Category: accueil-merge

  • Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Après plusieurs alertes, les travailleurs de la CPMM, qui sont en charge de la distribution de la presse sur une partie de la région Sud, passent à l’interpellation « de l’opinion publique, la population et des élus locaux ». Une interpellation qui passe par le lancement d’une pétition* à l’objectif clair : « On veut solliciter la population et les mairies qui tiennent à leurs petits commerces et à leur presse. On veut leur dire qu’il y a un risque économique, que la filière est en danger », résume Nicolas Guglielmacci, pour la CGT de la coopérative. Il rappelle la problématique : « Les aides à la distribution de la presse sont accaparées par des gros éditeurs et ne redescendent pas jusqu’à nous. »

    Concrètement, la coopérative, confrontée à une conjoncture économique difficile, ne touche pas un kopeck de la myriade d’aides pour la presse. « Les aides à la distribution ont été augmentées à cause de la baisse des ventes, de 4,5 millions d’euros, mais on n’a rien eu. Il y a un risque pour la CPMM, mais aussi les diffuseurs [kiosques par exemple, Ndlr], ou des éditeurs locaux si rien ne change. Il pourrait y avoir un arrêt de la distribution », développe le syndicaliste. Lancée le 7 mai, la pétition recueille déjà plus de 300 signatures en ligne à l’heure où nous écrivons ces lignes.

  • Le leader de l’énergie rapatrie ses productions en Europe

    Le leader de l’énergie rapatrie ses productions en Europe

    Notre projet Azur consiste à relocaliser, en Europe, nos entreprises basées en Chine. Nous allons mutualiser notre ligne de production avec un acteur historique du secteur, le fabricant autrichien, Sonnenkraftun. C’est une décision qui fait suite à la réduction de la TVA, l’an dernier, qui est passé de 20% à 5,5% en Europe », explique Jérôme Mouterde, directeur de Dualsun. Le PDG a cofondé l’entreprise en 2010, avec Laetitia Brottier, sur un concept de panneaux solaires hybrides.

    Trouver sa place

    Implantée à Marseille (13e), l’entreprise se démarque, dès son lancement, avec un prototype innovant. Un panneau solaire qui combine production d’eau chaude et stockage d’énergie. La société se hisse rapidement au rang de leader français dans le marché de l’équipement énergétique en région Paca, puis dans le pays. Son essor correspond à environ 25% de parts de marché dans la couverture en panneaux photovoltaïques des résidences. Cette première réussite lui a permis de se lancer dans un marché plus concurrentiel : celui du panneau photovoltaïque classique. Un secteur déjà largement dominé par les entreprises chinoises, qui représentent aujourd’hui 98% des panneaux solaires importés en Europe.

    Et si « une gamme des panneaux hybrides est aujourd’hui produite en Rhône-Alpes, rappelle Jérôme Mouterde, une partie des sites de production de panneaux solaires classiques a dû être installée en Chine, il y a six ans, pour résister face au géant chinois ».

    « Concurrence déloyale »

    Une délocalisation qui avait été motivée par des coûts de production « 50% plus élevés en France », précise le directeur. Un écart aujourd’hui finalement « rééquilibré » avec cette baisse de TVA à 5,5% au lieu de 20%. C’est cette récente réforme qui l’a poussé à tisser un partenariat avec la société autrichienne historique, une occasion de « participer à la souveraineté énergétique française, estime-t-il, à ce jour bien plus vulnérable que son concurrent chinois », dans le domaine des énergies renouvelables.

    Le PDG s’avoue malgré tout « dubitatif », quant à la durabilité de cette réforme, qu’il espère voir « s’ancrer dans le temps, avec des réglementations plus claires ». Avec toujours l’objectif affiché, à terme, de « s’implanter dans la région ».

  • Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Alors que le budget de la Métropole AMP est entre les mains de la Chambre régionale des comptes (CRC), à la suite du refus des élus de le voter, le président de l’établissement public a rédigé un courrier à l’adresse des travailleurs.

    C’est le premier courrier à l’adresse « directe » des agents depuis le début du mandat de Nicolas Isnard (LR). Il n’hésite pas à les brosser dans le sens du poil, en préambule : « Je veux vous dire la confiance pleine et entière que j’ai en vous. » Mais l’élu revient surtout sur cette forme de mise sous tutelle de son institution : « Ce choix place notre collectivité dans une situation qui peut susciter des inquiétudes. »

    Rappelons que quasiment tous les syndicats de la Métropole étaient montés au créneau, à des degrés divers d’alertes, quant aux potentielles conséquences de la mainmise de la CRC sur son budget (lire notre article du 05/05). D’où un ton qui se veut rassurant : « Cette situation ne remet en cause ni la solidité de notre institution, ni votre place en son sein. » Nicolas Isnard tente d’apporter des réponses concrètes à une partie des inquiétudes : « Vos rémunérations, vos droits statutaires et vos acquis sociaux ne sont pas affectés. » Et assure que « le cadre juridique garantit la continuité du fonctionnement de la collectivité ». Pour autant, il a aussi une parole moins réjouissante pour les agents : « Cette situation appelle de notre part lucidité et responsabilité. […] Les mois à venir nécessiteront un effort collectif. »

    Un courrier « très inquiétant »

    Du côté de la CGT AMP, ces propos ne suffisent pas à apaiser les craintes : « Si, sur le maintien des salaires, il a pu rassurer les agents, ce courrier reste très inquiétant. […] Il ne fait aucune mention des 1 200 agents contractuels actuellement en poste. » L’organisation développe : « Les baisses budgétaires entraîneront une augmentation de charge de travail et une réorganisation des services. » Retour similaire, ou presque, du côté de la FSU. « Même si ça se veut rassurant, on ne l’est pas sur le fond. Il explique qu’il va falloir faire des efforts, et dans le fonctionnement de la Métropole, ça peut impliquer un mode dégradé », estime Serge Tavano, secrétaire général du syndicat. S’il reconnaît que « c’est une bonne chose qu’il parle aux agents », Serge Tavano reste inquiet : « Ce n’est pas sécurisant pour autant. » Enfin, Patrick Rué, pour FO, « remercie le président d’avoir répondu à notre inquiétude afin d’informer les agents sur sa position ».

  • Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Avec des budgets de plus en plus restreints, les Français doivent désormais élaborer une véritable stratégie pour se reposer sans s’endetter. Le prix du kérosène a fortement augmenté, influençant directement celui des billets d’avion. Les billets long-courriers aller-retour en classe économique chez Air France-KLM ont augmenté, avec une hausse pouvant aller jusqu’à environ 100 euros selon les cas. Par ailleurs, Transavia a annulé environ 200 vols en mai et juin, au départ de plusieurs aéroports français, dont Marseille.

    Alors, partir moins loin et moins longtemps est une solution de plus en plus privilégiée. Dans une étude publiée le 28 avril, l’Alliance France Tourisme (AFT ) annonce que « 68% des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025 (…). Seuls 37% se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier ». Malgré cette baisse, les Français restent toutefois très attachés aux vacances estivales. Il s’agit plus de s’adapter que de ne pas partir du tout. Cette année, 71% choisissent la France (+3 points par rapport à 2025), contre 23% l’Europe et seulement 9% des destinations lointaines, selon les données de l’AFT.

    « Pour l’instant, la fréquentation est stable »

    En 2025, la région Paca se situait au deuxième rang des destinations de séjours préférées des Français, selon les données du Comité régional de tourisme. Nicolas Guyot, directeur de l’hôtel Carré Vieux-Port à Marseille et vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, se prépare donc à cet engouement : « Pour l’instant, la fréquentation est stable, on s’attend à ce que cela augmente effectivement, notamment au moment où les Français vont réaliser que partir loin devient trop coûteux ou compliqué. »

  • Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Il y aura-t-il des avions à un prix abordable pour les vacances d’été ? Ou même des avions tout court ? La question aurait pu paraître saugrenue il y a quelques semaines, mais elle devient très sérieuse pour beaucoup de futurs vacanciers au regard du blocage du détroit d’Ormuz et du conflit irano-américain.

    Car le kérosène qui sert de carburant aux avions voit son prix atteindre des sommets, comme le diesel à la pompe à essence. Une montée qui a de quoi inquiéter les acteurs du secteur aérien. « L’envolée du cours du pétrole fait qu’on a plus que doublé le prix du kérosène. Pour faire un Marseille-Athènes, sur une heure de vol, le coût du carburant, c’est 20% du coût total. Si c’est du long courrier, ça représente 35%. Imaginez maintenant que ça double : le 20% devient 40% et le 35% passe à plus de 50%… », campe Jean-François Dominiak, président du syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA). Cette organisation professionnelle, qui regroupe la moitié des compagnies aériennes françaises, dont Air Corsica, tire la sonnette d’alarme sur la viabilité économique : « Le détroit d’Ormuz représente entre 40 et 50% de la production mondiale de kérosène. Et, au mieux, les bonnes compagnies dégagent entre 5 et 10% de résultat. En ajoutant 20% de coût, on gomme ce résultat. Non seulement il n’y a plus de marge, mais en plus, il y a une perte. »

    L’envolée de ces prix a déjà des conséquences concrètes avec des annulations en cascade et une répercussion sur les billets des passagers. C’est la filiale néerlandaise d’Air France-KLM qui a lancé l’une des premières charges, dès le 16 avril, avec une réduction de « 80 vols aller-retour » depuis l’aéroport d’Amsterdam, l’une de ses plateformes phares. Autre filiale du groupe, mais même raisonnement avec la compagnie low-cost Transavia qui, fin avril, annonce l’annulation d’environ 400 vols, « moins de 2% du programme ». La liste des entreprises qui annulent des vols s’allongent avec le temps : 20 000 pour Lufthansa d’ici octobre, 6% de liaisons en moins pour Air Transat, 10% de baisse pour Ryanair. Cerise sur le gâteau, la compagnie espagnole Volotea, en plus de réduire ses vols, réclame à ses passagers « un supplément (…) si les prix du carburant dépassent le niveau de référence ». Notons aussi que Transavia a augmenté le prix des billets de l’ordre de « 10 euros en moyenne par aller-retour », tandis qu’Air France a relevé ses prix de 70 euros sur les liaisons transatlantiques… Reste que, sur le terrain, ces annonces ne provoquent pas de séisme puisque l’aéroport Marseille-Provence constate un « trafic stable » et juge ces annulations « à la marge » (lire entretien ci-contre).

    « Il faut que l’État nous aide »

    S’engage alors un bras de fer entre les entreprises du secteur, les gouvernements européens et les associations de consommateurs. « Des compagnies ont de gros problèmes de trésorerie, certaines volent à perte. Il faut que l’État nous aide », plaide Jean-François Dominiak. Le SCARA réclame notamment un effort particulier pour les dessertes ultramarines, corses et celles relevant de délégation de service public (DSP), chères à de nombreux Provençaux. En réponse, le gouvernement dit préparer des mesures et réfléchit à « des reports de charge », mais rien d’acté pour l’heure.

    Et, au final, ce sont les passagers qui maronnent légitimement. « La volatilité du prix du carburant est un risque économique que les compagnies aériennes ne doivent pas faire peser sur les passagers », juge Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, plateforme de défense des droits des passagers aériens. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a tenté d’éteindre les inquiétudes des acteurs aéroportuaires, ce mercredi 6 mai, à la suite d’une réunion avec les compagnies aériennes, en assurant n’avoir « aucune crainte » de pénurie entre mai et juin et « sans doute peu » pour l’après. Son homologue aux Transports, Philippe Tabarot, minimise la problématique : « Les cas d’annulation sont pour l’instant assez exceptionnels. »

    Vers des destinations

    plus proches ?

    De quoi rassurer les acteurs de l’aérien ? « Le gouvernement nous dit qu’il y a des stocks pour 2 mois et demi. Ça nous amène jusqu’en août, mais que se passe-t-il après ? Personne n’est capable de le dire », commente Jean-François Dominiak, qui participait à ladite réunion ministérielle. Il anticipe une autre problématique de fond : « Est ce que beaucoup de passagers voudront toujours prendre le risque d’aller passer des vacances lointaines dans ces conditions ? Est-ce que les gens ne préféreront pas aller faire du camping à côté de Marseille ? Juste après l’épidémie de Covid-19, les gens sont restés dans un périmètre proche. Pendant la crise de 2008, les gens ont pris des vacances, mais d’abord en France… »

    Illustration de ce report vers des destinations plus proches : la compagnie Volotea a lancé, le 7 mai, une nouvelle ligne au départ de Marseille vers Limoges. Rien d’anodin puisqu’elle propose « deux vols par semaine, les jeudis et dimanches » et entend augmenter la cadence pour la haute saison, jusqu’à « quatre fréquences hebdomadaires en août les lundis, mercredis, vendredis et dimanches ». Dans la même lignée, la compagnie TwinJet proposera une ligne « éphémère », du 22 juillet au 12 août, à destination d’Olbia en Sardaigne. Reste donc à voir si les passagers changent de braquet pour ces vacances.

  • Habib Beye dénonce de fausses informations

    Habib Beye dénonce de fausses informations

    Après l’humiliation de Nantes, Habib Beye avait opté pour un nouveau conclave à La Commanderie pour préparer le déplacement au Havre. Une semaine qui a été marquée par des événements qui ont pris des proportions hors normes. Comme la décision d’arrêter une séance d’entraînement. «Je l’ai fait car c’était une session intense. Il reste deux minutes trente et je ne voyais pas l’intérêt de poursuivre», s’est justifié l’entraîneur marseillais.

    Mais, comme le disait si bien Pape Diouf, «à Marseille, on fait d’un œuf un bœuf», cela a suffit pour insinuer que plus rien n’allait dans la maison OM. Et Habib Beye, commentant l’accolade avec Mason Greenwood sur le bord de pelouse après la victoire au Havre, y est allé de sa mise au point. «L’image est belle, car elle est nécessaire de sa part, avec tout ce qui s’est dit. Quand je vois les mensonges qui sont racontés à mon sujet, et sur mes joueurs, que j’ai arrêté l’entraînement à cause de lui, ça me désole. Dans le métier, plus rien n’est vérifié. C’est la course à l’info, aux mensonges. Une sorte de défouloir à ciel ouvert. J’ai rarement connu in tel acharnement sur une personne», a – t- il insisté.

    Quant à la sanction prise à l’encontre de Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye n’a pas souhaité y revenir. «Je préfère parler des joueurs qui étaient là

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Il a fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir l’espoir renaître dans les yeux des poloïstes marseillais. Dominés lors de la demi-finale aller à Kragujevac (17-14), les joueurs du Cercle des Nageurs de Marseille ont réussi l’exploit de combler leur retard, samedi, lors du match retour au bassin Pierre-Garsau, avant de décrocher leur qualification pour la finale de l’Euro Cup (16-11). La deuxième de leur histoire après le sacre de 2019. « On a vécu un grand moment », savoure Marc Amardeilh, l’un des entraîneurs adjoints du CN Marseille.

    L’ancien responsable de la formation phocéenne, devenu en 2019 le premier entraîneur français à remporter un titre européen, dirigeait l’équipe au bord du bassin après le carton rouge reçu par Milos Scepanovic lors du match aller. « Sans parler de tactique, la première chose à faire était de les rendre nerveux. On savait que c’était une équipe capable de s’agacer rapidement, y compris les coaches sur le bord du bassin. Nous, on s’était dit qu’il fallait rester concentrés, quelles que soient les circonstances. C’était déjà le premier match à gagner : celui de l’attitude », insiste le technicien marseillais.

    Duel finale contre Split

    Accrochés au score jusqu’à la mi-temps, les Marseillais ont fini par creuser l’écart à la fin du troisième quart-temps, avant de distancer largement les pensionnaires de Kragujevac lors de la dernière période. « On a raté des penalties au début, mais ça voulait surtout dire qu’on ne s’était pas créé beaucoup d’occasions. On savait que si on continuait à jouer comme ça, on finirait par avoir des opportunités pour se détacher un peu. En fait, ça s’est construit petit à petit. Et ce n’est pas plus mal non plus. Si on avait pris trois buts d’avance dès la première période, il aurait été difficile de défendre ce résultat. Là, on est allé le chercher », se félicite Amardeilh.

    Ce succès de prestige permet donc au Cercle des Nageurs de Marseille de se qualifier pour la finale, où il affrontera le club croate de Jadran Split. « On va d’abord bien récupérer, puis essayer de préparer cette rencontre du mieux possible en étudiant attentivement l’équipe adverse », explique l’adjoint marseillais.

    Cette aventure n’est pas sans lui rappeler celle vécue il y a sept ans, lorsque seuls Arshak Hovhannisyan, Pierre-Frédéric Vanpeperstraete et les cousins Vernoux figuraient déjà dans l’effectif phocéen. « Je pense que si on joue avec nos qualités, qu’on conserve une bonne attitude et la confiance en nos forces, on aura de grandes chances de remporter la Coupe », estime Marc Amardeilh.

  • Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Ordre du jour chargé pour la direction communiste ce week-end : débat sur la situation politique, célébration des 90 ans du Front populaire, définition de déroulement du congrès qui aura lieu à Lille du 3 au 5 juillet, processus de choix pour la présidentielle, vote d’un cahier thématique sur la paix et adoption du budget du parti.

    Après l’adoption d’une résolution « Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! » (90 pour, 2 contre et 6 abstentions), c’est la préparation du congrès et de l’échéance présidentielle qui a le plus animé les débats.

    Pour mettre en œuvre les décisions qui seront prises lors du congrès national, qui se tiendra à Lille du 3 au 5 juillet, le conseil national a décidé que les délégués se réuniraient en conférence nationale, à son issue, afin de définir le bulletin de vote qui sera soumis aux adhérents pour qu’ils tranchent le positionnement du PCF pour la présidentielle, lors d’un vote organisé du 3 au 6 septembre.

    « Le projet doit nous guider plus que le casting »

    Un calendrier approuvé par 63 voix pour, 9 contre, 8 abstentions, critiqué par plusieurs membres du conseil national. « C’est speedy-gonzales, c’est un passage en force », considère ainsi Jean-Noël Aqua (Paris). « Le calendrier est trop court pour que la majorité des communistes prenne la décision », pour Émilie Lecroq (Seine-Saint-Denis). « Le congrès ne doit pas ressembler à celui de Marseille qui était un grand meeting », ajoute Denis Öztorun (Val-de-Marne). Frédéric Boccara défend l’idée d’une conférence nationale « à l’automne ».

    Sur le fond, Saliha Boussedra (Gard) juge qu’une candidature communiste serait « incompréhensible au lieu de travailler à la constitution d’un bloc de gauche », en soulignant le risque d’une victoire de l’extrême droite.

    D’autres, au contraire, relèvent le niveau très bas de la gauche qui se situe autour des 30% dans le pays et la nécessité de candidatures qui mobilisent et contestent à l’extrême droite son hégémonie dans les catégories populaires. Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) appelle à « faire reculer l’extrême droite avec une candidature communiste » et alerte sur l’importance du calendrier pour éviter un choix par défaut « comme en 2017 ». Esteban Evrard (Pas-de-Calais) estime que « les communistes veulent partir à la bataille ». Pour Clara Gimenez (Hérault), la présidentielle est un moment-clé pour « faire découvrir notre projet de société », quant à Nicolas Cossange (Hérault), il insiste : « Il n’y a que Fabien Roussel qui puisse être notre candidat et donc notre porte-parole. »

    Avant eux, le secrétaire national du PCF s’est exprimé : « J’ai lu les trois textes alternatifs qui viendront certainement enrichir la base commune et nos débats. N’en ayons pas peur, le débat est salutaire, utile », a-t-il affirmé, appelant à projeter le PCF dans les « 15 à 20 prochaines années, pour qu’il soit une force politique forte, révolutionnaire, solide, unie ».

    Il s’est déclaré « disponible » pour porter le projet communiste devant les Français lors de l’élection présidentielle. « Je suis prêt, si les communistes en décident, à y mettre toute mon énergie », a-t-il indiqué. Pour lui, « le pire serait de ne pas choisir » et « le projet doit nous guider plus que le casting ».

    CALENDRIER

    6 et 7 juin : vote des adhérents pour choisir la base commune de discussion du congrès.

    13 et 14 juin : congrès de section.

    20 et 21 juin : congrès départementaux.

    3, 4 et 5 juillet : congrès national à Lille avec réunion en conférence nationale le 5 afin de définir les différentes options soumises aux communistes pour la présidentielle.

    3 au 6 septembre : vote des adhérents sur le choix pour la présidentielle.

  • Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    L’épisode de gastro-entérites survenu à Rousset, le 16 avril dernier, a trouvé son explication. Cet événement avait entraîné des restrictions de consommation de l’eau du robinet pour l’ensemble des habitants de la commune jusqu’au 24 avril. Une enquête épidémiologique avec un questionnaire, lancée le 17 avril, avait recueilli 1 182 réponses et a permis d’identifier 895 personnes ayant déclaré des symptômes entre le 2 et le 22 avril. Parmi elles, 86% avaient un lien avec la commune de Rousset (lire notre édition du 23/04).

    Les conclusions de Santé publique France viennent d’être rendues publiques Selon ce rapport, l’épidémie est désormais clairement attribuée à une « origine hydrique ». Elle est liée à une « contamination du réseau d’eau potable », exploité par la Société des Eaux de Marseille (SEM), ainsi qu’à un « un dysfonctionnement du système de chloration ». Les analyses microbiologiques ont révélé la présence de plusieurs agents « pathogènes ». Parmi eux, des virus de type norovirus et rotavirus, mais également des bactéries telles qu’Escherichia coli.

    Santé publique France évoque également une hypothèse pour expliquer cet épisode : un phénomène de « retour d’eau » qui aurait pu entraîner une intrusion d’eaux usées dans le réseau d’eau potable. Cette piste est avancée « au regard des éléments microbiologiques observés », sans être présentée, à ce stade, comme une certitude définitive.

    « échanges constants »

    La municipalité de Rousset, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, rappelle s’être « mobilisée dès les premiers signalements ». Elle souligne avoir maintenu « des échanges constants » avec l’Agence régionale de santé, les autorités sanitaires et la SEM, tout en « assurant l’information de la population et le suivi quotidien de la situation ». Des mesures de précaution ont été mises en place « rapidement », notamment la distribution de dizaines de milliers de bouteilles d’eau, rendue possible grâce à « l’engagement de nombreux bénévoles ».