre aux inquiétudes de l’élue quant aux nuisances olfactives, il a ajouté : « C’est précisément ce pour quoi nous voulons racheter le fonds de commerce. C’est pour pouvoir faire les travaux nécessaires et être dans une dimension un peu plus apaisée pour l’ensemble du voisinage. »

    Énoncée cette fois par l’élu de la majorité Vassily Cornille, la délibération précédente a proposé à l’assemblée communale « le principe d’acquisition amiable de trois appartements, sis 80 rue des Poilus, auprès de la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Côte d’Azur, au prix de 650 000 euros, hors frais de notaire ».

    « Difficile de parler projet »

    À cet endroit, la Ville est déjà propriétaire du rez-de-chaussée, où est installé le service de l’état civil. « Favorable à cette acquisition », Martine Cuccaroni a demandé si la Ville « envisageait d’y décentraliser d’autres services municipaux », ou « une antenne France Services », qui pourrait aider les personnes les plus âgées ou démunies du centre-ville à réaliser leurs démarches administratives. Hervé Itrac (RN) a lui soulevé le problème « de défaut de motivation sur l’intérêt général, qui risque d’engager l’illégalité de cette vente voire son annulation ».

    Si la vocation du lieu pour la Ville n’a pas été dévoilée, « c’est parce qu’on est en période de campagne électorale, et qu’il m’est difficile justement de pouvoir parler projet », a justifié le maire, qui a rappelé que le vote s’exerçait sur « le principe d’acquisition. Ensuite viendra le temps de l’acquisition ».

  • [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous quitté Patrick de Carolis après 5 ans à ses côtés ?

    Jean-Michel Jalabert : C’est une décision réfléchie depuis plusieurs mois. Je me suis entretenu régulièrement avec lui mais je n’ai pas eu d’écho à mes remontées. J’estime que les orientations de la majorité se sont éloignées des ambitions de 2020. Il y a un manque de concertation avec l’équipe municipale et avec les agents, et au final une distance que je ressens avec les Arlésiens.

    Une « trahison » pour l’édile et candidat à sa succession…

    J.-M.J. : S’il pense que c’est une trahison de faire attention à l’intérêt général, c’est son interprétation. Mais en général il y a beaucoup moins d’échanges avant une trahison. Il n’y a rien de personnel et je ne dénigre rien du travail réalisé. Ma méthode, c’est l’écoute des habitants, des acteurs économiques et associatifs, des agents. La plupart des bonnes décisions ne peuvent venir que du terrain. Le respect doit durer même avec des désaccords.

    Êtes-vous opposé à l’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail ?

    J.-M.J. : Ce n’est pas une expulsion, il s’agit de mettre à disposition de la CGT d’autres locaux dans le bâtiment. Car il y a besoin de développer un autre projet pour la Bourse du travail. Je crois que le projet de l’équipe actuelle est bon, qui plus est lancé avec des études réalisées et des premiers travaux engagés.

    Qui vous suit dans cette candidature ?

    J.-M.J. : Je construis sereinement une équipe et une liste avec des hommes et des femmes représentatifs des villages et des quartiers, partageant ma conception de la politique. Pendant le mandat je me suis entouré de plusieurs élus dans le même esprit. Nous sommes six élus de la majorité à avoir rendu nos délégations. Nous continuerons à siéger au conseil municipal car le mandat d’élu nous a été confié par le vote. La liste que je présente sera sans étiquette, sachant que j’étais divers droite en 2020. Cette liste rassemblera des Arlésiens qui ne sont pas encartés politiquement et qui veulent s’engager. Je ne vais pas demander d’investiture ni de soutiens politiques, je ne suis pas adhérent à un parti et je le resterais durant le mandat.

  • Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Poursuivre et amplifier la lutte contre le narcotrafic. C’est le mot d’ordre lancé par Emmanuel Macron lors de la réunion d’urgence tenue mardi à l’Élysée, après l’assassinat à Marseille du frère d’Amine Kessaci, un militant écologiste engagé dans ce combat. Autour du Président, les ministres des Comptes publics, et des Affaires étrangères, des magistrats spécialisés dont le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, et le directeur national de la police judiciaire. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin était en visio depuis les Émirats arabes unis.

    Cet assassinat « n’est pas un règlement de compte classique mais manifestement un crime d’intimidation inédit » marquant « un point de bascule » a répété devant la presse Laurent Nuñez à la sortie de la réunion. Alors que l’enquête a été transférée à la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée à Paris, le ministre de l’Intérieur sera avec le garde des Sceaux ce jeudi à Marseille à la demande du chef de l’État qui devrait s’y rendre lui-même mi-décembre.

    « Les mafias marseillaises de plus en plus à cran »

    « Les trafiquants et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces », a poursuivi le ministre de l’Intérieur chiffres à l’appui : 2 000 mises en examen pour trafic de stup à Marseille, 900 détentions provisoires, une baisse de 30% des narchomicides en 2025, déjà passés de 49 à 24 entre 2023 et 2024, une réduction de moitié des points de deal recensés, 80 environ…

    Une manière de répondre aux responsables politiques qui appellent l’exécutif à passer de la parole aux actes. Car le thème s’invite dans la campagne municipale. Candidat de l’extrême droite à la mairie de Marseille, Franck Allisio (RN), a réclamé « l’état d’urgence ». « Une punition collective par lâcheté et incapacité à cibler les véritables coupables » lui a répondu le macroniste Romain Simmarano (Ren.), porte-parole de Martine Vassal (DVD) pour les municipales.

    L’objectif de la réunion élyséenne visait à intensifier la mise en œuvre de la loi pour lutter contre le narcotrafic. Promulguée en juin elle monte « en puissance » assure l’Élysée. Elle prévoit l’installation du parquet national anticriminalité organisée qui sera créé le 1er janvier et compétent sur les dossiers les plus graves et complexes, sur le modèle du parquet national antiterroriste ou du parquet national financier.

    Ce qui a été fait « sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic », a affirmé le Premier ministre à l’Assemblée, espérant « une forme d’unité nationale ». Sébastien Lecornu répondait à l’écologiste Cyrielle Chatelain, applaudie par tous les députés debout lorsqu’elle a rendu hommage à Mehdi Kessaci, dont les obsèques se tenaient au même moment à Marseille. « Marseille restera toujours une priorité pour le gouvernement », abondait encore Laurent Nuñez interrogé par le député PS Laurent Lhardit.

  • Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Aujourd’hui préfet du Bas-Rhin et de la région Grand Est, Jacques Witkowski vient d’être nommé par le président de la République préfet des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en remplacement de Georges-François Leclerc, nommé directeur de cabinet à l’Élysée. Une nomination accélérée, selon La Lettre qui dévoilent l’information, alors que doit se tenir ce mardi une réunion sur la mise en oeuvre de la loi narcotrafic et la situation à Marseille après l’assassinat, jeudi, de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste Amine Kessaci.

    Tandis que son Georges-François Leclerc avait repris la compétence de préfet de police dans les Bouches-du-Rhône, « l’organisation des pouvoirs à Marseille, imposée par son prédécesseur, reste à affiner », affirment nos confrères.

    Officier de gendarmerie commandant d’un peloton en Martinique puis d’une compagnie en Vendée, le saint-cyrien a été nommé commandant militaire de Matignon sous Alain Juppé avant d’entamer sa carrière dans la préfectorale. Il a notamment été préfet de Mayotte, directeur de cabinet de la ministre socialiste des Outre-Mer George Pau-Langevin, préfet de la Manche, directeur général de la Sécurité civile, préfet de l’Hérault et de Seine-Saint-Denis avant de rejoindre l’Alsace.

    Lutter contre le narcotrafic

    « Dans ce contexte de combat contre le narcotrafic, comme pour les grands projets de Provence-Alpes-Côte d’Azur : vous pouvez compter sur la Région Sud pour être à vos côtés, comme nous comptons sur vous ! » l’a accueilli le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. « Officier supérieur de la gendarmerie et haut fonctionnaire aguerri, j’ai confiance en sa capacité à intensifier la lutte implacable contre le narcotrafic », le salue la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, Martine Vassal.

  • À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    La course à l’hôtel de ville de Bollène les 15 et 22 mars a connu un sacré coup d’accélérateur vendredi soir avec l’officialisation des candidatures du maire sortant (SE) Anthony Zilio et de Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), qui rêve toujours de reprendre la ville après l’avoir dirigée lors de deux mandats (2008-2020). Tout sauf une surprise de voir les deux candidats se lancer tant les intentions étaient déjà déflorées.

    « Chers Bollénois, les 15 et 22 mars prochain, vous aurez à nouveau rendez-vous avec l’avenir de Bollène. C’est avec la même passion et le même attachement que je serai candidat pour continuer d’embellir, de sécuriser et de développer notre ville », a succinctement déclaré Anthony Zilio sur ses réseaux sociaux. Un message minimaliste qui ne fait que valider un secret de Polichinelle. Depuis plusieurs mois, sa page Facebook « Rassembler Bollène avec Anthony Zilio » avait été relancée et actualisée en juillet avec la mention 2026. « Je suis toujours convaincu et mon énergie n’a pas baissé », confiait-il déjà dans nos colonnes en février, promettant une « décision collégiale au sein de mon équipe polymorphe ».

    Issu de la gauche, Anthony Zilio, 40 ans, avait réussi à monter une liste de large rassemblement républicain [hors PCF qui avait conduit sa propre liste (4,89%)] pour faire tomber l’extrême droite, l’emportant avec 51,81% des voix au second tour. Depuis, il s’escrime « à réparer la maison Bollène ». Si sa déclaration de candidature a été laconique, son site de campagne est en revanche plus dissert sur toutes les actions accomplies depuis plus de cinq ans en matière de sécurité, d’économie, de cadre de vie, de jeunesse ou de culture. « On gomme les crispations pour apaiser les choses », défendait en février Anthony Zilio prenant comme meilleur exemple le nombre d’habitants en progression de Bollène après des années de déclin. « Ce n’est pas juste la sortie 19 de l’autoroute, c’est une ville qui se réveille et révèle tout son plein potentiel », se targue le premier magistrat.

    L’extrême droite divisée avec un prétendant RN

    En 2021, le maire avait également repris le canton à l’extrême droite, divisée entre Marie-Claude Bompard et le binôme RN. Un scénario qui va se reproduire en mars. La cheffe de file de l’opposition a donc, elle aussi, annoncé sa candidature vendredi à l’occasion d’une réunion publique. « Nous ne pouvons pas nous dérober », estime l’ex-édile de 71 ans, dont le fils, Yann, est maire d’Orange. Mais contrairement au précédent scrutin municipal où le RN n’avait pas de candidat, le parti lepéniste a investi Franck Marest, 68 ans. « Ils ont perdu parce qu’ils ont été mauvais », piquait Thierry d’Aigremont, patron du RN 84 lors de la présentation de son candidat, à l’endroit du clan Bompard, qui « représente le passé ». Pour l’heure, pas d’autres candidats que ce trio n’est déclaré.

  • Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Les socialistes misent sur la jeunesse. Après le départ d’Arnaud Bord, le PS alésien était orphelin d’un leader capable de battre la campagne. Il s’est finalement rangé ces derniers mois derrière Basile Imbert, un natif d’Alès au parcours universitaire irréprochable. Diplômé d’une double licence à l’université de Montpellier en sciences politiques et en économie, il a ensuite été reçu major de son master politique et vient de boucler un doctorat sur « le tournant vert du conservatisme européen ». Directeur de cabinet du maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas depuis 2020, il avait également accompagné Arnaud Bord sur ses précédentes campagnes.

    Mais cette fois, il sera en première ligne après avoir acté la division de la gauche puisqu’il ne s’est pas entendu avec le Printemps alésien et a été lâché par la suite par la France insoumise.

    Mercredi 5 novembre, il a donc officialisé son lancement dans la course à la mairie d’Alès. Pour cette soirée organisée au bar de la Rotonde, le socialiste a rassemblé une quarantaine de personnes dont la grande majorité sont membres ou sympathisants du PS. Quelques écologistes étaient également présents ainsi que des militants de Place publique alors que le chef de file du parti de Raphaël Glucksmann à Alès est pourtant allié à Paul Planque (PCF/Printemps alésien). « Je suis persuadé que Place publique finira par soutenir une alliance avec les socialistes parce que c’est la logique », précise le jeune candidat.

    Quatre priorités

    Basile Imbert a profité de cette soirée pour présenter ses premières propositions sur les quatre priorités identifiées, à savoir « le cœur de ville, la sécurité, la santé et l’écologie ». « Nous proposons donc une tarification sociale et écologique de l’eau, la végétalisation de la place des Martyrs de la résistance, une réflexion sur les parkings en cœur de ville, un bus de prévention en partenariat avec la faculté de médecine et un renforcement de la police municipale qui doit s’accompagner de beaucoup d’actions de prévention », a détaillé le candidat. La prochaine salve de propositions devrait concerner l’éducation.

    Reste désormais à impulser une dynamique à cinq mois de l’échéance électorale. Car en 2020, Arnaud Bord, longtemps en campagne en solitaire, avait fini par se ranger derrière le Printemps alésien. « À l’époque, Paul Planque était tout nouveau à Alès et il était présenté comme l’alpha et l’oméga capable d’inverser la vapeur. La différence avec 2020, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas de leader naturel à gauche à Alès », explique Basile Imbert qui devra aussi trouver 43 noms pour compléter sa liste : « On y travaille et je peux déjà dire qu’il y aura des surprises avec des personnes de la société civile que les Alésiens connaissent ». S’il promet de dévoiler cette liste « avant Noël », le socialiste a prévu deux mois de rencontres avec la population au travers de porte-à-porte et de réunions publiques.