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  • Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

    Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

    Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

    Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

    Valse à 12 têtes

    sur les bancs de Ligue 1

    Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

    En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »

  • À Alès, Darmanin entre soutien et promesses

    À Alès, Darmanin entre soutien et promesses

    À quelques mètres de l’hôtel de ville, les mots se veulent fermes. Jeudi 13 août, Gérald Darmanin est venu à Alès apporter son soutien à Christophe Rivenq, maire LR placé sous protection policière depuis les graves menaces reçues en juillet : deux balles de 9 mm dans une enveloppe, et des inscriptions signées « DZ NG ».

    Après quarante-cinq minutes d’entretien à huis clos, le garde des Sceaux salue « un maire courageux » et assure que « l’enquête progresse grâce aux policiers de la police judiciaire ». Le Parquet national anticriminalité organisée est désormais saisi. Sans confirmer l’implication de la DZ Mafia, revendication d’ailleurs démentie par des hommes se présentant comme membres du groupe criminel, Gérald Darmanin dit espérer que les investigations permettront, « dans les prochaines semaines », de mettre fin aux menaces.

    Un tribunal pour enfants dès 2027

    Mais derrière la démonstration de soutien, le déplacement devait aussi apporter du concret. Gérald Darmanin a confirmé la création, début 2027, d’un tribunal pour enfants à Alès, revendication ancienne du monde judiciaire. Un juge des enfants, un parquetier spécialisé et des greffiers doivent renforcer une justice des mineurs jusqu’ici largement organisée depuis Nîmes. La Ville fournira les locaux.

    Le ministre a également évoqué un possible déménagement du Service pénitentiaire d’insertion et de probation, aujourd’hui à l’étroit. Neuf policiers supplémentaires doivent par ailleurs rejoindre Alès en septembre, renfort décidé avant les menaces contre le maire. Dans une ville gagnée par le narcotrafic, l’État promet policiers et magistrats. Reste à espérer qu’après les effets d’annonce, les moyens suivront. Et que la réponse ne s’arrêtera pas au tout-sécuritaire.

  • Énorme succès populaire pour les Odyssée des Nations

    Énorme succès populaire pour les Odyssée des Nations

    Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Marcel Laborde avait pris des risques en changeant la formule de son événement estival. Il a réuni les meilleurs joueurs du monde sur invitation, offrant aux amateurs de pétanque un spectacle grandiose,

    Bien entendu tout ne fut pas parfait comme il aime à le rappeler.

    « Le système swiss n’a pas fait l’unanimité. L’année prochaine on va essayer de rectifier les imperfections mais dans l’ensemble la satisfaction est de mise », précise le Président de l’associé Ped Tanca.

    Cette organisation sans faille dont Marcel Laborde est coutumier a enchanté tous les protagonistes. Côté résultats c’est l’équipe de Stéphane Robineau. Andrea Chiapello et Frédéric Cazes s’étaient imposée face à Henri Lacroix, Jean Feltain et Mickaël Bonetto.

    Chez les dames l’équipe de France, composée de Nadège Baussian-Protat, Kimberley Bousch et Toréa Tairio s’est imposée face à la formation de Charlotte Darodes, Mouna Beji et Florence Schopp

    Cette première édition réussie a donné une certitude aux organisateurs qui pourront compter sur la Municipalité et la Métropole l’année prochaine.

    Une deuxième édition d’ores et déjà prévue à l’été 2027.

  • Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Il y a deux semaines, l’assassinat d’une mère de famille, dont le principal suspect est son ex-conjoint, avait suscité une vague d’émotions à Bollène, mais aussi dans la commune voisine de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) où « cette femme pétillante et maman aimante de deux petits garçons » tenait un salon esthétique. Katerina est une nouvelle victime d’un féminicide. En juin, elle avait signalé et exposé le climat de violences et bénéficiait d’un téléphone grave danger. Son ex-compagnon, qui avait été candidat aux dernières municipales sur la liste RN, a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour meurtre sur conjoint.

    Preuve de l’émotion et que ce meurtre dépasse le seul cadre privé familial, une marche blanche était organisée ce mercredi soir au départ et à l’arrivée de l’hôtel de ville de Bollène. Alors que les organisateurs, deux amis de Katerina, attendaient 200 personnes, l’hommage a réuni un millier d’habitants de Bollène ou d’ailleurs. « Je ne la connaissais pas, mais c’est impossible de rester insensible, plus on sera nombreux à s’insurger, plus j’espère que ces violences cesseront », veut croire Nathalie, Bollénoise présente avec sa fille ado.

    « Nous refusons de baisser les yeux »

    « Vous êtes venus parce que ce qu’il s’est passé vous a bouleversé et que certaines atrocités dépassent les liens personnels, et touchent à notre capacité à ne pas rester indifférent à l’injustice, votre présence est un message de soutien mais aussi pour dire que nous refusons de banaliser la violence et de baisser les yeux », remerciera, en clôture de la marche, Tiffany Garofalo, co-organisatrice de l’hommage. « Tout le territoire partage cette douleur, observe Laurence Desfonds-Farjon, 1re adjointe au maire de Bollène. Derrière ce féminicide, il y a un visage, un nom, une famille, nous avons le devoir de dire plus jamais ça et de condamner l’inacceptable. »

    Devant la mairie, la maman de la victime venue de République tchèque, pays de Katerina, peine à contenir ses larmes. Seule à porter du noir, elle s’est effondrée en sanglots un peu plus tôt lorsque le cortège a fait une halte, sur les hauteurs du centre-ville devant la maison de Katerina, où a eu lieu le meurtre. Son portrait a été apposé sur la porte du garage de la bâtisse, encore sous scellés. Bien que séparé avant le drame, le nom du couple est encore fixé sur la boîte aux lettres.

    Plusieurs personnes déposent des fleurs et se recueillent devant le portrait avant de reprendre la marche dans un silence pesant. Et ce derrière une banderole « Plus jamais ça, ensemble pour toutes les Katerina », tenue à ses extrémités par deux hommes portant un T-shirt floqué « Être un homme, ce n’est pas frapper, c’est protéger ». « Repose en paix Katerina, nous ne t’oublierons jamais », conclut Tiffany, suivie d’une salve d’applaudissements.

  • Deux jours de célébrations de la Libération de la ville d’Aix-en-Provence

    Deux jours de célébrations de la Libération de la ville d’Aix-en-Provence

    Le 15 août 1944, l’opération « Dragoon » est lancée. Les alliés débarquent entre Toulon et Cannes, avec l’objectif de libérer Toulon et Marseille puis remonter vers le nord. Le 21 août 1944, après deux ans d’occupation nazie, Aix-en-Provence est libérée par les alliés américains de la 3e Division d’infanterie du général John W. O’Daniel appuyée par les groupes de résistants locaux.

    Pour célébrer l’événement, les quartiers aixois de Pont-de-Béraud, Puyricard, Celony, Luynes et Les Milles organisent des commémorations durant ces deux jours. La première journée d’hommages aux combattants débute à Pont-de-Béraud, et se tiendra le jeudi 20 août à 18h30 devant la Stèle érigée en hommage à la 3e Division U.S.

    Les autres événements commémoratifs auront lieu le lendemain, vendredi 21 août, d’abord à 9h à Puyricard avec un temps de recueillement et dépôt de gerbes au monument aux morts, place des Combattants. S’ensuivra à 9h30, celle de Celony devant la stèle érigée en hommage à la 1ère division française libre (DFL), place Augustine Miretti. Luynes accueillera sur les coups de 11h30 un temps de recueillement et dépôt de gerbes au monument aux morts, espace Decastille. Aux Milles auront lieu un hommage à l’important résistant local, Roger Chaudon à 17h, à la mairie annexe, puis, une cérémonie au monument aux morts à 17h20 et enfin un temps de recueillement à la chapelle du Serre à 18h. La journée se clôturera par une cérémonie au « mémorial des Aixois morts pour la patrie », place Jeanne d’arc à 18h30, et des véhicules militaires d’époque remonteront le cours Mirabeau jusqu’à cette même place, pour un dernier hommage lors de ces célébrations.

  • En séjour au Frioul, des Marseillais dépaysés

    En séjour au Frioul, des Marseillais dépaysés

    C’est la deuxième édition de cette opération qui s’étale du 13 juillet au 28 août, et au vu des retours, on compte bien la pérenniser », est ravi d’annoncer Hassan Guenfici. L’adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire a pris le départ en navette pour accompagner une nouvelle vague d’hôtes du centre Léo Lagrange, « sur un site exceptionnel du Parc national des calanques, proche et dépaysant à la fois ».

    Sur l’embarcadère, six femmes du centre de Malpassé savourent d’avance. « On va même faire de l’aquagym ! », assure Leila, des frites de piscine mousse dans son sac. Mebarkah et Salima, ont déjà pris place dans le bateau. « C’est vraiment bien ce que fait la mairie avec L’été marseillais. J’ai déjà fait des sorties avec le groupe mais jamais de séjour », explique Mehbarka. Retraitée, elle a « découvert le centre social et toutes ses activités. Sans ça je ferais kiné-maison ». Même enthousiasme du côté de la Belle de Mai pour Rahma et ses quatre enfants. « J’ai travaillé tout l’été et le soir j’étais trop fatiguée pour sortir. Je ne suis pas véhiculée et les bus sont pleins à craquer. On n’est pas parti en vacances, alors là, ils vont lever la tête des écrans », se réjouit-elle.

    Oublier qu’on est

    à Marseille

    « Je ne suis allé nulle part cet été, ça me fait mes vacances. Je ne suis jamais venu au Frioul, mais j’ai un bon pressentiment », anticipe Mohamed, 15 ans, alors que la navette accoste au port. « On y est vraiment, ça y est ! », lâche un ado du centre Romain Rolland en mettant le pied sur l’île. Une farandole joyeuse tire ses valises sur la route caillouteuse en direction du centre Léo Lagrange, saluant au passage un autre groupe installé dans le petit-train qui termine son séjour. Accueillis par Laetitia, un T-shirt « créateur de souvenirs » sur le dos, les vacanciers écoutent les consignes. « Pas de chips ni biscuits dans le bungalow, sinon c’est l’invasion de fourmis garantie. En ce moment, il y a beaucoup de bébés gabians, mais évitez de les approcher car… ». Mohamed termine l’explication : « sinon leurs daronnes, elles vont serrer ». Et pour la clim qui doit être coupée en partant, l’ado a encore la réponse : « ça gaspille de l’économie et détruit la terre ».

    Tandis que les nouveaux arrivés se répartissent dans les chambrées et prennent leurs marques, le groupe précédent s’installe à table à l’ombre des pergolas. Driss, Nour, Yassine, 13 ans, et la petite Yasmine, 8 ans, font la moue : « On est dèg’ ! De partir ». Nour précise : « tout est tarpin bien ici. Les randos, l’eau turquoise… Même le lait il a pas le même goût qu’à Marseille ». De quoi arracher un rire à Nawal, maman de deux d’entre eux, mais qui en convient : « ne plus faire le ménage, prendre le temps de tout, j’ai laissé le stress et le bruit de Marseille, à Val Plan. Une vraie pause ! ». Nour ajoute : « Et danser aussi tata ! ».

    À 5 euros par jour et par personne, le séjour fait un carton. Et on en redemande. Au centre social Joliette, Aïncha, Moinaecha, et Hernani entament leur deuxième année. Le petit groupe semble soudé. Hernani a gardé au poignet le bracelet Léo Lagrange de l’année dernière. « La plongée, le Kayak, la visite du site et la vue de Marseille depuis l’île le soir, c’est magnifique. Les soirées aussi. On a des supers souvenirs », affirment-ils, unanimes. Ruben et Yostin, arrivés depuis peu de Colombie, ont déjà intégré le groupe.

  • Ils participent à la rentrée des gauches

    Ils participent à la rentrée des gauches

    Sophie Roques. Présidente de Homosexualités et Socialisme (HES) France, PS à Marseille

    « La table ronde « Comment contrer les offensives anti-LGBTI+ en France et dans le monde ? », s’inscrit dans la période actuelle où les offensives réactionnaires sont extrêmement fortes et extrêmement violentes de partout, y compris aux États-Unis. Malheureusement, ce qui s’y passe, arrive en Europe aussi quelque temps après. La gauche a une responsabilité énorme, parce qu’on sait que l’extrême droite, si elle arrive au pouvoir, ne tiendra jamais ses promesses sur son programme économique. Par contre, on sait qu’elle s’attaquera en premier aux droits des femmes, des minorités et des personnes LGBT. On le voit avec les coupes sur les financements des plannings familiaux. La gauche doit être dans un cycle de conquête par rapport à ça. Elle a cette responsabilité de proposer une société émancipatrice, plus juste. »

    Sylvie Vinceneux. Secrétaire fédérale du PCF du Var

    « J’interviendrais sur le thème : quelle ambition pour le logement dans les quartiers populaires ? Le logement doit être abordé dans la campagne pour l’élection présidentielle. On est quand même dans une crise qui est profonde et la plupart des pays européens sont dans la même situation. Dernièrement, un des commissaires de l’ONU, a lancé une alerte en disant que, vu le nombre aujourd’hui de gens en demande de logement qui étaient à la rue, ce problème devait être pris à bras-le-corps. Toutes les fondations tirent des signaux d’alarme depuis des années. Les chiffres ne cessent d’augmenter, on est à 2,9 millions de personnes en demande de logement. C’est plus de 50% en 10 ans, c’est énorme ! À cela s’ajoutent 305 000 sans domicile fixe. Il y a aussi les personnes qui sont mal logées et vivent dans des passoires ou des bouilloires thermiques ; les quartiers populaires concentrent tout cela. »

    Raphaël Arnault. Député LFI de la 1ère circonscription de Vaucluse

    « La conférence « l’ère du suprémacisme », sur laquelle j’interviens, a pour but de décrire la dynamique actuelle de l’extrême droite, notamment d’un point de vue idéologique. On a tendance à tenter de faire des comparaisons à l’échelle internationale, s’il y a des similitudes, il y a aussi de grandes différences, d’un point de vue du contexte, de l’histoire, de la réalité dans laquelle elles évoluent. On décrit, par exemple, le gouvernement actuel israélien, comme étant d’extrême droite. Mais cela manque un peu d’explications de pourquoi est-ce que ces extrêmes droites-là, en Occident, qui sont historiquement très antisémites, s’allient avec des gouvernements, comme celui d’Israël. C’est tout simplement du suprémacisme. Il existe, ici dans notre pays, des relais suprémacistes portés par l’extrême droite organisée de façon très consciente, notamment par le Rassemblement national. »

    Guy Benarroche. Sénateur EÉLV des Bouches-du-Rhône

    « J’anime l’atelier « Discriminations et démocratie : du constat à l’action politique ». C’est-à-dire comment, aujourd’hui, les nouvelles formes de discrimination raciale ou sexiste, qui sont modifiées dans leur façon de s’exprimer et dans leur impact, entre autres, par les algorithmes et les réseaux sociaux, influent énormément sur notre vie démocratique. Dès lors, comment on pourrait nous, citoyens, et législateurs aussi, trouver des solutions plus adaptées que celles qui existent aujourd’hui, à la lutte contre ces formes-là de racisme et de discrimination. Ce qui rend ces universités importantes, c’est la capacité à recevoir énormément d’intervenants extérieurs au parti politique. C’est très enrichissant pour la réflexion générale du parti, ça nous permet de confronter ou d’additionner à nos positions des analyses sur des thématiques telles que le climat, les incendies, l’eau, la justice des mineurs, les discriminations raciales ou l’armement nucléaire. »

  • [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    Nous y sommes dans ce money-time pour cette 84e édition du Provençal. A l’heure où nous écrivons ces lignes 400 équipes sont sur la ligne de départ.

    Gérard Poncié Directeur de l’événement nous avait confié la semaine dernière qu’il misait sur une fourchette entre 550 et 600 équipes. Le pari peut être atteint mais ce sera difficile d’aller au-delà.

    Pour les retardataires plusieurs possibilités s’offrent à eux pour valider leur inscription*.

    Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable.

    Un trophée des légendes avec comme chef de file Éric Cantona sera organisé. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    * Inscription en ligne ou dans les clubs partenaires : Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel Plan-de-Cuques ; Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé ainsi qu’au Parc Borély, les 24 et 25 août

    Trophée des légendes : les 28 et 29 août . 8 équipes emmenées par Éric Cantona

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes

  • [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    Aujourd’hui, reportage sur l’historique route Napoléon devenue un itinéraire touristique incontournable.

    En mars 1815, Napoléon traversait la France à cheval, avec un millier d’hommes, du Golfe-Juan à Paris, pour reprendre le trône. Plus de 200 ans plus tard, la route Napoléon est devenue un itinéraire touristique très apprécié des motards et des rallyes automobiles, des Alpes-Maritimes jusqu’à Grenoble.

    La route Napoléon a été inaugurée en juillet 1932, « à l’instigation des syndicats d’initiative », raconte Jean-Christophe Labadie, directeur des archives départementales. « C’est vraiment parmi les tentatives des années 30 de lutter contre la désertification, contre l’exode rural, contre l’effondrement d’une certaine économie, donc on développe l’axe touristique. On avait même créé un musée Napoléon à l’Ermitage, le grand hôtel qui avait été construit pour le développement touristique de Digne », explique-t-il.

    Napoléon avait choisi d’emprunter cette route pour regagner Paris en 1815 car « c’était l’alternative à la route qui passait par la vallée du Rhône, qui était difficile à prendre parce qu’il y avait des troupes royalistes qui étaient favorables au roi. C’est une route qui n’était pas défendue, qui est pour lui la meilleure, la plus sécurisée pour remonter sur Paris, puisqu’il y a très peu de troupes dans les Alpes à ce moment-là », avance Jean-Christophe Labadie.

    Dans le département, Napoléon s’arrête dormir à deux endroits : chez le juge de paix, à Barrême ; et dans le château de Malijai. À Castellane, « il achète beaucoup d’animaux, de mulets pour transporter ses vivres, ses bagages et ses munitions », relate le directeur des archives. « Une troupe est en train de remonter la vallée du Rhône pour essayer de le rattraper, mais ne le rattrapera jamais », ajoute-t-il. « La route Napoléon ramène beaucoup de motards et de rallyes automobiles », témoigne Fabien Jacquet, vendeur et chauffeur de l’entreprise Easy Rafting, à Castellane. Lui-même a longtemps parcouru la route Napoléon à moto, du Golfe-Juan à Grenoble. « Beaucoup de touristes, notamment asiatiques, nous demandent où est passée la plaque qui montrait où Napoléon avait déjeuné à Castellane. Elle a dû être temporairement enlevée à cause de travaux », ajoute Martin Bastien, conseiller en séjour à l’office de tourisme. « On prend régulièrement la route Napoléon, à moto ou en voiture, en passant par Castellane, Saint-André, jusqu’à Grenoble ou Gap. On aime aller à Barcelonnette pour la fête mexicaine », racontent Hervé Fede et Chantal Berthier, sa belle-sœur, venus de Menton pour le week-end. « On croise beaucoup d’autres motards sur la route Napoléon. Elle est sinueuse, donc très agréable à conduire. On se la recommande entre motards », se réjouit Phil Gueroult-Milesi, en « petit tour de France », avec sa femme Marie-Anne.

    Plus de peur que de mal

    à Sisteron

    La citadelle de Sisteron, où Napoléon est également passé, a reconstitué avec sa nouvelle muséographie la route Napoléon au sol. « Entre Digne et Sisteron, le 4 mars 1815, il va séjourner au château de Malijai. Comme il arrive tard le soir, il demande à Cambronne et à Bertrand, ses officiers, de se rendre à Sisteron parce que le contexte politique fait que Sisteron ainsi que quasiment toute la Provence est royaliste, assez opposée au retour de Napoléon. Il sait qu’à Sisteron, le maire va refuser de le laisser passer parce que c’est un royaliste dur », explique Sylvie Normand, guide de pays, notamment à la citadelle de Sisteron. « Cambronne et Bertrand demandent à rencontrer le gouverneur de la citadelle et le maire de la ville. Ils refusent. Napoléon a peur, parce que la citadelle est censée être armée de canons. Mais il n’y a pas de poudre à la citadelle, et donc le maire est très hésitant », relate la guide. Napoléon va finalement pouvoir passer à Sisteron grâce à un « coup de poker, de bluff ». « Alors qu’ils ne sont qu’un millier d’hommes, Cambronne va dire qu’ils ont besoin de 5 000 rations. De plus, un ancien officier de Napoléon, qui s’appelle Loverdo, basé à Digne, avait gardé toute sa sympathie pour Napoléon. Donc il va faire traîner l’arrivée de la poudre », facilitant ainsi son passage.

    « Elle a été inaugurée dans les années 30 pour développer l’axe touristique. »