Category: culture

  • [C’est l’été] Soprano accueilli par des danseurs manosquins

    [C’est l’été] Soprano accueilli par des danseurs manosquins

    Une centaine de danseurs des écoles de danse de Manosque, prévenus l’après-midi même, ont réalisé un flash mob sur la musique DJ du rappeur marseillais, vêtus des lunettes vertes et du tee-shirt du chanteur. Certains chanceux ont pu faire des photographies avec le rappeur et lui faire signer des autographes, avant qu’il remonte dans son van en direction du festival Musiks, auquel il jouait à 22h15. Les fans avaient été prévenus seulement quelques heures avant, via une story Instagram, qu’une surprise les attendait avenue Jean Giono à 18h.

    Le concert avait rapidement affiché complet après la mise en vente des billets, dès le début du mois de juin. C’était le seul concert payant du festival Musiks, qui est autrement entièrement gratuit. Face à l’engouement, la Ville de Manosque avait décidé de remettre en vente 1 000 places supplémentaires.

  • [C’est l’été] « El Cimarrón », voix d’un peuple au Festival d’Aix

    [C’est l’été] « El Cimarrón », voix d’un peuple au Festival d’Aix

    Dernier des spectacles programmés au Festival d’Aix, El Cimarrón peut surprendre l’amateur d’opéra. Car ce n’est pas d’opéra dont il s’agit ici, mais de théâtre musical. Cette nouvelle production du Festival, donnée au Théâtre du Jeu de Paume, se présente comme un récital pour quatre musiciens.

    Sur une musique du compositeur allemand Hans Werner Henze et un livret d’Hans Magnus Enzensberger, El Cimarrón, créé en 1970 au festival d’Aldeburgh, adapte deux récits ; la biographie d’Esteban Montejo, esclave cubain qui s’est échappé vers la liberté avant que l’esclavage ne soit aboli sur l’île en 1886 et Biografía de un Cimarrón de Miguel Barnet, écrivain et ethnologue cubain. Le Cimarrón, l’indompté, qualifiait un esclave fugitif dans les Caraïbes au XVIIIe siècle. On parlait de « Nègre marron » dans les Antilles françaises. Henze compose cette pièce atypique lors d’un séjour à Cuba entre 1969 et 1970.

    Trois instrumentistes, un guitariste, un flûtiste et des percussions fournies accompagnent un récit dit, chanté, psalmodié, incarné par une voix, celle du comédien vénézuelien Iván García. C’est toute l’histoire de Cuba, de la domination espagnole à l’indépendance et de la liberté données aux esclaves à l’hégémonie yankee, qui est racontée en à peu près d’une heure 20 d’un spectacle dense, exigeant et passionnant.

    La partition protéiforme de Henze présente des éléments aléatoires qui laissent place à l’improvisation. Les hauteurs et les sons sont spécifiés, mais le tempo et la dynamique sont laissés à l’appréciation des interprètes. La mise en scène d’Elayce Ismail et le travail de la scénographe et Rosie Elnile mettent à nu le plateau sculpté par les seules lumières. En 15 tableaux l’histoire d’un homme recoupe celle d’une nation. Les horreurs de l’esclavage, la fuite hasardeuse, le refuge dans les montagnes puis le retour dans la pseudo-liberté d’une exploitation capitaliste de main-d’œuvre et la guerre d’indépendance. L’humain, ce sont les femmes, les prêtres et enfin l’amitié, la solidarité et le combat qui ne finit jamais, symbolisé par la machette dernière image du spectacle.

    Dans une exceptionnelle performance théâtrale et vocale Iván García, incarne cet homme à la fois individu ballotté par l’Histoire et symbole dans sa chair du destin d’une nation. Il chante en baryton, dit le texte, en espagnol, danse, fait de son corps tout entier l’instrument de sa vie racontée avec crudité et sincérité. La musique est davantage le contrepoint, chaotique, violent, âpre de ce récit qu’une partition confortable. Elle exige un maximum d’attention. Elle enrobe la voix du comédien, sinueuse, insistante, lorsque le narrateur évoque la nature sauvage. Puis elle se fait capharnaüm percussif pour évoquer les combats, la bataille de Mal Tiempo, où les rebelles cubains, les Manbises, luttèrent contre le colonisateur espagnol en 1895. El Cimarrón, objet théâtral hors norme, trouve sa place dans ce festival, voué à des répertoires plus identifiables. Le public lui a fait un accueil plus que chaleureux. Avec raison.

  • [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    Jukebox et Magic queen tribute queen poseront aussi leurs valises, ce 21 juillet, au 7 boulevard de la Carrairade, au Rove, pour cette soirée musicale.

    La Marseillaise : Qui est DJ Sicky ?

    Jean Marc Sicky : Je suis originaire du Rove et j’ai commencé à mixer dans les années 80. Pendant ma carrière, j’ai travaillé dans des clubs assez connus de la région comme par exemple le Barbarella à Marseille, le Futuria à Gignac ou encore le club 88 à Aix-en-Provence. Dans mon palmarès, j’ai aussi été champion de France des DJ en 1986. Aujourd’hui, je ne fais quasiment plus de discothèque, j’ai arrêté il y a une dizaine d’années, mais jamais de mixer : j’ai monté mon autoentreprise et j’anime des mariages et d’autres événements.

    Faites-vous souvent des événements au Rove ?

    J.M.S. : À part des événements privés, pas du tout ! Ça fait plus de 10 ans que je n’en ai pas fait un seul ! Alors quand le maire, Paul Sabatino, m’a proposé de venir ce mardi 21, ça a été un devoir de répondre présent. Je vois un petit peu cette occasion comme un retour aux sources : je vais faire danser mes amis, mes voisins et les gens que je connais. Et surtout, le meilleur dans les fêtes de village, c’est le côté familial, c’est très populaire, j’aime beaucoup cette ambiance !

    Quel est votre style de musique ?

    J.M.S. : Plutôt le style années 80-90-2000, c’est ce que je souhaite mixer ce mardi, car je pense que le public va être très très hétérogène, il va y avoir des familles, des enfants, des adultes, des anciens, donc il va falloir faire plaisir à tout le monde avec de la musique intergénérationnelle ! Mais évidemment, je vais varier les plaisirs. Sinon, personnellement, ce qui marche plutôt bien en club, c’est l’afrohouse en ce moment ou la techhouse, que j’apprécie beaucoup aussi.

    Avez-vous déjà mixé pour la Tournée d’été de La Marseillaise ?

    J.M.S. : Bien sûr ! J’ai fait pas mal de dates avec eux, je connais un petit peu le concept et je me souviens qu’à l’époque, on avait fait une soirée incroyable à Caro, où il devait y avoir 3 000 à 4 000 personnes. C’était vraiment une ambiance phénoménale, je m’étais éclaté et je suis très content de refaire une édition, même si je ne fais qu’une seule date.

    Que diriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour lui donner envie de vous voir ?

    J.M.S. : Moi, je lui dirai, tout simplement : « Venez parce que vous n’allez pas vous ennuyer, vous allez danser, vous allez chanter, le tout sur des musiques que vous connaissez, ça va être un moment de partage incroyable, de convivialité, ça va être festif, tout le monde va avoir le sourire et vous allez rentrer à la maison avec du bonheur. » Et on en a besoin, avec tout ce qui se passe, c’est des moments importants.

    Qu’est ce qui vous motive à mixer depuis plus de 30 ans ?

    J.M.S. : Ce qui me motive toujours, c’est que les gens apprécient ma musique. Tant que je partage avec le public, que je ne les ennuie pas et qu’au contraire, je les divertis et les emmène là où je veux, moi, je continue. Le jour où je n’y arriverai plus, j’arrêterai, mais c’est mon public qui me dira quand je dois arrêter.

    Propos recueillis par Louis Golliot

    Les Amis de La Marseillaise présents sur la Tournée d’été

    Après le Mondial La Marseillaise à Pétanque les Amis de La Marseillaise suivent le rythme de la tournée d’été et sont présents à chaque date. Dans cette ambiance festive, leur stand réserve quelques surprises et proposera des objets à la vente pour « soutenir le journal et lui permettre de suivre le mouvement de développement qui doit obligatoirement être le sien » affirme Serge Baroni, président de l’association. À noter d’ores et déjà qu’à Septèmes-les-Vallons, le 26 juillet, les Amis remettront au journal un chèque de 3 000 euros récoltés durant le Mondial La Marseillaise à Pétanque. Une efficacité redoutable.

  • [C’est l’été] Lecture : « La petite fleuriste de Tokyo »,de Yukihisa Yamamoto

    [C’est l’été] Lecture : « La petite fleuriste de Tokyo »,de Yukihisa Yamamoto

    Huit histoires racontées par Yukihisa Yamamoto, et traduites par Meredith Lacuve, qui prouvent que les plantes ne sont pas seulement le plaisir des yeux et de l’odorat, mais le langage, parfumé et coloré, de l’indicible joie, des peines de l’âme, et autres émotions qui font de nous des « êtres-dans-le-monde »…

    Un roman aux vertus curatives, qui nous rappelle la force tranquille des fleurs.

    Éditions Albin Michel.

    19,90 euros

  • [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    Au programme, un blind-test où les paroles prennent le dessus avec Louis Caratini pour mener la danse.

    Il chante, interroge, improvise. À la fin de chaque morceau, les spectateurs doivent deviner qui a écrit les paroles. Des tubes, aux oubliés en passant par les autrices trop peu connues, les styles effacés ou les mythes à démonter… Tout se mêle avec humour et tendresse pour jouer avec la langue.

    Dès 21h30. De 6 à 18 euros.

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • [C’est l’été] La palette de Cézanne inspire les musiciens à Aix

    [C’est l’été] La palette de Cézanne inspire les musiciens à Aix

    Au long des 5 km qui relient Aix à la Sainte Victoire, la route Cézanne laisse entrevoir certaines des inspirations de ce peintre et père de l’art moderne. Passé à la postérité sous ses coups de pinceau, le Domaine Saint-Joseph accueillera mercredi le concert d’ouverture des Musicales de la route Cézanne. Les pianistes Christophe Bukudjian et Josquin Otal à la manœuvre, le Sacre du printemps composé en 1913 par Igor Stravinsky y résonnera, avant la transcription pour deux pianos de La valse de Maurice Ravel et les Suites pour deux pianos de Rachmaninov.

    Hommages à Satie et Judy

    Jusqu’au 27 juillet, les Musicales de la route Cézanne proposent des « concerts au lever du jour » comme cela sera le cas jeudi à 8h30 avec « deux pianistes qui donnent vie à L’histoire de Babar de Poulenc » ainsi qu’au Casse-Noisette de Tchaïkovsky, et « des grandes soirées en plein air ». Parmi celles-ci, The last moon, « création mondiale » confiée à l’accordéoniste et compositeur Vincent Peirani, le 23 juillet, ou le Trio George Sand, le lendemain au Musée Granet, pour « un voyage au cœur du XIXe siècle, entre musique, peinture et littérature ». Le Château du Tholonet accueillera, lui, les trois dernières soirées du festival : un programme « de Vivaldi à Piazzolla », un hommage de la soprano Julie Fuchs à Erik Satie et un concert du Amazing Keystone big band, accompagné de la chanteuse Neïma Naouri, qui « retrace la vie éclatante de Judy Garland ».

  • [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    Pays Bonheur

    Thierry Pina ferme le troisième volet d’une trilogie d’Emmanuel Darley. Après Qui va là, et Le mardi à Monoprix, il donne la parole à un homme d’ailleurs qui espère échapper à sa vie misérable et atteindre un éden où la vie serait plus douce. Il connaîtra la cruauté, l’inconfort absolu, la peur vissée au ventre. Avec Pays Bonheur Thierry de Pina affirme sa détermination artistique : s’engager dans une lutte sans merci pour une humanité meilleure en dehors de toute idéologie, de toute ambition politique. Utopie ? Sans doute pas : tous ses spectacles voyagent d’un établissement scolaire à l’autre, d’associations humanitaires à d’autres lieux improbables. Dans ce Pays bonheur il montre d’autres facettes de son talent. Il se lance dans la composition de personnages odieux et cupides : les passeurs, un chef de chantier peu scrupuleux… Il réussit à donner chair et âme à des individus qu’on croirait sortis d’un film d’épouvante. Il traque la réalité, mais ne la noircit pas. Elle n’en a pas besoin ! La longue pérégrination qui l’entasse dans les cales aveugles d’un bateau nous laisse pantois, essoufflés, solidaires des souffrances et des humiliations d’un être qu’on a dépouillé de tout : de son argent, de sa condition humaine, de ses rêves. Éjecté dans cet eldorado fantasmé, les conditions criminelles de sa survie sont greffées pour toujours dans sa peau. Comédien aux sourires naïfs ou carnassiers, Thierry donne tout son sens au mot « Misère », tend un miroir à nos indifférences, sans pathos, avec un respect immense pour cet Élias venu d’où ne sait où, pour aller sur on ne sait quelle terre promise. Il lui suffit pour cela de quatre chaises, d’une mise en scène sobre et inventive, signée Emmanuelle Lorre. Son calvaire empathique peut commencer.

    Olympe Audouard

    Personne ne la connaît. Grâce au Théâtre du Petit Monde, quelle délectation de découvrir cette femme aventureuse qui, en plein XIXe siècle, fut non seulement la première femme journaliste, mais la première femme à fonder son propre journal au nom évanescent : Le Papillon. Elle fréquente les plus grands noms de son époque : Théophile Gautier, Dumas et même Victor Hugo. Nous suivons avec passion les heurs et malheurs d’une femme déterminée, plus passionnée que courageuse, nous semble-t-il. Y a-t-il vraiment du courage à se battre pour défendre ce en quoi l’on croit ? Martin Loizillon a mis en scène la pièce de François de Mazières qu’il présente en courts tableaux. Les obstacles s’acharnent contre les projets d’Olympe et les coups durs de la vie ne l’épargnent guère. On enjambe les années avec souplesse. Gwenaël Ravaux dans le rôle-titre, incarne une femme « garçon manqué » mais diablement féminine avec toute sa rouerie et son acharnement volontaire à obtenir ce qu’elle veut, même vis-à-vis du trop sérieux baron Haussmann. Son partenaire, Nicolas Rigas, interprète tous les rôles masculins avec un plaisir communicatif. Sourire au coin de l’œil ou regard noir aux relents machistes, ses compositions sont un vrai régal. Olympe meurt en 1890 à l’âge de 58 ans. Elle méritait largement cet hommage admiratif.

  • L’Art du chant français au festival d’Aix

    L’Art du chant français au festival d’Aix

    Daniele Rustioni à la tête de l’Orchestre de Lyon, instrument idéal, a le geste ample et expressif. Il dirige, danse presque, de tout son corps animé d’une passion communicative. Très attentif au chanteur, souvent tourné vers eux, il enveloppe la musique et fait sourdre toutes les plus fines nuances et en fait jaillir la violence éruptive. Ajoutez-y un chœur inspiré et parfaitement en place et ce Verdi-là est servi à la perfection.

    L’Hélène de Karine Deshayes est une prise de rôle. Elle joue à merveille de son colorature étincelant (le célèbre boléro) et d’une projection de voix généreuse dans les moments plus dramatiques. Elle se permet des pianissimi de toute beauté et des accents plus sombres pour un rôle qui annonce déjà une Elisabeth de Valois de Don Carlo. John Osborn, était le Duc dans Rigoletto à Marseille le mois dernier. Il offre un ténor lumineux, sans brutalité à Henri, l’amant déchiré entre sa foi amoureuse, sa patrie et son amour filial. Parfait pendant du Guy de Montfort magnifié par Insik Choi, longuement applaudi. Le baryton à la diction française exemplaire jouit d’un timbre clair et ouvert qu’on peut qualifier d’évident tant il semble ne jamais passer en force, refusant toujours le spectaculaire au profit des enjeux dramatiques. Il lance avec son « mon fils ! » toute l’humanité profonde de ce personnage de méchant traditionnel (je suis ton père !)

    L’autre baryton, Michele Pertusi, est Jean Procida, au fanatisme monolithique. Mais que ce vieux routier sait le rendre passionnant. Samy Camps, que le public marseillais avait applaudi dans un Loge de L’Or du Rhin dirigé par un autre grand chef italien Michele Spotti, fait un Danieli de haute tenue. Loin d’être de simples comparses, Niamh O’Sullivan (Ninetta), Ugo Rabec (Le sire de Béthune), Thomas Dear (Vaudemont), Ronan Caillet, Jusung Park et Grégoire Mour consolident de leur talent ce plateau idéal.

  • Sous les étoiles, les Nuits musicales d’Uzès

    Sous les étoiles, les Nuits musicales d’Uzès

    Quand le jour tombe sur la cité ducale, les vieilles pierres changent de partition. Du 18 au 29 juillet, les Nuits musicales d’Uzès célèbrent leur 55e édition entre les cours du Duché et de l’Évêché ainsi qu’à L’Ombrière. Huit concerts composent une affiche cousue main, fidèle au triptyque défendu par Éric Desnoues : artistes, œuvres et lieux.

    La jeunesse donnera le premier accord avec Didon et Énée de Purcell, interprété par le Jeune Orchestre baroque européen. Seize musiciens, sélectionnés parmi plus de 400 candidats, participeront à ce dispositif d’insertion professionnelle. Le lendemain, le sopraniste Samuel Mariño fera résonner Vivaldi et Haendel.

    Du classique
    aux musiques de l’exil

    Alexandre Tharaud jouera Mozart avec l’Orchestre national Avignon-Provence, avant que Benjamin Grosvenor ne traverse Beethoven, Schumann, Scriabine et Chopin. Jean-Christophe Spinosi dirigera l’Ensemble Matheus dans un voyage symphonique tourné vers l’Italie.

    Puis les frontières s’effaceront. Avec La Sultane, André Manoukian puisera dans ses racines arméniennes pour mêler jazz, classique et musiques sacrées. Stochelo et Mozes Rosenberg feront glisser Charlie Chaplin vers le jazz manouche. Enfin, les anciens musiciens de Cesária Évora refermeront le festival en faisant revivre la morna de la Diva aux pieds nus.

    Un tarif à 10 euros est proposé pour les moins de 25 ans.