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  • Championnat doublette : les favoris au rendez-vous

    Championnat doublette : les favoris au rendez-vous

    Dans le Var département -roi de la pétanque mais également du Jeu Provençal, les favoris Thierry Terreno et Mohamed Benmostefa (Draguignan) ont frappé fort dans une compétition particulièrement relevée. Vainqueurs de Laurent Matraglia et Henri Lacroix en 8e de finale, ils ont enchaîné pour venir cueillir le titre après un duel titanesque face à Cédric Soma et Mickaël Martini (Boulouris) 13 à 12.

    Battus en demi-finale par ces derniers, Julien Serrano et Philippe Stievenart (Boule Tropézienne) auront une nouvelle chance lors de la Ligue.

    Un Stievenart peut en cacher un autre. Frédéric le frangin a fait le mille dans les Alpes-Maritimes avec son partenaire Rocco Ursida. Ils ont remporté le titre avec panache en se payant le luxe de battre en finale Anthony Kerfah et Alain Vincensini en finale. C’est un retour gagnant pour l’enfant de Plan-de-Cuques, malgré cette défaite. Il disputera un nouveau championnat de France avec son ami Anthony Kerfah. Mouans-Sartoux sort à nouveau triomphant de ce championnat avec deux équipes en finale.

    Dans le Gard, la victoire est revenue à Virgil Rascalon et Albert Julli (Boule Joyeuse de Beauvoisin). À domicile, ils ont dominé en finale Tyson Molinas et Jean-Louis Amorich (Boule Col Nem). Dans les Alpes-de-Haute-Provence, belle performance de Georges Sarrazin et Romain Cournac (Boule de Lure). Ils seront accompagnés au championnat de France par Pasquin Cristofari et Jean-Pierre Rambla (Pénitents et Plan). Dans les Hautes-Alpes, deux équipes de Briançon/Serre Chevalier ont disputé la finale remportée par David Pocchiola et Boris Colomb face Mickaël Lacroix et Rémi Servel.

    Dans le Vaucluse, Nicolas Laugier et Lionel Guérin (Boule du Roussillon) ont décroché la timbale.

  • Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Un temple, un mythe, un monument. Le Thialf, basé à Heerenveen, aux Pays-Bas, devrait accueillir les épreuves de patinage de vitesse lors des Jeux olympiques 2030 en France. L’anneau néerlandais est l’une des meilleures pistes du monde, dans un pays vivant pour ce sport loin d’être développé dans l’Hexagone. En effet, aucune piste de 400 mètres n’existe sur le sol français, la délocalisation de ces épreuves était donc obligatoire. Les Néerlandais étaient en concurrence avec l’Oval Lingotto de Turin, mais ils ont finalement été choisis au détriment des Lombards.

    Lieu hôte de nombreuses étapes de Coupe du monde et de divers championnats internationaux, le Thialf est un anneau ultramoderne. Une longue piste et plusieurs d’une distance plus courte pour le short-track, la décision est évidente pour le coach des Bleus Alain Nègre. « Entre l’Italie et les Pays-Bas, notre choix est clair : on choisit le Thialf », disait-il en début d’année à Franceinfo.

    12 500 spectateurs pourront assister à ces épreuves sur glace et l’équipe de France a l’assurance de pouvoir s’entraîner à Heerenveen jusqu’à l’échéance olympique. Au pied du podium lors des JO 2026, le tricolore Timothy Loubineaud espérait encore que la France puisse accueillir le patinage de vitesse. Ces athlètes seront donc isolés près de la mer du Nord lorsque les autres sportifs prendront leurs quartiers dans les Alpes.

    Ce choix du Thialf doit être entériné lors du prochain bureau exécutif du comité d’organisation, le 4 juin. C’est à cette date que nous devrions connaître la totalité de la carte des sites pour 2030. Les dernières incertitudes : le hockey niçois, le ski alpin avec Méribel, Val d’Isère et Courchevel et les sites des sports additionnels. Trois semaines intenses arrivent pour le Cojop.

  • Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Il est le premier wagon d’un train qui doit relancer un Olympique de Marseille malade. Il ne reste plus que de malheureux détails à régler pour que Grégory Lorenzi devienne le prochain directeur sportif de l’OM. L’officialisation doit arriver dans les dix prochains jours pour la venue de celui qui a construit, pièce par pièce, le Stade Brestois. Il est sur le point de remplacer Medhi Benatia, dans un style opposé à l’ancien international marocain. Travailleur de l’ombre et discret, apaiser les esprits sera aussi l’une de ses missions.

    Lorenzi, 42 ans, a d’abord écumé les terrains professionnels. Le Corse, formé à Bastia, a fait le bonheur du Sporting, mais aussi de Brest. C’est en Bretagne qu’il va clore sa carrière pour prendre le poste de coordinateur sportif, au cours de l’année 2016. Alors en Ligue 2, le club n’a fait que progresser avec l’ancien joueur à sa tête. Huit maintiens avec différents coaches, avant de se qualifier brillamment pour la plus belle des compétitions européennes : la Ligue des Champions. Un exploit toujours aussi dingue, même deux ans après.

    Grégory Lorenzi a réussi à construire un effectif efficace, tout en réalisant des plus-values importantes sur certains éléments. Romain Faivre et Ibrahima Diallo ont notamment été achetés une bouchée de pain avant d’être revendus 10 millions de plus. Des joueurs expérimentés comme Pierre Lees-Melou, Ludovic Ajorque ou Marco Bizot ont vu l’explosion des jeunes Bradley Locko, Kamory Doumbia et Abdallah Sima, tout aussi précieux.

    Un nouveau mercato XXL à venir

    La suite de la prometteuse carrière de Grégory Lorenzi a bien failli se faire un peu plus à l’est de la cité phocéenne. L’accord était proche avec l’OGC Nice, mais l’intérêt marseillais a fini par prendre le dessus. C’est donc un chantier qui attend le directeur sportif. Il est l’un des premiers maillons d’un OM « new-look », qui est en train de se former. Futur président, Stéphane Richard arrivera au 2 juillet. Le futur ex-brestois devra également choisir son premier entraîneur, une mission pressante. Les premiers échos évoquent qu’un Français, connaisseur de la Ligue 1, pourrait être nommé sur le banc du Vélodrome. Est-ce qu’Eric Roy pourrait venir dans les valises de son collègue de travail ? Nul ne le sait à l’heure actuelle.

    Au-delà du choix du nouveau technicien, l’homme de 42 ans devra inévitablement retaper un effectif bien mal en point. Les départs seront nombreux dès la fin de saison 2025-2026 et le mercato estival pourrait ressembler à ceux réalisés par Pablo Longoria ces dernières années. Beaucoup de mouvements sont attendus pour retrouver de la cohérence et de la densité à chaque ligne. Habitué à travailler avec de petits moyens, Grégory Lorenzi aura forcément une enveloppe plus importante. Même s’il va falloir rester dans les clous, surtout sans qualification en Ligue des Champions.

    Le Bastiais sera-t-il l’homme qui rendra à l’OM une certaine sérénité ? Laissons-lui le temps de travailler avant de se faire un premier avis.

  • Le refus de poignée de main Galzi-Arnault, tout sauf anodin

    Le refus de poignée de main Galzi-Arnault, tout sauf anodin

    La scène se passe dans l’entre-deux-tours des municipales sur le marché de la Rocade. Olivier Galzi (DVD) y croise Mathilde Louvain (LFI). « Vous ne me serrez pas la main ? Vous n’êtes pas républicaine ? Pas de haine et pas de violence en politique », lance alors le futur maire à la candidate qui lui serre la main. Ce qui pourrait être une simple anecdote de campagne prend un écho particulier aujourd’hui. Car lors des cérémonies du 8-Mai, le premier magistrat a refusé la poignée de main avec Raphaël Arnault, député (LFI).

    Un geste polémique, les deux protagonistes ayant tour à tour livré leur analyse de la situation. « La République n’est pas un protocole, elle est un cadre exigeant, qui suppose que la légitimité s’inscrive non seulement dans les urnes, mais aussi dans une certaine idée du rapport à la violence et au débat », se justifie Olivier Galzi qui, quelques jours plus tôt lors de la dissolution confirmée de la Jeune garde, avait réaffirmé son appel à la démission du député. « Dans le Vaucluse, l’installation durable du RN n’a pas seulement renforcé ce parti, elle a contaminé une partie de la droite locale, désormais tétanisée à l’idée de lui déplaire », déplore Raphaël Arnault.

    Arroseur arrosé ou affront

    Illustration, Thierry d’Aigremont, délégué du RN 84, a, lundi, adressé ses « félicitations » à Olivier Galzi pour ce « geste de fermeté face à ce député-délinquant qui fait honte au Vaucluse ». Même Alice Cordier, du collectif identitaire Nemesis, au lourd passif avec Raphaël Arnault, s’est réjouie de la scène. Il y a un mois dans nos colonnes, le député LFI n’était pourtant pas opposé à rencontrer le nouveau maire. « Je m’autorise à discuter avec lui car il n’est pas RN même si la frontière est fine », nous confiait-il. Si, à l’instar du conseiller régional (DVD) Michel Bissière, on moque « l’arroseur arrosé » puisque Raphaël Arnault à l’Assemblée nationale avait refusé de serrer la main à un député RN, d’autres, soutiens à gauche, voient dans l’attitude d’Olivier Galzi « un affront aux administrés de sa circonscription qui ont voté pour Raphaël Arnault ».

    « Je voudrais dire à ceux qui n’ont pas voté pour nous, que nous aurons à leur égard la même attention », promettait Olivier Galzi dans son discours d’installation de maire. « En continuant à taper fort sur LFI, il reste clivant et organise le débat uniquement autour de lui ou LFI », analyse un observateur expérimenté de la vie politique. « J’ai fait la démonstration qu’il existe un chemin qui va permettre de construire avec toutes les sensibilités tout en évitant des positions extrêmes », estime Olivier Galzi, interrogé jeudi dernier. Une stratégie payante lors de la campagne qui peut encore fonctionner tant que le maire a le vent en poupe. « Mais attention quand ça ira mal, ce sera compliqué d’aller chercher des soutiens », prévient cette même source. Au risque alors que le dicton « jeu de main, jeu de vilain » ne fasse encore plus sens.

  • Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Les images d’Ahmed, Avignonnais de 79 ans, qui jouait avec un grand sourire aux dominos avec ses amis dans un bar de la Rocade quelques minutes avant de se faire mortellement faucher par un motard alors qu’il traversait sur un passage piéton en soirée ce vendredi, ont marqué les esprits. Une marche blanche en son honneur est organisée par ses camarades de jeu et sa famille ce vendredi 15 mai au départ du stade Pierre-Baizet à 14h30.

    Il était autour de 23h vendredi lorsque le septuagénaire a été percuté. « Un lien a également été établi avec un refus d’obtempérer du conducteur d’une moto de même type, réalisé dans le cadre d’un contrôle routier quelques instants plus tôt au niveau de l’avenue Eisenhower à Avignon », a précisé de son côté le parquet d’Avignon dans un communiqué, ajoutant que « le conducteur avait pris la fuite à la vue des policiers, qui avaient perdu sa trace quelques minutes après l’avoir suivi ». Le suspect, un homme de 28 ans, défavorablement connu des services de police et de justice, a été interpellé dans la foulée et a été placé en garde à vue après avoir été pris en charge par les secours, s’étant lui-même blessé dans sa chute. D’après nos confrères de Vaucluse Matin, ce dernier a été condamné en 2022 à quatre ans de prison pour sa participation à un réseau de trafic de stupéfiants dans le quartier des Amandiers, à Carpentras.

    Appel à témoins

    Une enquête a été ouverte pour des chefs d’homicide routier et refus d’obtempérer. Et « elle se poursuit afin de connaître plus précisément les circonstances de ce dramatique accident », précise le parquet. Un appel à témoins a été lancé par la police nationale d’Avignon.

    Le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), est allé à la rencontre de la famille du défunt. Et plaide sur ses réseaux sociaux pour que « les auteurs de rodéos urbains soient lourdement sanctionnés » et qu’il « ne s’agit pas d’un accident de la route mais d’une mise en danger volontaire de la vie d’autrui ». Il assure également avoir signé, vendredi, le recrutement de trois policiers municipaux supplémentaires avec affectation à la patrouille de nuit.

    Si vous avez assisté à la scène ou disposez d’informations, contact au 04.32.40.56.45 ou par courriel à dipn84-avignon-slpj-daj-gaj-cyclique@interieur.gouv.fr.

  • [Entretien] « J’ai la sensation que nous n’avons rien appris du Covid »

    [Entretien] « J’ai la sensation que nous n’avons rien appris du Covid »

    Alors qu’une jeune femme a été évacuée mardi de Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes) vers un hôpital de Marseille pour une infection possiblement liée à l’hantavirus Andes, le chef de l’État Emmanuel Macron s’est voulu rassurant en déclarant que la situation en France était « sous contrôle », le gouvernement ayant mis en place « des protocoles extrêmement rigoureux » en consultation avec les « meilleurs experts ». « Maintenant, il est important qu’il y ait une vraie coordination européenne, c’est-à-dire que les protocoles aillent vers les standards les plus exigeants qui ont été définis à très court terme, et que l’Organisation mondiale de la Santé puisse coordonner tout cela comme il se doit ». La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a écarté le scénario d’une « circulation diffuse » en France et a précisé que sur les 5 Français ayant voyagé sur le MV Hondius, une femme est « dans un état grave. »

    La Marseillaise : Que pensez-vous de la gestion de l’hantavirus pour le moment ?

    Philippe Halfon : En termes de gestion de crise, c’est catastrophique. Disons que, si on cherchait à disséminer une épidémie, nous n’aurions pas pu faire mieux. Dans les gestions d’épidémie qu’on a connue dans le passé, lorsqu’il y avait des maladies graves comme la peste ou autre, on appliquait le principe de quarantaine. Dans le cas qui nous intéresse, on avait la chance d’avoir les patients regroupés à l’intérieur d’un bateau, où aurait pu se tenir cette quarantaine. Il aurait été possible de mettre en place un bateau médicalisé, avec tout ce qu’il faut en termes de ventilation mécanique, de réanimateurs et autres. Car bien sûr, il n’est pas question de laisser mourir les gens. Ce qui se passe actuellement est vraiment le résultat d’une très mauvaise gestion au départ. J’ai la sensation que nous n’avons rien appris du Covid. D’autant que, dans le cas du Covid, il était beaucoup plus difficile de contenir l’épidémie dans la mesure où les gens n’étaient pas au départ confinés sur un bateau.

    Que sait-on de l’Hantavirus actuellement ?

    P.H. : C’est un virus qu’on connaît depuis très longtemps. Ce n’est pas nouveau comme le SARS-CoV-2 [Virus responsable du Covid-19, Ndlr]. À l’époque on connaissait le coronavirus, mais pas le SARS-CoV-2. Là, les hantavirus sont très connus. On savait qu’il y avait des contaminations inter-humaines [la majorité des hantavirus ne touchent que les rongeurs, Ndlr]. Il existe un centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur depuis 2016 [Les Centres nationaux de référence sont des laboratoires, qui, en centralisant les informations à l’échelle nationale, participent à la lutte et au contrôle des maladies, Ndlr]. Les hantavirus ont été parfaitement décrits en médecine, dans les syndromes rénaux, dans les syndromes cardiopulmonaires, sur la base de toutes petites épidémies, très confinées.

    Quels sont les symptômes que peut impliquer une infection ?

    P.H. : Les premiers symptômes sont la fièvre, les courbatures, les douleurs articulaires, la fatigue, autrement dit les syndromes très communs des virus. Dans les cas qui nous intéressent, il y a eu des syndromes pulmonaires, avec une atteinte respiratoire, parfois hémodynamique, [circulation du sang, Ndlr] avec des hypotensions qui peuvent nécessiter une admission en réanimation. C’est ce qu’il s’est passé pour les patients décédés, ils sont morts d’un symptôme respiratoire aigu.

    Le virus est-il aussi dangereux pour tout le monde ?

    P.H. : Comme dans le cas de n’importe quelle infection, bactérienne ou virale, ce que vous voulez, l’état de la défense immunitaire du patient ou la présence de comorbidité a une grande influence. Naturellement, nous sommes tous infectés tous les jours par des virus, et des bactéries. On les sent plus ou moins passer, mais il ne se passe pas grand-chose. On a un petit coup de pompe, on est un peu fatigué, on se sent un peu fiévreux. Mais on ne sait pas forcément d’où ça vient, on ne va pas se tester. Il y a toujours un hôte et un virus, une bactérie avec son hôte. Comme dans le cas des rongeurs, qui parfois peuvent être asymptomatiques, il est possible qu’un humain infecté ne sente rien.

    Mais le taux de mortalité reste plus élevé que dans le cas du Covid…

    P.H. : Bien sûr. Dans le cas du Covid-19, on est à moins de 1%. Pour l’épidémie actuelle, si on compte 3 décès pour 8 cas, on obtient 38%. Je pense que ce chiffre très élevé de mortalité va baisser. On n’a pas encore de photographie globale. Dans d’autres cas, comme l’épidémie qui a eu lieu pendant la guerre de Corée, la première qui a été décrite [c’est le fleuve Hantaan, situé entre les deux Corées, qui donne son nom aux hantavirus, Ndlr], le taux de mortalité était de 5 à 10%. Dans d’autres cas plus récents, le taux de mortalité était de 50%. J’ai l’impression que chaque épidémie à son taux de mortalité, mais ça reste bien plus élevé que le Covid.

    Le virus est-il aussi contagieux que le Covid ?

    P.H. : La contagiosité est bien inférieure à celle du Covid. On sait que, dans les précédents cas, les épidémies sont restées très confinées, ce qui est plutôt bon signe.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud

  • Le Département du Var aux côtés des municipalités rurales

    Le Département du Var aux côtés des municipalités rurales

    Fidèle à ses engagements le président (LR) du Département Jean-Louis Masson continue sa tournée du territoire pour assurer les maires du soutien de la collectivité aux communes qui investissent, et cela dans un esprit d’équité et de solidarité. C’est-à-dire en privilégiant celles qui en ont le plus besoin, les plus petites donc. Mardi matin, c’est à La Cadière qu’il est venu rencontrer la nouvelle équipe et l’écouter exposer les projets structurants sur lesquels elle travaille.

    Le maire Robert Delleda (SE) a donc présenté la situation financière de la Ville, avec d’un côté les recettes. Fiscales, pour commencer, qui représente ici 63% du total des ressources. Auxquelles s’ajoutent les dotations de l’État en constante diminution, elles. « En 2013, on avait 652 000 euros et en 2025, 296 000 euros. Ça s’est effondré totalement d’année en année », souligne-t-il.

    « La baisse de la DGF, c’est un scandale parce que ce n’était pas un cadeau de l’État. C’était pour compenser les transferts de compétences », intervient le président du Département. Et de poursuivre : « Baisser la DGF, c’est spolier les communes. Certaines avaient plusieurs millions, et se retrouvent aujourd’hui avec 300 000 ou 400 000 euros. »

    Des investissements ciblés

    Pour autant, la Ville de La Cadière entend bien répondre aux besoins des habitants et donc investir. Le premier magistrat détaille d’ailleurs les chantiers à venir, avant d’entraîner tout le monde dans une visite du village pour prendre la mesure de l’urgence de certaines réalisations. À commencer par le 3e étage de l’hôtel de ville au plancher branlant et, en l’état, inaménageable.

    Direction ensuite la mairie annexe, en face. « Ici, on ne respecte pas la réglementation au niveau de l’accès PMR [personnes à mobilité réduite, Ndlr]. Et au troisième étage, il y a des fuites », reprend Robert Delleda. Un espace inadaptable compte tenu du bâti, précise la 1ère adjointe Sophie Loiseau. L’idée est donc d’utiliser l’actuel espace de stationnement pour « construire une petite maison de caractère reliée au bâtiment existant, avec des vrais espaces adaptés pour tout le monde ».

    Le maire en a profité pour remercier le président du Département sur l’aide apportée à La Cadière depuis plusieurs années.

    « Une commune qui investit, c’est une commune qui avance », lui a répondu ce dernier. Depuis son élection à la tête du conseil départemental en 2022, les aides aux petites communes ont été, c’est vrai, plus que doublées. La Cadière est passée de 140 000 euros à plus de 300 000 euros aujourd’hui.

    En route, à présent, pour le complexe sportif situé plus haut sur le plateau. Avec « des installations sportives, décrit l’adjoint Pascal Dupraz, qui ne bénéficient plus de toilettes en état d’usage, des vestiaires obsolètes, et un stade de foot pourvu d’un revêtement synthétique de première génération complètement usé ». Là encore, des dépenses de remise en état vont être engagées par la commune aidée par le Département.

    « Des investissements ciblés et durables pour préserver les services publics, sans augmenter les impôts », insiste le maire de La Cadière.

    Des propos approuvés par le président Masson.

  • L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.

    « On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».

    « Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.

  • Comment Robert Ménard revisite l’Histoire à des fins idéologiques

    Comment Robert Ménard revisite l’Histoire à des fins idéologiques

    Trente ans de chantier, dix-neuf hectares aménagés, treize millions de budget, premiers coups de pioche espérés en 2028. Le projet « Béziers antique », porté par l’édile d’extrême droite Robert Ménard, se veut faramineux. L’objectif affiché étant de reconstruire la cité de Riquet telle qu’elle était en l’an 30 après Jésus-Christ, avec les techniques employées pendant l’Antiquité. Un amphithéâtre, une nécropole, un forum, un ludus (une école de gladiateurs) devraient ainsi voir le jour le long de la route de Lespignan. « Béziers antique » se veut pédagogique, notamment en montrant différentes techniques utilisées par des artisans et en proposant des animations et démonstrations toute l’année.

    Sauf que le maire semble se servir de ce projet pour mener une bataille idéologique propre à l’extrême droite en réécrivant l’Histoire. « Il le pratique depuis 2014 mais il varie beaucoup sur son positionnement partisan puisqu’il a soutenu Marine Le Pen, Éric Zemmour, maintenant Bruno Retailleau. Sur le fond, il a une vision réactionnaire, une sorte de national-catholicisme qui s’inscrit dans la longue tradition de l’extrême droite depuis Charles Maurras. Ménard a des usages de l’Histoire qui sont problématiques et idéologiques », soutient Richard Vassakos, historien et auteur de l’ouvrage La Croisade de Robert Ménard : Une bataille culturelle d’extrême droite (éditions Libertalia, 2021).

    Un âge d’or révolu

    Une vision d’un passé fantasmé, une nostalgie d’un âge d’or révolu, dont l’apogée aurait été la chrétienté dans l’Antiquité. « Ce n’est pas n’importe quelle Rome antique, c’est celle de l’an 30 après Jésus-Christ, donc du début de la christianisation. Il y a là quand même un biais, une orientation assez claire. Ce n’est pas la Rome républicaine, c’est la Rome impériale qui va vers la christianisation et on prend le point de départ de l’ère chrétienne. Donc il y a quand même quelque chose qui n’est pas anodin », poursuit Richard Vassakos. L’an dernier, l’édile s’était illustré en installant un olivier bimillénaire – de l’âge du Christ – devant la mairie. Sans oublier les crèches de la nativité, les messes de la Feria, les cérémonies patriotiques, etc. « Il y a une volonté de remettre la religion au centre du village qui, en fait, est une construction de la guerre, du choc des civilisations, c’est-à-dire que c’est les chrétiens contre les autres, c’est nous et eux  », soutient l’historien.

    Or Béziers est le fruit de mélanges des multiples populations qui se sont succédé : les Celtes sont les premiers puis viennent les Romains avant que les Wisigoths, les Francs et les Arabes ne s’arrêtent à Béziers.

    « Le but est de mener la bataille culturelle via un certain nombre de forces réactionnaires, d’implanter un récit ou un méta-récit et donc de construire cette dimension identitaire. Le projet “Béziers antique” pourrait être très bien. Effectivement, Béziers a été une ville romanisée. Il n’y a aucun souci avec ça. La difficulté, c’est ce qu’on y met derrière », observe Richard Vassakos, qui craint que le projet biterrois ne devienne une sorte de Puy-du-Fou, complexe de loisirs porté en Vendée par l’ultra réac Philippe de Villiers, connu pour son interprétation de la Révolution controversée. L’extrême droite aurait-elle un problème avec la République ?

  • L’eau potable sous haute surveillance après l’épidémie

    L’eau potable sous haute surveillance après l’épidémie

    Je suis soulagé que les administrés aient cette information », résume Philippe Pignon, maire de la commune. Depuis plusieurs semaines, ce dernier gère lui aussi ce qu’il qualifie de « crise majeure ». Pour rappel, une épidémie de gastro-entérite avait frappé la commune, mi-avril. Une enquête épidémiologique, lancée le 17 avril, avait recensé 895 personnes déclarant des symptômes entre le 2 et le 22 avril, sur 1 182 répondants. « Au total, 32 personnes ont été hospitalisées et aucune forme grave n’a été signalée », conclut le rapport de Santé publique France, publié le 7 mai, qui confirmait une origine hydrique de l’épidémie. Ce rapport révélait la présence de pathogènes tels que l’Escherichia ou la salmonelle, « une pollution microbiologique » et un dysfonctionnement du système de chloration. « Dans les annales, on n’avait jamais entendu parler de ça », précise le premier magistrat de la ville, aussi pharmacien. Ce dernier rapporte s’être rendu, sur invitation de la Société des eaux de Marseille, exploitante du réseau d’eau portable de la commune, sur la station d’eau potable du quartier du Sauvet, au nord de la N7. « On a pu voir ou tout cela s’est passé, de façon à mettre le doigt sur le dysfonctionnement. Nous avons pu constater quelles sont les adaptations du système, et quelles transformations ont eu lieu sur “l’usine”, à la suite de cet épisode. Nous avons désormais le traitement de l’eau le plus moderne à Rousset ! », rapporte Philippe Pignon. De son côté, la Société des eaux de Marseille présente un « remplacement intégral du matériel : l’ensemble des appareils automatiques de mesure de chlore de la station a été remplacé par des équipements neufs ». Elle indique également qu’une « sécurité automatique anti défaillance a été installée : en cas de taux de chlore insuffisance, le système déclenche l’arrêt automatique de la station ». La SEM ajoute que « la fréquence des analyses bactériologiques a été considérablement renforcée, là ou la réglementation prévoit un contrôle trimestriel, un suivi est désormais effectué chaque semaine ». Ces éléments permettent, en partie, de répondre aux interrogations, notamment, du Collectif Vérité Eau Rousset. Sa priorité « reste la transparence, la sécurité sanitaire des habitants et la prévention de tout nouvel incident. Nous sommes actuellement en démarche avec l’association Que choisir ensemble et également avec la Maison de la justice et du droit de Gardanne. Ces réponses rapides [aux interrogations diverses, Ndlr] sont nécessaires et les victimes attendent également réparation ».