Category: politique

  • Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Lui n’aura eu qu’une année pour convaincre ses administrés. Après la démission de Jacky Gérard, Joël Lévi-Valensi s’était vu, le 11 janvier dernier, passer l’écharpe de maire au cou. Un mandat court et l’envie de « poursuivre », puisque candidat à sa réélection. « Je suis au travail pour Saint-Cannat depuis dix ans », rappelle celui qui a débuté comme adjoint au sport, jeunesse et vie associative avant d’être désigné, sous le mandat de 2020, premier adjoint du maire, délégué aux finances et toujours en charge de l’associatif. Argument allégué par Joël Lévi-Valensi, en plus de celui d’être fonctionnaire territorial depuis plus de 20 ans : en ce début de semaine, le maire sortant lance sa candidature à sa réélection, affiché à la tête de la liste « Ensemble pour Saint-Cannat ». « Je monte une liste sans étiquette, avec des gens raisonnables », précise le candidat. Exit donc, les « extrêmes ». « Je n’envisage pas d’accord d’appareil, de discuter de logiques partisanes. J’essaie de m’entourer de personnes qui veulent s’investir dans le village. Je suis un républicain, je vais de la gauche socialiste à la droite républicaine en passant par les écologistes modérés, mais je n’irais pas au-delà [pour composer la liste, Ndlr.], poursuit le maire. L’idée est de débattre, de se nourrir des avis des uns et des autres. C’est une recette qui permet de maximiser nos chances de prendre les meilleures décisions pour notre territoire. » La liste devrait être renouvelée « à 60% ».

    « Proximité » en priorité

    Lévi-Valensi, s’il devait se revendiquer, se décrirait comme « centre droit ». Pour cette campagne, ce sera sans étiquette. Le candidat préfère se définir par son adhésion au label Maires de Provence, qu’il estime un « un label de proximité » celui des « maires dans le cambouis » et loin des « politiques politiciennes » comme au micro-parti Cap sur l’Avenir, fondé en 2021 par Renaud Muselier (Ren.). Des appartenances en toile de fond d’un programme, qui doit encore être établi. « J’ai une sensibilité particulière pour l’action sociale sur mon territoire, que je souhaite muscler sur ma commune », précise-t-il avant tout.

    Quatre grands axes dessinent d’ores et déjà la colonne vertébrale du programme : le vivre ensemble, « la raison profonde de mon engagement est cette vie de village qui existe ici », précise le candidat, l’environnement dans un village « composé de 3 000 hectares d’espaces naturels et agricoles », la gouvernance et la co-construction publique quand « un certain nombre de citoyens ne se sentent plus du tout concernés par des affaires politiques. Cette année nous avons créé 7 comités consultatifs ». Enfin, la sécurité. Dans les clous également : l’épineux projet de déviation de la D7N « sur lequel nous continuons à nous engager » et la création d’une cave coopérative. À ce stade, Joël Lévi-Valensi est le seul à s’être déclaré en lice pour reprendre la mairie. La question d’une déclaration du RN, dont un local a été inauguré en 2024 par Romain Baubry, député de la 15e circonscription étiqueté au parti d’extrême droite, reste en suspend.

  • Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Il se pose en héritier de René Raimondi (ex-PS). Rémi Esnault, désigné par le maire sortant pour prendre la suite de l’action municipale menée depuis 2004, a présenté ce samedi le bilan du mandat qui s’achève, dont il espère prendre la relève en mars 2026. « C’est cet ADN fosséen d’ambition, de service public qui a été plébiscité par la population, et à juste titre, affirme-t-il. On gardera toujours cette ligne de protection. »

    Pas de rupture brutale, donc, et des dossiers bien connus du directeur de cabinet, qui compte s’appuyer sur son expérience acquise dans les coulisses de la mairie pour poursuivre certains projets, tels que la construction de la cuisine centrale dédiée aux seniors ou de la nouvelle piscine métropolitaine, l’enfouissement des lignes à très haute tension dans le secteur des carabins et le sud de la commune ou encore la création d’un réseau de chaleur à destination des équipements publics à partir des pipes de l’ancienne raffinerie Esso.

    Dans son programme, Rémi Esnault souhaite apporter une attention toute particulière au dynamisme du centre-ville. « Il faut préempter et acheter un maximum de bâtiments, les rénover, faire en sorte de choisir nos locataires, ce qui nous permettra d’avoir une vraie stratégie de déploiement commercial et d’habitat social », présente-t-il, en prenant pour exemple la Poste du centre ancien, où une esthéticienne est désormais installée.

    Une liste à moitié renouvelée

    « N’oublions pas que nous sommes une ville de gauche avec des valeurs de solidarité et de proximité et que tout ce qui se présente en face de nous ne va pas dans le même sens, on a des gens qui veulent casser le service public, qui veulent virer les employés communaux, qui veulent moins dépenser et ça, ça se ressentirait au quotidien », pose-t-il, dans une attaque à peine voilée à l’encontre de Philippe Maurizot, conseiller municipal d’opposition adoubé par l’extrême droite via le label « La Provence qu’on aime ».

    Si Rémi Esnault ne prend pas la menace RN à la légère, il assure néanmoins : « La personne qui s’est affublée de l’étiquette a perdu X et X élections. Si elle avait une quelconque crédibilité auprès des Fosséennes et des Fosséens on s’en serait aperçus depuis le temps. »

    Quant à la candidature dissidente de Jean-Michel Leroy (PS), le dauphin de René Raimondi prévient : « C’est un épiphénomène très regrettable puisque ces gens vont devoir assumer la responsabilité de leur déloyauté dans un contexte ou le RN a des appétits sur de nombreux territoires, dont le nôtre. Leur geste de rupture est encore plus grave qu’il ne l’aurait été sans la menace de l’extrême droite. »

    Rémi Esnault présentera sa liste, dont la moitié sera composée de personnes issues de la majorité actuelle, ainsi que son programme lors d’une réunion publique dont la date sera prochainement annoncée.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • [Rétro 2025] À Béziers, Ménard s’en prend encore aux quartiers populaires

    [Rétro 2025] À Béziers, Ménard s’en prend encore aux quartiers populaires

    Interdiction de la vente des canettes de bière à l’unité, zèle pour la construction d’un centre de rétention administrative… On ne compte plus les fois où, en 2025, Robert Ménard s’en est à nouveau pris aux populations précaires, quelles que soient leurs nationalités.

    L’une de ses décisions unilatérales les plus commentées fut sans doute le choix d’étendre, durant tout l’été (vacances scolaires incluses), son arrêté municipal instaurant un couvre-feu pour mineurs de moins de 15 ans. Une mesure motivée à l’époque par les émeutes dans les banlieues (suite à la mort du jeune Nahel tué par un policier), qui avait déjà fait réagir en 2024, bien que le Conseil d’État n’ait pas jugé opportun de l’annuler.

    N. Cossange : « Mépris de classe »

    Se sentant pousser des ailes, le shérif de la cité Paul Riquet a donc remis ça en ciblant des quartiers populaires. De 23h à 6h du matin, les mineurs de moins de 15 ans résidant en centre-ville, à la Devèze ou à Irranget-Grangète se sont donc vus confinés chez eux jusqu’au 30 septembre, mais aussi pendant les vacances scolaires et la nuit d’Halloween, le 31 octobre. Le tout sous couvert de lutter contre le trafic de drogue.

    « Robert Ménard réduit la question de la délinquance aux quartiers populaires. Il affiche un mépris de classe qui est aussi un aveu d’impuissance : sa politique de ravalement de façade sans lien avec la nécessité de services publics est un échec », commentait alors l’opposant Nicolas Cossange (PCF).

    Du côté de la LDH 34, Sophie Mazas n’en démord pas. « L’article 34 de la Constitution dit que toute mesure de restriction de liberté doit se faire au niveau du Parlement. Son arrêté est directement contraire à la loi. »

  • La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    C’est une délibération rédigée par Cécile Helle elle-même : l’héritage de Terre de culture 2025 avec la pérennisation de plusieurs dispositifs lancés cette année concoctée pour marquer le 25e anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture. Portée par la présence des œuvres de Jean-Michel Othoniel, dont deux resteront à Avignon après un don de l’artiste, la fréquentation des sites emblématiques a été au plus haut cette année. « Il y a eu 720 000 visiteurs au palais des Papes, sur les bases du record de l’an dernier alors que le pont d’Avignon progresse de 15% et va atteindre un record historique à 530 000 visiteurs », révèle la maire PS. À cela s’ajoutent 330 000 visiteurs dans les musées, « dont 100 000 au musée Lapidaire qui a doublé sa fréquentation », précise Cécile Helle et espère que leur gratuité sera maintenue.

    Revenant sur « le succès populaire » de Terre de culture 2025 dont une soirée bilan avait lieu vendredi, l’édile a acté la « pérennisation de nouveaux dispositifs d’action et d’éducation artistique et culturelle ». Comme les quatre Maisons folie, lieux hybrides de fabriques culturelles, mais aussi les Explorateurs de la culture (à destination des publics éloignés des pratiques culturelles), le festival Tous artistes, le métro Europa ou l’Odyssée des petits curieux. « Cette année a été l’illustration de ce que nous avons fait pour la culture depuis 12 ans », se félicite Cécile Helle. L’élue à la vie étudiante, Anne Gagniard, le premier adjoint, Claude Nahoum, ou l’adjoint à la ville démocratique, Éric Deshayes, ont également abondé. « Cette année a été un acte de résistance à l’heure où beaucoup de collectivités ont effacé de façon radicale la culture de leur programmation », appuie ce dernier.

  • Toulon en Commun en avance sur le programme

    Toulon en Commun en avance sur le programme

    À quelques jours de Noël, l’équipe de Magali Brunel (PS) tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun (Tec) tient à offrir aux Toulonnais le fruit de longs mois de travail.

    Pas de crèche ni de sapin, lâche malicieusement André De Ubeda (PCF) mais déjà la possibilité pour les habitants de découvrir de nouveaux éléments programmatiques.

    Du concret insiste le conseiller municipal d’opposition en exercice plutôt que « des phrases creuses et des slogans marketings », sans nommer personne. À ces côtés, Magali Brunel met en avant pour commencer « la méthode unique certainement en France » : « Depuis 6 ans, Toulon en Commun consulte les associations, les syndicats, les professionnels pour faire des constats et proposer des solutions ».

    Ces dernières sont au final validées par l’Assemblée populaire qui reste souveraine. Un exercice démocratique qui donne toute sa force au collectif. Et de poursuivre : « Six conférences-débats ont également permis de s’inspirer des réussites d’autres villes en invitant leurs élus à expliquer leurs démarches ».

    Résultat, en matière de logements, Toulon en Commun annonce l’encadrement des loyers. Mais aussi la création de logements sociaux pour lutter contre la pénurie et améliorer l’habitat dégradé privé, comme à Pontcarral ou à la Grande Plaine. Ainsi qu’une réglementation stricte pour encadrer les locations saisonnières.

    Trois centres de santé,

    l’eau municipalisée

    Quant aux services publics, il est prévu la création de trois centres de santé et la remunicipalisation de l’eau, avec les premiers mètres cubes gratuits. Côté transport, c’est le choix du tramway qui est défendu mais aussi la gratuité des transports en commun et beaucoup plus de moyens pour les mobilités douces.

    Sur le sujet sensible de la sécurité publique la gauche veut « réorienter le rôle de la police municipale vers plus de présence de proximité ».

    Toulon en Commun prévoit également une rénovation thermique massive des logements publics et l’obligation d’escales plus longues et moins nombreuses pour les bateaux de croisière et les ferries afin de les obliger à se connecter à quai.

    L’équipe met également en avant un passeport culture pour les jeunes et annonce la gratuité des fournitures scolaires. Pour renforcer la démocratie locale, des assemblées de quartier et de référendums d’initiative citoyenne seront mis en place. Encore des cartes abattues. Vivement que chacun en fasse autant pour que la campagne démarre réellement projet contre projet, pour la bataille des idées.

  • À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    « J’espère avoir été à la hauteur de l’honneur que m’ont fait les Avignonnais ». Moment d’émotion et d’adieux ce samedi, en clôture du conseil municipal. Après presque 12 ans à la tête de la Ville, Cécile Helle présidait sa dernière séance. Une fois l’ordre du jour épuisé, la maire (PS) a adressé une série de remerciements à ses élus successifs, les services, son cabinet qui ont contribué à cette « aventure incroyable ». Dans la foulée, peut-être plus ému que Cécile Helle, Claude Nahoum le premier adjoint lui a, au nom de la majorité, rendu la pareille.

    Debout, la majorité mais aussi des élus d’opposition écologistes ou de centre droit, applaudissent l’instant. Point final d’un conseil dense, marqué par le vote du budget, où malgré l’échéance des municipales (15 et 22 mars), la majorité a parlé d’une seule voix. Bien sûr à l’heure du café, les conversations tournaient autour du sondage paru le matin dans La Provence, donnant Anne-Sophie Rigault (RN) à 22%, Olivier Galzi (DVD) à 21% mais surtout David Fournier (PS) à 18%, très loin devant ses autres concurrents de la majorité de gauche (Joël Peyre est à 5%). « On n’est plus dans la marge d’erreur », apprécie David Fournier, qui appelle plus que jamais au rassemblement.En séance, contrairement à la précédente fin novembre où certains candidats cherchaient à faire un (petit) pas de côté, la majorité a fait corps derrière Cécile Helle et son bilan. Et ce à l’occasion du vote du budget 2026. « Avignon a retrouvé une situation financière saine, bien meilleure qu’il y a 12 ans », souligne Joël Peyre, monsieur budget des deux mandats. « Une gestion exemplaire, je tiens à remercier mon collègue et ami Joël Peyre pour avoir conduit cela », flatte David Fournier, adjoint à l’administration municipale, qui remercie aussi ses « collègues élus et toi ma chère Cécile » pour les valeurs portées. « Ensemble et solidaires, nous en serons le garant », assure avec malice David Fournier, qui cite là le nom de sa liste. « Ce bilan n’est pas à rougir mais à honorer », embraye Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et prétendant au fauteuil de maire, glissant que le budget est le fruit « d’une vision collective, eaucoup dans cette salle en auront besoin pour porter un projet ».

    « La tâche n’est pas facile »

    Personne n’avait envie et intérêt à gâcher ou faire de l’ombre à la sortie de Cécile Helle. Dans une longue intervention testamentaire, la maire estime laisser les clés d’Avignon « dans les meilleures conditions » et distille quelques conseils : « Je souhaite bon courage au maire qui me succédera, la tâche n’est pas facile, elle demande de l’audace, le don de soi, porter la quotidienneté tout en ayant une vision d’avenir ». Message directement adressé à Anne-Sophie Rigault. L’élue RN livre un alter bilan ultra manichéen : « Vous laissez un chantier colossal où tout est à refaire, tout à reprendre », ne s’embarrasse pas la candidate. « J’ai été une maire réélue, meilleur gage que votre action est reconnue, réplique Cécile Helle. Les Avignonnais ont déjà dit en 2020 qu’ils ne voulaient pas de vous, ils vous le rediront encore en mars, Avignon est une ville solidaire et progressiste. » Tout au long du conseil, la gauche aura concentré ses critiques sur l’extrême droite, son vrai adversaire. À l’instar de Mouloud Rezouali, siégeant dans l’opposition écologiste mais soutien de Davier Fournier : « Mme Rigault, vous fonctionnez comme une IA dont l’algorithme est basée sur la noirceur, le pessimisme et l’intolérance, vous n’aimez pas les Avignonnais ! ».

    EN BREF

    Un public nombreux et bruyant

    Si habituellement, le nombre de présents dans le public tient sur les doigts d’une main, la cinquantaine de chaises était remplie ce samedi. Le dernier conseil municipal du mandat, ultime également pour Cécile Helle, a attiré du monde. Pas d’Olivier Galzi, candidat (DVD) cette fois, mais Farid Faryssy, ex-LFI soutien de David Fournier. Mais aussi le président du bailleur GDH Michel Gontard, premier adjoint lors du mandat précédent. Un public qui s’est bruyamment applaudi l’intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue et candidate RN. La maire a rappelé l’usage que le public ne devait pas se manifester. Elle redira la même chose après la conclusion de Joël Peyre, élu aux finances. Et même, sourire aux lèvres, lorsque sa majorité s’est levée pour l’applaudir à l’issue de sa conclusion sur le budget.

    Un nouveau centre de loisirs

    Les élus ont acté la création d’une nouvelle base de loisirs municipale à la Murette en lieu et place de l’ex-école maternelle du clos de la Murette, fermée en juillet dernier. L’ouverture, prévue en septembre prochain, nécessite 400 000 euros d’investissement. « Cela répond à des objectifs de demande des familles, de diversifier des lieux d’accueil et d’optimisation du patrimoine municipal », présente Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports, précisant que le centre ne déshabille pas le site de la Souvine (transformé en base de loisirs sur les périodes de vacances) pour rhabiller la Murette. « Ce n’est pas un transfert d’activité, on monte en puissance avec 170 places supplémentaires », détaille l’adjointe.

    Unanimité pour la nouvelle cuisine

    Si les élus RN ont, par le passé, voté contre la baisse des tarifs de cantine, l’unanimité a régné pour acter la construction d’une nouvelle cuisine centrale au MIN (18 millions d’euros), permettant de répondre à la demande croissante du nombre de repas dans les cantines.

  • Hérault : décès brutal du maire de Saint-Jean-de-Védas, François Rio

    Hérault : décès brutal du maire de Saint-Jean-de-Védas, François Rio

    Ce devait être une journée et une soirée de joie complète à Montpellier avec l’inauguration de la ligne 5 du tramway. Cette journée historique a pris un tour tragique avec le décès soudain d’un des vice-présidents de la Métropole Montpellier Méditerranée, le maire de Saint-Jean de Védas, François Rio, à l’âge de 42 ans, victime des conséquences d’un accident domestique.

    Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a fait part samedi soir de son émotion sur les réseaux sociaux : « J’ai appris avec stupéfaction le décès soudain de François Rio, maire de Saint-Jean-de-Védas. Je veux tout d’abord adresser à son fils, à sa famille, à ses proches, aux élus du conseil municipal de Saint-Jean-de-Védas et aux habitants de la commune mes plus sincères condoléances. Cette nouvelle me bouleverse littéralement. Je connaissais François depuis 30 ans car nous avions milité ensemble au mouvement des jeunes socialistes. Nous étions encore ce matin ensemble pour démarrer la journée inaugurale de la ligne 5 de tramway que nous attendions tous depuis si longtemps. Il avait défendu avec détermination ce dossier stratégique à mes côtés, de la même façon que le Contournement ouest de Montpellier. »

    En décembre 2022, François Rio était l’invité de l’émission Quoi de Neuf, proposée chaque semaine par Radio Divergence et La Marseillaise.

    Nous mettons en ligne cet échange d’une heure qui témoignait de l’engagement passionné d’un maire pour sa commune et la métropole. Un hommage sera rendu par la Métropole Montpellier Méditerranée a annoncé Michaël Delafosse.

  • Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Ils tenaient à marquer le coup avant les fêtes. Créé l’hiver dernier avec l’ambition de bâtir une large liste citoyenne et républicaine pour les municipales afin de mettre fin aux 30 ans d’extrême droite, le collectif Tous orangeois a acté son entrée en campagne ce vendredi. « C’est une période grave et historique à Orange, nous voulons apporter un peu de joie et bonne nouvelle entre le procès Bompard et les Chorégies, et prouver ensemble qu’il est possible de faire triompher une liste citoyenne représentative de tous les Orangeois », expose Gilles Taillardas, libraire et l’une des figures de proue du collectif.

    Si un vote interne a acté qui sera la tête de liste, celle-ci ne sera dévoilée que début janvier. La liste prendra le nom de « Orange cœur citoyen ». Le collectif, qui ne souhaite aucun soutien officiel de partis politiques bien qu’être encarté ne soit pas interdit pour être sur la liste, regroupe majoritairement des novices en politique mais comptera trois élus, anciens ou actuels, de gauche, à l’instar de Patrick Savignan qui siège aujourd’hui dans l’opposition. Dans l’attente du verdict du procès Bompard le 26 janvier, Tous orangeois est la 3e liste déclarée après celle du RN Jean-Dominique Artaud et de la macroniste et élue d’opposition, Carole Normani. Un temps moteur du collectif, Gilles Laroyenne (UDI) l’a depuis quitté, l’estimant trop à gauche.

    « Nous prônons la liberté idéologique, la coconstruction et l’intelligence collective », défend Gilles Taillardas. Rétablir de « la vie démocratique » est un mantra du collectif. « Il faut une politique apaisée, à l’écoute de tous », fait savoir Hinda Aït-Lalamma, souffrante vendredi mais très active dans la campagne. « Nous voulons gagner pour instaurer une action publique plus humaine, rendre Orange plus désirable et rétablir une sérénité politique », avance Antoine Boudet, ostéopathe, investi aussi dans la vie associative sportive. Difficile pour les futurs colistiers de ressortir une mesure prioritaire ou d’urgence. Valérie Féral, assistante dentaire, cible « la jeunesse mais aussi l’accès aux soins et la sécurité ». Plusieurs réunions thématiques sont prévues à partir de janvier, afin de dévoiler le programme issu d’enquêtes de terrain menées depuis 10 mois par le collectif.

  • Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    « Si nous arrivons à être aux manettes, amorce la tête de liste Jean-Pierre Squillari, nous espérons inverser la tendance, que les commerces rouvrent et que les gens vivent bien à Aubagne. » Il est entouré par 8 personnes de son équipe (gauche et citoyens, sans LFI). Le « dépérissement d’Aubagne n’est pas une fatalité. Le centre-ville ne manque ni de potentiel, ni d’atouts. Il manque une direction claire », estime la tête de liste. David Chiousse, directeur de campagne, observe : « Les commerces ne ferment pas s’il y a de la fréquentation. Un des enjeux est de redonner de l’attractivité au centre-ville. »

    « Ce sera financé »

    Parmi les leviers envisagés, la création d’une halle, « avec producteurs locaux, artisans, concerts (…) ». Elle pourrait être implantée cours Voltaire, là où reviendrait le marché, et où serait abandonnée la construction de l’Office de tourisme, dans le secteur Grimaud ou sur la friche du Palace. Pour Jean-Pierre Squillari, la halle, « locomotive économique et culturelle », sera un des moteurs pour l’attractivité du centre-ville. De même que le « parc urbain », qu’Aubagne en commun veut réaliser au Bras d’Or. Dans ce « poumon vert », l’équipe veut « reconstruire la piscine ». Elle serait non couverte, mais pourrait être chauffée. Pour Jean-Pierre Squillari, l’actuelle piscine Alain-Bernard, très utilisée par les écoles, offre peu de créneaux au grand public. L’équipe veut aussi une ville plus fraîche l’été, avec de l’ombre et de l’eau dans les fontaines. « Ce n’est pas un catalogue de promesses, ce sera financé », assure Jean-Pierre Squillari. Aubagne en commun propose en effet de renégocier la concession d’aménagement du centre-ville d’Aubagne par la Soleam (société publique locale d’équipement), pour laquelle « 10 millions d’euros ont déjà été versés ».