Category: politique

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Laurent Belsola

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Laurent Belsola

    Contournement routier, Port-de-Bouc, vie quotidienne, municipales, actualité locale et nationale… À vous la parole !

  • Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales

    Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales

    Son éviction de la présidence du bailleur social 13 Habitat, suite à des soupçons de favoritisme, n’a visiblement pas été digérée par Nora Preziosi, conseillère départementale (SE) et conseillère d’arrondissements de Marseille. Celle-ci a décidé, en binôme avec Erwan Davoux, l’ancien directeur des affaires internationales du conseil départemental des Bouches-du-Rhône -en guerre ouverte avec sa présidente Martine Vassal-, de se présenter aux prochaines municipales, indiquent-ils dans un communiqué publié dimanche soir.

    « Marseille pour tous », le nom de leur mouvement, « une démarche citoyenne et participative », a pour ambition de mener Marseille « sur une autre voie », celle du « rassemblement, de l’engagement citoyen, de la fraternité et du mérite ».

  • Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Sans être encore un meeting, la réunion publique, organisée samedi soir par la France insoumise dans le cadre des municipales, constituait le premier acte fort de campagne pour Mathilde Louvain, désignée tête de liste il y a un peu plus d’un mois. Au complexe social de Saint-Jean, aux côtés de Carol Alarcón, référente départementale du mouvement et coordinatrice du programme, Mathilde Louvain a restitué 10 mois de travail de terrain des militants insoumis. Des ateliers participatifs ont suivi, autour des mobilités, des services publics, du logement et de la tranquillité publique. Les préoccupations majeures ressorties de l’enquête.

    Une douzaine de quartiers dits populaires ont été sondés via une trentaine de porte-à-porte et d’entretiens avec différents acteurs associatifs. Un état des lieux qui permet de cibler les attentes des quartiers, généralement très favorables aux insoumis. Lors des dernières législatives de 2024, Raphaël Arnault (LFI-NFP) avait notamment recueilli jusqu’à 90% des voix aux Grands-Cyprès. Un mois plus tôt aux européennes, Manon Aubry y écrasait aussi la concurrence avec 74% des suffrages. Est-ce une stratégie de s’adresser en priorité à un électorat fertile ? « Un tiers de la population vit dans ces quartiers, 30 000 habitants, c’est quand même énorme, répond Mathilde Louvain. C’est une urgence liée malheureusement à des conditions de vie difficiles, les questionnements sur les aménagements urbains, le logement ou la tranquillité publique concernent tellement de personnes, que c’était une nécessité d’aller les rencontrer. »

    Logement indigne :

    être « plus combatif »

    Et de les convaincre aussi de retourner aux urnes. « Loin d’une ambition électorale, il faut pour comprendre pourquoi ces personnes ne votent plus, il y a clairement un découragement, de la détresse, c’est ce qui s’est beaucoup entendu, relève la tête de liste insoumise. Parfois, on ne sait pas exactement à qui s’adresser, ou alors on sait très bien à qui s’adresser, mais il n’y a pas de répondant. » Pas de formule magique en retour pour l’heure, mais « de l’écoute ».

    Sur la tranquillité publique, « on tient à ce terme, dont la sécurité est juste une petite face », précise Mathilde Louvain, 48,3% des sondés estiment que la municipalité peut faire mieux. « Il faut plus d’humain sur le terrain, pas que des patrouilles en voiture, mais des policiers municipaux à qui l’on donne des missions de proximité, de prévention », estime Mathilde Louvain. LFI projette aussi « une municipalité plus combative dans la lutte contre le logement indigne » et instaurer « plus de contrôle sur Grand delta habitat qui a la mainmise sur le logement social ». La France insoumise est pour l’organisation de référendums d’initiative citoyenne (RIC).

  • Toulon en Commun promeut le droit à la tranquillité publique

    Toulon en Commun promeut le droit à la tranquillité publique

    Pas de sujets tabous pour les progressistes de Toulon en Commun, qui entendent défendre tous les droits des habitants, y compris celui à la tranquillité publique, trop souvent récupéré à des fins idéologiques par la droite et l’extrême droite. Avec des résultats, qui plus est, pas vraiment satisfaisants.

    Après les transports, le logement ou encore la pollution, la tête de liste Magali Brunel (PS) invite mercredi à s’emparer de cette problématique à l’aide des expériences menées dans d’autres communes que vont venir exposer des élus, comme Yannick Ohanessian (PS), adjoint à la prévention et à la sécurité à la mairie de Marseille, Sébastien Cote son homologue de Montpellier et Leanic Biero, de Rennes. Des politiques à l’épreuve de la réalité qui permettent de mettre en avant les leviers efficaces sur lesquels agir pour améliorer la vie de tous.

    Tout aussi important l’éclairage que va pouvoir apporter le secrétaire général de la CGT Police Anthony Caillé qui rappellera en autre la première mission de ce service public qui est la protection.

    De quoi assurément enrichir la réflexion et faire vivre le débat dans la salle.

  • [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    La Marseillaise : Pourquoi organiser un marché quand on est un parti politique ?

    Alain Granelli : Déjà, pour rendre service ! Le Parti communiste français n’est pas là juste pour donner des tracts, mais aussi et surtout pour être utile à la population. On y vend en ce moment des légumes d’hiver, comme des courges, des choux, des oignons ou des pommes de terre à prix coûtant, que nous achetons auprès d’un maraîcher local qui est partenaire.

    Depuis combien de temps menez-vous cette initiative ?

    A.G. : Ça fait 3 ans qu’on fait les marchés solidaires. Au départ, on en faisait qu’un seul dans une cité de Martigues. Aujourd’hui c’est dans trois cités différentes, à Notre-Dame-des-Marins, Mas de Pouane et Canto-Perdrix comme jeudi matin. Il faut noter que beaucoup plus de camarades se sont impliqués au fur et à mesure des années. Les gens nous connaissent, d’ailleurs on a des clients réguliers et ils nous réclament ! Demandez aux copains sur place dans les quartiers, on leur demande toujours quand est-ce qu’on revient.

    Ne faites-vous que de vendre des légumes ?

    A.G. : Bien sûr que non ! Mais il faut dire que les gens y côtoient le PCF en toute décontraction. On a pu parler de la vie chère la 1ère année, de la santé l’an dernier et de la réindustrialisation cette année. Ce qui est irremplaçable dans ces moments c’est la convivialité. C’est un moment agréable car il y a une vraie vie de quartier autour de notre étal. Les gens se rencontrent, se demandent des nouvelles de leurs enfants. Nous sommes des colporteurs de joie autant que d’idées. Après tout, c’est une manière de faire de la politique autrement, comme disent d’autres !

  • Élodie Malek est la tête de liste des Insoumis à Aubagne pour les municipales

    Élodie Malek est la tête de liste des Insoumis à Aubagne pour les municipales

    Cette décision a été prise en plénière, le 28 octobre dernier, par les militants aubagnais de LFI, des sympathisants de LFI, du PCF, de Lutte ouvrière, du Parti ouvrier indépendant, et de non encartés, développe Elodie Malek. Elle a été validée par le comité électoral le 3 novembre. »

    à la question de savoir si d’autres prétendants s’étaient manifestés, elle répond : « Un appel à candidatures a été fait et personne ne s’est désigné, pas même moi. C’est par consensus que j’ai été choisie, tout le monde s’est porté sur mon nom.»

    Originaire de la région parisienne, Élodie Malek est arrivée à Aubagne en 2024 « pour des raisons purement familiales et pour ma fille », explique cette graphiste de profession, militante à LFI depuis 2021. Elle a accepté de relever le défi électoral.

    Pour elle, ses adversaires politiques sont « la droite et son extrême. Gérard Gazay, dont le bilan est catastrophique, avec bétonisation à outrance, spéculation immobilière, précarité des services publics, opacité des décisions, incarne une droite traditionnelle que nous combattons pour ses choix austéritaires et son soutien à des figures comme Retailleau ». Quant à l’extrême droite, elle affirme : « Pour nous, le Rassemblement national n’est pas qu’un simple adversaire politique, c’est un ennemi de la République. »

    Programme bientôt dévoilé

    Alors qu’elle mène campagne depuis début septembre, et que la liste « Changer d’ère » a été présentée fin septembre en présence du député (LFI) Sébastien Delogu, Élodie Malek annonce que le programme sera dévoilé « très prochainement ». Parmi les mesures phares figure la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne, afin de « placer les habitants au cœur des décisions, notamment ceux issus des quartiers populaires et la jeunesse ».

  • Nicolas Sarkozy est sorti de prison

    Nicolas Sarkozy est sorti de prison

    Un petit tour et puis s’en va. Nicolas Sarkozy est sorti de prison. Il avait été incarcéré le 21 octobre à la Santé, à Paris, suite à sa condamnation à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt assortie d’une exécution provisoire par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir laissé ses collaborateurs démarcher le président Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne de la présidentielle de 2007.

    La cour d’appel de Paris a donné un avis favorable à sa demande de remise en liberté, examinée lundi 10 novembre, dans l’attente de son procès en appel qui devrait avoir lieu en mars 2026. Le contrôle judiciaire auquel sera soumis Nicolas Sarkozy est assorti de deux interdictions : de rentrer en contact avec les autres coprévenus et avec les hauts responsables de la justice française, comme le garde des Sceaux.

  • Un budget de fin de mandat prudent pour Nîmes Métropole

    Un budget de fin de mandat prudent pour Nîmes Métropole

    Dernier exercice du mandat pour l’équipe de Franck Proust, le rapport d’orientation budgétaire (Rob) 2026 de Nîmes Métropole, présenté mardi 4 novembre, avait tout d’un baromètre politique. À quelques mois des élections municipales, la majorité communautaire a défendu un budget « de prudence. »

    « Nous avons choisi la stabilité et la rigueur », a souligné le président de Nîmes Métropole. L’agglomération, confrontée à un effort contributif estimé à 3,4 millions d’euros dans le cadre de la réduction du déficit public national, doit composer avec une pression budgétaire accrue. Malgré cela, le Rob affiche une épargne brute de 58,7 millions d’euros et un encours de dette de 487 millions, en légère hausse mais jugée « maîtrisée » par l’exécutif. La capacité de désendettement reste à 8,3 ans, sous le seuil de vigilance des 10 ans fixé par l’État. Aucun nouvel investissement d’ampleur ne figure au programme, « afin de laisser à la future majorité la liberté de ses choix ».

    La principale mesure annoncée reste la nouvelle baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom). Après -10% en 2025, elle devrait reculer de 0,5 point supplémentaire en 2026, passant de 10,54% à 10,01%. Pour une famille moyenne, la baisse cumulée atteindrait une centaine d’euros en deux ans. « C’est le contribuable qui doit en bénéficier, sans que les investissements en matière de modernisation ou de protection n’en pâtissent », a justifié Franck Proust. Côté investissements, l’agglomération mise sur la continuité : 44,7 millions d’euros pour l’eau et l’assainissement, 14,9 millions pour les transports (achat de bus électriques, extension du réseau NemoVélo), et 13,4 millions pour la prévention des inondations.

    Un ROB de fin de mandat sous tension électorale

    Mais pour beaucoup d’élus d’opposition, cette prudence confine à l’immobilisme. Valérie Rouverand (Renaissance) dénonce une « ficelle électorale » à propos de la Teom : « On baisse de 10 % en 2025 et encore de 5 % en 2026, après l’avoir augmentée de 10 % en 2021. Au final, on revient au point de départ, mais la communication fait son effet. » L’élue a aussi regretté des « résultats économiques décevants » et une attractivité « toujours en panne. ». Julien Plantier (Nîmes Avenir) a, lui, adopté un ton plus nuancé : « Le Rob, c’est la visite médicale de notre agglomération : elle vit, elle respire, mais elle tousse un peu. Le bilan n’est ni glorieux ni catastrophique. » Le candidat à la mairie a reproché à la majorité de « laisser dormir des projets structurants » et relancé son idée de passage en communauté urbaine « pour donner une autre dimension au territoire ».

    À gauche, Vincent Bouget (PCF) a fustigé un rapport « autosatisfait, voire triomphaliste », estimant que « les grandes tendances cachent des fragilités structurelles ». Selon lui, « la pression fiscale n’a pas vraiment baissé », citant la taxe mobilités, la hausse de l’eau et de l’assainissement. Et de conclure : « Notre agglomération mérite mieux. Où est la vision d’ensemble, le projet partagé ? On a l’impression d’un empilement de décisions sans cohérence territoriale. » Un ultime rendez-vous budgétaire qui dessine les lignes de fracture d’une campagne municipale qui s’annonce tendue.

  • La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    Le parvis et les bâtiments de l’espace culturel Albert-Camus fleurent bon les années 1970. Problème : 61 ans après sa construction, en 1964, la vétusté du lieu, symbolisée d’emblée par la piscine désaffectée qui se trouve devant, n’apparaît pas moins éloquente lorsqu’on pénètre dans l’enceinte. L’humidité a gagné murs et plafonds et l’accueil du public n’est pas au niveau des attentes, notamment pour les personnes à mobilité réduite, qui ne bénéficient que d’un simple monte-charge menant à un parking… fermé depuis 2021 pour des risques de départ de feu.

    Signalements au procureur et au préfet

    En 2020, la commission communale de sécurité avait préconisé la fermeture de plusieurs ERP sur ces lieux : la médiathèque, le cinéma-théâtre, les archives, le parking et les salles Costagutta et Henri-Guérin, comme en témoignent les procès-verbaux, rédigés par des membres du Sdis. En 2024, une nouvelle commission a confirmé ces constats. Mais ces PV, « dont on a eu connaissance qu’il y a dix jours », indiquent Olivier Lutersztejn et Lucien Lesur, conseillers municipaux La Valette en Action, n’ont qu’une valeur consultative. Les lieux restent donc ouverts, exceptés le parking et les archives. La mairie précise avoir réduit « la jauge du cinéma à 50% », renforcé le personnel de sécurité et réalisé des travaux (mur coupe-feu et isolation des installations électriques du parking, changement des portes de secours, révision des installations électriques et du désenfumage).

    Du côté de La Valette en Action, on milite pour la destruction de l’édifice – que la mairie prévoit de rénover pour un montant de 12 M d’euros – et le transfert des activités vers d’autres lieux. « Au vu de la situation, nous quittons le jury du comité de réhabilitation. Tout est à revoir. Il y a de l’amiante et du plomb partout, et avec les fuites d’eau et les installations électriques vétustes, le risque d’incendie est majeur, et les alarmes n’étant pas reliées entre elles, s’il y a le feu au parking, elles ne sonnent pas au cinéma. De plus, le seul accès au cinéma-théâtre n’est pas conforme à la loi handicap de 2005 », détaillent d’une seule voix les deux conseillers municipaux. « Des experts ont étudié les PV et nous ont dit qu’on pourrait déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui », précisent-ils, ce qu’ils ne feront pas, préférant d’abord réaliser un signalement au procureur de la République de Toulon et au préfet du Var.

  • Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    « Aujourd’hui, je n’ai qu’un adversaire, celui qui depuis douze ans a tiré Aubagne vers le bas et cette semaine, il a signé un projet d’Office de tourisme d’1,8 million, on n’a pas besoin de ça ! », attaque Giovanni Schipani. Ex-adjoint à la jeunesse du maire sortant (LR), Gérard Gazay, de 2014 à 2020, l’homme de 35 ans, qui a officialisé sa candidature aux municipales 2026 le 26 septembre, a inauguré samedi matin son local de campagne, au 47, avenue des Goums. 180 personnes sont venues le soutenir. Interrogé sur son positionnement vis-à-vis de l’extrême droite, il a déclaré : « Je préfère perdre avec les honneurs, que gagner avec la honte. »

    « Besoin de renouveau »

    Issu d’une famille italienne venue s’installer dans les années 60 à Aubagne, l’homme de 35 ans a lancé : « Aubagne a besoin de renouveau. Je veux rendre leur fierté d’habiter Aubagne aux Aubagnais. » Il était entouré des deux co-parrains de son comité de soutien : les avocats Sylvia Barthélémy, ex-UDI, présidente de l’Agglo puis de la Métropole de 2014 à 2020, et Patrick Arnoux, qui fut président de section du PS d’Aubagne près de 20 ans et « élu pour la première fois en 1983 avec le maire (PCF) Edmond Garcin ». Sylvia Barthélémy a prévenu : « Au cas où vous vous diriez que c’est le retour de la vieille garde, on ne veut pas de mandat ! »