Category: politique

  • Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard officialise sa candidature à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Attendue depuis un moment, la candidature du maire (LR) de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, à la présidence de la Métropole Aix-Marseille a été officialisée, ce lundi soir, lors des rencontres des Maires de Provence, à une semaine de la première réunion du conseil métropolitain, prévue le mardi 7 avril prochain.

    Devant les élus adhérents au label qui rassemble 100 communes des Bouches-du-Rhône, celui-ci a partagé son attente d’une «Métropole au service des maires, et pas au dessus des maires, aux mains des maires et pas aux mains d’une technostructure».

    «L’occasion est belle de prendre une nouvelle orientation et de faire de ce que l’une d’entre nous appelait la “Monstropole” un outil au service de chacun d’entre nous pour une Métropole des maires, au service des maires, œcuménique», a-t-il décrit. Et d’annoncer : «Si vous le souhaitez, j’aspire modestement à porter cette voix, non pas d’un maire, non pas d’un territoire, mais de 92 maires.»

  • Marseille: les 33 adjoints au maire

    Marseille: les 33 adjoints au maire

    1ère adjointe : Michèle Rubirola

    Élue maire en juillet 2020, devenue première adjointe cinq mois plus tard, l’écologiste reste la figure de proue du Printemps marseillais.

    2e adjoint: Joël Canicave

    L’ancien chef du groupe de la majorité et précieux adjoint en charge des finances, des moyens généraux et des budgets participatifs, rempile.

    3e adjointe: Samia Ghali

    L’ancienne sénatrice socialiste, ralliée sur le fil au Printemps marseillais en 2020, conserve son titre de maire adjointe.

    4e adjointe: Amine Kessaci

    Militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic, candidat écologiste aux européennes et aux législatives, il occupe une place de choix dans l’exécutif.

    5e adjointe: Audrey Garino

    L’élue communiste, adjointe à la solidarité, la lutte contre la pauvreté et l’égalité des droits, depuis 2020 est devenue une cadre du Printemps marseillais.

    6e adjoint: Arnaud Drouot

    Élu adjoint en 2020, ce proche de Benoît Payan, avait quitté l’exécutif pour devenir directeur de cabinet du maire. Il assure qu’il va y rester.

    7e adjoint: Pascaline Lécorché

    Chercheuse et Marseillaise depuis 2013, la déléguée de Place publique était candidate du NFP dans les 11-12 aux législatives de 2024.

    8e adjoint: Pierre Huguet

    Battu dans les 9-10, l’élu (G.s) avait en charge l’éducation et les cantines scolaires lors du dernier mandat, avant de devenir chef du groupe PM.

    9e adjointe : Hanifa Taguelmint

    Militante des luttes antiracistes, engagée au PS puis à LFI, cette voix historique des quartiers Nord a rejoint le PM en janvier face à la menace RN.

    10e adjoint: Éric Méry

    L’avocat, président de Mad Mars, avait pris la suite de Mathilde Chaboche à l’urbanisme. Son sérieux est récompensé.

    11e adjointe: Nassera Benmarnia

    L’ancienne socialiste, adjointe en charge des espaces verts, des parcs et jardins, a été très active lors de la mandature précédente.

    12e adjoint: Hervé Menchon

    Membre du groupe Écologistes et pluriel.s, adjoint à la mer, à la biodiversité marine et au littoral lors du dernier mandat, l’élu EELV est resté fidèle au PM.

    13e adjointe: Marie Batoux

    Ancienne membre du collectif du 5-Novembre, un temps insoumise, elle a été adjointe à l’éducation populaire puis aux mobilités.

    14e adjoint: Julien Harounyan

    Co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud, il a rejoint le Printemps marseillais en février.

    15e adjointe: Audrey Gatian

    Adjointe aux mobilités puis à la politique de la ville, la socialiste est la présidente du bailleur social, Marseille Habitat.

    16e adjoint: Pierre Marie Ganozzi

    Incarnation citoyenne du Printemps marseillais, ce prof d’histoire-géo et ex-secretaire de la FSU 13, a été l’adjoint du plan école et du bâti scolaire.

    17e adjointe: Perrine Prigent

    Élue de la société civile en 2020, elle a été adjointe déléguée à la valorisation du patrimoine, aux espaces publics et à l’eau dans la ville.

    18e adjoint: Anthony Gonçalves

    Ce cancérologue a rejoint le Parti communiste en 2014 et mené plusieurs batailles électorales. Il était le chef de file du PCF aux municipales.

    19e adjointe: Josette Furace

    Ancienne conseillère municipale déléguée à l’emploi des jeunes, cette ghaliste issue des 15-16 est promue adjointe pour ce mandat.

    20e adjoint: Karim Touche

    Délégué général de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-Rhône, il intègre l’exécutif municipal pour son premier mandat.

    21e adjointe: Capucine Edou

    Responsable partenariat à la CMA-CGM, cette écologiste avait déjà été candidate aux municipales à Paris en 2014 et aux dernières régionales ici.

    22e adjoint: Gwenaël Richerolle

    Directeur de cabinet d’Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) des 6-8, l’écologiste entre dans l’arène en intégrant l’exécutif de la mairie centrale.

    23e adjointe: Chahidati Soilihi

    Adjointe au maire d’arrondissements dans les 15-16, c’est à la mairie centrale qu’elle fait cette fois-ci son entrée.

    24e adjoint: Hassan Guenfici

    Président du Forum franco-algérien depuis 2024, ce communiste était secrétaire général du groupe de gauche Pour une Métropole du bien commun.

    25e adjointe: Sophie Guérard

    Directrice d’école maternelle, elle fut adjointe au maire en charge de la place de l’enfant. Elle fait partie de la composante citoyenne du PM.

    26e adjoint: Yoan Levy

    Ancien secrétaire général du groupe Printemps marseillais à la mairie, le socialiste avait intégré le cabinet du maire en janvier 2025.

    27e adjointe: Clara Jaboulay

    Présidente de 2016 à 2018 de l’Union nationale des lycées, elle a été collaboratrice à la mairie des 2e et 3e arrondissements de 2022 à 2025.

    28e adjoint: Ahmed Heddadi

    Ancien président des Radicaux de gauche 13, il était depuis 2020 adjoint en charge du lien social, de la vie associative, des centres sociaux et du bel âge.

    29e adjointe: Nathalie Tessier

    Élue en 2020, la communiste, jusqu’ici conseillère municipale déléguée aux droits des femmes, franchit un palier.

    30e adjoint: Hedi Ramdane

    Salarié pendant 13 ans dans une mission locale, il devient en 2020 adjoint au maire délégué à la jeunesse.

    31e adjointe: Rebecca Bernadi

    Entrepreneuse dans le 12e, l’adjointe au commerce, à l’artisanat et aux noyaux villageois, incarnait la composante citoyenne du PM.

    32e adjoint: Yannick Ohanessian

    Secrétaire du PS 13 et porte-parole national d’Olivier Faure, l’ancien adjoint à la tranquillité publique perd quelques places.

    33e adjointe: Juliette Masson

    Adjointe à la maire des 6-8, déléguée aux écoles, à la place de l’enfant, son travail est récompensé par une place dans l’exécutif municipal.

  • [Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »

    [Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »

    Vendredi 27 mars, Paul Planque, le PCF, les Insoumis et les citoyens réunis sur la liste «Alès, c’est vous» ont réuni la presse pour avancer les pistes de réflexion sur leur échec aux dernières élections municipales et évoquer leur avenir. Dans la foulée, soixante personnes du collectif se sont rassemblées et ont décidé de poursuivre le mouvement pour rompre « avec la routine de Christophe Rivenq d’une ville endormie, divisée et qui tourne le dos aux défis sociaux, économiques et environnementaux ».

    LM : Comment expliquez-vous l’échec à Alès ?

    Paul Planque : Ce résultat vient de loin, et ce n’est pas arrivé par hasard. La division à gauche a coûté cher. D’abord le PS a annoncé haut et fort qu’il voulait « acculer » Paul Planque et les communistes. Il a réussi en s’alliant d’abord avec LFI et après en diabolisant LFI quand les Insoumis nous ont rejoints. De notre côté, nous n’avons pas réussi à enchanter les gens. Nous n’avons pas trouvé la bonne recette pour déjouer le piège de la division. L’émergence des problèmes sécuritaires en pleine campagne a aussi joué.

    Même s’il y avait un fort rejet de Rivenq que l’on avait vraiment perçu durant la campagne, le fait que la gauche soit divisée suite à la mobilisation forte qu’il y avait eu pour les élections législatives avec le Nouveau front populaire, les gens se sont dit qu’ils préféraient rester chez eux. Ils se disent que quand ils votent ils ne sont pas entendus et quand la gauche arrive en ordre dispersée, ça leur donne une raison supplémentaire de rester à la maison. Le PS (10,79%) s’est félicité de son score sauf qu’il fait le plus mauvais score de son histoire à Alès.

    Dans la situation alésienne, on paie aussi beaucoup la situation nîmoise. Je suis ravi que Vincent (Bouget) l’ait emporté mais ce n’était pas entendable par les socialistes et les écologistes, que les communistes puissent avoir le leadership sur Nîmes et Alès. Ils ont donc envoyé Basile Imbert pour mettre en œuvre la défaite sur Alès. Je pense que les socialistes à la Région n’avaient pas forcément envie que Christophe Rivenq soit battu parce que Rivenq a explosé la droite à la région Occitanie.

    LM : Que prévoyez-vous pour la suite ?

    PP : Il faut mettre en œuvre de nouvelles façons de travailler et reconstruire sur les ruines de la gauche alésienne. Il faut reconstruire sans hégémonie de qui que soit. Si on peut dire qu’il y a d’un côté la gauche social-démocrate et de l’autre la gauche de transformation sociale, à ce jour, la gauche de transformation sociale est largement devant donc les formulations de cette gauche sont plus attendues par les Alésiens et les Alésiennes. Pour autant, il faut arriver à construire ensemble pour que demain, on présente une autre proposition aux habitants.

    LM : Comment la gauche peut-elle exister pendant ce mandat ?

    PP : Il faut trouver la bonne forme. Je dis souvent que l’ancien monde est mort et que le nouveau n’est pas encore né. Il faut trouver des formes à définir pour faire de la politique autrement. Cela passe par la prise en compte de la parole citoyenne qui doit être primordiale. Et surtout, mettre de côté les petits arrangements entre partis même si on s’y casse les dents parce que les anciennes recettes entre partis continuent à être dominantes.

  • Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Si les deux locomotives régionales Toulouse et Montpellier ont réélu leur maire (Jean-Luc Moudenc et Michaël Delafosse), plus de la moitié des grandes villes d’Occitanie ont changé d’édile.

    Parce qu’ils ne se représentaient pas ou qu’ils ont été battus, 14 maires des 27 villes de plus de 20 000 habitants ont laissé la place. Le grand vainqueur est l’extrême droite, qui, après Béziers (2014), Beaucaire (2014) et Perpignan (2020), fait main basse sur
    5 nouvelles villes : Montauban (Didier Lallemand), Carcassonne (Christophe Bathès), Castres (Florian Azéma), Agde (Aurélien Lopez-Liguori) et Bagnols-sur-Cèze (Pascale Bordes).

    La droite récupère Millau (Christophe Saint-Pierre) au PS. Les Républicains dirigeront toujours Castelnau-le-Lez mais avec Julien Miro. Des maires centristes dirigeront Tarbes (Pascal Claverie), Rodez (Stéphane Mazars) et Cugnaux (Aurélien Andreu-Seigné). Enfin, outre Nîmes (Vincent Bouget), la gauche sera aux affaires à Auch (Camille Bonne), Plaisance-du-Touch (Florence Queval) et Cahors (Vivien Coste).

    Touchés par le cumul des mandats, 4 députés RN et 1 Renaissance vont laisser la place à leur suppléant. Dans le Gard Nicolas Meizonnet (Vauvert) passe la main à Caroline Devaux et Pascale Bordes (Bagnols/Cèze) à Catherine Dellong Meng. Dans l’Hérault, Bernard Chaumeil remplace Aurélien Lopez-Liguori (Agde). Dans l’Aude, Édouard Jordan supplée Christophe Barthès (Carcassonne). Et dans l’Aveyron, Pauline Cestrières (Renaissance) remplace Stéphane Mazars (Rodez).

  • [Info La Marseillaise] Benoît Payan cède son poste de conseiller départemental à Ahmed Heddadi

    [Info La Marseillaise] Benoît Payan cède son poste de conseiller départemental à Ahmed Heddadi

    Le maire (DVG) de Marseille a remis sa démission de son poste de conseiller départemental à la présidente du Département et au Préfet ce lundi matin. Elu en 2021 en binôme avec Sophie Camard (GRS), il sera remplacé dans l’hémicycle départemental par Ahmed Heddadi (Les radicaux de gauche) qui était son suppléant. « Ahmed Heddadi a toute sa confiance pour mener cette mission et défendre les intérêts de Marseille au sein du Conseil départemental », indique son entourage.

    Cette démission sera effective lors du prochain conseil départemental qui aura lieu le 14 avril. Si le maire n’y a guère siégé depuis quatre ans, ce choix est motivé par la nécessité de se « concentrer sur Marseille et son rôle de maire à plein temps », poursuit-on du côté de l’Hôtel de Ville, soulignant que la nouvelle gouvernance qui se dessine à la Métropole suite aux élections municipales et les questions qui vont se poser, nécessiteront un travail et une attention accrue.

  • Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Être la première femme à occuper ces fonctions, qui plus est une femme issue de l’immigration, me remplit de fierté et montre avec force à quel point Peyruis est une commune tolérante, juste et accueillante, qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, comme certains voudraient le faire croire », a déclaré Lila Desjardins en regardant en direction des deux nouveaux élus RN du conseil municipal. La nouvelle maire a également tenu à s’adresser à sa petite-fille, présente lors du conseil d’installation : « Je veux lui dire que, si naître fille est plus simple aujourd’hui, le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas terminé. Le chemin est encore long. Je lui souhaite de devenir elle aussi cheffe de son village, mais elle a beaucoup plus d’ambition que moi, puisque son village, c’est Lyon ».

    Seule candidate au poste de maire, Lila Desjardins a été élue par 18 voix contre cinq bulletins blancs, équivalents aux cinq sièges de l’opposition.

    « Opposition constructive »

    L’ancien maire, Patrick Vivos, qu’elle a largement battu dimanche dernier, a pris la parole pour lui souhaiter « beaucoup de courage » et promettre une « opposition constructive ». Les deux nouveaux élus RN n’ont eux pas demandé la parole.

    L D.

    Les adjoints

    Premier adjoint, Joël Mercadier, directeur d’ASA. 2e adjointe, Chantal Michel, cadre de la fonction territoriale. 3e adjoint, Frédéric Julien, agent territorial. 4e adjointe, Françoise Crest, professeure de français. 5e adjoint, Hafid Essaidi, retraité. 6e adjointe, Floriane Idini, agent immobilier.Les délégations seront attribuées lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 14 avril.

  • Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Patricia Granet-Brunello, maire sortante (DVG) de Digne-les-Bains, a remis avec émotion son écharpe de maire à son successeur, Julien Di Benedetto, samedi matin. « Cette victoire est belle, c’est celle de la jeunesse », a-t-elle lancé avant d’évoquer « le défi » de l’hôpital. Elle a aussi rendu « hommage » à son ex-premier adjoint, Francis Kuhn, qui s’était désisté au second tour de l’élection municipale après le soutien de la maire sortante à Julien Di Benedetto plutôt qu’à lui au soir du premier tour. « Cher Julien, je sais que tu sauras porter cette responsabilité avec sérieux et dignité », a-t-elle dit à son jeune successeur.

    Seul candidat en lice pour le fauteuil de maire, Julien Di Benedetto a été élu à l’unanimité par les 33 votants du conseil municipal. « C’est un honneur », « cette confiance m’honore et m’oblige », a réagi le nouveau maire. Il a affirmé vouloir « répondre rapidement aux besoins de la ville », insistant notamment sur la sécurité, la tranquillité, le renforcement de la police municipale, le centre ancien, le conservatoire en piteux état et l’hôpital.

    Des liens avec la Région

    « Désormais, nous pourrons compter sur l’aide de la Région qui regarde avec attention ce qui se passe à Digne. Comptez sur moi pour rattraper la dette due à notre ville », a-t-il assuré. Le candidat s’était montré proche de figures locales de la majorité régionale, notamment du maire DVD de Forcalquier David Gehant qui l’avait soutenu pendant sa campagne. « La tache est immense et le défi colossal, mais les Dignois ont clairement indiqué ce qu’ils voulaient au cours de cette élection municipale qui était la plus importante depuis plus de 30 ans ». Le nouveau maire a salué sa famille, présente dans la salle, et plus particulièrement son grand-père, « arrivé en France il y a 74 ans » depuis l’Italie, qui avait du mal à essuyer toutes ses larmes au premier rang dans l’assistance.

    Le conseil municipal d’installation s’est tenu sans Gilles Chalvet et sept de ses colistiers qui ont annoncé leur démission et ont été remplacés par d’autres élus de leur liste. Leur nouveau chef de file, Pascal Rovere, a brièvement pris la parole pour féliciter la liste élue et promettre d’être une force d’opposition « du centre, responsable, constructive et vigilante ». Les neuf adjoints ont ensuite été élus, parmi lesquels le benjamin du conseil municipal, Mathys Legay, 20 ans, et le communiste Gérard Esmiol. Ils ont été élus à 32 voix, le 33e bulletin ayant été déclaré nul.

    Les adjoints

    1 – Alexis Audiffred (finances)

    2 – Marie-Pierre Rinaldi (culture)

    3 – Emmanuel Couronnel (jeunesse, action sociale)

    4 – Patricia Sarracanie (éducation et bien-être animal)

    5 – Jacques Dayan (urbanisme, cadre de vie et travaux)

    6 – Myriam Sereno (centre-ville, attractivité, commerces et événementiel)

    7 – Mathys Legay (sport)

    8 – Valérie Dompnier (santé, égalité femmes/hommes, handicap, accessibilité)

    9 – Gérard Esmiol (vie des quartiers et devoir de mémoire)

  • À Avignon, Olivier Galzi élu maire lors d’une séance qui solde la campagne

    À Avignon, Olivier Galzi élu maire lors d’une séance qui solde la campagne

    Ceint de son écharpe tricolore, Olivier Galzi sent « un poids immense », partagé entre « responsabilité et humilité » au moment de s’asseoir dans le fauteuil de maire, ce samedi midi. Sans surprise, l’ex-candidat DVD a été élu premier magistrat avec 36 voix, contre 5 pour Anne-Sophie Rigault (RN), 10 blancs -la gauche n’avait pas présenté de candidat- et 2 nuls. En attendant, dès ce lundi, de se plonger dans les finances et lancer « immédiatement un audit », Olivier Galzi a souhaité tourner la page de la campagne.

    Rappelant son triptyque de priorités, sécurité-propreté-circulation, Olivier Galzi fait déjà peser un air de « rigueur » sur la dépense publique, même si ses adjoints sont augmentés (lire ci-contre). « Nous sortons d’une séquence éprouvante. Le bruit et la fureur que certains appellent de leurs vœux au niveau national ont été rejetés par les Avignonnais. La campagne est terminée, place à la ville », veut-il avancer, remerciant « Cécile Helle [maire sortante] pour son attitude républicaine exemplaire ». « J’espère que l’opposition saura s’en inspirer. Je lui tends la main pour participer, dans la sérénité, à l’œuvre de redressement », poursuit-il.

    Mais il faudra plus que cette tonalité de promesses pour tisser une relation de confiance dans l’assemblée. Car l’opposition de gauche avait besoin de faire un solde de tout compte de cette campagne. S’il « félicite » Olivier Galzi, David Fournier (PS), arrivé second, tient à « revenir sur cette campagne qui a été rude, inélégante et diffamatoire », estime-t-il, sous quelques huées de l’assistance. Accusation de sang sur les mains, d’être antisémite, photo sur les réseaux sociaux d’un homme urinant sur son affiche, maison dégradée par deux fois… David Fournier se livre à un exercice cathartique. L’ex-adjoint évoque aussi son triptyque, solidarité-services publics-écologie. « Nous
    serons vigilants à la place
    que vous accorderez aux 11
     000 Avignonnais qui ont soutenu Ensemble et solidaires », prévient-il.

    « Porosité et vote utile »

    Mathilde Louvain (LFI), dont la liste avait fusionné avec celle de David Fournier, est déjà entrée de plain-pied dans le mandat. « Comptez sur notre attention permanente et nos valeurs humanistes », assure-t-elle, « heureuse d’avoir entendu que vous tourniez la page de la division ». Et d’inciter fortement Olivier Galzi « à s’engager dans le combat pour défendre les écoles publiques où une dizaine de classes sont menacées de fermeture ». Mouloud Rezouali (les Écologistes) a remis sur le métier sa marotte de la gratuité des transports et dénonce « la porosité avec un grave transfert de suffrages » lors du second tour.

    Allusion à la très forte progression de voix d’Olivier Galzi quand l’extrême droite en perdait 800. Si le nouveau maire parle « probablement de beaucoup d’électeurs socialistes », Anne-Sophie Rigault (RN) dément. « Vous avez été élu par un vote utile, pas d’adhésion qui vous appelle à la plus grande humilité », met en garde celle qui entame un 3e mandat d’opposante.

    Bien plus douce qu’à l’accoutumée, Anne-Sophie Rigault s’attribue une partie de la victoire, reprenant à son compte le terme « d’alliance de la honte [LFI-PS] » brandi par Olivier Galzi dans l’entre-deux tours. « Avignon a échappé au pire, vous avez identifié les mêmes priorités que nous depuis longtemps », remercie presque l’élue RN. Ce qui fait dire à un élu de gauche à l’issue de la séance : « Anne-Sophie Rigault s’est installée en 2e majorité. »

    L’indemnité des élus fait tiquer la gauche

    Ultime délibération, la fixation des indemnités des élus a fait tiquer Fabrice Tocabens (PS), ex-adjoint de la majorité précédente. « Certains adjoints ont une augmentation de 35%, même si vous baissez de 14% votre indemnité de maire, la hausse globale est de 25%, soit 11 000 euros par mois l’équivalent de 2 policiers municipaux », note-t-il en dénonçant « un choix cinglant quand tant de Français ont du mal à boucler leurs fins de mois ». Là où les adjoints percevaient environ 1 200 euros bruts, ce sera désormais 1 726 euros bruts. Le maire est à 5 631 euros bruts, les élus avec délégation 904 euros et ceux d’opposition, à 246 euros. Un choix assumé par Olivier Galzi : « Beaucoup ont pris un engagement pour réduire leur activité professionnelle, il me semblait juste de leur envoyer un signal face à l’exigence qui est énorme. » La gauche a voté contre, le RN pour. F.C.

  • Une bonne gauche pour s’opposer au RN à La Seyne

    Une bonne gauche pour s’opposer au RN à La Seyne

    Beaucoup de monde ce samedi matin en salle du conseil municipal pour assister à l’élection du maire RN, Dorian Munoz, et de ses adjoints. Avec de nombreux soutiens hargneux de la nouvelle équipe venus jouir de la concrétisation de leur victoire en séance publique, mais aussi des partisans de gauche soucieux de voir comment la résistance politique à l’extrême droite s’organise à la Seyne-sur-Mer, ancienne ville de gauche. Dans sa prise de parole, très attendue, Stéphane Sacco (GRS) pour le groupe Alternative progressiste – qui regroupe à ses côtés Brigitte Cheinet (PCF), Cédric Turco (PCF) et Florence Guaddacha (GRS)- explique que « ce n’est pas un jour comme les autres ». « Aujourd’hui, nous faisons face à un basculement grave, lourd de conséquences pour notre ville, pour son histoire, pour son avenir », commence-t-il. Il souligne que le résultat du scrutin ,tout indiscutable qu’il soit, n’est pas un blanc-seing donnée à la nouvelle majorité. Et de rappeler que « des milliers d’habitants ont choisi une autre voie, celle de la justice sociale, de la solidarité et de la dignité républicaine », que les élus de gauche entendent bien défendre dans cette assemblée tout au long du mandat.

    « Le combat ne fait

    que commencer »

    Un puissant soutien populaire qui oblige et donne une légitimité pleine et entière pour porter une voix forte dans ce conseil. Stéphane Sacco poursuit en s’adressant au maire : « Nous serons une opposition sans concession. Une opposition ferme, déterminée, et vigilante à chaque instant ». Une extrême vigilance sera portée, insiste Stéphane Sacco, sur les tentatives de division de la population. « Nous serons là chaque fois que vous chercherez à opposer les habitants entre eux », tempête-t-il. Mais aussi sur les velléités de fragiliser le tissu associatif se manifesteront.

    « Socle de l’égalité »

    L’occasion aussi de rappeler au nouveau venu l’histoire sociale de l’ex-cité industrielle qui en conserve encore dans ses tripes la mémoire : « Une terre ouvrière, forgée par le travail et les luttes sociales des chantiers navals qui a vu des générations construire, produire et se battre pour leurs droits et pour la dignité ». Avec des idéaux encore ancrés, malgré le naufrage actuel, dans les valeurs de solidarité, de progrès social et de défense des services.

    Le groupe de gauche met donc en garde : « Les écoles, les crèches, les centres sociaux, les équipements culturels et sportifs, les services de proximité, les agents qui les font vivre au quotidien… Tout cela constitue le socle de l’égalité et de Fraternité républicaines. Nous nous opposerons à toute tentative de les affaiblir, de les privatiser, de les rendre inaccessibles ».

    Une fois élu premier magistrat RN, Dorian Munoz a tenu un discours trés policé en promettant que « le temps du rassemblement commence » et qu’il voulait être « le maire de tous les Seynois, sans distinction, sans exclusion, sans division ».

    Dont acte…

    Les adjoints

    1 – Thierry Tidona

    2- Isabelle Delyon

    3-William Khalifa

    4- adjointe Nadine Garcez

    5- Henri Gabriele

    6-Sarah Chéreau

    7-Lionel Estivant

    8-Dorothée Bertrand

    9-Mathieu Perchoc

    10-Marie France Philipon

    11-Jonathan Roth

    12-Manon Manacorda

    13-Philippe Le Sausse

    14-Cécilia Demanger

    15-Jean-Claude Houlné

    Adjoints de quartier :

    Fadila Bouzidi

    Francis Gouley

    Annie Heyse