Category: politique

  • [Entretien] « Un journal qui porte une autre vision des choses »

    [Entretien] « Un journal qui porte une autre vision des choses »

    La Marseillaise : « La Marseillaise » arrive dans votre département ce samedi. Quelle est votre réaction ?

    Éliane Barreille : C’est toujours bon d’avoir des médias qui puissent porter une autre vision des choses. Cela fait plus de 10 ans que La Marseillaise s’était retirée des Alpes-de-Haute-Provence, ne nous laissant qu’un seul interlocuteur. C’était dommage. Apporter une vision différente et éventuellement une contradiction, ça a du sens. Je suis ravie que nous ayons ce retour de votre journal qui apporte un pluralisme supplémentaire.

    En tant que présidente de Département vous vous occupez des collèges. La propagation des fake news, notamment chez les jeunes, vous préoccupe-t-elle ?

    É. B. : Je crois qu’il y a un vrai clivage générationnel. Les gens de plus de 60 ans sont ceux qui se tournent le plus vers la presse quotidienne régionale et qui sont le moins pollués par les réseaux. Les plus jeunes, oui, il faut bien le reconnaître, ils sont toute la journée sur le smartphone avec les problèmes que cela comporte. Au Département, nous leur avons fourni une tablette dont ils ne peuvent se servir que comme de livre. Il faut une sensibilisation pour distinguer une information vérifiée d’une autre.

    Quels sujets sont, selon vous, prégnants dans les Alpes-de-Haute-Provence ?

    É. B. : J’ai un dada en ce moment : la décentralisation. Le Premier ministre en parle beaucoup, moi je réponds « ruralité ». On ne peut pas être traité de la même manière quand on est un département comme le nôtre avec peu de population et peu de budget que des départements très urbanisés. J’ai rencontré le président des départements de France, j’ai pris rendez-vous avec le ministre de la Ruralité même si pour cause de municipales j’ai cru comprendre qu’il risquait de changer, pour porter ce message. Par exemple, les grands départements de France se verraient bien confier la santé. Mais moi, ici, je n’ai pas les moyens de l’assumer en totalité même si on fait des efforts pour répondre aux besoins. On ne peut pas tous être traités sans distinction depuis Paris.

    Quid des transports, des services publics ?

    É. B. : Nous sommes un département de montagne avec des contraintes fortes d’entretien du fait d’éboulements fréquents. On ne peut pas être logé à la même enseigne qu’un département parisien. Les transports en commun sont gérés par la Région et donc d’assez loin. Les agglo ont des transports qui fonctionnent intramuros, mais dès qu’on en sort, c’est très difficile. Je veux m’y pencher pour le prochain mandat.

    Il n’y aura pas d’épreuves des JO dans le 04 mais des changements sont-ils à attendre ?

    É. B. : J’ai été désignée comme porte-parole des territoires non-hôte des JO. Je suis en train de travailler pour apporter des propositions d’héritage pérenne. Mais d’ores et déjà, la ligne des Alpes, c’est 100 km de voie ferrée dans le 04 avec cinq gares qui vont être refaites. Je ne veux pas me limiter à ça. A priori, il y aurait quelques possibilités de financements à destination des collégiens. J’aimerais bien les sensibiliser au sport à cette occasion. Ensuite nous réfléchissons, comme pour le passage de la flamme des Jeux de Paris, à des animations dans les communes qui le souhaiteront. J’avais eu 7 communes partenaires en 2024, ça avait drainé un monde fou. Je vais réfléchir avec les autres départements à ce qu’on peut porter autour des JO, par exemple en anticipant des formations sur le tourisme en amont.

  • Sète, le logement au cœur de la campagne

    Sète, le logement au cœur de la campagne

    Tourner la page de la droite affairiste de François Commeinhes et offrir de nouvelles perspectives aux Sétois. Tel est le pari des progressistes de l’île singulière qui fut dirigée par la gauche de 1996 à 2001 avec François Liberti (PCF).

    Vingt-cinq ans de droite plus tard, Sète a conservé des atouts : son lido, ses fêtes et festivals, son port développé par la Région… Mais les difficultés l’assaillent. Avec un taux de chômage de 12,7% et un revenu moyen d’à peine 19 960 euros, la précarité a explosé. Le narcotrafic gangrène l’île de Thau. Si Sète regagne des habitants depuis 2024, beaucoup sont retraités : 32% des Sétois le sont, ce qui élève la moyenne d’âge (48 ans au lieu de 37 ans à Montpellier) et réduit la part des actifs (35,5% contre 45%).

    Le logement semble être le nœud du problème, lié au succès touristique de la ville. Il est devenu inaccessible car trop rare et inadapté aux revenus modestes de la population. « On a construit pour les investisseurs, pas pour répondre aux besoins réels », regrette Laura Seguin. Résultat : « Beaucoup de jeunes ne peuvent plus se loger à Sète à l’année », pointe la tête de liste « Nouvelles pages pour Sète ». Soutenue par le PCF, LFI, Les Écologistes, Génération.s ou le Parti occitan, sa liste citoyenne qui assume ses valeurs de gauche promet de « réguler les meublés de tourisme type Airbnb » en instaurant des « seuils » par quartier. La loi Le Meur permet aussi de « réserver les constructions neuves à la résidence principale ». Laura Seguin souhaite accroître l’offre de logements sociaux « à l’échelle de l’Agglo » et faciliter l’accession à la propriété via le bail réel solidaire (BRS). Enfin, la tête de liste veut « mettre l’accent sur la rénovation urbaine du bâti ancien en faisant des avances des aides de l’Anah aux propriétaires ».

    Leurs mesures concrètes

    Soutenu par le PS, Place Publique, le PRG, Génération Écologie et l’Engagement, Sébastien Denaja fait lui aussi du logement une priorité. L’ancien député PS prône des « quotas par quartier » pour les Airbnb et la réduction de la durée de mise en location saisonnière de 120 à 90 jours. « On veut s’inspirer de Michaël Delafosse à Montpellier ». Il compte sur le BRS ou le prêt social location-accession pour favoriser l’accès à la propriété. Il propose des « prêts municipaux à taux zéro et l’interdiction des résidences secondaires dans les programmes neufs ». Sa liste à 80% citoyenne « Sète, allons ensemble » qui va, dit-il, « de la gauche républicaine aux centristes humanistes », a l’intention de construire du logement social. Pour favoriser le « turnover » dans le parc public, Sébastien Denaja compte sur une « bourse d’échange entre locataires, des déménagements clé en main pour les seniors ou un encadrement des loyers temporaires ». Mais pour le conseiller régional PS, « le logement se réglera d’abord par le travail ». « La création d’emplois c’est la base. » S. Denaja mise sur le développement de l’économie portuaire, imagine une « technopole de l’économie bleue » et un tourisme mieux réparti sur l’année.

    De son côté, Laura Seguin veut freiner le « tout tourisme », qui « confisque une partie de l’espace public, produit de l’emploi saisonnier précaire ainsi qu’une dépendance à la voiture ». La chercheuse en sociologie veut repenser le quartier Est pour l’économie en « favorisant l’installation d’entreprises culturelles et créatives », des métiers d’avenir dans la transition écologique, l’économie sociale et solidaire, le recyclage des déchets ou l’économie maritime (entretien des bateaux). Face à la crise conchylicole, elle propose de créer un espace dégustation au port du Barrou et de « protéger l’étang en investissant dans les réseaux d’assainissement défaillants ». Enfin, Laura Seguin mise sur la commande publique pour créer de l’emploi grâce aux retours en régies (lire ci-dessous).

    Sur le volet social, S. Denaja promet un « grand plan contre la solitude et l’isolement ». Il veut « recréer du lien en ville » via des maisons pour tous, des bancs, des abris bus avec toit, des petits terrains couverts de pétanque ou encore un « foyer de restauration intergénérationnel en cœur de ville ». Pas de « projet pharaonique », les finances étriquées de la Ville (+30% de dette en 6 ans) nécessitant du « sérieux » dit-il. L. Seguin assure, elle, avoir les marges de manœuvre (150 000 euros) pour offrir la cantine à « tous les enfants » et vise la gratuité des transports en commun. « On le défendra à l’Agglo. »

  • Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    La Marseillaise : Comment se sont déroulées les discussions après l’annonce de Gaëlle Lévêque ?

    Fadelha Benammar-Koly : Nous nous sommes assez rapidement entendus pour partir sur un binôme d’élues issues de la majorité, à savoir Nathalie Rocoplan et moi. Il y a six mois, je n’étais candidate à rien, donc il a fallu se poser la question. Beaucoup de travail a été fait dans la précédente mandature, mais il en reste encore beaucoup. Nous avions envie de poursuivre ce qui a déjà été mené et de continuer l’union que nous avions avec d’autres forces à gauche.

    Quelles sont vos priorités ?

    F.B.-K. : Nous en avons cinq ! D’abord « une ville qui bouge », qui concerne l’économie, la mobilité, la culture et le sport. « Une ville qui protège », avec les questions de sécurité mais pas que car la protection c’est aussi le logement et la santé. « Une ville belle », avec l’occupation de l’espace public pour tout le monde. « Une ville fraternelle » car la solidarité est un pilier de la ville de Lodève et nous avons par exemple un plan de lutte contre la solitude. Et enfin « une ville qui dialogue », parce que les gens veulent s’impliquer et être entendus. Je crois beaucoup au trio élus, agents et citoyens. Nous sommes la liste des solutions.

    En quoi êtes-vous en rupture avec la municipalité sortante ?

    F.B.-K. : Nous aurons une liste renouvelée aux deux tiers. Il y a une envie de renouveau dans la ville et c’est normal. Nous sommes là pour concrétiser ce renouveau tout comme la continuité est importante car des projets et des programmes ont été enclenchés et il faut les mener à terme. C’est le cas pour le parc municipal ou le pôle d’échanges multimodal par exemple. Nous voulons aussi qu’il y ait plus de dialogue avec la population.

    Quelles sont vos propositions pour le cœur de ville ?

    F.B.-K. : J’ai pu faire un tour du centre avec un paysagiste et je me suis rendue compte que le centre-ville n’était pas bien identifié. Il y a tout un travail de signalétique à réaliser pour qu’il devienne une balade. Les aménagements piétons doivent aussi être revus. Et il faut revoir également le plan de stationnement pour pouvoir consommer dans les commerces de proximité.

    Pourquoi l’union avec l’ancien député insoumis Sébastien Rome n’a pas été possible ?

    F.B.-K. : Quand on veut l’union, on montre une attitude favorable à l’union. L’union existe avec notre liste qui s’appuie sur des socialistes, des communistes, des citoyens, Génération.s et peut-être demain les écologistes. Sébastien Rome veut l’union de la gauche derrière lui. Ce n’est pas une posture d’humilité, d’autant que tout le monde est uni et qu’il n’y en a qu’un qui est à l’extérieur.

  • À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.

    Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.

    Centre-ville en souffrance

    La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.

  • Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Je suis inquiète. Ils disent qu’ils vont tout changer dans le centre-ville et que si le tabac n’a pas ouvert depuis trois semaines, c’est la faute de la mairie », lance, paniquée, Françoise en apercevant Fadelha Benammar-Koly déambuler dans le centre-ville de Lodève. « Ne t’inquiète pas », lui rétorque avec son habituel grand sourire celle qui est également élue régionale et que l’on dit proche de Carole Delga. La conseillère municipale socialiste ne passe pas inaperçue dans sa ville. Elle qui a grandi dans cette ancienne cité industrielle se souvient avoir joué dans la Grande rue et dans l’impasse surnommée par les bambins « le fond ». Aujourd’hui, elle vit toujours dans le cœur du village et elle ne peut faire deux pas sans être interpellée.

    « Ça, c’est une boulangerie extraordinaire qui n’est ouverte que deux fois par semaine. Ils ont tout compris. Regardez le monde qu’il y a. Ici, c’est la ressourcerie, qui fait partie du dispositif Zéro chômage », détaille-t-elle. Comme beaucoup de villes moyennes excentrées d’un grand pôle urbain, Lodève est particulièrement touchée par le chômage, qui culmine à 13,6%, soit près du double du niveau national. Pour tenter d’enrayer ce phénomène, le dispositif « Zéro chômage » s’appuie sur l’association L’abeille verte, qui a permis d’embaucher 160 personnes en CDI. « La ressourcerie n’est que l’une des treize activités que nous avons », explique Florent Cottinet, qui gère l’association. « Sur les 1 000 personnes sans emploi à Lodève, 500 sont déjà venues nous voir. Nous sommes très sollicités car beaucoup de Lodévois veulent travailler à Lodève. Il y a un vrai sujet de mobilité ».

    L’Abeille verte sera aussi au cœur d’une visite samedi 7 février du candidat Sébastien Rome accompagné pour l’occasion de Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise. L’ancien député de la circonscription a officialisé sa candidature à Lodève début janvier « pour changer Lodève ». Ancien adjoint de feu la maire socialiste Marie-Christine Bousquet, l’Insoumis est devenu très critique de la majorité sortante, notamment sur le manque d’écoute de la population.

    L’ancien député tape là où ça fait mal, car le manque de dialogue et de démocratie participative est une critique récurrente de la maire Gaëlle Lévèque. la tête de liste PS Fadelha Benammar-Koly l’a d’ailleurs identifié et propose des rencontres avec les habitants toutes les semaines au marché pendant toute la durée du mandat. Sébastien Rome a de son côté détaillé tout un programme pour une « démocratie vivante » qui s’appuie sur un budget participatif, un référendum d’initiative citoyenne locale, l’attribution de la présidence de la commission des finances à l’opposition et la création d’un conseil municipal des jeunes. « Nous voulons aussi que les citoyens puissent poser des questions, avant, après, voire pendant le conseil municipal pour remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants », ajoute-t-il.

    Claude Laateb sans programme pour l’heure

    Face à ces deux listes de gauche, deux candidats de droite ont annoncé leur volonté d’incarner l’alternance. Si le commerçant Jean-Michel Salvador propose en effet une liste « Ambition citoyenne pour Lodève  » , la menace de voir basculer Lodève à droite vient plutôt de Claude Laateb, à la tête de la liste « Lodève Autrement ». Chef d’entreprise et délégué de la Ligue professionnelle de football, le chef de l’opposition au conseil municipal, qui n’est pas encarté dans un parti politique mais assume un ancrage à droite, avait frôlé l’élection en 2020.

    S’il a déjà présenté sa liste, Claude Laateb consulte mais n’assume pour l’instant aucun programme. Il se cantonne à promettre « plus de rigueur dans les dépenses publiques » et la réalisation d’un « audit pour connaître réellement l’état financier de la ville » avant de « faire des promesses ». À un mois et demi du scrutin, le flou règne donc sur les grandes orientations qu’il souhaite mettre en place. « Pendant six ans, pas une idée, pas le moindre travail sur un dossier. Pensez-vous vraiment que donner la ville aux revanchards et aux retourneurs de veste va rétablir l’image de la commune ? », taclait de son côté, auprès de Midi Libre, Sébastien Rome pour évoquer la candidature de Laateb.

    Mais il reste toujours une inconnue avant le scrutin à Lodève : que va faire l’extrême droite ? Si le soutien du Rassemblement National à Claude Laateb a longtemps été évoqué, le candidat aurait finalement refusé tout rapprochement avec le RN. Rangée derrière l’ancien conseiller régional Gérard Maurin en 2020, l’extrême droite avait réalisé 6,45% des voix. Celui-ci travaille à la constitution d’une nouvelle liste mais semble rencontrer des difficultés puisqu’aucune annonce de candidature n’a encore été effectuée.

    « Nous voulons remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants »

  • [Rue de la République] Pierre Huguet : « Là où la République plante son drapeau, le narcobanditisme recule.  »

    [Rue de la République] Pierre Huguet : « Là où la République plante son drapeau, le narcobanditisme recule.  »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire. Ce week-end, Pierre Huguet (G.s), président du groupe Printemps marseillais et candidat dans les 9-10 à Marseille.

    Les écoles

    Didier Gesualdi : L’ancien préfet Georges-François Leclerc a signalé une éventuelle irrégularité dans la passation de marchés publics dans le cadre du plan Marseille en grand pour la rénovation d’une école. Ça fait un peu désordre ?

    Nous l’avons appris par voie de presse avec grand étonnement. Il s’agit de l’utilisation de préfabriqués d’une école. Nous avions rencontré des difficultés avec l’entreprise qui construisait l’école de la Castellane, qui a fait faillite, et il fallait que l’on trouve une solution pour avoir des salles de classe et une cantine pour les élèves. Nous avons alors fait le choix, à l’unanimité – État et Ville de Marseille – de recourir aux préfabriqués utilisés pour l’école de Vayssière dont on avait fini les travaux. Si les choses n’ont pas été bien faites juridiquement tout le monde prendra ses responsabilités mais je veux rappeler que le plan écoles est une chance pour notre ville.

    Léo Purguette : Vous êtes aujourd’hui attaqué sur cette question, mais pouvez-vous dresser le bilan de votre action sur les écoles ?

    Certains candidats font circuler des rumeurs sur le sujet mais le débat politique mérite mieux que cela. Aujourd’hui, après six ans, ce sont 27 écoles qui ont été livrées et des dizaines de chantiers sont lancées.

    Didier Gesualdi : C’est fini « la honte de la République » puisque vous aviez fait campagne sur ce thème ? On vous accuse de ne pas aller suffisamment vite et même d’avoir fait des erreurs – administratives, l’enquête le dira s’il y en a une – en allant trop vite pour rattraper le retard.

    Nous faisons les choses avec humilité. Nous n’avons pas tout fait, tout bien fait. Par contre, nous pouvons dresser un bilan. Ce sont même les parents d’élèves, les familles qui le font, qui voient les travaux dans les écoles, les enseignants qui aujourd’hui peuvent accomplir leur mission de service public. Donc je laisse les familles, les enseignants, la communauté éducative répondre à ces attaques qui sont indignes car le débat public mérite mieux que des fake news.

    Bilan de mandature

    Léo Purguette : Au-delà des écoles, qu’est-ce qui vous a rendu fier dans ce mandat et que n’avez-vous pas réussi à faire par rapport aux engagements de 2020 ?

    Ce qui m’a rendu fier est de pouvoir rétablir la dignité. La dignité concernant les écoles, concernant les seniors car nous avons mené une politique active en leur direction, c’est aussi la politique de solidarité envers les personnes les plus vulnérables et je tiens à rappeler ici le bilan de ma collègue Audrey Garino, exemplaire dans la lutte contre la pauvreté. C’est aussi de pouvoir assurer la tranquillité publique, avec la police municipale qui a fait l’objet d’une attention particulière avec le doublement des policiers municipaux et une présence de police équipée dans tous les quartiers de la ville.

    Didier Gesualdi : C’est suffisant ce doublement ? Dans votre programme vous voulez encore multiplier par deux à terme… C’est un des sujets forts des critiques de la droite et du RN.

    Ce que nous voulons, c’est une police de proximité et personne ici ne va imaginer que la police municipale va remplacer les missions de la police nationale.

    Didier Gesualdi : Mais la police nationale n’y est plus ?

    C’est la raison pour laquelle nous avons misé sur la tranquillité publique. Le maire a annoncé récemment que nous allions mettre des postes de police municipale dans chaque arrondissement, Ce qui signifie pour les 9e et 10e arrondissements que nous allons pouvoir installer une police de proximité.

    Narcotrafic

    Léo Purguette : La campagne est dure. La semaine dernière, Renaud Muselier, très offensif sur ce plateau a parlé de syndrome de Stockholm au sujet d’Amine Kessaci mais aussi Michèle Rubirola. Votre réaction ?

    Je pense surtout à la famille d’Amine qui a très mal vécu les propos qui ont été tenus et qui attend des excuses pour les propos abjects que monsieur Muselier a tenu sur ce plateau. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si madame Vassal cautionne ces propos. Je l’invite à méditer la phrase de Jean-Claude Gaudin : la politique est dans tout mais la politique n’est pas tout.

    Didier Gesualdi : Derrière la petite phrase, il y a la question du narcotrafic. Avez-vous fait suffisamment ?

    Tout le monde comprend bien que ce n’est pas la police municipale qui va lutter contre le narcotrafic qui est à l’échelle internationale. Pour autant nous avons pris nos responsabilités car c’est une question à 360°. Il y a la question de la sécurité mais il y a aussi le volet social et notamment le retour des services publics. C’est par exemple l’enjeu du plan Écoles, des mairies mobiles… Parce que là où la République plante son drapeau le narcobanditisme recule.

    lFI

    Léo Purguette : Pensez-vous qu’il faudra au 2nd tour se rassembler avec Sébastien Delogu, qui a, lui aussi, tenu sur ce plateau des propos qui ont fait réagir jusqu’au maire de Marseille ?

    Monsieur Delogu a fait le choix, il y a plus d’un an, de la division. Il a encore dit il y a peu que Benoît Payan ne serait plus le maire de Marseille. Cela signifie quoi ? Que c’est l’extrême droite qui va diriger cette ville ? Le sujet est là. Donc on ne peut pas jouer aux apprentis sorciers et je ne suis pas sûr que les électeurs de la France insoumise, de cette partie de la gauche partagent cet objectif. Le danger est présent. L’important est le rassemblement le plus large derrière le Printemps marseillais et Benoît Payan pour vaincre l’extrême droite.

    Didier Gesualdi : Ce n’est pas un désaccord de façade avec LFI pour se retrouver au 2nd tour derrière l’excuse de battre le RN ou la droite ?

    La politique, ce n’est pas de la façade. Ce sont des convictions et des valeurs.

    Les 9-10

    Léo Purguette : Vous êtes candidat dans les 9-10 qui n’est pas votre secteur d’origine. Pourquoi ?

    C’est un secteur que je connais, où j’ai travaillé pendant plus de 10 ans comme enseignant à la Capelette. On sait que l’extrême droite peut remporter ce secteur. Le fait d’avoir le président du groupe Printemps marseillais qui se présente est un message envoyé : il n’y a pas de fatalité et l’espoir est incarné par le Printemps marseillais. Prenons les transports, les habitants des 9-10 vivent un enfer avec cette inauguration du tramway dans la précipitation par Martine Vassal qui a créé le chaos. Une politique publique des transports se construit de manière sérieuse et comme l’a dit Lionel Royer-Perreaut, le précédent maire de secteur, on ne livre pas un tramway sans parking relais.

    Léo Purguette : Vous citez Lionel Royer-Perreaut. Vous êtes d’accord avec lui ou lui est d’accord avec vous ?

    Il n’appartient pas à la même famille politique que moi, nous n’avons pas le même parcours, pour autant je dois reconnaître que c’est un maire de secteur qui a été très apprécié des habitants car il leur a consacré une grande partie de sa vie.

    Le rassemblement national

    Léo Purguette : Le contexte difficile avec les questions de sécurité et de narcotrafic a tendance à mettre du vent dans les voiles du Rassemblement national qui se présente comme la solution. Les sondages où on vous voit à égalité avec le RN vous inquiètent-ils ?

    Le RN se nourrit des colères, des peurs, des appréhensions des transformations que notre monde connaît. Les Marseillais ne sont pas étanches à ces inquiétudes profondes. Face au RN, le Printemps marseillais, et Benoît Payan, est le seul rempart. C’est aussi le sens de ma candidature dans les 9e et 10e arrondissements : empêcher le RN de s’y implanter.

    Didier Gesualdi : Comment comprenez-vous que des habitants, malgré tous ces propos, disent « on n’a jamais tenté… »

    Mais le Rassemblement national a déjà été tenté dans d’autres villes. Regardez Fréjus, Béziers, Perpignan. On ne peut pas dire que dans ces villes les choses se passent bien pour les habitants. Donc l’enjeu est de montrer qu’il y a une alternative. Et cette alternative, c’est le Printemps marseillais, c’est Benoît Payan et ce sont les politiques publiques que nous menons depuis 6 ans et qui feront reculer l’extrême droite.

    Didier Gesualdi : Est-ce que Benoît Payan a raison quand il fait du RN le seul adversaire. On vous accuse d’avoir confisqué le débat. Est-ce que la droite n’a pas sa place ?

    Ce ne sont pas les politiques qui confisquent le débat. Il y a des intentions de vote et elles sont claires. Un sondage n’est pas une élection mais aujourd’hui les intentions de vote sont en train de se cristalliser et on voit bien que l’élection va se jouer entre le RN et le Printemps marseillais. C’est un fait. Que la droite le vive mal, je le comprends, mais il faut voir aussi quel est leur bilan sur cette ville. La droite a favorisé les fractures entre les habitants, opposé les habitants. Le bilan de la présidente de la Métropole sur la question des transports en commun notamment, est une catastrophe. Cela fait 6 ans que les Marseillais sont punis d’une certaine manière. On récolte aussi ce qu’on a semé et la droite récolte ce qu’elle a fait dans cette ville, qu’elle a abîmée.

    Didier Gesualdi : Un bastion de la droite. Vous ne partez pas favori…

    Tout est possible en politique. Dans cet arrondissement, la droite est divisée, affaiblie et vidée d’une partie de ses cadres qui sont allés au RN. Et aujourd’hui, l’élection va se jouer entre le Printemps marseillais et l’extrême droite. Il y a une très forte mobilisation derrière moi, je ne me présente pas seul. C’est un collectif qui est bien déterminé à ne pas laisser passer l’extrême droite dans ce secteur.

    Propreté et métropole

    Didier Gesualdi : Sur la compétence propreté. Quelle est la proposition du Printemps marseillais ? Que tout le monde comprenne bien : vous voulez la compétence pour la mairie ?

    Tout le monde a compris aujourd’hui que la propreté c’est la compétence de la Métropole. Il faut mettre des moyens pour faire en sorte que la ville soit propre. La proposition qui a été faite est celle de la présence d’un cantonnier par quartier. Aujourd’hui, personne ne comprend qui fait quoi. Quand les gens élisent quelqu’un, ce n’est pas pour entendre, ce n’est pas moi, c’est l’autre. Il y a quelque temps, il y avait la possibilité de récupérer la compétence de la propreté, sauf que la présidente de la Métropole ne nous donnait pas les moyens de la récupérer. Avec cette élection des 15 et 22 mars, l’objectif est bien de se donner les moyens de récupérer la gouvernance de la propreté dans de bonnes conditions.

    Léo Purguette : Changer la majorité de la Métropole fait partie de vos objectifs pour ces municipales ?

    Une Métropole n’est pas une collectivité locale. Aujourd’hui, la légitimité est issue des élections municipales. La Métropole, c’est un établissement public de coopération intercommunale. Elle doit être au service des villes, des maires et des habitants et non être utilisée comme cela a pu être fait les six dernières années contre les habitants de Marseille.

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Ahmed :

    Êtes-vous favorable à une réouverture de la piscine municipale de Luminy ?

    La piscine municipale de Luminy est à l’image de ce dont on a hérité en 2020. Une piscine abandonnée, qui s’est délabrée alors que c’était un équipement extrêmement apprécié par les habitants du quartier comme par tous les Marseillais qui allaient y apprendre à nager. C’était un peu le symbole de la dégradation des services publics dans cette ville. La question de la natation est fondamentale dans notre ville. Il faut que les enfants apprennent à nager. C’est ce qu’on a fait dans le cadre du plan sport à l’école. On a mis en place des activités dont la natation.

    Durant ce mandat on a travaillé le dossier, une procédure est en cours avec des éléments déjà votés en conseil municipal comme le lancement de la réhabilitation de cette piscine et de celle des quartiers Nord. D’ici la fin du prochain mandat la piscine de Luminy sera donc rouverte pour le bénéfice des habitants de notre ville.

  • À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    Ce lundi 9 février donne le coup d’envoi des déclarations de candidatures aux municipales. Les postulants ont jusqu’au 26 février, 18 heures, pour s’enregistrer. Un délai que pourraient exploiter jusqu’au bout Paul-Roger Gontard (La Convention) et David Fournier (PS). La candidature en son nom du premier reste l’ultime inconnue du casting à Avignon. Les deux actuels adjoints de la majorité de Cécile Helle, qui soutient David Fournier, n’ont eu de cesse de discuter depuis des mois.

    Depuis début janvier et le renoncement de Joël Peyre (PRG) puis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier – qui a fortement exhorté Paul-Roger Gontard à en faire autant -, les deux élus ont intensifié leurs discussions. « Je ne peux pas en dire plus pour le moment, un point sera fait très prochainement », nous a répondu, ce vendredi, Paul-Roger Gontard. Même tonalité chez David Fournier : « Je ne souhaite pas encore m’exprimer sur le sujet, patience… »

    Si la raison pousse à s’entendre afin de peser le plus à gauche, face notamment à la concurrence de la liste LFI de Mathilde Louvain, soutenue par le PCF, Génération.s et Avignon collectif, ce n’est pas à n’importe quel prix. « Personne ne peut gagner seul », martelait encore Paul-Roger Gontard en début de semaine dans un communiqué, ajoutant que « si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », afin d’envisager « une coalition pour le bien d’Avignon et du Grand Avignon ».

    LFI, Grand Avignon

    dans la balance

    « Il y a encore un espace pour trouver une coopération dans un contrat de gouvernance, mais cette clarification doit arriver aujourd’hui », disait-il, il y a déjà deux semaines. En creux, la clarification repose sur une alliance avec LFI au second tour, récusée par Paul-Roger Gontard, et même Place publique qui parle de « ligne rouge ». David Fournier temporise sur le sujet renvoyant à « une décision collégiale », à l’issue du premier tour.

    Autre sujet central, l’agglomération. Adepte des circonvolutions, Paul-Roger Gontard n’a jamais clamé frontalement son envie d’accéder à la présidence du Grand Avignon, même si tout laisse à penser qu’il y songe, parlant d’Avignon en grand et projet de territoire. « Avignon doit reprendre le capitanat », assume-t-il. Un deal que ne peut lui promettre en l’état David Fournier, devant aussi jauger le bénéfice/risque de voir un concurrent interne prendre la lumière et les puissants leviers du Grand Avignon.

  • Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Le collectif Solliès-Pont cœur à gauche, qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, vous donne rendez-vous ce samedi à 17h au Foyer Quiétude. Au programme de ce moment d’échange la présentation des colistiers et leurs propositions pour une ville plus écologiste et solidaire.

    Une liste qui se revendique fièrement de gauche et écologiste et qui souhaite gérer la ville en associant les habitants par la concertation voire la consultation sur les grands projets.

    Réunion publique

    Contrairement à ce que fait, selon l’équipe Solliès-Pont cœur à gauche, le maire sortant André Garron (DVD), qui mène la ville de manière un peu trop à leur goût « personnelle et autoritaire ».

    La liste conduite par Christiane Vincent (apparentée PCF) propose entre autres la rénovation de la gare. Mais aussi d’améliorer la mobilité en travaillant avec le Département pour rendre le Zou plus accessible, avec des bus plus fréquents.

    Le développement des pistes cyclables et aménagement pour vélo sont bien entendu également sur les tablettes de la gauche. Ainsi que la mise en place de navettes gratuites à l’intérieur de la commune afin de répondre aux besoins des habitants.

    L’équipe vous attend à cette prochaine réunion publique pour détailler ce projet susceptible de répondre aux défis environnementaux et sociaux et rendre la commune plus solidaire, participative et citoyenne et pleinement engagée dans la transition écologique.

  • Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Il y a exactement 6 ans et 1 jour, c’était le 4 février 2020, je présentais ici même dans cette salle le programme et l’équipe qui allait m’accompagner », lance Hervé Granier, maire sortant de Gardanne et candidat à sa réélection.

    Ce jeudi soir, le candidat encarté LR mais à la tête d’une liste sans étiquette, a présenté face à « 450-500 personnes » la liste de ses colistiers, une « équipe est composée de femmes et d’hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes catégories socioprofessionnelles, de toutes croyances, d’opinions politiques ou religieuses parfois différentes ». Parmi les 10 premiers colistiers, les noms familiers de Sandrine Zunino-Ghougassian actuelle adjointe aux finances, Antonio Mujica, actuel premier adjoint, Arnaud Mazille – Hagobian, actuel adjoint à la culture et Alain Giusti, actuel adjoint à l’urbanisme. Les noms de Claire Campodonico, Alexandra Bessi, Vincent Randazzo, Sophie Cucchi Gilas et Magali Scelles apparaissent publiquement pour la première fois dans l’entourage politique de Hervé Granier. « Quoi qu’il arrive, nous terminerons cette campagne avec la même équipe qui vous est présentée ce soir parce que jamais, nous ne nous allierons et ne fusionnerons avec aucune liste ni avec aucun de mes adversaires », martèle néanmoins Hervé Granier. Et de balayer les grandes lignes de son programme, avec comme cheval de bataille la sécurité, et une promesse : en 2027, « la cause municipale sera la lutte contre le harcèlement scolaire », annonce-t-il, notamment.

  • La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    Toulon est une ville qui avance, et qui avance dans une bonne direction », commence Josée Massi, vendredi après-midi dans son QG de campagne, la ruche comme elle l’appelle. Et d’expliquer donc souhaiter poursuivre la transformation de Toulon engagée depuis plus de 20 ans. « Je veux continuer à bâtir une ville dynamique, qui avance avec confiance, avec un projet concret », insiste-t-elle. avec des réponses concrètes.

    Le premier point fort développé étant celui de la sécurité, « la première des conditions de la liberté, de la fraternité et de l’égalité ». Au programme, l’installation de commissariats de proximité et l’augmentation encore de 25% du nombre de policiers municipaux pour passer à un total de 200. Mais aussi la poursuite du partenariat avec la Police nationale et le Parquet, à l’image de la convention partenariat signée depuis trois ans.

    Sur les tablettes également, l’amélioration du service au quotidien des habitants, en fluidifiant les relations avec l’administration. Sur le bâti, un grand plan de rénovation va être entrepris dans les quartiers notamment au Las et à Saint Jean, à l’image de ce qui a été fait dans le centre ancien.

    Un Central Park toulonnais

    Concernant l’attractivité économique, le grand projet « de Mayol à pipady » est également réactualisé, et « il avance ». « Là, on a déjà passé une délibération en septembre (…) Et on va continuer », assure la maire sortante.

    Avec au final, « un Central Park à la toulonnaise, avec la mer en plus ». Un jardin dédié à la biodiversité avec un parc urbain agrandi. Un espace nommé la Fabrique bleue sur lequel s’élèvera « un centre des congrès ambitieux » afin de développer « un tourisme d’affaire des 4 saisons » favorable à l’économie locale. Et pour recevoir ces congressistes : un complexe hôtelier de standing.

    Josée Massi souhaite également renforcer Toulon dans sa position de ville universitaire. L’occasion de rappeler qu’en 2001, il y avait 1 000 étudiants dans le Port du Levant et qu’ils sont aujourd’hui 10 000. Et de poursuivre : « On va continuer avec de nouvelles filières. On a traité avec l’école des Mines et un collège naval, va venir s’installer. » Ce qui implique de créer des logements pour les accueillir.

    « Mon ambition, c’est de faire du quartier Courdouan – Portes d’Italie et campus, un nouveau quartier étudiant », précise la première magistrate. L’autre projet phare, étant les 180 logements étudiants sur l’ancien immeuble de la CAF, à la Rode. Au niveau de l’écologie l’équipe de « Toulon, mon parti » prévoit la plantation de 2 500 arbres, la poursuite de la végétalisation des cours d’école et de la ville, c’est-à-dire lorsque c’est possible les places et les trottoirs.

    Pour ce qui est des mobilités, « Toulon – Mon parti » compte s’appuyer sur le Bus à haut niveau de service et un réseau renforcé. Mais aussi le RER métropolitain et les navettes maritimes, avec de nouvelles lignes qui pourraient être créées pour rejoindre Le Mourillon, par exemple. Pour ce qui est du vélo, Josée Massi s’engage à transformer les tronçons en un réseau continu et sécurisé, avec parmi les aménagements attendus celui de l’avenue de la République. Autre grand sujet qui anime la Rade et sur lequel elle a été très claire : « On ne sortira pas Mayol de Toulon, c’est l’âme de la ville. » Ce qui ne veut pas dire que des investissements ne vont pas être encore consentis. Comme la couverture des tribunes.

    Parmi les autres grands projets dont on risque de beaucoup parler, c’est l’aménagement des berges de la rivière des Amoureux en promenade à la Rode. « Les travaux ont commencé », affirme Josée Massi pour couper la chique aux septiques.