Category: accueil-third

  • Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Provence Rugby était à la recherche du match parfait et ce n’était pas encore pour ce vendredi soir. Loin de là. Dans un duel déséquilibré seulement sur le papier, entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2, les Aixois ont failli chuter à domicile, face à Aurillac (24-20). Une victoire arrachée dans les dernières minutes pour rester invaincu avant les deux semaines de repos.

    Les balbutiements ont été trop nombreux, pour des Aixois globalement méconnaissables lors du premier acte. Dès l’entrée de partie, Aurillac a mis la pression aux locaux. Un essai refusé à la 2e minute puis un autre, cette fois bien valable, dans les secondes qui ont suivi. Le score est rapidement monté à 10-0, tant les hommes du Cantal ont malmené la ligne provençale.

    Il a fallu patienter jusqu’à la 26e minute pour voir les premiers points des Noirs. À la suite d’un long ballon porté, le talonneur Romain Latterrade a aplati sur le côté gauche du terrain. Un essai, une pénalité et c’était tout à la pause, tant Provence a réalisé des fautes de main au moment de passer devant (10-10).

    Deux constantes durant ce match : le Stade Aurillacois a le plus grand mal à défendre les mauls et les en-avant dans la zone de marque se sont multipliés pour les Provençaux. À force de manquer des opportunités, les hommes de Philippe Saint-André ont été punis. Avant l’heure de jeu, l’ailier Ronald Pieters est venu ajouter 7 points au compteur des visiteurs.

    Des entrées décisives

    Le banc a heureusement été impactant pour Provence Rugby. La rentrée d’une nouvelle première ligne a apporté du sang neuf et les arrières ont usé la ligne d’Aurillac. Au point de voir les Rouges accumuler les fautes devant leur en-but. Un carton jaune plus tard, Aix-en-Provence a trouvé la faille au près par Pontanier, son 1er essai au club, puis par l’autre pilier remplaçant, Eliott Nyemsi. La fatigue a eu raison des Auvergnats, d’une grande bravoure toute la partie, comme les Narbonnais il y a de ça deux semaines. Arthur Coville et ses coéquipiers réalisent le 5 sur 5 sur ce bloc, sans briller continuellement.

    PROVENCE 24 (10)

    AURILLAC 20 (10)

    5e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Environ 8 000 spectateurs

    Essais : Latterrade (26e), Pontanier (69e), Nyemsi (73e) pour Provence ; Pelesasa (3e), Pieters (54e) pour Aurillac

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Bituniyata, Lenoir, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    AURILLAC : Staniforth – Pieters, Bastard, Vergnaud, Yabaki – Abzhandadze, Labarbe – Pelesasa, Coustalat, Huurman – Rolland, Ganiashvili – Burduli, Khonelidze, Mtchedlidze

    Entraîneur : Roméo Gontineac

  • « Catastrophe » à l’hôpital de Digne, retour du train : le maire fait le point

    « Catastrophe » à l’hôpital de Digne, retour du train : le maire fait le point

    Le maire de Digne a organisé vendredi matin sa première conférence de presse de rentrée, pendant laquelle il a balayé toutes les problématiques touchant la ville préfecture, enclavée sans autoroute ni train, et dont le centre-ville est de plus en plus déserté. Il a tiré le bilan de ses premiers mois de mandat, évoquant ses promesses de campagne et les projets à venir.

    Julien Di Benedetto a notamment abordé « la situation financière catastrophique » de l’hôpital, essentiel dans ce département rural, très étendu et déserté par les médecins. Les conclusions du rapport réalisé par l’Anap (Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux) pour identifier de potentielles mesures d’économies et d’efficience lui ont été présentées en juillet, en tant que président du conseil de surveillance. Cela a été pour lui « un électrochoc ». « Quand on touche le fond, on ne peut que remonter », a lancé l’édile. « Le principal problème, c’est le fait que 54% des Dignois ne vont pas se faire soigner à l’hôpital de Digne », a-t-il estimé, notamment à cause du fait que « des spécialistes n’aient pas été remplacés, soient partis à la retraite, que des services ont été fermés. Donc, automatiquement, on pousse les gens à aller se faire soigner ailleurs ». L’ARS a fait appel « à une solidarité régionale unique, exceptionnelle, pour la première fois, auprès d’autres établissements de santé, pour mobiliser des médecins pour venir pratiquer à Digne et pallier les carences de certaines spécialités », ce qui permettrait aux habitants de ne plus avoir à se déplacer à Aix ou Gap pour se faire soigner.

    Le maire a néanmoins affirmé voir « des signes encourageants » et déclaré que « la pente est en train d’être doucement remontée », notamment avec le recrutement de nouveaux chirurgiens, même si « cela va être difficile, on part de très loin ». « On est en train d’inverser la tendance », a-t-il martelé. Selon lui, augmenter les actes est la clé pour sortir l’hôpital de son gouffre financier.

    Plan JO : Macron « étonné »

    que Digne soit exclue

    L’édile a évoqué un autre service public très important et inexistant à Digne : le train. Celui des Pignes, en travaux et interrompu depuis 2019 entre Saint-André-les-Alpes et la ville préfecture, devrait fonctionner à nouveau l’an prochain. La ligne SNCF est, elle, neutralisée depuis 1991, alors même que Digne n’est pas desservie par l’autoroute, se retrouvant ainsi complètement enclavée. « On a fait le constat que l’autoroute n’arrivera jamais à Digne, ce n’est plus dans l’air du temps, et le coche a été raté il y a 30 ans », a regretté Julien Di Benedetto. « Donc on a fait le choix de prendre position pour le train, et on va aller démarcher toutes les autres collectivités avec nous pour ce projet », a-t-il avancé.

    « J’ai interpellé l’État en premier, et j’ai eu la chance de pouvoir en parler au Président de la République, qui était très étonné de savoir que Digne n’était pas prévue dans le plan d’aménagement des JO 2030. Et c’est vrai, ce n’était pas la priorité, alors même qu’en parallèle, la région investit 150 millions d’euros sur le train des Pignes », a par ailleurs déploré l’édile. Digne sera ainsi connectée à Nice l’an prochain, et le Val de Durance bénéficiera des travaux sur la ligne Marseille – Briançon dans le cadre des JO 2030, mais « les 22 petits kilomètres entre les deux au cœur du département, non, ce n’était pas prévu », a regretté Julien Di Benedetto. « Nous, on refuse ce choix, on refuse cette fatalité, et on veut vraiment alerter tous les partenaires sur ce sujet, surtout dans un contexte où le prix du carburant atteint des sommets », a-t-il campé. « Digne est l’une des deux seules préfectures de France à ne pas avoir accès au réseau SNCF, alors que les voies existent », a rappelé le maire.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.

  • [Week-end] « FAUNE », une nature belle et fragile

    [Week-end] « FAUNE », une nature belle et fragile

    Plus qu’une performance d’acrobaties aériennes, « FAUNE » est un questionnement, un positionnement de la place de l’animal mais aussi de la femme dans la société actuelle. Il s’agit de la septième création de Fanny Soriano, artiste aérienne, auteure et chorégraphe au sein de la compagnie marseillaise Libertivore. « Dans ce spectacle, elle y a intégré de la danse aérienne mais aussi de la chanson pour la toute première fois. Dans FAUNE, le rapport au corps est tellurique. Le travail est fait avec des agrès inspirés ou provenant directement de la nature, ici ce sont les bois de cerfs », explique Sarah Mégard, directrice de production au sein de la compagnie.

    à découvrir dès 18h sur le parvis de la bibliothèque départementale Gaston-Defferre, le spectacle « FAUNE » met en scène trois femmes qui, pendant 45 minutes vont se laisser traverser par la figure sauvage du cerf pour explorer le vivant et jouer avec les frontières entre l’humain et l’animal. Il s’inscrit dans la continuité de l’exposition présentée jusqu’au mois de mars au sein du bâtiment, « NOUS, Sorcière & Sauvage » dont une visite commentée sera proposée en amont de la représentation le jour même.

    Une figure puissante et fragile à la fois

    « Dans cette représentation il y a un parallèle très fort entre l’animal et la femme où leur espace commun est mangé par l’homme. L’homme chasseur pour le cerf et l’homme prédateur pour la femme », continue la directrice de production. « Il résonne directement avec l’exposition en cours car il est question dans l’un comme dans l’autre de la place de la femme dans la nature. »

    à la fois gracieux et indomptable, viril et empreint de sagesse, le cerf nourri les légendes et les imaginaires dans de nombreuses cultures et à travers les âges. Depuis la Préhistoire, cet animal fascine par la majesté et sa puissance.

    Nina Harper, Camille Guichard et Victoire Godard auront entre leurs mains des bois de cerf, une mue dont la forme et la couleur semble plus végétale qu’animale et qui donne la preuve visible que tout meurt et renaît, que tout reprend vie.

    Ils deviennent pour l’occasion des agrès et instruments de jeu acrobatique portés par l’élan du mouvement entre envolées audacieuses et encrages au sol délicats.

    « FAUNE » parle de régénération et vous entraînera dans la nécessaire mutation de notre humanité. « La figure du cerf a été choisie parce qu’il a traversé la mythologie et aujourd’hui il se transforme en proie tout comme peut l’être la femme », précise Sarah Mégard.

    Visite commentée à 17h. Infos et réservation : 04.13.31.82.00

  • Un congrès de mobilisation pour la CGT de RTE Sud-Est

    Un congrès de mobilisation pour la CGT de RTE Sud-Est

    « Une chose est certaine, nous ne lâcherons rien sur notre statut, nos droits et nos conquis sociaux », affirme Guillaume Dobbels en conclusion du congrès de la CGT RTE Sud-Est, syndicat régional du gestionnaire public du réseau électrique haute tension. Ce dernier a été élu co-secrétaire général aux côtés d’Éric Prunieres lors du congrès tenu à Martigues jeudi.

    Un congrès tenu en pleine mobilisation des agents pour la préservation de leur statut particulier des Industries électriques et gazières (IEG). Après la mobilisation historique du 15 septembre dans la filière, Guillaume Dobbels assure que « ce n’est pas la fin de l’histoire, le 29 septembre sera une nouvelle journée de lutte pour nos salaires et pour la défense de nos services publics ». Et indique que la CGT est « toujours sans réponse à l’ultimatum lancé au premier ministre pour nous recevoir d’ici au 2 octobre ». La mobilisation est dans toutes les têtes et Éric Prunieres la justifie : « Derrière la question du tarif agent, c’est notre statut, notre contrat social et nos conquis collectifs qui sont au cœur de nos préoccupations. Ces droits ne sont pas des privilèges, ils sont le résultat de décennies de luttes et font partie de l’histoire des électriciens et des gaziers », affirme-t-il.

    Un pôle public de l’énergie

    Outre les conquis sociaux, le congrès du syndicat est l’occasion de débattre de l’avenir du métier à l’occasion d’une table ronde thématique. « Le projet actuel de l’entreprise est de réduire les équipes grâce à de nouveaux outils en développement. Notre statut protège et si le réseau fonctionne c’est grâce aux agents à statut, car le privé lui habilite à la volée », introduisait Éric Prunieres. Jérémie Balas, à la maintenance, rebondit : « Quand on voit la qualité de maintenance et les bons chiffres d’accident du travail, il faut le marquer qu’on veut continuer, au moins, voire aller plus loin. » « C’est aussi une question de sauvegarde des métiers et des compétences », selon Fabien Liénard, à la planification.

    « Certains producteurs ont le statut IEG, d’autres non, c’est une concurrence déloyale », pointe Henri Collomb, technicien retraité de RTE. « L’Europe a créé des fournisseurs bidon pour baisser le prix, mais l’inverse s’est produit. C’est une politique de copinage », complète-t-il. « Le gouvernement actuel est très proche des décideurs européens », relève Eric Prunieres, « certains producteurs organisent la pénurie pour vendre l’électricité plus cher ».

    « C’est pour ça qu’on revendique un pôle public de l’énergie, qui est un bien commun, et qu’on dénonce la TVA à 20% alors que l’énergie est un bien vital », renchérit Elsa Chaillan, technicienne de maintenance. « On doit expliquer aux gens que si la facture augmente, c’est pas notre faute car le prix de revient est toujours le même, mais de celle des marchands extérieurs qu’on nous a imposée pour la compétitivité », conclut Éric Prunieres. « Peut-être que la population voudra un jour reprendre la main, comme avec le prix de l’essence », rebondit Fabien Liénard. Un débat tout actuel.

  • À Marseille, les Gilets jaunes poursuivent leurs actions contre la vie chère

    À Marseille, les Gilets jaunes poursuivent leurs actions contre la vie chère

    « Rendez-vous le 17 octobre : 3 euros le litre, c’est plus possible », récite Emma à tous les automobilistes qu’elle croise. Gilet jaune sur le dos, elle tient dans ses mains une pile de tracts d’appel à la mobilisation contre la vie chère et l’augmentation des prix des carburants. Son ambition : les distribuer à tous les conducteurs qui passent ce vendredi après-midi par le rond-point de l’Estaque (16e), qu’elle occupe depuis 9h du matin. Elle est accompagnée d’une dizaine d’autres manifestants, qui se relaient sur place depuis 7h. « Quand on voit que tout augmente, sauf les salaires, on se dit que c’est plus possible, souffle-t-elle. On ne peut plus faire de loisirs, s’acheter des trucs. C’est aberrant. Ça me fait de la peine de voir grandir mes enfants dans ce monde-là, je ne sais même pas si je pourrai leur acheter des cadeaux à Noël. » À propos des annonces du gouvernement, qui a proposé, mardi, une prolongation de l’aide aux grands rouleurs et de nouvelles mesures pour quelques professions ciblées, comme les pêcheurs et les infirmières libérales, Emma se dit insatisfaite. « Pour moi, aider seulement quelques personnes ne suffit pas. Il faut aider tout le monde, tout le peuple. C’est trop cher », s’indigne-t-elle.

    À quelques mètres, un militant – il souhaite rester anonyme – dresse un constat similaire : « Depuis que Macron est au pouvoir, c’est le bordel. Il n’y a pas que la question du carburant, c’est un tout : il y a aussi l’électricité, la nourriture. » Gilet jaune dès la naissance du mouvement en 2018, il espère voir les rangs se renforcer dans les prochaines semaines. Viviane, militante de la première heure, plaide, elle aussi, pour le retour d’une mobilisation de masse. « Bien sûr que j’aimerais que ça reparte de plus belle, que tous les corps de métiers se mobilisent pour immobiliser la France, rêve-t-elle. Tout le monde devrait pouvoir vivre dignement, il y a trop d’inégalités. J’ai l’impression que Macron se prend pour un roi face à nous, les gueux. »

    Des élus communistes

    sur le terrain

    Au centre du rond-point, sous le porche installé là pour l’occasion, quelques manifestants discutent autour d’un verre. Avec eux : Mireille Lando, conseillère d’arrondissements (PCF) des 15-16. « L’intelligence collective émerge toujours du collectif, note-t-elle. Être ici c’est la base du militantisme : c’est communiquer avec les gens pour faire émerger des idées. »

  • Pour plus d’autonomie, les maires appellent à la décentralisation

    Pour plus d’autonomie, les maires appellent à la décentralisation

    Cinq, six ou sept milliards d’euros ? À quelques jours du dépôt du Projet de loi de finances (PLF), personne ne connaît encore le montant exact de l’effort qui sera demandé aux collectivités territoriales. Mais une chose est sûre : après des années déjà marquées par la rigueur, l’État s’apprête une nouvelle fois à leur demander de participer au redressement des comptes publics.

    Entre un gouvernement qui promet que « l’État réalisera l’effort le plus important » et l’Association des maires de France qui dénonce un copier-coller intenable des exercices précédents, le budget 2027 ravive une question de fond : les collectivités peuvent-elles encore faire des économies sans renoncer à investir, ou l’équation est-elle, cette fois, réellement impossible ? C’était le thème du débat organisé ce vendredi matin au Salon des maires des Bouches-du-Rhône.

    Entre la baisse des dotations de l’État et des exigences citoyennes toujours plus fortes en matière de services publics, Hélène Gaillard, édile (DVG) de Gréasque, reconnaît une équation « très complexe ». D’autant que « nous avons vu nous, élus locaux, nos impôts supprimés, notamment la taxe d’habitation ». Sa compensation a coûté environ 22,8 milliards d’euros à l’État en 2026. « Les communes, la mienne en particulier, ont été dans l’obligation d’augmenter la taxe foncière. Aujourd’hui l’impôt local des mairies pèse uniquement sur les propriétaires, ce qui est inégalitaire », estime-t-elle.

    Dans sa gestion quotidienne, la maire de Gréasque dit porter une attention particulière aux dépenses, rechercher l’efficience en termes « d’organisation des services » et mutualiser les équipements avec les communes voisines. « À chaque fois que nous faisons un investissement, nous réfléchissons aux coûts de fonctionnement, qui pèsent lourd sur les finances des collectivités. » Même son de cloche du côté de Salon-de-Provence, où la Ville a réussi à « ne pas augmenter les impôts depuis 12 ans parce qu’on a complètement revu l’organisation de nos services et qu’il y a 15% d’agents publics en moins », souligne David Ytier, premier adjoint (LR) et vice-président de la Métropole chargé des finances.

    Changer de logiciel

    « Toutes ces mesures nous permettaient jusqu’ici de tenir. Idem à la Métropole. Mais on est arrivés à un point de rupture parce que le modèle ne tient plus la route. On ne peut plus demander aux communes et aux intercommunalités de porter toujours plus de services publics, de développer toujours plus de projets en leur enlevant leurs moyens. » Il prévient : « Soit on change de logiciel, soit les sparadraps qu’on avait l’habitude de mettre ne suffiront plus ». L’élu appelle notamment à une plus grande autonomie fiscale, financière et technique des collectivités territoriales, et à une simplification des règles intercommunales. « Il faut se questionner : est-ce que c’est à l’État de faire l’essentiel des choix et des politiques publiques ? »

    Yves Moraine, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône en charge des finances, approuve : « L’État doit se réformer mais il ne va pas le faire d’ici le 31 décembre ». Si, selon lui, des solutions sont à trouver dans l’immédiat dans l’optimisation des ressources et la recherche des économies, sur le long terme, il souhaiterait voir la « suppression des strates » et la création de trois échelons : « le local, l’aménagement du territoire, le national ». Avec, pour chacun, « un impôt et des compétences associées ».

    Georges Cristiani, édile de Mimet et président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône, appelle aussi de ses vœux cette décentralisation, s’agaçant de la situation actuelle : « Ce n’est pas possible de déverser à ce point la responsabilité des gouvernements successifs sur les maires, les retraités ou les malades. (…) Les collectivités locales respectent la règle d’or : nous dépensons que ce que nous avons. Sauf l’État qui se permet de gérer la France en déficit. Ça ne peut pas continuer. »

  • Premier week-end de festivités à la Foire internationale

    Premier week-end de festivités à la Foire internationale

    Un peu après 11h ce vendredi, Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille (DVG), à couper le ruban tricolore de la Foire, en l’absence du maire Benoît Payan, en déplacement à Paris pour la visite du Pape. Accompagnée de nombreux élus de la Ville , l’adjointe au maire a enchaîné avec une visite guidée des rendez-vous incontournables de la Foire.

    Elle s’est notamment arrêtée au stand de la RTM, en tant que présidente de l’institution. L’occasion pour elle et son équipe de mettre en avant la nouvelle génération de bus électriques. Des bus articulés « plus grands que les bus classiques », « super bien climatisés », et « équipés de sièges anti-puces et anti-tiques », complète-t-elle. Ces derniers sont censés remplacer la flotte actuelle d’ici 2030.

    Pendant sa visite, l’élue s’est également fait interpeller par des passants à plusieurs reprises. Les Marseillais ont pu lui exprimer leur inquiétude vis-à-vis de la situation des transports en commun. La présidente de la RTM s’est voulue rassurante.

    « Je suis toujours venue à la Foire, c’est un moment de convivialité, que ce soit en famille ou entre amis, c’est la sortie à faire », lance Samia Ghali à la fin de sa visite. « La Méditerranée représente Marseille, c’est la capitale de la Méditerranée », répond-elle après avoir été questionnée sur la place de la mer dans cette édition de la Foire.

    Dernière sortie

    avant les sénatoriales

    Aux alentours de 16h, c’était au tour de Renaud Muselier, président (Ren.) de la région, de faire sa visite et d’inaugurer l’espace dédié à la région, pour sa dernière sortie avant les élections sénatoriales. Après avoir vanté le « moment de joie, de festivité et de bonne humeur » que constitue la Foire, son discours s’est rapidement transformé en un bilan de son mandat à la tête de la région. Il a largement salué et félicité le travail de toutes ses équipes, et s’est dit « très fier » d’eux. Le président a poursuivi en évoquant sa candidature aux élections sénatoriales : « Il est important d’avoir une majorité forte au Sénat, on ne sait pas ce qu’il va se passer en 2027 », a-t-il clamé pendant son discours, affirmant qu’il « part au Sénat pour défendre cette liberté qui nous est chère ». Pour autant, il a assuré en clôture de son discours, qu’il « ne quitte pas la région ».

    Son intervention s’est conclue avec de chaleureux applaudissements du public, composé d’une grande partie de ses équipes qui avaient fait le déplacement pour l’occasion.

    Le programme des animations

    La Foire accueille de nombreux événements au long du week-end. Dans la journée de samedi, une compétition de Scrabble ainsi qu’une représentation de la comédie musicale Mamma Mia auront lieu. Dimanche après-midi, un casting pour l’émission The Voice est au programme. Enfin, le palais des jeux seront, quant à eux, accessibles sur la Foire tout au long du week-end.

    S.V.

    Informations et programme : foiredemarseille.com

  • À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    Il est 13h passé, vendredi, et la foule se presse au pôle d’échanges intermodal d’Aubagne. Entre les collégiens et lycéens qui quittent leurs établissements, les voyageurs de la gare en transit, et les simples passants, les queues se font et se défont à l’ombre des abribus.

    Gilles habite Auriol. Il rentre de Marseille où il est descendu faire des papiers rue Grignan. Ce retraité a le temps, alors prendre les transports en commun est évident. D’autant que c’est gratuit. « En plus pour moi c’est sur tous les Bouches-du-Rhône », sourit-il avant de rapidement cacher ses gencives : « Maintenant… Samia Ghali (la présidente DVG de la RTM, ndlr), de gauche, bravo ! »

    L’annonce la veille par Nicolas Isnard, président (LR) de la Métropole, de la fin de la gratuité des transports en commun en vigueur depuis 2010 sur le pays d’Aubagne et de l’étoile, et depuis un an sur toute la métropole pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans, le met en colère. « Elle, ne veut pas supprimer la gratuité mais elle veut la diminuer en fonction des revenus. Je ne suis pas d’accord. Les retraités ne sont fortunés et on sait que la limite du tarif social sera très basse. »

    « On recule »

    Le sujet est dans les têtes, entre colère et fatalisme. Le « tous pourris » s’impose dans la discussion de Sandrine et Nourdine qui tancent ces élus jugés loin des préoccupations de leur quotidien et moins enclins à « faire des économies sur leurs gueuletons ». Assis sur un banc, en pleine lecture, Sébastien utilise les transports pour aller travailler sur Marseille.

    « C’est une décision que je pourrais comprendre vu la situation financière de la Métropole mais je me demande si toutes les solutions ont été étudiées », s’interroge ce quinquagénaire pour qui seul le trajet Auriol – Aubagne est gratuit. « On n’est quand même pas sur du superflu. C’est une compétence de la Métropole, ça impacte les collégiens, les étudiants, ça risque de mettre la révolution. »

    Lena, 16 ans, habite aussi à Auriol. Elle arrive d’Aix où elle étudie. Son trajet sur sa partie non gratuite lui coûte 11 euros. « Ça fait déjà cher quand même » glisse timidement la jeune fille. Noa, 19 ans, vient lui de Saint-Maximin avec sa carte Zou à 90 euros par an pour effectuer son alternance à Aubagne. « La gratuité pour un étudiant ça compte. Mis bout à bout, les petits frais ça pique », sourit le jeune homme qui gagne moins de 1 000 euros par mois.

    Femme de ménage à la retraite, Nanou, 75 ans, habite Aubagne et entend conserver sa gratuité. « On s’est battu contre le maire sortant qui voulait nous faire payer. Il va falloir se battre encore », prévient la sexagénaire qui a connu le ticket à 1,20 euro avant 2010 et n’entend pas payer tous les jours pour se rendre au secours populaire où elle y est bénévole. « On a été les premiers à faire la gratuité et aujourd’hui on recule alors que d’autres s’y mettent je ne comprends pas. »

    ET AUSSI

    La ville d’Aubagne lance une pétition

    « La gratuité des transports est notre bouclier. Ne laissons personne le briser. Pour dire non à la décision de la Métropole et appuyer les démarches engagées par la ville, chaque signature compte ». La ville d’Aubagne a lancé dans la nuit de jeudi, sur son site internet une pétition pour la gratuité des transports. 2 000 signatures ont été recueillies dans la nuit. Vendredi soir, la barre des 5 000 était passée.

    La ferme opposition de Frédéric Szabo

    Frédéric Szabo, maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, affirme dans un communiqué s’opposer fermement à la décision de la Métropole. « Dans le contexte actuel, la gratuité des transports est à la fois une mesure de pouvoir d’achat, une réponse aux difficultés quotidiennes de nos concitoyens et un engagement concret en faveur de la transition écologique et de la sécurité publique », explique-t-il après avoir rappelé la baisse significative des incivilités sur le réseau. Et d’en appeler aux maires du territoire : « Nous devons préserver ce dispositif et défendre les habitants ».

    LFI veut supprimer la Métropole

    La liste de La France insoumise aux élections sénatoriales, conduite par Michelle Blanchard-Svoboda, dénonce fermement la fin annoncée de la gratuité des transports. Les insoumis estiment qu’elle pénaliserait les ménages, sans garanties d’économies réelles, et défendent la gratuité comme un outil de justice sociale, écologique et de mobilité pour tous. « La gratuité des transports, comme les autres services publics, ne doit pas être sacrifiée au nom d’une pseudo-rentabilité », affirme la tête de liste qui entend « redonner leur pouvoir aux communes, concerter les citoyens et mettre fin à cette organisation métropolitaine responsable de nombreux maux de notre territoire ».

    Ch.C.

  • [Week-end] Les chiens à la fête avec le Doggy Festival

    [Week-end] Les chiens à la fête avec le Doggy Festival

    Rapidement, le Doggy Festival a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable du monde canin. Il fait son retour à Mouriès (Bouches-du-Rhône), plus précisément à la carrière Lou Cabanou, pour une deuxième édition organisée ce week-end, après une première édition couronnée de succès.

    « Aujourd’hui, les chiens ont une place beaucoup plus importante dans les familles qu’à l’époque. Ils sont devenus des membres à part entière d’un foyer », explique Manon, bénévole au sein de l’association Doggy Events, en charge de la communication et de l’événementiel. « J’ai eu mon premier chien il y a six ans et, depuis, il a bouleversé ma vie, dans le bon sens du terme bien évidemment, sourit-elle. Quand il est arrivé, j’ai eu envie de partager un maximum de choses et de faire des activités avec lui. C’est ce que nous voulons partager avec l’ensemble des participants à l’événement. »

    Sport et partage

    Au programme de ce week-end placé sous le signe de la fête et de la découverte : de nombreuses activités sportives destinées aux chiens ou à pratiquer en duo avec leur maître, comme l’agility, les balades collectives, les activités olfactives ou encore le doga, autrement dit le yoga avec son chien. Les plus sportifs pourront s’essayer au dog diving, sorte de saut en longueur au terme duquel les chiens atterrissent dans une piscine. Des olympiades et bien d’autres animations seront également proposées.

    « Au total, cette année, nous avons 17 activités différentes à découvrir. Ce sont des initiations et non pas des cours à proprement parler, mais cela permet aux chiens et à leurs propriétaires de découvrir plein de choses différentes », précise la bénévole. Des exposants spécialisés dans l’univers canin seront également présents, avec un espace consacré au bien-être animal. Des tables rondes et des conférences viendront compléter le programme. Nouveauté de cette édition : une table ronde par jour abordera notamment les questions de nutrition canine et les idées reçues entourant le port de la muselière. « Tout est encadré par des professionnels du milieu pour passer une journée conviviale et chaleureuse », conclut-elle.