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  • Quatre jours pour explorer notre relation aux animaux et au vivant

    Quatre jours pour explorer notre relation aux animaux et au vivant

    Quatre jours pour repenser notre lien à l’animal, qu’il soit sauvage ou domestique. Entre Marseille, Aix-en-Provence, mais aussi Arles et Aubagne, l’Université d’Aix-Marseille propose la 7e édition de son Festival des Sciences et des Arts. Le fil rouge de cette édition est l’exploration de « notre relation ambivalente avec les animaux », de « l’histoire biologique aux imaginaires culturels, jusqu’aux grands débats d’aujourd’hui », et pourquoi pas l’occasion de « questionner, en miroir, nos conditions humaines », indique la note d’intention du programme.

    Dans de nombreux lieux culturels des villes participantes, mais aussi sur les campus et dans les cafés, le public est invité à rencontrer un large panel d’intervenants et à assister à de nombreuses conférences, projections, ateliers et autres événements.

    Interdisciplinaire

    Au total, plus de 120 intervenants, 40 disciplines, 10 instituts et plus de 70 propositions en 25 formats viennent rythmer la programmation. Cette édition, plus importante que les précédentes, s’ouvre dès ce mardi 15 septembre à Arles, à l’Hôtel de Quiqueran de Beaujeu, sur le campus universitaire : dès 9h, avec les discours d’officiels et, comme premier rendez-vous, une conférence dans l’auditorium consacrée à l’ibis sacré. Dans l’après-midi ce même jour, c’est sur le campus d’Aix-en-Provence que les festivités sont lancées, à la faculté de droit et de sciences politiques (bâtiment Pouillon). À 13h, un accueil café, puis de 14h15 à 15h15, une conférence sur la condition juridique de l’animal, animée par Caroline Lanty, avocate, Marie-Cécile Lasserre, maître de conférences en droit privé et Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé. À Aubagne, le festival est lancé dès 16h45 à la Satis. À Marseille, plusieurs animations sont proposées dès le jeudi 17 septembre, notamment avec une visite et une déambulation prévues au sein de Cosquer Méditerranée, dès 9h, et en soirée dès 19h, à la brasserie Zoumaï, avec un apéro-débat.

    C’est aussi dans la cité phocéenne que le festival se clôturera, avec toute une programmation en journée au Mucem, avant que le festival ne s’achève définitivement avec une soirée sur le toit-terrasse du Mucem, dès 20h30, vendredi soir. Le détail de la programmation est à retrouver sur le site de l’Université d’Aix-Marseille.

  • Croix-Rouge : anticiper les crises pour mieux soutenir les sinistrés

    Croix-Rouge : anticiper les crises pour mieux soutenir les sinistrés

    En toile de fond du projet, les incendies dévastateurs de cet été et les déplacements de masse qui en ont découlé. Derrière les murs de l’unité locale de la Croix-Rouge, en parallèle de ses nombreuses autres activités, un groupe d’urgence social se monte, soit une unité spécialisée dans l’accompagnement social en cas de sinistre. Quel qu’il soit, de l’incendie, à l’inondation, aux routes bloquées par la neige. « On s’est dit qu’à Aix, si cela se passait un jour, il faudrait avoir une équipe de bénévoles Croix Rouge pour aider, organiser ces gens, les recevoir, les nourrir, les loger, leur remonter le moral en cas de nécessité », déroule Jacques Mignon, référent urgence sociale et membre du bureau. Cheville ouvrière de la composition de cette unité, soutenue par le président de la Croix-Rouge Jean-Michel Bottai, Jacques Mignon intègre la Croix-Rouge comme bénévole en 1968, alors lycéen. En repensant à la genèse du projet, c’est dans les années 1990, alors que Vitrolles et en proie à un incendie, que l’idée de monter cette unité à Aix prends ses racines. Un centre d’accueil des impliqués (CAI) avait alors été installé dans un gymnase « mais l’on était pas bien organisés, se souvient Jacques Mignon. On s’est finalement aperçus qu’on n’avait pas besoin des secouristes, on pouvait être bénévole à la Croix Rouge mais formé à l’accueil social. Ca a mis du temps mais ça y’est, on est bien partis. » Seule condition pour intégrer cette l’unité en devenir, être bénévole à la Croix-Rouge et être formé au tronc commun des acteurs de l’urgence (TCAU), une formation dispensée par l’association et en deux temps. Dernière condition pour intégrer le groupe d’urgence sociale, la disponibilité. Sur le principe des pompiers volontaires ou des réservistes, les bénévoles acceptent d’être appelés à toute heure, sur des plages horaires définies à l’avance. En contact avec la préfecture, en charge de diriger les bénévoles, ces derniers auront pour mission de se rendre au plus vite sur les lieux du sinistre. Pour composer le groupe social d’urgence, un appel déjà été lancé au sein de la locale aixoise. Selon Jacques Mignon, une quarantaine de bénévoles ont déjà répondu à l’appel. D’ici mi-octobre, la formation devrait être mise en place.

    Du matériel à trouver

    L’équipage trouvé, il reste encore, pour que cette unité soit fonctionnelle, à trouver du matériel. Celui-ci devrait être financé par des dons. « On a commencé à prospecter, on a commencé à demander des pistes pour essayer d’avoir des financements. Au minimum à Aix, il nous faudrait un mini-bus et une grosse remorque dans lequel on met du matériel (…) en ce moment, le problème des subventions est difficile », précise Jacques Mignon. Autorités locales ou entreprises privées, les bénévoles sollicitent les acteurs susceptibles de pouvoir soutenir leur démarche. Le député Marc Pena (PS) a déjà rencontré les bénévoles à ce sujet. Une rencontre a également été organisée avec le maire, Sophie Joissains. En plus du matériel nécessaire, des formations, Jacques Mignon reste confiant quant au lancement de cette unité. « On est en groupe, conclut Jacques Mignon. Pour faire face aux situations difficiles, on sait faire preuve de sang-froid, se soutenir et on n’est pas seuls. » Et pour renforcer les rangs, la Croix-Rouge cherche toujours plus de bénévoles.

    Pour rejoindre la Croix-Rouge ou l’unité: 06 26 26 71 08.

  • Les explications derrière l’échouage de poissons morts à Saint-Chamas

    Les explications derrière l’échouage de poissons morts à Saint-Chamas

    C’est un phénomène qui peut choquer, mais qui reste très « localisé », assure Raphaël Grisel, le directeur du syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang de Berre (Gipreb). Depuis vendredi, des quantités importantes de poissons morts se sont échouées sur les rivages de l’anse de Saint-Chamas suite à leur contact avec des eaux dépourvues d’oxygène et acidifiées par les conditions de chaleurs estivales.

    « Il y a deux catégories d’individus : des petits cabassons d’environ 3 cm, qui ne sont pas comptables puisqu’il y en a beaucoup, et des individus plus gros qui font jusqu’à 50 cm, détaille Raphaël Grisel. Ce sont essentiellement des loups, des muges et des daurades. De ce côté-là, ça pourrait concerner entre 100 et 200 poissons. »

    Mercredi et jeudi dernier, l’épisode de mistral a joué son rôle en brassant les eaux de l’étang, dont l’état s’était dégradé tout au long de l’été. La chaleur a favorisé le développement de phytoplancton, qui, une fois sédimenté, a alimenté tout un écosystème bactérien consommateur d’oxygène. La semaine passée, le vent a donc contribué à améliorer la situation écologique de l’étang en évacuant les eaux chargées de matières organiques vers la mer et en remuant, donc en réoxygénant, la lagune.

    Turbinages repoussés

    Mais à Saint-Chamas, il semblerait que des poissons se soient retrouvés « piégés » par une masse d’eau acide, ramenée à la surface dans la zone nord. « La qualité des eaux de baignade n’est pas affectée, même s’il est fortement recommandé de ne pas se baigner » dans ces zones, note le Gipreb.

    « Bien qu’impressionnant, ce type d’événement reste salutaire pour l’étang qui a ainsi évacué vers la mer une grande quantité de cette matière accumulée l’été », souligne le syndicat, qui a réalisé des mesures, ce lundi matin, pour évaluer l’oxygénation de l’eau. « On est dans une situation peu oxygénée, mais on n’est pas dans un cycle d’anoxie », se réjouit le directeur. Le taux de 2mg/L – là où l’idéal serait plutôt de 6mg/L – est bas, mais « permet la vie ».

    L’étang de Berre est resté « sur le fil » tout l’été. Réuni toutes les deux semaines, le comité opérationnel a permis de maintenir un échange entre le gestionnaire de la Durance, le Gipreb, EDF et la sous-préfecture d’Istres pour piloter au mieux la lagune. « On a pu alerter dès mi-août, en disant que la situation était très critique », note Raphaël Grisel. De ce fait, alors que les turbinages étaient partiellement autorisés du 29 août au 12 septembre, et sont totalement autorisés depuis, EDF a donc repoussé la reprise des rejets d’eau douce. Mis en place après la grave crise d’anoxie de 2018, ce comité opérationnel porte donc ses fruits.

  • Les secrets d’histoire de l’ancien Hôtel Splendide à Marseille

    Les secrets d’histoire de l’ancien Hôtel Splendide à Marseille

    Le rectorat prépare la restructuration du 31, boulevard d’Athènes, siège du centre régional de documentation pédagogique et son réseau Canopée. L’objectif est de transformer cet ancien hôtel de luxe de la fin du XIXe siècle en un espace tertiaire moderne pour des entités du rectorat. Il s’agit d’optimiser une superstructure de 150 pièces sur sept niveaux et 4 200 m² de surfaces habitables, d’améliorer les performances énergétiques et de le mettre aux normes de sécurité et d’accessibilité. Un chantier à 7 millions d’euros étalé sur 2027-2029.

    Pour cette lourde opération pilotée par l’agence d’architecture Poissonnier Ferran et afin de « favoriser une approche avisée du site dans ses aspects patrimoniaux », le rectorat, son propriétaire depuis juin 1979, a commandé une étude historique de l’immeuble qui fut d’abord le Grand Hôtel de Russie et d’Angleterre, ouvert en 1893 au pied de la nouvelle gare Saint-Charles et à côté duquel s’installera en 1912-1914 l’Hôtel Splendide qui l’a ensuite absorbé.

    L’étude réalisée par Nathalie Banel, historienne de l’architecture et de l’urbanisme, est passionnante. Ses recherches qui relèvent de l’archéologie du bâti à l’échelle d’un îlot, révèlent la densité historique de ce foncier depuis la confiscation sous la Révolution du domaine religieux des Petites Maries et son démembrement qu’elle documente. Sur la longue façade actuelle, on lit encore les vestiges d’un immeuble à trois fenêtres de 1832.

    « Sa place dans l’histoire autant que son ampleur architecturale en font un lieu d’intérêt nécessitant de porter une attention particulière à son évolution », montre la chercheuse, qui réserve de longs développements sur « cet ancien hôtel de luxe principalement connu pour avoir été le lieu de séjour et de travail de Varian Fry, journaliste américain ayant contribué à sauver plusieurs milliers de réfugiés juifs ou antinazis entre 1940 et 1941 ». « Les réfugiés commencent à défiler dans ma chambre. Je leur donne de l’argent et des conseils, et j’essaie de leur soutenir le moral jusqu’à minuit ou une heure du matin », écrit Varian Fry, qui reçoit dans sa chambre n°324 au second étage, puis dans la 307. Tournée en partie sur place, la série Transatlantique de Netflix, rend hommage à son rôle éminent et à celui de Mary Jayne Gold, pour aider plus de 2 000 réfugiés à fuir le régime nazi.

    D’autres hôtes célèbres sont évoqués comme le cinéaste Abel Gance, les écrivains Paul Valéry et André Gide. Au début de la Seconde Guerre mondiale, des spectacles y sont donnés, permettant à de nombreux musiciens repliés à Marseille dans la débâcle de survivre. Les salons du Splendide ont reçu des chanteurs d’opéra, la cantatrice Madeleine Grey et le violoniste polonais Stanislas Dymek ou encore le pianiste Eugène Reuchsel. La comédienne Eve Francis y récita son Ode à la France meurtrie, avant que les bottes nazies ne claquent en novembre 1942 dans le vestibule. L’avocat et homme politique Vincent de Moro-Giafferri s’y était réfugié, craignant la vindicte des nazis pour avoir défendu Herschel Grynszpan, ce juif allemand réfugié en France qui, en novembre 1938, avait abattu un diplomate allemand à Paris, un assassinat qui déclencha la « Nuit de Cristal » et le pogrom contre les juifs d’Allemagne.

    Dans son roman Transit paru en 1944, Anna Seghers décrit l’Hôtel Splendide, nid d’espions et de mouchards, où logent tout à la fois ceux qui volent au secours des réfugiés traqués par les nazis et des membres de la commission chargée de l’application de la convention d’armistice de juin 1940. Le 3 janvier 1943, Hélène Taich, résistante FTP-MOI y jette une bombe sur les autorités allemandes qui y logent. L’attentat sera le prétexte aux rafles et à la destruction du quartier Saint-Jean.

  • À Manosque, mobilisation devant Géométhane

    À Manosque, mobilisation devant Géométhane

    Les salariés de Géométhane, entreprise de stockage de gaz naturel dans des cavités souterraines, mais aussi d’Enedis, de GRDF ou encore de RTE, sont appelés à se mobiliser, ce mardi, devant le site de Manosque, pour protester contre les préconisations du rapport de la Cour des comptes. « Ses préconisations sont de réduire, voire rendre caduques, des dispositifs qui sont historiques, comme le tarif agent, qui fait partie de nos éléments de rémunération. On baisse votre salaire annuel de 20% parce que vous bénéficiez d’un tarif agent », explique Philippe Guimard, délégué syndical Géométhane pour FO, qui appelle à la mobilisation aux côtés de la CGT. « Ce n’est pas une loi, mais le rapport de la Cour des comptes donne des orientations, c’est une feuille de route pour les réformes. Et c’est là où on veut envoyer un message fort en disant que si vous touchez à ça, ça va mettre le feu », lance-t-il. Selon le syndicaliste, « en réalité, aucun changement qui interviendrait sur les éléments de rémunération des agents des industries électriques et gazières ne viendrait réduire la facture d’un consommateur ». L’objectif de la mobilisation est « de faire pression sur le gouvernement, avance Philippe Guimard. Ce qu’on veut protéger, c’est un modèle social commun, qui protège tout le monde. » Des délégations seront reçues à Bercy ce mardi. « En fonction des retours qu’ils nous feront, ça va conduire à des mouvements qui vont se renouveler », explique le syndicaliste.

    De son côté, la CGT élargit la mobilisation à d’autres revendications sur les heures supplémentaires et « l’attaque qui est portée depuis le printemps sur le financement de la caisse de retraite », avance Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence. « L’attaque sur le tarif agent est très symbolique, mais ce n’est pas financièrement aussi important que les autres attaques. Enedis met dans les caisses de l’État chaque année 1,3 milliard d’euros. Alors dire que nous, on coûte, c’est osé. Il n’y a pas grand monde qui rapporte autant que nous dans les caisses de l’État. »

  • Métropole Aix-Marseille : la CGT appelle à la raison, le patronat inquiet

    Métropole Aix-Marseille : la CGT appelle à la raison, le patronat inquiet

    Une nouvelle fois, la Métropole Aix-Marseille se retrouve dans une impasse, suite à l’échec du vote pour imposer 53 millions d’euros de coupes dans sa dotation de solidarité aux communes, lors du conseil du 10 septembre dernier. Tandis que le budget modifié par l’assemblée doit retourner devant la chambre régionale des comptes, la CGT des agents métropolitains appelle les élus, dans une lettre ouverte qui leur est adressée ce lundi, « à revenir à la raison et aux responsabilités pour lesquelles vous avez sollicité le suffrage des habitants de notre territoire ».

    « Depuis des mois, les agents métropolitains survivent sans budget, sans perspectives, sans réponses, sans missions, dans une insécurité permanente et avec un grand sentiment d’être méprisés », dénonce le syndicat, qui s’indigne de voir les fonctionnaires territoriaux faire les frais de cette crise métropolitaine.

    Tandis que la « Métropole des maires » promise par son président (LR) Nicolas Isnard se perd dans l’arbitrage entre les communes de ses coupes budgétaires, « la Métropole cesse progressivement d’être un projet collectif pour devenir un lieu de négociation entre intérêts particuliers », s’inquiète la CGT.

    L’UPE 13 contre les impôts

    Alors le syndicat répète son aspiration à « l’élaboration d’un projet commun digne des services publics » et lance un appel à « tourner la page des divisions stériles ». « Les agents métropolitains, qui œuvrent chaque jour pour faire vivre nos services publics, méritent mieux que l’incertitude », partage la lettre ouverte.

    De son côté, c’est à travers un communiqué publié également ce lundi que l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), la branche locale du Medef, dénonce les hausses de 26 millions d’euros d’impôts votées pour 2027. « Les entreprises contribuent déjà à la fiscalité économique à la Métropole. Elles prennent leur part, et largement, écrit son président Jean-Christophe Amarantinis. Nous comprenons les contraintes budgétaires, mais leur réponse ne peut pas être de solliciter toujours davantage ceux à qui nous demandons parallèlement d’investir, de recruter et de décarboner. » L’organisation patronale rappelle le refus explicite du préfet d’augmenter les taux de cotisation foncière au moment d’arrêter le budget de l’intercommunalité, le 16 juin, et souligne que la fiscalité économique contribue déjà à hauteur de 900 millions d’euros aux finances métropolitaines.

    Si l’UPE 13 réclame une stabilité des taux et une maîtrise des dépenses, elle n’en demande pas moins de préserver les investissements structurants de la Métropole. Ceux-là même dont le fonctionnement pèse aujourd’hui sur les budgets de l’institution. Et de demander à son président « de la visibilité et des réponses concrètes » lors de sa venue au Forum des entrepreneurs, le 8 octobre.

  • Marseille, carrefour des luttes pour la santé

    Marseille, carrefour des luttes pour la santé

    À l’appel de la CGT Santé et Action sociale et de la Fédération CGT des services publics, les salariés des secteurs de la santé, du social et du médico-social se mobilisent ce 15 septembre. Une journée de grève et de manifestation pour dénoncer le manque chronique de moyens, aggravé par les politiques d’austérité et les restrictions budgétaires. à Marseille, une manifestation régionale est prévue à 11 heures, au départ de la porte d’Aix.

    « Les réponses du gouvernement sont cyniques et inacceptables », pose la CGT Santé et Action sociale dans un communiqué, estimant que les besoins explosent tandis que les financements diminuent au détriment des patients, des personnes âgées ou en situation de handicap, des enfants et des familles.

    Alors que les organisations syndicales alertent sur la dégradation des conditions de travail, le manque de personnel et l’insuffisance des financements pour répondre aux besoins croissants, des délégations venues des six départements de la région sont attendues. Une cinquantaine de membres de l’union santé action sociale CGT 83 seront présents à Marseille pour la manifestation, avec un départ à 9h30 en bus depuis la gare routière de Toulon.

    L’UD CGT 04 a affrété un bus. Le convoi partira de Digne, passera par Mallemoisson, Peyruis et Manosque pour prendre la direction de la Porte d’Aix. « Des bus se préparent dans chaque département avec différents appels et des mots d’ordre qui dépassent le cadre de la santé. Le cortège partira de la Porte d’Aix en direction de la préfecture pour rejoindre les électriciens et converger sur les questions communes », explique Cédric Volait, coordinateur régional CGT santé et action sociale.

    L’enjeu du budget

    Parmi les revendications figurent une hausse générale des salaires, la revalorisation des carrières et l’attribution du Complément de traitement indiciaire à tous les agents. « La question des salaires est transversale. De plus en plus de personnels n’arrivent plus à vivre de leur travail. Je parlais avec une infirmière qui travaille douze heures par jour et doit faire des ménages à côté pour faire vivre ses enfants », raconte Cédric Volait.

    « La durée moyenne d’une infirmière dans un hôpital public, c’est trois ans. Alors qu’il y a encore une dizaine d’années, c’était cinq ou sept ans », abonde Greg Fontaine, co-secrétaire général de l’USCGT AP-HM. « Ils transforment nos grands hôpitaux en véritables usines à soins : les patients sont pris comme des numéros et se font soigner à la chaîne, avec des cadences absolument infernales et les collègues rentrent à l’hôpital comme à l’usine, avec le même stress et le même épuisement… »

    La CGT exige la reconnaissance des qualifications et de la pénibilité des métiers avec un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ainsi que des embauches massives. « On en est là en France en 2026 : il y a de plus en plus de millionnaires, on commande des porte-avions, des rafales, mais il n’y a plus rien pour la santé et l’éducation », reprend Cédric Volait, qui travaille dans le CHI de Manosque où le service des urgences a été contraint de fermer ses portes de manière récurrente, la nuit, faute d’urgentistes.

    La CGT réclame donc davantage de moyens pour la Sécurité sociale et le financement de la santé, l’arrêt des fermetures de lits et de services, leur réouverture, ainsi que le développement d’un grand service public de santé et d’action sociale.

    « L’enjeu du budget de la Sécurité sociale revient évidemment avec le PLFSS qui arrive. Le budget 2026 a été un des pires depuis 1996, et là, on nous annonce encore pire en 2027. Les personnels sont très inquiets et la population l’est aussi vis-à-vis d’une prise en charge qui se dégrade. Ce mode dégradé que de plus en plus d’établissements subissent impacte les personnels, mais aussi la prise en charge des patients : on ne peut plus soigner tout le monde. C’est donc un des gros enjeux de cette manif, obtenir un budget à la hauteur des besoins, arrêter de supprimer des lits et des personnels », conclut Cédric Volait.

    La recherche publique aussi dans la bataille

    Le SNTRS-CGT appelle les personnels de la recherche à se rassembler, mardi 15 septembre à 10 heures, devant la faculté Saint-Charles, à Marseille. Le syndicat dénonce des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS, qu’il considère comme une menace pour l’avenir des établissements publics scientifiques. Cette mobilisation est organisée à l’occasion de la rentrée du Cneser. Ch.C.

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • [Entretien] Luc Tardif, entraîneur des Spartiates : « C’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs »

    [Entretien] Luc Tardif, entraîneur des Spartiates : « C’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs »

    La Marseillaise : Vous vous apprêtez à débuter votre quatrième saison à la tête des Spartiates, en Ligue Magnus. Comment s’est déroulée la préparation sur la glace ?

    Luc Tardif : J’ai beaucoup apprécié l’état d’esprit du groupe tout au long de cette période. Pour moi, les résultats restent anecdotiques. Ce n’est pas ce qui compte le plus pendant la pré-saison. Ce que l’on regarde avant tout, c’est le contenu et la progression de l’équipe dans ce contenu. Il y avait quelques nouveautés à assimiler, avec également l’intégration de nouveaux joueurs. Nous avons apporté deux ou trois changements sur certains aspects de notre système. Il faut mettre tout cela en place et forcément, cela demande du temps. Mais j’ai trouvé que l’équipe et particulièrement les nouveaux joueurs se sont adaptés très rapidement. C’est donc plutôt positif. La pré-saison est désormais terminée. Nous avons encore eu une grosse semaine de travail pour ajuster certains points et insister sur plusieurs éléments. Maintenant, on a hâte que les choses sérieuses commencent.

    Durant l’intersaison, vous avez signé dix nouveaux joueurs, dont huit sur les postes d’attaquants. Quelle a été votre stratégie dans le recrutement ?

    L.T. : Notre idée directrice, cet été, était dans un premier temps de conserver les joueurs qui étaient importants pour nous. Mais la première étape a surtout été de réfléchir à la manière dont on voulait jouer, dans les moindres détails. Et à partir de là, de recruter des joueurs capables d’assimiler ces principes et de s’inscrire dans ce cadre. L’élément clé, ça a été l’intensité. C’est un mot dont on parle beaucoup dans le sport, mais nous l’avons décliné de manière assez précise, et c’est ce qui a guidé notre recrutement cet été. Sur la pré-saison, nous sommes satisfaits. Maintenant, on va voir comment se passe le début de saison. Mais, pour l’instant, nous n’avons pas de déception sur ce point-là.

    À quel point trouvez-vous que
    le niveau de la Ligue Magnus a progressé ces dernières années
     ?

    L.T. : Je trouve que les matches sont de plus en plus serrés par rapport à l’époque où je jouais, où il y avait davantage de scores fleuves. Bien sûr, un classement se dessine toujours, mais il y a encore beaucoup de changements en dehors du top 4. Je trouve que c’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs, avec beaucoup d’équipes qui peuvent y prétendre. Ce sera encore le cas cette année. On l’a vu avec les résultats de la pré-saison : tout le monde est capable de battre tout le monde. C’est vraiment attractif. Aujourd’hui, tous les matches sont difficiles à aller chercher, peu importe l’équipe. Mais notre objectif reste de nous qualifier pour les play-offs. On se concentre là-dessus dans un premier temps.

    En parlant du public, avez-vous le sentiment que le hockey a pris une nouvelle dimension à Marseille grâce à votre club ?

    L.T. : Ça devient de plus en plus un public de connaisseurs. Au tout début de notre arrivée en Magnus, même si nous avions déjà de grosses affluences en Division 1, ça restait surtout un public de spectateurs. Aujourd’hui, on a un vrai kop de supporters, qui est top. L’ambiance est incroyable chez nous et ça nous pousse à chaque match, surtout dans les moments difficiles. Je pense qu’au fil des années, des bons résultats et d’une bonne gestion, on parvient à fidéliser le public. C’est top pour la suite. On est toujours dans l’état d’esprit de vouloir s’améliorer chaque saison. Je pense que le public va, et doit, être un atout pour cette prochaine saison.

  • La mise en sécurité de Fibre Excellence toujours pas assurée

    La mise en sécurité de Fibre Excellence toujours pas assurée

    Les ex-salariés de l’usine à papier liquidée dénoncent « un débit permanent de 2 m3 d’effluents dans le réseau pluvial » depuis que les administrateurs judiciaires sont aux manettes de l’usine à papier. Le premier geste de l’entreprise mandatée avait été de couper l’électricité par économie d’énergie. Même s’il reconnaît qu’on « ne stoppe pas un site Seveso en appuyant sur un interrupteur », Realtec se révèle incapable de remettre en fonctionnement la station d’épuration. La partie n’est pas finie.

    « Ce week-end, on a relevé un pic de conductivité très inquiétant, note Jean-Michel Bulinge, délégué CGT du site. Il est compatible avec une arrivée ponctuelle d’eau chargée et soulève de sérieuses interrogations quant à une éventuelle pollution du Rhône. » Sur site, les salariés licenciés restent disponibles, bien que Realtec ait fait savoir devant le tribunal administratif de Marseille qu’il n’était pas question de les réembaucher pour procéder à la mise en sécurité des installations. Pour rappel, Realtec contestait l’arrêté de réquisition au nom de la très libérale liberté d’entreprendre. « Je fais ce que je veux », avait rétorqué la société au juge des référés, au mépris des principes de la République comme des règles exigées sur un site Seveso et dans une période où la protection de l’environnement crie urgence. Après quatre arrêtés ignorés, le préfet de région a fini par taper au portefeuille.

    Le 4 septembre, Jacques Witkowski a pris un « arrêté de réquisition de SELAS EGIDE, représentée par Maître Alix Brenac, et SELARL BDR&associés, représentée par Maître Marc-Antoine Rey, en tant que liquidateurs de la société Fibre Excellence Provence, les enjoignant notamment de procéder au redémarrage de la pomperie au Rhône qui alimente les poteaux incendie, les sprinklers et les couronnes d’arrosage » et au « redémarrage de la station d’épuration », indique la préfecture. En vain. Le préfet « a signalé cette situation au procureur de la République et a repris un arrêté, le 9 septembre, qui prescrit des mesures d’urgence afin de rétablir un niveau de sécurité incendie du site suffisant et qui demande le redémarrage de la station d’épuration pour protéger le Rhône d’éventuels effluents », précisent les services de l’état. Le préfet a « demandé au juge administratif de prononcer une astreinte de 50 000 euros par jour de retard d’exécution de son arrêté prescrivant les mesures d’urgence pour la mise en sécurité de ce site classé Seveso ».

    Lundi 14 septembre, rien n’a bougé sur l’usine. « Cette situation est d’autant plus dure qu’on a le sentiment d’être entendus mais que personne n’est en mesure de les arrêter dans leur volonté de détruire l’outil industriel au plus vite », lance, stupéfait, l’ex-technicien. « Il existe une solution. On a un projet pour repartir avec de faibles moyens », assure François Batista, secrétaire de l’UD CGT 13.

    Sophie Binet à l’usine

    Avec l’idée de travailler sur la revalorisation de déchets et éventuellement de fabriquer de la pâte à papier à partir de cartons recyclés. « Mais les liquidateurs ont l’air pressés de détruire cet outil, craint le responsable syndical. « Un outil qui, avec le savoir-faire des salariés, permettrait de faire vivre des milliers d’emplois dans la filière bois du département. »

    Une vidéo publiée par la CGT a été partagée par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et la militante pour le climat Camille Etienne. Elles exigeaient : « L’État doit immédiatement mettre le site sous protection. » Avec Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie, Sophie Binet avait volé au secours de Fibre Excellence à Saint-Gaudens. C’est maintenant sur celui de Tarascon que la secrétaire générale de la Confédération prévoit de se rendre le 17 septembre, convaincue que les deux sites sont à relever pour conserver la filière, l’emploi et la production industrielle.