Category: politique

  • [Sète Agglopôle] Loïc Linarès rempile pour un second mandat

    [Sète Agglopôle] Loïc Linarès rempile pour un second mandat

    Un vote de confirmation pour Loïc Linarès. Le président PS était candidat à sa réélection à la tête de Sête Agglopôle, le 31 mars, face à Sébastien Pacull, élu RN à Sète. Sans surprise le socialiste a été réélu, au 1er tour. Car il semblerait que le bilan réalisé au cours des dix derniers mois ait séduit les différents édiles et élus du territoire. À l’instar du maire de Gigean, Marcel Stoecklin, doyen du conseil nouvellement élu, en charge de présider la séance dans la salle de l’Aire à Frontignan. « Le changement de gouvernance à 10 mois de l’échéance a montré que quand la gouvernance s’écoute, les blocages se lèvent. Ce modèle est à consolider. Les attaches partisanes doivent s’effacer et l’intérêt territorial primer », a-t-il souligné.

    Un intérêt territorial qui s’est retrouvé avec la candidature de Loïc Linarès. La veille, un accord avait été trouvé, assurant la présidence au socialiste et désignant Hervé Marquès, maire LR de Sète, comme premier vice-président et Thierry Baëza, maire de Mèze, comme deuxième vice-président. Signé par les 14 édiles de l’Agglo, il laissait peu de place au suspense. Même Sébastien Pacull s’est présenté sans y croire, « conscient des équilibres de l’assemblée ».

    « Relation de confiance »

    C’est sur son bilan que Loïc Linarès a appuyé sa candidature. « Ce vécu de 10 mois a tissé une relation de confiance avec tous les maires. Cette relation et notre travail collectif motivent ma démarche. Le consensus trouvé est constructible et vise à protéger l’intérêt collectif de notre territoire », soutient le socialiste. Et d’insister sur les enjeux économiques et environnementaux qui seront majeurs dans cette nouvelle mandature. « Nous prendrons en main un certain nombre de dossiers, qui n’avaient pas été assez portés comme le Scot, la LGV », poursuit Loïc Linarès.

    C’est donc avec 42 voix que le Frontignanais a été élu (2 votes blancs, 6 pour Pacull). Remerciant l’administration, les collègues de l’assemblée et sa famille, Loïc Linarès s’est mis « au boulot » en déterminant le bureau communautaire (15 vice-présidents et 2 élus délégués). Là non plus, pas de coup de théâtre par rapport à ce qui était annoncé. Hervé Marquès devient le premier vice-président (VP), suivi de Thierry Baëza comme 2e VP. Chaque commune obtient une vice-présidence, exceptée Sète avec la nomination de Vincent Sabatier (LR) comme 14e VP. Ainsi s’ouvre un nouveau chapitre pour l’agglomération sétoise.

  • Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Deux mille cent soixante dix-huit jours. Sitôt reconduit dans ses fonctions de maire de Montpellier par ses colistiers (53 voix sur 68), samedi 28 mars, Michaël Delafosse a immédiatement relancé le compte à rebours dans son bureau du 8e étage de l’Hôtel de Ville. 2 178 comme le nombre de jours à mettre à profit durant son second mandat à la tête de la 7e ville de France qu’il promet « plus belle, plus solidaire, plus écologiste, plus fraternelle ».

    Avant de s’attaquer à convaincre les 30 maires de la Métropole qui devront élire leur président jeudi 9 avril, l’étape municipale n’était pour Michaël Delafosse qu’une formalité depuis sa nette victoire (50,13%), le 22 mars, face à Nathalie Oziol (25,06%) et Mohed Altrad (24,81%). Mais le premier maire de Montpellier à se faire réélire depuis Georges Frêche en 2001 n’a pas bâclé l’exercice, bien au contraire.

    Au cours d’un discours fleuve, empli de gravité, d’espoirs et d’émotion, le maire socialiste à qui deux enfants du conseil municipal des jeunes ont remis son écharpe tricolore, a pris son temps à la tribune. Dans une ville qui s’est abstenue à 54,16%, dans un monde qui va mal entre intolérances, climatoscepticisme et guerres, M. Delafosse refuse la résignation et joue la carte du vivre ensemble. « Mon engagement est viscéralement républicain ». Qu’il s’agisse de lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, les violences faites aux femmes, le narcotrafic ou les marchands de sommeil, « il n’y a pas de République à géométrie variable, il y a une République pour tous les habitants ».

    En présence de la maire honoraire Hélène Mandroux, il a d’abord remercié les Montpelliérains. « Votre confiance m’honore, m’engage et m’oblige ». Dans un salut républicain, il a d’abord dit au revoir à ceux qui ne siégeront plus dont Jacques Domergue (LR) ou l’ancien maire, Philippe Saurel, battu. « Nous nous sommes affrontés vivement mais le respect doit l’emporter, la République l’exige ». Il a ensuite eu des remerciements poignants pour les siens : son épouse Anne-Lise, ses enfants Hugo, Adrien et son père, disparu il y a 2 ans sans qui le professeur d’histoire géographie ne serait pas où il est. Le gorge nouée, saluant la mémoire de récents disparus (Gasset, Serrou, Montanari…), M. Delafosse a aussi décrit le « compagnonnage douloureux avec la mort » qui entoure la difficile fonction de maire.

    La liste des 26 adjoints

    L’édile a ensuite esquissé le « cap » de son second mandat. A l’instar du premier, il promet de tenir ses engagements de campagne. Après « la question écologique et sociale » grâce à la gratuité des transports, la 5e ligne ou la mutuelle communale, il vise « les services publics les plus performants de France ». Et se veut rassurant : « Chaque euro dépensé sera un euro utile ». Pêle-mêle, il liste la création d’une maison des syndicats, d’une agence municipale du logement et d’un millier de logements étudiants avec le Crous, la rénovation de quartiers populaires comme la Mosson, les Cévennes ou la cité Saint-Martin. Mais aussi la naissance de 10 nouveaux parcs, un millier de jardins partagés, des places réaménagées avec leur mobilier urbain (bancs…) qui favorisent les rencontres. Ou encore une aide à la rénovation des façades pour les enseignes commerciales, les « circuits courts » plutôt que le « Mercosur » ou le soutien aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

    Pour mener à bien sa mission, M. Delafosse a désigné 26 adjoints. Certains l’étaient déjà (Sébastien Cote, Marie Massart, Tasmine Akbaraly, Laurent Nison, Agnès Saurat, Manu Reynaud, Radia Tikouk, Stéphane Jouault, Agnès Robin, Eddine Ariztegui, Michel Aslanian, Boris Bellanger, Emilie Cabello, Alban Zanchiello, Mustapha Laoukiri, Elodie Brun-Mandon). D’autres le deviennent (Christophe Bourdin, Serge Guiseppin, Muriel Ressiguier, Inbal Benayon, Nelly Lacince, Delphine Esselin, Annie Benezech, Yvan Nosbé, Sophiane Mansouria, Adama Kanté). Leurs délégations seront dévoilées lors du prochain conseil municipal du 8 avril.

    D’ici là, les deux oppositions ont fait savoir qu‘elles veilleraient au grain, chacune à leur manière. Orphelin de son leader Mohed Altrad, absent alors qu’il aurait présidé la séance en tant que doyen à la place de Michel Calvo, Salim Jawhari a promis une « opposition constructive ». « On continuera à défendre nos idées en espérant mixer nos valeurs et projets ». Tonalité différente chez les Insoumis où Nathalie Oziol déplore ne pas avoir pu s’exprimer avant l’élection du maire à laquelle elle candidatait (8 voix). « Cela aurait pu être un moment de changement de pratiques démocratiques. Ce n’est pas en nous coupant le micro qu’on nous fera taire », prévient la députée LFI dont le groupe revendique la présidence de la commission des finances. Vu leur entrée en matière musclée, pas sûr que les Insoumis aient gain de cause.

  • [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    C’est la deuxième fois que le Parlement de la mer, crée en 2022 par la Région Sud pour « répondre collectivement aux grands défis de la Méditerranée », se réunit en assemblée générale. Organisée dans l’hôtel de Région (2e) mercredi, la réunion était animée par Christophe Madrolle, conseiller régional (Union des centristes et des écologistes) et président de la commission « biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques », l’une des cinq qui composent le Parlement de la mer. Avec elle : « Une commission pêche, une commission économie bleue, une commission nautisme yachting et une commission sport », détaille-t-il. Parmi les points mis en avant : la volonté de ne pas « opposer économie et écologie », note François de Canson, vice-président de la Région (DVD) en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs.

    Et de rappeler la création, en mars 2025, de la certification « Territoires engagés pour la Méditerranée », imaginée pour « valoriser l’identité maritime des territoires et soutenir le développement des politiques publiques qui s’inscrivent dans une gestion durable de l’espace maritime et littoral ». « L’occasion de permettre à tous les acteurs de travailler ensemble », insiste le maire de la Londe-les-Maures (83), première commune labellisée.

    Autres points forts du bilan, d’après la Région : les « 6,6 millions d’euros d’aides régionales mobilisés pour accompagner les ports de plaisance certifiés ports propres » ou encore les « 30 millions d’euros investis dans le cadre du plan escales zéro fumée pour permettre la connexion électrique des ferries et navires de croisière à quai ». Une mesure très attendue.

    Perspectives

    En plus de la poursuite des démarches déjà engagées depuis 2022, la Région annonce ajouter de nouvelles missions au Parlement de la mer.

    Sont notamment prévus : le développement de nouveau carburants pour décarboner les flottes de navires, la mise en place du projet « éolien flottant » pour valoriser l’usage des énergies marines renouvelables, la création d’une labellisation« 100% sud », avec une signalétique « Valeurs du sud » dans les ports pour valoriser les produits et garantir une traçabilité ou encore l’apparition d’un « tourisme contrôlé » avec la création d’un « pass visiteur multimodal ». L’ambition est de « développer les mobilités durables » et de nouveau itinéraires, notamment autour de la « véloroute du littoral », qui doit relier le Gard à Nice par 500km de pistes cyclables. Vaste programme.

  • Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Cette séance inaugurale – après le conseil d’installation du 21 mars – a déjà laissé apparaître certains clivages politiques, notamment lors de la création des commissions municipales, où sont débattus les sujets et les propositions avant leur présentation en séance plénière.

    Et déjà, Kévin Jacquin, élu du Rassemblement national, a pointé « l’absence de commission dédiée à la sécurité, en décalage avec les ambitions » affichées du maire (DVG), Frédéric Vigouroux, lors de la campagne électorale, d’après l’élu d’extrême droite.

    L’intéressé considère que « la sécurité est un sujet important, oui, mais traité dans le cadre de la commission cadre de vie ». À l’inverse, Kévin Jacquin souhaiterait « une commission faite pour ça ». Ce à quoi Frédéric Vigouroux répond que « la sécurité est aussi une question d’éducation » et « dépend de plusieurs instances, comme le contrat local de sécurité avec État et préfet ».

    À noter que le groupe RN ne s’est pas porté volontaire pour siéger dans les conseils d’écoles, de collèges et de lycées.

    Recrutement

    Six postes ont été créés dans divers services, principalement techniques, dont cinq en CDD. Cette situation interroge Vincent Trotot, élu de l’opposition LFI/EELV, qui s’étonne de l’absence de créations de postes en CDI. « C’est un CDD de 12 mois qui fait office de période d’essai » justifie l’adjointe Magali Nicolas, , avec à la clé une titularisation « si l’agent donne satisfaction ».

  • Le député insoumis Raphaël Arnault sort du silence

    Le député insoumis Raphaël Arnault sort du silence

    Si je décide de prendre la parole aujourd’hui, c’est pour une raison évidente : poursuivre mon mandat. » Le député de la 1ère circonscription de Vaucluse, Raphaël Arnault (LFI), s’est exprimé dans un entretien vidéo de plus d’une heure au média Blast, ce mercredi 1er avril, après un quasi-silence de plus d’un mois, sans aucune apparition publique. Cela fait suite à l’implication supposée de l’un de ses attachés parlementaires, Jacques-Ellie-Favrot, dans la mort du militant identitaire à Lyon, le jeudi 12 février.

    Alors que Mathilde Panot, cheffe de file du groupe insoumis à l’Assemblée, assurait ce mardi qu’il serait bientôt de retour, la confirmation n’aura pas tardé, avec une apparition dès ce mercredi, au palais Bourbon.

    Interrogé par la journaliste Soumaya Benaïssa, Raphaël Arnault explique d’abord que « beaucoup de personnes se posent des questions sur l’affaire en elle-même et le contexte politique, sur l’antifascisme et ses méthodes, des outils que l’on se donne et des critiques capables de se donner pour une lutte plus saine et efficace que possible ».

    Quant à son long silence et à ses absences, notamment à l’Assemblée nationale, il les justifie par « des menaces de mort, mais pas que ». « Il y a un besoin, dans le Vaucluse, et plus généralement à l’Assemblée nationale. Les travaux reprennent après une pause pendant les municipales », ajoute-t-il, précisant avoir été sollicité ces derniers jours au sujet des fermetures de classes prévues dans le département. Il évoque également une « volonté de prendre de la hauteur sur le moment », par « peur que la situation ne s’embrase dans le pays ».

    « La version de néonazis »

    Tout en rappelant « avoir été horrifié par la mort d’un jeune homme » et en affirmant qu’il « redoutait » un événement tragique de la sorte « depuis des années à Lyon », Raphaël Arnault assure qu’il « pensait à la famille » du défunt. Le député souligne également le profil inquiétant de celui-ci et affirme que la classe politique, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en tête, reprenait « tous unanimement la version donnée par des néonazis ».

    Concernant la situation de son ancien attaché parlementaire, Raphaël Arnault confirme avoir eu « des nouvelles à travers son avocat » et assure que celui-ci « ne sait pas pourquoi il s’est retrouvé là » et qu’il « n’aurait jamais voulu qu’une telle violence se déchaîne ».

  • Jean-Marc Coppola sera le prochain maire des 15 -16 à Marseille

    Jean-Marc Coppola sera le prochain maire des 15 -16 à Marseille

    C’était l’inconnue du 3e tour. Dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, où le Printemps marseillais porté par Samia Ghali (DVG) était arrivé en tête au second tour des municipales le 22 mars, la question du maire de secteur restait entière.

    Entrée dans l’exécutif municipal samedi dernier, en devenant 3e adjointe au maire de Marseille, l’ancienne sénatrice ne pouvait plus briguer le poste de maire de secteur, en raison des règles du non‑cumul.

    Une situation similaire à 2020 lorsque Samia Ghali avait laissé les rênes de la mairie à Nadia Boulainseur (DVG). Après six années de mandat, cette dernière ne souhaitait pas rempiler. Elle l’a annoncé dans la matinée de mercredi dans un post Facebook.

    Quelques heures plus tard, Samia Ghali a donc annoncé que le communiste Jean‑Marc Coppola faisait consensus pour prendre la tête de la mairie du 8e secteur. Il était en deuxième position sur sa liste. L’élection aura lieu dimanche soir.

    Adjoint au maire de Marseille en charge de la culture sous la première mandature du Printemps marseillais, ce dernier n’avait pas intégré l’exécutif municipal lors du conseil d’installation.

    « Je suis très heureux que mon ami Jean-Marc Coppola soit le prochain maire des 15e-16e arrondissements de Marseille », a réagi le sénateur communiste, Jérémy Bacchi. « Bravo à Samia Ghali pour sa belle campagne qui a permis ce succès. Il prendra la tête du secteur ce dimanche pour porter les couleurs du Printemps Marseillais ».

    De 1983 à 2008, la mairie du 8e secteur, dans les quartiers nord de Marseille, a toujours été dirigée par un maire communiste jusqu’à ce que Samia Ghali en prenne la tête en 2008, succédant à Frédéric Dutoit.

  • Nadia Boulainseur ne se représentera pas à la mairie des 15-16

    Nadia Boulainseur ne se représentera pas à la mairie des 15-16

    La rumeur bruissait déjà depuis quelques jours, mais la proche de la maire adjointe (DVG) Samia Ghali l’a officialisé ce mercredi matin. Sur Facebook, la maire sortante (DVG) des 15e et 16e arrondissements Nadia Boulainseur a annoncé qu’elle ne viserait pas un nouveau mandat à la tête de la mairie de secteur à l’occasion du premier conseil du mandat qui se tient ce dimanche soir.

    «Vous représenter, vous accompagner et vous défendre a été pour moi une immense fierté », partage celle qui avait succédé à Samia Ghali en 2020. «A l’issue de ce mandat, j’ai fait le choix de ne pas solliciter un nouveau mandat de maire de secteur. Je crois qu’après six années, il est sain et vertueux de permettre à de nouvelles énergies de s’exprimer, d’ouvrir un nouveau cycle pour notre mairie et d’impulser une nouvelle dynamique», annonce-t-elle.

    «Profondément touchée » par les messages de soutiens reçus après des appels à se mobiliser lors du conseil pour la soutenir, elle assure que la nouvelle équipe élue « à toute ma confiance et tout mon soutien pour construire l’avenir de notre territoire ».

  • Des Biterrois toujours en lutte contre Ménard

    Des Biterrois toujours en lutte contre Ménard

    Près de 75 %. Au lendemain du premier tour des municipales, c’est la douche froide pour les progressistes biterrois devant le score de l’extrême droite dans la cité de Riquet. R. Ménard a été réélu confortablement (65,6%) et se prépare à entamer un troisième mandat. Les 9% restants sont apportés par le député RN Julien Gabarron qui, après avoir éjecté Emmanuelle Ménard du palais Bourbon en 2024, comptait ne faire qu’une bouchée de Robert. Pari raté. « Mais le vote de l’extrême droite est bien implanté à Béziers. Robert Ménard a réussi sa stratégie de l’union des droites sur laquelle il travaille depuis 2014  », soupire Mathilde Vidal, membre du média En vie à Béziers. À cela s’ajoute une communication municipale démesurée au service de l’idéologie réactionnaire de l’édile. « Nous avons une très grosse difficulté dans la ville à organiser la lutte contre cette propagande d’extrême droite. Il y a eu plusieurs tentatives mais toutes ont capoté », reprend Mathilde Vidal, évoquant le manque d’unité entre collectifs.

    Alors, le 11 avril, à 17h, est organisée à la Cimade une journée de débats
    – ainsi qu’un concert – avec plusieurs associations* et des collectifs voisins de lutte contre l’extrême droite (Sète, Montpellier). « L’idée est d’étudier les possibilités de création d’un collectif de lutte, mais aussi de réfléchir ensemble à un maillage régional », souligne Mathilde Vidal. Tout en proposant un contre-projet pour mobiliser les gens. « Il faudrait organiser une contre-culture idéologique sur le long terme contre l’extrême droite mais aussi regagner du terrain en termes de propositions politiques pour notre ville », reprend la Biterroise. La naissance d’un collectif pérenne ?

    *Technopolice, collectif Justice pour Mohamed Gabsi, collectif anti-CRA.

  • L’interco de Carpentras échappe à l’extrême droite

    L’interco de Carpentras échappe à l’extrême droite

    Alain Constant, maire (SE) de Bédoin, succède à Jacqueline Bouyac à la présidence de la CoVe avec 37 voix sur 59 lors du conseil communautaire d’installation, ce mardi 31 mars.

    Celui qui siégeait déjà au sein du bureau de la majorité se réjouit de voir « 23 communes qui décident de travailler ensemble après deux mandats depuis la ville centre ». 23 sur 25, car les élus des majorités d’Aubignan et de Carpentras, toutes deux d’extrême droite, ont voté pour l’autre candidat, Bertrand de la Chesnais (extrême droite). « Avec les autres villages, on va un peu plus avoir le droit au chapitre », note le premier édile de la commune d’un peu plus de 3 000 habitants, au pied du Ventoux.

    Il devance donc Bertrand de la Chesnais, 6e adjoint au maire de Carpentras, Hervé de Lépinau (RN), et qui a également été directeur de campagne d’Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle 2022. Les 22 élus affiliés à l’extrême droite sont même sortis de l’assemblée lors de l’élection des vice-présidents, dans la foulée d’un discours particulièrement virulent d’Hervé de Lépinau, qui a même évoqué la possibilité de changer d’intercommunalité.

    Le nouveau président de la CoVe regrette l’attitude du nouveau premier édile de la capitale du Comtat Venaissin. « On a toujours été dans une posture pour travailler ensemble. On est ouverts aux bonnes idées, donc j’espère que ça va évoluer. Sans la ville centre qui participe, c’est tout le territoire qui va en souffrir », appuie-t-il, évoquant de multiples rencontres avec les équipes de l’ancien député et la promesse d’un poste de vice-président qui a finalement été attribué à un autre élu suite à ce départ en trombe.

  • Le maire de Manosque réélu président de l’agglomération

    Le maire de Manosque réélu président de l’agglomération

    Seul candidat à sa réélection à la tête de la communauté d’agglomération, le maire (DVD) de Manosque, Camille Galtier, a été largement réélu avec 55 voix sur 59 au conseil communautaire d’installation, mardi soir. « Merci de la confiance que vous placez en moi, aujourd’hui, pour mener les intérêts de cette agglomération au service de ses 25 communes », a-t-il réagi, au micro, à l’annonce des résultats.

    Le maire de Manosque a avancé le souhait « d’aider les communes dans leurs projets de restructuration urbaine, de travaux d’éclairage public, de voirie ou encore de gestion des eaux fluviales », ainsi que de fournir « l’assistance administrative dont les plus petites communes ont besoin pour mener à bien leurs projets, dans le cadre de l’avancée de leurs dossiers de subventions auprès de nos partenaires institutionnels, l’État et les fonds européens ».

    Camille Galtier a également insisté sur la volonté de « faire en sorte que notre territoire puisse avancer à l’échelle environnementale », notamment sur la question des ressources en eau, des déchets, de la gestion des risques d’inondation et de la préservation des parcs et des forêts. « On s’est engagé auprès de la Société du canal de Provence à faire en sorte que tous nos agriculteurs soient branchés au plateau d’irrigation de Valensole à un coût de 600 000 euros par an sur les dix prochaines années », a-t-il rappelé.

    Le « grand débat » à venir sera la formation et l’emploi des jeunes, ainsi que le logement « avec la reconquête de nos centres historiques », selon le président réélu de la communauté d’agglomération. « L’enjeu de ce prochain mandat » sera aussi le développement des transports en commun, a affirmé Camille Galtier.

    Les quinze vice-présidents et les quatre conseillers communautaires délégués ont ensuite été élus, pour la première fois au vote électronique, avec des boîtiers nominatifs « pour gagner du temps et assurer la confidentialité des votes à bulletin secret ».

    Une équipe masculine et très peu renouvelée

    Le premier adjoint au maire d’Oraison (Renaissance), Vincent Allevard, a été réélu premier vice-président délégué aux politiques contractuelles, aux fonds européens, à la gestion des déchets et au centre aqualudique. Jean-Claude Castel, maire de Corbières-en-Provence, qui avait soutenu Éric Zemmour en 2022 et Marine Le Pen en 2017, a lui aussi été réélu deuxième vice-président délégué aux relations avec les communes et à l’éclairage public.

    Pascal Antiq, conseiller municipal manosquin délégué au budget, reste également troisième vice-président délégué au pacte fiscal et financier, au projet de territoire et aux marchés publics. Les quatrième et cinquième vice-présidents demeurent aussi les mêmes : Paul Audan, maire de Gréoux-les-Bains, et Gérard Aurric, maire de Valensole.

    L’équipe des vice-présidents de la communauté d’agglomération reste très majoritairement masculine (4 femmes sur 15) et connaît peu de changements.