Category: politique

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    Les résultats ne sont pas encore officiellement proclamés que déjà les applaudissements éclatent dans les escaliers d’honneur de la préfecture de région. Avec 1 008 voix et 27% des suffrages, la liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, une première depuis 2008. Elle conserve ainsi les trois sièges des sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). « La gauche fait la démonstration qu’elle est le meilleur rempart contre l’extrême droite », réagit le sénateur communiste tête de liste de la gauche. Et d’insister : « Cela nous oblige pour la suite, nous devons parler à l’ensemble des maires des forces républicaines pour leur dire qu’il y a un danger réel dans ce département ». Avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.

    « Je veux simplement retenir une leçon : l’unité de la gauche amène à la victoire, souligne lui aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Nous sommes dans un département où la droite et l’extrême droite poussent et où la gauche résiste et gagne ». Mais il aurait fallu à peine plus d’une centaine de voix supplémentaires pour que soit remporté un quatrième siège. « Ce soir, nous aurions une sénatrice de plus si certains n’avaient pas joué aux apprentis sorciers, si certains ne s’étaient pas adonnés à leur propre égo », charge l’édile marseillais. En ligne de mire, le maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot (PS) et ses 249 voix (6%), qui lui-même reconnaît que ce résultat « n’est pas ce que j’attendais ». La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve obtient, elle 168 voix (4%), la France insoumise, 77 voix (2%).

    En face, le RN célèbre bruyamment sa victoire, avec l’élection de deux sénateurs dans le département, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi. « C’est une première étape vers la présidentielle», se gargarise le député RN Franck Allisio qui annonce la constitution pour la première fois d’un groupe au Palais du Luxembourg. Les 685 voix obtenues (18%) placent même la liste d’extrême droite devant la liste d’union de la droite et du centre, de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Ren.).

    Le prix des divisions

    Le président de Région a malgré tout remporté son siège, à une quarantaine de voix près. Sa liste obtient seulement 16% des suffrages (581 voix). « Le total de nos voix est clair : unis, nous remportions ce quatrième siège », déplore-t-il dans un communiqué en pointant le prix de la division à droite, « un sénateur RN de plus ». Le pari de la sénatrice sortante LR Valérie Boyer a pourtant été payant. Elle conserve son siège en obtenant 395 voix (10%), et ne cachant pas son émotion face aux félicitations envoyées par l’ancien Premier ministre François Fillon. Le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier lui n’obtient finalement que 201 voix (5%). «Il faut accepter les résultats », glisse-t-il, inquiet pour la prochaine présidentielle. Quant à Stéphane Ravier (ex-RN), il quitte le Sénat avec ses outrances xénophobes et 265 voix (7%).

    « La gauche est le meilleur rempart contre l’extrême droite »

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    L’élection a été remportée haut la main par le sénateur sortant, Jean-Yves Roux, dès le premier tour avec 334 voix sur 557 suffrages exprimés. « On a gagné ! », s’exclamaient ses sympathisants en applaudissant à sa sortie de la préfecture. Maire du Brusquet, près de Digne, de 2001 à 2010, l’élu bénéficiait d’un fort ancrage local, et son bilan était salué par beaucoup de grands électeurs, de gauche comme de droite. Il a remercié « les élus de la majorité départementale qui ont voté pour lui » et désavoué l’appel de la présidente du département à voter pour la candidate LR, Stéphanie Colombero, qui a obtenu seulement 21,9% des suffrages. Fabrice Durnerin (UDR-RN) est à 8,26%, Marianne Mougey, (LFI), 6,64% ; et l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, 3,23%.

  • [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    Au bout d’une longue soirée, où il a fallu patienter près de 2h30 après la clôture du scrutin pour officialiser les résultats, les 1 318 grands électeurs ont finalement été fidèles à la physionomie politique de Vaucluse post-municipales. Avec 501 voix (38%), la liste de droite glane deux sénateurs : le sortant LR Jean-Baptiste Blanc et la présidente LR du conseil départemental, Dominique Santoni. Derrière, le RN récolte 349 voix (27%) et empoche le 3e siège avec Thierry D’Aigremont.

    L’extrême droite ravit ce poste à la gauche du sénateur PS sortant, Lucien Stanzione. Bien que handicapé par les pertes de Carpentras et d’Avignon, le parlementaire socialiste « n’a pas démérité », glissait-on à droite, avec 198 voix (15%) soit 86 de moins qu’en 2020. En 4e position, la liste « Le bon sens des territoires », d’Anaïs Hausmann (DVD) recueille 173 voix (13%). « La graine est désormais plantée, réagit, par un communiqué, l’adjointe avignonnaise, propulsée dans cette campagne par son compagnon Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon. Le score pour cette toute première élection est une victoire et montre qu’il existe une place pour notre démarche et ouvre de belles perspectives pour l’avenir. » Notons toutefois que la candidate a préféré s’éclipser avant la proclamation des résultats.

    Plus loin derrière, la liste LFI de Julien Gautier recueille 30 voix (2%). «C’est un petit score mais en dynamique car on avait un socle de 15 grands électeurs », se contente l’élu de la Tour d’Aigues, qui voit « un département politiquement sinistré avec une droite qui va travailler avec l’extrême droite et une gauche dite raisonnable qui a abandonné ses idées et donc perd sans avoir besoin de nous. » Enfin Sylvie Viala (Modem) avec 19 voix et Jade Escoffier (div. EXD, 16 voix) ferment la marche.

    Au final, si la droite conserve ses deux sénateurs, elle est en recul de 260 voix en six ans. « L’ambiance était difficile, avec plus de listes et une liste avignonnaise qui a déployé beaucoup de moyens et nous a mordu les mollets », analyse Jean-Baptiste Blanc. Bien que quasi assuré de sa réélection, le Cavaillonnais avait le visage fermé pendant la soirée. « Cela prouve quand même qu’il y a une morale et que le travail de terrain paye », se félicite-t-il. Dans la même veine, Dominique Santoni abonde : « Les élus ont choisi l’expérience, la proximité et le bilan, ce soir, c’est le bon sens vauclusien qui a gagné. » Allusion au mouvement lancé par Olivier Galzi et dont cette campagne a fortement distendu les liens entre la majorité avignonnaise et le reste de la droite départementale. Dimanche soir encore, le calumet de la paix était loin d’être fumé entre les deux camps.

    Loin de ces dissensions, l’extrême droite a fait le plein, élisant là son premier sénateur. « Cinq des 8 parlementaires vauclusiens sont du RN », se délecte Thierry D’Aigremont. Le néo-sénateur, patron du RN 84, confirme aussi vouloir abandonner son poste de conseiller régional. « On était l’alternance, ça s’est concrétisé », acquiesce-t-il, « tendant la main » à ses homologues de droite « pour travailler ensemble pour le Vaucluse sur des sujets transpartisans ». « À condition qu’on ne parle pas de politique mais que des dossiers », pose Jean-Baptiste Blanc.

    L’accession au Sénat de Dominique Santoni provoque une autre élection en Vaucluse, celle au sein de l’hémicycle du Département. Sauf recours sous 10 jours, la présidente a un mois pour démissionner. Elle présidera la prochaine séance du 9 octobre. Dès ce lundi, une réunion de majorité devrait débattre d’un potentiel successeur. Ce pourrait être Christian Mounier, vice-président à l’eau et l’agriculture.

    « Ce soir, c’est
    le bon sens vauclusien
    qui a gagné »

  • [Sénatoriales] Le RN fait une percée, la droite s’érode et la gauche résiste à la Chambre haute

    [Sénatoriales] Le RN fait une percée, la droite s’érode et la gauche résiste à la Chambre haute

    Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse… Avec au moins 14 sièges acquis au parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella ou à leurs alliés de l’Union des droites pour la République (UDR), le RN a rempli son objectif avant même l’officialisation des derniers résultats de la soirée.

    « Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national va constituer, avec ses alliés de l’UDR du président Éric Ciotti, un groupe au Sénat », a écrit Jordan Bardella sur X.

    Une marche symbolique, mais pas que : elle sera synonyme de temps de parole accru, de moyens supplémentaires… et surtout de relais précieux pour la candidature de Marine Le Pen à l’Élysée.

    Même s’il passe au second plan dans l’ombre de 2027, ce scrutin indirect, reflet des élections municipales, sera analysé avec soin par les états-majors des partis, à sept mois de la présidentielle.

    Deux constats : l’implantation locale du RN est en nette progression, celle de la France insoumise reste faible, malgré l’élection du premier élu insoumis dans le Rhône.

    Alors qu’on le disait battu, le député LFI Gabriel Amard, par ailleurs gendre de Jean-Luc Mélenchon, a créé la surprise. Les insoumis devraient toutefois être plus nombreux à la Chambre haute en 2029, avec le renouvellement des sénateurs d’Île-de-France et du Nord.

    Érosion à droite

    La mainmise des Républicains sur l’hémicycle, avec leurs alliés centristes, n’est pas bouleversée par ce renouvellement de 178 sièges sur 348, pas plus que la réélection probable de Gérard Larcher (LR) à la présidence de l’institution, programmée jeudi.

    Mais l’érosion de LR (131 sièges avant le vote), qui pourrait perdre une dizaine de sièges en attendant les décomptes définitifs, révèle un certain affaiblissement, alors que Bruno Retailleau -facilement réélu en Vendée- espère damer le pion aux candidats du bloc central en vue de la présidentielle.

    « Il n’y aura pas de porosité. Nous resterons sur notre ligne », a insisté le chef du groupe LR Mathieu Darnaud, réélu confortablement en Ardèche. Les Républicains ont souffert dans la couronne méditerranéenne. À gauche, la présence quasi-systématique de listes LFI en concurrence avec les autres formations politiques a créé une certaine dispersion des voix, comme chez les Français de l’étranger.

    Le Parti socialiste (65 sièges avant le scrutin) a perdu quelques plumes, dans la Creuse par exemple, mais a obtenu quelques gains, dans le Doubs et l’Hérault notamment. Les décomptes définitifs diront si le PS reste ou non la deuxième force du Sénat devant l’Union centriste (59 sièges).

    Quant aux Écologistes, ils ont perdu un siège en Gironde et en Alsace, conséquence logique de la bascule de Bordeaux et Strasbourg aux municipales. Le PCF conserve ses quatre sièges qui étaient en jeu : Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Céline Brulin en Seine-Maritime, Gérard Lahellec dans les Côtes-d’Armor et Marie-Claude Varaillas, dès le premier tour en Dordogne.

    Horizons, représenté par le groupe des Indépendants (20 membres), peut pour sa part légitimement croire à quelques gains, non négligeables pour la dynamique d’Édouard Philippe sur la route de l’Élysée.

    Alors qu’une incertitude planait sur l’avenir du groupe macroniste RDPI (19 membres), orphelin de son influent président François Patriat décédé cet été, son représentant Xavier Iacovelli a assuré qu’il se maintiendrait.

  • À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    Jeudi, le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), évacuait la salle du conseil municipal de tout le public et les journalistes présents, sans aucune concertation avec les conseillers municipaux. Agacé par le bruit et l’agitation provoqués par la vingtaine de militants présents pour protester contre la construction d’une centrale photovoltaïque, il déclarait d’office le huis clos à la fin du conseil, avant la délibération en question. La mise au vote est pourtant obligatoire pour décider le huis clos, comme l’indique l’article L. 2121-18 du Code général des collectivités territoriales : le conseil municipal doit « décider (…) à la majorité absolue (…) qu’il se réunit à huis clos ». « Sans ce vote préalable, la séance est irrégulière », selon un arrêt du Conseil d’État du 18 janvier 1967.

    « Cette situation soulève la question sur la régularité des délibérations adoptées ensuite qui pourraient être contestées et annulées par le juge. Il est également possible de saisir le préfet pour examen de la légalité », a réagi Isabel Gamba, à la tête de l’opposition DVC, qui avait voté contre la délibération. Elle attend des précisions et des réponses du maire « avant de décider des suites à donner ».

    Le collectif contre les centrales photovoltaïques qui a appelé à manifester pendant le conseil, Elzéard Lure en Résistance, indique également être en train d’étudier « toutes les suites juridiques possibles ». Le chef de file de l’opposition RN, Jean-Michel Angelvin, qui s’était abstenu, indique de son côté compter « sur la bonne foi du maire » et ne pas initier de démarche. Contacté, Benoît Gauvan n’a pas souhaité s’exprimer avant la conférence de presse qu’il organise ce lundi soir.

  • Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Avant d’entrer dans le vif du contenu du conseil municipal, ce lundi soir (18h) à l’hôtel de ville, l’émotion prédominera. Il manquera en effet à l’appel Michel Adam, adjoint en charge de la propreté, décédé brutalement lundi soir dernier à la sortie du conseil communautaire. Après l’hommage, la vie politique reprendra ses droits avec 42 délibérations à adopter. La première dizaine d’entre elles s’inscrivent dans le fil rouge du précédent conseil municipal. Il y a trois mois, juste après avoir décrit une situation financière aux abois, la majorité d’Olivier Galzi (DVD) avait refusé de voter le compte administratif 2025 afin de ne pas cautionner l’héritage de Cécile Helle (PS).

    Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté. Le voici inscrit à l’ordre du jour. « On s’attelle à trouver 6 millions d’euros, pas pour résoudre les problèmes financiers de la mairie mais pour avoir un budget à l’équilibre qui va nous éviter la tutelle par la préfecture », martelait fin août Olivier Galzi. Dans sa recherche de ressources tous azimuts pour signifier « que tout ne sera plus gratuit à Avignon », le premier magistrat évoquait la fiscalité. Si rien n’est encore acté quant à la politique tarifaire de location de salle municipale, la Ville va monter au plafond maximum deux taxes : celle sur la vacance des locaux d’habitation, qui entrera en vigueur au 1er janvier et se substituera à la taxe sur les logements vacants et la taxe d’habitation sur les logements vacants pour ne faire plus qu’une.

    Les adjoints ont toujours la même rémunération

    Le taux sera porté à 30% la première année puis 60% la seconde. Autre levier, celui sur la taxe d’habitation des résidences secondaires : son taux passera aussi, en 2027, à 60% contre 48,6% actuellement.

    En revanche, il n’y aura pas de dépenses en moins concernant les indemnités des adjoints. Après avoir, à l’entame du mandat, augmenté de 500 euros bruts par mois la rémunération des 20 adjoints, Olivier Galzi avait rétropédalé fin juin « face à la nécessité de faire d’immenses efforts collectifs ». Sauf qu’aucune délibération en ce sens n’est à l’ordre du jour… Les adjoints devraient donc continuer à percevoir 1 700 euros bruts mensuels. Par ailleurs, côté finances toujours, comme révélé dans nos colonnes (notre édition du 08/09), la Ville va acter en séance la création d’un fonds de dotation, baptisé « Avenio aeterna » ou « Avignon l’éternelle ». Un levier pour récolter de l’argent venu de mécènes privés, moyennant défiscalisation, autour de projets sur le patrimoine, la culture ou le sport.

    Enfin, autre sujet qui fera certainement débat, les subventions. Déjà fin juin, la baisse globale de subsides aux associations avait fait grincer. Un complément autour de deux structures culturelles à l’ordre du jour. Mais aussi à l’association Icipass dans le cadre d’une convention triennale (21 000 euros). Celle-ci a la charge de corbeilles solidaires à destination des seniors et des étudiants. « Le bilan de ce dispositif souligne le besoin actuel de ces publics : sur l’année 2025, 2 239 corbeilles ont été distribuées auprès des seniors et 1 798 corbeilles attribuées aux étudiants », peut-on lire dans le rapport soumis aux votes. Une délibération qui intervient alors que la Ville a arrêté son soutien à l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé qui venait en aide aux étudiants.

  • Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Depuis 2020 dans l’Hérault, la gauche avait trois sénateurs (Hussein Bourgi, Henri Cabanel, Christian Bilhac) sur quatre (Jean-Pierre Grand). Au sortir des Sénatoriales 2026, ils ne sont plus que deux dans le camp progressiste.

    Et pourtant, la liste d’union de la gauche (PS, PCF, Place publique) a réussi son pari puisque outre le sortant Hussein Bourgi, la Montpelliéraine Julie Frêche, en seconde position sur la liste, siègera elle aussi au Palais du Luxembourg. Baptisée « Pour l’Hérault, pour la France », leur liste d’union l’emporte nettement avec 793 voix sur 2710 votants (sur 2730 inscrits) et 2694 suffrages exprimés. « Je vois dans cette victoire deux motifs : la rançon du travail accompli. Durant 6 ans, j’ai parcouru ce territoire héraultais dans toute sa diversité (…). Aux côtés de l’urbain, la ruralité a un avenir à construire », s’est félicité H. Bourgi rendant immédiatement hommage à Julie Frêche qui « entre dans l’Histoire comme la première femme socialiste élue au Sénat dans l’Hérault ».

    Et Julie Frêche d’abonder. « C’est le résultat du travail, de la rigueur, de la ténacité d’Hussein ». Les deux élus socialistes étant de Montpellier, elle rassure tout de suite. « Je serai la sénatrice de tous les territoires : urbains, ruraux, du littoral, de la montagne ». De son côté, Michaël Delafosse (PS), va devoir trouver un(e) autre vice-président(e) aux transports. Ce dimanche 27 septembre à l’annonce des résultats à la préfecture, le maire de Montpellier, grand sourire, a salué « la très belle dynamique de rassemblement de la gauche unie avec le PCF et Place Publique ».

    En seconde position, Joseph Francis crée la surprise. Habitué aux déceptions électorales sous la bannière UDI, l’entrepreneur montpelliérain partait cette fois en tant que candidat divers droite. Pari gagnant qui a convaincu 427 grands électeurs. « Une nouvelle page de la droite et du centre est en train d’être écrite. Ce n’est pas un aboutissement mais le début d’un chemin. Je serai le sénateur de la ruralité », s’est réjoui Joseph Francis.

    Mais ce que tous les démocrates redoutaient est arrivé. Avec 328 voix, la députée Manon Bouquin se hisse en troisième position du scrutin au record de listes (13 !). Suffisant pour que le RN rafle un siège de sénateur pour la première fois dans l’Hérault. Le résultat d’une « lepénisation des esprits » et de la conquête d’Agde, 4e ville de l’Hérault, aux élections municipales. À noter qu’à l’extrême droite, le vote utile a joué à plein puisque la liste Reconquête (Romain Arnoult) n’obtient que 7 voix.

    À droite, le grand perdant se nomme Jean-Pierre Grand. À 74 ans, cette l’indéboulonnable sénateur est tombé et pas qu’un peu. Récoltant à peine 145 suffrages, il est victime de la perte de son ancien fief Castelnau-le-Lez, de son départ des Républicains pour Horizons, de l’usure du pouvoir et de la division de son camp.

    Car à droite, les voix se sont éparpillées entre Malik Hamadache (Nouvelle énergie, 134 voix), Alain Berthet (Les Républicains, 129 voix) et Amaury Fretay (divers centre, 2 voix).

    Même phénomène à gauche où le PRG, qui disposait d’un sénateur sortant (Christian Bilhac), perd gros avec l’échec de la conseillère régionale Florence Brutus (139 voix). Déception également pour le conseiller départemental Aurélien Manenc (divers gauche), qui rate l’élection (4e avec 275 voix). Pour le président héraultais, Kléber Mesquida (La Convention), qui figurait sur sa liste, c’est un revers. L’élue héraultaise Audrey Imbert (DVG) n’en a pas profité (147 voix).

    Enfin, en dépit d’un faible nombre d’élus Insoumis, la liste LFI d’Alexia Laforge recueille 119 voix et celle de la piscénoise d’Agnès Gizard-Carlin (Les Écologistes) 49.

  • Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.

  • Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16 %, soit 596 voix. Elle fait en effet moins bien qu’en 2020 et les 35,7 % obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. Comme en 2020, la division de la gauche aura été fatale avec les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le «centre» qui l’a emporté. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.

    Mais la droite perd donc un siège puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siègera donc au Palais du Luxembourg. Une élection qui pourrait s’avérer décisive pour le RN qui cherchait à constituer un groupe au Sénat.

  • Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    La liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche soir, en obtenant 1008 voix et 27% des suffrages. Dans un scrutin marqué par un nombre record de candidatures et brouillé plus encore par la crise traversée par la Métropole Aix-Marseille, elle conserve ainsi les trois sièges de ses sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Sans obtenir le quatrième siège qu’elle espérait conquérir, forte de son résultat lors des dernières municipales à Marseille.

    A droite, la liste menée par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et le président de Région, Renaud Muselier (Ren.) obtient 581 voix, soit 16% des suffrages. Elle obtient donc deux sièges, de justesse pour le président de Région. La sénatrice sortante Valérie Boyer (LR) réussit de son côté son pari en conservant son siège avec 395 voix (10%). Quant à maire de Gardanne Hervé Granier (LR), il reçoit 201 voix (5%) et échoue à entrer au palais du Luxembourg.

    La liste d’extrême droite, menée par deux récents ralliés au RN, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, espérait obtenir deux sièges. Elle réussit son pari, avec 685 voix (18%). Le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier, toujours sous le couperet d’une peine d’inéligibilité en attendant la décision de la Cour de Cassation, obtient de son côté 265 voix (7%) et perd son siège.

    L’ancien député (PS) Jean-David Ciot espérait quant à lui capitaliser sur la crise métropolitaine. Un pari perdu, avec 249 voix (6%). La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve perd elle son siège au palais du Luxembourg en n’obtenant que 201 voix (5%).

    Enfin, les Insoumis qui se présentaient pour la première fois dans ce scrutin dans le département reçoivent seulement 77 voix (2%) pour la liste LFI menée par l’élue d’opposition à La Bouilladisse Michelle Blanchard-Svoboda.

    Autant de voix qui privent la gauche de son quatrième siège.