Lancée lundi, la concertation préalable volontaire initiée par l’association des salariés de la Centrale (ATCG) a donné lieu à une première réunion publique tenue elle, ce mardi soir. Objectif : présenter le projet biométhane, qu’ils portent conjointement avec la société Gazotech. Si le projet a majoritairement été soutenu par les riverains présents, nombreuses ont été les interrogations et surtout les oppositions au projet, tel quel. À commencer par l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution de Gardanne (ANLP) qui a tenu une prise de parole unique avant de quitter la salle avec la FNE13 et les CIQ Gardanne Est et Langarie. « Aucune véritable co-construction n’a été organisée avec les associations locales, aucune étude globale sérieuse n’a été présentée sur les impacts cumulés avec la centrale P4 aujourd’hui et tous les autres demains », déroulait Marie Christine Borgna, pour l’ALNP, précisant rester « disponibles pour une véritable concertation indépendante ». Jean-Louis Debard, pour la CEPG (Convergence écologique du Pays d’Aix), estimait que « les associations comme les populations ont été mises à l’écart, cantonnées dans des réunions de cadre de vie inefficaces et limité dans leur objectif ». La réunion passée, il concède : « On est prêts à discuter. Les moyens qu’ils ont sont limités, et pour nous aussi. » Jean-Michel Rocassalva, secrétaire de la CGT de la Centrale, rapporte de son côté que « les garants [de la concertation] ont proposé à ces associations de nous rencontrer avant la réunion publique. Ils ne l’ont pas souhaité (…) on a jamais été opposés à présenter notre projet à qui que ce soit ».
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Embrun et Chorges choient les commerces de centre-ville
« La fréquentation est de plus en plus cyclique. Avant, la saison d’été s’étalait de mai à octobre, maintenant c’est concentré sur un mois et demi. » Si le cœur de ville d’Embrun demeure attractif, Étienne Davello, gérant d’une cave à vin place Barthelon, constate la baisse du pouvoir d’achat, et l’étiolement dans le temps de la fréquentation. Le commerçant rappelle aussi qu’avec l’essor des commerces en station de montagne, l’affluence touristique « redescend de moins en moins vers les villes de la vallée ». Afin de préserver la vitalité du commerce de centre-ville, malgré ces défis conjoncturels, comme tous les commerçants du centre, il a récemment été consulté par une enquête publique lancée mi-avril. À Embrun et à Chorges, commerçants et artisans, ainsi que la clientèle locale, de passage et touristique ont pu livrer leurs témoignages et suggestions. Au total, la municipalité a récolté plus de 500 participations. « Notre volonté est de faire qu’Embrun continue à être un petit bourg qui vit toute l’année avec une vitalité commerciale et culturelle et pour ça un diagnostic était indispensable », explique la maire Chantal Eymeoud. Si l’activité commerciale à Embrun est dynamique, avec un nombre de commerces en hausse, il existe des disparités entre des commerces de bouche plus pérennes que les boutiques de vêtements ou d’artisans d’art. Parmi les leviers d’action, la mairie a ciblé la vacance et les loyers et doit délibérer cet été quant à la création d’une taxe sur les locaux commerciaux vacants, pour inciter les propriétaires à louer. « Nous avons aussi mis en place au niveau de la Communauté de communes une exonération de taxes pour les trois années qui suivent installation d’un nouveau commerçant », rappelle Chantal Eymeoud. Chorges et Embrun bénéficient aussi du statut « Petite ville de demain », un label national qui octroie des aides aux communes de moins de 20 000 habitants pour revitaliser leur centre-ville.
Une réunion publique avant l’été« Chorges bénéficie de la proximité de Gap et Embrun, de par sa taille, troisième ville du département, et son patrimoine architectural, est attractive. La problématique de revitalisation est plus complexe pour d’autres petites villes qui n’ont pas autant d’atouts, analyse Alain Mars, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hautes-Alpes. Pour autant, rien n’est acquis. C’est quand même fragile, on est un territoire de 140 000 habitants avec une population qui vieillit, des saisons très touristiques mais où il y a moins d’activité économique en dehors et le contexte économique est compliqué pour tout le monde. Pour un élu, c’est une bataille sans fin. »
Les membres du CAUE rappellent aussi les défis à venir pour les centres-villes : un vieillissement de la population qui amène un besoin de concentrer les services en ville, la nécessité de végétaliser face au dérèglement climatique ou encore la rénovation nécessaire d’un bâti ancien, souvent étroit et peu adapté. Autant de facteurs de la vitalité d’un centre-ville qui pourront être débattus prochainement, la mairie d’Embrun ayant prévu la tenue d’une réunion publique sur l’enquête avant l’été.
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Les élèves des écoles d’art imaginent les Alpes en 2126
Une centaine d’élèves des écoles d’art de Digne, Forcalquier, Gréoux-les-Bains et Barcelonnette ont inauguré et présenté mercredi soir leur exposition imaginant le département dans 100 ans. Jules, 11 ans, élève à l’école d’art IDBL à Digne, a ainsi imaginé avec quatorze de ses camarades un monde où « on a voulu réparer le réchauffement climatique, mais on a tout foiré ». « C’était un projet très amusant à faire, et chacun a pu apporter ses idées pour imaginer le futur », a renchéri son camarade Gabriel. « Nous avons aimé inventer notre vision du monde de demain, parce que nous sommes aussi les adultes du futur », a lancé Jules. Dans leur monde imaginaire, « le 04 est devenu un monde fragmenté qui flotte dans les airs. Le monde est bloqué dans un hiver éternel », explique le petit garçon. « Les humains habitent dans des bulles et l’atmosphère est irrespirable. »
« Nous, on s’est dit qu’en 2126, ce serait quand même bien que ce soit quelque chose de meilleur qu’aujourd’hui, sinon c’est anxiogène pour les enfants », a défendu Catherine Hall, professeure d’arts plastique à l’école intercommunale de Forcalquier. « Avec le réchauffement climatique, on en a conclu qu’il y aurait des ananas, des bananes, des oranges dans les arbres, et que le coq pondrait des œufs », a-t-elle décrit. Sur l’un des leurs kakémono (œuvre d’art suspendue), on peut distinguer la citadelle de Forcalquier sous l’eau.
« Ce que vous découvrez ce soir est une illustration de ce qu’ensemble nous pouvons accueillir lorsque nous mettons l’art et la créativité au cœur de nos politiques publiques, à savoir faire des arts un levier de développement humain et de cohésion pour l’ensemble de notre territoire », a défendu Alain Deslaux, conseiller départemental délégué notamment à la culture.
Une première rencontre« C’est la première fois que les quatre écoles du département travaillent ensemble », se réjouit Isabelle Laban-Dal Canto, conservatrice du patrimoine au département. « La présidence nous a demandé d’organiser des expositions dans cette salle de l’hôtel du département, donc on a fait plusieurs propositions, dont deux ont été retenues : l’artothèque et celle-ci. »
« C’est compliqué de travailler comme ça avec plein de gens à distance qui ne se croisent pas forcément », a témoigné la directrice de l’école d’art dignoise IDBL, Émeline Eudes. Les quatre écoles qui ont participé, entre Gréoux-les-Bains et Barcelonnette, sont très éloignées, d’un bout à l’autre du département. « Je me mets à la place des jeunes d’aujourd’hui, c’est déjà hyper anxiogène pour nous, entre les guerres, le climat », a ajouté la directrice de l’école. « Sur les kakémonos de l’Ubaye, je trouve qu’il y a un truc intéressant, parce qu’ils parlent du ski, des remontées mécaniques… C’est un vrai sujet aujourd’hui pour toutes les petites stations de ski qui sont en train d’essayer de se transformer. »
Ce projet s’inscrit dans le schéma départemental, qui assure un maillage territorial « qui permette à toutes les populations disséminées sur le territoire d’avoir une offre accessible financièrement et géographiquement », explique Emeline Eudes. « C’est une obligation légale pour la musique, la danse et le théâtre. Les arts plastiques ne sont pas dedans. Le ministère de la culture oublie systématique l’existence des arts plastiques quand il parle d’enseignement artistique », regrette-t-elle. Heureusement, le département a décidé de les inclure.
Ce schéma « n’oblige pas le Département à donner des subventions, mais on le fait », avance Anne Rinjonneau, directrice adjointe aux stratégies culturelles. « Souvent, il y a plus de temps de déplacement que d’heures de cours », déplore-t-elle. Le Département a profité de l’occasion pour remettre un chèque de 400 euros à chacune des écoles « pour leur permettre d’acheter du matériel », a annoncé Alain Deslaux.
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Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse
SOS Homophobie tire la sonnette d’alarme. Lors de la précédente publication de son rapport annuel, l’association alertait sur la montée « de courants réactionnaires et conservateurs véhiculant une parole hostile de plus en plus décomplexée, cautionnant ainsi des violences et discriminations répercutées dans la société ». Un an plus tard, elle fait état d’un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ».
Et pour cause, ce sont 1 771 cas de LGBTIphobies qui sont recensées dans cette 30e édition de cet ouvrage publié lundi, soit près de 200 de plus qu’en 2024. Parmi les témoignages récoltés, celui de Pierre, la quarantaine, qui vit en zone rurale près d’Aix-en-Provence. Sans emploi depuis six ans, il dit avoir été « “contraint de partir” de son ancien poste de vendeur, “à cause de rumeurs et de harcèlement au travail du fait de son homosexualité” », relate le document. « Il raconte, par exemple, qu’un collègue lui avait raconté qu’un homosexuel de son entourage venait de se suicider, et que c’était pour lui la meilleure chose à faire », note SOS Homophobie.
Sont exposés au fil des pages, de nombreux témoignages de personnes vivants dans le « sud » de la France. Comme par exemple celui de Sarah, une femme trans lesbienne, en couple. « Depuis plus de trois ans, des jeunes d’extrême droite qui habitent son immeuble ne cessent de l’insulter et de l’agresser. Elle a déjà reçu plusieurs menaces de mort, ainsi que des coups de poing. Ces agressions ont commencé quand elle a emménagé avec sa compagne », peut-on lire dans le rapport. Sur les 280 personnes trans tuées dans le monde en 2025, 90% sont des femmes.
L’association française fait état d’un contexte politique qui « ne laisse pas présager un avenir meilleur pour les personnes LGBT ». Et ce, à un an d’une élection présidentielle où l’extrême droite est au plus haut dans les sondages.
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![[Entretien] Judith Sasportes : « Un jeu non digital peut gagner le concours Lépine ! »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/500e386c8828fa0074c710f46a35397c.jpg)
[Entretien] Judith Sasportes : « Un jeu non digital peut gagner le concours Lépine ! »
Comment éviter les prises de tête autour des devoirs de maths ? Judith Sasportes, marseillaise de 26 ans, a peut-être trouvé la solution avec son jeu « Maths et ma toque », médaille d’argent au concours Lépine 2026. L’ancienne étudiante à la faculté d’Aix-Marseille a poursuivi des études d’ingénieure avant de se lancer dans une école de commerce. Son bagage universitaire, complété par un fort investissement associatif, notamment auprès des scolaires, l’ont poussé à s’intéresser à l’apprentissage. Entretien avec une inventeuse engagée.
La Marseillaise : Quel est l’objectif de votre jeu « Maths et ma toque » ?
Judith Sasportes : Ce jeu tend à réduire le traumatisme de l’apprentissage des mathématiques ! Le but est de monter en grade en réalisant des recettes de cuisine à l’aide de calculs mathématiques. Il existe cinq niveaux, allant de la simple addition à des fractions ou encore la règle de trois. Les enfants et les adultes peuvent jouer ensemble. C’est très important qu’il y ait ces moments de partage, de montrer aux enfants qu’il est normal de se tromper à n’importe quel âge.
Comment vous est venue l’idée de ce jeu ?
J. S. : Après mes études d’ingénierie informatique, j’ai voulu développer mon entreprise. J’ai fait une école de commerce et en parallèle, je suis rentrée en lien avec des enfants, des familles, des professeurs, en ayant en tête de réaliser un projet utile pour l’apprentissage. Grâce à mes échanges, j’ai constaté que les méthodes d’apprentissages des mathématiques étaient trop déconnectées de la réalité. Les enfants pensent souvent que les maths ne servent à rien, ou alors à compter l’argent. Mais ils n’en ont pas, donc ça reste très abstrait ! Aussi, j’ai commencé à réfléchir à ce premier jeu didactique.
Les jeunes filles sont moins représentées dans le domaine scientifique, est-ce que vous avez pensé votre jeu autour de cette problématique ?
J. S. : Je m’engage depuis plusieurs années pour l’égalité des chances dans les sciences, notamment en étant marraine de l’association « Ambitieuses ingénieuses » qui soutient les collégiennes dans leur projet d’études scientifiques. Sur la boîte de « Maths et ma toque », j’ai fait figurer deux personnages, masculin et féminin. Dans le jeu, les personnages sont assez androgynes. En école d’ingénieure, 25% des étudiants sont des femmes. Les représenter, c’est leur donner confiance en leur légitimité dès leur plus jeune âge.
Que représente pour vous cette médaille d’argent au concours Lépine ?
J. S. : Cette reconnaissance prouve qu’un jeu didactique qui n’est ni technologique ou digital peut gagner un concours d’invention en 2026 ! La semaine d’exposition à Paris-Expo en amont du prix m’a beaucoup touché. J’ai rencontré des enfants en difficulté qui se sont amusés en faisant des maths, cela leur a redonné confiance en leurs compétences. C’était des beaux moments de partage.
Avez-vous d’autres projets de jeu ?
J. S. : Je suis en cours de production d’un jeu autour de l’apprentissage du français ! Je ne peux pas en dire plus, mais je travaille actuellement avec des professeurs sur ce projet qui sortira prochainement. En attendant, je suis à fond dans la diffusion de mon premier jeu !
Pour tout renseignement et commande : https://maths-et-ma-toque.fr
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À Miramas, les lycéens sont en mal de transports pour aller étudier
« Tout le monde devrait avoir le droit de se déplacer et d’étudier », assène Lilyrose élève de 1ère au lycée Jean Cocteau, avant de franchir les grilles mercredi matin. L’établissement est traversé par un vent d’inquiétude depuis la fin de semaine dernière. En cause, l’absence de transports praticables pour se rendre à Aix-en-Provence depuis Miramas.
« Ça prend deux heures de train en passant par Salon alors qu’on met que 40 minutes en voiture », illustre Kawtar Kassioui, autre élève de terminale concernée par la poursuite d’études à Aix. Sans compter le retour d’autant plus difficile. « Beaucoup d’autres autour de moi galèrent aussi », souligne-t-elle.
Les élèves rencontrés à l’entrée du lycée ne donnent pas tord à leur camarade. « J’aimerais bien étudier à Aix mais j’ai pas les moyens de payer un appartement sur place », souligne Lilyrose, actuellement en 1ère. La voiture n’est pas une alternative selon sa camarade de classe Carla : « J’ai l’âge de passer le permis, mais tout le monde n’a pas l’âge ni les moyens », fait-elle remarquer. « L’essence devient chère, les voitures aussi. Il faudra une alternative », renchérit Lilyrose.
Trois cents élèves concernésC’est en abordant le sujet en réunion avec les parents, au lycée, que Kawtar Kassioui a fait la rencontre de Natacha Mallet. « Le sujet me préoccupe aussi en tant que mère d’élève, j’ai mené le même combat quand j’étais lycéenne », explique la communiste et cheminote.
C’est pour cela qu’avec l’aide des communistes miramasséens, Kawtar Kassioui a pu formuler une proposition politique au problème. À partir d’un sondage réalisé sur les 843 élèves du lycée, 305 ont répondu être intéressés par la création d’une ligne de bus reliant Miramas à Aix-en-Provence, sur 396 répondants.
« On ne parle que de Cocteau, mais il y a déjà des étudiants de Miramas à Aix. Il faut aussi penser aux travailleurs et aux musées d’Aix qu’on n’a pas », considère la nouvelle militante. « C’est aussi un enjeu écologique, les voitures c’est pas top, un bus dans l’immédiat c’est bien, mais le train c’est mieux ! Il y en avait un jusqu’en 2008, il faut le remettre en route », affirme Kawtar Kassioui. Le conseiller municipal (PS) Christophe Caillault, présent devant le lycée, se dit « épaté » par la mobilisation lycéenne, promettant que le sujet sera soumis au maire Frédéric Vigouroux (DVG), par ailleurs vice-président de la Métropole aux transports. « Il faut d’abord créer une ligne de bus pour répondre à l’urgence, mais il faudra remettre en service la ligne ferroviaire passant par Rognac », considère Natacha Mallet. Le communiqué du PCF miramasséen diffusé au même moment parle d’interconnexion avec le bassin ouest du département, proposant de l’inclure dans le projet de service express régional métropolitain.
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Un centre de recherches « Cezanne » au Jas de Bouffan
« Cela fait 25 ans que l’on en rêve, qu’on travaille pour ça, et voilà, ça arrive », résume avec émotion Denis Coutagne. En petit comité, dans une ambiance solennelle, le cofondateur et président de la Société Paul Cezanne s’est vu remettre les clés de la ferme du Jas de Bouffan, qui jouxte la Bastide, maison familiale de Paul Cezanne. Entre ces quatre murs ou seront abritées une bibliothèque de « plus de 5 000 livres » et des archives autour du peintre aixois, un petit comité de spécialistes du maître aixois œuvrera à faire de ce lieu un centre de recherche et de documentation.
C’est ici, à Aix, que sera conservé, travaillé et pérennisé le catalogue raisonné de Cezanne, sorte de répertoire répondant à une logique scientifique, qui permet de retracer le parcours artistique du peintre. De repérer, authentifier puis collectionner les œuvres qu’il a laissées, et retrouvées au gré des siècles.
Pérenniser le travailDans ce catalogue se trouvent notamment les fresques du jeune Cezanne peintes à même les murs du salon de la Bastide du Jas, alors en réhabilitation en vue de l’année 2025, dédiée au peintre. Ce lieu deviendra un espace dans « lequel on va installer un centre de recherche et de documentation international sur Cezanne ». Un projet imaginé dès 1979 par Denis Coutagne, alors tout juste arrivé sur Aix. « C’est la volonté que nous avons à Aix de rapatrier Cezanne à Aix et de le faire rayonner d’ici. Maintenant qu’on est dans la ferme, on va commencer à créer intellectuellement, scientifiquement cette dimension », précise Denis Coutagne. Pour retracer brièvement l’histoire de ce catalogue raisonné, la première des encyclopédies le composant fut publiée en 1936, par Venturi. Suivi de trois autres éditions, en 1973, puis en 1984 et en 1996. Jusqu’en 2011, année de publication du catalogue raisonné de Cezanne en ligne, sous la responsabilité de David Nash, Walter Feichenfeldt et Jane Warman, présente pour la cérémonie de ce jour. Pour son travail, le clou « Cezanne » de la Ville, lui a été offert. Désormais, la tâche est entre les mains de la Société Paul Cezanne, composée d’une petite centaine de spécialistes, mais dont un comité restreint sera attaché au travail dans la ferme du Jas de Bouffan. Le lieu, sera à terme ouvert au public. « Aujourd’hui, le monde entier sait que Cezanne est à Aix, que Cezanne est chez lui, comme nous l’avons tant répété au cours de cette année Cezanne 2025 », conclut le maire (UDI), Sophie Joissains.
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Douze ans de prison pour le recruteur d’un ado tueur
Le jeune homme de 24 ans représente « une dangerosité » en raison de « l’extrême gravité des faits », a détaillé la présidente, qui a déploré son « absence de prise de conscience » et de « culpabilité ». D’abord évoqués, ses « liens avec la DZ mafia ne (sont) pas avérés », a-t-elle précisé.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui s’était plus tôt inquiété d’une personnalité marquée « par un défaut total d’empathie ».
L’un de ses complices, Blaise M., a été déclaré coupable « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée ». Il a été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement et son maintien en détention. Lola D., 23 ans, accusée d’avoir acheminé une Kalachnikov auprès de l’adolescent tueur, est condamnée à cinq ans de prison, mais n’effectuera qu’un an sous bracelet électronique en raison de sa détention provisoire. Le tribunal a pris en compte la réinsertion de cette secrétaire médicale depuis sa sortie de prison.
Abattre une « cible »L’adolescent de 17 ans, contacté via Snapchat par Hacène Larbi depuis sa cellule de la prison de Réau (Seine-et-Marne) pour abattre une « cible », doit lui être jugé en juin par le tribunal pour enfants.
Surpris dans une impasse des quartiers nord par un passant qu’il a blessé à l’arme blanche, l’adolescent avait fui avant d’être dénoncé dans un appel anonyme aux policiers, passé depuis le téléphone qu’utilisait Hacène Larbi en détention.
La présidente relève que le lycéen des Yvelines recruté avait tenté trois fois de se suicider. « Madame, c’est son problème », rétorque Hacène Larbi. « Au moment des faits, il était parfaitement conscient de ce qu’il voulait faire » et on ne « lui a pas mis le couteau sous la gorge ». Une violence « plus seulement organisée, mais ubérisée », selon la procureure : « Il s’agit de faire tuer sans se salir les mains » avec de « jeunes précaires influençables » qui cherchent à recréer dans le réel « les codes de la violence ».
L’affaire fait écho à un autre dossier dans lequel Hacène Larbi est mis en examen : le meurtre, le 4 octobre 2024, d’un chauffeur de VTC marseillais sans lien avec la criminalité, par un mineur de 15 ans.
« Je sais au fond de moi que je ne suis pas une mauvaise personne », a déclaré le « H », condamné à 19 reprises, dans ses dernières paroles à la barre. « On m’a toujours dénigré, rabaissé, toujours vu comme un enfant de la Ddass. »
Lundi, Hacène Larbi avait brièvement retracé une jeunesse fracassée, dénuée de toute affection : placé bébé en foyer puis en familles d’accueil, séparé de son jumeau à douze ans, il est incarcéré dans un quartier pour mineurs dès 2017, première d’une longue série de détentions dans une vie ancrée dans la délinquance et la violence.
« Perte totale de repères »Lors d’une rare période de liberté, il est victime en 2022 d’une séquestration accompagnée d’actes de torture, sur laquelle il ne s’étend pas.
« Le cheminement de ma naissance jusqu’à présent » s’est fait « dans un environnement de violence », a-t-il expliqué dans ses dernières déclarations, affirmant avoir « un travail à faire. »
En octobre 2024, le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessonne avait pointé « une perte totale de repères » chez « des jeunes garçons (qui) vont répondre à des annonces (…) pour aller ôter la vie d’autrui sans aucun remords, sans aucune réflexion ». Il s’était questionné sur le « rôle des réseaux sociaux » dans cette évolution.
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Deschamps révèle une liste pour le Mondial
À 26 pour conquérir l’Amérique. Ce jeudi soir, à l’issue du JT de TF1, Didier Deschamps a révélé sa dernière liste à la tête de l’équipe de France. Le sélectionneur a couché 26 noms pour cette dernière campagne avec les Bleus.
Peu de grandes surprises avec la présence de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Mike Maignan, William Saliba, les frères Hernandez ou encore Aurélien Tchouameni. Mais alors qui sont les grands absents ? En premier lieu, le milieu de terrain du Real Madrid Eduardo Camavinga paie sa saison en dents de scie, faite de blessures et de méformes. Autres noms n’apparaissant pas sur cette liste, ceux de Lucas Chevalier, le gardien du PSG, Randal Kolo Muani (Tottenham) ou encore le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes).
La première de RisserCrystal Palace a eu les faveurs du sélectionneur français avec deux joueurs convoqués. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta sont récompensés de leur saison et de leurs apparitions intéressantes lors de leurs premières sélections avec les Bleus. Le gardien lensois Robin Risser est pour la première fois appelé par Didier Deschamps, lui qui était encore avec les Espoirs lors du dernier rassemblement. La France jouera son match d’ouverture le 16 juin, face au Sénégal.
La liste des 26
Gardiens : Mike Maignan, Robin Risser, Brice Samba
Défenseurs : Lucas Digne, Malo Gusto, Lucas Hernandez, Théo Hernandez, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Maxence Lacroix, William Saliba, Dayot Upamecano
Milieux de terrain : Ngolo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni, Warren Zaire-Emery
Attaquants : Maghnès Akliouche, Bradley Barcola, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Jean-Philippe Mateta, Kylian Mbappé, Michael Olise, Marcus Thuram

