Category: politique

  • [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    L’Union pour Arles, issue de l’Appel du même nom lancé par la société civile pour une majorité de gauche, écologiste et citoyenne aux municipales de 2026, a officialisé l’investiture de Nicolas Koukas comme tête de liste du rassemblement, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au restaurant le France, jeudi matin.

    La Marseillaise : Que signifie votre désignation comme tête
    de liste pour les élections municipales de 2026 ?

    Nicolas Koukas : C’est l’aboutissement du processus initié par le collectif issu de l’Appel d’Arles, né des citoyens et auquel les partis se sont agrégés. Le déclic a eu lieu lors des élections législatives. Le rassemblement que j’ai mené dans le cadre du Nouveau Front populaire nous a permis de réaliser un gros score face au RN et d’être devant lui au second tour, sur Arles, alors qu’on pensait être battus au premier tour. Il fallait alors aller plus loin. L’union est un combat qui prend du temps, chacun doit faire des concessions avec les autres tout en faisant le lien avec le collectif de la société civile. Notre rassemblement est marqué à gauche, mais pas fermé. C’est pour cela que j’ai accepté de me mettre à disposition pour porter ce projet.

    Qu’est-ce qui vous caractérise ?

    N.K. : Je suis un amoureux d’Arles. Je suis né pas loin, rue de Stalingrad, dans une famille immigrée grecque du côté de mon papa, et d’une famille arlésienne du côté de ma maman, qui s’appelle Mistral. J’aime ce territoire, car j’y suis né, j’y ai tout construit et ma famille est ici. Je dis souvent qu’une ville finit par devenir une personne pour soi et, en ce moment, je vois qu’elle ne va pas bien.

    Quel est votre diagnostic ?

    N.K. : Le principal sujet est celui de la déconnexion de la municipalité actuelle avec les Arlésiens, il manque la participation et la concertation à tous les niveaux. Ils décident, mais il n’y a aucun moment d’échanges. C’est une réalité criante sur tous les sujets. Il faut aussi regarder les villages et les hameaux qui ont été choyés ou délaissés suivant les affinités politiques du maire. Il y a aussi une déconnexion à ce niveau-là. Je pense, aussi, aux personnels et agents de la Ville. Les services techniques ont été tant critiqués, montrés du doigt, alors qu’ils sont là à 5h du matin sur le territoire. On nous accusait de clientélisme auparavant, mais aujourd’hui, je crois qu’on doit dire qu’on est fiers du service public qu’ils rendent aux habitants. Il est important de rétablir une autre façon de faire de la politique, plus proche des habitants. Les promesses de 2020 n’ont d’ailleurs pas abouti.

    À quelles promesses faites-vous référence ?

    N.K. : Par exemple, celle sur la propreté. On nous avait promis un plan de propreté mirobolant, mais la ville n’a jamais été aussi sale. Je rappelle que le maire d’Arles est aussi président de la communauté d’agglomération et que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a explosé, le prix des transports aussi, sans oublier l’eau. Visiblement, le maire ne doit pas connaître le président de la communauté d’Agglo, il faudrait leur organiser un rendez-vous ! Sur le plan économique, je mets au défi quiconque de citer une entreprise qui s’est installée depuis 2020. Je me rappelle, aussi, la promesse d’une ville plus sûre, qui a donné lieu à l’augmentation des effectifs de la police municipale de 18 à 60, mais pour quel résultat ? Quel est le projet de la police ?

    Quel est le vôtre, sur ce sujet est sur les autres ?

    N.K. : Notre projet est de créer des hôtels des polices municipale et nationale dans les quartiers. On a besoin de services publics avec tous les outils de prévention, qui ont été sacrifiés, de même que nous devons redonner des moyens aux centres sociaux avec des animateurs et des agents de prévention. Nous aurons plusieurs annonces économiques prochainement, car plusieurs gros acteurs n’ont jamais pu travailler avec Arles, faute d’échanges.

    Quid du développement industriel ?

    N.K. : Nous sommes favorables à la décarbonation et au développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Je rappelle que 16% des habitants du Pays d’Arles y travaillent. Mais nous devons faire un enfouissement total de la ligne à très haute tension, on ne peut pas défigurer la Camargue. Il ne faudrait pas, non plus, que les acteurs économiques quittent le golfe. Pour ce qui est du contournement autoroutier, mettre un péage aux Arlésiens qui vont travailler à Saint-Martin ou à Fos est impensable et c’est Vinci qui décide, pas le maire ! J’ai donc proposé aux acteurs économiques et associatifs de mener une véritable consultation citoyenne.

    L’Union locale CGT peut-elle rester domiciliée à la Bourse du travail ?

    N.K. : L’expulsion de la CGT de la Bourse du travail est un coup politique pour faire du buzz en pleine droitisation du pays. Le maire ne connaît pas l’histoire d’Arles, de la CGT et des combats durs qu’ils ont menés. Cela fait partie de notre ADN local. Pourquoi cliver la population ? Le site est inscrit aux monuments historiques et n’est pas accessible, donc l’office du tourisme ne peut pas s’y installer.

    Comment s’annonce la campagne ?

    N.K. : Nous sommes prêts, je suis prêt. Arles mérite mieux. Un vrai élan est né de l’Appel d’Arles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais le plus important est le projet que nous avons pour réparer et recoudre la ville.

  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour un nouveau mandat à Martigues

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour un nouveau mandat à Martigues

    « Ce soir, c’est la présentation de candidature. Ce n’est ni le bilan, ni le projet, ni la liste. On tient notre calendrier », a expliqué Gaby Charroux, entouré de nombreux soutiens, devant près de 200 personnes.

    Avant d’ajouter : « Ma candidature aux municipales 2026 s’appuie sur une méthode et un collectif en place, pour une part renouvelée. (…) Notre ambition est toujours la même : faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens (…). On a une forte envie et une forte énergie. »

    Cette déclaration de candidature fait suite à sa désignation comme chef de file du PCF, à Martigues, par la direction nationale du Parti, en juillet dernier.

    Dès ce vendredi 28 novembre, une lettre du candidat à l’attention des Martégaux sera distribuée par les militants communistes et leurs partenaires.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux. Martigues, municipales, actualité sociale, enjeux industriels, proximité, services publics…

    À vous la parole ⬇️

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.

  • Allauch à gauche lance sa campagne

    Allauch à gauche lance sa campagne

    « Les gens de gauche ont décidé de se rassembler pour faire barrage au danger de l’extrême droite sur la ville et à la gestion conservatrice du maire sortant », campe le communiste Frédéric Dutoit. Composée par « toutes les forces de gauche »*, insiste-t-il, la liste, Allauch à gauche « appelle tous les citoyens attachés à nos valeurs à nous contacter, sur Facebook, Instagram (…) pour travailler le programme avec nous », énonce-t-il. Frédéric Dutoit, 69 ans, n’est pas un novice de la politique. Il a été maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements de Marseille de 2001 à 2008 et député de la 4e circonscription d’alors entre 2002 et 2007. Cet habitant d’Allauch depuis quinze ans, ancien directeur d’une entreprise de services à domicile, ne fait pas mystère que ses « camarades et forces de gauche sur Allauch sont venus le chercher ».

    Défaut de logement social

    Pour lui, le danger de l’extrême droite à Allauch, ville de 22 000 habitants est bien réel. « Ce parti a été majoritaire à toutes les dernières élections. » Frédéric Dutoit et ses trois premiers colistiers, Dorothée Sudan (LFI), Vincent Coulomb (PS), Denise Triscari (les Écologistes) étrillent « la gestion conservatrice du maire sortant Lionel de Cala (LR) ». Même si eux-mêmes disent vouloir protéger l’environnement et les collines allaudiennes, ils dénoncent le fait que le maire s’arc-boute sur son refus de logement social. Avec pour conséquence : « La jeunesse ne peut plus se loger et doit s’expatrier », souligne Frédéric Dutoit. Sa liste entend faire vivre la démocratie autrement, le vivre ensemble. La culture doit s’ouvrir aussi dit-il « à ce qui intéresse les jeunes ».

    * Les Écologistes, Génération. s,
    la France insoumise, le Parti socialiste, le PCF, Place publique, le Mouvement des progressistes.

  • Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Réfléchir à ce que les municipalités peuvent faire en matière d’alimentation est un enjeu central, tant sur le plan sanitaire que social et environnemental.

    C’est ce que propose de faire Toulon en Commun, ce jeudi soir, en invitant comme à chaque fois des élus des villes où des alternatives ont été mises en place pour permettre à la population de mieux se nourrir. Parmi elles, Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes. L’adjoint Gilles Perole sera présent pour mettre en avant cette aventure qui a déjà fait ses preuves et qui a inspiré d’autres communes. L’objectif est de montrer que sur un sujet comme celui-là aussi, il existe des marges de manœuvre pour impulser un projet politique.

    Baisse du gaspillage alimentaire

    Ce modèle repose d’abord sur la création d’une régie agricole municipale. Depuis 2011, Mouans-Sartoux a en effet mis en place une ferme municipale de six hectares, qui produit des légumes destinés à la restauration collective de la commune, désormais 100% bio et locale.

    Mieux encore, grâce à un travail sur les portions, le tri des restes et la sensibilisation des enfants, le gaspillage a fortement baissé avec une réduction d’environ 80% des déchets alimentaires dans les cantines. Ce qui a permis de maintenir le coût des repas stable tout en passant au bio.

  • [Entretien] Michèle Bitton : « Gaston Crémieux s’est inscrit dans les luttes pour la République »

    [Entretien] Michèle Bitton : « Gaston Crémieux s’est inscrit dans les luttes pour la République »

    La Marseillaise : Nous allons commémorer dimanche l’anniversaire de l’exécution de Gaston Crémieux. Aujourd’hui, que reste-t-il de sa mémoire
    à Marseille
     ?

    Michèle Bitton : Le premier de ces lieux de mémoire à Marseille, chronologiquement, c’est son caveau au carré israélite du cimetière Saint-Pierre. Il a été enterré tout de suite après son exécution, son corps a été donné immédiatement à la famille, ce qui n’est pas toujours le cas. Mais ce n’est que l’année d’après qu’un monument funéraire a été élevé, qui existe toujours. Il est indiqué dessus : dédié à Gaston Crémieux, par sa femme et les républicains de Marseille, parce qu’ils ne pouvaient pas en dire plus, en 1872… Une plaque a été apposée au pied de ce monument dans les années 1880, par l’Association culturelle des juifs du pape. Et il y a le boulevard Gaston-Crémieux dans les années 1920, sous la mandature du premier maire socialiste de Marseille, Siméon Flaissières. Durant la Seconde Guerre mondiale, le boulevard a été débaptisé, mais ce n’était pas le seul. Et ce n’est qu’en 2021, pour le 150e anniversaire de la Commune, après le changement de municipalité à Marseille, que Benoît Payan a fait apposer une plaque au Pharo. Il y avait eu des tentatives auparavant, par les Amis de la Commune de Paris, de mettre une plaque là-bas, qui avait été arrachée.

    Sur le boulevard Gaston-Crémieux, il est présenté comme un leader de la Commune de Paris, pourquoi celle de Marseille reste dans l’ombre ?

    M.B. : C’est une grosse erreur que j’ai signalée… Mais la Commune de Marseille n’a pas autant d’envergure. La Commune de Paris avait des ambitions que Marseille n’a pas eu le temps d’avoir, elle n’a duré que treize jours, et il n’y a eu durant ces treize jours que des luttes internes, ils n’ont pas eu le temps de promulguer des décrets qui auraient fait sa gloire, comme à Paris.

    Qu’est-ce que le travail d’avocat de Gaston Crémieux reflète des luttes sociales à Marseille à la fin du XIXe ?

    M.B. : C’était l’époque où les premiers socialistes se battaient pour abattre l’Empire. Il s’est inscrit dans ces luttes pour la République. Il n’a jamais été adhérent de l’Association internationale des travailleurs, mais il a beaucoup aidé les syndicats ouvriers à se constituer. À l’époque, c’étaient des associations mutuelles, de prévoyance, professionnelles, pour la transmission du savoir-faire. Il les aidait à rédiger leurs statuts, faisait des conférences populaires pour éclairer le peuple, leur apprendre le fonctionnement des institutions.

    Lesquelles de ses plaidoiries
    vous ont marquée ?

    M.B. : Une femme avait été accusée parce qu’elle avait été agressée par un homme, qui voulait l’épouser. Elle lui avait balancé du vitriol à la figure. Il a gagné le procès, elle n’a pas été condamnée. Et surtout il y a eu le procès très fameux, moins politique, moins féministe, l’affaire des empoisonneuses. C’étaient des femmes qui avaient empoisonné leurs maris, avec l’aide de leurs amants. Elles devaient être condamnées à mort, il a réussi à éviter qu’elles ne soient pas condamnées à mort. On ne lui connaît pas dans sa carrière de défense de grande cause politique, mais il a pris une grande part à la campagne électorale de Gambetta, le premier député socialiste élu à Marseille, en 1869.

    Pourquoi Gaston Crémieux a-t-il été le seul dirigeant politique de la Commune de Marseille à avoir été fusillé ?

    M.B. : Ça, c’est la grande question. Il y a eu trois hommes condamnés à mort dans le même procès, au mois de juin 1871. Étienne et Pélissier ont été graciés, mais pas Gaston Crémieux. L’avocat Roger Vignon, dans son livre, considère que c’est un procès inique, parce que sur la cinquantaine de questions auxquels devaient répondre les juges, pour savoir par exemple s’il avait été coupable « d’embaucher les soldats », la réponse a été non. Et il a été quand même condamné. Et sa condamnation a été maintenue.

    Des lieux de mémoire restent à créer ?

    M.B. : Le comité des Amis de la Commune Gard-Cévennes se bat depuis des années pour faire apposer une plaque sur sa maison natale. Et je suis en train de travailler sur les 26 condamnés à mort fusillés en France. Il y a eu 110 condamnés à mort en France après la Commune, et 26 ont été maintenus après que la commission des grâces ait refusé de leur accorder leur grâce. Dont Gaston Crémieux à Marseille, et deux soldats qui ont refusé de tirer sur les communards, qui ont été fusillés au Pharo. S’il y a une stèle installée, ce sera bien de rappeler ces soldats. Un autre lieu de mémoire qu’on essaie de mettre en place, c’est à la Plaine. Il y avait une grande salle de spectacle, l’Eldorado, au 22, place Jean-Jaurès. Dans cette grande, le 22 mars 1871, Gaston Crémieux a prononcé un discours fameux qui a été à l’origine de la Commune de Marseille. Le lendemain, la préfecture avait appelé à une manifestation en faveur de Versailles, et les Marseillais n’étaient pas d’accord et ont manifesté en solidarité avec la Commune de Paris. L’année dernière, nous avions fait un pochoir à cet endroit. On aimerait bien que ce soit pérenne.

    Rendez-vous ce jeudi à partir de 16h30
    à la brasserie le Terminus, entrée libre
    et gratuite dans la limite des places disponibles. La présentation sera précédée d’un dépôt de gerbe devant la plaque commémorative de Gaston Crémieux.

  • Un chantier pour rendre son éclat au théâtre du Gymnase

    Un chantier pour rendre son éclat au théâtre du Gymnase

    En lieu et place des sièges du parterre, les échafaudages tutoient désormais les balcons. Après deux mois de préparatifs, le chantier de rénovation du théâtre du Gymnase est enfin lancé, quatre ans après la fermeture des lieux. Des travaux chiffrés à 18 millions d’euros et prévus pour durer deux ans. « Un chantier exceptionnel pour un Gymnase exceptionnel », sourit le maire (DVG) Benoît Payan.

    « Ce qui posait problème à l’origine, c’est un problème de sécurité : le balcon s’affaissait parce qu’il y a eu des infiltrations d’eau, mais aussi des travaux dans les années 1980 », rembobine l’architecte Ignacio Tillard, du cabinet Panorama architecture. Et de détailler : « Un certain nombre de poteaux ont disparu pour améliorer la visibilité de la scène depuis les places défavorisées, ce qui a provoqué des problèmes de structure. » À quelques semaines des municipales en 2020, les balcons fragilisés avaient dû être interdits d’accès, avant la fermeture totale, un an plus tard, de ce théâtre à l’italienne ouvert en 1804, classé Monument remarquable.

    Après la dépose du lustre, il reste à démonter les garde-corps de la corbeille pour leur restauration, avant la démolition des balcons. « L’ensemble des moulures va être reproduit grâce à des recherches d’archives, de photos, avec l’ajout de toutes les décorations qui ont disparu après-guerre », explique l’architecte. La reconstruction des balcons sera aussi l’occasion d’en améliorer le confort, avec l’élimination totale des poteaux qui gênaient la vue, « une prouesse technique exceptionnelle », insiste Benoît Payan. Les peintures du plafond seront aussi restaurées, le parterre rendu accessible de plain-pied depuis la rue, les équipements scéniques modernisés, un parquet posé pour améliorer l’acoustique. « Ce sera vraiment un stradivarius », apprécie le directeur du théâtre, Dominique Bluzet. À l’extérieur, les escaliers seront retirés pour redonner toute leur dimension aux portes d’entrée, le hall modernisé. « Ce n’était pas la peine de faire une rénovation au rabais, appuie l’adjoint PCF à la culture, Jean-Marc Coppola. Quand on a un des plus anciens lieux de culture de Marseille, on met d’emblée le paquet. » Un modèle pour la restauration à venir de l’Opéra.

    Plus rapide qu’à Paris

    « Je trouve lamentable qu’on abandonne ainsi la culture, ici sur la Canebière », lâchait pourtant la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, le 3 novembre. « Elle s’attendait à voir des grues devant le théâtre, tance Benoît Payan. Il faudra que quelqu’un se dévoue pour lui expliquer que pour refaire un théâtre, il n’y a pas de grues. » Et de souligner le chemin parcouru, notamment grâce à la gratuité dans les musées : l’exposition Detaille au Musée d’histoire bat déjà des records de fréquentation. « Beaucoup considèrent que la culture n’est pas une priorité dans les temps difficiles, or, elle est notre humanité », appuie l’édile. Quant au délai pour restaurer le théâtre du Gymnase, « nous avons été beaucoup plus rapides que les Parisiens, qui ont mis neuf ans et demi pour rénover le théâtre de la Ville », se réjouit Dominique Bluzet.

  • Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    C’était attendu, c’est désormais officiel : Pascale Bories brigue un deuxième mandat. La maire (LR) de Villeneuve-les-Avignon a levé le faux suspense, ce mardi soir devant la presse. « J’ai la passion et l’énergie pour repartir pour un second mandat », annonce-t-elle dans un pub de la commune gardoise, entourée de plusieurs membres de sa majorité. Se sentant « soutenue » par son équipe, celle qui avant d’être maire était première adjointe de 2001 à 2020 ne s’est pas vraiment épanchée sur son bilan et encore moins les projets à venir, remettant cela à la rentrée de janvier. Son équipe souffle toutefois « les pistes cyclables » ou « le nouveau réfectoire ».

    Troisième commune la plus importante du Grand Avignon, Villeneuve a forcément une place prépondérante dans l’agglo. Est-ce que comme son prédécesseur à la mairie, Jean-Marc Roubaud, vise-t-elle aussi la présidence ? « La question n’est pas du tout à l’ordre du jour, ce qui m’importe c’est le projet de territoire mais mon rôle sera de peser sur les projets du mandat », soutient Pascale Bories, élue au 1er tour en 2020 (60% des voix) face à deux listes. La conseillère départementale veut que « le territoire parle d’une même voix », soulignant son travail à la présidence du Scot (schéma de cohérence territoriale) « voté à l’unanimité ». « Il faut cesser d’opposer les Gardois et les Vauclusiens, je l’ai trop entendu sur ce mandat de la part d’élus vauclusiens », déplore-t-elle. Villeneuve avait pourtant donné le bâton pour se faire battre car lors d’une consultation de la population fin 2022, la crainte « d’afflux d’indésirables » [venus d’Avignon] avait suscité l’indignation de la majorité municipale avignonnaise.

  • Yoann Toubhans nommé nouveau sous-préfet de Carpentras

    Yoann Toubhans nommé nouveau sous-préfet de Carpentras

    Âgé de 48 ans, il prendra officiellement ses fonctions le 8 décembre. Le haut fonctionnaire arrive de Corse, où il était sous-préfet de Calvi depuis 2021. Des fonctions précédemment occupées également à Nice-Montagne et Toul en Meurthe-et-Moselle. Initialement fonctionnaire territorial, Yoann Toubhans a commencé sa carrière en qualité
    de chargé d’études à la direction des affaires administratives et juridiques du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, en 2001.