Category: accueil-third

  • Des « supers voyageurs » tranquillisés et autonomes

    Des « supers voyageurs » tranquillisés et autonomes

    « Je me suis pris une amende alors que j’étais en règle, ça m’a pas trop fait rigoler. Et je leur ai dit parce que beaucoup de jeunes qui travaillent ici ont eu des problèmes. C’est parti de moi l’initiative. » Comme Dylan et Kevin, trisomiques, Théophile, lui atteint du syndrome de l’X-fragile, prend le train depuis Marseille pour venir travailler à la « Gare des étoiles », initialement la halte SNCF de Niolon. Un tiers-lieu investi depuis 4 ans par l’association « T’Cap 21 » qui propose de la restauration aux voyageurs avec son « Train Inc Café », permettant aussi aux jeunes de travailler en cuisine, au service ou à la plonge, sans oublier une multitude d’activités et d’actions pour l’inclusion. Et ces employés en témoignent, pour eux, se faire contrôler à bord du TER peut être une véritable épreuve, engendrant stress et incompréhension.

    La mauvaise expérience de Théophile a interpellé Julianne, conductrice de train sur la ligne Marseille-Miramas et membre de T’Cap 21 qui faisait déjà le lien avec le « Train Inc Café » en organisant des opérations « citronnades » où les jeunes apportaient sur le quai de quoi désaltérer les personnels de la SNCF. Elle en discute avec sa collègue Orkia, contrôleuse. « Je me suis dit il faut qu’on fasse quelque chose, qu’on puisse intervenir et qu’on les rassure ces jeunes. Moi je suis contrôleuse, je ne suis pas méchante », explique cette dernière.

    Sensibiliser les agents

    de la SNCF

    La hiérarchie a suivi. L’idée vient de démystifier le contrôle en y faisant participer les jeunes sur une journée puis de les munir d’un cordon avec un badge spécifique de « super voyageurs » pour leurs déplacements. « Avec cette identification forte, cela leur permet d’être visibles et d’éviter le stress de chercher l’abonnement dans le sac », explique Andrine Bernard, directrice des lignes TER Ouest Provence, pour qui « ce projet a pointé du doigt le fait que nos salariés, dans le cadre de leur formation, doivent être sensibilisés à tous nos voyageurs et toutes les situations qu’ils peuvent rencontrer », reconnaissant que « jusqu’à présent, c’est vrai qu’on était focalisés sur la partie sûreté, gestes et postures, potentiellement avec des voyageurs sans titre de transport ou avec un tarif non adapté ».

    Pour Nora, trésorière de T’Cap 21 et maman de Kevin, 32 ans, un des quinze « supers voyageurs », l’autonomie de son fils est primordiale. « Depuis ces 15 ans, il prend le taxi seul. Mon mari est décédé, je travaillais, on n’avait pas le choix. Là il va au café deux jours par semaine puis, le reste du temps, dans un foyer parce qu’il n’aime pas rester seul. La solitude est un poids. Il se débrouille, il fait un trajet d’une heure et demie tous les matins, tous les soirs », raconte-t-elle. Kevin nous montre fièrement son abonnement avec lequel il va aussi voir sa copine dans Marseille. « Dans le train, je suis avec le casque, dans ma bulle et avec le badge, et puis aussi Julianne, je suis rassuré », confie-t-il.

    La SNCF imagine développer le projet sur d’autres lignes, avec le soutien de la Région dont le représentant, Jean-Pierre Serrus (Ren.) est venu « en observateur ». « On accompagne cette initiative. La Région prend là des idées opérationnelles sur ce qu’on peut faire de plus pour que notre service public s’adresse à tout le monde… En particulier. On va réfléchir comment on va essaimer », annonce l’élu.

    Pour Julianne et Orkia, il faut aller plus loin : « Ces jeunes sont ceux qu’on connaît, qu’on aime, on est fiers d’eux mais on pense aussi à toutes les autres personnes en situation de handicap visible ou non, et pas que. Il y a aussi des personnes qui manquent de repères et pour qui prendre le train est une épreuve. Pourquoi pas étendre cette sensibilisation à ces gens-là aussi… »

  • [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous accepté d’être marraine de la 23e édition du salon des Nauticales ?

    Isabelle Autissier : Pour moi, c’est une occasion de porter des messages, de rencontrer des gens, de faire avancer un certain nombre de projets. Je suis très attachée à la cause environnementale et à la biodiversité marine. Mais aussi à la découverte de l’océan par tout le monde. J’encourage les gens à aller eux-mêmes au bord de la mer, sur ou sous l’eau, pour comprendre comment ça se passe, pour s’extasier et pour se faire plaisir. Nous sommes sur une planète bleue, il n’y en a pas beaucoup dans l’univers apparemment, donc il faut en profiter et découvrir au mieux ce milieu.

    En tant que présidente d’honneur de WWF, comment aller
    vous porter votre combat de préservation de l’environnement sur le salon
     ?

    I.A. : Dans mes discours, dans mes rencontres je vais parler de ces problèmes. Il ne faut pas se les cacher. Mais je vais aussi parler des solutions parce qu’heureusement il y en a beaucoup. En fait, c’est ça l’éducation. Il faut répéter mille fois les choses. Il faut revenir, parler, rediscuter, échanger, convaincre et pousser les gens à s’engager à leur niveau. C’est inlassable, mais je pense que c’est indispensable.

    Et donc, comment va la Méditerranée ?

    I.A. : Très mal. Elle se réchauffe plus vite encore que l’océan parce que c’est une petite mer. Elle a aussi de moins en moins d’apports d’eau douce puisqu’il y a moins de pluies. Ce réchauffement de la Méditerranée produit des effets catastrophiques sur la vie dans la Méditerranée. Je pense aux coraux par exemple, mais à beaucoup d’autres espèces. Et aussi, c’est une mer qui est, au niveau des plastiques, la plus polluée au monde. On est nombreux à avoir cette impression d’eaux limpides, mais malheureusement, elle est bourrée de microplastiques. C’est aussi une des mers du monde où la surpêche est la plus grave. On ne peut pas accepter ça. On ne peut pas à la fois dire qu’on aime la mer Méditerranée et dire qu’on ne soucie pas de l’écologie, qu’on verra bien après. Non. Il existe des solutions et donc il faut les mettre en œuvre.

    Quelles sont ces solutions ?

    I.A. : Il faut arrêter d’utiliser du plastique à tort et à travers. On ne résoudra pas le problème juste en ramassant le plastique. C’est comme si vous vouliez vider la mer avec une petite cuillère. Parce que le plus grave, ce sont surtout les micro-plastiques, qui font moins d’un millimètre, et qu’on ne peut pas ramasser. Ils passent dans la chaîne alimentaire puis dans notre corps. C’est dramatique parce que c’est cancérogène, ce sont des perturbateurs endocriniens, c’est très mauvais pour la santé, la nôtre et celle de la biodiversité. Donc il faut d’abord diminuer la consommation de plastique, parce qu’il y a plein de choses qui n’ont pas besoin d’être en plastique, et qui ne l’était pas avant : les batteries de cuisine, les jouets, le mobilier… Il faut que l’on diminue sa production, que l’on utilise d’autres matières.

    Peut-on associer nautisme et préservation de l’environnement ?

    I.A. : Oui, parce qu’on protège ce qu’on aime. Aimer l’océan, c’est se réjouir et profiter de ses beautés, de tout ce qu’il peut nous offrir. C’est faire des balades en mer, de la plongée, des balades à pied ou aller se baigner. ça, il faut l’encourager, mais pas n’importe comment. C’est vrai qu’avoir un bateau avec un gros moteur, je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure façon de profiter de la Méditerranée. Je pense qu’il y a des façons plus simples, plus tranquilles, qui sont moins polluantes. Je pense qu’il faut réfléchir à comment on fait les choses. La question, ce n’est pas de se priver de les faire, c’est juste de les faire mieux.

    Entretien réalisé par Eva Janus

  • RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    Il y a eu la révolution des transports, avec la mise en service de nouveaux bus à haut niveau de service, une première prolongation du tramway à Marseille. Mais ce jeudi, c’est son contrecoup financier qui sera présenté aux élus de la Métropole Aix-Marseille, avec de la présentation du rapport d’orientations budgétaires. Les finances des transports virent en effet au rouge vif. « Le budget annexe fait face à ces difficultés structurelles avec un besoin de l’ordre de 80M à 90M d’euros dès le budget primitif 2026 », alerte ainsi le document qui parle d’un « véritable mur » financier. Dès 2025, la contribution d’équilibre s’est révélée insuffisante et l’épargne nette devrait être en déficit de 135 millions d’euros en 2028. « On pensait avoir une haie importante à franchir, là on a une muraille, le chantier financier (…) est colossal », souffle le vice-président LR aux finances David Ytier, avant le « temps du partage des constats ». Et de déplorer : « On nous demande de financer un développement de l’offre sans mettre les recettes qui permettent de financer. » D’autant plus que la Métropole doit faire face à 35 millions d’euros de ponctions de l’État.

    Alors l’alternative est posée sur la table : « Dès le budget primitif 2026, augmenter les recettes et/ou baisser les coûts d’exploitation. » Sur la baisse des coûts, la Métropole propose d’emblée 14 millions d’euros d’économies « en supprimant les kilomètres peu productifs », les bus les moins fréquentés, sans toucher aux dessertes. Pour les recettes, elle espère préparer un nouveau plan Marseille en grand pour déployer les RER métropolitains et table sur une évolution législative pour augmenter le versement mobilité des entreprises… Mais surtout, la hausse des recettes commerciales « constitue un levier prioritaire, rapide et pérenne d’équilibre du budget ». Avec deux hypothèses : un prix du billet augmenté de 20 centimes (jusqu’à 3,6 millions d’euros de recettes) ou de 80 centimes (+10,2 millions d’euros). En augmentant au passage le tarif des dessertes de l’aéroport. Des hypothèses étudiées « pour le quatrième trimestre 2026 ». Même si David Ytier temporise : « Aujourd’hui il n’y a rien d’arbitré, on a seulement finalisé les constats. »

  • [Entretien] Jérémy Bacchi : « Le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière »

    [Entretien] Jérémy Bacchi : « Le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière »

    La Marseillaise : Que contient la proposition de loi (PPL) déposée mardi au Sénat par les communistes ?

    Jérémy Bacchi : C’est une proposition de loi pour bloquer, encadrer les prix et les marges des carburants et du gaz, dans une période de flambée à la défaveur des conflits au Moyen-Orient. L’idée est de s’attaquer aux profiteurs de crise, que ce soit l’état ou les industries pétrolières, qui s’appuient sur ce chaos international pour augmenter leurs marges. Les industriels nous expliquent que le prix du baril est à X dollars et assurent que, dans ce cadre, ils ne margent que très peu. Ils oublient de dire qu’ils ont des réserves conséquentes, qu’ils ont constituées lorsque le prix du baril était au plus bas, et qu’aujourd’hui, ils nous les vendent au plus fort.

    Votre PPL invite aussi l’état à baisser la TVA et la fiscalité du carburant…

    J.B. : Il y a évidemment un volet qui consiste à appliquer une TVA à 5,5% au carburant, mais aussi au gaz. Cela permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux Françaises et aux Français.

    Pourquoi le gouvernement ne suit-il pas votre PPL pour l’instant ?

    J.B. : D’abord, le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière, notamment du fait de la présence de forts lobbies de l’industrie pétrolière en France, et au-delà, d’ailleurs. Deuxièmement, l’État trouve son intérêt dans la situation. Il joue, lui aussi, à la spéculation sur la hausse des tarifs. Près de 400 millions d’euros ont été récupérés par l’état en six semaines, à la faveur de la hausse du prix du pétrole.

    La PPL prévoit que le prix de l’essence ne puisse pas, pendant six mois, excéder le prix moyen des douze mois précédents. À quel niveau cela nous amènerait-il ?

    J.B. : Ça dépend du prix moyen. Mais on serait aux alentours de 30 à 40 centimes de moins que ce qu’on a aujourd’hui, ce qui pourrait permettre de gagner entre 7 et 9 euros par plein.

    Fabien Roussel (PCF) a, début avril, relancé le débat autour d’une nationalisation de TotalEnergie. Qu’est-ce que cela permettrait ?

    J.B. : Le débat autour de la nationalisation soulève en premier lieu la question de la souveraineté énergétique. Il s’agit d’un problème plus large que celui du coût du carburant, ou de la séquence que nous vivons. C’est la question de savoir qui a la main, quelles nations, quels investisseurs…

    Cela permettrait aussi de diminuer l’impact des conflits sur les plus pauvres, qui sont les premiers à trinquer…

    J.B. : En effet, aujourd’hui, c’est le peuple qui paye le prix du conflit. Et les industriels se gavent là-dessus.

    TÉMOIGNAGES

    Muriel Dueñas – Responsable départementale de l’Association de défense des consommateurs (Indecosa) CGT Vaucluse

    « Nous exigeons un prix de carburant à 1 euro 70, sachant que, dans certains pays en Europe, les prix sont plus bas. L’addition est salée mais nos salaires n’augmentent pas. Les grandes compagnies pétrolières réalisent des profits sur le dos des consommateurs. Nous demandons au gouvernement d’empêcher cette spéculation et de protéger la population. J’ai travaillé dans une station essence, je sais que les stocks sont présents bien en avance. Il est donc possible de baisser les prix, car les stocks ont été faits avant la crise. »

    M.M.

    Olivier Masini – Secrétaire départemental du Secours populaire 83

    « C’est encore trop récent pour qu’on ait des retours mais inévitablement ça va venir aggraver la situation des personnes que nous accompagnons qui sont déjà en situation de précarité, voire de grande précarité. Aujourd’hui, il n’y a plus pour elles d’arbitrage possible. Cet hiver c’était déjà choisir entre se chauffer et se nourrir…

    je rappelle que dans notre département 17,94% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Alors bien sûr toute augmentation des prix de l’énergie va forcément avoir un impact sur les plus fragiles. »

    T.T.

    Damien Langlet – Président de l’association des consommateurs et usagers des Hautes-Alpes

    « L’impact dans les Hautes-Alpes est énorme. Dans ce territoire de montagne avec des communes enclavées et des emplois excentrés, la voiture est essentielle pour la majorité des travailleurs. Nous souhaitons donc que le gouvernement rétablisse la taxe sur le carburant, qui augmente à mesure que les prix montent, à son niveau d’avant crise. On a le sentiment que l’État laisse faire car la situation lui permet de générer un maximum de recettes via cette taxe et, en même temps, d’accélérer à marche forcée le passage à l’électrique, au détriment des plus pauvres. »

    A.F.

  • [Maj] Les délégations des élus ont enfin été attribuées

    [Maj] Les délégations des élus ont enfin été attribuées

    Il aura fallu attendre près de quinze jours pour savoir enfin officiellement qui faisait quoi au sein des élus de la nouvelle majorité du Printemps marseillais emmenée par le maire (DVG) Benoît Payan largement réélu le 22 mars.

    Pas moins de 73 candidats ayant passé la barre pour siéger dans l’hémicycle de la place Bargemon, il s’agissait de donner un rôle bien précis à chacun, et poser les bases de ce deuxième mandat. De quoi compliquer arbitrages et négociations, pour jongler entre les priorités de la municipalité, les desiderata de chacun et les équilibres politiques. En veillant dans le même temps à bien border juridiquement les périmètres de chaque délégation qui ont dû être largement redécoupées au vu de la très large majorité sortie des urnes pour le Printemps marseillais. Ce travail de l’ombre a ainsi retardé l’officialisation des fonctions de chacun, attendue par les élus eux-mêmes qui étaient restés hors du secret jusqu’en ce début de semaine. Espérée dès lundi, l’annonce a donc été repoussée quotidiennement, avec des tractations qui se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi après-midi avant enfin la publication des quelque 73 délégations des 33 adjoints au maire et 40 conseillers municipaux.

    La Métropole dans la mire

    Le maire qui souhaitait remanier son équipe au moment d’établir sa liste pour les municipales a aussi très largement remanié les responsabilités de chacun, jusqu’aux délégations les plus emblématiques du logement, des solidarités, des écoles. Parmi les adjoints sortants, ils ne sont que deux à conserver leur portefeuille. C’était déjà le cas pour la cheville ouvrière du Printemps marseillais Joël Canicave (PS), qui a été le premier à récupérer sa délégation aux finances afin de pouvoir présenter les premières orientations budgétaires du mandat, mais cède cependant les ressources humaines. C’est aussi le cas pour Rebecca Bernardi (DVG), qui garde sa délégation au commerce.

    Au-delà des messages envoyés avec les principales délégations, les responsabilités en lien avec les compétences métropolitaines prennent un poids particulier dans ce mandat, avec l’accord trouvé pour que la majorité marseillaise trouve sa place dans l’institution, et reprenne la main sur les outils métropolitains, avec des premières désignations prévues ce jeudi et l’élection des membres du bureau. C’est déjà le cas pour les mobilités, avec Samia Ghali qui devrait prendre la tête de la RTM (lire page 8), mais les portefeuilles en lien avec le logement ou l’aménagement, la gestion des déchets ouvrent d’autres portes.

    Dans cette majorité, les communistes auront à mettre en œuvre eux-mêmes une partie de leurs propositions inscrites au programme du Printemps marseillais, que ce soit sur le logement avec Audrey Garino, les centres de santé avec Anthony Gonçalves, la mise en place d’une mutuelle municipale avec Ibrahim M’ze. De quoi lancer pleinement le mandat.

    LES ADJOINTS

    Présentés déjà lors du conseil municipal d’installation le 30 mars dernier, les 33 adjoints au maire de Marseille se voient désormais confier chacun une mission plus précise. Une distribution des délégations qui reflète les priorités du mandat, mais surtout marquée par un quasi-total renouvellement des portefeuilles pour les anciens adjoints. Les périmètres d’action, eux, ont dû être redessinés avec une majorité bien plus large et de nouvelles responsabilités métropolitaines.

    1ère. Michèle Rubirola

    Première adjointe déléguée au projet municipal, aux relations internationales, au bien-être dans la ville. L’écologiste reste la figure de proue du Printemps marseillais.

    2e. Joël Canicave

    Adjoint aux finances, aux moyens spéciaux et aux partenariats. L’ancien chef du groupe de la majorité rempile aux mêmes fonctions.

    3e. Samia Ghali

    Maire adjointe aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants. Des délégations particulièrement lourdes et stratégiques pour toute la majorité.

    4e. Amine Kessaci

    Adjoint à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement. Le militant de la lutte contre le narcotrafic occupe une place de choix dans l’exécutif.

    5e. Audrey Garino

    Adjointe déléguée au logement, à l’hébergement et à la lutte contre l’habitat indigne, elle est devenue une des cadres du Printemps marseillais.

    6e. Arnaud Drouot

    Adjoint délégué au bataillon des Marins-pompiers et à la sécurité civile, il retrouve la délégation laissée pour entrer au cabinet du maire en 2021.

    7e. Pascaline Lécorché

    Adjointe déléguée à l’éducation, au soutien scolaire et aux activités périscolaires, la chercheuse et déléguée de Place publique aura fort à faire.

    8e. Pierre Huguet

    Adjoint aux relations institutionnelles, il avait été en charge de l’éducation et des cantines scolaires lors du dernier mandat.

    9e. Hanifa Taguelmint

    Adjointe déléguée à l’emploi et à la formation. Un signal fort adressé avec cette voix historique des quartiers Nord qui a rejoint le PM en janvier.

    10e. Éric Méry

    Adjoint délégué aux sports. L’avocat, président de Mad Mars, avait pris la suite de Mathilde Chaboche à l’urbanisme.

    11e. Nassera Benmarnia

    Adjointe au bâti scolaire, au « Plan école », à la construction et à la rénovation des écoles. L’ancienne adjointe en charge des espaces verts, des parcs et jardins prend du galon.

    12e. Hervé Menchon

    Adjoint délégué à l’environnement et à biodiversité. L’élu écologiste, ancien adjoint à la mer, devrait s’y sentir comme un poisson dans l’eau.

    13e. Marie Batoux

    Adjointe déléguée aux luttes contre les discriminations, à l’égalité femme homme et à la lutte contre les violences faites aux femmes.

    14e. Julien Harounyan

    Adjoint à l’attractivité économique et au tourisme durable après avoir rejoint le Printemps marseillais en février dernier.

    15e. Audrey Gatian

    Adjointe déléguée à l’urbanisme et à la stratégie foncière et patrimoniale. La socialiste avait laissé les mobilités pour garder la politique de la ville.

    16e. Pierre-Marie Ganozzi

    Adjoint délégué à la sécurité, pour cette incarnation citoyenne du Printemps marseillais, prof d’histoire-géo et ex-secrétaire de la FSU 13.

    17e. Perrine Prigent

    Adjointe déléguée aux espaces verts et à la nature en ville, et aux cimetières. Élue en 2020, elle était a été adjointe à la valorisation du patrimoine.

    18e. Anthony Gonçalves

    Adjoint délégué à la santé. Ce cancérologue a rejoint le PCF en 2014 et était le chef de file des communistes lors de ces municipales.

    19e. Josette Furace

    Adjointe au stationnement et à la circulation. L’ancienne élue issue des 15-16 et auparavant, déléguée à l’emploi des jeunes est promue.

    20e. Karim Touche

    Adjoint délégué à l’action sociale et à la solidarité. Le délégué général de la Ligue de l’enseignement 13, intègre cette année l’exécutif municipal.

    21e. Capucine Edou

    Adjointe déléguée à la mer, au littoral, à la transition écologique et énergétique. Un cadre d’action idoine pour cette écologiste.

    22e. Gwenaël Richerolle

    Adjoint au patrimoine municipal et aux équipements culturels municipaux. L‘ex-dircab des 6-8 intègre cette fois la mairie centrale.

    23e. Chahidati Soilihi

    Adjointe déléguée à l’agriculture urbaine. L’adjointe au maire des 15-16 fait également son entrée au sein de l’exécutif de la Ville.

    24e. Hassan Guenfici

    Adjoint délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire. Une mission au long cours pour l’ancien collaborateur du PM à la Métropole.

    25e. Sophie Guérard

    Ajointe aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et à l’accessibilité. Cette directrice d’école fut adjointe en charge de la place de l’enfant.

    26e. Yoan Levy

    Adjoint délégué au cadre de vie, aux espaces publics et aux emplacements. Le socialiste avait intégré le cabinet du maire en janvier 2025.

    27e. Clara Jaboulay

    Adjointe à la vie culturelle, à la création artistique et à la nuit marseillaise. L’ex-présidente de l’UNL était au cabinet en mairie des 2-3.

    28e. Ahmed Heddadi

    Adjoint délégué aux seniors et aux fêtes de quartier. L’ancien président des Radicaux de gauche 13 retrouve une délégation similaire à l’ancienne.

    29e. Nathalie Tessier

    Adjointe déléguée aux droits des enfants et à la place de l’enfant dans la ville. Élue en 2020, la communiste était déléguée aux droits des femmes.

    30e. Hedi Ramdane

    Adjoint délégué à la propreté de la ville. Il était devenu en 2020 adjoint au maire délégué à la jeunesse.

    31e. Rebecca Bernardi

    Adjointe au commerce et à l’artisanat, aux noyaux villageois. Cette incarnation de la composante citoyenne du PM retrouve sa délégation.

    32e. Yannick Ohanessian

    Adjoint délégué à la vie associative et aux associations. Le secrétaire du PS 13 était en charge de la tranquillité publique.

    33e. Juliette Masson

    Adjointe déléguée à la petite enfance. Adjointe à la maire des 6-8,déléguée aux écoles, à la place de l’enfant, son travail est récompensé.

    QUARANTE CONSEILLERS MUNICIPAUX DÉLÉGUÉS

    Enda Amraoui, déléguée à l’accès au droit

    Nadia Boulainseur, présidente de commission

    Katia Yakoubi, déléguée à l’accès aux services publics

    Mohamed Itrisso, délégué au Samu Social

    Nina Palomba, déléguée à la condition animale

    Laurent Lhardit, président de commission

    Mirabelle Lamoureux, déléguée à l’économie numérique et à l’innovation

    Emilia Sinsoilliez, déléguée à l’accueil des nouveaux Marseillais

    Lucas Langomazino, délégué aux cantines scolaires et à l’alimentation

    Thomas Roller, délégué aux ressources humaines et au dialogue social

    Azad Kazandjian, délégué au patrimoine historique et cultuel

    Christophe Hugon, délégué au budget participatif et aux relations avec les acteurs du numérique

    Anne-Sophie Sidani, déléguée à la politique de la ville

    Jean-Marc Signes, délégué aux relations avec les CIQ

    Martin Grand-Dufay, délégué aux fêtes de quartiers et au lien social

    Ibrahim M’ze, délégué à la mutuelle municipale

    Farida Benaouda, déléguée aux vacances pour tous et aux cités éducatives

    Julien Rossi, délégué à la gestion et entretien des cimetières, et régie des pompes funèbres

    Laure Rovera, déléguée à la commission communale de sécurité et aux périls

    Philippe Cahn, délégué à la commande publique

    Lydia Frentzel, déléguée aux rues jardins

    Nicolas Hue, délégué aux mobilités douces et aux taxis

    Lisette Narducci, déléguée à la mémoire et aux anciens combattants

    Romain Pastor, délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales

    Cécile Vignes, déléguée à l’économie verte et circulaire

    Candice Le Tourneur, déléguée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la vie étudiante

    Yahya Güngörmez, délégué aux événements sportifs de proximité et à la pratique sportive libre

    Fatima Mostefaoui, déléguée à la prévention de la délinquance

    Eric Semerdjian, délégué à l’économie sociale et solidaire

    Samia Chabani, déléguée au conseil municipal des jeunes, à l’éducation aux médias et à l’information

    Patrick Amico, président de commission

    Wassila Hammache, déléguée à la médiation sociale

    William Leday, délégué aux fonds européens

  • Bercy en panne face à la hausse de l’énergie

    Bercy en panne face à la hausse de l’énergie

    Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement dégaine un décret pour contrôler la situation. Consultée mardi par l’AFP, la mesure d’urgence prétend « éviter des effets d’aubaine » liés à la guerre de Trump et Netanyahu au Proche et Moyen-Orient. Dans une lettre envoyée mardi au Premier ministre, les patrons des cinq plus gros distributeurs français, Carrefour, Auchan, Intermarché, Leclerc et Coopérative U, dénoncent un texte « techniquement défaillant, économiquement déséquilibré et juridiquement fragile ».

    Depuis le début de la guerre en Iran, fin février, et le blocage du détroit d’Ormuz qui s’en est suivi, les prix à la pompe ont grimpé en France d’environ 15% pour l’essence (à environ 2 euros par litre en moyenne mercredi) et bondi de 34% pour le diesel (à plus de 2,30 euros le litre en moyenne). Le décret donnerait la possibilité au gouvernement de plafonner les marges des distributeurs, mais les prix à la pompe resteront variables en fonction de l’évolution des cours des produits raffinés. Le mécanisme se déclencherait dès lors que les prix des produits raffinés à Rotterdam dépassent ceux d’avant-crise, correspondant à environ 1,71 euro/l à la pompe pour le gazole et l’essence.

    Pour Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), si l’idée du gouvernement est « louable », ce mécanisme ne fera baisser les prix que de « quelques centimes par litre » puisque la loi du marché garde la main sur le prix in fine. Déjà critiqué à droite comme à gauche comme pour son impact « marginal », ce projet suscite encore une levée de boucliers des distributeurs qui condamnent une décision « sans concertation avec les acteurs économiques, et surtout qui ne va rien produire », s’est agacé Thierry Cotillard, patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché. Le prix glissant sur cinq jours décorrèle « le prix de référence réglementaire du coût réel du carburant en cuve », ce qui aurait pour conséquence de contraindre les distributeurs à « vendre à perte ». Les cinq dirigeants dénoncent : « Ce sont les raffineurs-distributeurs qui ont capté des marges brutes considérables depuis le début du conflit en Iran » et « ce décret ne leur impose strictement rien ». Ils plaident pour la suspension des certificats d’économies d’énergie (CEE), qui représente « 15 à 20 centimes par litre » sur le prix du carburant.

    Ménages et travailleurs, les plus pompés

    On est loin du « prix maximum à la pompe 1,70 euro » réclamé par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. In fine c’est encore le monde du travail qui trinque le plus, « le secteur routier est le plus touché, avec environ 30% des coûts liés à l’énergie, la pêche c’est même 35%, ensuite vient l’agriculture, le BTP, les aides à domiciles, les infirmières », liste l’économiste Henri Sterdyniak, soulignant « les inégalités territoriales dans les zones rurales et périphériques ». Du côté du Medef Sud, « pour l’instant, il y a prise en compte des entreprises, qui prennent sur leurs marges pour éviter le dérapage d’une inflation qui serait difficilement supportable pour notre pays », réagit Stéphane Benhamou, son président. « Cette inflation provoquerait un ralentissement d’activités, qui aurait d’autres répercussions, beaucoup plus graves : sur le nombre de demandeurs d’emploi ou de la consommation. » Le patronat de la région Paca craint surtout les répercussions en cas de poursuite du conflit « jusqu’en juin (…) Il y aura un impact inévitable sur l’emploi, sur la croissance, sur l’investissement et sur la consommation qui représente 52% du PIB de notre pays ». Enfin, « le pétrole, ce n’est pas seulement le carburant que l’on met à la pompe toutes les semaines, c’est aussi énormément de matières premières dérivées », rappelle Stéphane Benhamou.

    Une fois n’est pas coutume, le consommateur semble le cadet des soucis du gouvernement qui rejette toute « aide universelle » aux automobilistes pour tenir son objectif de rigueur budgétaire. La hausse va donc « beaucoup peser sur les ménages » déplore Henri Sterdyniak. Présidente de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, Marie-Amandine Stévenin a quant à elle considéré que la réponse du gouvernement cherchait surtout à « atténuer la brutalité des hausses ».

  • [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    Dès son élection à la tête de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard promettait à la presse de s’attaquer rapidement « aux vrais problèmes » de l’institution, « le premier d’entre eux étant le transport » (notre édition du 08/04). Le sujet s’invite dès le conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la nomination des représentants de l’intercommunalité dans ses différents satellites, dont la RTM. Tandis que le maire (LR) de Salon-de-Provence annonçait d’emblée confier la délégation des transports au maire (DVG) de Miramas Frédéric Vigouroux, il s’était accordé avec le maire (DVG) de Marseille pour confier la présidence de la RTM à un élu marseillais. Depuis le début de la semaine, c’est le nom de la maire-adjointe (DVG) Samia Ghali qui circulait.

    « Je serai dès jeudi nommée au conseil d’administration de la RTM, et je serai candidate à la présidence au nom du maire de Marseille et du président de la Métropole », confirme-t-elle ce jeudi à La Marseillaise, au moment d’ajouter à sa délégation la charge des mobilités à Marseille. Une présidence qui devrait être sanctionnée par le conseil d’administration de la Régie des transports métropolitains d’ici à la fin du mois d’avril. « C’est une demande du maire et du président de la Métropole, qui m’ont demandé de prendre cette tâche, qui m’ont dit que j’étais une des personnalités les plus à même de s’en occuper, raconte Samia Ghali. Je sais que la tâche est immense, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi, mais le travail ne me fait pas peur, j’ai la tête sur les épaules. »

    Cette nomination sera complétée par la désignation des représentants métropolitains dans neuf organismes, dont parmi les plus stratégiques Euroméditerranée, où les voix de l’État seraient nécessaires pour changer la présidence, aujourd’hui occupée par la conseillère régionale (Hor.) Isabelle Campagnola-Savon, et celle du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP), dont la municipalité marseillaise vise la présidence.

    Samia Ghali de son côté conserve ses actuelles délégations à la rénovation urbaine et aux grands projets, des dossiers qui sont « éminemment lourds, complexes, techniques, et qui nécessitent d’être 100% dévoués ». De quoi justifier son choix de ne pas prendre la tête de la mairie de secteur des 15e et 16e arrondissements, où l’ancien adjoint communiste Jean-Marc Coppola a pris la succession de Nadia Boulainseur (DVG).

    Promesse de transparence

    Les dossiers ne manquent pas. Dans son secteur d’élection, la prolongation du tramway T2 jusqu’à la Castellane doit entrer dans l’opérationnel, et elle s’était battue pendant sa campagne pour la desserte des cités des quartiers Nord par des bus en soirée. S’y ajoutent les promesses du Printemps marseillais de rouvrir le métro le soir, après 21h30, un engagement qui risque de se heurter aux aléas des chantiers de l’automatisation, de mettre en service les navettes toute l’année, d’étendre la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Autant de dossiers qui devront composer avec le « mur financier » du budget métropolitain des transports, avec un déficit de l’épargne nette qui risque d’atteindre 135 millions d’euros en 2028 et l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets évoquée dans le rapport d’orientations budgétaires présenté ce jeudi en conseil métropolitain.

    Dans ce contexte, la future présidente de la RTM temporise lorsqu’on l’interroge sur ses priorités. « J’en ai plein, mais j’ai besoin d’abord de travailler mes dossiers, je parlerai ensuite », répond-elle. En s’engageant néanmoins à communiquer largement sur la situation de la régie pour faire œuvre de transparence. « Il est important que les Marseillais comprennent ce qui se passe », défend-elle.

  • Cas de gastroentérite : des analyses de l’eau sont en cours

    Cas de gastroentérite : des analyses de l’eau sont en cours

    L’alerte a été publiée par la Ville de Rousset sur ses réseaux sociaux, mardi après-midi : « L’Agence régionale de santé (ARS) a été alertée ce jour d’une augmentation des cas de gastroentérites aiguës sur la commune. À ce stade, plusieurs cas ont été recensés. Les symptômes observés sont similaires (vomissements, diarrhées rapidement résolutives) », précise-t-elle. Et d’indiquer que « tous les cas concernent des habitants raccordés au réseau public d’eau potable. Une origine liée à l’eau ne peut donc pas être exclue ».

    L’eau potable est distribuée au Rousset par la Société des Eaux de Marseille (SEM), délégataire de ce service public de la Métropole. Elle serait redevenue consommable mardi soir, indique ce mercredi la municipalité. Dans un communiqué paru ce mercredi matin, celle-ci se voulait rassurante, indiquant que « les analyses rapides effectuées hier [mardi] soir et ce matin ne révèlent plus de défaut ». Dans le village de Rousset, les villageois confirment : « Il n’y a plus de problème ! », indique Gisèle, qui sort du foyer pour seniors, entourées d’un groupe d’amis. « Beaucoup ont été malades, voire hospitalisés », glisse une autre habitante, près du parvis de l’Hôtel de Ville.

    Des réponses à venir

    « C’est un scandale sanitaire, une négligence flagrante de la santé publique ! Nous sommes cloués au lit depuis dimanche », s’emporte un habitant sur les réseaux sociaux. Contacté, le maire Philippe Pignon, également pharmacien sur la commune, explique avoir, mardi matin, « eu une conversation avec le médecin généraliste de Rousset sur la survenue d’une épidémie de gastroentérite dans notre village depuis quelques jours », avant de signaler à l’ARS « des cas sévères de gastroentérite, et assez nombreux ». Il poursuit : « En fin d‘après-midi, l’ARS est revenue vers moi, disant avoir sollicité la SEM de façon à ce qu’ils contrôlent leur réseau d’adduction à l’eau potable. Quand la SEM l’a vérifié, ils ont constaté un dysfonctionnement dans la chloration de l’eau (…). Hier [mardi] soir, à 19h, la SEM nous disait avoir corrigé le dysfonctionnement et purgé l’ensemble des réseaux de la Ville. » Toujours selon le maire, des prélèvements ont été effectués par la SEM, pour infirmer ou confirmer que l’eau est bien à l’origine de cette épidémie. La Société des eaux confirme que les contrôles indiquent une eau « parfaitement potable » et poursuit ses analyses.

    Sollicitée, l’ARS devrait communiquer sur le sujet dans les prochains jours, une fois le résultat des analyses connues.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.

  • Les salariés de l’usine à papier mobilisés contre sa fermeture

    Les salariés de l’usine à papier mobilisés contre sa fermeture

    Les engagements de l’État sur le rachat du prix de l’électricité n’ont pas suffi, pour l’heure, à enrayer la dégradation financière du groupe Fibre Excellence, qui possède deux usines, à Saint-Gaudens et à Tarascon. La direction du groupe a indiqué, lundi 13 avril, se retrouver « dans l’obligation légale de déclarer l’état de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Toulouse ». Le juge disposera alors d’une semaine pour se prononcer sur le placement de l’usine en redressement judiciaire.

    D’ici là, à Tarascon, la lutte des salariés « pour sauver l’emploi continue », précise Laurent Quinto, délégué CGT du site, mobilisé devant l’usine à papier avec l’intersyndicale, ce mardi 14 avril. Quelque 670 emplois, dont 270 à Tarascon, ainsi que la filière bois de la région Occitanie, sont en jeu. En cas de fermeture de l’usine, cela pourrait entraîner des pertes de « près d’un million et demi d’euros » de taxes foncières pour la communauté de communes du pays d’Arles, estiment les organisations syndicales. De même, « l’usine étant équipée d’un réseau ferré pour l’approvisionnement en bois », précise le syndicaliste, c’est tout le réseau de transport fluvial et ferroviaire de la région qui se verrait largement mis à mal.

    Le rendez-vous

    de la dernière chance

    Depuis 2025, le groupe, dernier producteur de pâte à papier en France, mais également producteur d’électricité à partir de bois, a cumulé un déficit de 30 millions d’euros. Les actionnaires ont jusqu’ici refusé de renflouer les comptes, alors que des solutions restent envisageables. Très inquiète pour la filière, la commission régionale de la forêt et du bois avait voté une motion, en mars, pour demander aux pouvoirs publics de finaliser les discussions avec le groupe pour sortir de la crise. La secrétaire de la CGT, Sophie Binet, s’est quant à elle prononcée pour une nationalisation de l’entreprise.

    Le groupe prend « acte » des propositions de l’État formulées ce week-end, où il s’est engagé à réévaluer le prix du rachat de l’électricité. Une demande forte de la direction et des syndicats pour remettre à flot l’entreprise. L’entrée de la Région Occitanie au capital de la société a aussi été mise sur la table des discussions par sa présidente (PS), Carole Delga. Mardi, lors du rassemblement, les syndicats ont réitéré leur demande d’audience auprès de Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud.

    Une procédure de redressement judiciaire pourrait donc être ouverte. « Ces propositions constituent un signal encourageant pour l’avenir du groupe. Elles sont actuellement en cours d’analyse et de modélisation afin d’évaluer leurs impacts réels sur le modèle économique », souligne Fibre Excellence dans son communiqué.