Aujourd’hui, plusieurs centaines peuplent le massif. Il est le plus grand cervidé européen et peut dépasser les 150 cm au garrot. Son pelage est brun-roux en été et gris-brun en hiver, avec une ligne noire sur l’échine et une toute petite queue. C’est en automne que son brame, période à laquelle il se reproduit, résonne dans
la forêt du Ventoux.
Category: environnement
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Le cerf élaphe peuple le Parc naturel régional du Mont Ventoux
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À la découverte de la culture du safran provençal
« Les gens sont très curieux de découvrir la culture du safran emblématique de la Provence. » à la safranière d’Anne Jeanjean, la ferme du Lézard vert, les visites organisées ce week-end affichent déjà complet. Et pour cause, elle n’en propose qu’une par an. « La floraison du safran est très courte : un mois environ, donc on ne peut faire que très peu de visites », explique-t-elle.
Surtout qu’à Cuges-les-Pins, on cultive depuis longtemps le crocus sativus, cette fleur violette dont est extrait le safran. « Les agriculteurs les faisaient pousser sur les restanques [mur de pierre sèche permettant de créer des terrasses en agriculture] pour utiliser tous les espaces cultivables, explique la safranière. Ils le faisaient surtout pour leur consommation personnelle. » Aujourd’hui, ils ne sont plus que cinq à cultiver cette fleur dans la commune.
Si cette plante originaire du Moyen-Orient prospère, c’est qu’elle est parfaitement adaptée au climat méditerranéen. « Le safran à une floraison inversée. Elle fleurit à l’automne, fait des feuilles l’hiver et dès le retour des chaleurs, elle rentre en dormance. Donc elle supporte très bien l’été provençal », explique la safranière.
Une culture emblématique de la région et une épice mondialement connue. Pourtant, son ramassage reste un mystère pour beaucoup, ce qui explique l’engouement des visites à la ferme du Lézard vert. Des gestes méticuleux et lents : après avoir cueilli les fleurs, il faut en retirer le stigmate, les fameux pistils rouges qui, une fois séchés, deviennent cette épice très puissante. Un travail lent et minutieux. « Pour un gramme de safran, il faut environ 200 fleurs, explique Anne Jeanjean. Mais il suffit de seulement 0,1 gramme pour faire un repas pour 5 à 6 personnes. »
La ferme du Lézard vert organise, pendant la floraison, des visites de groupes, en plus de la visite grand public.
Contact mail : lafermedulezardvert@outlook.fr
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Toulon : l’engagement durable de la Métropole récompensé
Une reconnaissance majeure qui souligne l’excellence environnementale, sociale et économique du projet de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Le projet du Pôle d’échange multimodal de Hyères a aussi été récompensé, avec le label niveau Bronze en conception. Deux distinctions qui confirment la stratégie de TPM pour un aménagement durable et responsable.
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Un inventaire participatif de la faune et de la flore
Attraper les insectes, observer les oiseaux, identifier les espèces végétales… Voilà à quoi sera dédiée la journée du 8 novembre, pour les participants à la deuxième édition du bioblitz. Ce terme compliqué désigne en fait une étude réalisée sur une portion bien précise de terrain, où un groupe de scientifiques et de bénévoles mènent un inventaire biologique intensif, pendant quelques heures.
Cette sortie naturaliste, initiée par le conseil citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale, permettra de recenser les espèces animales et végétales évoluant le long des vallons de Martou et d’Artou.
L’après-midi est ouverte à tous les publics, y compris les enfants. Du matériel sera fourni sur place, il suffit de penser à prendre un pique-nique et des bocaux pour la capture temporaire.
Une expertise citoyenne« Comme on est à Martigues, on a décidé de faire un Atlas populaire, expliquait l’adjoint au maire délégué à l’Industrie et à l’Environnement, Jean-François Mauffrey, lors de la première sortie de ce type au parc de Figuerolles. On avait envie de générer autour de ce dispositif autant d’engouement que possible. Il y a donc des inventaires qui sont réalisés par des spécialistes, qui ont tout l’état de la connaissance, mais il y a aussi une expertise citoyenne. Cette balade est une émanation libre : chacun cherche ce qu’il veut, prend les photos qu’il veut, échange, et on collecte tout à la fin parce que ce sont des données qu’on considère de valeur. »
Réservation au 04.42.44.12.78 / 04.42.49.03.21 ou par mail : abcpopulaire@ville-martigues.fr
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Sept communes distinguées pour leur ciel étoilé
Elles n’ont pas décroché la lune, mais bien une ou deux étoiles. Ce qui, confirme Stéphanie Singh, chargée de mission « Forêt et transition écologique » au PNR Sainte-Baume, est tout à fait possible. « Créé par l’association nationale pour la préservation du ciel et de l’environnement nocturne, ce label vise à pousser les communes à avoir une meilleure gestion de leur éclairage nocturne », explique-t-elle. Les résultats du dernier concours ont été dévoilés le 30 septembre.
Qualité du ciel nocturneDans le Var et les Bouches-du-Rhône, Evenos, Méounes-lès-Montrieux, Néoules, Signes et Roquefort-la-Bédoule ont obtenu une étoile. Plan-d’Aups et La Roquebrussanne en ont décroché deux. Riboux et Auriol avaient été récompensés par une étoile en 2019. Ce qui porte à neuf communes sur 28 à avoir, dans le PNR Sainte-Baume, cette reconnaissance.
Stéphanie Singh détaille : « à l’occasion de chaque concours, la commune répond à un questionnaire et doit par exemple renseigner le nombre de luminaires sur son territoire, leur puissance… » Le label récompense, avec une à cinq étoiles, les actions menées pour assurer une meilleure qualité de la nuit et de l’environnement nocturne. L’évaluation prend en compte le confort, la sécurité, la santé, la maîtrise économique et énergétique, la biodiversité et les citoyens.
Opter pour un éclairage plus responsable est bénéfique, appuie Stéphanie Singh, « pour préserver la biodiversité ». Des espèces comme les chouettes ou les hiboux « ont besoin d’une nuit profonde pour mener leur stratégie de chasse ». Elle ajoute : « La santé humaine est concernée, car trop de lumière la nuit perturbe certaines fonctions métaboliques. » La plupart du temps, le cœur de village reste éclairé et sa périphérie éteinte quelques heures la nuit, « avec à la clé 30 à 40% d’économie sur la facture d’électricité des communes ». « Une meilleure qualité du ciel nocturne permet de rétablir les continuités écologiques, pour que les espèces se déplacent librement. »
Même si la commune n’obtient pas d’étoile, la seule participation au concours lui est profitable : elle bénéficie d’un bilan indicatif gratuit de son éclairage public, de conseils faciles pour l’améliorer… La technologie de l’éclairage a fait d’énormes progrès (programmation de durée et de puissance d’éclairage…). La qualité du ciel, la nuit, attire aussi des amateurs de ciels étoilés. « Il y a une vraie demande dans le PNR Sainte-Baume », reconnaît Stéphanie Singh.
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Neuf maires demandent un couvre-feu pour l’aéroport
« Vous n’ignorez pas que les nuisances sonores générées par le trafic aérien nocturne constituent, aujourd’hui, un problème majeur de santé publique. En tant que maires des communes riveraines, nous sommes garants des mesures prises
– et à prendre – pour les limiter, voire les éliminer. » Tels sont les termes de la lettre commune de neuf maires des Bouches-du-Rhône et proches de l’aéroport de Marseille-Provence à Marignane, à l’adresse du préfet de Région, Georges-François Leclerc. Envoyé lundi 27 octobre, le courrier pose une revendication des élus : « L’instauration d’un couvre-feu total entre 23 heures et 6 heures du matin. »Une proposition qu’ils jugent comme « seule garantie d’une véritable protection des populations riveraines contre des atteintes à la santé désormais inacceptables ». « Nous demandons qu’une réforme courageuse soit engagée sans délai, visant à instaurer un couvre-feu nocturne effectif et contrôlé, assorti de sanctions exemplaires en cas d’infraction », développent-ils, rappelant que la problématique concerne plus de 100 000 habitants.
Un « impératif de santé publique »Notons que le courrier est unitaire, quelles que soient les étiquettes politiques. Il est signé tant par Benoît Payan, maire de Marseille, qu’André Molino, maire de Septèmes, Paul Sabatino, maire du Rove, Mario Martinet, maire de Berre-l’Étang, Claude Piccirillo, maire de Saint-Victoret, Loïc Gachon, maire de Vitrolles, Éric Le Dissès, maire de Marignane, ou encore Amapola Ventron, maire de Cabriès.
Ils dénoncent « le sommeil interrompu, les troubles physiologiques et psychologiques liés au bruit, ainsi que la dégradation durable de la qualité de vie ». Avant d’expliquer : « Il ne s’agit pas seulement d’une question de confort, mais bien d’un impératif de santé publique, de justice sociale et environnementale. Les habitants des zones survolées ne peuvent plus être les victimes silencieuses d’une activité économique qui, pour préserver sa rentabilité, n’hésite pas à étendre toujours davantage ses créneaux horaires au détriment de la santé. » Les élus appuient leur demande sur les analyses de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa), qui « a rappelé à plusieurs reprises la nécessité de réguler strictement les vols de nuit ».
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« Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur »
Initié par Alain Renaudin, fondateur de Biomim’expo, « l’appel du Pharo » a été dévoilé sous la forme d’une tribune collective intitulée « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur ».
« Hubert Reeves nous alertait déjà en nous disant que nous menions une guerre contre la nature, et que si nous la gagnions, nous étions foutus ! Oui ! Nous n’avons aucune victoire à espérer à détruire le vivant, mais beaucoup à gagner à l’écouter et à le reconstruire, pour notre propre santé et futur d’humanité », débute le texte, qui considère que « demain a déjà démarré, nos écosystèmes regorgent de solutions, de connaissances scientifiques, d’innovations, d’expérimentations qui font leurs preuves sur le terrain et révèlent que d’autres champs du possible existent. Notre enjeu n’est pas toujours de faire du neuf, c’est aussi de faire grandir ce qui est déjà là ».
Biodiversité et climat« La vie est géniale et puissante. Avec ses 3,8 milliards d’années d’expérience et d’évolution, elle est économe en énergie, en ressources, elle travaille en circuits courts, elle ne standardise pas pour être toujours la mieux adaptée localement, elle ne produit pas de déchets et de pollutions, elle privilégie la coopération et les bénéfices symbiotiques. La vie est le cahier des charges et le mode d’emploi de notre futur », s’enthousiasme l’appel du Pharo en avançant l’idée d’une « grande coalition entre biodiversité et climat ».
Le texte appelle ainsi regarder la biodiversité comme « une solution » au problème du changement climatique car c’est la vie qui stocke du carbone. Il propose en ce sens d’aligner « les budgets biodiversité à hauteur des budgets carbone ».
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Le vivant, réponse aux enjeux futurs
« Les solutions sont indiquées par la nature, elle est notre porte de sortie. » Devant l’amphithéâtre presque plein du Pharo, Patricia Ricard, présidente de l’institut d’océanographie Paul Ricard, insiste sur la source d’inspiration que représente la biodiversité. La 9e édition de Biomim’expo en est bien la preuve. Ce mardi, ingénieurs, entreprises, inventeurs et badauds se sont retrouvés dans l’enceinte historique du Pharo, à Marseille, pour échanger sur les réponses que la nature peut apporter aux problématiques futures.
Organisé depuis 2018 à Paris, c’est la première fois que l’évènement pose ses valises dans la cité phocéenne. Avec 160 exposants et environ 1 200 visiteurs, cette réunion de professionnels et de curieux permet de mettre à l’honneur le biomimétisme. « Cela veut dire que l’on s’inspire de structures ou de conceptions qui existent dans la nature pour nos innovations », explique Aurore Torrigiani, exposante. Et les applications sont multiples pour lutter contre le réchauffement climatique, réduire les besoins énergétiques ou limiter les déchets.
Revitaliser les portsPour remettre de la biodiversité dans les ports, rien de mieux que de s’en inspirer. C’est en tout cas la certitude d’Aurore Torrigiani et Olivier Meynard qui ont fondé, à Marseille, Sea Blocks. En s’inspirant de la forme naturelle des récifs, les deux marseillais ont imaginés des blocks de bétons, renforcés par de la fibre de moule et des coquilles saint-jacques pour installer des récifs artificiels dans les ports et y faire revenir faune et flore.
« On a voulu se servir de la force de la nature, explique la co-fondatrice. Ces blocs, fabriqués lors d’ateliers RSE d’entreprises qui financent donc leur fabrication, devront être mis au sein de ports pour les revitaliser. On ne peut pas se passer ces ports, donc on veut les rendre de nouveau vivant. » Les deux co-fondateurs espèrent installer leurs premiers blocs début 2026 à l’Estaque.
Des textiles innovantsLa nature offre aussi des réponses aux nouveaux défis que connaît la mode, qui tente d’être plus éco responsable, en utilisant de nouvelles fibres ou de nouvelles structures. C’est ce qu’a voulu montrer Audrey Prat, présidente de Biom’inspi, dans un défilé de mode bio inspirée, présentée ce mardi lors de l’exposition. « Que la nature soit notre directrice artistique », s’enthousiasme-t-elle.
Les spectateurs ont pu découvrir des vêtements réalisés avec des fils de papiers, des fibres d’algues ou un textile inspiré de la structure des poils de fourmis argentées du désert qui lui permet de résister aux grosses chaleurs. De nouveaux matériaux encore au stade de prototype. Ce défilé « permet de montrer que l’on peut dresser de nouvelles routes », félicite Alain Renaudin, fondateur de la Biomim’expo.
Mieux naviguer
grâce à l’os de seicheLes solutions que la nature offre peuvent également s’appliquer dans des domaines plus insoupçonnés, à l’image du sport nautique. Pour le Marseillais Marc Amerigo, co-fondateur de Zephir project, la nature peut offrir des moyens pour conjuguer décarbonation du matériel et performance. L’ambition est de rendre le monde de la voile le plus efficace possible, « en termes de décarbonation du matériel, mais aussi de vitesse », explique le co-fondateur.
Pour cela, la nature semble regorger de solutions. « L’os de seiche, par exemple, a une architecture particulière qui permet une bonne flottaison. On va donc intégrer certains calculs de sa structure pour nos planches. Et puis on utilise aussi les innovations qui sont présentées ici. C’est pour cela que ces rencontres sont importantes », développe Marc Amerigo.
Et les applications sont encore infinies. « Car la planète, c’est 3,5 milliards d’années de développement, donc on a de quoi s’inspirer », sourit Thibaut Fournel, exposant.
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Le programme gourmand de la maison des 4 frères à Ollioules
Programme chargé à la Maison départementale de la Nature des Quatre Frères. Cette bastide provençale située entre Signes et le Beausset et nichée au cœur d’un espace naturel de 380 hectares, propose tout au long de l’année des activités gratuites sensibilisant à la nature. En cette période de vacances, les organisateurs ont multiplié les propositions à faire en familles ou entre amis.
Jusqu’à samedi, une balade « Nature gourmande » est proposée quotidiennement, ponctuée de petites histoires sur les usages de Provence. Le départ se fait à 14h, la balade dure 2h et peut se faire dès 6 ans. C’est gratuit et sans inscription.
À réaliser en solo à l’aide d’une carte à retirer à l’accueil entre 9h et 15h30 y compris le dimanche : le jeu de piste « Secrets de cuisine » pour partir à la recherche de balises cachées sur le site. Autre option, visiter l’exposition « La cuisine provençale » mise en scène par Édouard de Laubrie, chargé de collections et de recherches, responsable du pôle Agriculture et Alimentation du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Du lundi au dimanche, toujours gratuit et toujours sans inscription.
Et bien sûr, il y a les cinq sentiers en boucle entre 1,5 et 10km permettant toutes les richesses de ce territoire incroyable.
Chiens de troupeau
à venirÀ noter dans l’agenda : le samedi 8 novembre, à partir de 9h, le site accueillera une matinée d’information et de sensibilisation aux conflits d’usage en présence de chiens de protection de troupeaux. Proposée par le Département du Var et le CDOS, la matinée est destinée notamment aux randonneurs, vététistes, promeneurs… pour permettre à chacun d’avoir les bons gestes et les bonnes attitudes. Après la théorie, une démonstration en extérieur en présence d’un éleveur varois accompagné de son chien, de deux caprins et deux bovins.
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L’innovation naturelle comme boussole au Pharo
Et si on regardait la nature autrement ? « Le grand salon-showroom innovation & biodiversité », pose ses valises au palais du Pharo, ce mardi, pour sa 9e édition. Une première à Marseille. Biomim’expo, en quelques chiffres, c’est 3 000m2 d’expos, un showroom accueillant près de 130 exposants, plus de 80 conférenciers, vingt fresques et ateliers et près de 1 500 participants attendus pour cette journée. L’idée : fédérer chercheurs, entreprises et citoyens autour d’une idée simple : la nature est notre meilleure alliée pour inventer un futur durable.
Si le prix d’entrée (30 euros grand public, 15 euros étudiants, 9 euros scolaires) est hésitant, le pitch est, lui, séduisant : « Les constats et alertes ne suffisent plus, le monde a besoin de solutions, de projets, de perspectives, de vie. Depuis 3,8 milliards d’années, le Vivant est champion de la transition et de l’adaptation continue. Basée sur les sciences et la recherche, la bio-inspiration propose d’en tirer leçons et idées pour des activités humaines plus respectueuses et pérennes. »
Un cycle de neuf conférences sur l’intelligence artificielle, le climat et les océans, le sport, les villes comme territoires de résilience, ou encore l’agriculture du futur viendront alimenter une grande plénière tout au long de la journée, avec des exemples concrets à l’appui. La présentation du projet MaiOasis, une ferme pilote, autonome, agrobiologique à but social et solidaire sur l’île de Maio au Cap Vert, qui invente « une agriculture presque sans eau sur un territoire touché par des sécheresses à répétition », en sera l’un des points d’orgues.
De l’art du MycéliumAu fil des allées, les visiteurs découvriront une multitude d’initiatives (publiques et privées), de prototypes, maquettes, objets, cartes, matières… Tous seront support à une galerie démonstrative et immersive présentant 108 solutions de recherches et projets bio-inspirés, mais aussi à des pitchs et résumés de travaux de recherche, à des séances de design fiction, ou des ateliers pédagogiques et de création collective.
Au menu également, la projection du film Nature, notre alliée insoupçonnée, qui sera suivie d’un débat avec le producteur du film et de séances de dédicaces dans un salon du livre où seront réunis plusieurs auteurs, dont le journaliste Marc Mortelmans, le biologiste Marc-André Selosse et Aïna Queroz, « exploratrice du monde végétal et animal » et créatrice du podcast Bioinspi, qui vient de publier Biomimétisme et bio-inspiration en cosmétique.
À découvrir, aussi, plusieurs expositions, dont « FluOREST » présentant la manière dont le vivant fabrique et émet de la lumière au cœur des forêts amazoniennes et d’Asie du Sud-Est, ou « Mycosmos », œuvre de l’artiste et designer marseillais, Côme Di Meglio, présentant les prouesses du Mycélium. Une expérience sensorielle qui pourra se prolonger avec « La Matériauthèque », réunissant près de 400 échantillons de matières, fibres et textiles innovants.
Celle-ci sera une porte d’entrée pour un défilé de mode bio-inspirée, une première mondiale, dont la nature serait la directrice artistique. L’objectif ici est d’illustrer concrètement la capacité du biomimétisme à interroger la mode.
Des kimonos vernaculaires à base de matériaux locaux et naturels, des kimonos circulaires fait de déchets recyclés, des kimonos bio architecturés inspirés de structures de la nature, ou des kimonos symbiotiques réalisés à partir de matériaux biocompatibles ou de micro-organismes inviteront les spectateurs à se questionner.
LES TEMPS FORTS DU « BIOMIM’EXPO 2025 »
Débats
10h15. « L’Océan, la Biodiversité, le Climat et nous, destins liés » avec Gilles Bœuf, Maud Lelièvre, Patricia Ricard, Jacques Rougerie, Brune Poirson.
11h15. « Et si l’Agriculture du futur était déjà là ? » avec Marc-André Selosse, Alain Thibault, Thomas Rabant, Sébastien Roumegous.
12h. « Cette eau invisible que personne ne compte » avec Esther Crauser-Delbourg.
14h. « Et si l’IA était profitable à la biodiversité » avec Olivier Rovelotti, Eliot Graeff, François Alexandre Bertrand et Audrey Vermeulen.
16h. « Villes, territoires et résilience, comment les repenser au service du futur » avec Anne Claudius-Petit, Bertrand Delignon et Grégoire Fabre.
Initiative
17h. Lancement de « L’Appel du Pharo », pour « inventer un nouveau monde inspiré par le monde, en communauté de destins liés et fraternels entre le genre humain et l’ensemble des autres habitants de la Terre ».
Mode
12h20. « Défilé de mode bio-inspiré », commenté par Audrey Prat et Jocelyn Meire.
Projection
13h. Projection du film Nature notre alliée insoupçonnée suivie d’un échange avec le producteur Gilles Dufraisse.
Concours
14h. Finale et présentation des Biomim’expo Awards dont les prix (catégories Challenge étudiants, recherche et Startups) seront remis à 16h.
Découverte
16h15. Présentation du projet de ferme agrobiologique « MaiOasis » au Cap Vert.
Programme complet sur biomimexpo.com