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  • Le projet d’hôtel de luxe à Orange sort renforcé de la consultation

    Le projet d’hôtel de luxe à Orange sort renforcé de la consultation

    Généralement, les consultations ou enquêtes publiques ne passionnent guère les foules. Le projet Orange baie des Princes en a été le parfait contre-exemple. Il faut dire que la construction d’un hôtel de luxe sur une ancienne carrière dans la colline Saint-Eutrope coche toutes les cases d’un brûlant sujet. Pour rappel (notre édition du 6 août), le promoteur Immobilis compte, sur cette friche industrielle de 15 ha, bâtir 5 îlots (1,75 ha au total sera artificialisé) et implanter un hôtel de 180 chambres, un hôtel d’entreprises, une résidence seniors et une autre dite « éco-touristique, cyclo-touristique, oeno-touristique » et enfin un spa.

    Un projet dans les cartons depuis 15 ans qui vient de faire l’objet d’une vive consultation du public lors d’un trimestre, achevée le 31 juillet. Contrairement à l’enquête publique où le commissaire enquêteur doit donner un avis qui agit comme sésame à la validation d’un permis de construire, la consultation est une première étape en vue d’un permis d’aménager et d’une autorisation environnementale. Au total, 1 947 contributions ont été apportées. « Cette consultation du public s’est déroulée dans un climat très houleux et il faut bien le dire assez pénible », résume, sur la forme, le commissaire enquêteur Bruno Espieux.

    La mairie ne se positionne pas encore

    Quant au fond, ses conclusions viennent plutôt approuver le dossier. « Ce projet est lourdement attaqué en ce qu’il porterait gravement atteinte à la biodiversité », relève-t-il. Or, « le dossier ne permet absolument pas de conclure que ce projet va se traduire par un saccage de la biodiversité, bien au contraire ». Le commissaire enquêteur se fonde sur une « masse documentaire très volumineuse, qui a fait l’objet d’analyse par les autorités publiques » qui n’ont émis « aucun avis négatif », abonde-t-il. Toutefois, Bruno Espieux estime que « plusieurs questions méritent d’être éclaircies ». Il formule ainsi trois sortes de réserves, pointant « le risque inondation et la question du tunnel de la Mine », le « risque éboulement » avec des études complémentaires souhaitées et, enfin, la question du parking et circulation.

    « Nous retenons de ces conclusions un avis de fond très favorable », se réjouit, auprès de La Provence, Emmanuel Purpan, porteur du projet pour Immobilis, assurant que les trois points soulevés font déjà l’objet « de travaux engagés par nos équipes ». Côté opposants, comme l’Association de défense de l’environnement orangeois (Adeo), son président Thierry Jaumard n’est pas « étonné » de l’avis bien qu’il se satisfasse « de voir aborder la question du tunnel de la Mine qui n’est pas répertorié et entretenu et doit absorber toute l’eau ». Tout le monde attend désormais la position du maire Jean-Dominique Artaud (RN). Il reste toujours sur la réserve quand la précédente majorité Bompard, à laquelle il a longtemps appartenu, soutenait le promoteur.

  • [C’est l’été] Un concert unique de chants sacrés du Moyen-Âge dans la basilique royale

    [C’est l’été] Un concert unique de chants sacrés du Moyen-Âge dans la basilique royale

    Je suis tombé dedans tout petit vers 10 ans. J’allais à la cathédrale de Rennes où le père qui dirigeait la manécanterie (école de chant attachée à une paroisse) était branché musique médiévale. Très vite, j’ai fait des soli comme contreténor », relate Pierrick Bachelin passionné de chants sacrés du Moyen-Âge et fondateur de la compagnie le Bel instant. Formé en Angleterre avec Alfred Deller, chanteur et musicologue, référence en la matière qui a su, au lendemain de la 2nde guerre, remettre à l’honneur cette tessiture ayant disparu depuis deux siècles. « Une voix de femme dans un corps d’homme ce qui à l’époque n’était vraiment pas courant du tout. Il n’y avait pas de soli », image Pierrick. Ce vendredi 21 août, trois voix d’hommes résonneront dans la basilique gothique Sainte-Marie-Madeleine pour un répertoire œcuménique mêlant chant maronite, orthodoxe ou chrétien. « Pendant 800 ans du Moyen-Âge, les instruments sont interdits. Il y a tout un travail sur les pouvoirs de la langue, sur la résonance de la voix sur les pierres », détaille le spécialiste. Émotion assurée.

    Une musique inscrite

    dans nos gènes

    Très architecturée, réfléchie et travaillée, cette musique est un art sacré. « Notre travail à nous, a été d’essayer de le restituer pour ce programme qui mélange les musiques orientales avec de l’araméen (langue parlée au temps du Christ), du Grec (musique orthodoxe), de la musique Syrienne (rythmes maronites) », détaille Pierrick. Et de poursuivre comme une évidence « cette musique est inscrite dans nos gènes parce qu’on est des citoyens du monde ».

    Ces musiques d’églises étaient chantées partout de la Syrie jusqu’à l’Écosse quelle que soit la langue. Elles ont pour certaines mille ans. « Olivier, le ténor, chante un air du XIIe siècle en langue arabe qui est un chant chrétien. Ce qui peut paraître un peu fou, surtout à notre époque », détaille Pierrick qui insiste sur cette diversité des langues à laquelle la représentation s’attache. Une musique variée qui s’adresse à tous de 7 à 77 ans. « Ténor, contreténor et baryton-basse, nous chantons tous trois, pour toucher l’âme, surprendre et émouvoir », lâche-t-il en guise de conclusion.

    Le 21 août à 20h à la basilique Sainte-Marie-Madeleine.
    Entrée
     : 15 euros.

  • La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    Deux canicules pour le prix d’une et des données qui font froid dans le dos. Santé Publique France, l’agence nationale de santé publique, a dévoilé, ce mercredi et ce jeudi, une série d’études sur les canicules estivales et leurs conséquences sanitaires.

    La première est « relative à l’excès de mortalité observé durant l’épisode de canicule du 3 au 22 juillet 2026 ». Un épisode qui était « exceptionnel de par sa durée et son étendue géographique », rappelle l’organisme, citant notamment les 78 départements concernés pour 78,5% de la population française. D’autant que cette canicule a duré la majeure partie du mois, lequel est donc devenu « le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900 », selon Météo France cette fois. Reste que la mortalité lors de cette canicule a été en « augmentation de 9,2% » par rapport à ce qui était prévu. « 1 243 décès en excès ont été estimés : 14 713 décès observés contre 13 470 décès attendus », développe Santé Publique France, qui s’appuie sur les données de l’Insee.

    Précisons tout de même que son étude s’attarde sur la mortalité « toutes causes », et donc pas directement reliée à la canicule. Concrètement, on décompte plus de 1 200 morts de plus que ce que les analyses prévoyaient pour un mois de juillet classique. D’où le terme « excès de mortalité » utilisé par l’organisme.

    Concernant le profil des décédés, le point de Santé Publique France précise que ce sont « les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les trois quarts des décès de ce bilan provisoire avec au moins 917 décès en excès ».

    1 397 décès observés

    Et côté géographique, « toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité toutes causes à l’exception de la Corse ». En Région Paca, le nombre de décès attendus était de 1 339 mais il y a eu 1 397 décès observés. D’où 48 décès en excès décomptés, plaçant la région parmi les moins touchées sur ce plan. Elle est bien loin des 236 morts excédentaires du Pays de la Loire.

    Les départements de la Région Sud s’en sortent bien : Les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence ont une « surmortalité relative » qui oscille entre 0 et 10%, le niveau le plus faible. Le département des Hautes-Alpes n’a pas été considéré comme en canicule sur toute la période et celui des Alpes-Maritimes comme n’ayant pas de surmortalité.

    Enfin, l’organisme public a sorti une autre étude, sur la canicule qui a officiellement pris fin en début de semaine, dédiée à la région Paca et notamment aux recours aux soins sur la période. « L’analyse au niveau régional des recours aux soins d’urgence indique une stabilité des passages aux urgences, des hospitalisations et des actes SOS Médecins », explique Santé Publique France. Avec tout de même « une activité en hausse » pour SOS Médecins sur le week-end du 15 août. Là encore pour des motifs « toutes causes » donc pas forcément en lien direct avec la chaleur.

  • [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    La Marseillaise : Comment avez-vous suivi la préparation de la saison qui s’annonce ?

    Jacques Bayle : J’ai observé avec intérêt tout ce qui s’est déroulé. Je dois admettre que je pensais que pour l’OM, cette période serait moins compliquée. Il y a des ventes et un allègement rapide de la masse salariale. Et là, je commence à me poser des questions.

    Est-ce que les matches de préparation vous ont rassuré.

    J.B. : Ils ont été rassurants. Je dois reconnaître que jusqu’à présent, j’ai vu plus de cohérence que l’année dernière. Avec Angel Gomes et Pierre-Emile Højbjerg que je trouve métamorphosés. Et je vois aussi des choses qui me font plaisir réalisées par Himade Abdelli. Maintenant, j’ai besoin de voir des remplaçants à la hauteur et comment ce groupe, s’il reste en l’état, va supporter les rendez-vous qui vont s’ajouter, à savoir la coupe d’Europe, puis la coupe de France. Pour jouer sur ces trois tableaux, il faut un effectif avec des remplaçants qui font progresser l’équipe, ou du moins n’en réduisent pas le niveau général, lorsque le coach fait appel à eux.

    Comprenez-vous la politique actuelle de l’OM ?

    J.B. : Il y avait une urgence, faire partir les gros salaires pour que l’OM soit libre d’un poids trop lourd et de joueurs qui ne justifiaient pas forcément ces revenus hors normes. Maintenant, il faut laisser du temps à Bruno Genesio afin qu’il mette en place son plan de jeu. Dans le football, il n’y a pas que le physique qui permet de construire une équipe qui tienne la route. Un entraîneur doit réfléchir à plusieurs tactiques pour que son équipe puisse toujours surprendre son adversaire. Pour y parvenir, il a besoin de joueurs ayant les capacités de s’adapter à toutes les circonstances. Il arrive après un Roberto De Zerbi qui avait des idées bien arrêtées, mais je dois admettre que je n’ai pas du tout adhéré à sa vision du football.

    Êtes-vous confiant ou inquiet avec l’OM dans cette configuration ?

    J.B. : Je suis comme tous ceux qui aiment ce club. Ce qui s’est passé, jusque-là, a de quoi alimenter mes inquiétudes. Maintenant, j’ai hâte d’être au 31 août, lorsque le mercato fermera ses portes. C’est à ce moment-là que nous saurons où l’OM en est et s’il peut avoir des ambitions en championnat, mais aussi en coupe d’Europe et en coupe de France. Ce n’est qu’à partir du 1er septembre que nous saurons s’il faut espérer quelque chose de cette saison. Ou si elle risque de devenir celle de toutes les peurs.

  • Happy End, le festival qui démocratise le cinéma

    Happy End, le festival qui démocratise le cinéma

    Depuis 2022, l’association Action Bomaye œuvre pour démocratiser l’accès au cinéma à Marseille. Pour la 5e édition de son festival Happy End, elle organise, à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche, trois projections gratuites en bas d’immeubles à la Savine (15e), au Panier (2e) et à Félix Pyat (3e).

    L’idée du festival est née d’un constat : « Le cinéma est devenu super cher et n’est plus accessible pour beaucoup d’habitants des quartiers prioritaires », explique Mouna, chargée de projets de l’association. Placée cette année sous le thème de la famille, chaque soirée suit le même parcours : rencontre avec des professionnels du cinéma, apéritif dînatoire, projection puis débat citoyen.

    Plus qu’une projection

    Cette volonté d’aller au-delà de la simple projection constitue la singularité du festival. « On se différencie d’autres évènements de projection parce qu’on ramène les équipes du film pour débattre avec le public », souligne Mouna. Ce vendredi, à la Savine, le documentaire L’air des autres, ouvrira le festival. Consacré aux inégalités environnementales, le film sera précédé d’un échange avec Sanaa Saitouli, cofondatrice de l’association Banlieues Climat, et Sarah-Maria Hammou, enseignante-chercheuse en justice climatique.

    Samedi, place du Refuge, dans le Panier, le film Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan sera projeté. Le public pourra échanger avec Naïm Naji, acteur du film, et Hana Levy, responsable des jeunes comédiens. Enfin, dimanche, le Stade Gris de Félix Pyat accueillera Intouchables, en présence des acteurs Cyril Mendy et Salimata Kamate.

  • [En famille] Des initiations pour travailler la matière

    [En famille] Des initiations pour travailler la matière

    Que vous soyez déjà habile de vos mains ou que vous soyez curieux de découvrir ces pratiques, l’Atelier du Four de la Terre vous accueille au cours de demi-journées, journées ou même pendant deux jours, ce week-end. Accessible aux adultes ou adolescents à partir de 9 ans, il est possible de découvrir la multitude de techniques de modelages existantes en fonction de ce que les participants souhaitent réaliser. Sophie Barré, animatrice des cours et sculptrice initiée par son grand-père, lui-même sculpteur de marbre, se propose de guider les artistes en devenir. Vous seront fournis les outils, la matière première, et les précieux conseils de Sophie. Il ne reste qu’à apporter vos deux mains et votre créativité. Les pièces confectionnées seront cuites par les soins de l’animatrice, vous pourrez par la suite revenir les chercher afin de rapporter le souvenir chez vous.

    Les stages sont limités à 12 places. Les tarifs sont de 30 euros la demi-journée, 60 euros la journée et 120 euros les deux jours. Les informations relatives à l’inscription sont disponibles sur la page Facebook « Atelier du Four de la Terre ».

  • [Entretien] « L’Université d’été du PCF, pour aborder cette année avec ambition »

    [Entretien] « L’Université d’été du PCF, pour aborder cette année avec ambition »

    La Marseillaise : Quels seront les temps forts de cette université d’été du PCF à Toulouse ?

    Guillaume Roubaud-Quashie : C’est une université un peu particulière parce qu’elle arrive juste après le 40e Congrès du Parti Communiste. C’est, pour nous, le premier événement public majeur, important, national, depuis. Il s’inscrit dans un contexte bien connu, qui est celui, du macronisme finissant mais qui n’est pas encore parti puisqu’ils sont dans la préparation d’un prochain budget et envoient des signaux assez inquiétants. Parmi les temps forts de cette année, on a voulu donner une place importante aux enjeux climatiques et environnementaux. Cela se traduira notamment par la présence dès l’ouverture d’un responsable syndical des Sdis. On a aussi voulu apporter un éclairage particulier sur la question des enjeux de l’intelligence artificielle. On aura toute une série de rendez-vous autour des questions internationales, avec le retour de la délégation du PCF qui s’est rendue au Proche-Orient, un temps fort aussi autour de Cuba face au danger trumpiste qui ne cesse de grandir, et une séquence consacrée à l’évolution de la domination états-unienne dans la période. Dans les temps forts politiques, Fabien Roussel donnera son allocution de rentrée ce samedi soir, un débat est organisé dimanche entre Léon Deffontaines et le Haut-Commissaire à la Stratégie et au Plan Clément Beaune sur la question de la planification démocratique. Nous avons également organisé une rencontre entre les différentes formations politiques de gauche, avec socialistes, écologistes, insoumis et communistes bien sûr, ainsi qu’une rencontre avec le monde du travail, en présence de Caroline Chevé secrétaire générale de la FSU et Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT.

    Vous prendrez part
    à une conférence intitulée «
     Antifascisme et politique
    de masse
     », pouvez-vous
    la présenter
     ?

    G.R.-Q. : C’est une thématique qui est importante pour nous parce qu’il y a la question de la nature de la menace d’extrême droite qui est devant nous et beaucoup d’ateliers seront consacrés à cette question, avec, notamment, Bernard Pudal qui a sorti un livre très important sur le sujet. On a voulu construire avec la jeunesse communiste un projet d’échange qui marie leurs réflexions en cours d’un côté, et de l’autre, un ancrage historique. C’est à ce titre-là que je vais intervenir dans cet atelier, parce que cette question de l’extrême droite, il faut évidemment la regarder à la lumière précise du présent, mais elle n’est pas neuve. On a déjà été confrontés à cette question et à des moments d’affirmation de l’extrême droite, et il y a eu des réponses des communistes dont on peut juger qu’elles sont adaptées pour le présent, qu’elles ne le sont plus, qu’elles l’ont été, qu’elles n’ont pas été, peu importe. En tout cas l’idée est de proposer aux communistes de ne pas réfléchir comme si rien n’avait jamais été pensé et tenté par le passé, si je puis dire. Le propos qui sera le mien sera surtout centré sur les réflexions et les expériences des communistes dans les années 1930, au moment où justement l’extrême droite en France était aux portes du pouvoir. Et, finalement, il faudra la victoire de Hitler pour que l’extrême droite, qui a cessé de progresser et n’avait pas réussi à obtenir le pouvoir, l’obtienne dans le bagage de l’armée nazie par ce rapport de force là. Donc l’idée c’est de voir un petit peu des éléments de réflexion et de parallèles avec aujourd’hui.

    Pourquoi ce moment est-il important pour le parti, les militants, les cadres et les élus ?

    G.R.-Q. : C’est-à-dire qu’on sait tous qu’on va aborder une année importante et qu’on l’aborde avec esprit d’ambition absolument, mais tout en sachant qu’elle n’est pas facile d’avance. C’est-à-dire que le pire n’est pas du tout certain mais le meilleur n’arrivera pas par hasard. Donc, si on veut que le meilleur advienne et que le pire n’advienne pas, alors, il est impératif de prendre le temps de la réflexion au-delà des postures et des pensées courtes. Il faut creuser un certain nombre de sujets sur lesquels l’université va justement travailler à la veille de cette rentrée 2026-2027.

    L’allocution de Fabien Roussel est prévue ce samedi soir.
    Est-ce un lancement de campagne présidentielle, tout en sachant que le vote des militants pour déterminer si oui ou non il sera candidat, est attendu
    le 6
     septembre prochain ?

    G.R.-Q. : évidemment, au Parti communiste, ce sont les adhérents qui décident de leur orientation. En même temps il est certain que le 40e Congrès, au terme d’un processus démocratique, a déjà donné une certaine orientation. Le discours de Fabien Roussel ne pourra pas être celui du candidat, puisque ça, c’est aux communistes de le décider souverainement début septembre. Néanmoins, il s’inscrira dans la perspective qui a été tracée démocratiquement par le 40e congrès. Il aura une tonalité offensive pour attaquer l’année dans le contexte présent.

  • Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Mercredi, les conditions étaient idéales pour lancer les courses.

    Au lendemain d’une belle cérémonie d’ouverture, le vent s’est levé au bon moment. À 13h, il oscillait entre 11 et 15 nœuds. Parfait pour profiter du plan d’eau de l’étang de Berre. Au total 4 courses ont pu être validées pour tout le monde, répartis sur 4 ronds de course. Une belle première journée de championnat qui lance le rythme.

    Cette première journée a donc été un succès sportif. Avec de belles images de jeunes navigateurs tentant de tirer le meilleur parti de leur embarcation et des conditions de mer. Elle a aussi mis en lumière le savoir-faire du Cercle de voile de Martigues.

    Le temps se gâte

    Ainsi témoigne Pierre Caste. « Nous avons l’honneur d’accueillir ce championnat et, chaque jour, près de 1 500 personnes foulent notre site : 900 concurrents sur 10 jours, 500 bateaux sur l’eau, 80 coaches, et pas moins de 150 bénévoles – à terre comme sur l’eau. Sans oublier l’équipe cuisine de 12 personnes, les gardiens, ou encore ceux qui, discrètement, ramassent les ordures ménagères. Ce sont toutes ces petites mains qui rendent cet événement possible. »

    Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui guide le club qu’il préside, en digne héritier de Bernard Chable, son prédécesseur. « Nous privilégions l’accueil, le sourire. Et en général, le reste suit, car nous avons la chance de disposer d’un plan d’eau superbe ». Une recette qui fonctionne, et qui permet aussi de faire vivre le club au-delà de la compétition. « Organiser un tel spectacle, c’est montrer aux Martégaux et Martégales que notre plan d’eau existe, qu’il est accessible pour la compétition, le loisir, le plaisir… ou même la baignade ! » Une qualité d’eau d’ailleurs confirmée ce matin même par le Gipreb, l’organe de surveillance de l’étang.

    Derrière les coulisses, le Cercle de Voile de Martigues est un acteur clé de la démocratisation de la voile. « Tout au long de l’année, une douzaine de personnes travaillent avec des scolaires : lycée, collèges, écoles. Au total, ce sont 1 000 enfants qui passent par ici. » Pour Pierre Caste, ce championnat est donc bien plus qu’une compétition : « C’est une carte de visite pour montrer tout ce que notre plan d’eau peut offrir ».

    Le temps orageux de la deuxième journée de course a eu raison des manches prévues jeudi. Les organisateurs ont bien tenté de lancer les bateaux sur l’eau, mais seuls les ILCA 6, ILCA 7 et les Open 5.70 ont réussi à lancer une manche à 17h45, profitant du vent léger mais stabilisé.

    Ce vendredi le système orageux devrait être moins présent et le vent devrait se stabiliser pour permettre de lancer les courses prévues. Le premier départ possible est prévu à 11h.

  • Le PCF porte la solidarité en faveur des sinistrés des incendies

    Le PCF porte la solidarité en faveur des sinistrés des incendies

    Pas de trêve estivale pour les communistes varois qui continuent malgré la canicule à mener la bataille des idées sur les marchés du territoire au plus près des touristes et des habitants. Le premier objectif aujourd’hui étant de venir en aide aux sinistrés des incendies par une collecte de fonds menée de concert avec le Secours populaire. Mais aussi d’entamer une réflexion globale avec la population sur les manques dont a pâti la sécurité civile pour effectuer correctement ses missions d’intérêt public et sur l’urgence de lui accorder des moyens correspondant aux enjeux.

    Toutes les sections sont sur le coup, celles du haut et moyen Var en particulier, mais pas que, puisque les initiatives se multiplient aussi sur la côte explique Romaric Baudier pour la fédération varoise.

    Et de poursuivre : « Nous recevons un accueil très positif et nos propositions, compte tenu du contexte et de l’été que nous passons, parlent à beaucoup de nos concitoyens qui ont touché du doigt ce à quoi nous amène l’austérité territoriale, une gestion de la crise qui n’a pas été du tout à la hauteur parce qu’il manque des moyens ».

    Une autre politique

    Une démarche, ajoute-t-il, qui est perçue comme sérieuse. Ce qui permet aux militants d’aller plus loin et de mettre en avant les propositions portées par le PCF. « Lorsqu’on parle par exemple avec eux de l’indemnisation des particuliers ou des exploitants agricoles on est écoutés, c’est du concret et ça nous permet d’aborder le rôle qu’aurait un pôle public bancaire », reprend le responsable communiste.

    « C’est une question sur laquelle on nous aurait ri au nez y a quelque temps, mais qui maintenant peut prendre tout son sens, surtout quand on sait que les feux de forêt vont se multiplier dans les années à venir », analyse-t-il.

    Un pôle public bancaire, couplé à un pôle public assurantiel, qui permettrait, précise Romaric Baudier d’offrir une sécurité avec des indemnisations à la hauteur réelle des pertes. Et de prévenir : « Parce que ce qui va se passer là, c’est que notamment, les petits exploitants vont se retrouver sur le tapis, acculer à vendre à de grands propriétaires terriens. On sait que les grands groupes, comme LVMH rachètent énormément de terres dans le Var… »

    L’occasion également de mettre sur la table la question du financement des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) mais aussi réfléchir à la propriété des forêts, leur entretien et le maintien des activités agricoles aussi, l’écopâturage ou l’entretien des pare-feu.

    Une ambition portée par le PCF qui n’est pas conciliable avec la perte de 25% des effectifs de l’ONF et avec des sapeurs-pompiers professionnels en nombre insuffisant. « Nous sommes parmi les pays européens, l’un des pays qui en a le moins en proportion de sa population », conclut le militant qui nous répond en pleine distribution de tracts dans les boîtes aux lettres de la cité de la Rouve, à La Seyne.

  • Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Un programme Erasmus particulier… Financé par l’Europe, le projet porté par l’association Crim’Halt, va cette année embarquer trois éducateurs marseillais pour représenter la France et participer à un « échange de bonnes pratiques » explique Fabrice Rizzoli, son président.

    Une vingtaine de jeunes travailleurs, « en rapport avec la protection de la jeunesse », précise-t-il, venus aussi de Roumanie, Bulgarie, Serbie et Lituanie sont attendus ce samedi 21 août pour un stage d’une semaine à la coopérative sociale « Al di là dei sogni », littéralement « au-delà des rêves », dont Crim’Halt est partenaire. Située à Maiano di Sessa Aurunca, à la frontière entre Campanie et Latium, au Nord de Naples, c’est un lieu à « la forte dimension symbolique » estime Fabrice Rizzoli. D’abord « parce que c’est en Italie, pays de la mafia et l’anti-mafia » mais parce qu’il s’agit aussi d’une propriété de 17 hectares confisquée à la Camorra, baptisée « Alberto Varone », du nom d’un petit entrepreneur local qui a osé s’opposer aux extorsions du clan des « Muzzoni », affilié à la Nuova Famiglia de la camorra campanienne, explique le ministère de l’Intérieur italien. Il le paiera de sa vie le 24 juillet 1991, abattu à bout portant par un commando.

    Pour Crim’Halt, qui travaille depuis 2015 à l’engagement des citoyens face à la criminalité, cette semaine s’inscrit dans la continuité.

    Gagner du temps

    Collectif des familles de victimes, bailleurs sociaux… « Nous avons emmené des personnes différentes, en 2019 et 2020 qui ont pu voir des outils qui fonctionnent en Italie, cela nous a aidés à pousser pour obtenir la loi d’usage social des biens confisqués en France en 2021 », précise Fabrice Rizzoli. La connexion avec Amine Kessaci, militant écologiste, mobilisé contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, et devenu adjoint à la Jeunesse et à la Citoyenneté à la mairie de Marseille, s’est faite à ce moment-là.

    « Je l’ai connu lorsque j’étais à la tête de Conscience [association qui soutient les familles victimes du narcotrafic, Ndlr], je connais déjà un peu le système italien que j’estime le plus avancé en matière de lutte contre le crime organisé. J’étais notamment allé à Palerme rencontrer la famille de Peppino Impastato, un journaliste assassiné par la mafia parce qu’il avait une radio locale de quartier, où il dénonçait leurs agissements », raconte l’élu. Il a proposé d’envoyer une agente de son service prévention de la délinquance. « On peut comparer, s’inspirer, voir ce qui fonctionne ou pas, et puis ça fait aussi gagner un temps fou », considère Amine Kessaci qui a aussi pensé à Mohamed Benmeddour, de l’association Apis, et son bus nomade qui va à la rencontre des ados dans les cités.

    « Pour moi, c’est une première, j’espère échanger sur nos méthodes, savoir ce qui se fait de l’autre côté de la frontière, voir comme ils traitent ce rapport de la jeunesse à la délinquance et aussi apporter mon expérience » ; nous confie ce dernier avant le départ. Du côté de Crim’Halt, on se prépare également à lancer une vaste enquête sociologique sur les raisons qui poussent « les jeunes à entrer dans le crime organisé », ajoute Fabrice Rizzoli. Il entend aussi défendre « le concept de la victime innocente où on va faire en sorte de renforcer, défendre la mémoire des victimes qui n’étaient pas impliquées », les « grandes oubliées des journalistes, du grand public, focalisés sur l’auteur de l’infraction ».