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  • [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    La Marseillaise : Vous rempilez comme secrétaire général, seul cette fois. Quelle va être la feuille de route après ce 33e congrès ?

    Julien Bouillé : Les dossiers courants ne vont pas être mis de côté, les luttes pour l’amélioration des conditions de travail, le respect de l’environnement, l’égalité femme-homme, toutes ces questions-là sont notre leitmotiv. Mais, cette fois, on a voulu plus axer notre congrès sur les valeurs de la CGT, redonner du sens à ce qu’on fait et surtout le collectif. Il faut vraiment qu’on arrive à développer le collectif. On a fait notre table ronde, avec les camarades, et c’est clair : tout seuls, on n’y arrive pas. Notre but est de réunir, que ce soit des collectifs, des associations, des syndicats… Il faut qu’on frappe fort si on veut être entendus en face. Ce n’est pas faire du bruit, c’est porter des réclamations haut et fort, qu’on les martèle.

    Avez-vous discuté des enjeux spécifiques au territoire, comme la situation des saisonniers ?

    J.B. : Sur ce sujet, la tournée des saisonniers a été prise comme exemple de lutte, je ne dis pas à améliorer, mais à mieux faire, à rendre plus efficiente. Ne pas chercher à faire plus, mais mieux. La tournée des saisonniers, c’est quand on se déploie dans les stations en été-hiver sur plusieurs jours. On part du principe qu’il y a des salariés qui ne viendront pas nous voir, nous la CGT. Du coup, on va sur les lieux de travail, on se fait octroyer un emplacement. On reste une demi-journée, on fait plusieurs jours sur plusieurs stations. On distribue de la documentation, on est attendus dans certaines stations, même les employeurs sont contents de la doc’ qu’on leur donne, car souvent dans les petites entreprises, le RH, c’est le comptable, mais ce n’est pas son métier. Le travail saisonnier est une activité ponctuelle, en dent de scie, il faut peut-être qu’on réfléchisse autrement, ne pas faire des coups de rush et faire mieux.

    Serez-vous au congrès confédéral du 1er au 5 juin, à Tours ?

    J.B. : Oui, de par ma position au sein de l’organisation, chaque union départementale a un représentant au CCN (Comité confédéral national). Comme au congrès de l’UD, on attend que le congrès valide notre bilan d’activité. On fait un rapport et si les congressistes en sont satisfaits, ils le votent largement. Au dernier congrès, le bilan avait été approuvé entre 50 et 60%, ce qui veut dire que presque un congressiste sur deux est en désaccord avec ce qui est présenté. Mais ce n’est pas au congrès qu’on convainc, c’est tout au long de l’année. Moi, j’attends qu’on en ressorte boostés avec l’envie de vaincre, l’envie d’obtenir de nouveaux droits pour les salariés, pour les privés d’emplois, pour les retraités. C’est peut-être utopique, mais on fait ça que pour les gens vivent bien. On en a marre d’être dans la réaction à ce qui nous est imposé. J’aimerais être à l’offensive, qu’on arrive à porter plus, en étant à l’initiative. Notre difficulté, c’est qu’on a un gouvernement qui est tellement offensif et qui a bien plus de moyens, qui n’a pas nos limites d’argent ou de communication, et qui ne s’expose pas aux mêmes sanctions que nous de la part de la justice.

    La table ronde de jeudi a abordé la lutte contre l’extrême droite. Serez-vous à l’offensive sur ce terrain-là ?

    J.B. : Il faut ! On l’a vu sur Tallard, Gap, Chorges, La Bâtie, ils collent beaucoup alors qu’ils ne collaient pas avant. On le sait, c’est le RN Jeunes qui colle, ils font leur pub sur Facebook, c’est normal. Ils ont une activité régulière. Nous, on souhaite faire comprendre aux gens que leurs idées sont dangereuses. Le projet de la CGT, c’est l’émancipation, c’est faire comprendre ce qui est bon ou non pour les gens. On doit montrer que le RN, ce n’est pas quelque chose de social. On doit agir là-dessus, on a lancé un « codex » sur le département, un collectif de lutte contre les idées d’extrême droite. On a la volonté de développer cette activité, de s’outiller et d’être à l’offensive, pas que dans la réaction.

  • Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Développer une culture du signalement pour repérer les comportements inappropriés » : le député LFI Paul Vannier, co-rapporteur de la commission d’enquête Bétharram, a donné vendredi à Digne une conférence sur le contrôle et le financement de l’enseignement privé. Selon lui, 12 à 15 milliards d’euros sont alloués aux établissements privés sous contrat chaque année, sans « contrepartie, obligation ou contrôle ». Sur 1 000 contrôles, plus de 400 auraient donné lieu à des mises en demeure d’établissements, selon lui. Il a estimé qu’un contrôle financier avait lieu « une fois tous les 1 500 ans », ce qui engendre des « détournements de fonds publics » et de la « fraude ».

    Les contrats entre l’établissement et l’État ne sont par ailleurs jamais renouvelés, et ont, dans 21% des cas, complètement disparu, a-t-il avancé. « Ces contrats sont éternels et ne cessent jamais même quand il y a des dysfonctionnements », a-t-il affirmé. Il a ainsi décrit « un modèle de financement opaque et hors de contrôle ». C’est ce système qui « a conduit à Bétharram » et à « ce que des enfants soient la proie de bandes de pédocriminels organisées », a-t-il estimé, déplorant également « l’inaction de Bayrou ». « Nos impôts financent l’aggravation des inégalités sociales », a-t-il par ailleurs avancé.

    Le député a donné cette conférence à trois jours de l’examen de sa proposition de loi Bétharram dans l’hémicycle. Elle propose notamment de rediscuter les contrats chaque année et de créer des sanctions. Paul Vannier a dit espérer la faire adopter d’ici à la rentrée prochaine. « Il y a eu zéro voix contre en commission », s’est-il félicité.

    La conférence était organisée avec le soutien de la CGT, de Sud Éducation et de la FSU.

  • Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Ce vendredi midi, des préparatifs battent leur plein à proximité de la place du palais des Papes. On s’affaire à mettre sur pied la 5e édition du « Live des Côtes-du-Rhône », qui se tient ce samedi, et mêle dégustations de vins * – parmi 200 références – et concerts. Un peu plus haut au Rocher des Doms, les Compagnons des Côtes-du-Rhône reçoivent la presse au sein du clos de la vigne du Palais des papes. Ce n’est pourtant pas cette association qui organise le Live de samedi, mais Inter-Rhône, le syndicat interprofessionnel des vignobles de toute la vallée du Rhône.

    Comme en été devant un rayon d’une vingtaine de vins rosés différents, le profane peut vite se perdre parmi les syndicats et associations faisant la promotion de la filière viticole, poids lourd de l’économie locale (56% de l’agriculture vauclusienne provient de la viticulture). « On travaille ensemble, il n’y a pas de concurrence », assure David Bérard, promu délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône. Soit 72 bénévoles issus du milieu viticole ou pas qui organisent plusieurs événements destinés à valoriser les Côtes-du-Rhône, « une appellation qui touche 171 communes, 4 départements et 27 000 hectares », chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse et conseil du nouveau bureau des Compagnons, élu en avril dernier.

    « On est une association culturelle et de promotion de la vigne pour faire d’Avignon la capitale des Côtes-du-Rhône », souligne Brigitte Bouvier, la nouvelle présidente des Compagnons, par ailleurs directrice du lycée viticole d’Orange. Tout au long de l’année, l’association organise quelque 90 événements fréquentés par 15 000 personnes (dont 40% venus d’en dehors du territoire), parfois autour d’un public restreint de professionnels ou de touristes étrangers, mais avec toujours trois temps forts populaires : les Estivales du Rhône, le Ban des vendanges et le théâtre des sens.

    Raclette dans la vigne

    en janvier

    « Cet hiver, pour toucher un autre public et animer les ailes de saison, on a organisé une raclette dans la vigne autour de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, les 200 places sont parties en 24h, on peut déjà donner rendez-vous en janvier prochain », annonce David Bérard. Mais avant cela, se préparent les Estivales, qui se tiendront le 6 juin. « Une balade patrimoniale et gourmande dans un lieu encore tenu secret à Avignon », promet-il. Un nouveau rendez-vous, encore en phase de validation, est prévu en juillet à destination de la jeunesse. Enfin, le point d’orgue pour les Compagnons reste le Ban des vendanges, lancé en 1995 et qui se revendique « comme la plus grande fête populaire gratuite » en Vaucluse. Il aura lieu le 29 août, sur la place du Palais des papes.

    * À consommer
    avec modération

  • Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Il y a des dates comme ça qu’on se doit de marquer. Le devoir de mémoire ne pouvant se limiter aux commémorations des grands événements historiques. L’assassinat de ce jeune tunisien sans histoire à Puget-sur-Argens le 31 mai 2025, fait partie de ces crimes racistes qui ne peuvent tomber dans les oubliettes de l’histoire mais doivent au contraire continuer à être interrogé dans un territoire qui ne se lasse pas d’écouter les sirènes de l’extrême droite. Histoire de rappeler que les discours de haine et d’exclusion ne sont jamais sans effets. Et que tout, au contraire, commence par des mots. Et que des discours décomplexés aux passages à l’acte, il n’y a parfois qu’un pas que les plus « désorientés » franchissent.

    C’est comme ça qu’Hichem Miraoui, un coiffeur tunisien, a été abattu de cinq balles par un homme de 53 ans, ancien soudeur, sans antécédents judiciaires significatifs qui publiait avant et après l’attaque sur Facebook des vidéos à tonalité islamophobe et raciste et appelait à voter pour le Rassemblement national et à « virer les immigrés ».

    Pour mémoire, cette affaire avait donné lieu à la première saisie du Parquet national antiterroriste (PNAT), créé en 2019, pour un meurtre potentiellement lié à l’extrême droite.

    Un collectif d’association de défense des droits humains qui défend la fraternité universelle invite à se rassembler avec la famille de Hichem Miraoui devant la mairie de Puget-sur-Argens dimanche à 14h afin d’aller déposer une gerbe de fleurs devant le salon de coiffure dans lequel il travaillait, au 229 rue du général de Gaulle. Et ne pas oublier.

  • Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    À peine installés dans plusieurs mairies varoises, les élus d’extrême droite se sont déjà distingués et font déjà l’objet de vives critiques. Dans un document intitulé « L’extrême droite aux municipales dans le Var. Première chronique des dégâts collatéraux », la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex 83) recense les premiers effets politiques, sociaux et culturels de l’arrivée – ou du renforcement – du Rassemblement national et de ses alliés dans plusieurs communes du département.

    Fidèle à sa ligne depuis sa création en 2014, le collectif continue de dénoncer « les impostures de l’extrême droite » et d’alerter sur les conséquences concrètes de sa gestion locale.

    La Codex estime qu’environ 250 000 habitants du Var vivent désormais dans une commune dirigée par un maire RN, UDR ou apparenté. Le collectif inclut dans ce décompte les villes administrées par des élus qualifiés de « faux-nez » de l’extrême droite, comme Saint-Raphaël. Et revient longuement sur plusieurs incidents survenus pendant ou après la campagne municipale.

    Pour ce qui est de la désinhibition de la pensée raciste et des passages à l’acte, à Toulon, la Codex évoque le cas de ce jeune militant de gauche qui a été suivi jusqu’à son domicile puis menacé par des individus cagoulés proférant des insultes homophobes et antisémites (La Marseillaise, du 19 mars 2026). Avec des stickers nazis apposés sur sa boîte aux lettres. L’un des agresseurs serait lié au groupe identitaire « Le Maquis ». Mais aussi, dans le même tonneau, les menaces de mort proférées à l’encontre du secrétaire général de l’Union locale CGT de Toulon. La Codex pointe également des situations qualifiées de « népotisme » ou de petits « arrangements familiaux ». Comme à Six-Fours où le maire a nommé sa fille treizième adjointe ce qui lui permettant également de siéger comme conseillère métropolitaine. « Au RN, on choisit d’abord sa famille », ironise Pascal Brun (Visa), l’un des militants politiques, syndicaux et associatifs qui composent ce collectif et s’emploient à tenir le rôle de vigies citoyennes.

    L’occasion également de montrer comment les exécutifs municipaux ont augmenté fortement leurs indemnités dès leur installation. À La Valette, par exemple, le nouveau maire Julien Argento a ainsi fait voter une hausse maximale de 28% de ses indemnités, tandis qu’à Fréjus ou Saint-Raphaël, on s’est allègrement accordé des augmentations comprises entre 15 et 25%.

    Que pour les heureux élus

    Pour ce qui est de la culture et la conception étriquée que ce rance courant de pensée en a, à Six-Fours, par exemple, la majorité municipale a annoncé la suppression du festival « La Vague classique » à partir de 2027, invoquant son coût et son caractère « élitiste ». Alors que les places les moins chères étaient proposées à 10 euros.

    À La Seyne-sur-Mer, c’est le climat « d’autocensure » qui est dénoncé depuis l’élection du maire RN Dorian Munoz. Le centre social et culturel Nelson-Mandela ayant annulé plusieurs événements liés à la lutte contre le racisme ou l’homophobie « par prudence ».

    Le collectif s’inquiète également de la place accordée à certaines structures jugées proches de la droite radicale, comme l’association « Passeport du civisme », soutenue financièrement par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, à Saint-Raphaël notamment.

    Le document revient enfin sur plusieurs faits divers impliquant des élus ou colistiers de listes d’extrême droite. À Draguignan, une colistière du député RN Philippe Schreck condamnée dans une affaire de détournement de fonds en Ehpad figure parmi les exemples cités. À Salernes, un élu RN aurait été contraint de démissionner après sa mise en cause dans l’incendie volontaire d’un restaurant.

    À Saint-Raphaël, plusieurs polémiques ont également émergé autour de publications racistes sur les réseaux sociaux attribuées à un élu Reconquête, ou encore de faits de refus d’obtempérer visant un colistier du maire sortant. Bref, des élus plus soucieux d’eux-mêmes que de l’intérêt général ou du sort des couches populaires. Comme à Solliès-Pont, où des élus RN se sont opposés à la construction de logements sociaux.

  • Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Installée depuis deux ans rue Portalis, les clients ne cessent de passer la porte de la Cave Parallèle. Raison de plus, pour organiser le premier salon « Sans alcool ». Après avoir lancé la seule cave franchisée, 100% sans alcool de la ville il y a deux ans, Ségolène Bakès monte cet événement inédit pour Aix-en-Provence au cloître des Oblats, sur deux jours, les samedi 30 et dimanche 31 mai. Pas moins de 25 producteurs de vins, proposant des gammes non alcoolisées, planteront leur stand pour l’événement.

    Au total, près de 80 produits seront proposés à la dégustation et à la vente. « Si le sans alcool est de plus en plus connu, il y a un gros travail d’éducation à faire. Les producteurs viennent aussi en solidarité pour nous, montrer que la filière nous soutient également, contextualise Ségolène Bakès. À l’ouverture de la boutique, les gens pensaient que seuls les malades venaient ici. Alors que 85% des clients sont flexidrinkers, et sont contents d’avoir des alternatives. » Vins désalcoolisés, surtout, mais aussi whiskies, bières, des pétillants et des cocktails pourront être dégustés sans modération, sur ces deux jours. Des producteurs locaux proposeront également leurs produits. Le tout, dans une ambiance musicale, avec une pianiste le samedi, un saxophoniste le dimanche. Autre objectif derrière ce salon : attirer les restaurateurs, qui tardent à investir dans la filière. « Si ça marche bien, on renouvelle l’année prochaine », promet Ségolène Bakès.

  • Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Chaque opération de nettoyage, organisée par la Région dans l’une des 300 communes dans le cadre de « Nettoyons le Sud », sera accompagnée d’un atelier. Une occasion de se mobiliser collectivement pour préserver l’environnement, tout en créant du lien social et en sensibilisant les habitants au développement durable. Un rendez-vous intergénérationnel qui vise aussi à rassembler tous les acteurs du territoire : citoyens, communes et associations sur les sentiers urbains, en montagne ou au bord de l’eau.

    Engagés pour l’environnement

    Des associations accompagnent les bénévoles-ramasseurs sur les parcours proposés, comme l’association d’éducation à l’environnement CPIE Atelier Bleu Côte Provençale à La Ciotat et l’association Planète Perles à Sausset-les-Pins. L’association Milvi, spécialisée dans le recyclage des déchets à travers des solutions éco-design, anime un pôle sensibilisation à Arles. À Barjols, une conférence sur la protection de l’eau est organisée après l’opération de nettoyage, une façon de rappeler la nécessaire gestion de l’eau dans un contexte de raréfaction des ressources. L’association Aimer Barjols, village d’avenir a invité pour l’occasion l’hydrogéologue Maurice Jean, qui détaillera les différentes ressources d’eau et systèmes géologiques des massifs alentours.
    « Notre association participe depuis trois ans à cet événement et cette année, nous avons tenu à sensibiliser les publics sur la ressource en eau, une thématique d’actualité sur notre territoire. Pas plus tard qu’hier, le préfet du Var alertait sur la baisse généralisée du débit des rivières », rappelle François Volpi, président de l’association. De l’eau douce à la mer, la protection de l’environnement passera ce samedi par cet élan collectif.

  • Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    La fin du bétonnage commence aujourd’hui », s’est réjoui le maire Robin Prétot (LR) lors du conseil municipal du 28 mai. La dernière délibération était dédiée au « déploiement de notre première priorité : l’impulsion d’une nouvelle politique d’aménagement urbain », a présenté Jocelyn Planelles, adjoint en charge de la question.

    Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), d’ores et déjà débattu le 30 juin 2025 au conseil métropolitain, ne satisfait pas les objectifs de la nouvelle majorité, qui demande une remise en débat.

    Elle plaide pour une meilleure « intégration architecturale », « des opérations urbaines moins denses » et une préservation de « l’identité provençale ». Une modification pour réduire les zones d’urbanisations futures a donc été votée par les élus.

    1 600 logements adossés à un golf de 18 trous sur Rassuen (projet finalement abandonné) étaient envisagés. « La zone urbaine sera finalement réduite, pour correspondre à l’ancien site de l’usine (…) qui nécessitera une dépollution en fonction de son affectation », explique Jocelyn Planelles. Le secteur du Grand Bayanne, qui prévoyait la réalisation d’environ 1 150 logements, sera réduit en termes de surface de foncier à urbaniser. Le projet de construction d’un nouveau collège sera quant à lui déplacé sur un autre site moins excentré qui reste à définir. Le reste des terrains sera reclassé en zone agricole, y compris le lieu-dit « le Mas de Sulauze », sur lequel la construction de 300 à 350 logements était envisagée. Pour « réduire l’étalement urbain tout en conservant un potentiel de réponse aux besoins pouvant naître », 11ha publics seront conservés en zone d’urbanisation future.

  • Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Port-de-Bouc poursuit sa mue. Comme chaque printemps, la petite ville de 17 000 habitants semble éclore sous les pinceaux des artistes. Cette année, ils seront neuf, venus de France, de Croatie, de Grèce ou d’Espagne, à poser leurs bagages dans le camping municipal Bottaï pour transformer durablement les façades des bâtiments de la Lèque, Tassy, des Comtes ou encore des Aigues-Douces. Pour le maire Laurent Belsola (PCF), « il ne s’agit pas seulement d’embellir. Il s’agit de repenser notre lien à l’espace public ».

    Ce qui était au départ une intuition artistique est devenu un véritable parcours d’œuvres à grande échelle unique en France. À l’issue de cette 7e édition du festival « Les Nouveaux Ateliers », la commune comptera près de 70 réalisations murales. Une concentration exceptionnelle, qui fait aujourd’hui de Port-de-Bouc la détentrice du record européen d’art urbain par habitant. Une fierté, pour l’adjoint au maire délégué à la culture Patrice Chapelle : « Ça veut dire que le projet s’enracine, plaît aux artistes qui viennent de loin, et attire un public extérieur. On a une renommée hors les murs, surtout auprès du public avisé sur le street art. L’an dernier, une dame est venue de Paris pour voir le chantier en cours et l’évolution des fresques. »

    Art et qualité de vie

    Aude Straub, chargée de développement de ce projet, confie : « On aimerait développer le festival dans d’autres petites communes. Ça permet de dynamiser et d’amener l’art dans ces territoires qui sont un peu éloignés et dans les quartiers populaires, où la culture n’est parfois pas très accessible. Ça améliore la qualité de vie. Et puis ça permet d’ouvrir un dialogue entre les habitants et les artistes. »

    Pour en découvrir plus, rendez-vous mardi au cours Landrivon pour un parcours d’un mur à l’autre organisé par l’Office du tourisme, mercredi après-midi pour des ateliers créatifs à destination des enfants square Lopofa, et samedi pour une journée de clôture ponctuée d’animations, de spectacles et de concerts.

  • À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    La mairie de secteur a organisé une fête de quartier hier soir à partir de 20h autour de la desserte qui est réouverte en soirée. Un événement célébré en présence de Samia Ghali, qui a pris les rênes du conseil d’administration de la RTM.

    Depuis 3 ans, « on ne sait plus sous quel prétexte, un caillassage ? », interroge le collectif Kalliste Granière Bourrely Solidarité (KGBS), puis justifiée par la RTM par la mise en place d’un nouveau plan de transport, la desserte de la cité a été supprimée après 21h. Après une alerte de KGBS, des interpellations de la présidente de la Métropole (DVD) Martine Vassal, un soutien de la mairie de secteur, du CIQ et une pétition pour le droit à la mobilité, les habitants restaient condamnés à faire travailler leurs mollets ou à rester chez eux.

    Cette situation pénalisait « lourdement les habitants, notamment les travailleurs aux horaires décalés, les jeunes, ainsi que toutes celles et ceux pour qui les transports en commun représentent un lien essentiel avec le reste de la ville », plaidait à nouveau Salim Siouani en avril dernier dans une relance à la RTM, adressée cette fois à Samia Ghali, fraîchement nommée à sa présidence, Au-delà d’un simple service, cette ligne constituait un véritable outil d’égalité et de sécurité ». L’urgence a été entendue et les Savinois ont retrouvé leur droit au transport en commun après 21h. C’est « fière et heureuse » que Samia Ghali a remercié « les équipes de la RTM, qui se sont mobilisées pour concrétiser cette avancée dans un délai très court depuis ma prise de fonction ». Un militant syndical y voyait « le signe du retour de la gauche dans nos quartiers ».