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  • [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    Depuis cinq ans, l’office de tourisme d’Istres et l’association des rameurs de l’Olivier proposent, chaque été, une initiation à la rame traditionnelle. « L’idée est née d’une volonté commune entre l’office de tourisme et l’association des rameurs de l’Olivier de proposer une activité traditionnelle, de chez nous », explique l’office de tourisme.

    « Une vraie balade immersive et apprenante »

    Tous les lundis, comme ce 20 juillet, de 18h30 à 19h30, les participants embarquent pour une sortie commentée sur l’emblématique étang de l’Olivier, vaste de 220 hectares en plein cœur de la ville.

    Répartis sur deux embarcations de six places, ils s’initient aux gestes de la rame traditionnelle sous les conseils des membres de l’association. « On leur donne les techniques, donc c’est une vraie balade immersive et apprenante », souligne l’organisation. La jauge est volontairement limitée « pour permettre aux participants de bien profiter ».

    Le départ s’effectue depuis le mini-port de l’Olivier. L’itinéraire longe l’oppidum du Castellan, d’où l’on aperçoit le parc Dinosaur’Istres, avant de rejoindre « le pourtour de l’étang, plus isolé et arboré ».

    « C’est une belle balade sur l’étang de l’Olivier pour faire découvrir nos paysages et la rame traditionnelle que peu connaissent », poursuit l’office du tourisme.

    Une activité ouverte à tous

    Locaux curieux de s’initier ou touristes de passage, les profils des intéressés sont variés. « C’est calme comme activité, donc on a surtout des familles », observe la direction. Les enfants peuvent embarquer s’ils sont accompagnés d’un parent, mais seuls les plus de 16 ans sont autorisés à ramer.

    Les inscriptions se font soit directement en se rendant à l’office du tourisme d’Istres, soit en réservant son billet en ligne. Le tarif est fixé à 3 euros par personne.

    Clara Gazel

    Pour réserver en ligne : istres-tourisme.com

  • Le pastoralisme, rempart contre les incendies

    Le pastoralisme, rempart contre les incendies

    « En cinq ans seulement, j’ai vu l’herbe et la forêt gagner en altitude », constate Boris Emeriau, le regard inquiet. Berger depuis quinze ans, installé depuis cinq à Chamousse. Il garde depuis le début de l’été son cheptel de 200 brebis en estives sur la crête du Lauzet, à 2 300 m d’altitude sur la commune de Crots. Les milieux de montagne se réchauffent plus vite, le changement climatique s’y fait plus visible et Boris est aux premières loges. « Avant il y avait des sécheresses tous les quarante ans, maintenant c’est tous les deux ou trois ans et elles sont beaucoup plus longues et plus violentes », explique-t-il.

    En résulte une augmentation des feux de forêts, plus nombreux et plus intenses, mais ils ne sont pas dus qu’au seul réchauffement climatique selon Boris. « Oui, les incendies sont là parce qu’on a des canicules plus précoces, plus longues… Mais ça brûle aussi pour d’autres raisons, avance-t-il. Avant, les villages étaient regroupés et autour il y avait des praires et cultures agricoles, ça faisait un espace dégagé autour des villages, ensuite l’autre couronne autour c’étaient les zones pastorales, entretenues par les troupeaux, qui faisaient que tout n’était pas embroussaillé comme maintenant. Et, encore plus loin, il y avait la forêt. Les incendies étaient donc plus loin des habitations. »

    Refaire une place

    aux troupeaux

    La capacité des troupeaux à « nettoyer » les espaces forestiers a déjà été reconnue par les pouvoirs publics. En décembre 2024, le Cerpam (Centre d’Études et de Réalisations Pastorales Alpes-Méditerranée) recensait 160 éleveurs qui faisaient pâturer leurs troupeaux sur des ouvrages DFCI (Défense de la Forêt contre les Incendies). Mais, pour généraliser cette solution, restent à faire de la place au pastoralisme, étouffé par la raréfaction des parcelles disponibles. « Plus que jamais, mettre des élevages dans les campagnes ça permettrait de gérer les incendies en réduisant le combustible, même si ce n’est pas la seule manière bien sûr, affirme-t-il. Mais, pour ça, il faut installer des gens dans les campagnes, il faut savoir ce qu’on veut pour nos campagnes, des maisons secondaires ou des gens qui vivent vraiment sur place ? » Le manque de foncier, pour les petits agriculteurs comme les bergers est le nerf de la guerre.

    « On voit qu’on a quand même un foncier qui est accaparé par quelques très grosses fermes et un foncier pastoral donc des landes, des sous-bois, qui est extrêmement morcelé avec beaucoup de propriétaires privés différents dont, soit on arrive pas à retrouver la trace, soit qui veulent pas nous faire de papiers pour être légalement chez eux, regrette Boris. Beaucoup de jeunes aimeraient s’installer mais sont découragés par ce manque de foncier et le prix de la terre, avec le pullulement des maisons secondaires, le prix du foncier est complètement décorrélé de la valeur de la production qu’on peut en tirer. » Il existe des outils légaux comme les associations foncières pastorales qui permettent à plusieurs propriétaires de parcelles de gérer collectivement un périmètre agropastoral et/ou forestier. Pour les éleveurs, cela ouvre des espaces de pâturage sans devoir obtenir l’accord de chaque propriétaire. « C’est une opération complexe, qui demande la venue d’un commissaire public et l’aval du préfet mais si l’on généralise ça, lorsque des jeunes voudront s’installer, on pourra les orienter vers telle association foncière, avec tel espace de pâturage, pour telle période… projette Boris. Là, actuellement, tu t’installes avec un petit bout de terre, tu n’es pas accompagné, c’est un peu la guéguerre. »

  • Les riverains vent debout contre un parking dans un parc à Aix

    Les riverains vent debout contre un parking dans un parc à Aix

    à l’entrée du parc de la Torse, une barrière « normalement fermée, puisque c’est un accès piéton » est désormais ouverte. Elle laisse accéder les voitures d’une association d’insertion par les espaces verts, installée quelques mètres plus haut, sur le terrain dont le bail lui a été cédé par la Ville et communément appelé Legs Constant. Soumis à des aménagements, les bénéficiaires de l’association viennent donc garer leurs véhicules sur une parcelle du parc. Une situation qui crispe les riverains.« Avec ces chaleurs, on se dit que c’est une aberration d’enlever un espace de nature pour l’ouvrir aux voitures (…) c’est un parc hyper fréquenté, et de plus en plus », se désole Catherine, membre du CIQ la Torse-Cézanne et membre du Conseil syndical de la Tour d’Aygosi. Fin juin, le sujet commence à faire couler de l’encre, lorsque ce même conseil fait paraître une pétition en ligne contre « la transformation du parc arboré de la Torse en parking ».« Nous avons obtenu près de 3 500 signatures », estime Catherine. Un courrier a également été envoyé dans la foulée au premier adjoint, le 13 juillet et évoque un dossier « devenu le révélateur d’une préoccupation plus profonde : la place accordée à la nature en ville, la qualité du dialogue entre les élus et les citoyens, et la cohérence des choix publics face aux défis environnementaux ».

    Débat municipal

    Clément Frel-Cazenave, élu d’opposition municipale Les écologistes au sein du groupe Aix Avenir (DVG), un peu plus tôt dans la semaine, estimait que « cet espace utilisé par les véhicules est bien plus qu’un simple terrain », mais un lieu « fréquenté chaque jour par de nombreux habitants ». Pour l’élu, « autoriser le stationnement de voitures sur cette pelouse pourrait entrainer la dégradation d’un patrimoine arboré naturel précieux ». Une décision d’autant plus « difficile à comprendre » alors que « le parking Carcassonne, situé à seulement une centaine de mètres, dispose de nombreuses places. » Du côté de la municipalité, on rappelle que la parcelle concernée était « laissée en friche, initialement fermée par un portail » et que « cette solution a été mise en place dans un contexte particulier. Jusqu’à présent, les véhicules de cette association étaient stationnés sur un terrain situé en face sur lequel, la Ville vient d’engager des travaux d’aménagement destinés à créer un nouvel espace vert ouvert au public.(…) Il a donc été nécessaire de trouver une solution alternative permettant à l’association de poursuivre ses activités. » Sollicitée, l’association concernée n’a pas pu nous répondre.

  • Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Et une petite finale de Coupe du Monde qui fait 185.

    Après quatorze ans sur le banc de l’équipe de France, Didier Deschamps a dit au revoir à une sélection qui lui a permis de tout gagner et de tout vivre, y compris cette petite finale au scénario improbable. « Pour la première fois, je me suis dit : c’est la dernière fois que tu fais ça ». a-t-il confié, après le duel des frustrés contre l’Angleterre, perdu 6 –  4.

    En tant que joueur, capitaine puis sélectionneur, le Basque aura écrit les plus belles pages de l’histoire des Bleus. Sacré en 1998 en tant que capitaine, puis en 2018 en tant que sélectionneur, il a permis également au football français de retrouver des couleurs, après la période compliquée qui a suivi la finale mondiale perdue en 2006.

    Deux traversées du désert

    à chacun de ses passages, Didier Deschamps a redressé la barre. En tant que joueur, il était de la génération de la première étoile, puis du sacre néerlandais à l’Euro, à la sortie d’une première traversée du désert sportif, de 1986 à 1998.

    En tant que sélectionneur, il a pris le relais de Laurent Blanc, lessivé par un Euro 2012 raté, deux ans après l’humiliation de Knysna en Coupe du Monde. Didier Deschamps avait la recette pour faire gagner ses équipes.

    Il a conduit Monaco en finale de la Ligue des Champions. Permis à l’OM de regagner des trophées, six en trois ans, dont le onzième titre de champion de France en 2010. Il était logique qu’il soit appelé au chevet de l’équipe de France.

    Après un coup d’essai, lors du Mondial brésilien, en 2014, où l’aventure s’est achevée en quart de finale face à l’Allemagne, le rendement est allé crescendo. Une finale d’Euro 2016, perdue contre le cours du jeu face au Portugal (0 – 1) au Stade de France. Suivie d’une Coupe du Monde exceptionnelle, où vingt ans après, il a permis aux Bleus de broder leur seconde étoile dans la nuit russe en surclassant la Croatie (4 – 2). Dans la foulée, viendra une victoire en Ligue des Nations (2021).

    DD et les Bleus étaient alors au zénith. Malgré les reproches pour son jeu trop prudent, le groupe a tracé sa route. Flirtant même avec une troisième étoile que l’Argentine récoltera finalement.

    Ses dernières années à la tête de l’équipe de France rappelle ses derniers mois d’entraîneur à l’OM. Avec une lente rentrée dans le rang, marquée par deux Euros en demi-teinte, malgré une demi-finale, perdue, contre l’Espagne lors du tournoi en Allemagne (2024).

    Il espérait vivre une troisième finale mondiale consécutive. Il s’est contenté d’une quatrième place pour sa dernière.

    Reste maintenant à son successeur, Zinédine Zidane qui prendra ses fonctions le 1er septembre, à tourner la page et démarrer une autre histoire.

  • Robin Prétot pour la liaison Fos-Salon

    Robin Prétot pour la liaison Fos-Salon

    Alors qu’une nouvelle séquence de concertation concernant la liaison Fos-Salon vient de s’achever, le maire d’Istres, Robin Prétot (LR), considère ce préprojet comme une opportunité et l’a soutenu lors du conseil municipal du 16 juillet. Et ce, malgré le changement des modalités de financement envisagées par la Dreal.

    L’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50 % pour cette infrastructure a été écartée pour préférer « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières », qui s’étaleront entre 2031 et 2036. Robin Prétot y voit une « hypothèse intéressante » : « Je considère (…) que l’État aurait dû mettre depuis bien longtemps les moyens sur la table pour créer cette deux fois deux voies d’intérêt national qui bénéficie à toute l’économie française voire européenne, mais l’État pas prêt à mettre 566 millions d’euros. (…) Aujourd’hui, on a une possibilité que ça se fasse et que ce soit payé par un privé avec un intérêt intéressant pour Istres. » Il poursuit : « Ça permettrait que le porteur porte tout ça 100 % à sa charge, en échange de quoi il y aurait deux péages : un au-dessus du rond-point de Clesud pour accéder à l’autoroute, qui existe déjà mais serait avancé, l’autre au-dessus de Ventillon à Fos-sur-Mer. (…) L’axe partant vers Parsemain resterait gratuit. On aurait desserte locale gratuite : on ne paierait pas en partant d’Istres pour aller à Fos ou Miramas ».

    Un autre scénario est pourtant envisagé : celui d’un péage complet du nord au sud de cette deux fois deux voies de 25 km, pour un tarif de 9,6 centimes par km pour les véhicules légers et 28,8 centimes pour les poids lourds.

    Haro sur les dépôts sauvages

    Lors de la dernière séance avant la trêve estivale, les élus ont également voté à l’unanimité l’instauration d’une amende administrative pour les dépôts sauvages de déchets à compter du 1er août.

    L’adjoint délégué à l’environnement Luc Brezia précise les tarifs : « De 150 euros à 1 500 euros pour personnes physiques et le double pour personnes morales. Des majorations seront appliquées en cas de récidives ou quand volume de déchet dépasse 1 m3. » Robin Prétot ajoute : « Un second garde champêtre a été recruté pour renforcer la brigade verte qui est habilitée à pouvoir administrer ce genre d’amende élevée ».

    Pour l’élu d’opposition Patrick Grimaldi, toute la politique de gestion des déchets est à revoir. Selon lui, « la décision métropolitaine de demander aux entreprises d’assurer la gestion de leurs déchets avec des prestataires privés » et « les contraintes en nombre de passages dans les déchetteries mises en place pour les administrés » a joué un rôle dans la multiplication des dépôts sauvages.

  • Les opposants au data center durcissent le ton

    Les opposants au data center durcissent le ton

    « Les riverains n’ont plus confiance », résume Philippe Chabeaudy, membre du CIQ des Pallières. Depuis la signature du permis de construire par l’ancien maire Michel Amiel, le 18 février dernier, les CIQ des Pallières, des Sibylles et d’Amphoux ont multiplié les recours, avec l’aide du MNLE. Après une visite du terrain, son président, Christian Pellicani, est catégorique : « Le site n’est pas adapté, ils ont simplement contourné les difficultés de procédure. Pour l’heure, ni la justice ni la préfecture n’ont répondu au recours. » Philippe Chabeaudy veut toujours croire que le Data center, projet porté par la société Telehouse, ne verra pas le jour : « Nous pensons que nos recours ont de très bonnes chances d’aboutir ».

    À l’issue de la réunion de jeudi avec les membres des CIQ, le MNLE annonce « de nouveaux moyens pour aller plus loin », avec l’aide de son avocate. Une réunion publique est annoncée pour septembre.

    « Il y a une accumulation de raisons inadmissibles, aussi bien du point de vue humain que technique ou environnemental », juge Philippe Chabeaudy. Les opposants dénoncent la présence de produits chimiques, de fluides réfrigérants et d’une quantité importante de carburant pour faire fonctionner la structure. Ils évoquent un « contournement du PPRIF », Plan de prévention des risques d’incendie de forêt, qui interdit « en principe ce type d’installation classée sur ce terrain ». La chaleur produite par le data center, dite chaleur fatale, marque un autre point de crispation. Le site évacuerait 70 mégawatts, « l’équivalent de 70 000 radiateurs de 1 000 watts, selon Philippe Chabeaudy. À proximité immédiate de la pinède, produire une chaleur aussi importante est criminel ».

    « Redistribuer la chaleur »

    Lors du dernier conseil municipal, le 6 juillet, le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro, promettait de « redistribuer la chaleur fatale de l’infrastructure » aux habitants, évoquant une étude lancée en ce sens. Initiative « utopique » selon Philippe Chabeaudy. Dans un communiqué, le 10 avril, Romain Amaro se disait par ailleurs « victime de la signature précipitée » de l’ancienne majorité, ajoutant avoir « signifié à Telehouse une intransigeance totale. Si le projet devait avancer, il devra impérativement se plier aux attentes légitimes de la population. »

    Le président du MNLE dénonce aussi le « mythe des data centers créateurs d’emplois ». Selon lui, ces infrastructures serviraient avant tout « aux géants des GAFAM à nourrir leurs actionnaires de bénéfices ». Une manifestation est prévue à la rentrée. Contactée, la société Telehouse n’a pas donné suite.

  • Bernard Cazeneuve voudrait se poser en rassembleur

    Bernard Cazeneuve voudrait se poser en rassembleur

    Une lettre aux Français de 85 pages, des déplacements sur le terrain, des échanges avec la presse mais Bernard Cazeneuve l’assure « je ne suis pas candidat ». Ou du moins, pas encore. Cela dépendra des « circonstances », assure-t-il, disant vouloir « créer les conditions autour des valeurs de la gauche républicaine du rassemblement le plus large possible de tous les Français », fait-il valoir ce samedi matin à Marseille. Et ce, afin de battre le Rassemblement national en 2027.

    Sa candidature, si elle est officialisée, ne sera pas validée par la primaire des Roses à laquelle il ne participera pas. Les dissensions remontent à 2022, lorsque l’ancien Premier ministre fustige l’accord conclut entre le Parti socialiste et la France insoumise pour les élections législatives. Il quitte, dans la foulée, le parti auquel il avait adhéré en 1987 et fonde, un an plus tard, La Convention. Le mouvement réunit socialistes déçus, radicaux de gauche, élus du Modem, des anciens macronistes ou apparentés.

    Soutiens régionaux

    C’est ainsi que sont présents à ses côtés ce samedi le sénateur sortant du Var et ex-socialiste André Guiol, l’ancienne députée varoise macroniste Cécile Muschotti, l’ex-candidat de Génération Écologie pour les départementales de 2021 Christian Monferrini qui est désormais référent local de La Convention. Devant cette réunion de convaincus quai de Rive Neuve, Bernard Cazeneuve fustige les « deux dégagismes d’extrême droite et d’extrême gauche », tel qu’il les nomme, « qui confondent le bruit avec la solution », écrit-il dans sa lettre. Selon lui, se tourner vers l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, candidat le mieux placé à gauche dans les sondages est un « vote inutile ». Pour lui, LFI et le RN « ne s’opposent pas comme on le croit, mais se nourrissent l’un de l’autre ».

    S’il dit ce samedi « préférer gouverner avec la gauche », il ratisse large. Quand le nom d’Édouard Philippe est évoqué, l’ancien chef de gouvernement socialiste ne s’offusque pas. « Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de rassemblement (…) un compromis c’est toujours un sacrifice », martèle-t-il. En revanche, il se dit totalement opposé au maire Horizons du Havre sur la réforme des retraites, par exemple. Quand ce dernier veut rallonger l’âge départ à 67 ans, Bernard Cazeneuve pousse pour l’allongement de la durée de cotisation. Pour « permettre à ceux qui ont commencé tôt dans les métiers les plus pénibles de partir à la retraite comme jadis », et, pour « ceux qui le souhaitent », comme lui, avocat de profession, « de travailler beaucoup plus longtemps pour assurer le financement ».

  • En mémoire des victimes du racisme et de l’antisémitisme

    En mémoire des victimes du racisme et de l’antisémitisme

    Huit heures retentissent sur la place du 23 janvier 1943 – Fortuné Sportiello (2e). « La République française, en hommage aux victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis sous l’autorité de fait dite du “Gouvernement de l’État français” (1940-1944). N’oublions jamais », peut-on lire sur l’une des plaques de marbres fixées sur le monument de la déportation. Ce quartier marqué par la barbarie nazie. « La responsabilité de l’État français dans la persécution des juifs ne se limita pas à une aide ponctuelle apportée à l’occupant allemand. Sous l’autorité du maréchal Pétain, le régime de Vichy, alla bien au-delà des exigences de l’occupant », rappelle Michel Cohen-Tenoudji, président du Consistoire israélite de Marseille ce dimanche matin.

    Cette cérémonie nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommages aux « Justes » de France, s’est tenue 84 ans, presque jour pour jour, après la rafle du Vel d’Hiv, la plus grande organisée sur le territoire durant la Seconde guerre mondiale. Les 16 et 17 juillet 1942, 12 884 hommes, femmes et enfants juifs ont été arrêtés par la police parisienne avant d’être déportés et exterminés à Auschwitz par les nazis. « Parmi les victimes se trouvait ma grand-mère, Rachel Pozmentier, se trouvait mon père, un enfant âgé de 9 ans. Arrêtés à leur domicile, ils furent conduits dans les geôles du commissariat du 14e arrondissement de Paris », raconte Caroline Pozmentier-Sportich présidente de l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz (AFMA). « Ma grand-mère, fut déportée à Auschwitz par le convoi numéro 11, en juillet 1942. Elle n’en revint jamais, assassinée dans une chambre à gaz. Mon père, lui, fut sauvé grâce à une chaîne humaine, trop souvent clandestine, et à qui nous adressons toujours toute notre connaissance. Sans ces hommes et ces femmes, ces Justes, je ne serais pas là devant vous », insiste-t-elle.

    « Afin que nul n’oublie »

    Les représentants des associations, des collectivités locales, de l’État et quelques élus du Printemps marseillais sont présents ce matin-là. « Petit à petit, les témoins directs s’effacent et c’est d’autant plus important pour nous, par notre présence, par les témoignages, par les discours, de rappeler sans cesse cette Histoire. C’est primordial d’avoir ce passé en tête pour éclairer le présent », soulève le député socialiste Laurent Lhardit, présent en son nom propre et celui du maire de Marseille.

    « Nous vous léguons notre mémoire, à charge pour vous de la transmettre de génération en génération, afin que nul n’oublie, afin que nul ne doute, afin que nul ne nie », écrit Denise Toros-Marter, dans son testament d’Auschwitz, lu par le président du Fonds social juif unifié Marseille-Provence, Lionel Stora, qui représentait la rescapée du camp de la mort ce matin-là, « Puisse le flambeau de la mémoire collective, que nous transmettons avant d’arriver au bout de notre voyage, nous protéger à tout jamais d’un nouvel Auschwitz ».

    À la fin de cette commémoration, tous saluent les porte-drapeaux, qui ne faillissent pas malgré une chaleur étouffante. Venue de Sausset-les-Pins, Marie-Thérèse Sempéré-Polichetti, est présente à chaque cérémonie. « J’ai souffert de la mort de mon père. Il a été assassiné, j’avais 15 ans, je me trouvais là », confie cette pupille de la Nation de la guerre d’Algérie à l’aube de ses 80 ans, « soit on descend vers les profondeurs, soit on monte vers la lumière. C’est ce que j’ai décidé de faire ». Porte-drapeau depuis 18 ans, investie dans le travail de mémoire avec l’Office national des combattants et des victimes de guerre (Onacvg), elle intervient auprès de collèges et lycées. « C’est important d’être là pour ne pas oublier et aller surtout vers la paix », répète-t-elle, calot vissé sur la tête, « on est que de passage sur Terre, il y a de la place pour tout le monde ».

  • Paca, première région maritime avec plus de 100 000 emplois

    Paca, première région maritime avec plus de 100 000 emplois

    Baignée au Sud par la Méditerranée, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur reste numéro un dans le pays en termes d’économie maritime. C’est ce que confirme une étude de l’Insee, en collaboration avec la Dreets et la collectivité, présentée en conférence de presse ce jeudi à Toulon et publiée dans la foulée. Cette économie maritime représentait fin 2022, quelque 25 600 emplois salariés. Si l’on ajoute les 14 200 de la marine nationale – avec le premier port militaire de France – et les 62 200 du tourisme littoral, ce sont au total 102 000 emplois salariés, soit 5,3 % de la part d’emploi salarié régional que compte cette économie.

    « Notre littoral n’est pas seulement un décor ou une destination. Il est un espace économique majeur, qui fait vivre l’hôtellerie, la restauration, les activités nautiques, les ports, les transports, le commerce et de très nombreux services », indique François de Canson, vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs.

    Cette économie de la mer est divisée en huit grands secteurs d’activité, ici nommés « segments », avec le transport maritime et fluvial et la construction-réparation navale qui concentrent l’essentiel des emplois salariés. Avec, respectivement 11 900 travailleurs pour le premier et 7 900 pour le second, soit près de quatre emplois salariés sur cinq. Dans le détail, c’est 90 % de l’emploi régional du transport maritime et fluvial qui est polarisé dans les Bouches-du-Rhône, avec les grands acteurs que sont le Grand port maritime de Marseille (GPMM), la CMA CGM et Corsica Linea. Quand le Var centralise 72 % de la construction-réparation navale, avec Naval Group et Eca Robotics.

    Les autres secteurs mentionnés sont l’intervention publique, recherche et protection de l’environnement, la logistique portuaire, les travaux publics maritimes, les produits de la mer (dont la pêche). L’extraction de matériaux marins et la production d’énergie, ne concernent pas notre zone.

    L’économie des métiers de la mer est concentrée au sein de grandes entreprises. Dès lors, les établissements de plus de 50 salariés représentent 75 % des emplois, et ceux de plus de 500 salariés emploient 10 700 personnes.

    Seuls 25 % des salariés

    sont des femmes

    Ces travailleurs de la mer gagnent en moyenne 3 910 euros net mensuels en équivalent temps plein. La part de cadres est de 40 % et les ouvriers qualifiés y sont six fois plus nombreux. À titre comparatif, le salaire moyen dans l’ensemble de l’économie régionale est de 2 470 euros par mois.

    Mais cette économie est, sans surprise, peu féminisée. Et compte une grande majorité des hommes, âgés de 25 à 49 ans. Les femmes elles, n’occupent que 25 % des postes. Une part inégale en fonction des segments, s’il y a peu d’ouvrières, il y a presque autant de femmes que d’hommes dans la logistique portuaire par exemple.

    « Cette étude va servir au diagnostic et au pilotage des politiques publiques », veut croire Olivier Tessier, directeur régional adjoint de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets), citant le « retard » sur l’éolien en mer Méditerranée, une « filière d’avenir », pousse-t-il. À ses côtés, le maire de la Londe-les-Maures, pressenti pour succéder à Renaud Muselier à la tête de la Région, appelle à ne « jamais opposer économie et écologie » : « être la première région maritime française impose de savoir concilier les usages. Notre littoral accueille des activités industrielles, militaires, portuaires, touristiques, scientifiques, de pêche, de plaisance et de protection de la nature », soulève François de Canson.

    CHIFFRES

    1,3

    En pourcentage, c’est le nombre de salariés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui travaillent dans l’économie maritime, où sont recensés près de 4 200 établissements en 2022.

    63

    Le département des Bouches-du-Rhône concentre à lui seul 63 % de l’emploi salarié de l’économie maritime de la Région, le Var 30 % et les Alpes-Maritimes seulement 7 %.

    4 500

    En euros, c’est le salaire moyen net mensuel en équivalent temps plein dans le transport maritime et fluvial, dont 40 % des salariés sont des cadres. Le salaire moyen dans la Région est de 2 470 euros pour l’ensemble de l’économie.

  • L’OM en pleine préparation de la prochaine saison

    L’OM en pleine préparation de la prochaine saison

    La première étape de la reprise olympienne est terminée.

    Bruno Genesio, une semaine après sa prise de fonction, avait emmené un groupe de 23 éléments pour un séjour éclair en Côte d’Ivoire, ponctué par un premier match de préparation. Si partir à l’étranger n’est pas une surprise, les Marseillais sont habitués à se préparer loin de la Commanderie en période de reprise. Et même en cours de saison, avec les fameuses « retirada » mise en place par Roberto De Zerbi.

    La surprise était plutôt la durée du séjour. À savoir 72 heures chrono, ce qui est peu pour un véritable stage, compte tenu du temps de voyage et du décalage horaire entre Marseille et la Côte d’Ivoire.

    Relancer le partenariat

    Cette parenthèse a plus été vue comme une reprise de contact avec un partenaire qu’une véritable séance de préparation. Il y a trois ans, l’OM avait signé un contrat liant le club à Sublime Côte d’Ivoire, le programme national de promotion touristique du pays de l’ouest africain. Mais si les aides financières sont venues côté ivoirien, la contrepartie marseillaise a tardé. L’échange prévoyait en effet que chaque année, l’OM se rende en Côte d’Ivoire pour assurer des échanges et participer à un match amical.

    En répondant, enfin, à cet appel, le club olympien a ainsi remis en route une dynamique qui risquait de s’arrêter. Le groupe emmené par Bruno Genesio a donc passé trois jours sur place. Participé à des rencontres avec les supporters locaux, découvert la culture locale, en prenant part à des animations et en visitant une fabrique de chocolat, une des richesses ivoiriennes.

    L’OM a surtout disputé son premier match de préparation. Face à Yamoussokro, équipe de la capitale évoluant en Ligue 2 locale. Un premier galop qui a permis à Bruno Genesio de tester quelques jeunes, et voir à l’œuvre les joueurs revenant de prêt (Neal Maupay, Angel Gomes ou encore Faris Moumbagna) afin de se faire une idée sur ceux qui pourraient rester.

    Au final, l’OM s’est imposé 3 – 0, avec des buts de Neal Maupay, Ange Lago et Faris Moumbagna.

    Les Marseillais sont rentrés au pays et vont enchaîner. Avant un autre séjour à l’étranger, du côté de Zeist aux Pays-Bas, un match amical, à huis clos à la Commanderie, est annoncé face à Nice, samedi 25 juillet. L’OM qui jouera ensuite un match au Vélodrome, contre l’Athlétic Bilbao, le 9 août. Quant au mercato, il est en cours, avec trois départs : Hamed Traoré, Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubaméyang.