Category: accueil-merge

  • La mairie en opération séduction auprès du Japon

    La mairie en opération séduction auprès du Japon

    Passées les salutations d’usage avec Hiroshi Kitagawa, Michael Mc Manus-Schouchana, conseiller municipal d’Avignon délégué à la gestion et à la valorisation du patrimoine financier, n’a pas longtemps caché ses intentions lors de cet échange devant la presse locale. Après avoir évoqué des sujets éducatifs et culturels, le diplomate étant venu en premier lieu visiter l’exposition intitulée « Du Mont Ventoux au Mont Fuji – un rapprochement inédit », il a évoqué le souhait de favoriser des « échanges entre entreprises » et « le développement économique conjoint ».

    « C’est la volonté du maire d’encourager, à travers l’attractivité d’Avignon, le développement économique. On est probablement, d’un point de vue financier et coût d’installation, la plus raisonnable et la moins chère », poursuit l’ex-banquier. Il explique vouloir « introduire le sujet pour qu’on puisse se revoir éventuellement avec les équipes du système consulaire japonais », devant le consul qui prenait des notes, sans vraiment répondre au conseiller municipal.

    Universitaire aussi

    « Avez-vous déjà envisagé un partenariat avec l’Université ? », interroge de son côté Michèle Nesme, adjointe déléguée à l’enseignement supérieur. Ce à quoi le consul a répondu que c’était aux établissements eux-mêmes d’établir ces relations. Mais surtout, qu’il en existe déjà un : Avignon Université est en effet partenaire de la Nihon University.

    « Nous souhaitons vivement que ces relations se développent encore davantage à l’avenir », a indiqué Hiroshi Kitagawa.

  • Un chant pétainiste diffusé lors des commémorations du 8-Mai

    Un chant pétainiste diffusé lors des commémorations du 8-Mai

    Comme l’a révélé vendredi soir la radio Ici Vaucluse dans une vidéo, ce chant à la gloire du chef du régime collaborationniste de Vichy a retenti, vendredi en fin d’après-midi, en marge des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a été diffusé par des haut-parleurs installés dans le centre-ville, au milieu d’autres morceaux liés à la Libération.

    « Diffusion accidentelle »

    Le maire RN Hervé de Lépinau, élu en mars à la tête de cette ville de quelque 33 000 habitants, dénonce une « manipulation politique ». Sur X, l’élu d’extrême droite affirme que « la commune de Carpentras n’est pas à l’origine de cette diffusion » et que « son prestataire, radio RTV FM, a reconnu être seule responsable », annonçant qu’« une plainte sera déposée du fait de cette action malveillante destinée à nuire ».

    Le prestataire, la radio locale RTV FM, a présenté « ses plus sincères excuses » après une « erreur musicale ». Dans un communiqué, elle précise qu’« une séquence musicale préenregistrée intitulée le bal de la libération » contenait « malencontreusement le titre “Maréchal nous voilà !” ». Elle insiste sur « une diffusion accidentelle, aussi brève qu’inappropriée », qui « ne reflète en rien le profond respect » porté à la mémoire des combattants. La radio souligne que « le maire, ses élus et le service événementiel ne sont aucunement responsables » et annonce renforcer « les procédures de vérification ».

    L’événement a suscité des réactions. Julien De Benito, secrétaire du PCF 84, souligne sur X : « À Carpentras, ville nouvellement administrée par le RN, ils diffusent “Maréchal nous voilà” dans les rues le 8-Mai ! Erreur du prestataire, nous dit le maire. Il y a que dans les villes RN que ce genre d’erreur a lieu… »

    « Étonnement, réprobations, colère, émotion, nous avons été nombreuses et nombreux à nous interroger sur cette indécence à glorifier Pétain (…) », note la section PCF de Carpentras, qui ajoute : « Il est évident que la responsabilité initiale en incombe aux plateformes qui véhiculent ce type de contenu (…). Elles devraient être sanctionnées sévèrement. » Sur X, le député LFI de Vaucluse, Raphaël Arnault, écrit : « “On a jamais essayé…” Le Vaucluse est infesté par l’extrême droite depuis des années. Voilà ce que ça donne quand ils se sentent bien installés. »

    L’UD CGT de Vaucluse dénonce « une insulte intolérable à la mémoire des combattants antifascistes » : « Une faute d’une gravité exceptionnelle, y compris si elle était “accidentelle” comme le prétend la mairie (…). La responsabilité politique est pleine et entière. »

    La Ligue des Droits de l’Homme d’Avignon-Orange-Carpentras exprime sa « stupeur » : « L’explication de la simple erreur interroge d’autant plus qu’une playlist de même nature aurait également été diffusée lors de la commémoration du 8-Mai à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Dès lors, la question n’est plus seulement celle d’un incident technique, mais bien de l’origine du contenu et de la validation de ces programmations musicales. »

  • Avec la Destinus AI Regatta, l’intelligence artificielle s’invite aux Toulon Provence Regatta

    Avec la Destinus AI Regatta, l’intelligence artificielle s’invite aux Toulon Provence Regatta

    Pour leur 3e année d’existence, les Toulon Provence Regatta ont de nouveau offert une démonstration de l’étendue de l’histoire maritime. Des dizaines de bateaux, des vaisseaux historiques aux engins plus contemporains, étaient présents dans la rade pendant quatre jours pour des régates, défilés et visites à bord, qui ont su ravir amateurs de voile comme novices. Une édition marquée par les 400 ans de la Marine nationale, mise en valeur pour l’occasion.

    Les entreprises à l’affût

    Mais la tradition a su laisser une place à la modernité, avec l’organisation de la première Destinus AI Regatta, samedi, dans l’anse du Lido, au Mourillon. Une compétition novatrice, première mondiale du genre, diffusée en direct streaming, qui a mis aux prises plus de 25 bateaux miniatures automatisés, contrôlés par IA, et développés par des étudiants et élèves de cinq écoles d’ingénieurs et de robotique. Le tout, avec trois formats de compétitions : deux courses classiques et un « battleboat », où (presque) tous les coups étaient permis pour franchir la ligne en premier.

    Parmi ces écoles, les benjamins de la compétition étaient les élèves de l’École des Robots de Toulon, qui forme des jeunes de 7 à 18 ans. « Dès 12 ans, on propose un cursus drones nautiques. L’objectif était de créer un robot sur un élément spécial qu’est l’eau », explique son président, Jean-Michel Moreira, qui a aussi enseigné à ses élèves des éléments pragmatiques. « Paradoxalement, peu d’enfants connaissaient bien la mer. Donc on leur apprend les nœuds marins, la signalisation, l’histoire maritime… » L’enseignant voit dans la compétition « un double-objectif pédagogique : concourir face aux écoles d’ingénieurs en tant que seule école composée de mineurs. Pendant un an, les enfants se sont entraînés, avec chaque semaine des objectifs et apprentissages. Ils créent, programment, testent. Si ça ne marche pas, comprendre pourquoi, réajuster, retester. C’est le cercle vertueux de la science ».

    Pour le sponsor Destinus, spécialiste des solutions aérospatiales et de défense, leader des drones de combats européens, c’est l’occasion « de se faire connaître auprès de la DGA, des autorités marines et d’échanger avec d’autres entreprises », note Anne-Pascale Guedon, directrice générale France. Elle y voit aussi un intérêt technique : « En Ukraine, il n’y a pas de points GPS en permanence, donc l’aspect GPS automatisé est intéressant », au même titre que « voir comment se comportent ces drones sur l’eau ». « Ça développe l’intelligence collective et la connaissance », ajoute Didier Goguenheim, directeur général de l’association Toulon Var Technologies (TVT), qui accompagne des entreprises innovantes. « Les drones auront beaucoup d’applications dans le futur. Il est important de solliciter des talents et de pouvoir les rencontrer. »

  • La nappe phréatique de La Crau atteint des niveaux records

    La nappe phréatique de La Crau atteint des niveaux records

    En Crau, la nappe phréatique n’a rien de classique. Son alimentation est majoritairement d’origine artificielle : c’est l’irrigation traditionnelle des prairies de foin de Crau qui assure 70% de la recharge. La pluie complète cet apport principal. Ses fluctuations sont donc à rebours de celles des autres nappes méditerranéennes : les hautes eaux s’étendent sur la saison estivale, les agriculteurs submergeant les prés de mars à septembre, et les basses eaux marquent l’hiver. Mais, cette année, la météo exceptionnelle change la donne.

    Début mai, l’état quantitatif de la nappe est très satisfaisant, de nouvelles précipitations étant venues en mars s’ajouter aux pluies importantes de l’hiver. Les niveaux se situent partout au-dessus de la moyenne avec des records relevés dans le sillon d’Arles. « Ce qui est exceptionnel, c’est de passer d’une année extrêmement basse à une année haute à très haute, souligne Charlotte Alcazar, directrice générale du Symcrau, le syndicat qui assure la gestion de la nappe. Ces derniers mois, la pluie a été telle que le niveau a monté en hiver, alors que c’est habituellement une période où il descend. »

    Réduire la dépendance

    à la Durance

    Désormais, les irrigants doivent prendre le relais. « On a eu des tours d’eau qui ont été sautés au début du printemps, mais la nappe, qui devait être dans des niveaux de basses eaux, est plus haute, donc quelque part, ça se compense largement, poursuit Charlotte Alcazar. Après, en Crau, il faut toujours avoir un œil en Durance et pour le coup, elle a un enneigement plutôt moyen voire déficitaire. Donc ce n’est quand même pas une saison d’irrigation assurée à 100%, même si on n’est pas dans une crainte majeure. »

    La nappe vit sous perfusion de la Durance depuis quatre siècles. Une réflexion est donc engagée pour réduire cette dépendance. « C’est un objectif de long terme qui est nécessaire dans un contexte de changement climatique, il faut travailler au long cours pour avoir une meilleure efficience du transfert d’eau avec des canaux mieux entretenus, régulés, avec de meilleurs rendements, détaille Charlotte Alcazar. Et puis, c’est aussi adopter une politique de sobriété sur nos usages en Crau. »

    La directrice du Symcrau note : « Le schéma départemental d’hydraulique agricole montre qu’à l’échelle des Bouches-du-Rhône, l’effort à consentir sur les travaux représenterait dix fois l’investissement que la puissance publique et les canaux mettent en œuvre, à l’heure actuelle. Dans un contexte de tension budgétaire des collectivités au sens large, même s’il y a une mobilisation politique, les choses devront être échelonnées dans le temps, parce que ce sont des investissements colossaux. »

  • Une étincelle de magie pour les enfants hospitalisés

    Une étincelle de magie pour les enfants hospitalisés

    Dans sa chambre du 7e étage, Hugo regarde par la fenêtre. Quand Anthony et son lapin Perlimpinpin entrent dans la pièce, le petit garçon âgé de 3 ans n’y prête pas attention. « Il a été opéré hier et il y a eu quelques complications, il n’est pas au top de sa forme… », confie sa maman, Justine. Et puis, en bas, le ballet des camions de pompiers le captive. « Ça va être dur de faire concurrence », glisse-t-elle.

    30 hôpitaux partenaires

    et une tournée

    Il en faut plus pour que le magicien baisse les bras. Finalement, après quelques tours bien sentis, un sourire se dessine sur le visage d’Hugo. Les yeux du petit garçon s’écarquillent quand Anthony fait apparaître ses amis imaginaires Bouga et Camegume. Après une demi-heure passée au chevet du petit patient, sa mère réagit : « C’est super chouette, c’est hyper divertissant. Il était pas vraiment dedans et, finalement, ça l’a bien attrapé. Même moi, je me suis prise au jeu. Ça rend l’expérience de l’hôpital plus supportable et ça occupe parce que le temps peut vite être long. »

    Mission réussie pour le bénévole de l’association Magie à l’hôpital, qui a commencé à donner de son temps il y a sept ans pour « apporter une contribution pour les enfants malades ». Lui est « magicien attitré à Hyères ».

    Nicolas, salarié de la structure, explique : « On intervient dans 30 hôpitaux et services pédiatriques partenaires, 3 à 4 fois par mois. On a commencé une tournée de 50 dates en septembre 2025, avec notre Magi’bus, qui nous permet de nous rendre dans de nouveaux établissements comme celui de Martigues et d’y proposer des spectacles, ou d’aller de chambre en chambre dans le cas où les enfants ne peuvent pas sortir. » Avec un objectif : « Leur offrir des sourires. » « Et ça ne fonctionne pas que sur les enfants, même nous, en tant qu’adultes, on se prête au jeu », assure Justine. Magique !

  • Les pêcheurs s’adaptent à la hausse des carburants

    Les pêcheurs s’adaptent à la hausse des carburants

    La guerre en Iran et la flambée des prix du carburant coulent les artisans pêcheurs, une profession déjà fragilisée. « Ça nous tue ! », s’exclame Karine, pêcheuse et commerçante sur le Vieux-Port de Marseille depuis 10 ans. « On est en colère parce que nous, les pauvres pêcheurs, quand on a quelques poissons, ça ne paye plus le gasoil dont on a besoin. »

    En mars dernier, Franceinfo relevait que si le prix au litre dépasse la barre symbolique d’un euro, les pêcheurs travaillent à perte. En l’espace de trois mois, le prix du sans-plomb 98 a augmenté de 26 centimes environ. Lors d’une sortie, les pointus consomment entre 20 et 120 litres de gasoil en fonction de leur taille. Ce qui veut dire 42 à 253 euros dépensés par pêche. « Ah bah, moi, j’ai acheté deux rames ! », rétorque cyniquement Dominique, pêcheur depuis 40 ans.

    Seuls en mer

    Alors, quelles sont les solutions ? Pour Karine, il s’agit de moins sortir en mer ou diminuer la vitesse. Pour Dominique, augmenter le prix des poissons à la vente. Pour l’un comme pour l’autre, ces adaptations les condamnent forcément à une baisse de profit.

    Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche, se dit attentive à la problématique des pécheurs : « Je me félicite du prolongement des aides au carburant pour les pêcheurs au mois de mai, avec un soutien supplémentaire à la hauteur de 10 à 15 centimes par litre de carburant », a-t-elle publié sur son compte Linkedin, la semaine passée.

    Déjà en 2024, le gouvernement avait proposé une remise de 20 centimes par litre de carburant. Des moyens censés atténuer les effets de la crise dans la trésorerie.

    La réalité est pourtant tout autre sur le port de Marseille. Aux yeux de Dominique, il y a les victimes de la situation et ceux qui en bénéficient. Comme le gouvernement qui, selon lui, profiterait de cette crise : « Ils n’ont fait que du bénéfice au gouvernement. Ils ont dit qu’ils allaient redistribuer, mais ils se sont rempli les poches », lâche-t-il, presque blasé.

    Les pêcheurs disent se sentir abandonnés par l’État. La concurrence est devenue plus rude et les espaces de dialogues sont inexistants, selon Karine : « Il y a quelques années, quand il y avait des soucis ou des problèmes, les pêcheurs se réunissaient. Maintenant, on ne fait plus rien. » À leur détresse économique s’ajoute un silence institutionnel : selon certains, peu de structures relaient leurs difficultés. Contactées par La Marseillaise, les prud’homies de pêcheurs de la région n’ont pas donné suite. Sur Facebook, en avril dernier, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins dénonçait un manque d’action : « Le gouvernement doit aller plus loin et ajuster les mesures, au plus près de la réalité des niveaux de prix, car les acteurs de terrain attendent de la visibilité au-delà de la mi-avril. »

    Dominique a vu les conditions de travail s’aggraver au fil des années et se dit très pessimiste pour l’avenir de la profession : « Il y a quatre fois moins de pêcheurs qu’avant. C’est un métier qui va disparaître, c’est sûr. »

  • La Marseillaise des Femmes passionne

    La Marseillaise des Femmes passionne

    Après le rose en 2024, puis le bleu l’année passée, le jaune s’est invité sur les maillots des participants de la 13e édition de La Marseillaise des femmes. Ils étaient plus de 8 500, femmes et hommes confondus, à s’élancer, dimanche matin depuis le parc Borély, pour parcourir un tracé de 5,4 km. Coureurs du dimanche ou passionnés de course à pied, chacun avance à son rythme sur cette distance accessible à tous. « Surtout quand on n’a plus 20 ans », sourit Ginette.

    Cette Marseillaise participait pour la première fois à l’événement, aux côtés de son amie Marie-Pascale, adepte de marche nordique à la Maison du bel âge. « C’est sympa, c’est festif et ça nous incite à faire un effort physique. Il y a toutes les classes sociales, tous les âges et toutes les origines. J’aime les événements où tout le monde se mélange », souligne la septuagénaire, surprise de voir autant d’hommes prendre part à La Marseillaise des femmes.

    Prise de conscience

    Car ces messieurs ne peuvent participer que sur invitation d’une femme, et seuls les temps des participantes sont pris en compte dans les classements finaux. « Je comprends parfaitement le sens premier de cet événement, mais je trouve dommage que les hommes aient des maillots différents de ceux des femmes », estime Martin, venu accompagner plusieurs collègues et facilement repérable avec son maillot vert.

    « Au tout début, ils étaient bien moins nombreux, mais depuis quatre éditions, grosso modo, ils représentent entre 10 et 11% des participants. Ils viennent passer un bon moment avec leurs conjointes ou leurs filles », explique Christine Rollais, présidente du Club des Marseillaises, l’association organisatrice.

    « Nous sommes plutôt contentes de cette prise de conscience : ils défendent les causes que nous portons, à savoir la lutte contre les violences faites aux femmes, avec Amnesty International et la recherche contre le cancer du sein, et avec la Fondation pour la recherche médicale », poursuit-elle.

    Un euro sur chaque dossard est d’ailleurs reversé à ces deux associations. En seize éditions, plus de 170 000 euros ont ainsi été récoltés. « On est contentes de pouvoir les aider, mais en même temps, on regrette d’avoir encore besoin de le faire. Cela signifie que les violences faites aux femmes existent toujours malheureusement en 2026. C’est pareil pour le cancer du sein : même si la recherche progresse avec des avancées extraordinaires et un taux de mortalité en baisse, notre engagement aux côtés de ces associations reste nécessaire », insiste la présidente, fière du travail accompli par son équipe. Même si la participation n’a pas atteint le niveau record de la précédente édition, qui avait réuni plus de 10 100 personnes. Une légère baisse qu’elle avait anticipée.

    Difficultés d’organisation

    « On s’y attendait un peu parce que l’événement tombait pendant un week-end de trois jours. Mais c’était le seul week-end du mois de mai où l’on pouvait l’organiser dans les meilleures conditions afin qu’un maximum de personnes puissent participer », explique Christine Rollais.

    La présidente confie toutefois que la fréquentation a finalement dépassé les prévisions établies avant la course, malgré les menaces de pluie au-dessus du Parc Borély. Comme en 2024, l’organisation a dû se tourner vers ce site « sympa et choupinou », mais espère retrouver, dès l’an prochain les plages du Prado. « Moi, la mer, je ne peux pas y résister », glisse la Marseillaise.

    Présent sur place aux côtés d’Anthony Canali et de Cyprien Vincent, élus des 6e et 8e arrondissements, le nouvel adjoint aux sports de Marseille, Éric Méry, a affiché son soutien à La Marseillaise des femmes. « L’objectif, s’il n’y a pas de superposition d’événements, c’est un retour sur les plages du Prado. Il n’y a aucun sujet là-dessus », assure l’avocat phocéen, président du collectif MadMars.

    Verdict l’année prochaine.

    « Notre engagement aux côtés
    de ces associations reste nécessaire »

  • Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Pour sa première apparition dans un choc Toulon-Toulouse délocalisé au stade Vélodrome, Antoine Dupont a brillé de mille feux. Auteur d’un essai décisif en toute fin de première période, pour permettre aux Rouge et Noir occitans de prendre l’avantage au tableau d’affichage, puis de deux passes décisives sur les finitions de Romain Ntamack (5e) et Santiago Chocobares (45e), le plus célèbre international tricolore a démontré qu’il fallait toujours compter sur lui dans les grands rendez-vous. À défaut des nombreuses critiques dont il est la cible depuis son retour de blessure en début d’année.

    « On a retrouvé Antoine Dupont aujourd’hui sur la qualité technique et les bons choix qu’il a faits, c’est une bonne chose, maintenant, il ne faut pas lâcher. On ne le ménage pas beaucoup, on essaye de le mettre dans des conditions de fatigue pour lui faire vivre des situations dures physiquement mais on pense qu’il a besoin de vivre ça », souligne Virgile Lacombe, l’adjoint d’Ugo Mola dans le staff toulousain, conscient que son joueur vedette a réalisé pas moins de 84 passes dans ce choc au Vélodrome. Soit 25 de plus que ses homologues toulonnais Baptiste Serin et Ben White réunis. Le capitaine du XV de France ne portait pas le brassard toulousain, au profit de Jack Willis. « C’était pour qu’Antoine se concentre davantage sur son jeu », ajoute l’ancien talonneur. Un choix qui s’est finalement avéré payant.

  • Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce 8e Grand Prix de France historique un beau succès.

    De courses pour rythmer les quatre jours de compétition. Plus de 230 voitures, dont une soixantaine de Formule 1 qui ont marqué l’histoire des courses automobiles, ont fait rêver un public venu en nombre. Mais c’est surtout la course de samedi qui a suscité le plus grand intérêt.

    Elle a été animée par des noms qui ont rappelé les grandes heures de la F1 tricolore et francophone. Retrouver Alain Prost, Jean Alesi, Philippe Alliot, René Arnoux et Jacques Villeneuve dans un baquet a ravivé de sacrés souvenirs. Avec le symbole d’un Jacques Villeneuve au volant de la Ferrari 312 T5 de 1980 de son père, Gilles.

    La relève française était également dans le paddock. Avec Esteban Ocon, mais surtout Isak Hadjar, qui a pris en main un bolide mythique, la Red Bull 7 sacrée championne du Monde en 2011. Ce dernier a d’ailleurs montré ses capacités en s’imposant dans la course des légendes.

    Des légendes auxquelles manquait la Ligier JS43 de 1996. Olivier Panis donc dû se rabattre sur une autre voiture bleue, la JS33B de 1990.

    À noter la présence d’observateurs de prestige, en la personne de Stefano Domenicali, le grand patron de la F1. Peut-être aura-t-il envie de faire revenir le championnat du Monde au Castellet après un tel spectacle.

  • L’abolition de l’esclavage, une histoire de France sensible

    L’abolition de l’esclavage, une histoire de France sensible

    Moment solennel sur le quai d’honneur, ce dimanche 10 mai, pour la commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, avec des lectures de poèmes, de passages de la charte du Mandé, une des plus anciennes constitutions au monde proclamée au XIIe siècle par le fondateur de l’Empire mandingue, territoire situé dans le haut bassin du fleuve Niger, le tout animé par le groupe Tambores.

    C’est de ce quai que « sont parties une centaine d’expéditions négrières pour alimenter ce commerce ignoble, une activité qui participa aussi à la prospérité de la ville », a rappelé en préambule Wally Tirera, président du collectif Paca pour la mémoire de l’Esclavage, en présence de nombreux élus, d’associatifs et de représentants de l’État. Plus précisément à partir de 1783, et pendant une dizaine d’années, lit-on sur le site de Mars Imperium, plateforme créée par une soixantaine de chercheurs en 2025 qui relate l’histoire coloniale et post-coloniale de Marseille.

    « Qu’est-ce qui justifiait le fait de faire des Africains des choses ? », s’interroge Wally Tirera. Il dénonce « un déni d’humanité habillé d’une véritable législation teintée d’une justification théologique au service du profit des nations esclavagistes qui s’estimaient au-dessus de la communauté humaine ».

    « Solidarité entre toutes les souffrances humaines »

    Alors que la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité fête ses 25 ans, en France, « pays aux trois abolitions dont deux officielles », le sujet reste sensible, estime le président du collectif, regrettant « une histoire encore aujourd’hui difficilement évocable, assumable ». Il en veut pour preuve une « institutionnalisation compliquée » avec un comité de la mémoire de l’histoire de l’esclavage « dirigé par des personnes légitimes et compétentes », disparu en 2019 « avec la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, opposant les associations les unes contre les autres en distribuant des labels ». Un label qu’il vit comme « une hérésie ».

    En plaçant la cérémonie sous le thème des « résistances », aux « oppressions, au racisme, à l’antisémitisme, à l’esclavage moderne avec ses 50 millions de victimes », Wally Tirera inscrit le collectif en « solidarité entre toutes les souffrances humaines, dans le partage de cette histoire dramatique, notre histoire commune ». Rappelant que 6 000 organisations à travers le pays œuvrent à cette mémoire, il prône « l’unité et la concorde ». L’hommage s’est terminé en silence avec le jet de pétales dans l’eau du Vieux-Port.