Category: politique

  • À Gignac, la municipalité de gauche face au RN

    À Gignac, la municipalité de gauche face au RN

    Voilà quelques mois qu’Amélie Drevet – ex-secrétaire du FNJ 34 – arpente les marchés avec la députée Manon Bouquin (RN). Localement, la rumeur de sa candidature croissait depuis septembre, lorsqu’elle a créé une page « Personnalité publique » à son nom sur Facebook.

    Comme l’a relaté Mediapart, c’est aussi à ce moment-là que la candidate a été évincée des listes de la FCPE de Gignac, fédération de parents d’élèves à laquelle elle adhérait depuis plusieurs années malgré une dissonance politique forte, et qui craignait alors une tentative d’entrisme…

    Le maire divers gauche Jean-François Soto -qui est aussi président de la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault et conseiller départemental- y voit le reflet d’une posture politicienne. « C’est une stratégie nationale… Leur seul programme, c’est d’essayer d’être les relais des politiques nationales de ce parti d’extrême droite », déplore l’élu, qui brigue un troisième mandat.

    Lors de ses premières sorties médiatiques, la candidate a effectivement égrainé les thématiques phares de son parti : abandon du centre, sécurité, préférence « municipale »… Des slogans plus que des réalités. « Je pense qu’ils sont à côté de la plaque », rétorque le maire. Il poursuit : « À Gignac, les politiques publiques de proximité se voient. Il n’y a pas d’insécurité, il y a de plus en plus d’entreprises et nous gagnons une centaine d’habitants chaque année. » Il lui oppose aussi sa politique culturelle municipale, la halle des sports, le lycée Veil, et dans un futur proche l’installation d’un centre d’imagerie médicale (IRM) et d’une unité de gendarmerie.

    Ici, au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen était arrivée en tête avec 51,52% des voix… À l’inverse, dans cette même ville de Gignac la députée RN Manon Bouquin avait été devancée par le candidat de la gauche Sébastien Rome. À suivre donc.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet, président du groupe Printemps marseillais. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, 9-10…

    À vous la parole ⬇️

  • Le dernier conseil municipal à Martigues voit le contournement en vert

    Le dernier conseil municipal à Martigues voit le contournement en vert

    En une heure, c’était fini. Le dernier conseil municipal de la mandature fut expéditif, avec 26 questions à l’ordre du jour ce mercredi soir. Et – presque – aucun débat, dans une sérénité peu commune à l’exercice.

    Malgré tout, une délibération importante pour l’évolution de Martigues a été votée, s’agissant des mesures compensatoires devant être prises pour deux grands projets : le contournement autoroutier de Martigues – Port-de-Bouc et le nouveau collège Marcel Pagnol. L’adjoint à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF) rapporte qu’« il s’agit d’approuver une Obligation réelle environnementale [ORE], un dispositif foncier de protection des espaces naturels et de reconquête de la biodiversité » que la majorité propose de contractualiser entre la Ville et l’État pour les 50 ans qui viennent.

    Le contournement autoroutier impacte 80 hectares d’espaces naturels, où se situent 267 espèces végétales dont 14 protégées et 27 patrimoniales, ainsi que 124 espèces animales d’après l’inventaire de l’Autorité environnementale. Le Collège Pagnol est associé à la démarche avec 5 hectares artificialisés. L’adjoint se félicite d’« avoir pu compenser sur notre territoire, ce qui prouve la richesse de notre biodiversité » d’après l’élu.

    Compensations locales

    Frédéric Grimaud (LFI) est le seul à désapprouver. « Je suis très sceptique sur la démarche de détruire un espace naturel et de faire des compensations », explique le conseiller municipal d’opposition. « Je reste persuadé que le meilleur moyen de protéger la biodiversité est de ne pas construire d’autoroute », argumente-t-il, s’abstenant avec Anne-Marie Sudry (GRS).

    Sur le territoire de la ville, 70 hectares sont compensés sur les lieux-dits du Maquénéou, du Vallon du Pauvre homme et de la Plaine de Saint-Macaire, 20 autres le sont sur parcelle d’État ou de la Métropole. « La Dréal Nous laissera la possibilité d’entretenir et de reconquérir ces espaces avec l’aide de ces services techniques », a précisé Florian Salazar-Martin en préambule.

    D’après le document soumis au vote, « la proximité géographique des parcelles accueillant les mesures compensatoires environnementales permet d’assurer la préservation et le retour des espèces dans le même bassin fonctionnel présentant des habitats similaires ».

    Au sortir du dernier conseil municipal de la mandature, le maire (PCF) Gaby Charroux a fait état des « 52 Conseils municipaux depuis 2020, pour 2042 délibérations, parmi lesquelles 1 329 adoptées à l’unanimité, soit 65% ». « Un chiffre pas anodin qui témoigne la qualité du travail accompli au-delà des sensibilités pour faire avancer la ville dans l’intérêt général » selon l’édile, qui remercie l’ensemble des services municipaux avec les applaudissements de tout le conseil municipal… Sauf le RN.

  • Le candidat RN de Carpentras désinvesti pour des tweets racistes

    Le candidat RN de Carpentras désinvesti pour des tweets racistes

    Des tweets à caractère raciste et sexiste qui auraient été postés par Christian Richaud-Simoni, candidat désigné par le RN et l’UDR, ont été exhumés par le journal Libération et lui coûtent son investiture.

    Dans son article publié ce mardi 4 février, le quotidien rapporte des dizaines de posts problématiques sur le réseau social X. Ceux-ci ont depuis été supprimés. Ce compte était celui que le compte officiel du Rassemblement national de Vaucluse utilisait pour identifier ce candidat sur ce même réseau.

    Sont visées dans ses attaques des personnalités politiques telles que la députée LFI de la 17e circonscription de Paris, Danièle Obono. « Que cette Obono retourne avec les bonobos (sic) de son pays : honte à elle et à tous ceux qui l’ont élue », aurait-il écrit en 2017 en réponse à un post du blog d’extrême droite Boulevard Voltaire qui expliquait que Jean-Luc Mélenchon s’opposait « à la fermeture des mosquées extrémistes ». Dans le même mois, il s’adressait à nouveau à l’élue insoumise ainsi qu’à son collègue d’alors, Adrien Quatennens, en affirmant que « le Front de gauche rassemble l’ensemble des anti-humains : ce ne sont que des aberrations de la terre, des êtres maléfiques ». Il s’en prend aussi à l’acteur Omar Sy en écrivant à son propos que « quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent » et « qu’il s’occupe de ses chèvres ».

    Islam et Outre-mer

    L’ancien juge du tribunal de commerce de Carpentras et ancien directeur d’un magasin de bricolage local s’en serait aussi pris à la religion musulmane. Tels que : « M. Valls, nous ne gagnerons pas la guerre contre l’islam avec nos lois et nos insoumis de gauche » ou encore « en fait, l’islam n’est pas incompatible avec… rien ». Ou encore que « les lieux de culte musulmans du 93 devraient être transformés en prisons ». Ainsi qu’une publication sur les territoires d’Outre-mer français. En réponse à un article du blog d’extrême droite Fdesouche.com sur X, qui évoque l’accueil de demandeurs d’asile « africains » par le sous-préfet de Mayotte, on peut lire : « Mayotte et la Guyane sont les deux furoncles de la France. Ils sont soignés par nos politiques bien-pensants. »

    Suspendu

    Des propos qui seraient en fin de compte bien les siens. Dans un communiqué de presse signé par le délégué départemental du Rassemblement national de Vaucluse, Thierry d’Aigremont, il est affirmé que le parti « a découvert par voie de presse, avec stupéfaction, de vieilles publications datant de 2017 mises en ligne sur les réseaux sociaux par M. Christian Richaud-Simoni ». Poursuivant qu’« il désapprouve et condamne sans réserve » ces écrits « qui ne sont pas compatibles et en totale contradiction avec les valeurs et le projet », la commission nationale d’investiture a décidé de désinvestir ce candidat immédiatement. Christian Richaud-Simoni est également suspendu de son parti « dans l’attente d’être convoqué devant ses instances disciplinaires ». Une nouvelle tête de liste pour ces élections dans la capitale du Comtat Venaissin sera « désignée très prochainement ».

    Ce coup de théâtre devrait profiter aux candidats restants, à savoir le maire sortant Serge Andrieu (DVG), l’ex-maire Francis Adolphe (ex-PS), à nouveau candidat après avoir purgé son inéligibilité, et Bertrand de La Chesnais, ancien directeur de campagne d’Éric Zemmour.

  • Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    « Ce mot parfois érigé en étendard pour exacerber les peurs, serait pour certains un tabou à gauche », commence Jimmy Coste (GRS). Et de poursuivre : « Pour nous, au sein de la liste Unis à gauche pour La Seyne, la sécurité c’est un droit, pas un privilège. L’une des conditions de notre promesse républicaine. »

    Pas question en tout cas de laisser perdurer la fausse idée « que la droite serait meilleure pour traiter de ce sujet ». La bonne preuve, poursuit-il, c’est qu’on n’a guère vu la différence en 6 ans. À part au niveau de la communication, bien entendu, « avec un adjoint à la sécurité qui dégaine son smartphone plus vite que son ombre ». Ce dernier d’ailleurs, fait-il remarquer, aujourd’hui candidat, « fustige le bilan dont il est lui-même comptable ». « Mais entre nous, à part la chasse aux trottinettes et aux SDF, ce bilan sonne creux », dénonce Jimmy Coste.

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne dit préférer donc des réponses adaptées aux besoins des habitants plutôt que « de grandes incantations ». C’est-à-dire assurer une sécurité du quotidien.

    Avec, entre autres, la présence de la police municipale aux abords des établissements scolaires, en centre-ville, et dans tous les quartiers. Une police de proximité, à la manière des îlotiers d’antan, précise-t-il. Des agents qui prennent le temps de créer du contact avec les habitants, les commerçants, les associations. Et d’ajouter : « Nous voulons aussi nous attaquer aux causes et pas seulement aux effets. Nous comptons favoriser la prévention, agir avec différents acteurs publics. »

    Tout cela en exigeant bien sûr que l’État donne les moyens suffisants à la police nationale pour effectuer ses missions notamment dans la lutte contre les trafics, et en particulier le trafic de drogue.

  • La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    « Sur le champ de ruines de nos chantiers certains auraient voulu que s’impose un champ d’oubli », explique le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians), Lucien Conac. C’était sans compter sur la combativité des bénévoles pour que cette mémoire ouvrière de la ville subsiste, en collectant des témoignages matériels, écrits et oraux de cette époque industrielle.

    Et c’est fidèle à ce même engagement qu’ils ont décidé, à l’unanimité, de consacrer, toutes leurs forces pour obtenir la transformation de leur siège social, installée dans l’un des seuls vestiges encore debout des Chantiers : la porte principale, en un vrai musée de la construction navale seynoise. « Nous voulons nous assurer pendant que nous sommes encore vivants, de laisser sur ce site un témoignage indélébile de sa grandeur maritime passée », ajoute le responsable associatif. Conscient que « la conservation, sérieuse, durable et officielle de la mémoire se fait par l’élévation de monuments ou de musées ».

    Le problème c’est que, depuis plus de 30 ans, ils ont l’impression d’être menés en bateau. Les promesses n’étant pas suivies d’actes. C’est pour ça que les militants souhaitent aujourd’hui, en cette période préélectorale, prendre l’opinion publique à témoin pour faire pression sur les candidats, mais aussi éviter les éventuels reniements de l’équipe gagnante arrivant aux affaires. Ils sont un peu échaudés.

    Les gars de la Navale n’oublieront pas

    Et de poser que « si la mairie tourne autour du pot pour ne pas réaliser notre projet, bien que parfaitement réalisable, c’est parce qu’elle ne veut ni investir, ni attribuer un budget d’investissement durable pour faire perdurer la mémoire ouvrière ». Un refus politique, donc.

    L’Amians se félicite en tout cas que la campagne d’information publique menée en 2025 ait permis de sensibiliser suffisamment la population pour intéresser la municipalité sortante. Même si, après les déclarations de bonnes intentions, rien n’a été finalisé.

    Pas question pour autant de renoncer à faire de la porte principale un véritable sanctuaire des Chantiers. Les militants associatifs scrutent donc les propositions des postulants au poste de maire. Et disent avoir suivi avec intérêt le projet de l’atelier mécanique du maire sortant qui prévoit un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals seynois.

    Et se félicitent que « pour la première fois depuis la fermeture des chantiers déjà trois listes au moins inscrivent dans leur programme un musée de la construction navale ». Un signe que « la bataille de l’opinion publique » est en passe d’être gagnée.

    Pour Lucien Conac, la proposition de la liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne, menée par Stéphane Sacco, avec la création de la Maison de l’industrie et de la mer dans les anciens bâtiments de l’apprentissage, contre la façade ouest de la porte principale, se raccorde au projet porté par l’Amians de sacralisation de la porte principale. Autre note positive : le fait d’avoir été consulté avant sa publication. « Ce qui dénote bien l’intention de nous écouter et de travailler avec nous », approuve-t-il. Et de préciser : « Stéphane Sacco est d’ailleurs le seul candidat à avoir soutenu publiquement notre projet, dès le début l’année passée. Et il compte aujourd’hui l’insérer dans un ensemble plus grand avec une grande salle d’exposition de 353 m². »

    Pour sûr, les gars de la Navale n’oublieront pas.

  • [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    Dans les pas de l’héritage de l’édile roquevairois, elle est tête de liste (DVG) de « Roquevaire, une ambition renouvelée ». À l’œuvre, avec son équipe, depuis un an et demi pour préparer son programme, elle le présentera ce samedi 7 février à 11h salle Raymond Reynaud, avenue Clemenceau, entourée par ses colistiers.

    La Marseillaise : Comment analysez-vous le bilan d’Yves Mesnard, maire durant trois mandats ?

    Hélène Spinelli : C’est un très bon bilan. Yves Mesnard a été un maire qui, avec ses équipes successives, a su équiper Roquevaire de tout ce qui nous manquait. Toutes les institutions avec lesquelles nous travaillons nous disent que, par rapport à la strate des villes de notre taille, la commune est très bien équipée. Tout ce qui nous manquait, on l’a fait pour faire en sorte que la ville soit dynamique, avec une grande vitalité. Elle est également très attractive. Beaucoup de gens cherchent à venir habiter la commune et malheureusement, comme on s’y plaît, on n’en part pas, contrairement à ce que notre opposition veut faire croire. Ceux qui aimeraient rester, par exemple nos enfants, ont du mal à se loger. Ils sont obligés d’aller sur les communes alentour, notamment à Aubagne parce que c’est celle qui reste à peu près le plus accessible, contrairement à Gémenos, où le logement est hors de prix.

    Pouvez-vous citer quelques axes forts de votre programme, et surtout pour répondre à quels enjeux ?

    H.S. : On a un gros enjeu. Ce sera bien évidemment une de nos priorités et le projet phare de ce nouveau mandat. C’est la construction d’une nouvelle école. On a un gros problème avec l’école actuelle. Elle n’est plus adaptée aux besoins de nos enfants et de leurs enseignants. Elle est vieillissante, elle est éclatée en deux sites, avec une partie en bas et une autre en haut du boulevard Clemenceau. Elle a surtout aussi un accès très dangereux puisqu’il donne carrément sur une route de plus en plus utilisée. Le terrain est acquis. Le problème, c’est que notre opposition a attaqué ce permis. Elle a déjà perdu par deux fois au tribunal administratif. L’affaite se juge maintenant au Conseil d’État. Si on est élu, on fera cette école.

    Qui dans votre opposition a attaqué ce projet d’école et pourquoi ?

    H.S. : Il s’agit d’Eric Bouillé et Judith Dossemont [respectivement centriste, et DVD, Ndlr.]. Ils ont chacun un ego surdimensionné. Ils contrecarrent tous nos projets. Ils ont quand même attaqué le centre médical ! Ils ont perdu et on a pu le construire, mais avec deux ans de retard. Ils nous ont fait perdre du temps et de l’argent, donc on les attaque. Le deuxième projet de notre programme, c’est le nouveau poste de police, car l’actuel est vieillissant. Nous l’installerons au rez-de-chaussée du nouvel immeuble qui se monte près de la mairie. Le centre de supervision urbain y sera transféré. Et le troisième axe, c’est tout ce qui est lié au développement durable. Aujourd’hui, il faut désimperméabiliser, nos cours d’école, le cours Négrel Feraud. Nous avons sur ce cours un joli projet de renaturation et de végétalisation. Nous n’oublions pas le développement économique. Nous créerons un printemps de l’emploi, pour mettre en relation les entrepreneurs roquevairois en quête de collaborateurs. Pour les commerces de proximité, on a déjà beaucoup fait. On a aménagé des parkings, on a fait des places rouges, où les voitures ne s’arrêtent que 20 minutes, et bleues, avec un arrêt possible de quatre-vingt-dix minutes.

    Un des problèmes de Roquevaire est la circulation dans la ville, non?

    H.S. : Ce n’est plus du tout 28 000 véhicules par jour qui passent, comme le prétend Monsieur Bouillé, mais 15 000 par jour. Cette circulation va être apaisée par l’arrivée du Val’Tram à Roquevaire, à l’été [extension du tram d’Aubagne à La Bouilladisse, Ndlr.].

    Que répondez-vous à Éric Bouillé qui reproche à Yves Mesnard et votre équipe d’avoir trop construit dans la commune ?

    H.S. : Monsieur Bouillé raconte n’importe quoi. Il y a une crise du logement en France. La loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) nous impose de construire 25% de logements sociaux, sinon on a des amendes. À Roquevaire, le problème, c’est qu’on est allé au bout du bout. On a 11% de logements sociaux, mais aujourd’hui, on n’a plus de place. 91% de notre territoire communal est maintenant inconstructible, à cause des risques, inondations, feux de forêt… On paie 220 000  euros d’amendes chaque année pendant trois ans pour carence en logements sociaux… J’ai 200 demandes de logements sociaux de Roquevairois, plus 1400 de l’extérieur. Dont des habitants de Gémenos, commune dont le maire (DVD) Roland Giberti refuse de bâtir de tels logements et doit s’acquitter d’1 million d’euros d’amende par an, donc 3 millions sur trois ans. Or pour moi, la vraie solidarité, c’est que chacun loge les siens.

  • À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    Une quatrième liste se lance dans la bataille des municipales à Miramas. « Ça parait un peu en retard, mais ça fait un an qu’on y travaille », assure Errol Ferrer, qui vient d’être désigné chef de file de la liste « Ensemble pour demain ». « Elle n’est pas issue d’un parti, mais d’un collectif citoyen d’une centaine de personnes qui a planché sur des axes programmatiques », explique le conseiller municipal d’opposition qui s’était présenté en 2020 sous la liste citoyenne « Miramas avec vous », récoltant 11,33% des suffrages.

    Parmi les priorités, la démocratie participative figure en bonne place. Le candidat souhaite notamment une refonte totale des conseils de quartiers en mettant en place « des représentants élus par les habitants avec un vrai pouvoir de décision et d’action et un vrai budget participatif ». Côté qualité de vie, la liste propose un moratoire sur l’artificialisation des sols, l’élaboration d’un plan de dynamisation et une ré-organisation du centre-ville pour profiter de la rénovation de la gare SNCF, qui a l’objectif d’accueillir 1,5 million de voyageurs d’ici 2030 contre 800 000 actuellement. Le programme sera présenté dans son entier lors d’une réunion publique le 20 février à la salle Colomb, en présence du député Manuel Bompard et de Caroline Ville, la France insoumise et les Écologistes ayant annoncé soutenir la liste citoyenne. « Le PS et le PCF [qui soutiennent le maire sortant DVG Frédéric Vigouroux, Ndlr] ne nous ont pas répondu », regrette Errol Ferrer.

  • À Marseille, Barles mobilise les opposants au projet de l’Anse du Pharo 

    À Marseille, Barles mobilise les opposants au projet de l’Anse du Pharo 

    Le rendez-vous est fixé samedi, anse du Pharo à l’entrée du Vieux-Port, pour dénoncer le « projet tout béton de Soleam soutenu par la Métropole et la Ville », explique Sébastien Barles, adjoint (Ex-EELV) au maire de Marseille en charge de la transition écologique. Désormais candidat sur la liste de la France insoumise, il sera entouré du collectif Anse du Pharo et des Libres Nageurs qui réclament l’ouverture d’une plage publique.

    Le projet métropolitain vise, lui, à créer un village d’entreprises artisanales (30 à 45 emplois) dédiées à la plaisance, à travers le maintien des chantiers existants, la construction d’ateliers et bureaux, et des ouvrages maritimes incluant la piétonisation du rivage. Les opposants plaident eux pour « une plage publique, de petites guinguettes, la dépollution du site et le maintien d’une petite réparation navale ». Elle compte parmi les projets LFI avec l’accès navette à la digue du Large et la «  réappropriation citoyenne » du quai de la Lave (16e).

    Christian Pellicani, premier adjoint des 1- 7, regrette « la démagogie » du candidat écolo sur ce dossier. « Nous nous sommes opposés à plusieurs projets de marina et celui-ci a été plusieurs fois revu. Nous avons toujours défendu ici un artisanat lié à la mer », souligne l’élu communiste, rappelant qu’une plage n’est pas adaptée (baignade interdite à l’entrée du Vieux-Port et fonds pollués) pour expliquer l’avis « plutôt favorable » émis par les élus de la ville au CA de la Soleam. « Avec la suppression du chantier prévu au Frioul, cela répond à de vrais besoins », conclut-il.

  • À Marignane, Place publique soutient l’union de la gauche

    À Marignane, Place publique soutient l’union de la gauche

    L’union de la gauche s’élargit. Place Publique annonce son « soutien plein et entier » à la candidature d’Ariane Lombardi (PCF), tête de liste des forces progressistes et écologistes, aux élections municipales, alors que le centriste Christian Amiraty espérait aussi un ralliement.

    Le mouvement de Raphaël Glucksmann salue « la dynamique collective portée par la liste “Mieux vivre à Marignane” », qui rassemble le PCF, le PS, les Écologistes, Génération.s, Debout et L’Après, « dans un contexte national et local marqué par la progression des idées d’extrême droite ».

    « Ariane Lombardi propose un projet ambitieux pour Marignane, fondé sur la justice sociale, la démocratie locale, la transition écologique et le renouveau démocratique » qui « s’inscrit ainsi pleinement dans le projet métropolitain de Place publique, visant à faire enfin d’Aix-Marseille-Métropole un espace fondé sur la justice territoriale, la solidarité, la transition écologique, l’efficacité des services publics et la participation citoyenne ».

    Se prémunir d’une dispersion des voix

    La tête de liste se réjouit de ce ralliement : « C’est important d’avoir la participation de toute la gauche pour faire face au RN et à la droite libérale, on a absolument besoin d’une union à gauche qui soit forte et constructive pour redynamiser la ville de Marignane, la recoudre face aux divisions. » Un seul parti manque encore à l’appel : la France insoumise. « Unir la gauche c’est se prémunir d’une dispersion des voix qui pourrait nuire aux habitants », affirme Ariane Lombardi. Le message est passé.