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  • Un nouveau chapitre du Mondial La Marseillaise s’est ouvert

    Un nouveau chapitre du Mondial La Marseillaise s’est ouvert

    On pensait cette Marseillaise au sommet, après le sacre de Madagascar et les records de participation de 2025. La 65e édition qui s’achève nous a prouvé tout le contraire. Le Mondial La Marseillaise à pétanque a ouvert un nouveau chapitre de sa déjà très longue histoire qui va continuer à s’écrire en lettres d’or. Et pas simplement parce que de nouveaux records d’inscription ont été battus.

    4 832 équipes étaient sur la ligne de départ, dimanche 5 juillet. 16 392 joueurs sur l’ensemble de la compétition si on y ajoute les triplettes inscrites au Grand prix féminin Paprec (179), celles du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes (179), du Handi Mondial (32) et sur les quatre tournois annexes : 123 triplettes pour le Mondial IDELIA des CSE, 23 pour le Mondial des centres sociaux, 64 pour le Challenge Proman et 32 pour le Challenge Colas.

    Essais transformés

    Au total 30 nations (139 équipes étrangères) étaient représentées, soit quatre de plus que l’année précédente. Certaines comme la Belgique, la Suisse ou l’Allemagne sont même devenues des habituées du concours du GP féminin et du Mondial des jeunes. Des équipes venues des 94 départements de la métropole ont fait le déplacement. Certaines de très loin.

    Le Mondial continue de grandir et se développer, et les jalons posés en 2026 lui ouvrent d’incroyables perspectives. Redouté par l’organisation, le passage réussi à la première partie en deux sessions, a été de l’avis de tous un succès. Avec ses aires de jeu recentrées autour du parc Borély, et des arbitres présents sur chaque site en nombre plus important, le passage de la barre des 5 000 équipes peut désormais être envisagé avec sérénité.

    Le nouveau visage du Parc Borély, avec son village, baptisé « esplanade Patricia-Jeanjean », en cœur de parc, et son ombrière entre le stade d’honneur et le stade IDELIA, a connu des records d’affluence, donnant un peu plus à cette journée d’ouverture dominicale des airs de grand festival boulistique. Le stade d’honneur, relooké façon Roland-Garros avec ses loges de bord terrain, dans une mise en image parfaitement maîtrisée de nos confrères de France Télévision, est devenu un carré d’honneur au niveau du plus grand concours de la planète. Si la finale du concours général a été quelque peu décevante en termes de spectacle, les femmes et les enfants ont régalé.

    On n’oubliera pas non plus la création du Mondial des Célébrités, héritier de l’historique Trophée des artistes, et l’enchaînement des quarts de finale à la suite, le mardi, support à une « night session » fort appréciée au regard des fortes chaleurs de la journée. Tout ce dispositif nécessitera des ajustements mais les bases posées par Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise, sont là.

    Ce Mondial a multiplié les nouveautés. Mais elles s’inscrivent dans la tradition de ce concours imaginé par ses pères fondateurs comme une grande fête sportive et populaire, ouverte à tous et entièrement gratuite, lors de laquelle toutes les classes sociales se mélangent, et où un simple joueur de camping peut jouer un sportif de haut niveau bardé de titres mondiaux.

    Derrière ce monument, s’agitent durant une dizaine de jours des centaines de bénévoles. Eux aussi ils forment une grande famille dont l’engagement renouvelé chaque année, génération après génération, force l’admiration de tous. Elle mérite la vôtre autant que celle portée à ses grands champions et championnes qui brillent dans le carré d’honneur.

    16 392

    C’est le nombre total de participants engagés sur les trois concours officiels et les quatre concours annexes de cette 56e édition du Mondial La Marseillaise.

    Palmarès 2026

    Mondial La Marseillaise : Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy.

    GP Féminin Paprec : Camille Picard, Nadège Baussian Protat, Aurélie Bories.

    Trophée Crédit Mutuel des jeunes : Sasha, Delattre, Niky Auffray, Dankan Baudino (juniors) ;

    Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Liam Conti (cadets) ; Matéo Sevilla, Robin callu-Henin, Hylan Ruiz-Bécamel (benj/min).

    Handi Mondial : Frédéric Coppola, Malik Ayud, Philippe Navarro.

  • Les ambulanciers de la région en plein malaise

    Les ambulanciers de la région en plein malaise

    « Pin-pon. » Les sirènes des ambulances retentissent Boulevard des dames, ce jeudi, devant l’Hôtel de Région. Ils sont 300 véhicules à bloquer les rues de la cité phocéenne. Rassemblés à l’initiative de l’inter-fédération des entreprises de transport sanitaire en raison d’un contexte économique difficile, les ambulanciers souhaitent se faire entendre par le gouvernement. « Nos tarifs sont trop bas pour assurer toutes les charges. Tout augmente, sauf nos tarifs, gelés depuis 2018. On souhaite une revalorisation des tarifs et une reconnaissance de notre métier », défend Virginie Allegre, 49 ans, chef d’entreprise et ambulancière dans le Vaucluse. « Je vois que les équipes souffrent. Les ambulanciers font de plus en plus de volume d’heures pour arriver à survivre. Mais on n’arrive pas à les payer correctement », regrette Tony Bondil, 27 ans, régulateur aux ambulances de Manosque.

    « Deux entreprises ferment chaque semaine »

    Le taux de rentabilité d’une entreprise d’ambulances varie entre 2 et 5%, selon eux. Mais les trois quarts seraient en déficit. « Notre société fait un chiffre d’affaires conséquent. Mais là, on a passé trois ans en négatif. Ça ne peut plus durer, ça va nous pousser vers la faillite », poursuit Tony.

    Depuis 2013, les coûts des entreprises ont explosé de 40%. Les tarifs des prestations des ambulanciers, eux, ont augmenté de seulement 10%, décrivent-ils. « On a plus aucune rentabilité. On arrive plus à assumer nos salariés et on nous en demande plus tous les jours. Ça fait des mois qu’on demande des audiences au ministre, des mois qu’on alerte, et on a aucun résultat. Les ambulanciers sont à bout. Deux entreprises ferment chaque semaine en ce moment. On est à un seuil où on a besoin que le gouvernement nous écoute, nous entende et prenne des mesures pour nous aider. Sinon, c’est toute la profession qui va s’effondrer. On est un maillon essentiel dans la chaîne de soins, ça va se retentir de tous les côtés », exprime Anthony Abihssira, représentant départemental de la fédération nationale des ambulanciers privés. Les transports sanitaires privés sont l’un des derniers services de proximité présents sur l’ensemble du territoire. « C’est aussi pour les patients qu’on se mobilise. Si on venait à disparaître, je pense que ça serait très compliqué pour certaines personnes », se désole Virginie Allegre.

    La mobilisation est nationale. Près de 400 ambulances se sont réunies à Paris, le 26 juin. Les ambulanciers se rassemblent ce vendredi, à Lyon.

  • Adapter les conditions de travail au climat

    Adapter les conditions de travail au climat

    « Quand on parle de fortes chaleurs, on parle d’un enjeu de vie ou de mort pour de nombreux travailleurs et travailleuses », martèle d’emblée Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. La centrale syndicale a présenté jeudi lors d’une conférence de presse, un plan de lutte pour l’adaptation des conditions de travail au changement climatique. Hasard du calendrier (ou pas), dans son 8e rapport annuel publié quelques heures plus tôt, le Haut Conseil pour le climat (HCC) pointe « les impacts du changement climatique [qui] deviennent de plus en plus dangereux ». La France « n’est pas prête », estime l’organisme indépendant créé en 2018, jugeant « impératif » qu’elle « change d’échelle dans l’ampleur, la portée et la vitesse de mise en œuvre des actions d’adaptation ». Parmi les 82 recommandations formulées – auxquelles le gouvernement a six mois pour répondre – le HCC réclame le renforcement du « cadre réglementaire en santé au travail ».

    La CGT a pris les devants et tiré la sonnette d’alarme. À l’issue d’une réunion avec les différentes fédérations, au moins dix morts au travail sur ces trois épisodes caniculaires, ont été recensés. Sophie Binet intime le ministre du Travail de publier « immédiatement » les chiffres officiels des accidents mortels liés à la chaleur. À ces drames s’ajoutent des « centaines de malaises » et « d’accidents » : « des travailleurs et des travailleuses qui poursuivent leurs journées malgré les vertiges, la déshydratation, les nausées ou l’épuisement, parce que les objectifs de production fixés par les patrons, eux, ne connaissent pas la canicule », pousse la numéro 1 de la CGT.

    La centrale a mis en ligne le 4 juillet dernier sur son site internet un « calculateur de chaleur »*. Cette grande enquête nationale élaborée par les statisticiennes de la CGT, la Dares et la Drees vise à recueillir des témoignages de salariés et recenser leurs revendications. Les premiers résultats sont édifiants. Sur les 5 000 personnes ayant répondu en cinq jours seulement, 9 salariés sur 10 jugent les dernières canicules « pénible », « très pénible » ou « insupportable ».

    Au moins 10 morts

    au travail

    Dans ce plan, l’une des mesures principales est l’interdiction systématique du travail en extérieur au soleil, ou entre midi et 18h à partir des alertes orange et rouge, y compris pour les travailleurs micro-entrepreneurs ou abusivement considérés comme tels (livreurs à vélo liés aux plateformes numériques), en prévoyant le maintien des rémunérations, sans report des heures de travail, écrit le syndicat. Météo France a placé en vigilance rouge neuf départements de l’Ouest et 76 départements en orange pour la journée de vendredi. Dans le BTP, « on en est à une bonne grosse douzaine d’hyperthermies sévères, ce qui veut dire qu’il y aura potentiellement des séquelles permanentes », gronde Frédéric Mau, de la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement CGT.

    Le syndicat réclame par ailleurs la création d’un système de congé intempéries avec maintien du salaire à 100 %, qui peut être activé en cas d’alerte orange ou rouge, sur validation du CSE et financé par une cotisation des plus grosses entreprises. « Il y a besoin (de) mesures pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses et que ces mesures soient prévues par le Code du travail pour garantir l’égalité des droits », poursuit Sophie Binet, refusant que le sujet soit renvoyé « au bon vouloir des employeurs ».

    Le Premier ministre présidera ce vendredi une cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule. Face à cela, le système de santé est, une nouvelle fois, en première ligne. « Il y a des morts à l’hôpital, dans les Ehpad et à domicile (…) On sait que bilan va être terrible », s’alarme Barbara Filhol, secrétaire générale de la CGT Santé et Action sociale. La fédération prévoit une minute de silence le 8 septembre « pour celles et ceux qu’on n’aura pas pu sauver » et une journée de mobilisation le 15 septembre. Toutes les professions sont en tension. « L’hôpital n’a pas de climatiseurs donc il en demande aux pompiers », souffle Sébastien Delavoux, animateur réseau CGT Sdis. Déshabiller Pierre pour habiller Paul. Pendant ce temps, la saison des feux est déclarée, plus violente que jamais. « D’année en année les interventions augmentent et les moyens diminuent », grince le sapeur-pompier, « l’été ne fait que commencer ».

  • Rugby : les calendriers dévoilés

    Rugby : les calendriers dévoilés

    Le Top 14 reprendra le week-end du 5 septembre. Montpellier, finaliste malheureux, débutera sa campagne à domicile, avec la réception de Pau. Toulon de son côté sera en déplacement à Bayonne.

    En Pro D2, Provence rugby, finaliste du dernier championnat et battu en barrage d’accession au Top 14 par Perpignan, aura aussi son match de reprise à domicile. Les Aixois accueilleront Agen, le 27 ou le 28 août.

  • Patrick Malavieille reçoit la légion d’honneur

    Patrick Malavieille reçoit la légion d’honneur

    C’est avec son habituel sourire en coin que Patrick Malavieille a reçu la Légion d’honneur dans son village de La Grand-Combe le 2 juillet. « Cet honneur ce soir, c’est le vôtre autant que le mien », a-t-il lancé devant un parterre de plus de 500 personnes venues à la Maison du mineur à La Grand-Combe pour célébrer avec lui cette récompense. Parmi elles, beaucoup d’habitants, des amis, des élus comme la présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot (PS), ou le sénateur Denis Bouad (PS) mais aussi des adversaires politiques comme Laurent Burgoa (LR), Christophe Rivenq (LR) et même Max Roustan (LR). Une belle preuve de respect au milieu d’une arène politique devenue de plus en plus violente.

    Natif d’Alès en 1962, Patrick Malavieille a grandi à La Grand-Combe, un village qu’il gardera toujours près du cœur malgré des dizaines de voyages un peu partout autour de la planète. Sa jeunesse, il la passe dans le quartier de Trescol où il crée avec des amis l’Association de l’éducation populaire des jeunes à Trescol. La bande d’adolescents sort alors des journaux et organise des soirées. Loin d’être épargné par la vie, il perd ses deux parents coup sur coup en pleine adolescence. « Il a fallu qu’il gère tout. Malheureusement, ça a permis qu’il soit mûr trop jeune. Il a dû gérer des choses qui ne devraient pas arriver à un gamin de 13 ans », se souvient Patrick Bauducco, l’un des amis de Trescol. Si la famille ne vit pas des mines, Patrick Malavieille grandit dans une ville porteuse de valeurs humanistes et fraternelles. Il devient très vite un membre actif du Parti communiste et participe à toutes les luttes.

    Retour à l’Assemblée ?

    En 1988, il est élu au conseil général où il devient le plus jeune vice-président. Réélu en 1994, il se lance alors dans la campagne municipale à La Grand-Combe qui avait basculé pour la première fois à droite en 1989. Grâce à la création de liens forts avec le PS, il l’emporte et siège dans le fauteuil de maire jusqu’en 1999 puis à nouveau de 2008 à 2020 avant de céder la place à Laurence Baldit (PCF). Il profite aussi de la dissolution de l’Assemblée nationale pour siéger au palais Bourbon de 1997 à 2002.

    Patrick Malavieille enchaîne ensuite les désillusions, d’abord lorsqu’il est battu en 2001 à Alès par un Max Roustan qui lui chipe l’année d’après son fauteuil à l’Assemblée nationale. Une défaite qui se reproduira face au même Max Roustan cinq ans plus tard. Mais l’élu communiste garde le cap, continue de travailler au Département et prépare la suite.

    S’il a réduit le nombre de mandats, Patrick Malavieille est en effet loin de préparer sa retraite. Face à la vague d’extrême droite aux dernières élections législatives, l’élu de 63 ans a en effet annoncé qu’il souhaitait porter une candidature de gauche unie aux prochaines élections législatives. Histoire d’enfiler à nouveau l’écharpe tricolore mais cette fois, au-dessus de sa toute nouvelle Légion d’honneur.

  • La première école de chiens guides et d’assistance à Montpellier

    La première école de chiens guides et d’assistance à Montpellier

    C’est sous les arbres d’un discret local associatif du quartier de Port Marianne que de jeunes labradors et goldens retrievers apprennent à changer des vies. Pendant l’inauguration officielle ce 16 juin, le maire (PS) Michaël Delafosse s’est prêté à cette expérience en participant à une démonstration avec Vasco, le tout premier chien guide de l’association. À ses côtés, Émilie Cabello, adjointe au maire déléguée à l’accessibilité universelle, rappelait avec émotion tout ce que représente cet endroit.

    Aujourd’hui, six chiens suivent le programme. Former chacun d’eux représente un investissement conséquent. « De l’achat du chien jusqu’à la fin de sa formation, le coût est d’environ 30 000 euros », rappelle l’élue. Trois chiens terminent leur formation, trois autres viennent à peine de débuter leur apprentissage et un premier chien a déjà été remis à son bénéficiaire. Derrière chaque binôme, c’est une autonomie retrouvée et un quotidien transformé.

    Coulisses d’un apprentissage

    Derrière un chien se cache près de deux ans de travail. Tout commence chez l’éleveur, où les chiots sont sélectionnés dès leurs premières semaines selon des critères précis. « Des chiens équilibrés, calmes, qui aboient peu et possèdent une bonne stabilité émotionnelle », explique Marie Fois, gestionnaire technique du centre et éducatrice de chiens guides. Avant l’éducateur, ce sont aussi les familles d’accueil, sélectionnées sur candidature, qui posent les fondations. La famille Gramagio accueille actuellement un jeune chiot de deux mois destiné à devenir chien guide ou d’assistance. « Les premiers mois, c’est vraiment l’éducation basique : la propreté, les aboiements, toutes les règles de vie du quotidien », explique Julie Gramagio. Mais au-delà de l’obéissance, l’objectif est d’éviter que de mauvaises habitudes ne s’installent et compliquent ensuite son apprentissage. « Notre responsabilité, c’est de lui donner les bonnes bases dès le départ pour sa future mission. »

    L’école compte à ce jour une éducatrice et a déjà reçu quatre demandes sans avoir mené aucune campagne de communication, signe d’un besoin réel sur le territoire. « À part Toulouse, il n’y avait pratiquement rien sur tout l’Est de l’Occitanie », note Marie Fois. L’objectif affiché est désormais de recruter un second éducateur avant la fin de l’année pour augmenter, année après année, le nombre de chiens formés et de vies changées.

    Amélia Siapo

  • Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Comment mieux accompagner les familles dès les premiers mois de vie de l’enfant ? C’est à cette question que le conseil départemental du Gard entend répondre avec le lancement de la démarche « Petits pas, grands pas ». Au cœur du dispositif : une enquête adressée aux parents et futurs parents afin de recueillir leurs besoins, leurs attentes mais aussi leur niveau de satisfaction concernant les services de la protection maternelle et infantile (PMI).

    Pour la collectivité, il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique et de prévention. Le Conseil départemental rappelle que la PMI « accompagne les femmes enceintes, protège les tout-petits et soutient les familles gardoises ». Les équipes, composées notamment de sages-femmes, médecins, puéricultrices et psychologues, interviennent pour prévenir les risques, repérer les fragilités et accompagner les parents dès les premiers temps de la grossesse ou de la petite enfance.

    La démarche repose sur un questionnaire anonyme diffusé à l’échelle du département. Les participants sont invités à indiquer les raisons de leur premier contact avec la PMI, leur niveau de satisfaction ou encore les points forts et les axes d’amélioration du service. Les thèmes abordés vont du suivi de grossesse à l’allaitement en passant par le sommeil de l’enfant, les modes de garde ou les visites à domicile.

    Une enquête pour adapter les services

    Cette enquête constitue la première étape d’un travail plus large. Elle sera suivie d’un diagnostic des pratiques actuelles afin « d’améliorer l’accès aux services, la qualité des interventions et l’impact auprès des jeunes enfants et de leurs familles ».

    Développée avec le chercheur Thomas Delawarde-Saïas, de l’Université du Québec à Montréal, et l’agence Kalia, la démarche est déjà mise en œuvre dans plusieurs départements. Recommandée par la défenseure des droits Claire Hédon, elle vise notamment à renforcer l’accompagnement des familles les plus vulnérables et à prévenir précocement les inégalités de santé.

    Une synthèse des résultats de l’enquête doit être réalisée à l’automne prochain afin d’orienter les futures actions de prévention menées dans le Gard.

  • Les collectivités au chevet des plus fragiles

    Les collectivités au chevet des plus fragiles

    Quand le thermomètre grimpe, la solidarité ne peut pas rester un slogan. Depuis le 1er juin, CCAS, écoles, crèches, piscines et médiathèques sont redevenus les avant-postes d’un service public de proximité que la canicule met à l’épreuve. Dans le Gard comme dans l’Hérault, les collectivités activent leurs plans de protection des plus vulnérables : personnes âgées isolées, enfants, habitants précaires, agents exposés. Héritiers de la loi de 2004, née après le drame sanitaire de 2003, les maires ont aussi une responsabilité concrète : repérer, prévenir, appeler, ouvrir des lieux de répit.

    À Nîmes, le CCAS s’appuie sur le dispositif Allô Seniors pour appeler les personnes inscrites au registre canicule, organiser des visites si nécessaire et distribuer près de 1 100 colis alimentaires en juillet-août. La Ville recense aussi ses îlots de fraîcheur sur son application : fontaines, jardins publics, lieux climatisés. En vigilance rouge, musées et piscines municipales peuvent devenir gratuits, tandis que les centres sociaux élargissent leurs horaires. Dans les écoles, 2 200 ventilateurs et 1 100 brumisateurs ont été déployés, faute d’un bâti partout adapté. Les crèches, elles, bénéficient d’une climatisation intégrale, quand certains groupes scolaires disposent déjà d’espaces rafraîchis.

    L’urgence faute d’anticipation

    Montpellier pousse plus loin la logique des lieux refuges : appels de courtoisie du CCAS, clubs seniors, médiathèques, piscines, musées, fontaines publiques, mais aussi 83 écoles déjà équipées d’une salle rafraîchie à 25°C. Les crèches disposent chacune d’une pièce refuge. À Béziers, le plan canicule cible les bénéficiaires de l’aide à domicile et du portage de repas, avec un espace senior climatisé. À Alès, le CCAS adapte ses horaires d’été et s’appuie sur le plan communal de sauvegarde. Même les préfectures ajustent les règles, comme dans l’Hérault, où les chantiers peuvent démarrer dès 6h en vigilance orange ou rouge pour épargner les ouvriers des heures les plus brûlantes.

    Reste le fond du problème : ces dispositifs reposent souvent sur l’inscription volontaire, laissant parfois hors radar les plus isolés. Et les collectivités bricolent avec des budgets contraints face à des bâtiments conçus pour l’hiver, pas pour l’été. « On a travaillé sur l’économie d’énergie l’hiver mais pas du tout l’été », résume Philippe Ribot, président des maires du Gard. Ventiler, appeler, ouvrir des salles : nécessaire. Mais sans rénovation thermique massive, débitumisation et végétalisation, la protection restera trop souvent une réponse d’urgence à une crise devenue permanente.

  • Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Une autorisation a posteriori a été délivrée en juin 2026 sous la pression directe de la présidence de la République. L’article rapporte le coût exorbitant de cette « expérimentation » d’une durée d’un an qui a déjà coûté entre 200 000 et 250 000 euros de fonds publics, et dont la répartition exacte des coûts entre le fabricant Ludoparc et le créateur Ora-ïto n’est pas communiquée. Cette structure devra être entièrement démontée et le sol remis en état. Dans sa réponse à la Tribune de l’Art, la Drac déclare que « si l’expérimentation est jugée positive, un nouveau concours et un nouvel appel d’offres seront lancés pour un autre projet mieux intégré, rendant l’investissement initial totalement perdu ». Sites & Monument avait dénoncé le 22 juin ce montage dans un courriel à la DRAC. La déléguée régionale Sandrine Rolengo s’interrogeait sur « la qualité particulièrement pauvre de ces aménagements au regard de la valeur historique et architecturale du Fort Saint-Jean ». « Le choix de couleurs très visibles et invasives est une atteinte à la perception du monument ». Sans parler d’une aire de jeux inutilisable car chauffée à blanc en plein soleil !