Category: politique

  • Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    « Stop à la bataille culturelle menée par l’extrême droite », peut-on lire sur une pancarte devant l’entrée de l’Arena du Pays d’Aix. Alors que s’y jouait ce dimanche à guichet fermé La dame de pierre, fresque musicale qui retrace l’histoire de la Cathédrale de Paris, une trentaine de militants distribuaient des tracts pour informer les spectateurs sur le lien du spectacle avec l’extrême droite.

    « Le but de cette action, c’est que le public sache ce qu’il vient voir », explique Catherine Lecoq, déléguée à la CGT Spectacle. Les militants dénoncent notamment le financement de cette fresque musicale par le milliardaire conservateur Edouard Stérin, qui ne cache pas son ambition de mener une bataille culturelle avec la création en 2023 du projet Périclès. Un think tank et un rapport qui vise la victoire de l’extrême droite en France, comme dévoilé par L’Humanité en juillet 2024.

    Esprit critique

    « Ce spectacle réécrit l’histoire, en mettant en avant les royalistes, explique Agnès Daures, élue d’opposition du groupe Aix en partage. Et réécrit la révolution française. Avec ce spectacle, Pierre Edouard Stérin fait de l’entrisme. » Le but de l’action est donc d’avertir le public sur la portée politique de cette révision de l’histoire de la cathédrale. « On ne veut pas les empêcher d’aller voir le spectacle, mais juste qu’ils aient un esprit critique en le regardant », précise Nell, syndicaliste à Solidaires.

    Une action qui intrigue certains spectateurs, qui échangent volontiers avec les militants : « Je vais regarder le spectacle avec une vision différente », conclut l’un d’eux tandis que d’autres s’agacent de leur présence. Une action qui n’a pas plu au collectif d’extrême droite Le Maquis, qui est venu pour « dénoncer une censure de la part de l’extrême gauche », en scandant « Provence populaire, Provence identitaire ».

    Les syndicats dénoncent également la présence de 80 à 120 bénévoles pour ce spectacle pourtant payant, ce qui ne respecterait pas le droit du travail. La CGT a saisi l’Urssaf et l’inspection du travail à ce sujet.

  • Sébastien Delogu officialise sa candidature à Marseille

    Sébastien Delogu officialise sa candidature à Marseille

    C’est à l’AFP que le député insoumis des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a choisi d’annoncer dimanche qu’il avait été officiellement investi par La France insoumise pour être la tête de liste aux élections municipales, repoussant une expression directe auprès des autres médias à une date ultérieure. Non sans avoir publié dans le même temps, un « Je suis candidat à la mairie de Marseille ! » sur son compte instagram.

    Sans surprise, LFI présente donc une candidature autonome à Marseille, comme à Lyon et Paris. Les mots du député des quartiers nord sont durs à l’endroit de la majorité actuelle du Printemps marseillais, coalition de gauche menée par Benoît Payan, ex-PS. Il « devait être la rupture avec le système de droite alors qu’en réalité ils cogèrent la ville ensemble » lâche ainsi le député, en référence à la métropole dirigée par la DVD Martine Vassal, également candidate à Marseille. Et d’ajouter : « Je souhaite ramener le peuple au pouvoir et ne pas laisser Marseille aux magouilleurs qui font du favoritisme et du clientélisme comme la ville a toujours connu ». Pourtant, il précise également : « Nous ne fermerons pas la porte au second tour à une union des gauches ».

    La candidature insoumise a bénéficié en novembre du ralliement de Sébastien Barles, adjoint au maire en charge de la transition énergétique et son mouvement écolo-citoyen Vaï. Depuis dimanche, il compte également le soutien du parti du député apparenté LFI Aymeric Caron, la Révolution écologique pour le vivant (REV) via Julie Browne.

    La liste de Sébastien Delogu comportera « des gens engagés pour Marseille » a-t-il affirmé à l’AFP et son programme, présenté ultérieurement, sera axé autour du logement, de la santé et de l’urgence écologique.

    « Il s’agit d’une dangereuse manœuvre de division populaire, sous des accents de fausse radicalité qu’il nous faut démasquer », a réagi Anthony Gonçalves, chef de file des communistes marseillais pour les élections municipales dans un communiqué où il rappelle que le RN « n’a jamais été aussi fort »  et qu’il « menace de s’emparer du pouvoir », et « qu’une droite unie et revancharde, radicalisée » veut « reprendre la main ».

  • Vers une campagne polluée par les polémiques et les récupérations ?

    Vers une campagne polluée par les polémiques et les récupérations ?

    Montpellier vivra-t-elle encore « la campagne la plus folle de France » ? En 2020, le casting (le milliardaire Mohed Altrad, le clown Rémi Gaillard), les coups de théâtre (l’investiture retirée à l’Écologiste Clothilde Ollier pourtant donnée favorite) et les alliances improbables (fusion entre les listes de M. Altrad et d’Alenka Doulain) avaient braqué les projecteurs sur le Clapas.

    Cinq ans plus tard, alors même que le casting reste très incertain – Philippe Saurel voudra-t-il sa revanche ? Qui Altrad soutiendra-t-il ? Patricia Mirallès représentera-t-elle la Macronie ? – l’ambiance est déjà sulfureuse à quatre mois du premier tour. Chaque semaine, les postulants déclarés à l’Hôtel de Ville s’en donnent à cœur joie pour fustiger tantôt le bilan, tantôt les positions du maire Michaël Delafosse (PS). Lequel n’a toujours pas indiqué s’il briguera un second mandat.

    Cette semaine, c’était au tour de la tête de liste LFI, Nathalie Oziol, de prendre la foudre. En cause ses propos jugés « scandaleux » au sujet de l’assassin de Samuel Paty. Dans une vidéo exhumée, la députée insoumise indiquait ne pas être d’accord avec la qualification de « fanatique musulman » choisie par Michaël Delafosse pour qualifier le terroriste islamiste. Nathalie Oziol précisait que « ce n’est pas une question de religion, mais de moyens, de hiérarchie », l’enseignant ayant été laissé seul malgré ses alertes.

    À ces mots, M. Delafosse s’est indigné dénonçant par écrit une « absence totale de responsabilité à l’égard des professeurs ». Il fustige des propos qui « constituent une infidélité profonde aux valeurs de la gauche ». Le maire PS appelle à ne jamais « nier, relativiser ou transiger » avec le « fanatisme religieux, fléau de l’humanité ».

    Depuis la polémique enfle. Dans la presse, N. Oziol se défend, estimant que le sens de ses propos est détourné en vue de discréditer LFI. Elle insiste : « Amalgamer musulman et islamiste c’est inacceptable et insultant pour des millions de musulmans ».

    Tandis que la sœur de Samuel Paty a demandé à son avocate d’examiner la qualification des propos de N. Oziol au regard du délit d’apologie du terrorisme, d’autres candidats remettent de l’huile sur le feu, en ciblant… le maire et enseignant M.Delafosse. Isabelle Perrein juge « ses déclarations réductrices » et rappelle que « la laïcité est un principe républicain universel ». Serge Martin, l’ancien socialiste élu sur la liste Altrad, est plus virulent. « L’amalgame est une erreur peu commune aux historiens, « Mikka » est vraiment atypique ! Il se dit de gauche et s’exprime comme Zemmour ! ». Ça démarre fort.

  • Nîmes en commun fait parler la ville

    Nîmes en commun fait parler la ville

    Dans la chaleur boisée de l’arrière-salle du Prolé, les chaises serrées jusqu’au fond, Hugo Carlos, du collectif Nîmes en commun, plante le décor : « On est nombreux ce soir », sourit-il, micro en main. Il remercie la cinquantaine de personnes présentes – membres du collectif comme simples curieux – pour la réunion hebdomadaire de ce lundi 10 novembre, malgré le pont. Le rituel des présentations ne s’éternise pas, car l’urgence est ailleurs : faire le point sur ce questionnaire qui doit « faire émerger des priorités collectives des Nîmois » et, surtout, accélérer sa diffusion à quinze jours de l’échéance (24 novembre) avant la restitution promise le 11 décembre à la Halles des Sports.

    Le compteur a franchi la barre symbolique – « largement plus de 2 000 questionnaires », dont une centaine en ligne en vingt-quatre heures. La méthode, elle, s’affine. D’abord retenus pour économiser (0,20 euro l’exemplaire), les feuillets vont désormais circuler « au large » : cafés, bistrots, halls d’immeubles. Et lundi prochain ? Une idée fait consensus : remplacer la réunion hebdomadaire par une opération sur un point très passant de la ville pour maximiser les remplissages.

    Sur le fond, les récits fusent, précis, sans fard. Katia raconte l’accueil « très favorable » au stade des Antonins, quartier populaire où l’on prend le temps d’écouter. Christian détaille sa tournée « chez les connaissances » : deux heures par foyer parfois, tant les questions appellent la discussion. Au Cercle, on a changé de consigne : remplir sur place si possible, sinon emporter, « parce qu’on sent un vrai besoin de s’exprimer ». Ce besoin se lit d’ailleurs dans les champs libres : 450 témoignages déjà, recopiés mot à mot par Adèle et Marie, puis analysés « avec un peu d’intelligence artificielle ». À Jean Bouin, une scène reste en tête : une mère en difficulté avec le français répond grâce à sa fille de 14 ans, très au clair sur l’écologie ; ailleurs, des personnes âgées préfèrent qu’on leur lise les questions.

    « On ne peut pas parler pour les quartiers »

    Quand vient l’heure des thèmes qui remontent, trois mots s’imposent : transports gratuits (notamment pour les jeunes), sécurité, confiance envers les élites. Et l’exigence d’ancrage ressurgit, brutale et salutaire. Un participant des quartiers populaires – Madani – interpelle : l’initiative ne vaut que si « les militants des quartiers » sont au cœur des décisions. « On ne peut pas parler pour les quartiers sans leurs habitants. » La salle se tend, puis respire. Le message est pris au sérieux : identifier les zones moins couvertes (Garrigues Ouest, route d’Alès, Védelin, sud entre Leclerc et la rocade) et y concentrer l’effort, peut-être dès l’opération de lundi.

    En conclusion, le collectif s’est projeté sur la restitution du 11 décembre : grande salle à remplir, visuels en fabrication, et surtout une méthode « à l’ancienne » : rappeler personnellement chaque répondant. Rendez-vous est donné le 24 novembre au Cercle de l’Avenir pour se répartir des listes : « chacun 3 à 10 contacts », un argumentaire, et l’ambition de faire parler la ville « du 11 ».

  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Une cité des sciences et de la mer, et la philharmonie à la place des Galeries Lafayette »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Une cité des sciences et de la mer, et la philharmonie à la place des Galeries Lafayette »

    L’assassinat du frère d’Amine Kessaci

    Didier Gesualdi : Après l’assassinat du frère du militant écologiste Amine Kessaci, quelle est votre réaction de maire ?

    D’abord j’ai réagi en tant qu’homme et après en tant que maire. Pourquoi ? Parce que je connais personnellement Amine, son combat, que je partage. Je sais l’effroi qui a été le sien. Je l’ai eu au téléphone. Il est, comme vous pouvez l’imaginer, dévasté. C’est le deuxième frère qu’il perd, assassiné sous les balles des narcotrafiquants. On s’est parlé d’homme à homme, de personne à personne. En tant que maire, c’est ma fonction de dire qu’on ne peut pas laisser passer ça. On ne peut pas se taire, on ne se taira jamais. Si les thèses qui sont avancées au moment où on parle étaient confirmées, le procureur de la République semble avancer vers un assassinat d’intimidation, alors on entrerait dans quelque chose qu’on n’a pas connu. La lutte contre le narcotrafic est une lutte de tous les jours, qu’on a mené, que l’État a mené en amenant des moyens supplémentaires qui ont produit des résultats avec, par exemple, une baisse très significative du nombre d’homicides dus au narcotrafic, un nombre d’enquêtes et d’élucidations qui n’a cessé d’augmenter, un nombre de personnes liées aux trafics et aux crimes emprisonnées à l’isolement qui augmente… Ce sont des dangers pour la société, des criminels, pas des victimes. Ce sont des gens qui sèment la mort autour d’eux. Si la thèse d’un assassinat d’intimidation était confirmée, on changerait de dimension. On ne serait pas seulement sur un assassinat pour des parts de marché, parce que ces gens-là, cette mafia, n’ont aucun respect pour la vie humaine.

    Léo Purguette : Ils n’auraient donc plus aucune limite ?

    Ça voudrait dire qu’on a passé un cap et qu’il n’y a plus de limite, que l’on tape pour impressionner et faire taire. Or, ils ne nous feront pas taire. Ils ne nous font pas peur, ils ne m’ont jamais fait peur. Je suis persuadé que les Marseillais, dans leur immense majorité, refusent que des mafieux assassinent pour faire taire. Ce serait d’une gravité sans précédent, c’est presque l’état de droit qui est remis en cause. On a connu ça à Marseille avec l’assassinat du juge Michel en 1981. Évidemment, j’ai eu le ministre de l’Intérieur, l’Élysée, on a un procureur de la République qui, avec son parquet, est un des meilleurs de France sur le narcotrafic…

    Léo Purguette : … Ça intervient à un moment où il obtient des résultats.
    Vous faites le lien
     ?

    Il faut laisser ça au procureur de la République, c’est à lui de dire où en est l’enquête, c’est à lui d’établir les circonstances. Il y a des gens qui font de la récupération, du commentaire. Moi je suis maire de Marseille, je ne me place pas à ce niveau-là. Ce que je considère être ma mission, c’est de tout faire pour protéger les Marseillaises et les Marseillais. On a obtenu 100 policiers supplémentaires par an, il faudra en obtenir plus encore. Nous avons doublé la police municipale, je ne demande pas que la police nationale soit doublée, l’État en serait incapable mais -je sais que le terme peut déplaire- s’ils font la guerre à l’État, alors il faut leur faire la guerre.

    Les caméras

    Didier Gesualdi : Selon la droite, vous avez trop tergiversé sur les caméras de vidéo surveillance, vous mentez sur le doublement de la police municipale…

    J’ai décidé de ne pas répondre aux fake news. Pour moi, l’opposition de droite républicaine devrait s’en tenir à de la dignité. Un chiffre, c’est un chiffre. Un doublement de la police municipale, c’est un doublement de la police municipale. Ils peuvent dire 10 fois une contre-vérité, ça ne deviendra jamais une vérité. Je laisse les fake news aux trumpistes, à l’extrême droite, à ses marchepieds et ses alliés. Le sujet de la sécurité est trop sérieux. Il touche tout le monde, et particulièrement quand on n’a pas les moyens d’habiter les beaux quartiers. On décide de faire de l’îlotage, d’aller voir les petits commerçants comme à Noailles, on s’y est pris avec humanité et fermeté. On s’y est pris de manière intelligente. À Belsunce, c’est la même chose. Quand on met des caméras, ce n’est pas pour se faire plaisir. Je ne peux pas entrer dans le déroulement de l’enquête que nous venons d’évoquer mais les caméras servent quand elles sont au bon endroit. Je ne peux pas accepter de leçons de gens qui ont mis des caméras de complaisance, pour se faire plaisir, pour faire plaisir à leurs amis ou je ne sais quoi. Tout cela doit être fait avec intelligence, parcimonie, humanité et fermeté.

    La police municipale

    Léo Purguette : Ce que vous dites sur l’ampleur du narcotrafic ne rend-il pas vain le débat au niveau municipal sur la police ? On voit bien que ce n’est pas la police municipale qui va pouvoir agir face à la mafia.

    Encore une fois je ne veux pas sortir de mon rôle en donnant des détails de l’enquête en cours. La police municipale a été à l’origine d’éléments essentiels qui permettent aujourd’hui, au moment où je vous parle, à la police de travailler et d’avancer. Quant à ceux qui crient… Vous savez ; les chiens aboient et la caravane passe. Je les laisse raconter ce qu’ils ont envie de raconter. Je crois qu’il ne faut pas mentir aux Marseillais. Expliquer que la Ville doit se substituer à l’État en matière de sécurité, c’est comme expliquer que le bleu est rouge ou que le blanc est noir. Les Marseillais sont intelligents et jouer avec leurs peurs, ça n’est pas être au niveau du débat municipal.

    2026

    Léo Purguette : Un projet d’ampleur comme celui des Galeries Lafayette vous projette dans un second mandat. Est-ce que c’est une forme d’acte de candidature ?

    Pas du tout ! Justement, ma ville je la gère. J’ai le problème qui se pose maintenant. J’ai dit que je m’occuperai de ce sujet et je m’en occupe. Les choses vont intervenir dans les prochaines semaines et de toute façon, comme je l’ai dit, je serai maire jusqu’au bout. Je laisse celles et ceux qui rêvent de devenir maire de Marseille, sauter sur leurs chaises comme des cabris. S’ils ont du temps à perdre, ce n’est pas mon problème. Moi je suis au travail. Et je resterai au travail jusqu’au bout.

    Les Galeries lafayette

    Léo Purguette : Vous avez été beaucoup attaqué sur la fermeture des Galeries Lafayette avec une dévitalisation du centre-ville qui est redoutée, quelles réponses apportez-vous ?

    Encore une fois, sur les attaques, je ne vais pas revenir sur ce qui s’est passé dans cette ville. Vous savez, j’ai été dans l’opposition. Quand je l’étais, j’ai suffisamment dit à Mme Vassal, à ses amis et au maire de Marseille de l’époque que c’était un contre-sens historique que d’ouvrir des centres commerciaux en pleine ville. On sait que depuis la fin des années 1990 toutes les villes du monde ont arrêté de le faire. C’est un non-sens, ils se dévorent entre eux et dévorent les commerces de centre-ville. Mme Vassal et ses amis, soutenus d’ailleurs par le Rassemblement national, ont continué d’implanter des centres commerciaux. Et donc, qu’est-ce qu’il se passe ? Il y a de la concurrence déloyale, plus il y en a, moins ça marche.

    Léo Purguette : Que proposez-vous alors ?

    Je vous le dis en exclusivité : les galeries Lafayette m’ont présenté une offre de reprise. Elle ne me convient pas. Ça n’est pas du tout ce que je veux pour le centre bourse. Je ne veux pas citer la marque mais elle ne me convient pas. Je pense que les Marseillais n’en veulent pas. Ça n’est pas dans mon éthique d’accepter ça donc c’est non. Je vais racheter les galeries Lafayette comme je m’y étais engagé. On va y faire deux choses : une cité des sciences et de la mer et on va y faire aussi une partie de la philharmonie. C’est un projet immense, culturel, scientifique, pédagogique pour faire découvrir le monde de la mer, de la science, pour la musique… Ce sont des milliers et des milliers de mètres carrés qui y seront consacrés dans le centre-ville !

    Léo Purguette : Ça va prendre du temps.

    Oui et en attendant, je ne veux pas de friche et donc je lance dès le rachat des galeries Lafayette un appel à manifestation d’intérêt. Ça veut dire quoi ? Qu’on va en faire un tiers lieu où des gens quels qu’ils soient, entrepreneurs, artistes, associatifs, vont pouvoir avoir des lieux mis à leur disposition pendant deux-trois ans. Il n’y a beaucoup de gens qui cherchent des lieux et qui n’ont pas forcément les moyens parce que vous avez vu l’explosion des loyers, ils vont pouvoir s’installer ici.

    Didier Gesualdi : On va vous dire que l’impact économique ne va pas être équivalent.

    Ce sont des gens qui ne savent pas trop compter qui disent ce genre de choses. Au regard de l’état des finances des collectivités gérées par la droite, je ne prendrai pas de leçons d’économie de ces gens-là. L’attractivité économique, la création d’emplois quand on fait une cité de la science et de la mer ou une philharmonie est bien plus importante que ce que peut faire un commerce. Les gens s’y arrêtent, y restent longtemps, en famille, entre amis…

    La droite

    Léo Purguette : La droite a démarré sa campagne avec une certaine agressivité. Comment l’analysez-vous ?

    L’agressivité, c’est la sœur jumelle de la fébrilité. Je n’ai pas grand-chose à en dire. Je les plains.

    Didier Gesualdi : Renaud Muselier vous trouvait mauvais sur ce plateau.

    Avec son parcours politique, il aurait pu être un sage de la politique. Un peu de sagesse ne lui ferait pas de mal.

    Didier Gesualdi : Est-on condamné aux petites phrases ?

    Notre ville a tout en main pour réussir. Elle mérite un niveau bien meilleur de débat. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’on a le personnel politique qu’on mérite. Je ne suis pas d’accord. C’est à droite et à gauche. Des médiocres, il y en a partout. Je ne m’abaisserai pas à aller dans le caniveau. Que ceux qui sont dans la boue y rest

    Le RN

    Didier Gesualdi : Qui est votre adversaire ? C’est le RN rabiboché avec M. Ravier ?

    J’ai toujours dit que mon adversaire, celui de Marseille et des Marseillais, c’était le Rassemblement national et ses idées, son incapacité à gérer, sa capacité à fracturer…

    Didier Gesualdi : « On ne les a jamais essayés », disent beaucoup de Marseillais.

    Oui, certains le disent. On peut aussi essayer de se jeter dans le feu, on n’a jamais essayé. L’argument « essayons-les », ne fonctionne pas. On ne s’amuse pas avec la vie des gens ni avec une ville fragile qui est en train de se relever. Oui, c’est d’abord Franck Allisio mon adversaire.

    Léo Purguette : Il est donné très haut dans les enquêtes d’opinion. Ça vous inquiète ?

    Bien évidemment. On doit tous prendre conscience que cette ville peut tomber dans l’escarcelle du RN. Ce serait une ville qui se coupe en morceaux, dans laquelle le chaos s’installerait parce que ce sont des gens qui vivent sur la peur de l‘autre et qui fabrique des boucs émissaires : les pauvres, les étrangers, ceux qui n‘ont pas la même religion que nous… Qu’est-ce qu’on construirait ? Des miradors à la place des bibliothèques ? Des centres de rééducation à la place des écoles ?

    La droite

    Léo Purguette : La droite a démarré sa campagne avec une certaine agressivité. Comment l’analysez-vous ?

    L’agressivité, c’est la sœur jumelle de la fébrilité. Je n’ai pas grand-chose à en dire. Je les plains.

    Didier Gesualdi : Renaud Muselier vous trouvait mauvais sur ce plateau.

    Avec son parcours politique, il aurait pu être un sage de la politique. Un peu de sagesse ne lui ferait pas de mal.

    Didier Gesualdi : Est-on condamné aux petites phrases ?

    Notre ville a tout en main pour réussir. Elle mérite un niveau bien meilleur de débat. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’on a le personnel politique qu’on mérite. Je ne suis pas d’accord. C’est à droite et à gauche. Des médiocres, il y en a partout. Je ne m’abaisserai pas à aller dans le caniveau. Que ceux qui sont dans la boue y restent.

    La France insoumise

    Léo Purguette : La France insoumise est dans l’attentisme mais en vous recevant en juin, on avait bien compris que ce ne serait pas avec eux au 1er tour.

    J’ai toujours dit que la France insoumise disait urbi et orbi qu’elle serait candidate donc je prends acte de sa volonté. Il semblerait que la France insoumise déclare une candidature dans les jours qui viennent. C’est son choix. Je ne le commente pas. Je suis au travail, je ferai tout ce que j’ai à faire pour me battre contre le RN. Je ne me trompe pas d’adversaire. Et je le dis à la France insoumise : j’aurais préféré les entendre dans les combats que j’ai menés face à la droite extrême et l’extrême droite plutôt que de taper sans cesse sur l’union de la gauche et des écologistes. Vous avez vu les mineurs isolés à la rue, le nombre de place d’hébergement d’urgence qui diminue, les défaillances de la Métropole, de la Région et du Département ? Qu’est-ce que j’entends de la France insoumise ? Rien.

    La Question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Michel Petrosi :

    Pourquoi M. Barles qui s’oppose au Printemps marseillais est toujours votre adjoint ?

    L’aventure individuelle de Sébastien Barles, c’est l’aventure individuelle de Sébastien Barles. Il a choisi, pour des raisons qui lui appartiennent, de considérer que son propre bilan était mauvais. J’avoue que c’est un peu particulier. Quand on est adjoint à la transition écologique, dire que le bilan est mauvais sur la transition écologique alors que des millions et des millions ont été dépensés sur le sujet, c’est soit faire preuve d’une lucidité absolument troublante concernant son propre bilan soit chercher une nouvelle famille politique. Je ne commente pas plus.

    Léo Purguette : Peut-il rester votre adjoint ?

    J’imagine que chez lui, il y a des miroirs, des glaces, qu’il doit s’y regarder. Il doit savoir s’il peut rester adjoint. Moi je ne fais pas de rétorsion. Je ne donne pas de coup politique à quelqu’un qui fait un choix politique. J’enlève une délégation ou une adjointure à quelqu’un qui a fait une faute morale ou autre. Il a le droit de dire qu’il a envie d’aller avec la France insoumise. Mais quelle cohérence ? Vous voulez que je vous dise ce que j’aurais fait moi-même à sa place ? Ça fait longtemps que j’aurais démissionné. Au moins pour pouvoir me regarder dans la glace.

  • Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Poursuivi pour corruption de mineur, écarté du chef de filât écologiste pour les municipales à Marseille et convoqué devant le conseil disciplinaire de son parti, Hassen Hammou a vu rouge. Déjà suspendu à titre conservatoire de son poste au bureau politique national, il a annoncé, vendredi en début d’après-midi, quitter les Écologistes… avant de se raviser deux heures plus tard. « J’ai réagi sous la colère », justifie ce dernier : « J’ai reçu des messages de soutien et je vais attendre le 16 décembre [le jour du délibéré de son procès]. J’aviserai en fonction des discussions au conseil disciplinaire, une procédure que je conteste et qui se fonde sur ma présence sur le site coco.fr, alors que je n’y ai été qu’à deux reprises, avant l’affaire Pelicot et au moment où le site était encore légal. »

    Jeudi, 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui à la barre du tribunal correctionnel dans le cadre de l’affaire de corruption de mineur, révélée le 15 octobre par La Provence, au lendemain de sa désignation comme chef de file. « Il ne peut plus être notre candidat. Il ne nous avait rien dit sur ses visites sur le site coco. C’est contraire à une candidature », expliquait un peu plus tôt François Thiollet, chargé des régions au bureau et représentant de la tutelle.

    Hassen Hammou assure être tombé dans un traquenard, en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui soutirent de l’argent, son porte-cartes… Le tribunal pour enfants les a condamnés. C’est la plainte déposée par la mère de l’un des deux jeunes qui a déclenché l’ouverture du second dossier, dans lequel il est accusé d’avoir formulé des propositions sexuelles à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, avec qui il a été élu en binôme au bureau national d’EELV, assurait dans une boucle WhatsApp interne, lui avoir demandé « de démissionner du bureau politique », comme elle lui avait déjà réclamé mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

    Hassen Hammou a été désigné chef de file, le 14 octobre, par un vote des militants. Les écologistes ont aussi entériné lors de ce vote une alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais. Depuis sa propre mise en retrait, un comité de campagne avait été créé.

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.

  • Choix de cœur ou politiques, EELV est en plein tourment

    Choix de cœur ou politiques, EELV est en plein tourment

    C’est comme si on me demande de choisir un de mes enfants. » Au téléphone, ce vendredi, Olivia Adolphe-Laroubi, co-cheffe de file des Écologistes pour les municipales de mars, a besoin de temps pour digérer les derniers rebondissements au sein de son parti. Après avoir soutenu en 2020 le maire Serge Andrieu (DVG), les Écologistes ont cette fois décidé « à 94% », lors d’un vote interne, de pas renouveler leur confiance au maire-candidat. « On nous demandait un soutien sans rien demander sur le programme », justifie Olivia Adolphe-Laroubi.

    Mais, là où la situation est pour le moins cocasse, c’est que la co-cheffe de file est l’épouse de Francis Adolphe. L’ancien maire (2008-2018) avait dû démissionner après avoir été condamné pour violences conjugales, le rendant inéligible. Un ex-édile de nouveau aujourd’hui candidat. Et dont les instances nationales ne veulent pas entendre parler. « Les Écologistes ne peuvent soutenir un candidat aux municipales condamné pour violences conjugales », indiquent dans un communiqué le bureau national, prévenant que « tout soutien à la candidature de Francis Adolphe par des membres de notre mouvement aurait pour conséquence une suspension ».

    Un réel cas de conscience, donc, pour Olivia Adolphe-Laroubi. « Je précise qu’en interne, il n’y a pas eu de demande de vote pour soutenir Francis Adolphe, nous avons répondu au national qu’il avait récupéré ses droits en 2021 », livre la co-cheffe de file. Et, comme si la situation n’était pas déjà assez confuse, voilà que ce jeudi, l’autre cheffe de file, Claire Bettembot-Treutenaere, s’est déclarée candidate. Cette dernière, en 2020, était seconde de liste du candidat divers centre-gauche Denis Morandeau (8,38% des voix).

    Ce jeudi soir, les Écologistes ont aussi participé à une réunion de lancement de pré-campagne des insoumis. « Je vais devoir réfléchir à mon positionnement », confesse Olivia Adolphe-Laroubi, écartelée entre un soutien à son mari à titre personnel ou la fidélité à son parti… « Mon mari respecte mes idées politiques, je n’ai pas de pression de sa part », poursuit-elle, en admettant évidemment « qu’elle ne fera pas campagne contre lui ». « Soit je me mets en retrait de toute campagne, soit je le soutiendrai, mais en dehors de mon parti », conclut l’écologiste, qui se décidera d’ici à la mi-décembre, lors d’une prochaine assemblée générale des Écologistes.

  • [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous déclarer de nouveau candidat ?

    Éric Diard : Sausset est ma commune de toujours. Je me suis toujours intéressé à la vie de la commune, même quand je n’étais plus élu. Malheureusement, nous sommes dans un pays en crise permanente et les communes ne sont pas épargnées. Je pense qu’il faudra être fort et expérimenté pour faire face aux défis qui attendent notre commune.

    Quel regard portez-vous sur
    le travail réalisé par Maxime Marchand ?

    E.D. : Depuis 2016, Martine Vassal a ouvert les vannes du financement sur les projets, et la commune en profite. Il y a des projets qui ont été bien faits, comme le théâtre de Verdure, la piste d’athlétisme. Mais, quand on a autant d’argent, il faut faire des projets pour durer. L’école a été refaite, mais la cour est trop petite pour les 290 élèves qui ne peuvent pas sortir en même temps ! On a refait aussi le sol du gymnase, un an après, il est en train de se dégrader… Là où le bât blesse, pour la sécurité, nous avions 12 policiers municipaux, il n’y en a plus que 9. Je mettais en place des patrouilles en première partie de nuit, elles sont devenues très occasionnelles, c’est dommage. La commune a aussi décidé de supprimer l’éclairage entre 1h et 5h, ce n’est pas raisonnable. Nous sommes aussi passés à la collecte au porte-à-porte, mais seulement deux fois par semaine, c’est nettement insuffisant, les poubelles débordent. Le maire doit reprendre l’ascendant sur la Métropole et être un maire de proximité.

    Quelles seraient vos premières priorités ?

    E.D. : Ma première priorité, ce serait de lutter contre la bétonisation. Lorsque j’ai été maire, j’ai toujours défendu la qualité de vie et les espaces verts, ma première mission a été d’écarter un projet de 400 logements. Et aujourd’hui, je vois le retour de la bétonisation, parce que Sausset, par sa situation géographique, est une ville qui suscite beaucoup d’appétits immobiliers.

  • [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    Il attendait une bonne nouvelle de ses médecins pour officialiser sa candidature. C’est désormais chose faite. En rémission de son cancer, le maire écologiste de Sausset-les-Pins, Maxime Marchand, repart pour viser un second mandat en 2026. « Comme je suis guéri, que je retrouve mon énergie et mon temps pour la commune, j’ai envie de continuer ce que j’ai commencé », affirme-t-il.

    L’édile souhaite achever le « projet école », débuté avec la réhabilitation de l’école Victor-Hugo livrée en juin 2024, en poursuivant la rénovation de l’école Jules-Ferry « qui a déjà commencé et qui est dans une phase de marché ». Il entend aussi mener un travail sur les bâtiments culturels du centre-ville que sont la salle des Arts et les espaces annexes.

    Alors qu’il s’était retrouvé propulsé à la mairie grâce à la fusion de trois listes en 2020, cette fois, Maxime Marchand a l’entière liberté de la composition de son équipe. « On est sur un renouvellement très important puisque plus de la moitié des conseillers municipaux vont changer, par contre, il y a une vraie stabilité : l’ensemble des adjoints restent à mes côtés », dévoile-t-il. Le maire souhaite mener une liste sans étiquette, avec des gens « de gauche, du centre et de la droite qui travaillent tous ensemble ». La seule condition pour l’intégrer : « Aimer Sausset et avoir une vision Sausset centrée. »

    Un citoyen au service

    des Saussetois

    Maxime Marchand refuse de politiser le débat : « Je ne pense pas que la mairie soit un outil pour lutter contre l’extrême droite. La mairie est au service de tous les Saussetois, peu importent leurs opinions. Ça me semble important de rester loin de toutes ces polémiques qui divisent. »

    Face à lui, deux candidats déclarés : l’ancien député de la 12e circonscription et maire de Sausset-les-Pins de 2001 à 2017 Éric Diard (LR), et l’ancien directeur de la police municipale de la commune, qui occupe désormais ce poste à Châteauneuf-les-Martigues, Jean-Charles Vargas (RN). À noter que c’est la première fois que le parti d’extrême droite présente un candidat aux municipales à Sausset. « Le RN est dans une dynamique nationale qu’il essaye de propulser au niveau local, mais la réalité, c’est que Jean-Charles Vargas n’habite pas et ne connaît pas la ville. Je suis assez surpris que le parti choisisse cette personne, alors qu’il avait des locaux qui souhaitaient le représenter sur la commune », analyse Maxime Marchand.

    Quant au retour d’Éric Diard, il réagit : « Je ne suis pas un professionnel de la politique comme lui, je suis un citoyen qui s’est mis au service des Saussetois et j’espère qu’ils me renouvelleront leur confiance. Si ce n’est pas le cas, je retournerai travailler comme tout le monde. »

    Le maire organise une première réunion publique de campagne, le 28 novembre, pour présenter le bilan de son premier mandat à la population. « On a listé plus de 120 réalisations qu’on va promouvoir dans 40 pages et des vidéos », détaille-t-il.