Category: culture

  • Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait surpris l’auditoire en évoquant le partenariat prétendument méconnu entre le Louvre et le musée avignonnais du Petit Palais. « Apprenons à valoriser notre marque », enjoignait le candidat alors que pourtant, le musée a rouvert il y a deux ans, avec la venue de la directrice du musée du Louvre pour remettre à jour le partenariat qui fête ses 50 ans cette année.

    « Et si demain le Petit Palais d’Avignon devenait le Louvre Avignon ? », clame, lundi, Olivier Galzi sur ses réseaux sociaux, au sortir d’une rencontre à Paris avec le nouveau directeur du Louvre, Christophe Leribault. La publication du néo maire laisse à penser qu’il est à la manœuvre pour monter de toutes parts un rapprochement inédit. Ce que n’ont pas manqué de dénoncer, dans les commentaires, d’anciennes élues de l’ex-majorité de Cécile Helle. « La récupération ne fait aucun doute, le travail initié avec le Louvre ne date pas de ce rendez-vous et il a fallu des négociations et pour arriver au Louvre en Avignon », recadre Anne-Catherine Lepage (PCF) quand la conseillère départementale (DVG) et ex-adjointe, Laurence Lefèvre ironise : « L’annonce témoigne que finalement Olivier Galzi apprécie ce qui a été fait pour l’attractivité de notre ville. »

    On serait tenté de dire que le maire est passé maître dans l’art de faire du neuf avec du vieux. « Depuis la venue de l’ancienne directrice, rien n’a été fait, le partenariat est tombé à l’eau et s’enfonçait dans les limbes », assure Olivier Galzi auprès de La Marseillaise. Son rendez-vous de lundi lui aurait permis d’acter un nouveau slogan. « Une marque Louvre Avignon, simple et efficace, plutôt que l’ancienne illisible Musée du Petit palais Louvre en Avignon », annonce-t-il. Depuis 1976, le musée du Petit Palais abrite le plus important dépôt de peintures du Louvre en région. L’an dernier, une œuvre du peintre florentin Cimabue avait été prêtée.

    En juin 2025, la municipalité avait voté pour le Petit Palais la « mise en œuvre du partenariat, grandes orientations du projet scientifique et culturel et des interventions bâtimentaires nécessaires ». « Quand on a la chance d’avoir des œuvres du Louvre dans un musée municipal, il faut aller au-delà de l’ouvrir de temps en temps », pointe Olivier Galzi qui revendique « quelque chose de plus ambitieux pour améliorer l’effet de marque et en réduisant le cahier des charges budgétaire ». Le maire évoque un projet à 30 millions d’euros, quand la délibération de juin avoisinait « les 15 millions d’euros HT ». Quoi qu’il en soit, l’exposition annoncée pour les 50 ans cette année n’est plus à l’ordre du jour.

    Galzi et le trop-plein palestinien au Festival

    Invité mardi sur France Inter et interrogé sur la pièce qui l’avait marqué l’an dernier au Festival d’Avignon, Olivier Galzi a confié ne pas y avoir été présent. Ce qui n’a pas empêché le maire (DVD) de constater une omniprésence gênante à ses yeux : « J’ai été un peu choqué par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », se hasarde-t-il estimant que « la culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser ». Des propos largement repris et qui lui ont valu de nombreuses remontrances. F.C.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.

  • Laurent Nuñez veut interdire le concert de Kanye West

    Laurent Nuñez veut interdire le concert de Kanye West

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez étudie d’un point de vue juridique la possibilité d’interdire le concert de l’artiste américain très controversé Kanye West, prévu à Marseille, le 11 juin. Le rappeur américain a été l’auteur de propos antisémites et a fait l’apologie du nazisme sur les réseaux sociaux, avec des phrases aussi explicites que « j’aime Hitler ! »…

    Le ministre se dit très déterminé à interdire le concert et que toutes les possibilités sont étudiées, indique l’AFP. Le rappeur d’Atlanta est déjà au centre d’une polémique puisque trois de ses dates de concerts en festival à Londres ont été annulées, il a d’ailleurs été interdit d’atterrir au Royaume-Uni, suite à ses propos.

    Refus confirmé par la ville

    L’actuel maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) avait déjà confirmé sa volonté de s’opposer à ce concert qui se déroulera à l’Orange Vélodrome : « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait-il déclaré sur le réseau social X. Cependant, la probabilité que le concert ne se réalise pas reste minime. Le Conseil d’État avait notamment rappelé que l’interdiction du concert n’était possible qu’en cas de risque que les propos constituant une infraction pénale soient tenus ou reproduits et que, par la suite, l’événement puisse provoquer des troubles à l’ordre public.

  • Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    C’est une exposition à la fois immersive et en forte résonance avec l’actualité qui est organisée par la Frac (Fonds régional d’art contemporain) et le Département du Gard au Château d’Assas, sur la commune du Vigan. Natif de Clermont-Ferrand mais aujourd’hui installé à Sète, Damien Fragnon axe son travail sur la recherche de nouveaux émaux et de nouvelles textures pour interroger le rapport entre l’humain et la nature. Il a d’ailleurs régulièrement réalisé des œuvres éphémères installées dans des milieux naturels.

    Pour découvrir cette exposition, il faut d’abord lire un texte d’anticipation qui introduit le parcours proposé par l’artiste : « Nous sommes en mai 202. Un homme orangé et enragé décide de s’accaparer un morceau de glace au nord de notre planète Terre. Entre-temps, la musique The man who sold the world de Nirvana tourne comme une ritournelle dramatique et puissante. Un rappel qui dénonce la domination environnementale et l’inégalité des genres. Deux slogans se font face : « Drill, baby, drill » et « No Earth, No Life », celui d’une apologie de l’extractivisme et d’un mouvement de défense de notre terre. Nos terrains de vie précaire se renversent sous nos yeux, mais notre impuissance peut se transformer peu à peu en action de protection secrète. Depuis le 9 avril 202, un groupe d’individus dans les Cévennes s’empresse d’archiver et de récupérer tout signe de vie, de photographier les roches, les plantes pour créer un havre de force vitale dans un château pour résister au chaos ambiant ». Le décor est posé.

    Un parcours, 3 ambiances

    À travers ses sculptures en céramique, Damien Fragnon interroge en effet notre rapport au vivant à travers des œuvres colorées aux formes longilignes. Au Vigan, il propose ainsi un parcours conçu en trois ambiances oscillant entre fiction spéculative, fragilité écologique et gestes de préservation. « Chaque salle est pensée comme une ambiance, un parcours : un moment de contemplation, un temps de lenteur. C’est une forme de cocon où les informations extérieures paraissent lointaines. Les céramiques participent à cette suspension du temps ; chaque fragment d’émail est fortement matérialisé et permet au regard de prendre le temps. En toile de fond, les papiers peints nous enveloppent et nous permettent presque d’oublier où nous sommes », explique l’artiste, dont l’exposition est à découvrir* jusqu’au 19 juin.

    * Entrée libre du lundi au vendredi (9h30-12h/13h30-17h)

  • [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet peuvent se targuer de l’honneur d’avoir fait venir, depuis quelques saisons, au Festival de Pâques l’immense pianiste Martha Argerich. Vendredi et samedi soir avaient, au Grand Théâtre de Provence (GTP), des allures de culte païen. Il n’est pas exagéré de dire que le public reçoit Martha Argerich comme un fidèle, la consécration eucharistique, tant il y a de ferveur quasi religieuse dans l’accueil qui lui est réservé. Avec plus de sobriété on peut proclamer la chance inouïe qui est donnée à la ville et à son Festival de compter dans ses murs une artiste aussi mondialement considérable. Le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Beethoven est, au bout des doigts de Martha Argerich comme un diamant brut posé sur le coussin de brocart de l’orchestre philharmonique de Munich et son chef Lahav Shani. La musique semble venir de contrées éthérées tant le toucher du clavier se fait léger et cristallin. Comme une évidence de la musique, une chose qui va de soi. Rarement Beethoven n’aura été élevé si haut. Avec Martha Argerich on est toujours à deux pas de la légende. Une Reine !

    La ville aura le bonheur d’accueillir le Philharmonique de Munich, en résidence, jusqu’en 2028 Le « Münchner Philharmoniker » a été dirigé par Gustav Mahler – il y a créé ses Quatrième et Huitième Symphonies. Mahler s’imposait donc au programme avec sa première Symphonie dite « Titan ». Titanesque, sans doute, cette œuvre-monde, mais jamais « Kolossale », un risque, toujours avec des chefs moins pointilleux. Lahav Shani tient, en guise de baguette, un délicat pinceau ou une brosse énergique. Sa palette est lumineuse, les couleurs transparentes. On entend le chant des oiseaux dans les trilles malicieux de bois. Le ton se fait klezmer dans l’adagio. Et puis arrive le flot de l’orchestre qui submerge l’auditeur comme un tsunami. Les cuivres se lèvent pour le final en apothéose. Un concert symphonique peut-être aussi un spectacle.

    Samedi, l’ambiance était plus feutrée : en duo Renaud Capuçon et Lahav Shani au piano. Une sonate de Mozart comme un petit meuble rococo un peu perdu dans le vaste GTP. C’est joli. On passe. La sonate de Debussy avec Martha Argerich et Renaud Capuçon est comme une leçon de construction musicale. L’Andante et variations de Schuman met en avant des musiciens du rang du Münchner ; Matias Piñeira au cor, suave et doré, les violoncelles Floris Mijnders et Marcel Johannes Kits, l’alto Jano Lisboa, tous grands musiciens. Enfin le Quintette pour piano, op. 44 de Schumann est une œuvre passionnante par sa fougue et ses recoins mélancoliques. On ne pouvait rêver meilleure réunion de talents que Martha Argerich au piano, Renaud Capuçon et Alexander Möck aux violons, Jano Lisboa à l’alto et Floris Mijnders au violoncelle. Dimanche carte blanche aura été donnée à Renaud Capuçon pour le Concerto pour violon n° 1 de Dmitri Chostakovitch. Lahav Shani dirigeait les Munichois dans la quatrième de Brahms. Brahms. Un beau point d’orgue pour un Festival de Pâques 2026 qui n’a pas dérogé à sa réputation d’excellence. Grâces en soient rendues à leurs fondateurs.

  • La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    À partir d’un héritage que l’on connaît et que l’on respecte, nous allons proposer quelque chose qui n’a rien à voir, de très contemporain », rappelle Julie Kretzschmar, en ce vendredi 10 avril, sous un écriteau portant le nom du réalisateur moldave Emil Loteanu. L’un des vestiges du Théâtre Toursky, fondé en 1970 sur la butte de Saint-Mauront, dont la reprise par Les rencontres à l’échelle, le Théâtre Joliette et la compagnie Dans6T a été validée il y a tout juste un an devant le tribunal judiciaire. Après 53 années d’une riche histoire incarnée par le seul Richard Martin, place désormais à une aventure collégiale pilotée par ces trois structures, sous le nom de MAM, Maison des arts Marseille, qui accueillera le 3 mai la soirée de clôture de la Biennale des écritures du réel ou encore l’ouverture du festival des Rencontres à l’échelle le 2 juin.

    « Nous allons travailler le programme au semestre et non pas sur une année entière, avec la notion de temps fort », prévient Nathalie Huerta, directrice du Théâtre Joliette. Premier thème prévu à l’automne prochain, sous le signe de « l’hospitalité ». Une notion que la Maison des arts Marseille n’a pas attendue bien longtemps à mettre en œuvre, elle qui a déjà accueilli depuis la rentrée 2025 « une trentaine de compagnies. En septembre, on a ouvert un centre de danse pour lequel on a essentiellement communiqué en direction du quartier et du voisinage. On a une centaine d’adhérents. On a aussi ouvert un club sportif aux femmes du quartier. Nous voulons ouvrir le lieu au maximum », campe Géraldine Garnier, déléguée générale de la MAM. « On a vu depuis septembre des personnes entrer dans le lieu pour la première fois et trouver leur place petit à petit », souligne Bouziane Bouteldja, chorégraphe, danseur et fondateur de la compagnie Dans6T qui ne ménage pas ses efforts depuis quelques mois pour transmettre sa passion contagieuse pour le mouvement, entre autres à travers des « impromptus pour cours de récréation dans huit écoles du quartier ».

    Champ des possibles

    « Nous défendons l’idée d’un service public de la culture, à l’écoute des réalités sociales », affirme Nathalie Huerta à propos de la MAM qui est, à ce jour, presque exclusivement financée par la Ville de Marseille. « Pour l’instant », ajoute-t-elle, « on a aussi reçu une subvention de la Région. Elle est petite mais importante car elle témoigne d’une confiance. Et on attend une réponse du Département pour cet été ». Salle principale de 732 places dont les travaux d’étanchéité et de chauffage sont sur le point d’être achevés, salles destinées aux ateliers, aux résidences d’artistes, studios de danse, « cour pour les fêtes et guinguettes », bar, restaurant avec un projet d’insertion… Si la Maison des arts Marseille reste en chantier, elle poursuit son élan et constitue un bel outil pour explorer le champ de tous les possibles.

  • La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La 46e édition du festival international de piano de La Roque d’Anthéron se déroulera du 16 juillet au 16 août, mais les activités commenceront dès le 6 juin avec des Préludes dans différentes villes de la région, comme Aix-en-Provence, Gordes, Lambesc, Manosque, Marseille, Miramas ou Rognes. Il faut se préparer à être très occupés pendant toute cette période.

    Car le trio qui à la demande du président Jean-Louis Blanc a pris en charge les destinées du Festival a concocté des programmes qui vont inciter les amateurs de l’instrument roi à passer des journées entières entre Auditorium, allée de séquoias et salle de concerts, depuis les rencontres ou d jusqu’aux… découvertes à faire dès le matin, jusqu’aux soirées, voire Nuits du piano. Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière, par des choix cooptés, assurent brillamment la continuité en recevant les grands noms des habitués, les incontournables de demain et même les amateurs les plus doués. D’ailleurs eux-mêmes seront aussi amenés à se produire S’il y a peu de jazz, la musique française trouve une large place, Messiaen fait un grand retour et Phil Glass lui-même se glisse entre Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms ou Satie. On vous propose aussi des concerts sous les séquoias, pour animer le parc en plus des soirées, de passer une heure avec… De quoi faire des festivaliers des amateurs très occupés.

    La billetterie est ouverte. Pour toute information 33(0)4.42.50.51.15 et info@festival-piano.com

  • Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque ! » fait son retour avec le printemps pour proposer, le 18 avril, une après-midi et une soirée de cirque et de son dans le parc Sophie-Desmarets*, quartier de la Mosson.

    Les « cabarets-jardin » impulsés en 2018 par une bande de copains sont devenus un rendez-vous attendu, qui accueille environ 2 000 personnes chaque année pour une journée festive. Entièrement gratuit et porté par une équipe bénévole, le festival a tissé des liens avec les acteurs associatifs du quartier où il est désormais implanté, lesquels participent à la manifestation à travers de nombreux stands de restauration ou d’animations.

    Nouveauté cette année, outre une scène extérieure en plein air sous les arbres, Arlette étrenne son nouveau chapiteau, acquis grâce au budget participatif de la Ville en 2024. C’est là, à partir de 14h, que débutera le traditionnel « Cab’arlette », cabaret-cirque où se succèdent des formats courts mêlant du clown, de la danse, des acrobaties et autres surprises, proposés par des artistes émergents ou amateurs rémunérés au chapeau.

    Se succéderont ensuite, le reste de l’après-midi, trois spectacles de cirque de compagnies professionnelles. De 16h à 16h40, la compagnie Das Arnak proposera, en extérieur, « Bakana », un spectacle de danse et mât chinois sur une musique bien rock n’roll ; entre 17h10 et 18h, la compagnie Shreu présentera sous le chapiteau « Imbroglio », porté par « une acrobate loufoque et bourrée de vie » ; enfin de 18h30 à 19h15, place à « Vilain chien », concert acrobatique et gesticulé de la Générale Posthume.

    Concerts et boum !

    À partir de 19h30, la musique prendra le relais pour une soirée en plein air, éclectique, festive et ouverte à toutes les générations. Au programme : un concert afrobeat d’Ina’timbô (19h30-20h45) ; un show case rap avec Taliano (21h-21h30), artiste d’origine italo-marocain « qui transforme les galères en lumière et les langues en passerelles » ; un concert afro-rock du quintet Saf Feh, soudé autour de la voix de sa chanteuse Sabrina (21h45-22h45) ; la soirée musicale se clora sur le DJ set de Marina Rabita (23h-00h), à la fois DJ, danseuse et chorégraphe.

    Les plus jeunes pourront eux aussi se déhancher sur la piste, avec, pour la première, une boum proposée à 18h. Tout au long de la journée, ils pourront également profiter des ateliers de découverte des arts du cirque (dès 3 ans) encadrés par des animateurs de l’école Balthazar (15h30-18h). Un atelier écologie « Au fil de l’eau de la Mosson » sera également proposé de 14h à 19h, sous une forme ludique. Sans oublier le concert participatif de la violoncelliste Sara Valero, à 16h40, accessible dès le plus jeune âge.

    * Tram ligne 1 direction Mosson, arrêt Halles de la Paillade

  • Un musée itinérant du Centre Pompidou en zones rurales

    Un musée itinérant du Centre Pompidou en zones rurales

    Qui l’aurait cru, avoir le Centre Pompidou qui vient nous voir à Valensole. » Le maire de la commune rurale, Gérard Aurric, se réjouit que son village ait été choisi pour la première étape du musée itinérant, qui part en tournée dans tout le département, jusqu’au 9 mai. « Notre commune est particulièrement fière et heureuse d’avoir été choisie pour accueillir le tout premier musée itinérant et gratuit d’art moderne et contemporain », s’est félicité l’édile lors du lancement du musée, mardi dernier. « C’est une véritable opportunité pour notre territoire de voir la culture venir à nous, ici, au cœur de nos zones rurales, parfois éloignées des grands centres culturels. »

    Les visites de scolaires s’enchaînaient pour cette première étape à Valensole. Le musée peut soit être réservé pour ces visites organisées pour des enfants, soit être ouvert au grand public pour des visites libres. Il sillonne à bord d’un bus les routes sinueuses du département, avec à son bord des médiateurs, là pour faire le lien entre le public et l’exposition sur le thème du cirque et du saltimbanque.

    Déjouer les limites de l’art

    La présidente du Département, Eliane Barreille a salué lors du lancement une « initiative qui déjoue les habituelles limites associées à l’art contemporain et à sa diffusion pour aller directement à la rencontre de nos concitoyens ». « Le musée mobile, c’est avant tout la promesse que l’art contemporain va aller à la rencontre de tous les publics », a-t-elle souligné. Le camion musée a été élaboré en 2022 par la Fondation Art Explora, en collaboration avec le Centre Pompidou. Il offre un espace d’exposition de 65m2. Cette initiative « a d’autant plus de valeur que le Centre Pompidou est fermé depuis septembre dernier, pour une durée de 5 ans, dans le cadre d’un vaste chantier de réaménagement. Grâce au MUMO, il continue de faire vivre ses collections en les faisant voyager dans les territoires ruraux et périurbains », s’est réjoui Eliane Barreille. « C’est une chance inouïe pour notre département. Nous croyons profondément en ce projet, raison pour laquelle nous avons été la première collectivité à répondre favorablement à la proposition d’Art Explora. » En visitant le musée sur roues, on retrouve des œuvres de grands maîtres, comme Marc Chagall, Victor Vasarely ou encore Henri Matisse. Le musée a choisi de faire étape dans « des zones rurales et des quartiers politique de la ville en priorité ». « C’est le cœur du projet depuis sa fondation », explique Elisa Argenziano, chargée du projet.

    Castellane du 13 au 15 avril, Annot du 16 au 17, Jausiers du 25 au 27, Barcelonnette du 28 au 29

  • [Le coin de la BD] Foot féminin et foot révolutionnaire et banni en Angleterre

    [Le coin de la BD] Foot féminin et foot révolutionnaire et banni en Angleterre

    Vingt-trois mars 1920. Le match opposant les Newton au Stone Hills Ladies s’annonce légendaire avec 60 000 spectateurs dans le stade de Liverpool. Il est l’aboutissement de l’enthousiasme né dans les années précédents autour du football féminin, symbole de l’émancipation des femmes par le sport dans l’Angleterre de l’après Première Guerre mondiale mais aussi de l’importance alors du mouvement ouvrier dans ce sport au départ aristocratique. Tout commence dans le Royaume-Uni de 1915 quand Katie, Linda et Emily se sont substituées dans l’usine aux hommes sur le front en France. Elles les ont remplacés au point de jouer comme eux au football durant les pauses, et même d’y jouer très bien. Julie Billault et Sébastien Piquet racontent comment de simple passe-temps, le football va devenir leur activité principale, leur notoriété se développant match après match, d’abord pour soutenir l’effort de guerre, puis les grévistes de l’après-guerre. Mais le retour de bâton sera violent : les hommes étant de retour et la fièvre révolutionnaire inquiétant le pouvoir, les autorités décident en 1921 un « ban » qui interdit aux femmes de pratiquer le football ainsi que toute compétition féminine. Une interdiction qui perdurera jusqu’en 1971. Pourtant, ces sportives féministes vont réussir à contourner ces interdictions via des tournées à l’étranger. Une superbe fiction inspirée de faits réels indispensables pour les amateurs éclairés de football.

    L’affaire des hommes disparus

    À la croisée du Club des cinq et de la culture Pulp, bienvenue à Hobtown, village de 2 006 habitants situé en Nouvelle-Écosse, au Canada anglophone, où Kris Bertin et Alexander Forbes situent leur triptyque Les mystères de Hobtown dont voici le premier volume. Car oui, il s’en passe des événements étranges à Hobtown, heureusement le club de détectives des lycéens est là pour mener l’enquête sur d’étranges disparitions et découvrir que même dans un petit bourg les faux-semblants sont nombreux. Une BD aussi palpitante que pleine de charme et de rebondissements.

    Chez Delcourt, 29,95€

    Matisse, le rêve absolu

    Jörg Mailliet et Julie Birmant évoquent à travers un graphisme inspiré un large pan de l’existence du peintre, de ses débuts difficiles jusqu’à la reconnaissance internationale à près de 40 ans, mais aussi de sa vie privée tiraillée entre son épouse et son modèle russe Lydia. Matisse y est peint comme un artiste en plein doute, rongé par l’angoisse et cherchant en permanence à explorer de nouvelles voies jusqu’à devenir un maître incontesté de l’art du XXe siècle sur lequel le Grand Palais à Paris organise une exposition-évènement jusqu’au 2 août.

    Chez Les Arènes BD, 24€

    Du pied gauche

    Dessinateur de presse originaire de la Drôme, Lara a suivi les élections présidentielles à gauche mais aussi la campagne des législatives après la dissolution qui aboutira à la constitution du Nouveau Front populaire. Mêlant aux espoirs et désillusions politiques de cet homme de gauche les drames familiaux qui le touchent, il livre une excellente chronique de la vie politique et de la gauche qui ne parvient plus à s’entendre. Un regard informé sur tout le spectre allant des écologistes à LFI en passant par les communistes et les socialistes.

    Chez Charivari, 21,50€

    Marcel Bascoulard

    Clochard magnifique et artiste de génie, marginal et travesti, Marcel Bascoulard a marqué la ville de Bourges jusqu’à son sordide assassinat crapuleux en 1978. Frantz Duchazeau rend un magnifique hommage en noir et blanc à ce virtuose du dessin, permettant de le redécouvrir ou tout simplement de le découvrir. Une belle biographie de cet artiste inclassable qui avait décidé de vivre et produire selon ses propres lois, pourtant soutenu par certains commerçants chez qui il échangeait des dessins contre de la nourriture.

    Chez Sarbacane, 25€

    Chagrin

    Rodolphe et Griffo s’inspirent du célébrissime « La peau de chagrin » d’Honoré de Balzac pour plonger leur lecteur dans le Paris des romantiques de ce début du XIXe siècle où aurait vécu le héros qui aurait inspiré le roman. Raphaël de Valentin, un jeune noble ruiné erre en quête d’un peu d’amour, de bonheur et d’argent ! Au bord du suicide, il entre dans une boutique d’antiquités, espérant y trouver quelque chose susceptible de le distraire. Un vieil homme mystérieux, lui montre un objet étrange : une peau… Et tout ira mieux. Ou pas !

    Chez Delcourt, 24€

    Woodstock 69

    Sous-titrée « Le concert du siècle », cette BD de José Luis Munuera et Kid Toussaint en met plein les yeux et plein les oreilles si on suit la bande-son de ce concert de légende de 1969. Il n’a d’ailleurs pas eu lieu à Woodstock, mais à Bethel, à 100 kilomètres de là. Rien n’était prêt pour la marée humaine qui y déferle : pénurie de nourriture et d’eau, toilettes impraticables, pluies diluviennes, état d’urgence déclaré… Et pourtant ce fut un festival qui marqua l’histoire pour un demi-million de jeunes. Voici l’odyssée de quelques-uns d’entre eux.

    Chez Le Lombard, 21,95€