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  • À bord d’un trimaran de course en mer Méditerranée

    À bord d’un trimaran de course en mer Méditerranée

    Ressentir ce que vivent les navigateurs sur les courses au large, c’est ce que l’écurie Sodebo a proposé à des clients privilégiés et aux médias. Leur trimaran de 15 mètres de long et de large est actuellement à Marseille pour quelques entraînements en Méditerranée, afin de préparer au mieux la Route du Rhum. L’attente est encore longue jusqu’au 1er novembre, mais cette mer du sud offre des conditions nouvelles. « On est hyper contents, parce que c’est une autre manière de naviguer. Les modèles météo sont différents, l’état de la mer est différent… Ce n’est pas de la houle longue comme on a en Atlantique, c’est une mer assez haute, assez courte, qui n’est pas toujours facile à naviguer, du coup, ça rend le truc intéressant », détaille Léonard Legrand, le skipper qui réalisera en solitaire la Route du Rhum 2026.

    Le multicoque étant déjà en mer depuis le petit matin, c’est en zodiac que les invités le rejoignent. Sur le bateau, ils sont quatre membres d’équipage. Outre Léonard Legrand, toujours la main sur le gouvernail, Philippe Legros est le routeur de l’équipe – « le monsieur météo » – et s’occupe aussi des voiles. Charles Defontaine est en quelque sorte le capitaine et Elie Canivenc est le directeur technique, l’homme à tout faire.

    C’est ce dernier qui s’occupe des invités à bord et explique le fonctionnement d’un navire comme celui-ci. En quittant le Vieux-Port, le moteur se coupe et les multiples voiles débutent leur travail. Le temps est gris, ce jeudi, le mistral souffle plus qu’à l’accoutumée. Après quelques instants, le cadran placé au pied du mât affiche déjà près de 20 nœuds. Le bolide fonce vers les îles du Frioul, et l’équipage prévient que les secousses vont arriver. Elles ne se sont pas fait attendre. Le Sodebo Ocean Fifty floqué du numéro 73 transperce à merveille les vagues, mais l’eau vient percuter les visages. Le sel se dépose rapidement sur les joues de chacun, un vent d’ouest aigu siffle dans les oreilles. Léo, lui, porte un masque de ski sur les yeux, accessoire idéal pour contrer l’eau de mer. « Sur la Route du Rhum, c’est comme ça pendant 10 jours ! », lâche ensuite Elie Canivenc.

    Léger comme un 3 tonnes

    Cette machine véloce atteindra, ce jour, 27 nœuds au maximum. Multipliez ce nombre par 1,8 et cela équivaut à une vitesse de 50 km/h. À cette allure, il est difficile de communiquer et de se déplacer. La marche en crabe est conseillée, alors que tous ont un casque sur les oreilles, pour échanger correctement. « Les journées comme aujourd’hui, on fait des allers-retours de travers au vent. Donc on a toujours quelqu’un qui regarde la mer devant et qui annonce les potentielles rafales qu’on va recevoir. C’est beaucoup ce genre d’informations là pour qu’on soit prêt à réagir. C’est quand même des bateaux un peu légers, un peu volages », décrit Léonard Legrand.

    En effet, difficile de croire que l’engin pèse trois tonnes, tant sa sensibilité est forte. Assis sur les trampolines placés de chaque côté de la coque, ressentir la mer est naturel. Cette mouvementée découverte se termine, Sodebo va retourner à Lorient dès lundi prochain, à cinq mois du départ de la Route du Rhum.

    La Route du Rhum, objectif de l’année 2026

    S’il est accompagné lors de ses entraînements en Méditerranée, Léonard Legrand va rapidement se retrouver seul sur ce grand trimaran. Au cœur de l’été, il participera à la Dream Cup, une compétition en solitaire au départ de Cherbourg, allant en Irlande et revenant vers Lorient. Elle est qualificative pour la Route du Rhum et il suffit de la terminer pour obtenir son ticket pour l’événement.

    Léonard Legrand l’attend avec impatience puisque ce sera sa première transatlantique en solo. « C’est tous les 4 ans, c’est un peu notre Coupe du monde ! » Surtout que la course part, comme d’habitude, de Saint-Malo, sa ville de naissance. Un moment « spécial » qui l’attend.

  • Au MAC Marseille, « AFRICA », théâtre antique de l’Algérie

    Au MAC Marseille, « AFRICA », théâtre antique de l’Algérie

    Sitôt franchi le seuil de la [Macroom], l’espace expérimental du Musée d’art contemporain de Marseille, trois pièces provenant du Musée d’archéologie méditerranéenne. Parmi celles-ci, une stèle du IIe siècle qui représente le dieu Saturne. « Mais a-t-il la même morphologie que le dieu romain ? Et qui l’a réalisée ? Un Romain berbérisé ou Berbère romanisé ? », interroge Louisa Babari. L’une des amorces d’« AFRICA », du nom d’une déesse berbère ayant donné son nom au continent, grande œuvre sonore et plastique accessible au public dès vendredi.

    « Temps immémoriaux »

    Dans une pénombre délimitée au loin par un rideau façon « scène de théâtre », situe Stéphanie Airaud, directrice du MAC Marseille, tintements d’épées, chevaux au galop et « flûtes qui embrassent le vent des Aurès » rythment la plongée dans cette Algérie antique. Réalisée par les élèves de la classe d’électroacoustique du Conservatoire de Marseille, une bande-son qui accompagne une décolonisation des esprits, illustrée notamment par huit impressions sur bâches qui réunissent influences romaines et berbères. Un cheval, des chaouis, des drapés, une statue romaine qui semble caresser des équidés… Montages, collages et photographies viennent rappeler des « temps immémoriaux » dont Louisa Babari stimule « intuitions et imaginaires ». L’interpénétration de deux civilisations subtilement balisée par des colonnes en marbre, avant qu’un diaporama d’objets issus de l’Antiquité algérienne nous enveloppe dans une « rêverie », imagine la plasticienne et photographe. De la statuette du Cavalier de Canosa, « parmi les seules représentations d’un Numide retrouvée en Sicile » jusqu’à des bustes d’empereurs, un souffle épique et méconnu. « C’est aussi cela, l’histoire de l’Algérie », commente-t-elle.

    Gratuit. Ouvert du mardi
    au dimanche entre 9h et 18h.

  • Résistances tunisiennes à La Citadelle

    Résistances tunisiennes à La Citadelle

    Depuis la partie haute du Fort Saint-Nicolas, construit sur ordre de Louis XIV pour mater la soif de liberté des Marseillais, la ville, la mer et l’horizon. Obstruction. Démantelée pendant la Révolution, transformée en prison et garnison militaire jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, c’est ici qu’un certain Habib Bourguiba, alors jeune leader indépendantiste voulant libérer la Tunisie du protectorat français, fut détenu entre 1939 et 1942. Le point de départ de « Résistances & Désobéissances », œuvre d’une résidence croisée entre un artiste tunisien et un français, inscrite dans le cadre de la Saison Méditerranée à partir du samedi 16 mai à la Citadelle. « Je savais qu’il était passé par ici mais on n’en trouve pas traces dans sa biographie officielle. Pourtant, il raconte toutes ses autres incarcérations. Il était détenu dans ce fort sous le régime de Vichy et a été ensuite libéré par les Allemands à Lyon. On trouve trace ensuite de Bourguiba avec des hommes de Mussolini. C’est pour ça qu’il l’a caché », tranche Saber Zammouri, vue sur une cour et d’anciennes cellules cernées par des murs de pierre d’un rouge et blanc d’une liberté contenue. Comme les couleurs estompées de la Tunisie et de celui qui en deviendra le président entre 1957 et 1987. Père de la Tunisie moderne pour les uns, dictateur pour les autres. Sur les portes des cellules du Fort Saint-Nicolas, fines alcôves, des ouvertures qu’on se surprend à vulgairement inspecter tel un maton. Une dizaine de lucarnes sur l’enfer d’où jaillissent dispositifs et archives sonores, objets en tous genres.

    « Je parle aussi du colonialisme, de l’Empire français, des rapports historiques et actuels entre la France et la Tunisie. Pour un migrant et artiste comme moi, c’est une belle occasion pour dire quelque chose », prend à cœur cet artiste installé à Marseille depuis plus de trois ans. La dictature et le colonialisme, des prisons mentales qui s’entretiennent mutuellement. « Le colonialisme a facilité la tâche de Bourguiba à devenir ce personnage politique dominant, paternaliste et autoritaire », estime Saber Zammouri. Selon lui, deux « séquelles » d’une même pièce qui percutent sa propre histoire, lui le natif d’« un petit village dans la région de Médenine et Tataouine. Pendant la colonisation française, c’était une région militaire où il y avait même un bagne. Une gouvernance militaire très violente envers ma région, ma famille, mon village. Et après l’indépendance, c’était presque pareil. Le régime tunisien a continué à la négliger. Et dans le pays, il y avait des luttes armées et une opposition à Bourguiba qui a emprisonné beaucoup de jeunes, assassiné ses opposants comme ceux de l’Union générale des étudiants de Tunisie. C’était un dictateur, il s’est même déclaré président à vie en 1974 », ne peut qu’observer cet artiste.

    Ce dernier tisse le lien entre hier et nos jours, représentant dans son installation l’esprit de Gilbert Naccache, « l’un des fondateurs du Parti communiste tunisien, emprisonné arbitrairement par Bourguiba », mais aussi un jeune Tunisois d’aujourd’hui dont les portraits tapissent des murs du Fort Saint-Nicolas. Connue pour son esprit frondeur et révolté, sa région natale l’est aujourd’hui « beaucoup moins. 60% à 70% de sa jeunesse est aujourd’hui migrante en France », fait remarquer Saber Zammouri, barbe hirsute mais idées claires. Le fruit d’un « même système », perpétué à la suite de Bourguiba par Ben Ali et les régimes suivants. « Nous, les artistes, on a un rôle compliqué. Certains disent qu’on est instrumentalisés mais on essaye de détourner les choses et créer des espaces de dialogue. Mais je pense qu’on peut changer les choses. Peut-être même plus que les politiciens », espère-t-il.

    Gratuit sur inscription. Ouvert tous les samedis et dimanches
    à partir du 16 mai. www.citadelledemarseille.org

  • Audrey Garino élue à la tête du bailleur de la Métropole

    Audrey Garino élue à la tête du bailleur de la Métropole

    Dans son nouveau bureau qui surplombe Frais-Vallon dans le 13e, la nouvelle adjointe (PCF) au logement Audrey Garino reconnaît tout de go : « C’est une très grande responsabilité de prendre la tête de cet office. » Ce mercredi matin, le conseil d’administration du bailleur social métropolitain, Provence métropole logement (PML, ex-HMP) a sans surprise élu à sa tête l’élue communiste, « dans le cadre des accords qui participent des nouvelles relations entre la Ville et la Métropole », précise-t-elle, en soulignant l’important renouvellement parmi les administrateurs et l’attention portée à représenter chaque secteur de la ville. C’est que l’essentiel des 15 000 logements et 35 000 locataires du bailleur sont situés à Marseille, particulièrement dans les 13e et 14e arrondissements.

    800 millions à investir

    « Il est trop tôt pour moi de donner une feuille de route, parce que je veux prendre le temps d’échanger avec l’ensemble des interlocuteurs », prévient d’emblée Audrey Garino, qui souhaite visiter l’ensemble du patrimoine du bailleur d’ici à l’été. Mais elle n’en présente pas moins des priorités à poursuivre. « Le logement est un droit, et j’ai la conviction que le logement social doit concourir à cet objectif », souligne l’adjointe qui veut que l’office public soit « en accompagnement et en soutien des publics les plus fragiles et les plus vulnérables ». S’y ajoute une attention particulière aux pieds d’immeubles, « pour favoriser la cohésion et le lien social », l’adaptation au réchauffement climatique et au vieillissement de la population. Pour traduire ces ambitions, le plan stratégie de patrimoine déjà préparé doit être revu avant la fin de l’année. Avec 110 millions d’euros abondés par la Métropole à l’automne dernier, celui-ci doit permettre d’investir 800 millions d’euros sur dix ans, pour construire 2 000 nouveaux logements et en rénover 4 000 sur la période. Face à la tutelle préfectorale sur le budget métropolitain, « j’ai la faiblesse de penser que le logement ne sera pas la première piste d’économies », avance Audrey Garino. La présidente du bailleur espère aussi que celui-ci sera intégré au troisième programme national de renouvellement urbain (Anru 3). Un programme « dans le viseur depuis quelque temps » indique le directeur général Jean-Bernard Dambier, qui espère intégrer les ensembles de Frais-Vallon, des Oliviers A et de la Marine bleue.

  • L’extrême droite veut mettre l’audiovisuel public au pas

    L’extrême droite veut mettre l’audiovisuel public au pas

    Six mois de débats, 67 auditions, 234 personnes interrogées : la fastidieuse commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a débouché mardi 5 mai sur la publication par l’Assemblée nationale d’un rapport de plus de 550 pages. Son rapporteur, le député de l’Hérault Charles Henry Alloncle (UDR), y formule 69 recommandations pour une refonte profonde de l’audiovisuel français, notamment via des réductions budgétaires draconiennes, supposées aboutir à 1,12 milliard d’euros d’économies par an à l’horizon 2030.

    Parmi ces propositions, le député d’extrême droite propose notamment de supprimer France TV Slash, France 4 et la station radio Mouv’ ; de confier la tutelle de l’audiovisuel public à un nouveau secrétariat général à l’audiovisuel public placé sous l’autorité du Premier ministre ; de confier la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public au Président de la République ; de réduire de trois quarts le budget des jeux et divertissements et d’un tiers le budget des sports de France Télévisions ; de fusionner France 2 et France 5 ainsi que France 24 et Franceinfo ou encore, de fusionner totalement les réseaux France 3 Régions et ICI (France Bleu) pour créer une chaîne unifiée de l’information et de la vie locale. Sur ce dernier point, Thierry Will, journaliste à France 3 Occitanie et délégué syndical du Syndicat National des Journalistes (SNJ) pour Montpellier, s’inquiète : « La marque commune existe déjà en Outre-mer et nos retours montrent que le rythme et les conditions de travail sont rudes. Nous sommes habitués aux réformes, mais le problème ici c’est que l’esprit du rapport est purement et simplement de réduire le périmètre de l’audiovisuel public, alors que la présence des journalistes de terrain sur le territoire est essentielle. »

    Une instruction à charge

    De fait, rarement une commission d’enquête n’avait autant suscité la critique, de l’aveu même de son président, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), qui affirme regretter « des méthodes contestables et des dérives regrettables ». Dans une longue introduction au rapport, dans laquelle il formule ses propres recommandations, ce dernier fustige : « L’utilisation massive des réseaux sociaux par le rapporteur a accéléré la propagation de fausses informations et perturbé la sérénité des travaux et des auditions qui se sont transformés souvent en procès à charge. » Dès sa publication le 5 mai, Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions, a également réagi en dénonçant sur X (ex-Twitter) un rapport construit sur « des insinuations, des approximations et des contrevérités » et qui propose « le plus grand plan social de l’histoire culturelle française ». De son côté, Thierry Will n’est pas moins critique : « Il n’y a rien de bon dans le rapport Alloncle. Cette commission d’enquête s’est transformée en véritable foire d’empoigne, qui décrédibilise complètement le travail des députés. Je n’en attendais rien de plus, puisque cette commission fait partie d’une campagne [pour le parti ciottiste Union des Droites Républicaines, ndlr]. Cela renforce peut-être simplement chez nous une combativité qui a toujours été là. »

    Prise illégale d’intérêt

    Avant même que le rapport ne soit rendu public, le journal Le Monde révélait dans un article du 26 avril que la direction des affaires institutionnelles du groupe d’Arnaud Lagardère, contrôlé par Vincent Bolloré, avait envoyé des listes de questions à des députés. Des révélations qui ont conduit à ce que Charles Alloncle soit visé par une plainte, déposée contre X par l’association AC !! Anti-corruption, samedi 2 mai, devant le Parquet national financier pour « prise illégale d’intérêts  » et « trafic d’influence passif ». Dans cette même plainte, Lagardère News est visé pour « trafic d’influence actif ».

  • Agir ensemble pour se protéger du moustique tigre

    Agir ensemble pour se protéger du moustique tigre

    Il n’y a pas de circulation des virus du Chikungunya, de la Dengue ou du Zika actuellement en France, mais seulement des cas importés, c’est-à-dire des personnes ayant contracté la maladie lors d’un voyage. Afin de maintenir cette situation, l’Agence régionale de santé (ARS) vient donc de lancer son dispositif de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 septembre. L’objectif : éviter la mise en place d’un cycle de transmission « autochtone » de ces maladies, c’est-à-dire des cas de personnes n’ayant pas voyagé mais étant contaminées via la piqûre d’un moustique tigre infecté en métropole.

    Il faut dire que l’année 2025 a été une année record pour la transmission du chikungunya en Occitanie, avec 113 cas importés (contre 3 en 2024) et 89 cas autochtones (contre 0 en 2024). « Le moustique tigre a la particularité de ne pas transmettre le virus à ses œufs, explique Isabelle Moussion, ingénieure santé et environnement à l’ARS Occitanie. Ainsi, au printemps de chaque année, les œufs qui éclosent sont sans virus. Cependant, il faut comprendre que quand un Moustique tigre pique une personne porteuse du virus, celui-ci se multiplie à l’intérieur de l’insecte et toutes ses futures piqûres vont contaminer. C’est ainsi que si une personne rentre de voyage en étant contaminée et qu’elle est piquée par un moustique tigre, le virus peut alors se transmettre sur le territoire métropolitain et créer des cas autochtones. C’est ce qu’il s’est passé l’année dernière, parce qu’il y a eu une grosse épidémie de chikungunya à La Réunion.  »

    Prévention communautaire

    Les acteurs principaux de la surveillance renforcée sont les professionnels de santé, qui doivent déclarer chaque nouveau cas d’infection. L’ARS peut ensuite faire intervenir un opérateur pour vérifier la présence du vecteur dans le secteur où la personne se trouvait quand elle était malade. S’il y a des traces d’activité, l’ARS demande un traitement pour tuer les moustiques adultes dans un rayon de 150 mètres et ainsi éviter la propagation de cas autochtones. Isabelle Moussion précise cependant que la population dans son ensemble doit rester vigilante : « Les particuliers peuvent aussi mettre en place des gestes de prévention pour diminuer la densité des moustiques chez eux. Par exemple, en éliminant les endroits où l’eau peut stagner ou en couvrant les réservoirs d’eau. Par ailleurs, il y a une épidémie de dengue cette année en Martinique. On sait qu’il y a beaucoup de cas qui reviennent en métropole, donc si on revient d’un voyage en Martinique, il faut continuer d’éviter de se faire piquer pendant au moins une semaine, en utilisant des répulsifs par exemple. » En France métropolitaine, l’Occitanie a été la deuxième région colonisée par le moustique tigre et aujourd’hui, plus de 90% de sa population se situe donc en zone contaminée.

  • [jeu provençal] Thierry Leroy et Max Capelle : les inséparables

    [jeu provençal] Thierry Leroy et Max Capelle : les inséparables

    Les boules ce n’est pas toujours une affaire de talent. Il en faut certes mais pas que. Il doit y avoir une osmose indispensable avec le coéquipier afin d’acquérir des résultats.

    Pour Max Capelle « Kinou » et Thierry Leroy ça va bien au-delà. Ils vivent une amitié indestructible depuis plus de 30 ans et elle se ressent sur les terrains lorsque les deux protagonistes opèrent. Ils se connaissent par cœur.

    Enfant de Château-Gombert, Max a rapidement mis le pied à l’étrier et s’est retrouvé très jeune (10 ans) les boules à la main, drivé par les anciens de l’époque. Thierry lui est de la Madrague de Montredon, un autre quartier où les boules et le football étaient les seules attractions des jeunes.

    Le taiseux et l’expressif

    Les deux hommes ont des caractères diamétralement opposés. Leroy est un taiseux et Capelle pointeur de talent, très accrocheur est beaucoup plus expressif. C’est l’entente parfaite.

    « Nous avons disputé notre premier concours ensemble en 1992, il y a 34 ans, depuis nos chemins ne se sont jamais écartés », affirme Max Capelle.

    « Trois décennies de bonheur », poursuit le pointeur aujourd’hui licencié à Plan-de-Cuques.

    Avec Thierry, « nous avons eu de très beaux résultats dans de grandes compétitions c’est d’autant plus valorisant de gagner avec un ami ».

    Il faut dire que Thierry Leroy est un tireur de très haut niveau et d’une régularité impressionnante. Il aime les confrontations face àdes tireurs au grand standing à l’image de celles disputées souvent face à Anthony Kerfah.

    Capelle-Leroy, ce sont de belles victoires à Digne, Sisteron, et beaucoup d’autres, de nombreux carrés d’honneur. Des coups d’éclat comme au Provençal, il y a trois ans face à Kerfah et Estrang.

    « Faire perdurer

    cette amitié »

    En triplette, les deux hommes ont souvent joué avec le jeune Sébastien Santiago et d’autres mais sans jamais être dissociés.

    Dimanche encore, les deux hommes disputaient un quart de finale du championnat départemental doublette à Port-de-Bouc avec une défaite à la clé.

    « On disputait la septième partie depuis le début de l’épreuve », explique « Kinou » Capelle. « C’est valorisant mais fatigant. » Le poids des années commence à peser (71 ans pour moi, 61 pour Thierry). « Nous sommes encore présents pour lutter. Le principal c’est que nous le fassions le plus longtemps possible, pour notre plaisir, pour faire perdurer cette amitié sur et en dehors des terrains. »

  • L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    Le tribunal administratif de Marseille a décidé la semaine dernière d’annuler l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence en raison de l’absence de mention de la nationalité étrangère d’un candidat de la liste arrivée en tête. « Les opérations électorales du 15 mars 2026 relatives aux élections municipales de la commune d’Allemagne-en-Provence sont annulées », peut-on lire dans la décision du tribunal administratif du 7 mai, confirmant des informations de BFM DICI et de La Provence. La liste de Christian Gaudemard était arrivée en tête de l’élection municipale, mais c’est son adversaire, le maire sortant Alex Pianetti, qui avait été déclaré vainqueur, les bulletins de Christian Gaudemard ayant été annulés. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif. Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans les trois mois, précise le jugement.

  • Le personnel du CHU de Montpellier préoccupé par ses conditions de travail

    Le personnel du CHU de Montpellier préoccupé par ses conditions de travail

    Sous les bâches et drapeaux rouges de la CGT, les
    « blouses blanches » affichent des visages inquiets ce mardi 12 mai, alors qu’elles se rassemblent devant le centre administratif André-Benech du CHU de Montpellier, où se concentre la grève. « Les chiffres qui nous ont été avancés, c’était potentiellement 12% de non-renouvellement de CDD ou de départs à la retraite. Quand on fait le calcul, ça correspond à peu près à 1 200 postes », annonce Pierre Renard, délégué CGT au CHU de Montpellier.

    Ce qui inquiète les personnels médicaux et paramédicaux, ce n’est pas seulement ce plan social annoncé en haut lieu, mais aussi le fait que ces suppressions de postes coïncident avec l’arrivée de l’intelligence artificielle au sein de l’hôpital. « On n’est pas contre l’IA, mais contre le fait qu’elle aille remplacer l’humain au sein de l’établissement », précise Pierre Renard.

    Une préoccupation partagée par tous les grévistes présents, qui redoutent d’une perte de compétence, notamment dans le milieu administratif. « Est-ce que l’intelligence humaine n’est pas supérieure à l’intelligence artificielle, surtout lorsque notre cœur de métier, dans un hôpital, c’est les soins ? », interroge Rana, infirmière de bloc opératoire diplômée d’État depuis 17 ans.

    La copieuse enveloppe budgétaire de 14,9 millions d’euros accordée à l’établissement public par l’État, serait destinée à remplacer stratégiquement des postes administratifs par cette nouvelle technologie en vue, notamment, de réaliser des économies de temps et financières. Une logique qui ne parle pas à tout le monde : « Il y a peut-être des domaines d’application de l’IA qui auraient pu être liés aux soins », souligne l’infirmière de bloc opératoire, « nous par exemple, au bloc opératoire, on a la chirurgie assistée par robot, si cette enveloppe peut permettre d’améliorer les techniques chirurgicales, pourquoi pas, mais je n’ai pas l’impression que ce soit le projet ». L’arrivée de l’IA au sein du CHU suscite donc de vives inquiétudes.

    Un besoin de moyen financier et humain

    « Ce qu’on veut réellement pour l’hôpital public, ce sont des moyens humains », martèle le délégué CGT Pierre Renard. Ce dernier rappelle qu’actuellement, le manque de personnel aux ressources humaines entraîne par exemple des retards dans l’établissement des contrats de travail et des fiches de paie et, plus alarmant encore, la CGT s’inquiète de la « charge de travail en constante augmentation » qui plonge le personnel de l’hôpital dans un épuisement professionnel qualifié lui aussi de « constant ».
    « Ce qu’on réclame, c’est de remettre, comme avant, le personnel formé secteur par secteur, que ce soit administratif, ouvrier ou soignant, pour qu’on puisse travailler convenablement, avec des coefficients de remplacement corrects pour que chacun puisse bénéficier de son repos, de ses vacances », martèle l’infirmier Pierre Renard.

    Les annonces faites quant au développement de l’IA au sein de l’hôpital inquiètent d’autant plus que, pour l’instant, il n’est pas question que cette technologie soit utilisée en complément des salariés, mais bien en remplacement de ces derniers. Un remplacement qui « peut être dangereux dans un secteur comme celui de la santé », estime le représentant syndical, alors que les personnels paramédicaux et médicaux autour de lui acquiescent.

    Ce n’est pas la première fois que les difficultés rencontrées dans le secteur de la santé en France sont soulevées, et les solutions censées permettre des économies de temps et d’argent ne semblent définitivement pas faire l’unanimité.

  • Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme de 40 ans a été poignardée dans le centre-ville de Digne-les-Bains dans la nuit de dimanche à lundi, a expliqué le procureur Antoine Pesme à La Marseillaise, confirmant une information de BFM DICI. Elle est toujours hospitalisée à Marseille. Les faits ont eu lieu aux alentours de minuit et demi dans le quartier du pied de ville, a précisé le procureur. L’auteur n’a pas encore été identifié. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Digne pour tentative de meurtre. «J’insiste sur le fait qu’à priori, ce n’est pas une agression de rue, de quelqu’un qui rôde et qui agresse les gens gratuitement. Je pense qu’il y a un différend, que c’est une connaissance avec quelque chose qui a mal tourné », a précisé Antoine Pesme.