Category: politique

  • Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    « Ce local dont vous parlez, le snack le Tunisien, au 3 rue du Maréchal Joffre a, par le passé, été source de nuisances olfactives, dont les riverains ont malheureusement fait les frais », intervient lundi l’élue d’opposition Martine Cuccaroni (PS). « Vous nous indiquez aujourd’hui vouloir garantir une activité compatible avec le cadre résidentiel du quartier, et c’est évidemment une attente forte des habitants. Avez-vous déjà une idée du futur usage de ce local ? », interroge l’élue. Juste avant, la conseillère municipale de la majorité Karine Henry, qui a lu la délibération numéro 11, a rappelé qu’à cette adresse, « la Ville est propriétaire des murs d’un local à usage commercial. Ce local est vacant depuis plusieurs mois, ce qui pose plusieurs enjeux urbains ainsi qu’économiques ». La Ville « a reçu une proposition d’acquisition amiable du fonds de commerce, au prix de 45 000 euros », a-t-elle présenté.

    Alexandre Doriol, maire (DVD) a répondu à l’élue socialiste : « Vraisemblablement, on se dirigerait vers un lieu de restauration. Une fois que la Ville aura dûment acquis ce bien-là, une consultation se fera. Le meilleur gagnera. » Pour répondre aux inquiétudes de l’élue quant aux nuisances olfactives, il a ajouté : « C’est précisément ce pour quoi nous voulons racheter le fonds de commerce. C’est pour pouvoir faire les travaux nécessaires et être dans une dimension un peu plus apaisée pour l’ensemble du voisinage. »

    Énoncée cette fois par l’élu de la majorité Vassily Cornille, la délibération précédente a proposé à l’assemblée communale « le principe d’acquisition amiable de trois appartements, sis 80 rue des Poilus, auprès de la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Côte d’Azur, au prix de 650 000 euros, hors frais de notaire ».

    « Difficile de parler projet »

    À cet endroit, la Ville est déjà propriétaire du rez-de-chaussée, où est installé le service de l’état civil. « Favorable à cette acquisition », Martine Cuccaroni a demandé si la Ville « envisageait d’y décentraliser d’autres services municipaux », ou « une antenne France Services », qui pourrait aider les personnes les plus âgées ou démunies du centre-ville à réaliser leurs démarches administratives. Hervé Itrac (RN) a lui soulevé le problème « de défaut de motivation sur l’intérêt général, qui risque d’engager l’illégalité de cette vente voire son annulation ».

    Si la vocation du lieu pour la Ville n’a pas été dévoilée, « c’est parce qu’on est en période de campagne électorale, et qu’il m’est difficile justement de pouvoir parler projet », a justifié le maire, qui a rappelé que le vote s’exerçait sur « le principe d’acquisition. Ensuite viendra le temps de l’acquisition ».

  • [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous quitté Patrick de Carolis après 5 ans à ses côtés ?

    Jean-Michel Jalabert : C’est une décision réfléchie depuis plusieurs mois. Je me suis entretenu régulièrement avec lui mais je n’ai pas eu d’écho à mes remontées. J’estime que les orientations de la majorité se sont éloignées des ambitions de 2020. Il y a un manque de concertation avec l’équipe municipale et avec les agents, et au final une distance que je ressens avec les Arlésiens.

    Une « trahison » pour l’édile et candidat à sa succession…

    J.-M.J. : S’il pense que c’est une trahison de faire attention à l’intérêt général, c’est son interprétation. Mais en général il y a beaucoup moins d’échanges avant une trahison. Il n’y a rien de personnel et je ne dénigre rien du travail réalisé. Ma méthode, c’est l’écoute des habitants, des acteurs économiques et associatifs, des agents. La plupart des bonnes décisions ne peuvent venir que du terrain. Le respect doit durer même avec des désaccords.

    Êtes-vous opposé à l’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail ?

    J.-M.J. : Ce n’est pas une expulsion, il s’agit de mettre à disposition de la CGT d’autres locaux dans le bâtiment. Car il y a besoin de développer un autre projet pour la Bourse du travail. Je crois que le projet de l’équipe actuelle est bon, qui plus est lancé avec des études réalisées et des premiers travaux engagés.

    Qui vous suit dans cette candidature ?

    J.-M.J. : Je construis sereinement une équipe et une liste avec des hommes et des femmes représentatifs des villages et des quartiers, partageant ma conception de la politique. Pendant le mandat je me suis entouré de plusieurs élus dans le même esprit. Nous sommes six élus de la majorité à avoir rendu nos délégations. Nous continuerons à siéger au conseil municipal car le mandat d’élu nous a été confié par le vote. La liste que je présente sera sans étiquette, sachant que j’étais divers droite en 2020. Cette liste rassemblera des Arlésiens qui ne sont pas encartés politiquement et qui veulent s’engager. Je ne vais pas demander d’investiture ni de soutiens politiques, je ne suis pas adhérent à un parti et je le resterais durant le mandat.

  • Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Lutte contre les narcotrafics : Nuñez et Darmanin attendus à Marseille

    Poursuivre et amplifier la lutte contre le narcotrafic. C’est le mot d’ordre lancé par Emmanuel Macron lors de la réunion d’urgence tenue mardi à l’Élysée, après l’assassinat à Marseille du frère d’Amine Kessaci, un militant écologiste engagé dans ce combat. Autour du Président, les ministres des Comptes publics, et des Affaires étrangères, des magistrats spécialisés dont le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, et le directeur national de la police judiciaire. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin était en visio depuis les Émirats arabes unis.

    Cet assassinat « n’est pas un règlement de compte classique mais manifestement un crime d’intimidation inédit » marquant « un point de bascule » a répété devant la presse Laurent Nuñez à la sortie de la réunion. Alors que l’enquête a été transférée à la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée à Paris, le ministre de l’Intérieur sera avec le garde des Sceaux ce jeudi à Marseille à la demande du chef de l’État qui devrait s’y rendre lui-même mi-décembre.

    « Les mafias marseillaises de plus en plus à cran »

    « Les trafiquants et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces », a poursuivi le ministre de l’Intérieur chiffres à l’appui : 2 000 mises en examen pour trafic de stup à Marseille, 900 détentions provisoires, une baisse de 30% des narchomicides en 2025, déjà passés de 49 à 24 entre 2023 et 2024, une réduction de moitié des points de deal recensés, 80 environ…

    Une manière de répondre aux responsables politiques qui appellent l’exécutif à passer de la parole aux actes. Car le thème s’invite dans la campagne municipale. Candidat de l’extrême droite à la mairie de Marseille, Franck Allisio (RN), a réclamé « l’état d’urgence ». « Une punition collective par lâcheté et incapacité à cibler les véritables coupables » lui a répondu le macroniste Romain Simmarano (Ren.), porte-parole de Martine Vassal (DVD) pour les municipales.

    L’objectif de la réunion élyséenne visait à intensifier la mise en œuvre de la loi pour lutter contre le narcotrafic. Promulguée en juin elle monte « en puissance » assure l’Élysée. Elle prévoit l’installation du parquet national anticriminalité organisée qui sera créé le 1er janvier et compétent sur les dossiers les plus graves et complexes, sur le modèle du parquet national antiterroriste ou du parquet national financier.

    Ce qui a été fait « sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic », a affirmé le Premier ministre à l’Assemblée, espérant « une forme d’unité nationale ». Sébastien Lecornu répondait à l’écologiste Cyrielle Chatelain, applaudie par tous les députés debout lorsqu’elle a rendu hommage à Mehdi Kessaci, dont les obsèques se tenaient au même moment à Marseille. « Marseille restera toujours une priorité pour le gouvernement », abondait encore Laurent Nuñez interrogé par le député PS Laurent Lhardit.

  • Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Avant une réunion sur le narcotrafic, Jacques Witkowski nommé préfet de région à Marseille

    Aujourd’hui préfet du Bas-Rhin et de la région Grand Est, Jacques Witkowski vient d’être nommé par le président de la République préfet des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en remplacement de Georges-François Leclerc, nommé directeur de cabinet à l’Élysée. Une nomination accélérée, selon La Lettre qui dévoilent l’information, alors que doit se tenir ce mardi une réunion sur la mise en oeuvre de la loi narcotrafic et la situation à Marseille après l’assassinat, jeudi, de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste Amine Kessaci.

    Tandis que son Georges-François Leclerc avait repris la compétence de préfet de police dans les Bouches-du-Rhône, « l’organisation des pouvoirs à Marseille, imposée par son prédécesseur, reste à affiner », affirment nos confrères.

    Officier de gendarmerie commandant d’un peloton en Martinique puis d’une compagnie en Vendée, le saint-cyrien a été nommé commandant militaire de Matignon sous Alain Juppé avant d’entamer sa carrière dans la préfectorale. Il a notamment été préfet de Mayotte, directeur de cabinet de la ministre socialiste des Outre-Mer George Pau-Langevin, préfet de la Manche, directeur général de la Sécurité civile, préfet de l’Hérault et de Seine-Saint-Denis avant de rejoindre l’Alsace.

    Lutter contre le narcotrafic

    « Dans ce contexte de combat contre le narcotrafic, comme pour les grands projets de Provence-Alpes-Côte d’Azur : vous pouvez compter sur la Région Sud pour être à vos côtés, comme nous comptons sur vous ! » l’a accueilli le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. « Officier supérieur de la gendarmerie et haut fonctionnaire aguerri, j’ai confiance en sa capacité à intensifier la lutte implacable contre le narcotrafic », le salue la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, Martine Vassal.

  • À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    À Bollène, Anthony Zilio pour une confirmation, Marie-Claude Bompard en reconquête

    La course à l’hôtel de ville de Bollène les 15 et 22 mars a connu un sacré coup d’accélérateur vendredi soir avec l’officialisation des candidatures du maire sortant (SE) Anthony Zilio et de Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), qui rêve toujours de reprendre la ville après l’avoir dirigée lors de deux mandats (2008-2020). Tout sauf une surprise de voir les deux candidats se lancer tant les intentions étaient déjà déflorées.

    « Chers Bollénois, les 15 et 22 mars prochain, vous aurez à nouveau rendez-vous avec l’avenir de Bollène. C’est avec la même passion et le même attachement que je serai candidat pour continuer d’embellir, de sécuriser et de développer notre ville », a succinctement déclaré Anthony Zilio sur ses réseaux sociaux. Un message minimaliste qui ne fait que valider un secret de Polichinelle. Depuis plusieurs mois, sa page Facebook « Rassembler Bollène avec Anthony Zilio » avait été relancée et actualisée en juillet avec la mention 2026. « Je suis toujours convaincu et mon énergie n’a pas baissé », confiait-il déjà dans nos colonnes en février, promettant une « décision collégiale au sein de mon équipe polymorphe ».

    Issu de la gauche, Anthony Zilio, 40 ans, avait réussi à monter une liste de large rassemblement républicain [hors PCF qui avait conduit sa propre liste (4,89%)] pour faire tomber l’extrême droite, l’emportant avec 51,81% des voix au second tour. Depuis, il s’escrime « à réparer la maison Bollène ». Si sa déclaration de candidature a été laconique, son site de campagne est en revanche plus dissert sur toutes les actions accomplies depuis plus de cinq ans en matière de sécurité, d’économie, de cadre de vie, de jeunesse ou de culture. « On gomme les crispations pour apaiser les choses », défendait en février Anthony Zilio prenant comme meilleur exemple le nombre d’habitants en progression de Bollène après des années de déclin. « Ce n’est pas juste la sortie 19 de l’autoroute, c’est une ville qui se réveille et révèle tout son plein potentiel », se targue le premier magistrat.

    L’extrême droite divisée avec un prétendant RN

    En 2021, le maire avait également repris le canton à l’extrême droite, divisée entre Marie-Claude Bompard et le binôme RN. Un scénario qui va se reproduire en mars. La cheffe de file de l’opposition a donc, elle aussi, annoncé sa candidature vendredi à l’occasion d’une réunion publique. « Nous ne pouvons pas nous dérober », estime l’ex-édile de 71 ans, dont le fils, Yann, est maire d’Orange. Mais contrairement au précédent scrutin municipal où le RN n’avait pas de candidat, le parti lepéniste a investi Franck Marest, 68 ans. « Ils ont perdu parce qu’ils ont été mauvais », piquait Thierry d’Aigremont, patron du RN 84 lors de la présentation de son candidat, à l’endroit du clan Bompard, qui « représente le passé ». Pour l’heure, pas d’autres candidats que ce trio n’est déclaré.

  • Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Les socialistes misent sur la jeunesse. Après le départ d’Arnaud Bord, le PS alésien était orphelin d’un leader capable de battre la campagne. Il s’est finalement rangé ces derniers mois derrière Basile Imbert, un natif d’Alès au parcours universitaire irréprochable. Diplômé d’une double licence à l’université de Montpellier en sciences politiques et en économie, il a ensuite été reçu major de son master politique et vient de boucler un doctorat sur « le tournant vert du conservatisme européen ». Directeur de cabinet du maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas depuis 2020, il avait également accompagné Arnaud Bord sur ses précédentes campagnes.

    Mais cette fois, il sera en première ligne après avoir acté la division de la gauche puisqu’il ne s’est pas entendu avec le Printemps alésien et a été lâché par la suite par la France insoumise.

    Mercredi 5 novembre, il a donc officialisé son lancement dans la course à la mairie d’Alès. Pour cette soirée organisée au bar de la Rotonde, le socialiste a rassemblé une quarantaine de personnes dont la grande majorité sont membres ou sympathisants du PS. Quelques écologistes étaient également présents ainsi que des militants de Place publique alors que le chef de file du parti de Raphaël Glucksmann à Alès est pourtant allié à Paul Planque (PCF/Printemps alésien). « Je suis persuadé que Place publique finira par soutenir une alliance avec les socialistes parce que c’est la logique », précise le jeune candidat.

    Quatre priorités

    Basile Imbert a profité de cette soirée pour présenter ses premières propositions sur les quatre priorités identifiées, à savoir « le cœur de ville, la sécurité, la santé et l’écologie ». « Nous proposons donc une tarification sociale et écologique de l’eau, la végétalisation de la place des Martyrs de la résistance, une réflexion sur les parkings en cœur de ville, un bus de prévention en partenariat avec la faculté de médecine et un renforcement de la police municipale qui doit s’accompagner de beaucoup d’actions de prévention », a détaillé le candidat. La prochaine salve de propositions devrait concerner l’éducation.

    Reste désormais à impulser une dynamique à cinq mois de l’échéance électorale. Car en 2020, Arnaud Bord, longtemps en campagne en solitaire, avait fini par se ranger derrière le Printemps alésien. « À l’époque, Paul Planque était tout nouveau à Alès et il était présenté comme l’alpha et l’oméga capable d’inverser la vapeur. La différence avec 2020, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas de leader naturel à gauche à Alès », explique Basile Imbert qui devra aussi trouver 43 noms pour compléter sa liste : « On y travaille et je peux déjà dire qu’il y aura des surprises avec des personnes de la société civile que les Alésiens connaissent ». S’il promet de dévoiler cette liste « avant Noël », le socialiste a prévu deux mois de rencontres avec la population au travers de porte-à-porte et de réunions publiques.

  • Avignon : LFI s’inscrit en faux après les accusations de Faryssy

    Avignon : LFI s’inscrit en faux après les accusations de Faryssy

    En dévoilant sur la place publique, ce qui couvait depuis plusieurs mois en privé au sein de la France insoumise à Avignon, Farid Faryssy a jeté un pavé dans la mare des municipales à gauche. En attendant d’en connaître les conséquences en termes d’alliances ou d’affaiblissement du score des Insoumis [en 2020, la liste LFI conduite par Farid Faryssy avait récolté (5,36%)], la France insoumise a tenu à démentir les vifs reproches proférés par l’ancien candidat.

    « Ses récentes déclarations publiques, contenant des propos mensongers et diffamatoires à l’encontre de notre mouvement et de ses membres, notamment la tête de liste, Mathilde Louvain, et le député Raphaël Arnault, sont inacceptables, estime dans un communiqué le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Ces attaques personnelles ne traduisent en rien la réalité du fonctionnement de la France insoumise et visent à nuire à la crédibilité du travail collectif mené dans le département, et en particulier à Avignon. »

    Il y a une semaine, Farid Faryssy (notre édition du 13/11) avait annoncé « se mettre en retrait » de LFI, parlant de « dérives » et d’un « climat local gravement dégradé ». En cause ? « Les comportements autoritaires, les pratiques d’intimidation et les violences verbales qui s’y sont installés ont rendu impossible tout travail collectif sincère et apaisé », accusant Raphaël Arnault d’être « devenu le principal vecteur de ces violences et de cette division ». En réponse LFI parle « d’ambitions personnelles à assouvir ».

    Lors des législatives de 2024, Farid Faryssy, qui pensait obtenir l’investiture comme deux ans plus tôt, n’avait que peu goûté voir débouler Raphaël Arnault, sans toutefois s’en ouvrir publiquement. Désigné co-chef de file des municipales en juin avec Mathilde Louvain, il pensait, là encore, pouvoir être promu tête de liste. En vain. Face à l’impossibilité de se mettre d’accord localement, le national avait opté pour Mathilde Louvain. Farid Faryssy vient de lancer son collectif, Humains libres et égaux et compte bien encore jouer un rôle pour le scrutin de mars. À ce stade, un rapprochement avec David Fournier (PS) est plausible. Un parti dans lequel Farid Faryssy a été encarté jusqu’au début des années 2010.

  • Toulon : l’orientation budgétaire 2026 en débat au conseil métropolitain

    Toulon : l’orientation budgétaire 2026 en débat au conseil métropolitain

    « C’est la quadrature du cercle. Jamais un rapport d’orientation budgétaire n’a été présenté dans un tel climat d’incertitude, sans savoir très clairement à quelle sauce les collectivités seront mangées », commence le président de Toulon Provence Méditerranée Jean-Pierre Giran (LR). Mais de rassurer aussitôt en posant que, malgré cela, les priorités seraient maintenues. Avec, pour commencer, la stabilité fiscale à laquelle la majorité se dit très attachée, étant bien entendu qu’il serait « vraiment inopportun d’augmenter les impôts dans la période à venir ». Mais également l’intention de maintenir un niveau d’investissement ambitieux de l’ordre 220 millions d’euros, notamment, a-t-il été rappelé, dans les domaines structurants tels que la mobilité, l’aménagement urbain, la transition écologique et la modernisation des équipements publics.

    « Les autorisations de programme témoignent de la volonté de préparer l’avenir tout en respectant les équilibres financiers », insiste Jean-Pierre Giran. Un cap inchangé qui, dans un contexte de diminution des ressources, va se traduire par une réduction de l’épargne brute assortie d’une augmentation de l’endettement.

    Le vice-président Ange Musso a insisté lui aussi sur la « visibilité réduite » dans laquelle ont été réalisées ces projections. « Ce qui est fort probable, ajoute-t-il, c’est qu’on demandera un effort complémentaire aux collectivités locales. Il a été de plus de 2 milliards en 2025, et ça pourrait se rapprocher de 5 ou 5,5 milliards en 2026. »

    Ce qui va concrètement se traduire par des prélèvements sur les recettes de la Métropole ou une baisse des concours de l’État.

    Asphyxie des collectivités

    Plus que curieusement conciliant, Amaury Navarranne, pour le Rassemblement national, a déclaré : « Nous partageons le doute qui est le vôtre. Nous savons que vous mettez beaucoup d’ardeur à essayer de maintenir l’équilibre, mais on voit que la trajectoire dévisse. » Et de poursuivre : « C’est avec une part de bienveillance que nous regarderons le budget qui nous sera présenté. » L’extrême droite laissant entendre que peut-être que, pour une fois, elle ne demanderait pas « l’acte symbolique de baisse des taux d’imposition ». Est-ce à dire qu’elle votera le budget ?

    Le conseiller métropolitain Philippe Leroy (Toulon en Commun) a été, lui, beaucoup plus offensif en essayant de pousser le droite dans ses retranchements. Et de lancer : « Comme vous l’écrivez, c’est un PLF [Projet de loi de finances, Ndlr.] ravageur pour les collectivités. Et la métropole TPM se retrouve, elle aussi, dans une situation de plus en plus dégradée. »

    Et de pointer lui aussi la chute de l’épargne et l’augmentation de la dette, et il est beaucoup plus inquiet sur la trajectoire. Et d’interroger donc sur la responsabilité de la famille politique de la majorité : « Mais que font vos députés et sénateurs ? Pourquoi votent-ils pour la diminution des dotations aux collectivités locales ? Pourquoi cautionnent-ils l’idée que le rétablissement des comptes publics passe par l’asphyxie des collectivités locales ? Pourquoi refusent-ils de voter des recettes supplémentaires comme la taxe Zucman ? »

    De réponses, bien entendu, il n’y en a pas eues.

  • [Entretien] Isabelle Godefroy : « Éclairer le débat avant les municipales »

    [Entretien] Isabelle Godefroy : « Éclairer le débat avant les municipales »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que le « Pacte du pouvoir de vivre Paca » ?

    Isabelle Godefroy : Il s’agit de la déclinaison régionale du pacte national. Après la période du Covid, des acteurs de la société civile se sont réunis pour décider de travailler ensemble à des propositions qui concernent tout le monde, le pouvoir d’achat, le logement, la pauvreté, la mobilité, l’alimentation, le sport, la famille, l’écologie, la précarité étudiante… Des associations, des mutualités et le syndicat CFDT ont participé. 90 propositions ont été faites. Elles sont ajustées en fonction de l’actualité nationale et elles sont consultables, avec des webinaires, sur notre site. Le directeur du pacte du pouvoir de vivre national est Christophe Robert, de la Fondation pour le logement, l’ancienne Fondation Abbé Pierre.

    Quelle est l’ambition de cette tournée autour de ce Pacte ?

    I.G. : À la fin de cet été, nous avons souhaité créer une initiative pour pouvoir porter nos propositions, alors que dans quelques mois se tiennent les élections municipales. On s’est interrogés : qu’est-ce qui est important aujourd’hui pour un habitant de la région Paca ? Il y a une crise du logement en France et encore plus dans notre région, l’environnement, l’alimentation, la démocratie au travail… Et parce qu’on ne voulait pas laisser cette thématique au Rassemblement national, la sécurité, comment on en parle, pourquoi les gens se sentent en insécurité ? Lors de cette réunion*, suivie d’un débat, nous réunissons des associations autour d’une table ronde, ATD Quart-Monde pour le logement, la Fondation pour le logement qui fait un travail incroyable également, France Nature Environnement pour environnement et alimentation, la CFDT Paca pour la démocratie au travail. Et un expert, un ancien responsable CRS, devenu ensuite médiateur dans les quartiers dits populaires, va venir nous parler de la sécurité ou du sentiment d’insécurité.

    Comment ferez-vous connaître ces propositions aux candidats aux municipales ?

    I.G. : À partir de ce débat, il y aura une synthèse. Puis une tribune avec l’ambition, on espère en tout cas, de proposer aux futurs candidats aux municipales notre vision, ce qu’on porte. Après, à chacun de s’en saisir et faire en sorte d’essayer d’ouvrir, d’éclairer le débat.

    * À 17h salle du Bras d’Or, en contrebas de l’avenue Antide-Boyer. Entrée libre.

  • La Ciotat : passes d’armes autour de la masse salariale de la Ville

    La Ciotat : passes d’armes autour de la masse salariale de la Ville

    « Votre discours, ce n’est pas un constat, c’est une caricature », cingle le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Épargnez parfois un peu la mauvaise foi, car la mauvaise foi n’a jamais été un projet », épingle-t-il. Dans ce « vous », il inclut à la fois le communiste Karim Ghendouf (liste d’union La Ciotat nous rassemble), et Hervé Itrac (RN).

    Juste avant, Dieynaba Ly, adjointe déléguée à la comptabilité publique, a présenté le rapport d’orientations budgétaires : « Il s’agit d’informer les élus et la population sur la situation financière de la collectivité et de débattre des orientations budgétaires pour l’année à venir. » Après avoir présenté le contexte national, et « la ponction annoncée par le gouvernement sur les collectivités à hauteur de 4,6 à 4,7 millions d’euros », et sans doute plus, elle a détaillé les orientations. Vu l’échéance électorale de mars, elle a indiqué : «En 2026, nous finirons les opérations en cours. Tous nos projets ont été financés. Nous ne ferons aucun emprunt. » La Ville s’est engagée à ne pas augmenter les impôts, et se base sur des recettes de fonctionnement de 78 millions d’euros. Elle a aussi précisé que « la masse salariale, qui représente 37 millions d’euros en 2025, et 38 en 2026, est la charge la plus importante, avec près de 55% des dépenses de fonctionnement de la Ville ».

    « Chaque année,

    vous créez une PME ! »

    « En six ans d’après vos chiffres, a attaqué Karim Ghendouf, c’est plus de 60 employés communaux en plus, de 722 personnes en 2020, à 781 personnes en 2025, soit 8 millions d’euros sur ce poste. Vous créez chaque année une PME, sans vous en rendre compte, avec nos impôts, c’est plus simple. Avons-nous besoin par exemple d’avoir le double des effectifs que le commissariat de police nationale ? » Un peu après, Hervé Itrac a renchéri : « Où va l’argent ? D’abord dans la masse salariale. » Dieynaba Ly a déclaré qu’il y avait « 783 agents en 2020 à la Ville de La Ciotat, et 781 en 2025. » Si la masse salariale a augmenté, a fait valoir la Ville, « c’est à cause de la revalorisation du point en 2022 et 2023, les mesures sociales avec les tickets resto… ». Le maire a lui revendiqué : « En tant que gardien des finances publiques, j’ai demandé à tous les services d’élaborer un budget de bon père de famille. »

    Dans son intervention, Karim Ghendouf a souligné : « Vous avez réduit à néant ces deux dernières années les dépenses d’investissement, quasiment rien pour une commune de 36 000 habitants. Ils sont en chute libre. On ne trouve que la finalisation de projets étalés sur des années, comme l’école Louis-Marin. Beaucoup de communication, peu de réalisations. » Pour réponse, le maire s’est lancé dans un inventaire à la Prévert des réalisations durant le mandat. « Je n’ai pas assez de souffle pour dire ce que j’ai fait, et j’en ai encore sous le pied », a-t-il lancé.