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  • [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    Durant toute l’année, des ventes de légumes bio sont organisées le mercredi, de 16h à 18h30, ainsi que le samedi, de 9h30 à 12h, à la ferme municipale du Collet des Comtes. Pendant ces créneaux, la ferme est entièrement ouverte à la visite, de manière libre et gratuite.

    En plus de profiter de produits de qualité cultivés au cœur de Marseille, « des serres, des zones de pâturage, un verger, une mare et un jardin pédagogique complètent ces productions de plein champ. La ferme propose la découverte d’animaux tels qu’un cheval, un âne, des cochons, des agneaux, des lapins, des poules et d’autres oiseaux de basse-cour », précise l’organisation. Au total, une cinquantaine d’animaux sont présents sur l’exploitation, pour le bonheur des visiteurs.

    Une ferme à l’histoire ancienne

    S’étendant sur plus de trois hectares, la ferme se divise en plusieurs bâtiments, dont une bastide du XIXe siècle transformée en locaux pédagogiques. Créée en 1855, la ferme a su se maintenir face aux changements urbains, notamment grâce à son rachat par la Ville de Marseille en 1980.

    Plus d’info sur : ferme-pedagogique-collet-des-comtes.fr

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    L’heure de clore la phase de matches amicaux. Ce mercredi soir, dans son gymnase des Ambrosis, Plan-de-Cuques effectuait une dernière rencontre de pré-saison face à Nîmes, pensionnaire de deuxième division depuis l’année dernière. Sans surprise, les locales se sont imposées face à une formation de moindre calibre, mais en étant parfois bousculées (34-28).

    Le HBPC s’est parfaitement lancé dans le match avec un 3-0 collé à son adversaire dans les 5 premières minutes du match. Ensuite, les Nîmoises sont pleinement entrées dans leur partie, mais sont toujours restées à distance respectable des joueuses d’Angélique Spincer. Avec un dernier tir canon de la recrue portugaise Beatriz Sousa, Plan-de-Cuques a tourné à la pause sur le score de 16 à 11.

    Moins de certitudes

    en seconde période

    Dès la reprise, les Jaunes ont été plus brouillonnes avec des pertes de balles évitables et des actions offensives moins abouties. Les coéquipières de l’éternelle Mouna Chebbah, 44 ans, ont joué leur va-tout face à une équipe de première division terminant sa préparation. Le HBPC a finalement donné un dernier coup d’accélérateur pour l’emporter de six buts.

    En éternelle insatisfaite, Angélique Spincer n’a pas apprécié la prestation globale de ses joueuses. « Sans manquer de respect à l’équipe de Nîmes, on devait être au moins supérieur dans l’engagement et l’intensité. Je pense que le gros chantier jusqu’à la reprise est en défense. On prend trop de buts ce soir, 28, contre une équipe de D2, c’est beaucoup. » Justement, la reprise ce sera le samedi 29 août, à domicile, contre Dijon, vainqueur de la dernière Ligue européenne (C2). Un gros poisson.

  • La Dream Team intouchable

    La Dream Team intouchable

    Les grands joueurs ne meurent jamais. Ils sont toujours présents dans les moments décisifs. Laurent Matraglia, Henri Lacroix et Philippe Suchaud en sont l’exemple parfait. À l’agonie dans cette compétition de longue haleine il y a quelques semaines, ils ont mis les pendules à l’heure en deux coups de cuillère à pot, ou plutôt en deux étapes. C’est la race des très grands. Les voilà maintenant en ballottage favorable pour se glisser dans le finale tour à Île Rousse les 6 et 7 septembre avec une troisième place.

    Pour parvenir à ce résultat plus que positif ils ont débuté en mode diesel avec une défaite face à Doerr avant de mettre le turbo et s’imposer successivement contre l’Allemagne, Bonetto au Barrage, Rocher en demi-finale puis Doerr dans une finale à sens unique.

    Les trois hommes sont montés en régimes pour finir sur les chapeaux de roues et devenir intouchables. Suchaud a retrouvé son bras, Lacroix lui n’a pas d’égal et Matraglia excelle à l’appoint.

    Du coup Ligan Doerr, Baldwin Magny et Sébastien Rousseau n’ont pu contrarier une équipe qui a survolé les débats en finale.

    À ce jour, seule l’équipe des Étoiles du Sud est assurée de participer au final tour. Les autres places seront attribuées lors de l’ultime étape qui s’annonce très chaude à Nevers les 26 et 27 août.

    Résultats

    Poule A

    Doerr – Dream Team 13-10

    Allemagne – Bonetto 10-13

    Doerr – Bonetto 13-8

    Allemagne – Dream Team 7-13

    Barrage : Bonetto – Dream Team 2-13

    Qualifiés : Doerr, Dream Team

    Poule B

    Locale – Rocher 1-13

    Zigler – Étoiles du Sud 8-13

    Rocher – Étoiles du Sud 13-7

    Zigler – locale 13-1

    Barrage : Zigler – Étoiles du Sud 3-13

    Qualifiés : Rocher, Étoiles du Sud

    Demi-finales

    Dream Team – Rocher 13-3

    Doerr – Étoiles du Sud 13-11

    Finale

    Dream Team – Doerr 13 à 4

    Classement Général

    1 – Étoiles du Sud……………………………….46 points

    2 – Bonetto……………………………………………39 points

    3 – Dream Team…………………………………36 points

    4 – Rocher……………………………………………..36 points

    5 – Ziegler………………………………………………34 points

    6 – Doerr………………………………………………..29 points

    7 – Allemagne……………………………………..06 points

  • Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Tarente va accueillir les XXe Jeux méditerranéens, du 21 août au 3 septembre.

    Parmi les 26 pays engagés, la délégation française va nourrir des ambitions. Notamment en boxe, avec la Marseillaise Romane Moulai. La jeune femme a terminé sa préparation à l’INSEP. Et il lui tarde désormais d’être dans le vif du sujet.

    « Je suis à 100%, le moral gonflé à bloc. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! », confiait-elle avant de s’envoler pour les Pouilles. La jeune femme a fait en sorte de regrouper plusieurs atouts majeurs dans son jeu. « J’ai fait une grosse préparation en Sierra Nevada, suivi un entraînement intense en Irlande et participé à deux coupes du Monde, au Brésil et en Chine. Il ne me reste plus qu’à me concentrer sur l’objectif et faire le taf ! »

    « Je ne me cache pas »

    Le taf, comme elle le dit, c’est tout simplement ramener la médaille d’or. En 2022, pour ses premiers Jeux à Oran, elle avait atteint la finale. « Mais maintenant, je ne me cache pas. J’ai mûri depuis cette première participation. Et si je ne reviens pas avec l’or, ce sera une contre-performance. »

    Avec ses entraîneurs Kamel Hasni et Abadila Alallab, elle a travaillé d’arrache pied. Pendant que ses amis profitaient de l’été, elle s’est donné à fond dans les salles. « Je passerai de bonnes vacances après les compétitions. J’ai consenti d’énormes sacrifices, quitté ma ville, mes amis. C’est le prix à payer. Mais quand tu es sur le podium, avec la médaille d’or autour du cou, le bonheur que cela procure efface tout », confesse-t-elle.

    Dans sa progression, les Jeux méditerranéens, qui sont des Jeux olympiques en miniature, avec 26 nations représentées et 36 disciplines au programme, représentent une étape. Romane Moulai, qui vient de fêter son 27e anniversaire, peut prétendre à participer au Graal de la boxe amateur : les Jeux olympiques.

    Ceux de 2028 à Los Angeles sont à portée de gants. Mais elle ne se focalise pas encore sur cette échéance. Mais depuis son titre de championne d’Europe, en 2022, elle sait qu’elle a le niveau pour y aller.

    D’ici là, il y a ce rendez-vous à Tarente. Elle connaîtra vendredi son adversaire, et avec elle le tableau vers une potentielle finale que sa boxe imprévisible lui permet d’envisager sérieusement. Elle s’imagine déjà dans le défilé des athlètes, qui ouvrira le ban. « Chacun le vit à sa manière. Pour moi, je ressens avant tout de la fierté car je réalise un rêve de petite fille en portant le maillot de l’équipe de France. Je suis aussi la représentante de Marseille et ces mini JO sont hyper-excitants à vivre. »

    La Marseillaise qui aime également découvrir d’autres disciplines, croiser d’autres athlètes et s’ouvrir des horizons inattendus. Mais, elle regrette une chose. « Je serai une fois encore dans une région que je n’aurai pas le temps de découvrir. C’est la frustration du sport où tu passes tout ton temps à te préparer. Maintenant, j’avoue que je me suis habituée. »

    Les Jeux méditerranéens se dérouleront du 21 août au 3 septembre à Tarente.

    Les porte-drapeaux de délégation française l’escrimeuse Eloïse Vanryssel et le taekwondiste Souleimane Alaphilippe.

    La France a qualifié 330 athlètes, 152 femmes et 178 hommes.

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».

  • Olivier Galzi défend son arrêté en utilisant un fait divers

    Olivier Galzi défend son arrêté en utilisant un fait divers

    Habituellement, Olivier Galzi n’est pas avare en communication et sait orchestrer toute nouvelle décision. Le maire (DVD) n’avait pourtant pas fait la promotion d’un nouvel arrêté réglementant l’occupation de l’espace public, publié sur la seule page internet des actes administratifs de la Ville. Si la municipalité a répondu aux diverses sollicitations presse, Olivier Galzi a attendu ce mardi pour évoquer l’arrêté sur ses réseaux sociaux.

    Et ce, en se servant d’un fait divers, relaté par Vaucluse matin, où le 15 août sur fond de forte alcoolisation, un individu a arraché un bout de menton à un autre pour cause de refus de cigarette. « Notre arrêté entend donner à la police municipale une base légale pour intervenir avant que de tels drames ne se produisent ! », assure le premier magistrat, visiblement agacé des critiques de son « opposition de gauche et leur réseau d’associations »… À l’instar de la Ligue des droits de l’homme ou de la fédération des acteurs de la solidarité, prête à attaquer en justice l’arrêté (notre édition de mercredi) qualifié « d’anti-mendicité ».

    Olivier Galzi accuse la gauche d’une forme d’angélisme : « Elle refuse de voir le lien entre la présence de groupes de marginaux dans la rue et l’insécurité qui peut en découler… Elle fait croire que nous nous en prenons aux “pauvres” comme si la pauvreté impliquait toutes les dérives décrites dans notre arrêté. Quel mépris pour eux et quel aveuglement coupable envers les victimes ! » La gauche et les associations s’interrogent sur la durée (6 mois) de l’arrêté et quelle politique plus globale est mise en place à destination de ce public vulnérable.

  • Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Du matin au soir, ce jeudi et vendredi, les rues d’Embrun prennent des airs de cité médiévale. De 10 à 22h, c’est presque chaque demi-heure qu’a lieu une nouvelle animation. Bien sûr, il y a toujours les habituels temps forts de la fête, avec le marché médiéval, qui réunit plus de 40 exposants sur la place Dosse et la rue Clovis Hugues, de 10h à 19h les deux jours, et en nocturne jusqu’à 22h le jeudi. Sur la place Barthelon et la place aux Herbes, l’Ost des temps jadis, en armure rutilante, propose des démonstrations d’escrime et des initiations au tissage, travail du cuir et tir à l’arc.

    À l’occasion du projet européen Alcotra entre les régions italiennes et françaises, une quinzaine de lanceurs de drapeaux et musiciens italiens animeront les rues. La compagnie El Giullari Del Diavolo propose, elle, des spectacles fixes et déambulatoires de comédie, jonglage, magie, acrobaties, performances de feu, musique et danse. De son côté, la compagnie Les Joyeux Tourdions invite durant les deux jours à des initiations aux danses médiévales.

    Le soir, défilé costumé

    et jongleries

    La nuit tombée, à l’émulation s’ajoute la féerie. Le jeudi à 20h30 s’élancera le défilé costumé avec musiciens et jongleurs depuis la place Saint-Marcellin, tandis qu’à 21h15 l’Ost des temps jadis délivre un conte médiéval, animé de jonglerie, épées et bâtons de feu sur la place Barthelon. Le vendredi soir, après le banquet médiéval au jardin du roc, de 20h30 à 22h, les compagnies El Giullari del Diavolo, Vidofnir et Kazan proposeront successivement des spectacles de danse, jonglerie et musique. Les festivités, nombreuses, ont de quoi faire tourner la tête.

    Le programme complet
    est à retrouver sur le site
    de la ville d’embrun

  • Le Revest se souvient de sa Libération

    Le Revest se souvient de sa Libération

    Les cérémonies qui se multiplient depuis la commémoration du débarquement de Provence du 15 août 1944, pour fêter la reprise des villes et villages du département à l’occupant nazi, sont autant d’opportunités de mettre à l’honneur tous ces « étrangers » venus nous libérer. Aujourd’hui c’est à la commune du Revest de participer à ce salutaire devoir de mémoire. Elle peut entre autres s’appuyer pour cela sur le travail réalisé par le réalisateur varois Philippe Maurel et son film Les drailles de la liberté qui, à travers la mémoire des Revestois, revisite l’arrivée des Tirailleurs algériens.

    Un « minot » du pays né, dit-il, dans « la mémoire de la Seconde Guerre mondiale ». Le parcours de la sœur aînée de son grand-père, l’écrivaine et poétesse Micheline Maurel, l’ayant très tôt pris aux tripes et participer à faire naître le besoin chez lui ne pas laisser cette période à la fois sombre et lumineuse tomber dans l’oubli. Alors jeune étudiante, elle rejoint un réseau de résistance dès 1941 d’où elle reviendra avec l’envie de témoigner.

    « Je voulais participer à faire connaître ce pan de notre Histoire parce qu’il y en a visiblement qui ont oublié ce qui s’est passé ou, pire encore, n’ont pas envie d’en entendre parler », explique-t-il.

    Et d’ajouter : « Ce qui est important c’est de rappeler qui nous a libérés : principalement des tirailleurs algériens et sénégalais. C’étaient eux, la chair à canon, qui étaient devant ».

    Les libérateurs

    parlaient arabe

    « Quand mon père a entendu parler arabe, c’était pour lui la première fois. Nous nous sommes sentis libérés », confie à la caméra Alberte Blanc du Revest.

    Une libération qui va se faire au prix de combats acharnés menés de concert avec la Résistance revestoise sous l’égide de Louis Camolli qui, bien en amont, a fourni des informations cruciales sur les fortifications, les mouvements de troupes, les installations allemandes et les itinéraires susceptibles d’être utilisés par les Alliés.

    Son groupe chargé de surveiller Siou-Blanc se tient prêt à l’action. Et le 19 août au soir une cigarette allumée dans l’obscurité révèle l’arrivée de ceux qu’ils attendaient : les soldats de la 1re armée française, venus d’Afrique, et notamment ceux du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens.

    Les hommes de Camolli qui connaissent parfaitement le secteur contrairement aux libérateurs prennent ainsi la tête de la colonne et guident les tirailleurs par les chemins charretiers proches du mont Caume. Ce qui va permettre de surprendre les Allemands qui ne s’attendaient pas à essuyer une attaque par le nord.

    Les premiers combats se déroulent alors dans le village. Pendant ce temps, un autre groupe de résistants attaque les positions allemandes du Colombier et participe à la capture de soldats ennemis.

    Ils progressent ensuite tous ensemble vers le barrage. Mais ça y est, la nouvelle se répand : le Revest est libéré. Mais les combats sont loin d’être terminés.

    Les tirailleurs algériens qui ont ouvert la brèche par le Nord progressent vers le Port du Levant, mais la vallée de Dardennes reste sous le feu ennemi et plusieurs jours vont être nécessaires pour débloquer ce verrou.

    Le 23 août, les forces françaises prennent pied dans Toulon où la Résistance a déjà engagé le combat. Mais la capitulation des forces allemandes du contre-amiral Heinrich Ruhfus n’interviendra que le 28 août.

    Pour se souvenir de tout cela et rendre hommage à tous ceux qui ont payé le prix de notre liberté par leur vie, rendez-vous aujourd’hui au Revest. Les cérémonies débuteront à 18h15 par le dépôt des gerbes à la stèle de la propriété Mouttet où avait été établi le poste de commandement lors de la prise de Toulon par le colonel De Linares, suivi à 18h30 du dépôt de gerbe et des discours au monument commémoratif du parking Jean-Moulin où seront exposés des véhicules militaires d’époque, dont un half-track M16, une jeep et un Renault Tigresse.

  • Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    À quelques jours d’un week-end chargé dans le sens des retours a déjà prévenu Bison Futé, la CRS autoroutière de Provence reste comme toute l’année sur la brèche. En ce mercredi matin, les agents se préparent à installer un point de contrôle sur l’A55, à la sortie de Carry-le-Rouet. Un « axe Marseille-Côte Bleue très fréquenté en cette période », la route de la plage, explique lors du briefing au PC Nord leur commandant, Rémi Labedade. Il s’agit de faire dans « l’aléatoire », avec dépistage de stup’ si nécessaire et vérification des permis, identités et assurances. « Je vous demanderai aussi de rappeler à ceux qui fument que jeter son mégot par la fenêtre est très dangereux en ce moment », ajoute la préfète de police déléguée, Corinne Simon.

    Sur site, il suffit de quelques minutes pour que les CRS fassent mouche. Comme ce scootériste fosséen, 46 ans, qui présente un défaut d’assurance. Il reconnaît volontiers n’avoir pas réglé sa facture depuis mai. Son véhicule immobilisé, il pourra repartir après s’être réassuré par téléphone et moyennant une amende de 600 euros qu’il tentera de marchander. Un motard, au permis suspendu pour excès de vitesse supérieur à 50 kilomètres heure se fait prendre aussi. Il avait juste « envie d’aller à la mer ». Des conducteurs de deux-roues, tous en shorts et tee-shirts, à la merci de la moindre chute s’inquiète la préfète.

    Balade en famille

    sous cocaïne et cannabis

    « Il fait chaud certes mais nous sommes là aussi pour rappeler les bons gestes », estime-t-elle avant de détailler les chiffres de la sécurité routière. « 12% de moins d’accidents depuis janvier avec 6% de moins de blessés, mais un mort de plus avec 59 tués contre 58, l’an dernier. Ce qui veut dire que les accidents sont beaucoup plus violents. Quand on regarde sur les 59 personnes qui ont perdu la vie, nous avons 40% de deux-roues », indique-t-elle.

    Le commandant Labedade pointe lui cette « banalisation de certains délits routiers » avec des « gens qui ne se rendent pas compte, qui considèrent qu’ils conduisent bien et ne tiennent pas compte des autres ». Comme cette petite famille dont les enfants ne sont pas attachés à l’arrière. Arrive un exemple encore plus flagrant avec ce couple et leurs deux gamins. Le conducteur a son permis déjà suspendu et a consommé de la cocaïne et du cannabis. Le papa va partir en garde-à-vue, la maman au volant, sous le regard des petits qui pleurent.

    La conduite sous stupéfiants, souvent « le joint de la veille », est monnaie courante assurent les CRS. Lors des contrôles du soir, s’ajoute l’alcool, consommé lors du pique-nique à la plage, et la nuit, les « Fangio » qui se piquent de pointes à 180 kilomètres heure pour une vitesse limitée à 70. Entre Marseille et Toulon, quelque 260 CRS veillent toute l’année sur les axes autoroutiers.