Category: politique

  • À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    Ce dimanche, la salle du conseil de l’hôtel de ville de Vitrolles était pleine, au point que certains sont restés debout. Autour de la grande table, les 39 nouveaux élus étaient tous présents pour ce premier conseil : les 29 élus de la liste divers gauche menée par Loïc Gachon (PS), les huit élus du Rassemblement national et les deux de la liste divers centre. Sans autre candidat face à lui, le maire sortant a été officiellement élu maire de Vitrolles, avec 29 suffrages exprimés contre 10 votes blancs.

    Nouvel adjoint

    pour les Bords de l’étang

    Premier à recevoir son écharpe tricolore, le nouveau maire réaffirme qu’« être maire et élu est un honneur mais aussi une injonction à faire, à agir et à être utile à tous ». Un rôle qu’il réendossera en étant le maire « de ceux qui ont voté pour notre liste. […] ceux qui ont voté pour des listes d’opposition […] ceux qui n’ont pas voté. Mais aussi les mineurs, les étrangers, les habitants de villes voisines et ceux de passage qui vivent Vitrolles au quotidien. »

    Un nouveau mandat dans un conseil où l’extrême droite est plus présente qu’avant, passant de 4 à 8 élus. Une situation qui laisse l’édile sur la réserve : « On verra au fil des débats. Mais j’espère qu’il y aura moins de turnover que l’on a pu connaître car c’est important d’avoir des gens qui restent pour construire des relations, même avec l’opposition. » Malik Mersali, adjoint (PCF) au maire depuis 2014, n’est pas inquiet non plus : « À Vitrolles, il y a toujours eu un fort vote RN. Le fait qu’ils soient plus nombreux au sein du conseil ne change rien, mais ça nous oblige à être plus présents et à continuer les grands projets que l’on a lancés. »

    Un travail que Loïc Gachon compte continuer avec l’assistance de 11 adjoints. Élus comme lui avec 29 suffrages exprimés sur les 39 bulletins de vote, ils sont six néophytes à ce poste. Trois d’entre eux, Isabelle Rovarino, Michel Piquet et Didier Saura se sont vus promus, passant de conseillers délégués à adjoints. Thomas Robert (3e adjoint), Martine Miglior (8e) et Frédéric Izacard (7e) sont eux de nouveaux élus.

    Une entrée dans la vie politique de sa commune qui émeut Martine Miglior (DVG), récemment retraitée. « J’espère porter ce rôle d’adjointe le mieux possible, en étant sur le terrain, et en travaillant en étroite collaboration avec les administrations, car les agents de la fonction publique sont très importants et font un travail de l’ombre essentiel. »

    Lors de ce conseil d’installation, la création d’un rôle d’adjoint au maire spécial pour les Bords de l’étang a été votée à l’unanimité. Un nouveau relais pour ce quartier qui s’est développé au cours des dernières années et qui est géographiquement un peu à l’écart du reste de la ville. « Cet adjoint de quartier va permettre de fluidifier les relations avec les habitants, de répondre de manière peut-être plus fine aux préoccupations et d’apporter des réponses de manière plus directe », explique le maire socialiste, qui se réjouit de son adoption à l’unanimité et que le choix de Malick Sahraoui à ce poste ait été validé par 31 suffrages, contre 8 blancs « soit le mieux élu », sourit l’édile.

    Les adjoints

    Les onze adjoints ont été élus avec 29 suffrages exprimés. Six des adjoints sont nommés pour la première fois et, parmi eux, seuls Thomas Robert, Martine Miglior et Frédéric Izacard sont également des nouveaux élus.

    Premier adjoint : Daniel Amar

    Lalia Attaf

    Thomas Robert

    Maryline Czurka

    Malik Mersali

    Nadine Cuillère

    Frédéric Izacard

    Martine Miglior

  • Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Une partie du public s’est engouffrée en mairie, tandis qu’une autre scrutait l’écran de la Maison du Peuple, sur lequel était diffusé le conseil municipal d’installation à Gardanne, ce samedi. Hervé Granier (DVD) réélu maire pour un second mandat, avec 50,45% des suffrages exprimés, vient d’être reconduit, avec ses adjoints, par son conseil municipal. À sa gauche, siègent six élus issus de la liste menée par Jean-Marc La Piana (DVG). « Les promesses ne devront pas être oubliées et devront se confronter aux faits. Notre équipe au conseil municipal sera engagée, déterminée à représenter une opposition vigilante, exigeante et constructive dans l’intérêt de nos concitoyens », affirme Jean-Marc La Piana.

    Deux sièges sont occupés par le RN, mené par Bruno Priouret, ayant obtenu 12,08% des voix. « Durant cette campagne, nous avons été dignes, honnêtes, sincères, transparents. Nous avons présenté un projet sérieux et concret, qui nous servira de base de travail pour ce mandat, déclare Hervé Granier. Au-delà de ces engagements, les électeurs ont validé, lors de ces élections, notre méthode et notre façon d’agir, à savoir la proximité et la transparence (…) nous poursuivrons également notre gestion rigoureuse pour faire en sorte de pouvoir rendre des services publics de qualité à l’ensemble des administrés. » Et de promettre qu’un premier engagement de campagne sera « prochainement » concrétisé : la signature par les élus de la majorité d’une déclaration d’intérêts, consultable par les citoyens. Celle-ci sera aussi proposée aux élus de l’opposition.

    Les adjoints

    La liste d’Hervé Granier se compose de 10 adjoints au maire. Les attributions de délégations restent encore à venir. Antonio Mujica, déjà premier adjoint en 2020, chef d’entreprise ; Sandrine Zunino-Ghougassian, adjointe aux finances en 2020, fonctionnaire territoriale ; Arnaud Mazille, adjoint à la culture en 2020, avocat ; Claire Campodonico, infirmière libérale ; Alain Giusti, retraité de la fonction publique territoriale ; Sophie Cucchi-Gilas, mère au foyer ; Pascal Nalin, ingénieur chargé d’affaires ; Noura Araba, assistante de vie ; Vincent Randazzo, chef d’entreprise retraité ; Magali Scelles, préparatrice en pharmacie.

  • À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    Je suis venu voir ça de mes yeux. Le retour d’Aubagne à gauche ! », lance un jeune homme en se frayant un chemin pour accéder à la salle du complexe du Bras d’Or, archi-comble. Josette, septuagénaire, préfère regarder la séance d’investiture du nouveau conseil municipal sur le grand écran installé à l’extérieur, « au soleil ! Car oui, c’est une belle journée, le signe du renouveau, je suis tellement soulagée. Enfin, c’est fini le bétonnage ! »

    Dans cette ancienne mairie communiste, la parenthèse de droite semble avoir été longue. Ils étaient près de 500 Aubagnais à venir assister au conseil d’installation du nouveau maire, de ses adjoints et conseillers municipaux, visiblement heureux de voir la page se tourner. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser par la candidate du RN. Faisant fi des huées du public, Joëlle Mélin s’est estimée « très légitime » à se présenter lors du vote pour le poste de maire, comptant sur les voix de la droite pour soutenir sa candidature, « ce serait la moindre des choses ». Elle prévenait déjà, dans « le cas contraire » être « la seule garante » contre les projets « néfastes ».

    Une conférence des agents

    Mais Gérard Gazay et son groupe n’ont pas pris part au vote. L’ancien maire, prenant seulement « acte » de l’expression des urnes, a mis au défi son successeur : « Vous êtes désormais en responsabilité. Viennent vite les devoirs et les exigences, le temps des actes et non plus des promesses. » Déclenchant des rires dans la salle, il assurait aussi du devoir de son groupe « de surveiller, de proposer ». Jean-Pierre Squillari a été crédité de 28 voix contre 7, soit autant que de conseillers RN, en faveur de Joëlle Mélin, un bulletin nul et les six abstentions de la droite. Le maire a endossé son écharpe sous de longs applaudissements.

    Après des remerciements pour « l’esprit de corps » dont ont fait preuve ses troupes et à la population « de la ville d’Edmond Garcin » pour la confiance accordée, Jean-Pierre Squillari a réaffirmé sa volonté « d’écrire une nouvelle page avec vous ». Changement de cap et de méthode, pour l’ancien sapeurs-pompiers qui veut être « un maire de terrain qui écoute et agit ». Sur sa feuille de route, figure en premier lieu la volonté de « réparer et protéger : les écoles, les espaces publics le centre-ville qui ont besoin d’investissements. Et mettre fin à la frénésie du tout béton, créer des lieux de fraîcheur, installer des fontaines… ». Garantissant « respect, soutien et renforcement » aux agents municipaux, il leur a proposé « une conférence pour point de départ » dans les 100 premiers jours.

    Sanctuariser les espaces naturels et agricoles

    Le nouveau capitaine de l’union de la gauche aubagnaise a également donné des « signes rapides, concrets et visibles » de ses engagements. « Un moratoire sur le béton pour stopper l’urbanisation et sanctuariser des espaces naturels et agricoles ». Mais aussi « le retour du marché sur le Grand Tertre dès que possible pour revitaliser le centre-ville ». Et encore, la création d’une « grande braderie festive ». Et pour ce faire, les 12 adjoints au maire et les 4 adjoints de quartiers ont été élus.

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire ont été élus à 29 voix et 7 nuls sur 36 votants, le groupe DVD conduit par Gérard Gazay n’a pas souhaité participer au vote.

    Clémentine Fardoux (première adjointe)

    Giovanni Schipani

    Hélène Di Vita Danchesi

    Denis Grandjean

    Betty Chiquet-Corallo

    Arthur Salone

    Anne-Gaëlle Rodeville

    Pierre Arnoux

    Fadila Teyssier

    François Otchakovski-Lorens

    Sandrine Salemme

    Fabio Chikhoune

    Les quatre adjoints de quartiers

    Les adjoints de quartiers ont été élus avec le même nombre de voix :

    Mickaël Tedesco

    Jean-François Budon

    Soumicha Draoui

    Julianne Bouvot

  • Fortunes diverses pour les élus candidats aux municipales

    Fortunes diverses pour les élus candidats aux municipales

    Plus de trois mois après la dernière séance départementale, consacrée au budget, les élus vauclusiens se retrouvent ce lundi pour une plénière post municipales. En décembre, la présidente LR Dominique Santoni, avait prévenu que cette séance serait plus tardive qu’à l’ordinaire. Et pour cause, sur les 34 élus départementaux seuls 7, selon notre décompte, n’étaient pas candidats sur des listes les 15 et 22 mars derniers : les vice-présidents Christelle Castanier, Suzanne Bouchet et Jean-Baptiste Blanc, les élus RN Danielle Brun et Nicolas Humbert, mais aussi Noëlle Trinquier (DVG) et Léa Louard (EELV). Notons que Yann Bompard, maire (Ligue du sud) déchu d’Orange par la justice mais aussi de son poste de conseiller départemental, n’est pas pris en compte mais son successeur, qui sera intronisé aujourd’hui, oui : Jonathan D’Argenson, présent sur la liste de Jacques Bompard et désormais élu d’opposition.

    Dans l’ensemble, les conseillers départementaux qui postulaient au poste de maire ont été récompensés. Le Département compte 9 maires dans ses rangs, dont 4 nouveaux : le vice-président Patrick Merle est élu à Ménerbes, tout comme Jean-François Lovisolo (DVG) qui retrouve son fauteuil à la Tour d’Aigues après l’avoir laissé en 2022 pour cause de députation. Pierre Gonzalvez (DVD) à L’Isle-sur-la-Sorgue, Anthony Zilio (SE) à Bollène, Alexandre Roux (DVG) à Entrechaux, Max Raspail (DVG) à Blauvac et Thierry Lagneau (LR) à Sorgues ont été réélus. L’extrême droite vient compléter le tableau avec Hervé de Lépinau, nouveau maire de Carpentras, tout comme sa binôme, Marie Thomas de Maleville, vainqueure à Aubignan. Maire sortant de Cheval-Blanc, Christian Mounier (LR) ne se représentait mais figurait en position symbolique sur la liste de son successeur, Fabrice Liberato.

    À l’inverse, d’autres élus têtes de liste n’ont pas réussi à devenir maires : Sophie Rigaut (PS) à Vaison, Annick Dubois (PS) à Morières, Myriam Silem (DVC) à Saint-Didier ou Christine Lanthelme (SE) à Uchaux. À gauche, outre Alexandre Roux et les deux élues socialistes évoquées, les autres se sont faire élire au mieux dans l’opposition à Avignon (Rémy Blanc, Fabrice Tocabens) ou n’ont pu l’être dans la même ville-centre (Laurence Lefèvre, Samir Allel). Enfin, Dominique Santoni, qui était seconde de liste à Apt du Premier adjoint Jean Aillaud, a réussi à conserver la ville à droite de justesse (16 voix).

  • Un nouveau Printemps se dessine pour Marseille

    Un nouveau Printemps se dessine pour Marseille

    L’émotion était sincère. Caricaturé en maire non élu ces cinq dernières années, Benoît Payan a retrouvé samedi son fauteuil de maire (DVG) de Marseille. Il était seul en lice. Un vote sans suspense et à l’unisson de la solide majorité du Printemps marseillais (73 sièges), une semaine après la victoire dans les urnes face au Rassemblement national.

    « Le maire de Marseille, le mieux élu de la Ve République », se plaisait-il à rappeler après une séance sans fausse note, suivie en tribune par le député- candidat insoumis, Sébastien Delogu. Sous ses yeux, l’extrême droite (34 sièges) a fait bonne figure dans ce conseil d’installation très formel. Tout juste l’élue (RN) des 9-10, Anne-Marie Gregori, a-t-elle été remise sur les rails lorsque son discours inaugural, autorisé par son statut de doyenne, a pris une tournure politique. La menace d’un « rappel au règlement » ramènera sa parole à la raison.

    Quinze nouveaux adjoints

    « Ils se présentent à des élections, ont des élus, on verra s’ils se comportent de manière républicaine », analysait Benoît Payan sans vouloir faire de « procès d’intention », après la séance. « Évidemment s’il y a des dérapages racistes, xénophobes, antisémites, homophobes ou sexistes, je les sanctionnerais et j’enverrais au procureur de la République ceux qui, même si la liberté d’expression est pleine et entière, dépassent le cadre de la loi. » Le RN dont une autre élue, Marie Bermejo, a officié comme secrétaire de séance en tant que benjamine de l’hémicycle, constituera la principale opposition ces sept prochaines années.

    Un « marathon », soufflait Romain Simmarano, le porte-parole (Ren.) de campagne de Martine Vassal, avant de faire ses premiers pas au conseil municipal. Malgré le soutien de ses proches, le directeur de cabinet de Renaud Muselier, est apparu bien seul pour représenter la droite républicaine (4 sièges), en l’absence de deux élus. D’autant que Martine Vassal, la présidente (DVD) du Département, s’est vite éclipsée. Quel sera son champ d’expression ? « Sur le temps de parole on verra », répond le maire, « mais j’ai suffisamment souffert qu’on me dise que je n’avais pas droit à la parole dans l’opposition, pour ne pas reproduire ce que j’ai condamné. Ce n’est pas ma conception de la démocratie. »

    Installés dans l’hémicycle par ordre alphabétique, les conseillers municipaux ont aussi désigné les adjoints au maire. Un exécutif élu à l’unanimité des voix du Printemps marseillais. Ils seront 33 mais leur délégation n’est pas encore arrêtée. Des changements apparaissent toutefois par rapport au précédent.

    « La mandature qui vient est la continuité du travail engagé depuis six ans sur la base d’une équipe renouvelée », note la 5e adjointe Audrey Garino (PCF). « On partait de pas grand-chose, on a beaucoup réparé, maintenant on va pouvoir déployer nos politiques publiques avec encore plus de force. » Quinze nouveaux adjoints font leur apparition dont Amine Kessaci (4e). Sous escorte, il a fait des débuts émouvants à Bargemon, officiant comme secrétaire de séance lors du vote des adjoints.

    Nouvelle organisation

    « On mesure la responsabilité et l’honneur. Le premier mandat a permis de poser les bases, celui-ci doit être un tremplin et cette écharpe un levier pour accélérer cette transformation de Marseille », poursuit Pascaline Lecorché (PP). Avec Hanifa Taguelmint, elle fait partie des deux autres entrants parmi les dix premiers adjoints. « C’est un moment lourd de sens, la campagne a été intense, on a vu une ville fracturée et on a sept ans pour la recoudre. Je mesure le travail et la charge qui nous attendent », a réagi la militante antiraciste assise samedi juste à côté de l’extrême droite.

    La présence de Samia Ghali, en 3e position, avec son titre de maire adjointe, indique qu’elle laissera comme en 2020 les rênes de la mairie des 15-16. À qui ? « Suspense », répond son entourage. Parmi les adjoints sortants encore élus, figure Lisette Narducci (DVG) chargée jusque-là des anciens combattants, Patrick Amico (GRS) qui était au logement, ou Jean-Marc Coppola (PCF) qui avait la culture.

    « Ce résultat nous oblige peut-être encore plus fortement. Il faut qu’on garde le cap de la dignité et de l’intérêt général. Je sais que les acteurs culturels comptaient sur moi, j’ai pris beaucoup de plaisir avec des femmes et des hommes extraordinaires mais ce n’est pas un abandon, je serai utile autrement », explique celui qui prendra la direction du groupe PCF dans l’hémicycle. Un autre rôle qui dessine une nouvelle organisation de la majorité.

    Mais les yeux sont déjà tournés vers le conseil métropolitain (7 ou 8 avril). « Je veux une Métropole à la hauteur des attentes, qui redeviennent enfin un outil au service de notre ville », a martelé Benoît Payan dans son discours, promettant de « dépasser les clivages et les blocages, pour dialoguer et convaincre
    de cette absolue nécessité
     ».

    « Marseille a besoin d’être rassemblée
    et protégée, qu’on répare ses fractures
    et prépare
    son avenir. »

  • Qui sont les nouveaux adjoints d’Olivier Galzi ?

    Qui sont les nouveaux adjoints d’Olivier Galzi ?

    Leurs délégations ne seront connues qu’a priori en fin de semaine prochaine, même si pour la plupart ils savent quels seront leurs champs d’action. Dans la foulée de l’élection du maire, la liste des adjoints a également été votée. Ils seront 20, comme sous Cécile Helle, à accompagner au plus près Olivier Galzi dans la gestion municipale. Les 14 premiers sont les 14 premiers issus de l’ordre de sa liste : Corinne Chatriot, Jean-Luc Queyla, Emmanuelle Roux-Panis, Michel Adam, Laëtitia Dosne, Laurent Rochut, Violeta Lukic, Nicolas Donadille, Simone Vidal, Xavier Bourgue, Nezha Moummed, Philippe Bruey, Anaïs Hausmann, Florian Borba Da Costa. Parmi les proches suivants de liste, seul Eric Peytié, 16e adjoint, est rescapé. Djamila Bouras (15e), Isabelle Altayrac, Bertrand Dessaud-Delaye, Michèle Nesme et Matteo Boso complètent la liste.

    Lors de la présentation de sa liste, Olivier Galzi vantait « un changement des visages et de méthode ». Parmi les adjoints, on retrouve toutefois deux d’entre eux qui ont occupé cette fonction : Isabelle Altayrac, en charge de l’éducation lors du dernier mandat de Marie-Josée Roig (UMP), et Florian Borba Da Costa, qui s’est notamment occupé du commerce lors du premier mandat de Cécile Helle (PS). Quelques délégations sont toutefois pressenties, Olivier Galzi en ayant aussi dévoilé quelques potentialités début mars : Corinne Chatriot, 1ère adjointe, commerçante et ancienne élue à la CCI, pourrait s’occuper de l’attractivité quand Jean-Luc Queyla, ancien chef des pompiers d’Avignon, se chargerait de la sécurité.

    Les transports pourraient revenir à Nicolas Donadille et le sport à Xavier Bourgue. Laurent Rochut, directeur de théâtre et ex-vice-président du Festival Off d’Avignon, aurait des délégations autour des arts vivants, quand la culture pourrait échoir à Violeta Lukic, ancienne journaliste culture chez nos confrères de Vaucluse matin. On ignore encore de quel portefeuille héritera Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi, décrite comme « conseil spécialiste en innovation ».

  • Deux recours en annulation déposés à Six-Fours

    Deux recours en annulation déposés à Six-Fours

    Alors que Frédéric Boccaletti (RN) a été officiellement investi maire de Six-Fours vendredi, deux recours ont été déposés pour annuler son élection.

    « Nous avons décidé, après réflexion et analyse de la loi et des faits, de saisir le tribunal administratif de Toulon d’une protestation électorale », a expliqué Jérémy Vidal, le candidat malheureux de la droite et avocat, au micro de nos confrères d’Info83. L’objectif étant d’obtenir l’annulation de cette élection qui s’est jouée à 21 voix d’écart. Les demandeurs considérant disposer de moyens de droit particulièrement sérieux pour l’obtenir satisfaction.

    En cause, les conditions de la campagne électorale et le déroulement même du scrutin dans plusieurs bureaux le dimanche 22 mars. Le tribunal administratif pourrait se prononcer avant la fin de l’année.

    Bientôt de retour

    aux urnes ?

    Du côté de la gauche, c’est Philippe Comani (PS) avocat lui aussi au barreau de Toulon, conseiller municipal sortant et colistier de Pascal Cabras (apparenté PCF) qui développe les motifs de leur propre requête. Et de mettre en avant la poignée de voix qui a manqué à la liste au soir du premier tour pour continuer à défendre son programme et ses propositions le dimanche suivant, lors du second tour. Il dénonce la méthode du maire sortant déchu et ses colistiers qui « ont usé et abusé des moyens de la Ville lors de la campagne ». Ainsi que l’attitude du candidat d’extrême droite, aujourd’hui maire, Frédéric Boccaletti, qui se serait servi de son mandat national de député et « joué sur les peurs en usant de démagogie ».

    Et de conclure : « Nous refusons d’accepter de telles manœuvres et manipulations électorales qui ont détourné les électeurs de notre liste. Ce recours est un acte de résistance ».

    Si le tribunal administratif venait à annuler cette élection, les Six-fournais devraient bien entendu retourner aux urnes. L’occasion peut-être de corriger le tir.

  • Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Le XLe du PCF est lancé. Après une phase d’élaboration par la commission élue à cet effet, le texte « Un communisme de conquêtes » a été présenté au conseil national samedi avant d’être adopté ce dimanche à 77% des suffrages exprimés (74 pour, 22 contre, 9 abstensions).

    Dans un monde déchiré par les guerres et dans une France en crise aussi bien politique qu’économique, le texte prend le parti de la paix, des coopérations internationales, d’une République refondée et du travail. Il prolonge le travail du « Plan climat empreinte 2050 » présenté par le PCF pour répondre à l’urgence climatique et à l’effondrement du vivant tout en créant les conditions d’une nouvelle industrialisation. Il propose également de relever le « défi du socialisme au XXIe siècle », en défendant un « socialisme aux couleurs de la France » vu comme un « processus » vers une « visée révolutionnaire, le communisme ».

    «  Avec le peuple et pour le peuple »

    Considérant par ailleurs, qu’il n’y a « pas de fatalité », à la victoire de l’extrême droite en 2027, le projet de base commune affirme que « les communistes veulent consacrer toute leur énergie à permettre une autre issue : des jours heureux pour la France ». « Le PCF veut incarner cet espoir, avec sincérité, avec honnêteté, avec un projet construit avec les citoyens, avec le monde du travail, avec la jeunesse. Il veut le faire avec le peuple et pour le peuple », détaille le projet de base commune.

    Un moment important pour présenter la perspective d’ « une société des biens communs, de l’émancipation et du développement des capacités humaines ».

    À la suite de la présentation du texte, des voix critiques se sont élevées pour déplorer un travail insuffisant sur le concept de socialisme, une prise en compte trop anecdotique des luttes féminismes, du monde de la création ou encore de l’enjeu climatique. Des membres de la commission économique du PCF ont aussi pointé des « manques » dans le texte à propos de l’analyse de la situation et des propositions économiques.

    Après une nuit passée à incorporer des amendements, la commission présidée par Léon Deffontaines a présenté une version corrigée et enrichie qui a permis de réunir une large majorité des suffrages exprimés.

    Plusieurs intervenants ont néanmoins regretté que des « textes alternatifs » circulent avant même l’adoption du projet de base commune par le conseil national, en contradiction avec l’esprit des règles de vie commune du PCF.

  • Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Une semaine après le second tour des élections municipales, les membres du conseil national du PCF étaient réunis sous la coupole de la place du colonel Fabien pour faire l’analyse des résultats et adopter le projet de base commune de discussion en vue du congrès qui aura lieu à Lille en juillet (lire ci-dessous).

    Réélu dès le premier tour maire de Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, a ouvert la session en remerciant et en félicitant les militants communistes : « Vous avez su convaincre, animer, rassembler. C’est à vous que nous devons nos victoires ! Ce sont désormais des centaines de maires et des milliers d’élu·es communistes et apparentés qui vont pouvoir agir au service des Français·es, des services publics, de la démocratie locale, de la justice sociale et climatique. »

    Dans son rapport, Pierre Lacaze, responsable national en charge des élections, souligne que « le PCF s’en tire bien selon ceux qui avaient préparé leurs analyses ou graphiques sur sa disparition. Au lieu de cela, plus de la moitié des maires communistes ont été élus ou réélus au premier tour ».

    Il se félicite notamment des victoires importantes obtenues dans le sud de la France : « À Nîmes, nous gagnons une ville de 150 000 habitants, ce n’était pas arrivé depuis 25 ans. Après la formidable victoire de Vincent Bouget, il va également gouverner la Métropole. Nous regagnons aussi Aubagne, ville de 47 000 habitants avec un apparenté, Jean-Pierre Squillari. » Le dirigeant communiste se réjouit également de la victoire à Amiens d’une équipe d’union de la gauche qui devrait permettre à Léon Deffontaines, porte-parole du PCF, de devenir président délégué de la Métropole.

    Le PCF demeure la deuxième force de gauche du pays par son implantation municipale.

    Néanmoins, pour Pierre Lacaze, « ces victoires ne masquent pas l’avancée du RN ». Par ailleurs, pour lui, « les plus lourdes difficultés à gauche sont liées à la perte de grandes villes et de métropoles par les écologistes ou le PS ».

    Il relève une situation contrastée s’agissant de la FI qui « ne gagne de communes que sur la gauche, 3 sur les communistes 4 sur les socialistes et perd les 3 villes qu’elle avait gagnées en 2020 ».

    Pour Fabien Roussel, la situation à Vénissieux où une liste insoumise bat de 25 voix la municipalité communiste sortante, est choquante. « Des députés LFI, élus avec notre soutien dans le cadre du Nouveau front populaire, attaquent nos mairies ensuite, c’est inadmissible, il y a un minimum de code d’honneur en politique », s’indigne-t-il.

    Bilan positif

    En revanche, les nouvelles sont réjouissantes pour les communistes dans les Bouches-du-Rhône. Jérémy Bacchi, sénateur et secrétaire départemental, dresse un bilan positif de la séquence : maintien des municipalités en place, gain d’Aubagne, place renforcée dans les majorités de gauche comme à Marseille. « Nous augmentons de 25% le nombre des élus communistes et apparentés dans le département », annonce-t-il sous les applaudissements de ses camarades.

    À l’issue des débats, le conseil national a adopté à l’unanimité la représentation de chaque fédération pour le congrès qui se tiendra à Lille début juillet : 3 délégués par fédération plus 1 par tranche de 100 cotisants entamée et a élu la commission des candidatures et la délégation du PCF au congrès du Parti de la gauche européenne organisé à Bruxelles mi-avril.

  • Benoît Payan officiellement réélu maire de Marseille avec l’ensemble des voix de la majorité

    Benoît Payan officiellement réélu maire de Marseille avec l’ensemble des voix de la majorité

    C’est sans surprise que ce samedi, lors du conseil d’installation, les nouveaux conseillers municipaux de Marseille ont officiellement élu Benoît Payan (DVG), maire de Marseille. Il a été élu avec 73 voix, soit l’ensemble des suffrages de la liste d’union de gauche, contre 38 bulletins nuls ou blancs. Le conseil a également tranché sur le nombre d’adjoints au maire. Leur élection a eu lieu dans la foulée.

    Sur les 111 votants :

    – 38 bulletins blancs ou nuls

    – 73 suffrages exprimés

    – 73 suffrages pour Benoît Payan

    Les adjoints :

    1ère Adjointe : Michèle RUBIROLA

    2ème Adjoint : Joël CANICAVE

    3ème Adjointe, maire adjointe : Samia GHALI

    4ème Adjoint : Amine KESSACI

    5ème Adjointe : Audrey GARINO

    6ème Adjoint : Arnaud DROUOT

    7ème Adjointe: Pascaline LECORCHE

    8ème Adjoint : Pierre HUGUET

    9ème Adjointe : Hanifa TAGUELMINT

    10ème Adjoint : Eric MERY

    11ème Adjointe : Nassera BENMARNIA

    12ème Adjoint : Hervé MENCHON

    13ème Adjointe : Marie BATOUX

    14ème Adjoint : Julien HAROUNYAN

    15ème Adjointe : Audrey GATIAN

    16ème Adjoint : Pierre Marie GANOZZI

    17ème Adjointe : Perrine PRIGENT

    18ème Adjoint : Anthony GONCALVES

    19ème Adjointe : Josette FURACE

    20ème Adjoint : Karim TOUCHE

    21ème Adjointe : Capucine EDOU

    22ème Adjoint : Gwenael RICHEROLLE

    23ème Adjointe : Chahidati SOILIHI

    24ème Adjoint : Hassan GUENFICI

    25ème Adjointe : Sophie GUERARD

    26ème Adjoint : Yoan LEVY

    27ème Adjointe : Clara JABOULAY

    28ème Adjoint : Ahmed HEDDADI

    29ème Adjointe : Nathalie TESSIER

    30ème Adjoint : Hedi RAMDANE

    31ème Adjointe : Rebecca BERNARDI

    32ème Adjoint : Yannick OHANESSIAN

    33ème Adjointe : Juliette MASSON

    Les résultats :

    109 votants

    2 procurations

    73 suffrages exprimés

    36 bulletins nuls ou blancs

    Majorité absolue : 55

    Nombre de suffrages obtenus : 73