Category: politique

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Dans le Gard, le casse-tête des volontés politiques

    Dans le Gard, le casse-tête des volontés politiques

    Selon les dernières données démographiques produites par l’Insee, le Gard figure parmi les départements les plus dynamiques d’Occitanie. Sa population – quelque 770 000 habitants actuellement – continue de croître à hauteur de 0,6% par an. Dans le détail, quand la population de Nîmes augmente de 0,1% par an, celle d’Alès bondit de 2,3%. Un véritable casse-tête pour les collectivités territoriales, qui doivent aussi composer avec la situation économique des nouveaux venus, le monde du travail, et la baisse drastique des dotations de l’État.

    « Les gens qui s’installent dans notre région sont souvent des retraités. Donc ils ne viennent pas pour le travail, et c’est un vrai problème », relève Christian Bastid, conseiller départemental délégué au logement. Pas d’amélioration du tissu économique, ni d’impact sur la précarité galopante en somme.

    Du côté des équipements publics, l’homme relativise encore, et rappelle combien il est impossible d’agir seul. D’abord parce que les collectivités sont interdépendantes entre elles, ensuite parce que l’État se désengage à pas de géant. « On investit, on essaie de maintenir le cap du point de vue de l’amélioration des conditions de sécurité sur les routes… Mais si les grandes agglomérations ne travaillent pas sur la fluidité, si on n’a pas de parking relais, et si on ne fait pas un effort sur la mobilité, cela ne suffira pas », explique Christian Bastid (PCF), qui fait référence aux difficultés des abords alésiens et nîmois. Même problème de cohérence quand on se penche sur les besoins réels d’une population modeste et les loyers des logements à disposition. « Dans le Gard, 60% des ménages pourraient prétendre à un logement social ; mais à Nîmes, on est à 25% du parc », poursuit l’élu. « De plus, si l’État ne revient pas sur la réduction de l’aide au logement, et sur la TVA à 7,5% pour les bailleurs sociaux, il sera très difficile pour nous de répondre aux besoins de ces nouveaux habitants ».

  • Dans l’Hérault, Charles Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public

    Dans l’Hérault, Charles Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public

    L’audiovisuel public, ce repère de gauchistes vivant inlassablement d’argent public. Cette vision, on ne peut plus fantasmée et fallacieuse, est celle portée par l’extrême droite. En ce sens, une commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été créée en octobre 2025, à la demande d’Éric Ciotti. Celle-ci a désigné le député UDR héraultais Charles Alloncle comme rapporteur qui, depuis novembre 2025, interroge – ou plutôt accuse – différentes personnalités liées à l’audiovisuel public afin de prouver la défaillance du système.

    Audiences suspendues

    Mais tout ce tintamarre de l’extrême droite s’apparente plus à une « guerre idéologique  » qu’à une véritable enquête parlementaire. Pour preuve, face au comportement inquisitoire d’Alloncle, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a suspendu l’envoi des convocations pour deux semaines, le temps de « retrouver de l’apaisement ». Après avoir rappelé à l’ordre Charles Alloncle, le député Horizons a annoncé la reprise des auditions pour le 19 janvier tout en posant quatre règles à respecter : pas « de communication en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions (pas de live tweet) » -une vilaine manie qu’avait l’Héraultais- ;
    « pas de travestissement, de déformation des propos des personnes auditionnées » – Alloncle avait notamment tronqué les propos du journaliste Patrick Cohen lors de son audition pour les diffuser sur ses réseaux – ; la communication de tous les documents évoqués par le rapporteur en audition ainsi qu’une discrétion et la modération des membres de la commission. Autant de dérapages montrant qu’Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public. « Ces critiques sont portées par des gens qui veulent privatiser l’audiovisuel public, changer la société. C’est une guerre idéologique, ils visent à détruire notre institution », soupire Thierry Will, délégué syndical SNJ à France Télévisions Languedoc-Roussillon. Ainsi, tous les coups sont permis.

    Première accusation, la prétendue absence de neutralité d’un audiovisuel public gauchisé, avec pour preuve – ce qui a conduit à la création de cette commission – la conversation entre les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen avec les responsables du PS Pierre Jouvet et Luc Broussy. « Cela a été monté en épingle, ce type de rencontres est monnaie courante. Cela fait partie du métier, on parle avec tous les politiques », soutient Thierry Will. Et la pluralité et le temps de parole sont respectés sur l’audiovisuel public. « Tout le monde a la parole et de plus en plus la droite et l’extrême droite, du moins sur France Inter », observe de son côté Régis Taillandier, délégué syndical CGT à Ici Hérault.

    Charles Alloncle s’en prend également aux finances du service public, un rapport de la Cour des comptes faisant état d’une dette dépassant les 80 millions d’euros. Mais là encore, le député préfère enchaîner les approximations, évoquant notamment « plusieurs centaines de millions d’euros » gagnés par Nagui. « C’est l’ironie de l’histoire : notre actionnaire, c’est l’État, donc c’est lui qui nous met dans cette situation budgétaire impossible », soupire Thierry Will.

    Peu de chances qu’Alloncle, dans sa croisade contre l’audiovisuel public, entende ces objections. À moins que le coup de pression de Jérémie Patrier-Leitus ne le fasse redescendre de son piédestal ? Réponse le 19 janvier.

    * Contacté, Charles Alloncle n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    « Par amour pour Montpellier, par ambition et exigence pour notre ville et l’envie de poursuivre cette transformation ». C’est par ces mots que Michaël Delafosse vient d’annoncer à Midi Libre les raisons qui le poussent à briguer un second mandat à la mairie de Montpellier.

    Pour la plupart des observateurs, ce n’est pas vraiment une surprise. Pourtant, à cause des menaces répétées des narcotrafiquants et en raison de son attachement à l’équilibre familial, l’édile socialiste a préféré prendre le temps de la réflexion. Mesurant aussi l’ampleur de la tâche que celle de diriger la 7e ville de France et sa Métropole de plus d’un demi-million d’habitants à la croissance démographique exponentielle. « J’ai acquis davantage d’expérience et de solidité qui me permettent de mieux agir pour Montpellier et dans ma vie privée », confie-t-il.

    Son premier mandat n’aura pas été un parcours de santé. Débuté en pleine crise Covid, handicapé par le désengagement de l’État et l’inflation amplifiée par la guerre en Ukraine, il aura malgré tout permis de concrétiser la plupart des promesses faites aux électeurs en 2020.

    La plus marquante reste la réalisation de la 5e ligne de tramway (inaugurée le 20 décembre 2025) couplée à la gratuité des transports en commun pour tous les habitants de la métropole. Une mesure que la plupart de ses opposants prétendaient « impossible ». D’autres gains de pouvoir d’achat et coups de pouce ont été offerts aux habitants via la création de la mutuelle communale, les 15 premiers m3 d’eau gratuits ou encore la tarification sociale dans les cantines scolaires pour les familles les plus modestes. Au prix certes d’un endettement accru. « On a investi pour 50 ans », répond le maire.

    Après la gouvernance Saurel (2014-2020) jugée pantouflarde par l’actuelle majorité de gauche, le mandat qui s’achève aura été celui des grands chantiers. 5e ligne de tramway, liaison des deux gares, première ligne de bustram, pistes cyclables, de l’Esplanade et de nombreuses places… Ces dernières années, les grues ont investi nombre de quartiers pour transformer les déplacements et le cadre de vie des habitants. Un grand chamboulement qui a forcément généré des nuisances (bruit, embouteillages…) et donc une part de mécontentement. L’élu socialiste assume en invoquant son mentor en politique et bâtisseur. « Je dois beaucoup à Georges Frêche, je sais combien il faut agir ».

    En 6 ans tous azimuts, Michaël Delafosse estime avoir « rattrapé le retard ». Désormais, il souhaite poursuivre son engagement pour un second « mandat de consolidation, de poursuite de transformation de la ville ». Plus apaisé donc même si à l’image des 4 lignes de bustram ou des opérations de rénovation urbaine menées conjointement avec l’État à la Mosson, il lui reste des chantiers majeurs à mener à terme.

    Dans les prochaines semaines, en vue des élections des 15-22 mars, le maire sortant va présenter ses nouveaux engagements pour Montpellier. Son équipe se tient prête. Des socialistes, des communistes, des écologistes… mais aussi des militants d’autres partis de gauche (Place Publique, PRG, Parti animaliste,…) ainsi que des membres de la société civile. En milieu de semaine, ces derniers avaient appelé de leurs vœux une candidature de leur capitaine. Au contraire de 2020, ils espèrent une campagne « digne » de leurs opposants.

    Avec cet engagement du maire sortant, la campagne 2026 s’accélère. Jeudi 15 janvier, la candidature du milliardaire Mohed Altrad avait été un fait majeur. Suivi le lendemain par l’investiture du RN accordée à la députée européenne France Jamet (soutenue par l’UDR). En milieu de semaine prochaine, l’ancien maire Philippe Saurel pourrait lui aussi se dévoiler et entrer dans la course.

    Jusqu’ici, deux députés s’étaient déjà déclarés. L’Insoumise Nathalie Oziol ainsi que l’écologiste Jean-Louis Roumégas. La notaire Isabelle Perrein a déjà le soutien de l’UDI. D’autres prétendant affirment vouloir monter une liste : l’élue d’opposition Alenka Doulain avec Cause Commune, Max Müller avec Révolution permanente, ou Thierry Tsagalos bien que privé de l’investiture du RN et qui risque l’exclusion. Tous vont désormais pouvoir débattre projet contre projet avec le maire candidat. Michaël Delafosse, que deux sondages donnent favori, se dit prêt à défendre son bilan et son projet pour l’avenir. « J’ai un cap pour Montpellier », assure-t-il.

  • Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Le secrétaire de la fédération PCF Pierre Daspre a commencé son allocution en adressant ses meilleurs vœux de santé, mais aussi de paix « dont nous en avons grandement besoin plus que jamais ».

    Avec un terrible constat : « Plus de 60 pays sont en guerre en début janvier, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Le responsable politique pointant que « la situation internationale s’est détériorée de façon considérable depuis l’arrivée de Trump et son équipe de gangsters au pouvoir ». Mais aussi la place centrale prise par l’extrême droite dans la recomposition des rapports de force mondiaux. Sans compter les barrières qui ne cessent de tomber entre la droite conservatrice et cette extrême droite grimpante.

    Dans ce contexte, dénonce-t-il, le président Macron, a annoncé sa décision de lancer les travaux de réalisation d’un futur porte avion qui est « une impasse stratégique dangereuse, coûtant bien au-delà des 10 milliards d’euros annoncés ». Et de poursuivre : « Le PCF réaffirme son exigence de reconstruire un outil de défense modernisé, sous contrôle de la nation, concentré sur les missions de la défense nationale, au service d’une politique de paix et de respect du droit international. »

    Les candidats aux municipales

    Place a été donnée ensuite aux élections municipales, avec la présentation des candidats communistes du département. Les têtes de liste pour commencer, avec Christine Romano, à Fréjus, Jean-Pierre Meyer, à Sanary et Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr. Ainsi que les apparentés communistes Pascal Cabras à Six-Fours, et Christiane Vincents à Solliès-Pont. Mais aussi tous ceux qui comme André De Ubeda à Toulon (2e place) ou Brigitte Cheinet et Cédric Turco à La Seyne sont des piliers des listes de rassemblement.

    « L’heure est aujourd’hui à la bataille », intervient le président et directeur éditorial de La Marseillaise Léo Purguette, en pointant que « l’extrême droite a décidé de faire des municipales une étape majeure de sa conquête du pouvoir ». Ce qui est particulièrement vrai dans notre département rappelle-t-il, notamment à Toulon, « un comble au regard du désastre financier et démocratique qu’avait été la gestion de cette commune par le FN dans le passé ». Et de poursuivre : « Le monde du travail, ceux qui ressentent durement l’injustice sociale n’ont rien à attendre dans ces municipales de cette force politique qui vient de voter 5 milliards d’euros de baisse des dotations aux collectivités locales... » L’occasion de réaffirmer que dans cette bataille qui s’annonce rude, « tous ceux qui peinent et qui espèrent ont un point d’appui inestimable ici dans ce département, c’est la Marseillaise ».

    C’est de la salle ensuite que sont parties les interventions. De Brigitte Cheinet (La Seyne) : « On a un programme qui est chiffré et aujourd’hui notre combat c’est contre la droite et l’extrême droite. » Puis de Sylvie Vinceneux (Saint-Cyr) : « En 2020, nous avions un certain nombre de difficultés quand on était sur des listes à faire valoir nos idées communistes et nos propositions, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui nos idées impriment. il faut maintenant les traduire en adhésion et en électeurs ».

    Jean-Pierre Meyer (Sanary) insiste à ce sujet sur « l’importance d’avoir des élus communistes, militants parmi les militants » : « C’est un des meilleurs moyens pour créer les conditions du rayonnement de nos idées. » André De Ubeda est revenu, lui, sur « le symbole politique » que représente Toulon. « Nous espérons être en deuxième position au soir du 1er tour pour qu’il y ait un sursaut républicain, et peut-être, ça serait un tremblement de terre, la victoire. C’est une petite fenêtre historique, un trou de souris…» Autant donc se préparer à s’y faufiler.

    Et de laisser la conclusion à Léo Purguette qui a lancé : «Vive le communisme, vive La Marseillaise et vive la Résistance ! »

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    Depuis plus d’un an, que la Chambre régionale des comptes prenne la main sur les finances du Département de l’Hérault est une épée de Damoclès qui reste sa hantise. « Ils supprimeraient toutes les dépenses non obligatoires comme les forestiers sapeurs », insiste Kléber Mesquida.

    Mardi 13 janvier, au moment de souhaiter ses vœux à la presse, le président héraultais semble pourtant moins préoccupé que l’an passé, où il manquait 103 millions d’euros dans les caisses pour boucler le budget. Le regain inattendu du marché immobilier y est pour beaucoup : les droits de mutation ont rapporté 293 millions d’euros (ME) à la collectivité contre à peine 242 en 2024. Les coupes dans certains budgets (comme celui de la culture), la mutualisation dans les services, la non-reconduction de certains CDD et la fin du renouvellement systématique des départs à la retraite des fonctionnaires a fait le reste.

    De sorte que si l’État ne baisse pas sa dotation globale de fonctionnement, l’Hérault devrait pouvoir voter un budget 2026 en équilibre le 31 mars. Grâce au fonds de sauvegarde, l’aide aux communes devrait être à peu près maintenue. L’exercice d’équilibriste n’en reste pas moins une prouesse. Kléber Mesquida rappelle que dans un département qui gagne 15 000 habitants par an, le reste à charge annuel dû à la non-compensation des charges transférées par l’État (RSA, Allocation personnalisée d’autonomie, Prestation de compensation du handicap, 6 961 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance au lieu de 2 937 en 2020…) s’élève à 260 ME !

    Appel au privé à Bayssan

    Pas question de faire de folies en 2026. Aucun nouveau marché public ne devrait être ouvert. Mais les investissements lancés (rocade de Béziers, Lien…) seront poursuivis. « On fera face aux chantiers en cours et aux besoins de sécurité, pas de confort », précise l’ancien socialiste en pensant notamment à l’aménagement des collèges. Le Département n’a pas non plus renoncé à son grand projet de jardins de la Méditerranée et de pavillon des vins héraultais au domaine de Bayssan, à Béziers. En manque de fonds publics, « on a lancé une recherche de partenariats (privés), de mécénat », glisse le président qui espère 500 000 visiteurs annuels. « On doit booster l’économie dans le triangle Béziers/Agde/Pézenas, qui est le plus pauvre de l’Hérault ».

    Pour soutenir les conchyliculteurs, au-delà des exonérations de redevances sur les ports, K. Mesquida propose de « mettre à l’abri les huîtres dans les mas conchylicoles non utilisés ». Au printemps, il attend avec impatience l’inauguration de la 3e caserne de pompiers de Montpellier et espère fin avril le label Unesco tant convoité pour le Géoparc. « Le jury nous a dit que notre dossier était bon », révèle-t-il, confiant.

    Inquiet de la montée du RN et d’entendre qu’« on ne les a jamais essayés », K. Mesquida « craint » le scénario de Législatives couplées aux Municipales (15-22 mars). Enfin, il se dit favorable à un nouvel acte de décentralisation. À condition que l’État mette (enfin) la main à la poche.

  • Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Pour la première fois depuis l’élection de Robert Ménard en 2014, l’extrême droite partira divisée dans la cité de Riquet. L’adepte des plateaux télés aura face à lui Julien Gabarron, député RN de la sixième circo et secrétaire départemental du RN. Un air de deuxième round puisque ce dernier a battu Emmanuelle Ménard dans la course au Palais Bourbon. Sauf qu’un récent sondage – commandé par Omar Harfouch, proche copain de Ménard – place l’édile à 61% et Gabarron à 10%.

    Un score qui inquiète le Printemps de Béziers, liste regroupant 12 partis de gauche. « On n’est pas dupe sur ce sondage. Si Ménard est donné gagnant, il a moins de voix qu’en 2020 et les forces anti-extrêmes [le Printemps de Béziers, LFI et Thierry Mathieu, Ndlr] progressent. Il y a une dynamique encourageante donc nous lançons un appel à l’union », fait valoir Thierry Antoine, tête de liste du Printemps. Les négociations sont donc ouvertes. Bien que Thierry Mathieu « respecte l’appel à l’union », le conseiller régional de la majorité de Carole Delga se veut « dans une démarche locale, humaniste, républicaine » et fixe trois priorités : sécurité, éducation, emploi. Une priorité sur la sécurité pouvant faire écho à la proposition du Printemps de mettre en place des équipes de médiation et de sécurité dans les quartiers. « Il y a des différences entre nos listes, mais c’est normal, nous en avons aussi au sein du Printemps. On peut discuter et trouver des solutions », espère Thierry Antoine. LFI a dévoilé ses premières mesures pour Béziers, au premier rang desquelles, la démocratie participative. « Nous organiserons des réunions publiques en amont des conseils municipaux pour que les citoyens nous fassent remonter leurs avis sur des propositions. Nous étudions la possibilité que des questions soient posées par les Biterrois lors des conseils », développe David Ocard, tête de liste.

    Des années pour

    un logement social

    Vient ensuite le logement, dans une ville paupérisée où plus de la moitié des enfants de moins de 11 ans vivent dans un ménage pauvre. « Le logement est un problème et surtout le logement social. Les habitants nous ont fait remonter des problèmes de plomberies, de volets cassés, de présence de rats. Et il y a des problèmes d’effectifs à l’OPH Béziers [le bailleur social, Ndlr], ce qui fait que les gens attendent plusieurs années pour un logement social », détaille Wissal El Jarrary. Sur l’union, des discussions avaient déjà été entamées avant la naissance du Printemps, selon LFI. « Nous leur avons proposé un programme de rupture avec une tête de liste LFI mais ils ont refusé. S’ils sont d’accord sur ces deux conditions, nous pouvons être ouverts à l’union », détaille Wissal El Jarrari, numéro 2 de la liste. Face à cette possibilité de faire tomber l’extrême droite, la gauche doit désormais prendre ses responsabilités.

  • [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    Sa personnalité

    Didier Gesualdi : Votre personnalité ne laisse personne indifférent, avec un style percutant. C’est une marque de fabrique que vous assumez ?

    Oui, pourquoi je ne l’assumerais pas ? Vous voulez que je sois comme l’ensemble des politiques de ce pays, transparent vis-à-vis d’une population en souffrance qui ne se reconnaît pas dans ces élus de la République ? Je suis fait du même bois qu’une population en souffrance et qui a besoin de s’exprimer pour être entendue. C’est malheureusement ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. Beaucoup ont voulu faire croire que nous étions des personnes qui aboyaient, braillaient comme le dit le Parti socialiste. Mais vous voyez, les souffrances du peuple sont arrivées à l’Assemblée nationale. Quand on a, face à nous, des personnes qui nous méprisent et ne connaissent pas les réalités de leurs électeurs, on a envie de les secouer un petit peu.

    Didier Gesualdi : Vous ne regrettez rien ? Vous considérez ne jamais avoir eu d’excès de comportement ? C’est toujours réfléchi ?

    Malheureusement ce n’est pas réfléchi. Je ne vais pas dire le contraire, tout le monde sait que j’ai des défauts réels, certains on me les invente. Mais le plus important, ce n’est pas ma personne, c’est le message que je souhaite faire passer. Je vous invite à venir balader avec moi, vous aller voir des personnes qui ne m’aiment pas par rapport à mon programme et des personnes qui m’adorent parce que j’essaye de casser toutes les portes pour faire entendre la voix du peuple.

    Léo Purguette : Vous êtes maintenant en campagne municipale. Est-ce que vous vous êtes posé la question de la forme qui pourrait desservir le fond ?

    Est-ce que je suis rentré chez vous en cassant la porte ? Je suis très tranquille. Vous n’allez pas me changer. Personne ne va me changer. Par contre, je prends mes responsabilités, je me responsabilise face au fait qu’un collectif m’a nommé en tant que porte-drapeau pour mener la liste Marseille fière et populaire. Le 22 mars, je serai le prochain maire de Marseille, vous le verrez. Donc dans notre collectif, il y a des personnes qui m’expliquent « Sébastien, ça c’est plus ou moins pas possible, temporise sur ci ou ça ». Le collectif fait qu’on change et qu’on accepte les différences pour rassembler.

    La stratégie de clivage

    Didier Gesualdi : Il y a un tas d’électeurs qui vous renvoient dos à dos avec le RN en disant « on ne veut pas choisir entre ces deux partis »…

    … Vous l’entendez mais moi je ne l’entends pas.

    Didier Gesualdi : Peut-être qu’ils ne vous le disent pas en face ou qu’un cercle vous entoure. Vous ne pouvez pas ignorer cette question-là.

    Ah bon ? Moi je suis partout sur le territoire marseillais. Qu’est-ce qui rapproche mes idées de celles du RN ? Rien. Qu’est-ce qui rejoint mon comportement avec celui du RN ? Rien. Moi je vois plutôt que le RN a fait une alliance avec les droites et les macronistes à l’Assemblée nationale. Les socialistes les ont rejoints parce qu’ils laissent passer le budget, ne votent pas les motions de censure. Moi je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Permettez-moi de dire aux gens qui regardent la télévision et n’entendent que des idioties : n’écoutez pas la télé, allez voir sur le site de l’Assemblée nationale le travail effectué par chacun. En quoi Allisio serait comme moi ? Il n’a jamais travaillé pour Marseille, moi regardez les propositions de loi que j’ai déposées. Je vais plus loin : est-ce qu’un seul candidat face à moi est allé faire des porte-à-porte ces dernières années pour se rendre compte de la misère sociale qui gangrène la ville ? C’est pour ça qu’on parle, comme l’a fait Benoît Payan, de trottinettes au lieu des personnes qui sont en train d’avoir froid chez elles ou dans leurs écoles.

    Léo Purguette : Votre slogan c’est la force de tout changer, vous en appelez à la rupture, faut-il comprendre en creux que tout est à jeter dans ce qu’a fait la majorité sortante ?

    Ça, c’était le slogan de Jean-Luc Mélenchon. Notre liste, Marseille fière et populaire, veut que notre ville renaisse avec un programme politique qui planifie sur 20, 30, 40 ans, un changement politique. C’est la révolution citoyenne pour ramener le peuple dans les institutions.

    Notre enquête d’opinion

    Léo Purguette : Vous avez vu les résultats de notre sondage. Que vous inspirent-ils ?

    Sur 300 personnes ?

    Léo Purguette : Sur un échantillon représentatif de 801 personnes inscrites sur les listes à Marseille.

    J’ai beaucoup de respect pour vous deux mais qui devait être le maire en 2020 ?

    Léo Purguette : Ça dépend des journaux.

    Didier Gesualdi : C’est vous qui êtes notre invité.

    Tous les sondages donnaient Martine Vassal gagnante et c’est Madame Rubirola qui a été élue. En 2014, c’était Mennucci qui devait gagner. Pour les législatives, tous les sondages donnaient le RN vainqueur.

    Didier Gesualdi : Donc ces 14% vous passez dessus ?

    À New York, Monsieur Mamdani était sondé à 1% et puis il a été très bellement élu. Tous les sondages se trompent. Ces instituts me mettent un coup à 14%, un coup à 19, un coup à 16. La prochaine fois vous me mettrez à combien vous avez envie. Moi ce qui m’importe c’est la rue pas les sondages.

    Léo Purguette : Dans la rue vous ne rencontrez pas que des personnes d’accord avec vous quand même ? Qu’est-ce qui peut coincer ?

    Bizarrement, pas le programme. Parfois des gens m’invectivent sur les réseaux sociaux et quand je les ai en face 10 minutes, ils me disent « t’es sympa quand même, ce n’est pas ce qu’on voit à la télé ». Très souvent ce sont des personnes du RN ou alors des personnes qui parlent « d’unité de la gauche ».

    Léo Purguette : Franck Allisio accueille Marine Le Pen au parc Chanot…

    … Je serai devant, ne vous inquiétez pas. Et j’espère que les communistes, les socialistes et tous les candidats seront là pour ne pas accueillir ce clan fasciste dans notre ville.

    Les 15-16

    Léo Purguette : Vous serez candidat dans les 15-16 ?

    Vous le saurez très prochainement.

    Léo Purguette : Mais avez-vous avez déjà pris votre décision ?

    Bien sûr, dans le territoire où j’ai été élu, les gens qui y vivent ont vraiment envie de changement. Il y aura du changement. Samia Ghali vous a dit qu’elle terminerait sa vie politique dans les 15e et 16e arrondissements et bien sa vie politique s’arrêtera, en effet, dans ces arrondissements le 22 mars prochain, je vous le dis tout de suite.

    Didier Gesualdi : On va garder ces punchlines et on vous les resservira éventuellement au moment du résultat.

    Vous pouvez.

    La campagne

    Léo Purguette : Comment se déroule votre campagne ? L’actualité nationale et internationale cannibalise-t-elle le débat municipal ?

    Non, pas pour le moment. Je me suis rendu récemment dans le 4e et un barman a ouvert la porte pour me dire « toi je t’aime mais je ne te connais qu’à travers les réseaux. J’ai voté Printemps marseillais mais je vais voter pour toi parce qu’on a besoin de quelqu’un qui ne se laisse pas faire ». Ça me fait plaisir qu’on se dise « Delogu il a de la poigne, il va faire changer les rapports de force ».

    Quand vous voyez une ville sale comme elle est et que j’entends tout le monde dire « je vais récupérer la compétence, je vais faire ci, je vais faire là », mais attendez ça fait 10 ans, 20 ans, 30 ans que vous êtes au pouvoir et vous n’avez jamais rien fait. Et maintenant que c’est les élections vous dites « oulala je vais tout changer », vous n’allez rien changer du tout, vous allez mentir à la population marseillaise, venir avec des promesses que vous ne tiendrez pas et revenir à l’élection prochaine pour dire « on n’a pas eu le temps, on n’a pas eu les moyens »… Ce cinéma politique là est terminé parce que j’arriverai en tête le 15 et le 22 mars et je vous assure que les élus de la France insoumise, ceux de la liste Marseille fière et populaire, respecteront le programme pour lequel ils auront été élus et qu’ils ne trahiront pas la population.

    Didier Gesualdi : Il faut renverser la table mais pas par le vote RN, c’est ça la stratégie ?

    Sinon, à chaque fois on tombe sur des personnes qui mentent qui trahissent leur programme ou qui font semblant. Regardez Benoît Payan, il a annoncé être tête de liste pour la soi-disant union de la gauche. Mais la plupart des personnes qui se situent chez EELV sont divisées. On a récupéré 80 personnes de chez eux et il en reste une trentaine qui est déchirée et en plus méprisée par le maire de Marseille. Donc l’union de la gauche n’est pas possible autour de lui. Aujourd’hui, c’est le Parti socialiste et exclusivement le Parti socialiste qui est candidat à la mairie de Marseille. Mais je ne veux pas taper exclusivement sur le maire de Marseille.

    Léo Purguette : Il vous accuse de le faire.

    C’est normal, il a peur. Il a raison parce que c’est terminé, il ne sera plus maire le 22 mars prochain.

    Léo Purguette : Même si c’est le RN en face ?

    On va y venir, si vous voulez, j’assume toutes les responsabilités que je dois avoir devant vous mais je veux finir : Benoît Payan disait que son combat c’était contre Samia Ghali, qu’il fallait absolument en terminer avec ce système clientéliste et corrompu, la première tête de liste désignée ça a été Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements. Mort de rire.

    Les moyens

    Didier Gesualdi : Vous avez présenté un programme avec 13 priorités, 380 mesures, l’avez-vous chiffré ? Vous voulez récupérer la propreté, faut-il sortir de la Métropole ?

    Il y a six questions dans votre question. Aujourd’hui il y a un problème quand on voit le maire de Marseille dire que c’est pas de sa faute, c’est Martine Vassal, qu’elle répond que c’est la faute de Benoît Payan. Un coup ils sont d’accord, un coup ils sont pas d’accord…

    Didier Gesualdi : Mais c’est quoi la solution Delogu ?

    La solution Delogu c’est qu’on récupère la compétence de la propreté à Marseille. On va faire en sorte de nettoyer cette ville.

    Didier Gesualdi : C’est pas un cadeau.

    Et alors ? Je connais les agents, je sais ce qu’ils vivent. Ce sont des gens que j’ai côtoyé toute ma vie.

    Didier Gesualdi : C’est financé ou pas ?

    Il y a des dotations. En baisse à cause du RN qui a voté une coupe de 5 milliards sur les collectivités, ça va avoir des répercussions terribles sur les Marseillais. Je me demande comment Allisio a le culot de se présenter après ça. J’aurais la force d’aller récupérer l’argent avec la population. Le tunnel Prado-Carénage rapporte 11 millions à des multinationales. Ça suffit.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Étienne :

    Bonjour, nous manquons d’accès au littoral et de sites de baignade à Marseille, surtout en centre-ville et dans les quartiers nord. Que proposez-vous face à cela ? Nous voulons pouvoir nous baigner dans la mer face à la canicule !

    Ça me touche beaucoup, vous savez pourquoi ? Parce que je suis un habitant des quartiers nord, j’y ai grandi. On avait une belle piscine, la piscine nord, et l’autre possibilité c’était de se rendre à Corbières. Il n’y avait que ça, il fallait prendre le bus. Souvent nos parents nous disaient de ne pas y aller, que c’était trop loin. C’est vrai que j’ai un peu souffert de ne pas avoir accès au littoral alors que j’habitais à Consolat et qu’en face de moi, il y avait la mer et ces grands barreaux du Port de Marseille. J’ai vu des collectifs qui émergent dans toute la ville pour l’accès au littoral des sites de baignade, se mêlent de leur quotidien, font des propositions. On va se poser avec eux, faire en sorte de prendre leurs revendications, leur analyse, pour les mettre à la disposition du peuple. Pour nous, il faut que l’anse du Pharo soit ouverte à la population. Sur l’Estaque et tout le littoral dans les quartiers nord, il faut une place centrale pour tout le peuple marseillais. Pour le moment, le Port tourne le dos à sa ville. Nous portons aussi des propositions pour les piscines avec un kit piscine, beaucoup de petites piscines au lieu d’annoncer des grands complexes qui ne verront jamais le jour.

    La République, c’est quoi ?

    Sébastien Delogu : « La République doit être fondatrice. Il est important que les personnes qui sont dans les institutions fondent un monde meilleur pour leur peuple. La République doit être respectée car je veux alerter : il y a des personnes qui crient “à bas la République” dans les villes de France, c’est ce Rassemblement national qui est grandissant. Le seul bulletin de vote pour faire barrage au RN c’est le bulletin Delogu et sa liste Marseille fière et populaire. »