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  • Des marches pour lier l’urgence climatique et la justice sociale

    Des marches pour lier l’urgence climatique et la justice sociale

    « Tout le monde est impacté, ce n’est pas une question dogmatique : toute la société est mobilisée ». Margot Jacq, autrice de l’ouvrage Petit manuel de répartie écologique et cheville ouvrière de la marche pour « le climat, le vivant, la paix et la justice sociale » qui se déroule à Marseille ce samedi, espère que les manifestants vont être au rendez-vous. Si les mots d’ordre sont vastes, la mobilisation reste bien liée à l’actualité et au changement climatique qui se fait de plus en plus sentir. « On pourrait se dire que c’est un peu large comme thématiques. Mais le socle commun c’est l’été que nous avons tous vécu : plus de 8 000 morts à cause de la canicule », pose Margot Jacq.

    En tout cas, plus de 1 100 organisations ont signé l’appel à la mobilisation. Des signataires qui vont des collectifs de défense de l’environnement comme Alternatiba ou Greenpeace mais aussi d’organisations syndicales, comme la CGT, la Confédération paysanne ou la FSU ou des associations progressistes à l’instar d’Attac.

    Concrètement, cet attelage demande « de vraies actions du gouvernement pour une transition écologique ». « Il faut que le Fonds vert soit rétabli à la hauteur des enjeux, il a été divisé par 3 depuis 2024 ! », donne pour exemple Margot Jacq. Elle souligne notamment le fait que « nos territoires ne sont pas en capacité d’adapter leurs littoraux, leurs structures comme les écoles et les hôpitaux face aux vagues de chaleur qui s’intensifient ». Et si le mouvement est « apartisan », il compte tout de même sur le soutien d’une large part des organisations politiques progressistes de gauche. Le PCF 13, par exemple, appelle ses militants à rejoindre les cortèges sous le slogan « le changement climatique est une violence de classe ».

    Festif et revendicatif

    De quoi faire le lien avec le fond revendicatif des marches de ce samedi : « On a ce paradoxe : ceux qui contribuent le moins au changement climatique sont les plus impactés, alors que ceux qui contribuent le plus ne sont pas inquiétés, par exemple sur le plan fiscal », développe Margot Jacq. Elle vise ici « les milliardaires et les multinationales qui échappent à l’impôt ». Avant de dénoncer : « Cette chaleur et le changement climatique impactent les conditions de travail. Les soignants sont impactés à l’hôpital, les agriculteurs sont les premiers touchés… ».

    Côté organisation, la manifestation s’annonce à la fois festive et revendicative : « Il va y avoir un stand pour faire des pancartes et écrire des lettres à Emmanuel Macron, on a construit un immense chaudron qui sera installé devant la Préfecture qui symbolise la façon dont a cuit cet été ». Il y aura aussi moult « happenings » et prises de paroles. De quoi défendre climat et justice sociale avec humour.

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    10h30, Place Félix Barret

    Aix

    16h, la Rotonde

    Arles

    15h, Place de la Mairie

    Miramas

    14h, Place du Théâtre la Colonne

    Avignon

    14h cours jean Jaurès

    Cavaillon

    10h place des fêtes du Dr Ayme

    Carpentras

    10h place Maurice charretier

    Apt

    11h place Jean Jaurès

    Toulon

    14h, Place d’Armes

    Hyères

    14h, Place de la République

    Draguignan

    11h, jardin d’Anglès

    Gap

    14h, Parc de la Pépinière

    Digne les Bains

    11h, Place du Général de Gaulle

  • Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Messieurs les chirurgiens, il faut stopper l’hémorragie. Après un enchaînement de trois défaites sur les trois premières journées de Top 14, le Rugby Club Toulonnais court désespérément après un premier succès.

    Le club varois n’avait pas connu un tel début de saison depuis l’exercice 2005-2006, où les Rouge et Noir venaient de retrouver le chemin de la première division. Ils avaient dû patienter jusqu’à la septième journée pour connaître leur première victoire. Un point à Bayonne (27-26), un autre contre La Rochelle (20-21), puis deux à Castres (29-27) : les protégés de Franck Azéma se sont toujours battus pour décrocher le bonus défensif à chacune de leur apparition. Mais l’heure est venue d’ouvrir leur compteur de victoires, et sortir de la zone rouge, face au RC Vannes, dernier du championnat avec zéro pointé.

    « Bien sûr qu’il y a beaucoup de déception, de frustration et de colère aussi, mais il n’y a pas le feu », lance Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu à pied du RCT. L’ancien demi d’ouverture estime que son équipe « ne doit pas être à trois points aujourd’hui ». Mais « il y a eu pas mal de changements dans notre fonctionnement, dans notre système de jeu, il faut du temps pour que ça se rode », poursuit le membre de l’encadrement du XV de France.

    Vannes, pas une blague

    Si « des axes d’amélioration » ont été visibles contre Castres le week-end passé, notamment sur « les zones de ruck », Toulon va devoir se méfier de leurs adversaires du jour. Eux aussi ont également besoin à tout prix d’une victoire pour, enfin, lancer leur saison. « C’est une équipe qui produit un beau rugby, qui aime tenir le ballon et solide en conquête », souligne Petitjean. « On ne peut pas parler de Vannes comme une petite équipe », ajoute-t-il, en ayant à l’esprit leur dernier match assez serré face au Stade Toulousain (défaite
    23-29). Les Bretons avaient déjà tenu tête aux Varois à Mayol, il y a deux ans, où le match s’était décanté à partir de la 63e minute. Le retour a été plus salé pour les Toulonnais, défaits en encaissant 29 points et un bonus offensif. « On a très bien préparé ce match. Maintenant, à nous de mettre les choses en place le jour J si on veut faire un gros match et l’emporter », conclut Maxime Petitjean, persuadé qu’il y a « un peu de pression ».

    REPÈRES

    Slimani blessé

    Le pilier droit Rabah Slimani, arrivé sur la Rade cet été en provenance du Leinster, s’est blessé lors de la courte défaite à Castres (29-27), le week-end dernier. L’international français est victime d’unefracture du pouce. Il sera donc éloigné des terrains plusieurs semaines. Son absence s’ajoute à celle d’un autre pilier droit, le Géorgien Beka Gigashvili.

    Match à la Mosson

    Confirmé par L’Équipe, Montpellier devrait recevoir Toulon au stade de la Mosson, le dimanche 4 octobre à 21h05,à l’occasion de la cinquième journée de Top 14.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • CGT et SUD font front pour un meilleur service public postal

    CGT et SUD font front pour un meilleur service public postal

    L’attaque contre les bureaux de poste ne passe pas chez les syndicats de postiers. « La vague et son ampleur sont inédites. Autant de bureaux concernés par des menaces de fermeture, ça ne s’est jamais vu ! », tempête Yann Quay-Bizet, facteur marseillais également bien connu pour son rôle de secrétaire général de SUD PTT Provence-Alpes. L’inquiétude et la colère sont aussi partagées par Stella Estaque, secrétaire générale de la CGT Activités Postales des Bouches-du-Rhône : « Ces bureaux sont amenés à une fermeture sèche pour certains, et pour d’autres à des réductions d’horaires ou d’effectifs importantes. Dans tous les cas, il va y avoir une baisse d’activité et ils ne seront plus ouverts normalement. »

    Les deux syndicalistes n’y vont pas de main morte et y voient là « la fin de la mission de service public de présence postale ». « Ces bureaux ne seront plus un service public de plein exercice où l’on peut être servi, près de chez soi, dans les meilleures conditions. La population n’aura plus accès aux bureaux à des horaires en dehors des heures de travail par exemple », développe Stella Estaque. Yann Quay-Bizet alerte aussi sur les inégalités à venir : « On a un problème de maillage territorial, certains vont devoir faire 5, 10, 20 kilomètres ! Certains bureaux sont dans des villages qui sont espacés les uns des autres. » Cette question de présence territoriale de La Poste n’est pas un détail pour les postiers : « Souvent, dans des petits villages, le bureau de poste est le dernier endroit où l’on peut retirer de l’argent, au-delà d’être à la Banque postale », pointe Stella Estaque. Quand Yann Quay-Bizet prévient : « Dans beaucoup d’endroits, la disparition du bureau de poste va tuer les commerces locaux. C’est un préjudice pour toute la population ! »

    Un plan mortifère

    pour 2031

    Surtout, les organisations syndicales insistent sur un processus qui s’inscrit dans une politique de libéralisation du service public postal qui s’accélère. « C’est une politique qui dure depuis un certain temps. Cet été, il y a eu des réductions d’horaires sur certains bureaux et ensuite la direction explique qu’il y a une réduction de fréquentation. Forcément, quand on ne prévient pas les usagers et qu’on réduit le temps l’ouverture de moitié, les gens vont dans d’autres bureaux ! », analyse Stella Estaque. Une politique qui en lien avec le plan « Ambition 2031 » de la nouvelle direction de La Poste, nommée l’année dernière. « Ce plan privilégie la banque-assurance, pas les activités non rentables comme la présence postale. Cela se traduit concrètement par un recul des bureaux de poste de plein exercice », conclut Yann Quay-Bizet.

  • [Sénatoriales] La représentation des territoires en jeu

    [Sénatoriales] La représentation des territoires en jeu

    Rarement les collectivités auront eu besoin de trouver un tel écho au sein du Parlement. Au milieu des nombreux défis auxquels sont confrontées les communes, la crainte de nouvelles coupes budgétaires imposées dans le prochain projet de loi de finances renforce d’autant plus l’importance du renouvellement ce dimanche de la moitié des sièges du Sénat, chambre des territoires, dont les 22 sièges en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au total, 11 555 grands électeurs participeront ainsi au scrutin dans la région, un collège électoral composé des élus du territoire mais aussi des délégués désignés par les conseils municipaux des grandes villes le 5 juin dernier, pour rééquilibrer une représentation favorisant davantage les petites communes. Un vote qui reflétera donc les résultats des dernières municipales, marquées dans la région par une série de victoires de l’extrême droite, de La Seyne à Carpentras. Au moment où le parti lepéniste espère pour la première fois constituer un groupe au palais du Luxembourg en obtenant au moins dix sénateurs, de nombreux regards seront tournés vers le Sud.

    Surtout, ce scrutin considéré comme un pôle stabilisateur de la République est marqué par une explosion du nombre des candidatures. Onze (!) dans le Var, neuf dans les Bouches-du-Rhône, sept en Vaucluse. Des records. Entre dissidences et concurrences, ce sont des appareils politiques locaux qui se désintègrent malgré des appels à l’union dans chaque camp. De quoi complexifier le jeu de ce scrutin, le seul où les électeurs mentent plus que les candidats disait Jean-Claude Gaudin.

    À SAVOIR

    Mode d’emploi

    Dans les départements comptant un ou deux sénateurs, comme dans les Alpes, c’est par un scrutin majoritaire à deux tours que sont désignés les vainqueurs. Dans les autres, c’est un scrutin de liste à la représentation proportionnelle qui s’applique. Les sénateurs sont ensuite élus pour six ans.

    11 555

    grands électeurs voteront dimanche, avec une participation obligatoire sous peine d’une amende de 100 euros. Pour les communes de moins de 9 000 habitants, seule une partie des conseillers municipaux peuvent voter. Au-delà de 30 000, les conseils ont désigné des délégués supplémentaires pour représenter le poids démographique des villes. S’y ajoutent les autres élus du territoire.

  • Dans l’Hérault, les mesures concrètes de la liste favorite d’union de la gauche

    Dans l’Hérault, les mesures concrètes de la liste favorite d’union de la gauche

    Renforcée par un accord historique avec le PCF et Place publique (PP), la liste d’Hussein Bourgi (PS) fera-t-elle mieux qu’en 2020 en faisant élire Julie Frêche, en seconde position ? C’est tout l’enjeu pour cette liste d’union de la gauche, qui semble favorite (en tête avec 561 voix en 2020) quand bien même cinq autres listes se revendiquent de gauche (lire ci-dessous). « C’est un accord national PS/PCF. En 2020, le PCF seul avait fait 84 voix. Ensemble, on aurait pu avoir deux élus », calcule le communiste Éric Bringuier, troisième de liste.

    Jeudi 24 septembre à Montpellier, le meeting de clôture en présence du maire Michaël Delafosse (PS), de la maire honoraire Hélène Mandroux et de l’ancien président du Département, André Vezinhet, a fait office de démonstration de force. Mais c’est surtout sur l’écoute et le travail de terrain que mise Hussein Bourgi. « On termine la campagne vendredi à Mauguio. Nous aurons visité autour de 250 communes de l’Hérault », précise le sénateur sortant.

    Avec ses colistiers Julie Frêche et Éric Bringuier qui représentent aussi bien la Métropole de Montpellier que le bassin de Thau, Hussein Bourgi s’est fixé quatre axes principaux. D’abord la défense des services publics qui désertent la ruralité à l’instar de la Poste qui vient de fermer à Aniane ou qui menace de le faire dans des villages du Biterrois. « On a besoin de remettre des emplois de postiers », insiste Éric Briguier. « L’accès à l’hôpital public devient de plus en plus compliqué quand on sort de Montpellier. On ne peut pas gérer un hôpital comme une entreprise privée. » En référence à la fermeture de la maternité de Ganges, le communiste ajoute : « Il est impensable qu’une femme enceinte fasse trois-quarts d’heure de route pour aller accoucher. » « Sans mobilisation des syndicats et de la population, il y a longtemps que l’Agence régionale de santé (ARS) aurait fermé le Service d’accueil et de permanence des soins (Caps) de Lodève », illustre à son tour Hussein Bourgi. Depuis son siège au conseil de surveillance des hôpitaux de Bédarieux, Lamalou et Lodève, l’élu PS défend « le maintien des postes et des amplitudes horaires ». Éric Brinquier conclut qu’il faut « repenser les maisons de santé et réformer l’ARS qui a une vision comptable de la santé ».

    La lutte contre le réchauffement climatique constitue la deuxième priorité de la liste. Interpellé par les agriculteurs dont les cultures souffrent de la sécheresse, Hussein Bourgi veut faciliter auprès de l’État les projets de retenues hivernales du Département de l’Hérault, même s’ils ne font pas l’unanimité. Il propose aussi de donner un statut aux eaux thermales de Balaruc, Avène et Lamalou pour leur réutilisation. « Des milliers de m3 d’eau se perdent qui pourraient servir à l’arrosage. »

    Créer des fonds étatiques

    Contre les pics de canicule, le sénateur PS propose un fonds étatique de 2 milliards d’euros pour aider les communes à réaliser des travaux dans les « écoles passoires thermiques ». Il évoque aussi le cas de la vie culturelle et associative dont les activités dans des salles inadaptées pourraient être mises en sommeil de mai à octobre avec un « risque d’isolement ».

    Avec sa casquette de cégétiste responsable des cheminots de Montpellier, Éric Bringuier, insiste sur le besoin de développer les transports ferroviaires moins polluants. « Un train c’est l’équivalent de 10 bus et c’est plus rapide. Il faut rouvrir des lignes ferroviaires », lance le candidat PCF à l’attention de l’État, unique actionnaire de la SNCF.

    Le troisième axe de campagne est consacré à l’adaptation au vieillissement. Partant d’une étude qui montre que la plupart des chutes des personnes âgées ont lieu à leur domicile, essentiellement dans la salle de bains et la cuisine, Hussein Bourgi demande à l’État la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour adapter les logements à la perte d’autonomie (douches à l’italienne, meubles télécommandables…). « Une personne âgée coûte moins cher à la société chez elle », argumente-t-il. Enfin, pour favoriser l’implantation de médecins dans les zones en tension (y compris les quartiers populaires), l’élu sortant propose une « exonération fiscale » limitée à un ou deux professionnels par commune pour « éviter les effets d’aubaine ». Une idée rejetée par les médecins libéraux. « Certains ont bénéficié de bourses d’études, ils peuvent rendre un peu à la société pendant trois ans », estime le parlementaire.

    Des renforts policiers

    Dernier leitmotiv : la lutte contre l’insécurité et particulièrement le narcotrafic. Co-auteur d’un rapport qui a abouti au vote de la loi Ripost, censée apporter des réponses aux infractions du quotidien, Hussein Bourgi connaît bien le sujet. Il réclame des effectifs de police nationale supplémentaires à Montpellier, Sète et Frontignan. « Il y a besoin de restaurer la tranquillité publique dans certains quartiers, comme l’Ile de Thau à Sète. » À Montpellier, il pense aussi à la sécurisation des transports en commun dont l’utilisation est croissante depuis l’ouverture de la 5e ligne de tramway. « La brigade des transports créée par Michaël Delafosse ne saurait remplacer la police nationale. » Il ajoute qu’il faudrait accroître les capacités d’accueil de gendarmes à Villeneuve-lès-Maguelone, Valras ou Capestang.

    Enfin, Hussein Bourgi se veut actif contre les violences faites aux femmes. Dans la ruralité notamment, il dit avoir repéré des « zones blanches ». « Il manque des dispositifs de mise à l’abri, d’accueil et d’hébergement des femmes victimes de violences. » Le sénateur estime qu’il serait judicieux de « mettre en réseau » l’ensemble des acteurs : hôpitaux, bailleurs, travailleurs sociaux pour améliorer la prise en charge et le suivi des victimes.

    LES AUTRES LISTE DE GAUCHE DANS L’HÉRAULT ET LE GARD

    AURÉLIEN MANENC (DVG)

    LISTE : Territoires d’Hérault unis et solidaires

    Maire de Lunas-les-Châteaux et vice-président de Grand Orb, Aurélien Manenc con- duit une liste divers gauche sur laquelle figure notam- ment Kléber Mesquida. Elle veut porter la voix des communes rurales de l’Hérault.

    CAROLE BERGERI (DVG)

    LISTE : Du terrain au Sénat

    Conseillère départementale du canton de Pont-Saint-Esprit (Gard) et ancienne n°2 de Denis Bouad en 2020, Carole Bergeri mène cette fois sa propre liste divers gauche. Elle revendique une candidature contruite sur le terrain, au contact des maires.

    JEAN-BAPTISTE THIBAULT (LFI)

    LISTE : Faisons entrer le programme du NFP au Sénat

    Adjoint au maire du Vigan (Gard), J.-B. Thibaud conduit la liste autonome de LFI Gard. Il met en avant les moyens des communes, les services publics, l’accès aux soins, l’eau et l’écologie, mais il manque d’ancrage local.

    FLORENCE BRUTUS (PRG)

    LISTE : Pour l’Hérault, une voix libre, utile et engagée

    Vice-présidente de la Région Occitanie et membre du PRG, F. Brutus conduit une liste classée divers gauche. Déjà candidate en 2020.

    AGNÈS GIZARD-CARLIN (Les Écologistes)

    LISTE : Les Écologistes

    Après avoir conduit une liste écologiste aux municipales de Pézenas (Hérault), Agnès Gizard-Carlin mène la liste des Écologistes aux sénatoriales. Une candidature autonome qui entend placer les enjeux environnementaux et territoriaux au cœur du scrutin.

    ALEXIA LAFORGE (LFI)

    LISTE : Faisons entrer le programme du NFP au Sénat

    Conseillère municipale à Castelnau-le-Lez, elle conduit la liste LFI de l’Hérault et défend l’autonomie financière des communes.

    AUDREY IMBERT (Divers)

    LISTE : Engagée pour l’Hérault

    Conseillère départementale du canton de Mèze, Audrey Imbert conduit une liste officiellement classée Divers, en marge des principales formations de gauche. Elle met en avant une candidature de terrain, avec des profils variés du territoire.

  • Climat : une marche pour « demander des comptes »

    Climat : une marche pour « demander des comptes »

    « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? » La phrase prononcée par Emmanuel Macron lors de ses vœux de 2022 reste en travers de la gorge de Cathy Valat, membre d’Alternatiba Montpellier. « La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt », rappelle la militante. « Cette année, c’est bien pire encore, avec l’été qu’on vient de vivre. » L’été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec une saison des feux qui a, elle aussi, battu des records (l’incendie géant parti de Saumos, en Gironde, le 22 juillet a ravagé 42 000 hectares en quelques jours).

    « Qui aurait pu prédire que 8 100 personnes mourraient de la canicule cet été ? Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ? Qui aurait pu prédire la crise de l’agriculture, prise de plein fouet cette année ? », ironise la militante montpelliéraine, reprenant les termes de l’appel national à la mobilisation « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale » lancé au cœur de l’été sous forme d’une lettre ouverte au président de la République.

    À Montpellier comme dans plusieurs villes de l’Hérault et du Gard (voir rendez-vous ci-contre), des citoyens soutenus par des associations, des syndicats et des partis politiques de gauche ont décidé de relayer ce mouvement national qui a réuni, en quelques semaines, plus de 40 000 signataires et recense 250 mobilisations dans tout le pays le 26 septembre.

    « On n’a pas été écoutés »

    Voilà des décennies, insiste Cathy Valat, que les scientifiques alertent : « Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) tire la sonnette d’alarme depuis 1990. À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeants politiques. Ils ont été magnifiquement ignorés… », déplore la Montpelliéraine. Les citoyens sont eux aussi montés au créneau, avec des marches pour le climat, des mobilisations par des grèves, des pétitions (deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit), des actions autour de l’eau, de l’agriculture ou de la justice sociale. « Pour tout ça, on n’a pas été écoutés. On nous a dit qu’on exagérait, qu’on était des radicaux, même des écoterroristes », dénonce la militante. « Et voilà où on est… La démarche du collectif n’est pas du tout de se plaindre. Mais par contre, on demande des comptes », poursuit-elle.

    L’appel national porte notamment trois revendications : un plan d’urgence « pour protéger les habitants, en particulier les travailleurs et les populations les plus précaires, et pour disposer de moyens de secours, à la hauteur des crises » ; un plan d’adaptation, avec notamment rénovation des logements, protection de l’eau et restauration des écosystèmes ; et un plan d’atténuation, pour sortir des énergies fossiles et développer les transports publics. Pour les financer, le collectif réclame la taxation des superprofits des énergies fossiles et de l’armement, ainsi qu’un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches. Il demande également un Fonds vert [qui aide les collectivités locales à concrétiser leurs projets écologiques, Ndlr.] à la hauteur des besoins : doté de 2,5 milliards d’euros en 2024, son enveloppe est tombée à 837 millions en 2026… « Par contre 6,7 milliards ont été ajoutés au budget des armées en une année. »

    LES RENDEZ-VOUS

    – Montpellier : 12h, repas partagé ; 13h, forum « Quelles actions collectives pour un plan climat ambitieux ? » ; 15h, rassemblement et marche, Esplanade Charles-de-Gaulle.

    – Sète : 11h, place Aristide-Briand.

    – Nîmes : 16h30, parvis central, avenue Feuchères/esplanade Charles-de-Gaulle.

    – Alès : 10h30, Halles de l’Abbaye, face à la brûlerie.

    – Le Vigan : 10h, place de la mairie.

  • [Entretien] Michel Crespy : « Une élection personnalisée où tout le monde se connaît »

    [Entretien] Michel Crespy : « Une élection personnalisée où tout le monde se connaît »

    Le scrutin sénatorial dans les départements du Gard et de l’Hérault, dimanche 27 septembre, a un très grand intérêt car il va refléter les résultats des dernières élections municipales. En effet, l’essentiel des grands électeurs sont issus des conseils municipaux nouvellement élus en mars de cette année. Si c’est aussi le cas dans les autres départements concernés par le renouvellement de la moitié des sénateurs. La réélection très confortable de Michaël Delafosse (PS) à Montpellier et, surtout, la bascule de Nîmes à gauche avec l’arrivée à la tête de la mairie et de la métropole de « Nîmes en commun » dirigée par Vincent Bouget (PCF), peut faire progresser la gauche au Sénat.

    La Marseillaise : En quoi ce scrutin est-il important dans l’optique de la présidentielle ?

    Michel Crespy : Pas tellement dans l’optique de la présidentielle avec qui il n’a pas de lien direct mais plutôt dans la suite de l’exercice du pouvoir. Le président élu aura à faire avec le Sénat qui a peu de chance de varier beaucoup et peut ralentir, bloquer ou favoriser les initiatives du futur gouvernement. Plusieurs candidats (Le Pen, Philippe, Attal…) laissent entendre qu’ils voudraient faire des réformes constitutionnelles. Pour cela, il faut avoir un texte conforme voté par l’Assemblée et le Sénat. Ce dernier peut soit bloquer une réforme soit obliger à recourir à l’article 11 [référendum], c’est-à-dire une sorte de coup d’État constitutionnel.

    Dans le Gard, la gauche peut-elle espérer un siège de plus grâce à Nîmes ?

    M.C. : Oui et le RN aussi. Ce sont les deux incertitudes du Gard. Le 3e siège pourrait ne pas rester à la droite. C’est compliqué car le corps électoral est composé de personnes qui connaissent bien la politique : les électeurs connaissent tous les candidats et inversement. C’est une élection moins partisane car peu de grands électeurs sont membres de partis. Elle est très personnalisée car tout le monde se connaît. Il y a des amitiés, inimitiés, convergences d’intérêts. Il y aura des élus de droite ou de gauche qui voteront pour un autre camp.

    À la faveur des villes conquises dans le Gard, le RN peut-il ravir un siège à la droite ?

    M.C. : C’est possible d’autant qu’un certain nombre de maires sans étiquette vont voter RN sans être RN. Pour toutes sortes de raisons : proximité locale, idéologique, amicale, inimitié vis-à-vis des candidats de droite. Les tabous sont tombés et le RN commence à avoir une implantation locale sérieuse avec tous ses conseillers municipaux et des sympathies RN pas toujours affichées aux municipales.

    Dans l’Hérault, le fait que la gauche ait 3 sièges est-il une exception ?

    M.C. : Quelque part oui. Cela ne reflète pas les résultats nationaux des législatives par exemple. Le corps électoral est très déformé aux sénatoriales. Cela tient beaucoup aux personnalités avec beaucoup de gens qui se connaissent. J’ai rencontré des gens qui ne sont pas de gauche mais considèrent que Hussein Bourgi [socialiste] a fait le boulot.

    Le retrait de 2 sortants, Christian Bilhac (PRG) et Henri Cabanel (divers gauche / ex-PS) est-il un élément qui rebat les cartes dans l’Hérault ?

    M.C. : Oui parce que les sortants ont des voix personnelles. Ils ont noué des liens avec des élus. Ceux qui les remplacent, on les connaît moins. Les votes ne se reportent pas automatiquement sur le remplaçant. La présence de Kléber Mesquida [président socialiste du Département de l’Hérault] sur la liste Manenc peut peser aussi.

    Il se murmure que Jean-Pierre Grand serait en difficulté…

    M.C. : C’est difficile à savoir parce que dans le secret des urnes… On peut penser que Jean-Pierre Grand peut être en difficulté car il y a plus de candidats de droite. Qu’il est concurrencé par Joseph Francis qui a noué des liens avec plusieurs municipalités dans le pourtour montpelliérain. Il y a aussi l’usure (sénateur depuis 2014 et âgé de bientôt 76 ans) qui finit par jouer. Le Sénat avait la réputation d’être une sorte d’Ehpad, c’est beaucoup moins vrai à l’heure actuelle. La perte de Castelnau-le-Lez sera autant d’électeurs en moins. Son départ des Républicains [chez Horizons désormais] n’est pas forcément un atout. La droite a perdu Agde, c’est compliqué à Sète… Il n’est pas impossible que Jean-Pierre Grand soit battu.

  • Une journée contre l’extrême droite à Alès

    Une journée contre l’extrême droite à Alès

    « La date de cette journée a été calée avant de connaître celle du procès, mais ça tombe bien », admet Cécile Alphon-Layre. En effet, cette journée est née après l’attaque du Prolé en pleine feria 2025 par un groupuscule d’extrême droite. Et le procès de trois de ces membres est justement prévu le 6 octobre prochain (un rassemblement est organisé devant le tribunal à 8h30). « C’est la fédération anarchiste qui nous a contactés après l’agression du Prolé pour travailler à une interorganisation contre l’extrême droite. Celle-ci est née il y a un an et elle avait pour but d’organiser une journée contre les idées d’extrême droite », confirme la nouvelle secrétaire de la section alésienne du PCF.

    Les 28 collectifs présents vont donc tenir des stands dans la grande salle de l’Espace Cazot alors que le hall accueillera les débats et la pièce de théâtre. Le premier événement de la journée débute à 15 heures avec une conférence de Christophe-Cécil Garnier, co-rédacteur chez Street-press et co-auteur de L’extrême danger, connaître et contrer l’extrême droite radicale. Ensuite, à 17h, place à la pièce de théâtre On l’a brun mérité, du collectif Lakolok.

    Un débat, quatre concerts

    L’autre moment fort se déroulera à 18 heures avec un débat entre Christophe-Cécil Garnier, le journaliste de L’Humanité Grégory Marin, l’avocate et présidente de la LDH de l’Hérault Sophie Mazas et Vincent Jarousseau, auteur de Dans les âmes et les urnes, 10 ans à la rencontre de la France qui vote RN.

    Enfin, quatre animations musicales clôtureront la journée : le collectif de hip-hop Tabou Records (20h), les rockeurs de Lampyre (20h45), les rappeurs de Las Quadra (21h45) et enfin le DJ set de Freaksteddy (22h45). Les fonds récoltés lors de cette journée seront reversés à une caisse de solidarité pour les victimes d’agression de l’extrême droite.

  • [Entretien] Cathy Chaulet, maire de Saint-Privat-de-Champclos : « On n’a pas le droit de la jouer perso »

    [Entretien] Cathy Chaulet, maire de Saint-Privat-de-Champclos : « On n’a pas le droit de la jouer perso »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Cathy Chaulet : Bien. Nous avons un bon accueil dans les communes. Nous avons une équipe unique, collective, combative et à l’écoute. On sillonne le département, soit par des rendez-vous individuels, soit par des réunions entre grands électeurs. On essaye d’être chaque fois le plus nombreux possible, si on peut y aller à 5 on y va à 5. Après, nous sommes des élus locaux, donc nous connaissons aussi d’autres élus et les spécificités liées à nos territoires.

    Quelles sont les attentes des élus et des maires que vous rencontrez ?

    C.C. : Ce qu’ils demandent en priorité, c’est de la simplification administrative, des allègements, et de l’autonomie financière. Ils souhaitent un peu plus de décentralisation mais avec des moyens. Ils veulent qu’on n’ait pas un État contraignant, mais un État qui soit facilitateur. C’est particulièrement demandé dans le cadre des appels à projets. Ensuite, ils demandent de la confiance, que l’on fasse confiance aux élus locaux qui sont quand même au cœur des réalités du quotidien et de la proximité. Enfin, ils réclament la défense des services publics, un sujet très important pour notre liste que nous portons depuis longtemps. Les communes ne réclament pas des privilèges mais d’être simplement entendues, écoutées, parce qu’elles sont au cœur des réalités de ce que vivent les Français, que ce soit en ville ou à la campagne.

    Ce sont des thématiques où la gauche a des idées à faire avancer…

    C.C. : On essaie de peser fort sur ces thèmes. Mais la simplification c’est facile de l’annoncer, après il faut la traduire. Parce que parfois, il y a des décrets qui n’arrivent pas. Il faut surtout parvenir à prendre en compte cette richesse d’expérimentation qui fait que l’on ne peut pas appliquer les mêmes choses en Bretagne que sur le pourtour méditerranéen ou simplement entre Saint-Privat-de-Champclos et Nîmes.

    Quels sont les autres axes de votre campagne ?

    C.C. : Nous voulons défendre les communs, l’eau, l’air, les sols… parce que c’est l’essentiel. Même si c’est peut-être une utopie, nous souhaitons une non-marchandisation de ces communs. C’est très important, surtout dans un contexte de changement climatique qui fait que tous les secteurs du quotidien et l’ensemble des citoyens sont impactés, que ce soit l’habitat, les bâtiments, qu’ils soient scolaires ou qu’ils soient municipaux, que ce soit la santé, que ce soit les conditions de travail des salariés à l’extérieur comme à l’intérieur… Il y a des enjeux face à la déprise agricole qui pose la question de la prévention des incendies et qui pose la question des moyens de la sécurité civile. Ce sont des sujets transversaux qui reviennent régulièrement dans la bouche des élus. Aujourd’hui, cette transition est à défendre, et c’est même le défi de demain.

    Sur ces sujets, qu’apporte votre expérience de vice-présidente du conseil départemental du Gard en charge de l’agriculture ?

    C.C. : J’ai peut-être une écoute différente et une plus grande expérience. Mais je suis issue de ce monde de paysans, issue de cette ruralité. J’y suis née, j’y ai grandi et j’y vis. Toutes ces questions sont au cœur de mon mandat, au Département mais aussi de mon mandat de maire. Je pense que c’est donc la réalité et le quotidien de beaucoup d’élus. Chez moi, je suis atterrée de ce que je vois. J’avais une commune complètement agricole, et aujourd’hui il ne reste plus personne. Le peu qu’il y a ne gagne pas sa vie, y compris sur la lavande et le lavandin. Aujourd’hui, ces plantes plutôt résistantes sont mises à mal.

    Sur un plan plus politique, pensez-vous aujourd’hui que le troisième siège de ces élections sénatoriales dans le Gard se joue entre vous et le Rassemblement national ?

    C.C. : C’est difficile à dire mais j’ai très peur. On se bagarre. La présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot (PS), a raison de dire que le vote utile c’est le vote de la liste du Gard en commun, parce que c’est le seul moyen d’envoyer une sénatrice de gauche au Sénat. Tout le reste, ce sont des voix perdues et des voix qui feront les beaux jours du RN. La bataille va être compliquée mais on se bagarre pour aller arracher ce siège en réaffirmant que le vote utile, c’est le vote Bouad. Surtout que, quand on entend aujourd’hui les débats du Rassemblement national et cette volonté de changer la Constitution, on se dit qu’il faudra qu’au Sénat, il y ait un peu plus de gens qui pèsent pour que tout ne leur soit pas ouvert. Et quand on voit le glissement de la droite, on est en droit d’avoir peur. On a rencontré beaucoup de maires, on est allé dans des endroits franchement pas faciles pour la gauche, mais on n’a pas l’impression que les maires sans étiquette soient proches du Rassemblement national.

    Dans ce contexte, que pensez-vous de la candidature de Carole Bergeri qui est également vice-présidente du conseil départemental du Gard ?

    C.C. : Dès lors qu’on fait partie d’un collectif et d’une majorité départementale, les aventures individuelles ne doivent pas être au rendez-vous. Sinon, on ne peut pas dire qu’on fait de la politique et qu’on est là pour l’intérêt commun et l’intérêt général. Quand on a en face six députés d’extrême droite, plus un septième qui est au Parlement européen, et quand on voit le résultat des élections municipales, on n’a pas le droit de la jouer perso.

  • Les agents des services publics se rebiffent

    Les agents des services publics se rebiffent

    Tous unis ! Les huit organisations composant l’intersyndicale de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE/CGC et FA-FP) annoncent un mardi 29 septembre de grèves et de manifestations massives dans tout le pays, en métropole et outre-mer. À Montpellier et Nîmes, les cortèges partiront respectivement à 14h et 14h30 de la Place Albert 1er et de la Maison Carré.

    Ces agents des services publics, titulaires ou contractuels, représentent 10% de la population active et assurent les services publics du quotidien quel que soit leur métier. À titre d’exemple non exhaustif, ils et elles sont policiers ou enseignants dans la fonction publique d’État ; cantinières, éboueurs ou ingénieurs dans la fonction publique territoriale ; médecins, infirmiers, brancardiers, aides-soignants ou secrétaire dans la fonction publique hospitalière. Des métiers publics qui échappent au système marchand.

    Mercredi 23 septembre, lors d’une conférence de presse, toutes les organisations syndicales représentant les quelque six millions de travailleurs de la fonction publique ont rappelé les raisons de la colère : « La semaine dernière [le premier ministre Sébastien Lecornu] a annoncé les premiers contours de son budget. Il confirme une nouvelle fois le gel du point d’indice à la veille de la mobilisation Fonction publique du 29 septembre ce qui résonne comme une véritable provocation. Et il annonce 54 milliards de coupes budgétaires. »

    Pour les agents publics, précise l’intersyndicale « ce ne sont pas des chiffres abstraits : ce sont des rattrapages de perte de pouvoir d’achat qui n’auront pas lieu. Or les agents publics ont perdu plus de 6% de pouvoir d’achat depuis la dernière revalorisation du point d’indice en juillet 2023 et plus de 15% depuis 10 ans ! ». Alors que l’inflation galope, alimentée par le coût des produits pétroliers et de l’alimentation, les travailleurs du public vont continuer de s’appauvrir. « Combien d’agents publics de plus auront leur traitement indiciaire inférieur au Smic ? », interroge l’intersyndicale.

    « Jamais il n’y a eu autant de dividendes dans notre pays. La France est deuxième sur le podium mondial. Nous préférerions qu’elle soit championne du monde des salaires et des droits sociaux », a déclaré mercredi la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet. Elle appelle à faire du 29 septembre une « grande journée de grève » avec pour « mot d’ordre, les salaires et les services publics ». 150 cortèges étaient déjà annoncés. Le secteur public est moteur de la colère sociale qui gronde.