Category: culture

  • L’œuvre d’Otto Preminger, cinéaste en or, projetée à Aix

    L’œuvre d’Otto Preminger, cinéaste en or, projetée à Aix

    De Billy Wilder à Michael Curtiz, nombreux sont les réalisateurs européens exilés aux États-Unis qui ont contribué à forger la légende de Hollywood, tout en bouleversant les codes de cette industrie. Otto Preminger (1905-1986), dont l’œuvre fait l’objet d’un cycle initié par l’Institut de l’image à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence jusqu’au 28 septembre, une partie des bâtiments de la bibliothèque Méjanes étant fermée pour travaux, ne fait pas exception à la règle.

    Né au début du XXe siècle au sein de l’Empire austro-hongrois, dans l’Ukraine actuelle, ce cinéaste réputé tyrannique sur les plateaux montre d’emblée sa force de caractère au pays de l’oncle Sam, où il débarque en 1934. Comme l’a fait remarquer la critique de cinéma Murielle Joudet, lors d’une rétrospective qui lui a été dédiée fin 2024 à la Cinémathèque française, Otto Preminger « inaugure sa carrière par un faux départ qui donne la note : après avoir réalisé deux films sans encombre, il tente d’infléchir le scénario d’une adaptation de Stevenson sans en rendre compte à son producteur, Darryl Zanuck. Après une dispute orageuse, le réalisateur encore sous contrat est empêché de travailler et s’exile à New York où il se fait producteur de théâtre ».

    Pourfendeur de styles

    La critique développe encore: « en 1939, il produit la pièce Margin for Error, la Fox cherche à en acquérir les droits et lui propose de reprendre le rôle du nazi. Il pose une seule condition : jouer et réaliser le film ». Un pouvoir de persuasion qui lui vaut une seconde chance à Hollywood, augurant d’une œuvre inclassable et de pépites que l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art d’Aix projettera à de multiples reprises. Parmi ses « titres incontournables », relève-t-on du côté de l’Institut de l’image d’Aix, L’homme au bras d’or (1955) à travers lequel Otto Preminger « brave le code Hays », code de production tout autant qu’ordre moral alors en vigueur à Hollywood, fruit du lobbying des ligues de vertus catholiques qui interdit de représenter le sexe ou la toxicomanie à l’écran. « L’un des plus grands rôles de Frank Sinatra », qui prête ses traits à Frankie Machine, ancien héroïnomane voulant devenir batteur de jazz. Un bijou sonore et visuel, « premier film » de cette période à « évoquer l’enfer de la drogue, avec un réalisme violent. Preminger rue dans les brancards contre la censure, démissionne de l’Association des producteurs et revendique son indépendance ».

    Tout au long de sa filmographie, Otto Preminger parvient à exceller sur les genres du film noir (Marc Dixon détective) comme de la comédie (La lune était bleue). Un caméléon qui posa même son empreinte sur le western avec Rivière sans retour (1954) « avec le couple mythique Marilyn Monroe – Robert Mitchum ».

  • 20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    Voilà 20 ans, cette année, que le festival Arabesques, porté par l’association Uni’sons, implantée au cœur du quartier populaire de la Paillade, invite à une immersion dans les arts du monde arabe, célébrés dans toute leur diversité. La musique, bien sûr, de la pure scène traditionnelle à la scène contemporaine, mais aussi le théâtre, les contes, la danse ou encore l’humour… Un véritable plaidoyer, porteur « de toutes les valeurs autour de la transmission, du rassemblement, de la coexistence pacifique. Montrer que c’est possible, que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », résume Habib Dechraoui.

    « Quand on a créé Arabesques, le but était de travailler pour les gens qui sont le plus éloignés de la culture. Car je reste persuadé que ce sont eux qui en ont le plus besoin », confie le directeur de ce festival qui reste très peu cher comparé aux manifestations du même acabit. Tout le travail de médiation, de lien opéré par Uni’sons durant toutes ces années a porté ses fruits. « Je pense que nous sommes le festival le plus mixte en termes de public », assure Haboib Dechraoui. La médina éphémère d’Arabesques, cœur battant du festival niché sous les pins du domaine d’O, « est à l’image de la société actuelle. Un public mixte, jeune, âgé, familial… Ça, ça se travaille, ça se monte avec des convictions », insiste-t-il.

    Oum Khaltoum et Rachid Taha

    Cette 20e édition « sera marquée par la gratitude, la transmission et l’audace ». La gratitude envers ces artistes fidèles, amis du festival : Dhafer Youssef, l’Orchestre national de Barbès, Natacha Atlas, Hervé Koubi, Orange Blossom, Le Comte de Bouderbala, Jihad Darwiche, Labess…

    La transmission, elle, prendra la forme de deux hommages. Le premier sera dédié à Oum Kalthoum, « la plus grande icône de la musique arabe », dont 2025 marque les 50 ans de la disparition. Pas moins de cinq rendez-vous lui seront consacrés, notamment en ouverture du festival le 9 septembre à l’opéra Comédie, avec la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani et le lendemain, 10 septembre au même endroit, à travers cette fois un spectacle dansé. À noter également, le 20 septembre au théâtre Jean-Claude Carrière, l’hommage du groupe Love and Revenge, qui présentera un projet autour de Oum Khaltoum.

    L’autre grande figure mise à l’honneur est Rachid Taha, « le défricheur, le transgressif, le rockeur made in Casbah ». Un grand concert-création lui est consacré (13 septembre, amphi d’O), qui réunira son ami rockeur Rodolphe Burger et le « Couscous clan », comme Rachid Taha aimait à appeler ses musiciens (Justin Adams, Sofiane Saidi, Yousra Mansour, Hakim Hamadouche, Franck Mantegari, Kenzi Bourras…)

    Après un focus Palestine l’an dernier, Arabesques a choisi, cette année, de mettre en lumière l’effervescence de la scène artistique marocaine, en partenariat avec la fondation Hiba. « Pas moins de 10 groupes marocains figurent dans la programmation », indique Habib Dechraoui. La nouvelle scène y est bien représentée, à découvrir notamment lors de la soirée Arabesques Sound System organisée le 11 septembre sur le toit du Corum. Najat Aâtabou, diva de la musique chaâbi marocaine, donnera un concert exceptionnel pour les 20 ans d‘Arabesques le 14 septembre à l’amphithéâtre d’O. À ne pas manquer non plus, toujours dans ce focus Maroc, le cabaret des Cheikhats (14 septembre, théâtre Jean-Claude Carrière), « des hommes en robe, maquillés comme des divas, qui revisitent le répertoire de ces femmes libres mais marginalisées, qui dénoncent les injustices et offrent l’ivresse des chants et des danses du patrimoine populaire marocain. Un hommage plein d’aplomb, qui brise des tabous toujours vivaces. »

    Cette édition anniversaire sera également l’occasion de découvrir en avant-première plusieurs nouveaux albums : celui du maître du oud, vocaliste et compositeur Dhafer Youssef (19 septembre, amphithéâtre d’O) ; celui de la chanteuse égypto-anglaise Natacha Atlas, qu’elle présentera à l’issue d’une résidence d’une semaine au domaine d‘O (12 septembre théâtre JC Carrière) ; celui du chanteur Labess, qui propose, avec son groupe aux origines multiples, une sorte de gypsy-chaâbi (21 septembre théâtre JC Carrière) ; enfin celui de l’Orchestre national de Barbès, qui fête cette année ses 30 ans et se produira en clôture du festival (21 septembre, amphi d’O). En tout, une bonne centaine d’artistes sont attendus pour célébrer, à rebours des cloisonnements, le lien, le partage, la diversité.

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Le festival Ici Live revient pour une quatrième édition avec une programmation généreuse ! Un rendez-vous ancré dans les habitudes des auditeurs et des habitants de La Ciotat, explique Eric Sorek, directeur d’Ici Provence (anciennement France Bleue). Mais ce festival pour lui, « c’est surtout l’occasion de remercier les auditeurs ! »

    Chaque soirée sera composée de deux concerts qui se tiendront sur une scène flottante installée sur le plan d’eau du Port-Vieux, un cadre idyllique pour profiter d’une des dernières soirées de l’été. Le site sera ouvert à partir de 19h et les concerts débuteront chaque soir à 20h30. Le festival est organisé par Ici Provence en partenariat avec la Ville et l’office du tourisme.

    Une soirée populaire

    Comme l’explique Eric Sorek, Ici Provence a préparé « une programmation musicale populaire à destination du plus grand nombre ». En famille ou entre amis, pour les jeunes et les moins jeunes, des artistes de tous les horizons pour permettre à tout le monde de profiter. Le but du festival, « montrer le panel de ce que la programmation musicale d’Ici Provence propose » mais « surtout, de passer un bon moment ! »

    Le festival s’ouvre jeudi 4 avec un artiste local qui avait été révélé dans l’émission The Voice en 2024, Odem. Le chanteur corso-marseillais plongera le public dans son univers pop rock, mélangeant compositions personnelles et reprises de grands titres de la chanson française. La soirée continuera avec une figure du rock installée depuis près de 50 ans dans le paysage musical français, Jean-Louis Aubert, ex-leader emblématique de Téléphone.

    Les festivités continuent le vendredi 5 avec en ouverture Dany Brillant, artiste à succès depuis les années 90. En deuxième partie de soirée, DJ One-T remontera le temps pour proposer un set issu des années 2000. Le duo, composé de Thomas Pieds et Eddy Gronfier, mélange les ambiances entre musiques électroniques, pop et hip-hop. Le festival se terminera samedi 6 avec deux artistes féminines. C’est Sylveto qui ouvrira le bal, une artiste qui transforme les préoccupations du quotidien en chansons poétiques. Enfin, c’est Zaz qui fera la clôture des trois jours de festival. Depuis son titre à succès Je veux en 2010, Zaz a conquis le public qu’elle honore en offrant de véritables performances sur scène !

    Si les places sont gratuites, elles sont en revanche limitées. Le festival étant victime de son succès, l’office de tourisme a déjà écoulé ses stocks de places. Il est encore possible d’en obtenir par tirage au sort en écoutant Ici Provence. Un rendez-vous pour les amateurs de musique qui s’annonce bien dansant à La Ciotat !

    Port-Vieux, du 4 au 6 septembre,

    à partir de 20h30, écouter Ici Provence pour avoir une place.

  • Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Ce dimanche, les plages du Prado ont vibré une dernière fois au rythme du Delta Festival, qui a réuni des dizaines de milliers de festivaliers sur cinq jours. Pour cette 11e édition, la diversité musicale était de mise du reggae engagé avec Danakil, aux beats électros de Kavinsky, en passant par le rap marseillais de Zamdane et les sets envoûtants de Nina Kraviz et Tars.

    S’il n’a pas été durement impacté par la météo, le Delta festival s’est payé cette année une polémique en confiant une partie de l’organisation du Monde des possibles, un espace où la jeunesse présente au festival « peut s’informer, s’engager, et agir concrètement », au média Le Crayon, financé par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin.

    « Toutes nos conférences, y compris celles animées par le média Le Crayon, répondent à un cahier des charges fondé sur les valeurs du Forum : pas d’extrême droite, pas de xénophobie, mais la promotion du partage, du vivre-ensemble et du débat démocratique », s’est défendue l’organisation interpellée sur les réseaux sociaux par le sociologue marseillais Kévin Vacher.

    L’interpellation du militant du collectif du 5 novembre a suscité la réaction d’élus de gauche de la municipalité, partenaire du festival. « En effet il n’y a pas de place pour ces idées. Merci pour l’info », a réagi le maire (DVG), Benoît Payan, tandis qu’Hervé Menchon, adjoint en charge du littoral pressait le Delta festival de s’expliquer, arguant : « Le monde de Stérin n’est pas possible… »

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.

  • Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    De quoi fantôme est-il le nom ? Comment placer cette entité au milieu de termes et de notions vagues comme « esprits » ou « revenants » ? Cette exposition a pour but de montrer le caractère universel des fantômes au sein des civilisations, mais aussi la très grande variété de leurs figurations dans le temps et l’espace », souligne Philippe Charlier, commissaire principal de l’exposition, médecin légiste, archéologue, anthropologue et directeur du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie(Laab) à Paris. Et d’ajouter : « Nous ne répondrons pas à la question : « les fantômes existent-ils ? », mais tenterons au contraire de savoir pourquoi tout le monde (ou presque) y croit ».

    Effectivement, les fantômes suscitent depuis longtemps l’effroi et la curiosité du grand public. Au-delà du symbole d’esprits de revenants qu’ils représentent dans notre imaginaire collectif depuis des siècles, ils sont devenus une réelle source d’inspiration pour le monde artistique et un objet d’étude pour le monde scientifique.

    Approche novatrice

    Avec une approche novatrice, la nouvelle exposition d’été de l’Hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan, Fantômes, permettra de proposer une grande diversité de représentations des fantômes à travers le monde et les cultures, mais aussi des croyances qui les entourent. Grâce à la participation de nombreux musées parisiens, d’autres musées français et étrangers, de collectionneurs privés et du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie, près de 300 objets sont exposés.

    Des visites guidées, des ateliers d’initiation à la magie, aux illusions d’optique sont proposés. Il en est de même de veillées de contes traditionnels du Japon, pour qui les fantômes sont une véritable institution. Des sessions de ciné-goûters sont également prévues pour les enfants en partenariat avec le cinéma CGR. Une « chasse aux fantômes est bien évidemment au programme. La prochaine et dernière aura lieu le jeudi 11 septembre. À vos lampes torches !

    Exposition fantômes jusqu’au 28 septembre, à l’Hôtel départemental des expositions à Draguignan.

  • La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    C’est une édition exceptionnelle, à l’instar de ce qu’a été notre édition du Mondial La Marseillaise », lance Pierre Guille, le directeur des événements de La Marseillaise et de cette tournée estivale qui a tenu toutes ses promesses.

    Des jeux et des concours en début de soirée, des groupes distillant de la pop sucrée et de la variété comme Jukebox connexion, Dust, ou Alexandra des L5, des reprises rock et soul avec Gasoline ou des sonorités gitanes et hispaniques avec Gypsy Contador ou El Chato, sans oublier les tributes aux Beatles, aux Blues Brothers et à Queen. Le tout animé par Laurent Menel, de la radio publique Ici Provence, et à chaque fois clôturé par un set assuré par un DJ de talent comme Nico, Sebti, Mofak, et bien sûr Herbie Lite. L’un des secrets de cette réussite, c’est d’avoir « un plateau que nous adaptons aux demandes des mairies, des maires, selon l’ambiance et le son voulus et le public », souligne Pierre Guille.

    « Aucun show n’a été identique »

    Au Rousset, Le Rove, Miramas, la Plaine, Châteauneuf-les-Martigues, « où nous n’étions plus allés depuis 20 ans ! », Septèmes-les-Vallons, l’Estaque, Port-de-Bouc, Martigues, sur le Vieux-Port de Marseille, au Parc Bougainville « où nous sommes allés pour la première fois », à l’instar de la Roque d’Anthéron ou encore dans les 9-10, « aucun show n’a été identique », souligne-t-il. Avec cette année, une mention spéciale pour la plaine et un plateau « Rap » qui a conquis plusieurs milliers de spectateurs, avec un show assuré par Freeman d’IAM, Djel de la FF, Faf Larage et Kaméleon… sans le moindre incident et dans une ambiance extrêmement chaleureuse.

    Quant à l’avenir, « nous espérons aller jusqu’à 16-17 dates durant l’été, avec des propositions aussi adaptées et plus pointues encore », conclut-il, en donnant rendez-vous à l’année prochaine, pour une nouvelle tournée !

  • La rentrée à la Friche, entre expositions et concert

    La rentrée à la Friche, entre expositions et concert

    Haut lieu culturel et alternatif à Marseille, la Friche la Belle de Mai marque sa rentrée avec une journée spéciale mêlant vernissages, nocturnes d’expositions et performances.

    Les festivités commencent à 16 heures avec le vernissage d’Art-o-rama, le salon international de l’art contemporain. Plus de 60 galeries et éditeurs, en art et en design, sont mis à l’honneur pour cette 19e édition. Son ambiance intimiste et son engagement auprès des projets artistiques font la singularité de ce salon incontournable, pour les amateurs et professionnels d’art contemporain et de design. Un deuxième vernissage se déroule, en parallèle, pour lancer l’exposition des diplômés de l’école des Beaux-Arts de Marseille, exposition intitulée « Entre deux eaux ». Dans les œuvres présentées se ressent une inquiétude face aux questions écologiques, territoriales et sociopolitiques. Les élèves mettent également en avant, dans leurs pratiques artistiques, les craintes liées au « vide de l’après école » avec une réalité économique souvent précaire.

    Les expositions, qui ont démarré durant la période estivale à la Friche, seront rendues également accessibles gratuitement ce vendredi. La première, « Tipping Point », rassemble dix artistes de la scène belge francophone ainsi que deux artistes marseillaises. Face à un monde en basculement, les artistes exposés capturent l’essence de ce dernier et nous invitent à découvrir des voies alternatives. Cette journée est l’occasion de découvrir l’exposition « les mensonges du météorologue » conçue par Madison Bycroft autour du film The Sauce of All Order. Le film y est présenté dans une « version installative » enrichie de quatre vidéos et de deux séries de sculptures. Et, juste avant la nuit, il sera encore temps de pénétrer dans la « galerie la salle des machines » de la Friche pour se plonger dans l’exposition collective « Viens avec moi ». Elle réunit le travail de deux ateliers de la Belle de Mai : les Rhizomes et la Fosse. L’espace et le corps sont les deux concepts avec lesquels les quatre artistes exposés, Frédéric Arcos, Matthieu Herreman, Nathalie Hugues et Noémie Privat, présentent leur rapport particulier.

    Pour clôturer cette journée dédiée à l’art, la Friche présente sa formule « On air 2025 » sur son fameux toit terrasse qui accueille tous les week-ends de l’été des concerts. Ce vendredi soir, les manettes reviennent à la Fiesta des Sud avec le duo DjeuhDjoah & Lieutenant Nicholson qui joue de sonorités venues d’Afrique et des Caraïbes.

    www.lafriche.org/evenements/vernissages-de-rentree-2/

  • [Les Petits Débrouillards] emmènent des familles de Sorgues en escapade estivale

    [Les Petits Débrouillards] emmènent des familles de Sorgues en escapade estivale

    Près de quarante familles issues de quartiers prioritaires ont profité, en août, de séjours organisés par Les Petits Débrouillards avec le soutien du centre social Cesam de Sorgues, dans le cadre des « Quartiers d’été ». Trois week-ends ont permis de découvrir la Camargue, les Baronnies Provençales et les environs du lac de Sainte-Croix. Hébergement sous tente, randonnées, ateliers scientifiques, observations astronomiques, découverte du patrimoine et baignades ont rythmé ces escapades. Des temps précieux pour renforcer les liens familiaux, découvrir d’autres horizons et vivre des vacances autrement.