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  • Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    La ministre de la Santé Stéphanie Rist, a déclaré sur France Inter, que le pays était suffisamment équipé « en termes de masques » chirurgicaux et FFP2, « de tests » ou encore « de médicaments d’usage symptomatiques », en cas de potentielle propagation du virus.

    « Gestion d’entreprise »

    Une projection qui laisse Greg Fontaine, infirmier à la Timone (5e) et syndicaliste CGT dubitatif : « Il y a un manque de transparence sur les stocks. Nous n’avons pas les chiffres, mais j’en doute. Le projet de lois et de finances et celui des dépenses de l’assurance maladie ne prévoient que peu de budget pour les hôpitaux publics. »

    Les équipes soignantes de tous les hôpitaux après avoir été applaudies tous les soirs à 20h, pendant la période de la Covid ont vécu les plans d’économie successifs comme une véritable douche froide. Avec des conditions de travail toujours aussi difficiles voire encore plus, au prorata des difficultés de recrutement.

    Pour l’heure, « il n’est pas question de pandémie », insiste le syndicaliste. Mais si la situation venait à s’aggraver, « nous ne serions certainement pas prêts », cingle-t-il. Manque de personnel, mais aussi de matériel, le budget alloué aux hôpitaux publics « ne suit pas l’inflation, ce qui affaiblit les chances de guérison des patients », déplore-t-il.

    Depuis 2020, le taux de fermeture de lits ne fait qu’augmenter. Si bien, que pendant la pandémie de la Covid 19, « des soignants s’étaient mobilisés pour constituer des lits de réanimation », rappelle l’infirmier. Un manque d’équipements, qui résulte « d’une gestion d’entreprise de l’hôpital », dénonce-t-il. « L’État réduit les temps d’hospitalisation des malades pour ne pas avoir à augmenter les effectifs. Si rien n’est fait, nous ne serons pas prêts pour une éventuelle pandémie. »

  • Un premier cas d’hantavirus en France

    Un premier cas d’hantavirus en France

    Vers une nouvelle épidémie ? Un premier cas français d’hantavirus a été confirmé ce lundi. Il s’agit d’une femme rapatriée du bateau de croisière MV Hondius qui a présenté des symptômes dans l’avion médicalisé qui la transportait, de même que quatre autres ressortissants français, jusqu’à l’hôpital Bichat à Paris. Son cas « s’est dégradé dans la nuit » de dimanche à lundi, détaille la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Les quatre autres croisiéristes ont, pour l’instant, été « testés négatifs ». Ils restent néanmoins considérés comme des cas « à haut risque » par les autorités sanitaires. Hospitalisés « dans des chambres avec des flux d’air qui permettent d’éviter la contamination », « ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu’à nouvel ordre », au minimum 15 jours, a-t-elle indiqué.

    Pour éviter la propagation du virus, le gouvernement français a renforcé son dispositif de sécurité. « Afin de prévenir toute propagation de l’hantavirus de souche Andes, les personnes ayant séjourné à bord du navire MV Hondius entre le 1er avril 2026 et le 10 mai 2026 et arrivées sur le territoire national sont placées en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique. À l’issue de cette évaluation, elles sont maintenues en quarantaine ou placées à l’isolement, pour une durée totale de 42 jours », acte un décret paru au Journal officiel lundi.

    22 cas contacts identifiés appelés à se signaler

    À ce stade, vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire national : huit d’entre eux étaient passagers sur le vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg sur lequel voyageait également une croisiériste néerlandaise dont l’époux pourrait être le « patient zéro ». Les deux sont depuis décédés. Les voyageurs français concernés « ont été mis à l’isolement rapidement ». Les 14 autres français ayant voyagé à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour – dans lequel la passagère néerlandaise est montée brièvement – sont appelés à se signaler « sans délai aux autorités sanitaires ». « Nous prenons les mesures les plus strictes de la zone européenne (…) c’est tout au début de l’épidémie que ça se joue, il faut briser les chaînes de transmission du virus », martèle la ministre sur France 2.

    Le Premier ministre a convoqué lundi dans l’après-midi une deuxième réunion en deux jours à Matignon sur le sujet, en présence de la ministre de la Santé, celui de l’Intérieur, de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et de hauts responsables de l’administration dont le directeur général de la santé Didier Lepelletier. Plus tard dans la soirée ont été reçus des spécialistes de l’épidémiologie dont Olivier Schwartz (Institut Pasteur), Yazdan Yazdanpanah (ANRS MIE – agence des maladies infectieuses émergentes), Xavier Lescure (AP-HP Bichat) et Jean-François Delfraissy (président du Comité national d’éthique), selon Matignon cité par l’AFP. Le gouvernement se veut prudent mais pas alarmiste. Contactée l’ARS Paca ne donne pas de consignes à ce stade et renvoie sur les communications de l’Organisation de la direction générale de la Santé (DGS).

    « Nous ne sommes pas face à un nouveau Covid »

    La souche des Andes de l’hantavirus a un délai d’incubation allant de une à six semaines et ses symptômes sont des détresses respiratoires et cardiaques, ainsi que des fièvres hémorragiques. Elle peut se transmettre par aérosols dans des conditions de particulière de proximité. Son taux de létalité est de 40%. Il n’existe aucun traitement ni vaccin pour une infection à hantavirus. Si les traumatismes liés à la pandémie de coronavirus ont marqué les esprits, pour l’Organisation mondiale de la santé « nous ne sommes pas face à un nouveau Covid », assure-t-elle.

    « Nous prenons les mesures les plus strictes de la zone européenne (…) c’est tout au début de l’épidémie que ça se joue, il faut briser les chaînes de transmission du virus »

  • [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    La nouvelle était attendue avec une certaine impatience. Près d’un an après la violente agression par des membres du groupe néo-nazi le Bloc Montpellierain de militants communistes et du public réunis au Bar du Prolé à Alès, en mai 2025, le procureur de la République a décidé de renvoyer devant la justice trois individus.

    « Après que ces individus aient été gardés à vue, en février, puis relâchés, nous redoutions un classement sans suite qui aurait été non seulement incompréhensible mais révoltant au moment où, de surcroît, la peste brune déballe au grand jour sa haine et sa violence. Depuis un an, les victimes et leurs trois avocats n’ont eu de cesse de donner de la voix pour que ces auteurs de violences ne jouissent pas d’une impunité. Au nom des communistes Alésiens, des victimes et des amis du Prolé, je me réjouis de cette première étape. Je suis soulagé de savoir que des violences ne demeurent pas sans poursuites , a fortiori, ici, des violences politiques» réagit Giovanni Di Francesco secrétaire de la section alésienne du PCF .

    Feria d’Alès du 13 au 16 mai
  • [Exposition] Le Musée Cantini de Marseille réinvente son parcours

    [Exposition] Le Musée Cantini de Marseille réinvente son parcours

    Pensé à partir de l’histoire portuaire et des diasporas de la ville, l’accrochage propose une relecture du XXe siècle à aujourd’hui, ouverte sur les échanges entre Méditerranée, Amériques et Asie. Fidèle à son territoire, le musée met en avant une histoire de l’art globale, marquée par les croisements culturels et les hybridations.

    Les œuvres dialoguent entre générations et horizons, de Wifredo Lam à Kader Attia. Peinture, photographie, sculpture et poésie composent un ensemble décloisonné, enrichi par de nouveaux prêts et acquisitions donnant plus de place aux artistes femmes et aux scènes du Sud.

    Ce nouveau parcours préfigure la prochaine exposition du musée Cantini, « Juste au-dessus du silence, femmes engagées pour l’indépendance de l’Algérie », du 1er octobre 2026 au 21 mars 2027.

  • À Marseille, une formation dédiée aux travailleuses du BTP dans le quartier de Gèze

    À Marseille, une formation dédiée aux travailleuses du BTP dans le quartier de Gèze

    Les femmes ne représentent que 12% des travailleurs du bâtiment en 2026. « Je voulais donner des outils à ces femmes pour se sentir mieux dans leur environnement de travail », indique Leila Mariaud, ancienne RH dans le bâtiment devenue cheffe d’entreprise dans la formation. Elle a vécu de près « certains comportements déplacés » de ses collègues. Elle a ainsi décidé, il y a deux ans, de lancer sa formation.

    Jeudi dernier, elle a réuni les onze femmes qu’elle a accompagnées durant toute la semaine pour un brunch. Les participantes sont chargées de travaux, RH, plombières, maçonnes… Dans une salle de réunion prêtée par l’entreprise Constructys pour la durée de la formation, les directeurs des différentes entreprises partenaires sont aussi présents. L’ambiance est conviviale, un moment pour faire le bilan de ces quatre premiers jours d’ateliers. Les femmes participantes à cette formation obligatoire témoignent globalement de bonnes relations avec leurs collègues masculins. Malgré tout, des échanges de groupe durant la semaine ont permis à certaines de prendre conscience de leurs biais.

    Faire ses preuves

    « Ma formation porte principalement sur les comportements à adopter face à des collègues ou des employeurs, détaille Leila Mariaud. Dans ce milieu, les femmes ont tendance à s’excuser avant une phrase, à s’effacer face à des hommes. Elles ne conscientisent pas forcément leur posture. Pourtant, cela affecte jusqu’à leur salaire. Par exemple, en entretien d’embauche, les femmes osent moins parler argent. »

    « Dans mon métier, la manière de parler est très directe, il faut s’habituer à ne pas être pris avec des pincettes », témoigne Amandine, 41 ans, ancienne RH dans le spectacle vivant reconvertie dans la maçonnerie du bâti ancien. « C’est une profession physique, j’ai dû faire mes preuves. Parfois, mes collègues hommes me proposaient de l’aide, je refusais, je voulais montrer que j’étais aussi forte qu’eux. » Elle confie ne pas avoir eu de mal à s’intégrer dans l’équipe, seulement « une blague sexiste en début d’apprentissage, mais je suis passée au-dessus, je n’ai pas réagi ».

    « On voudrait que cette formation soit un bon réflexe pour les entreprises majeures du secteur, espère Olivier Dehez, directeur de Geic Formation Méditerranée, partenaire du projet. Mais pour qu’elles y soient enclin, il faudra trouver un bon ratio de durée. »

    Les femmes interrogées s’accordent sur un point positif : leurs collègues plus jeunes ont moins de comportements problématiques à leur égard.

  • Le trafic perturbé par des travaux en gare Saint-Charles

    Le trafic perturbé par des travaux en gare Saint-Charles

    Dans le cadre de la maintenance du réseau et de sa modernisation, trois chantiers d’envergure vont être réalisés. Pas moins de neuf aiguillages sont remplacés avant de passer aux opérations préparatoires à l’informatisation et à la télécommande de cinq postes entre Rognac et Saint-Martin-de-Crau. Ce qui va impacter le nœud ferroviaire de Miramas interrompu entre le samedi 16 mai 15h45 et le dimanche 17 à 10h. SNCF Gares et connexions poursuit en parallèle des travaux de mise en accessibilité des quais et de création d’une passerelle en gare de Miramas.

  • Contournement d’Arles, le président de la CCI interpelle l’État

    Contournement d’Arles, le président de la CCI interpelle l’État

    Le contournement d’Arles revient sur le devant de la scène. Après 25 ans d’instruction par les services de l’État, le projet a été désavoué par la commission de l’enquête publique, le 28 février dernier. Dans son avis défavorable au classement de l’ouvrage en autoroute, celle-ci pointe les incertitudes budgétaires ainsi que le report du trafic sur les voies secondaires. Pour éviter tout enlisement, les acteurs économiques du territoire interpellent l’État dans un courrier que Stéphane Paglia a adressé au ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot.

    Le président de la CCI du Pays d’Arles appelle « à la saisine du Conseil d’État afin d’obtenir la déclaration d’utilité publique dans les délais légaux », pour ce projet qu’il estime être « d’intérêt national et européen », puisqu’il « contribuera au développement économique d’un territoire stratégique, à la croisée de l’axe rhodanien et de la zone industrialo-portuaire de Fos-Marseille », en assurant une « continuité autoroutière entre l’Italie et l’Espagne ».

    Concernant le dispositif de péage, envisagé en 2024 puis remis en cause car il pourrait engendrer un report de près de 10 000 véhicules par jour, dont 3 000 poids lourds, sur le réseau secondaire gratuit, il assure que « ces paramètres peuvent encore évoluer ».

    Pour Stéphane Paglia, « le renouvellement, dans les prochaines années, de plusieurs concessions autoroutières [telle qu’Escota, filiale de Vinci Autoroute, Ndlr] constitue pour l’État une véritable fenêtre d’opportunité : intégrer la réalisation du contournement autoroutier d’Arles dans un ensemble remis en concurrence, plutôt que d’en porter une concession autonome et isolée ». Une option qui permettrait, selon lui, de sécuriser « un montage financier robuste », d’inscrire l’infrastructure de 26 km dans une « logique de réseau » et de répartir « l’effort économique dans le temps, sans faire peser une charge excessive sur les usagers locaux ».

  • À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    Une micro-ferme agroécologique et pédagogique, c’est le projet qu’a imaginé Florent Bonello, fondateur des Jouals. À travers cette ferme, une cueillette de fruits et de fleurs se réalise afin de sensibiliser et de faire découvrir la biodiversité locale dès le plus jeune âge. « Le but était de faire découvrir et d’enseigner l’agroécologie », explique Florent Bonello.

    Depuis son plus jeune âge, le natif de Marseille vit au contact de la nature. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agroécologie, il a immédiatement imaginé un projet pédagogique autour de la biodiversité. Les visites auront lieu chaque samedi du mois de mai, de 14h à 16h. Pour le moment, elles se limiteront à la découverte du site, sans cueillette, les fruits et végétaux étant encore en pleine croissance.

    Un autre aspect important du projet concerne le financement. L’acte d’acquisition du terrain est en cours de finalisation et le fondateur des Jouals a lancé une campagne de parrainage, disponible jusqu’au 31 mai.

    Un appui majeur

    Les Agri’Culteurs, plateforme de financement spécialisée dans les projets agroécologiques, soutiennent le projet des Jouals. Pour financer les 657 arbres et arbustes, Florent Bonello a acté un partenariat avec la société qui a ouvert ses portes depuis plus d’un an maintenant. « Nous partons du principe que les agriculteurs ne peuvent pas porter seuls la charge de prendre soin de l’environnement », déclare Jeanne Bonnet, présidente de la plateforme les Agri’Culteurs. Une rencontre décisive pour Florent Bonello, qui a pleinement adhéré à la démarche. « Elle (Jeanne Bonnet) est venue directement sur le terrain et m’a orchestré un panel de médias avec des vidéos, des images et du son pour la communication des Jouals, c’était parfait », ajoute-t-il. Jeanne Bonnet complète : « Son idée de projet correspond totalement à nos valeurs. L’idée est de soutenir des agriculteurs engagés en allant les aider à trouver des financements. »

    À ce jour, 31 donateurs ont déjà contribué, et le projet continue de progresser. Florent Bonello espère voir ses végétaux pleinement développés d’ici septembre, tout en poursuivant son ambition pédagogique : « La sensibilisation par l’émerveillement, c’est la clé de la réussite. C’est même un spectacle pour les enfants », affirme-t-il.

    Campagne de parrainage sur le site lesarbri-culteurs.fr

  • Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    C’est surtout côté banc de touche, avec six minots appelés, que l’on devinait la pénurie actuelle à laquelle doit faire face l’entraîneur olympien. Néanmoins, les retours de Gerónimo Rulli et Benjamin Pavard pouvaient apporter une certaine sécurité défensive. Cela permettait surtout d’utiliser Tochukwu Nnadi à un poste plus adéquat par rapport au match à Nantes, où le Nigérian avait souffert en piston droit.

    Face à des Normands bien organisés et qui n’hésitaient pas à les harceler dans leur moitié de terrain, les Marseillais mettaient du temps à trouver leurs repères. Éprouvant des difficultés à s’approcher du but havrais, alors que Gerónimo Rulli se faisait quelques frayeurs.

    L’assistance vidéo allait finalement débloquer le match. Offrant à Mason Greenwood l’occasion de placer l’OM sur le bon chemin et prendre des points importants dans la course à la Ligue Europa.

  • Grand cirque enneigé d’une « enfance oubliée » à Aix

    Grand cirque enneigé d’une « enfance oubliée » à Aix

    Un jour, j’ai réalisé que je voulais créer un show qui pourrait nous ramener aux rêves de notre enfance, qui pourrait aider les spectateurs à s’évader de la prison de la vie d’adulte et redécouvrir leur enfance oubliée », a édicté Slava Polunin.

    Tel est le leitmotiv de Slava’s Snowshow, grand spectacle de cirque slave que cet artiste et metteur en scène russe échafaude en 1993 à Saint-Pétersbourg, dans le sillage de Yellow, clown atypique en diable qui guide le public « dans un monde peuplé de créatures étranges et attachantes », indique le programme du Grand Théâtre de Provence. La salle de spectacle accueille sept représentations entre le mercredi 13 et le dimanche 17 mai.

    « Ce spectacle est venu au monde comme un enfant bien aimé dont je ne souhaite jamais me séparer parce qu’il ne cesse de me surprendre et m’intriguer. Il peut donner de la joie ou du chagrin, divertir ou vous émouvoir aux larmes », juge Slava Polunin à propos cette œuvre tragicomique ayant attiré plus de 10 millions de spectateurs à travers le monde depuis une trentaine d’années.

    De « l’art du clown »

    et de « la folie »

    Maestro de la pantomime dans la lignée de quelques-unes de ses figures tutélaires telles que Charlie Chaplin ou Marcel Marceau, Slava Polunin « fusionne drame et rire » au possible, explique-t-il, « dans un langage inspiré par Gogol et Beckett pour réunir dans mon personnage l’épique avec le lyrique, la tendresse avec la passion, la sagesse avec la naïveté ».

    Création muette, mais pourtant diablement poétique et éloquente, Slava’s Snowshow n’en reste pas mois portée par une « bande-son emblématique » comprenant des titres comme le Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre composé en 1939 par Joaquin Rodrigo, ou encore La petite fille et la mer de Vangelis, dont la mélodie introduit près de deux heures d’un spectacle à la magie transfrontalière.

    « Mes acteurs sont originaires du Canada, d’Israël, de la République tchèque, d’Italie, de France, de Russie, du Royaume-Uni ou des États-Unis, même si la plupart d’entre eux sont russophones. Dans ma compagnie, il n’y a pas de rôles fixes. N’importe quel clown Green peut devenir clown Yellow et n’importe quel technicien peut se transformer en clown et inversement », prévient Slava Polunin. Avec l’entrelacement de disciplines telles que le théâtre, la musique et les arts visuels, le fruit d’une féerie qui « étend les tentacules de l’art du clown et de la folie jusqu’où on ne les attendait pas ».

    « Slava’s Snowshow » à 15h et 20h du mercredi 13 au dimanche 17 mai. Entre 10 et 38 euros.
    Plus d’informations sur le site lestheatres.net