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  • Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille, mairie centrale

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Rémy Bazzali (LO)

    Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics – Coralie Raynaud (SE),

    Marseille je t’aime avec Martine Vassal – Martine Vassal (DVD)

    Marseille en ordre – Franck Allisio (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu – Sébastian Delogu (FI)

    Pour Marseille, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Benoit Payan (DVG)

    Marseille écologie – Christine Juste (Divers écolos)

    Marseille 1er et 7e arrondissements

    Marseille je t’aime 1/7 avec Romain Simmarano – Romain Simmarano (Ren)

    Marseille en ordre 1er & 7e – Clémence Parodi (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 1er et 7e arrondissements – Sebastian Barles (Divers écolo)

    Pour Marseille, 1er et 7e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Sophie Camard (GRS)

    Marseille 2e et 3e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Isabelle Lonnet (LO)

    Marseille je t’aime 2e et 3e avec Solange Biaggi – Solange Biaggi (LR)

    Marseille en ordre 2e & 3e – Marie Bermejo (RN)

    NPA révolutionnaires – Marseille, ouvrière et révolutionnaire – Juliette Coleou

    Marseille citoyenne – Hyacinthe Etoundi

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 2e et 3e arrondissements – Alladine Abdallah Salim (LFI)

    Marseille pour tous – Elisabeth Said

    Pour Marseille, 2e et 3e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Anthony Krehmeier (PS)

    Marseille 4e et 5e arrondissements

    Marseille je t’aime 4–5 avec Bruno Gilles – Bruno Gilles (Horizons)

    Reprendre Marseille aux riches – Mathilde Lanté (Révolution Permanente)

    Marseille en ordre 4e & 5e – Thomas Battesti (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 4e et 5e arrondissements – Léa Bijaoui (FI)

    Pour marseille, 4e et 5e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Didier Jau (EELV)

    Marseille 6e et 8e arrondissements

    Marseille je t’aime 6e et 8e avec Catherine Pila – Catherine Pila (LR)

    Marseille en ordre 6e & 8e – Jean-Baptiste Rivoallan (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 6e et 8e arrondissements – Victoire Diethelm (FI)

    Pour Marseille, 6e et 8e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Olivia Fortin (mad mars)

    Marseille pour tous – Maximilien Touat

    Marseille écologie – Christine Juste (divers écolos)

    Marseille 9e et 10e arrondissements

    Marseille pour tous – Stéphanie Brun

    Marseille je t’aime 9-10 avec Laure Agnès Caradec – Laure Agnès Caradec (LR)

    Marseille en ordre 9e & 10e – Eléonore Bez (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 9e et 10e arrondissements – Myriam Meghraoui (FI)

    Pour Marseille, 9e et 10e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Pierre Huguet (G.s)

    Marseille 11e et 12e arrondissements

    Marseille je t’aime 11–12 avec Sylvain Souvestre – Sylvain Souvestre (LR)

    Marseille en ordre 11e & 12e – Olivier Rioult (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 11e et 12e arrondissements – Radhouane Ouachani

    Pour Marseille, 11e et 12e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Yannick Ohanessian (PS)

    Marseille 13e et 14e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Frédéric Gourc (LO)

    Marseille je t’aime 13 & 14 avec Marion Bareille – Marion Bareille (dvd)

    Ambition citoyenne – Sami Benfers

    Marseille en ordre 13e & 14e – Sandrine d’Angio (RN)

    Marseille pour tous – Nora Préziosi (DVD)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 13e et 14e arrondissements – Mohammed Bensaada (FI)

    Pour Marseille, 13e et 14e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Tina Biard Sansonetti (DVG)

    Marseille 15e et 16e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – François Roche (LO)

    Marseille je t’aime 15/16 avec Gérard Blanc – Gérard Blanc (Ren)

    Marseille pour tous – Said Ouichon

    Marseille en ordre 15e & 16e – Thibaut Charpentier (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 15e et 16e arrondissements – Rabyata Boinaheri (FI)

    Pour Marseille, 15e et 16e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Samia Ghali (DVG)

    Aix-en-Provence

    Aix en commun – Julie Boronad (FI)

    Agir pour Aix – Jean-Louis Geiger (RN)

    Passionement aixois – Sophie Joissain (LR)

    Aix pour vous – Philippe Klein (Horizon)

    Aix avenir – Marc Pena (Union de la gauche horsFI)

    Aix vivante et populaire – Mounir Ben-Ammar (Liste citoyenne de gauche)

    Arles

    L’union pour Arles – Nicolas Koukas (Union de la gauche hors FI)

    Arles au cœur – Patrick de Carolis (SE Horizons)

    Lutte ouvrière-le camp des travailleurs – Anne Testut (LO)

    Arles populaire, digne et solidaire – Jecilla Regad (FI)

    Plus proche d’Arles – Jean-Michel Jalabert (SE)

    Fiers d’être arlésiens – Rémy Benson (RN)

    Allauch

    Génération Allauch – Lionel De Cala (LR)

    Allauch à gauche – Frédéric Dutoit (Union de gauche avec LFI)

    Rassemblement pour Allauch – Christelle Varnier (RN)

    Allauch Avenir – Valentin Sérézat (SE)

    Aubagne

    Passion Aubagne – Gérard Gazay (LR)

    Aubagne ensemble vers l’avenir – Mohammed Salem (DVD)

    Rassemblons-nous pour Aubagne – Joëlle Melin (RN)

    Aubagne mérite mieux – Giovanni Schipani (DVD)

    Aubagne en commun – Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI)

    Changer d’ère – Elodie Malek (FI)

    Fos-Sur-Mer

    Fos ensemble, en mieux – Philippe Maurizot (RN)

    Notre Fos – Rémi Esnault (DVG)

    Nous sommes Fos – Jean-Michel Leroy (PS)

    Fos en partage – Jean Fayolle (Divers centre)

    Gardanne

    Avec Herve Granier Gardanne-Biver avance ! – Hervé Granier (LR, liste SE)

    Ensemble changeons de cap pour Gardanne Biver – Jean-Marc La Piana (Union de la gauche)

    Notre ville, notre avenir – Bruno Priouret (RN)

    Istres

    « Istres, de toute son âme ! » – Robin Pretot (LR)

    Istres, l’énergie du changement – Damien Broc (RN)

    Nous sommes Istres – François Bernadini (DVG)

    Istres verte et sociale – Stéphane Pailhous (Liste de gauche)

    La Ciotat

    À jamais ciotadens – Alexandre Doriol (DVD)

    Rassemblons nous pour La Ciotat – Hervé Itrac (extrême droite)

    Cap sur le bon sens – Daniel Salenc (RN)

    La Ciotat nous rassemble – Karim Ghendouf (Union de la gauche hors LFI)

    Bifurquons a gauche ! – Antoine Vichy (FI)

    Le Rove

    Continuons ! – Paul Sabatino (Union de la gauche hors LFI)

    Unis pour notre commune – Laetitia Cangelosi (RN)

    Marignane

    Ensemble pour Marignane – Christian Amiraty (SE soutenu par LR)

    Mieux vivre à Marignane – Ariane Lombardi (Liste de gauche)

    Marignane aux Marignanais – Eric Le Dissès (Droite)

    Martigues

    Martigues – belle, fière et sûre – Emmanuel Fouquart (RN)

    Collectif citoyen martegal – Frédéric Grimaud (LFI)

    Gaby charroux pour Martigues ! – Gaby Charroux (Union de la gauche hors LFI)

    Un nouveau souffle pour Martigues – Anne-Marie Sudry (GRS)

    Un avenir pour Martigues – Jean-Luc Di Maria (LR)

    Miramas

    Pour Miramas – Frédéric Vigouroux (Union de la gauche hors LFI)

    Redonnons espoir a Miramas – Killian Santana (RN)

    Ensemble pour demain –
    Errol Ferrer (SE soutenu
    par LFI)

    Port-de-Bouc

    Avec Laurent, poursuivons de l’avant – Laurent Belsola (Union de la gauche)

    Que ça change ! – Pascal Spanu (RPR)

    Rognac

    Pour vous, pour Rognac – Sébastien Garrel

    Rognac autrement ! – Willy Nicollet

    Rognac d’abord – Christophe Gonzalez (RN)

    Salon-de-Provence

    Demain Salon – Patrick Chini (Union de la gauche hors FI)

    Salon en commun – Anaïs Giner (FI et NPA)

    Reussir salon – Nicolas Isnard (LR)

    Agir pour salon – Cédric Vaccarezza (RN)

    Septèmes-Les-Vallons

    Ensemble pour Septèmes 2026 – André Molino (Union de la gauche hors LFI)

    Le choix de Septèmes – Smahane Mebarki (FI)

    Septèmes autrement – Adrien Duché (UDR)

    Vitrolles

    Ensemble pour Vitrolles – Loïc Gachon (Union de la gauche hors LFI)

    Vitrolles unie – Philippe Farrugia (DVD)

    Vitrolles en ordre – Fabien Bravi (RN)

    Les 23 villes bucco-rhodaniennes avec une seule liste

    Boulbon (Boulbon notre village, continuons ensemble – Jérémie Becciu), Cadolive (Continuons ensemble pour un Cadolive gagnant – Serge Perottino), Chateauneuf-le-Rouge (Chateauneuf-Le-Rouge, l’audace en + – Michel Boulan), Eygalières (Eygalières, notre fierté, notre avenir – Aline Pelissier), Grans (Grans à vivre… Ensemble – Philippe Léandri), Graveson (Graveson notre engagement – Michel Pecout), Jouques (Continuons ensemble pour Jouques – Eric Garcin), Lamanon (Agir pour Lamanon – Christian Nervi), Le Puy-Sainte-Réparade (Liste d’union républicaine et d’intérêt communale – Jean-David Ciot), Les-Baux-de-Provence (Les Baux Naturellement – Anne Poniatowski), Mas Blanc des Alpilles (Ensemble pour l’avenir de notre village – Laurent Geslin), Maillane (Pour Maillane – Eric Lecoffre), Mollèges (Unis pour Mollèges – Corinne Chabaud), Peypin (Mon parti c’est Peypin – Frédéric Gibelot), Peyrolles-en-Provence (Garder le cap, agir pour l’avenir – Thomas Aarcamone), Plan d’Orgon (Unis et engagés pour Plan D’orgon – Jérôme Guichard), Rognonas (Rognonas en pays d’Arles – Yves Picarda), Saint-Antonin-sur-Bayon (Un village protégé, solidaire, engagé pour son avenir – Christian Delavet), Saint-Cannat (Ensemble pour Saint-Cannat – Joël Levi-Valensi), Saint-Chamas (Naturellement Saint-Chamas – Magali Ramos), Saint-Etienne-Du-Gres (Le gré 2026, un souffle nouveau – Jean Mangion), Saint-Mirtre-les-Remparts (Saint-Mitre-en-vie – Vincent Goyet), Verquières (Verquières, entre héritage et avenir – Jean-Marc Teissere).

  • Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Sous l’effet combiné de l’inflation et de la montée du chômage, le nombre de dossiers de surendettement, dans les Bouches-du-Rhône, est en hausse de 12%, passant de 4 427 en 2024 à 4 959 en 2025, note la Banque de France dans son bilan, présenté ce jeudi 26 février. Un chiffre supérieur à la tendance nationale (9,8%), mais inférieure au régional (13,6%). Même si, sur dix ans, le phénomène est en baisse d’environ 30%. Une tendance liée aux effets de « la loi Borloo de 2003, qui permet d’effacer la dette, puis de la loi Lagarde en 2010, qui est venue mieux prévenir le demandeur, notamment de crédit revolving », explique Patricia Roche-Ramondy, responsable du service de l’inclusion financière au siège marseillais de la Banque de France.

    Une femme seule, entre 35 et 54 ans, sans personne à charge, locataire ou hébergée à titre gratuit, au chômage ou sans emploi : voilà pour le profil type des personnes, « vulnérables ou touchées par un accident de la vie », qui font appel à l’établissement, dans le département. La part des jeunes, 18-34 ans, qui dépose un dossier, a également augmenté, « plus significativement dans notre département, de 4,6 points », souligne Patricia Roche-Ramondy, passant de 17,5% en 2022 à 22,1% en 2025. À comparer aux +3 points enregistrés au régional et national. « Beaucoup sont arrivés sur le marché de l’emploi sans en trouver et ils ont aussi des habitudes de consommation où ils recourent au crédit fractionné », analyse Denis Lauretou, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de la Banque de France. En clair, la paire de basket payable en trois fois…

    Des « déposants » sous le seuil de pauvreté

    À noter que 42% des demandeurs gagnent moins de 1 122 euros par mois. Pire, « 60,9% des déposants dans le département se situent sous le seuil de pauvreté », détaille Patricia Roche-Ramondy, contre 58,6% en région.

    En regardant de plus près la composition de la dette des ménages qui font appel à ses services, 167 millions d’euros en 2025 (-7% par rapport à 2024), la direction de l’établissement a établi qu’il s’agissait pour 46% de dettes à la consommation, 21% l’immobilier, 31% liées aux charges courantes et autres.

    La solution, c’est l’effacement pur et simple, pour 36% des dossiers. Les personnes en bénéficiant sont « néanmoins inscrites au fichier des incidents de crédits aux particuliers » précise Patricia Roche-Ramondy, et ne peuvent plus bénéficier de prêts pendant 5 ans. En moyenne, 22 481 euros de dette sont effacés par dossier en 2025, exactement comme en 2024. Pour 42% des dossiers, un plan de remboursement est bâti sur une durée maximale de 7 ans, doublé si nécessaire d’un effacement partiel de la dette.

    Ouverte à « toutes les personnes de bonne foi qui se trouvent dans l’incapacité de payer l’ensemble de leurs dettes, charges ou crédit, sans montant minimum, la procédure peut encore faire peur », convient Patricia Roche-Ramondy. Quand « plus de 50% des personnes qui déposent un dossier nous disent qu’elles sont en difficulté financières depuis deux ans, elles essaient de s’en sortir, attendent, parfois se font aider », ajoute-t-elle.

    Pourtant, « recourir au surendettement c’est se protéger », estime Denis Lauretou, l’attestation de dépôt permettant de geler les sommes dues aux créanciers. Et de conseiller de faire appel aux travailleurs sociaux, « nous en avons formé 1 000 en 2025 ». À raison d’une réunion un jeudi sur deux de la commission départementale, le délai pour statuer est d’un mois, quatre pour que le dossier soit traité. On peut venir le chercher au guichet, le déposer, l’envoyer par courrier ou en ligne. Un numéro de téléphone, le 3414, a également été mis en place.

  • Debout face au péril RN : à Toulon, les syndicats unis face au projet politique incarné par Laure Lavalette

    Debout face au péril RN : à Toulon, les syndicats unis face au projet politique incarné par Laure Lavalette

    « Laboratoire pour l’extrême droite en 1995 », Toulon pourrait le redevenir en 2026, et de manière « encore plus puissante », s’inquiète Alain Tournay, représentant de la FSU 83. Une crainte que partagent massivement les syndicats FSU, CGT et Solidaires, réunis, jeudi, devant la mairie de Toulon, symbole d’un danger imminent incarné par la candidature de Laure Lavalette. « Madame Lavalette est une intégriste catholique », juge Julien Saint-Roman, lui aussi représentant de la FSU 83, qui ne croit pas à la prétendue absence d’étiquette de la candidate : « Elle n’est pas apolitique. Elle est porte-parole de Marine Le Pen et appliquera son intégrisme et son nationalisme au niveau local, qu’elle montre déjà en assistant à la messe en latin tous les dimanches. »

    « L’extrême droite est dans une conquête idéologique de plusieurs centaines de villes, car ils ont un projet de changement de société », affirme Richard Romeo-Giberti, secrétaire général de l’UD CGT 83. Ce projet porte un nom : Périclès, comme le père du Parthénon, monument emblématique de l’Acropole et de la démocratie athénienne. Menée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, cette initiative vise à favoriser une victoire idéologique de l’alliance entre l’extrême droite et la droite conservatrice en France, notamment en remportant 1 000 mairies en mars.

    Toulon, première métropole française dirigée par le FN de 1995 à 2001, est une cible stratégique. « En prenant une ville de cette ampleur, ils espèrent avoir des sénateurs. Quand ils en auront, ils agiront sur la Constitution, comme ils l’ont fait dans d’autres pays et ne rendront plus le pouvoir », accuse Richard Romeo-Giberti.

    « Se dessine une école qui assume les inégalités »

    Ce que craignent les syndicalistes, c’est donc la stratégie de conquête du pouvoir du parti lepéniste, qui s’intègre dans un mouvement d’ampleur mondiale. « L’extrême droite porte des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes. Elle remet en cause les principes républicains et démocratiques. Le bilan le démontre en Argentine, aux États-Unis, en Italie, en Pologne… Partout où elle arrive au pouvoir, elle s’attaque à la liberté de la presse, à l’indépendance de la justice, aux libertés universitaires et syndicales, au droit des étrangers et des personnes LGBTQIA+ et remet en cause l’accès à l’IVG et à la culture », prévient Brigitte Cheinet, secrétaire générale de l’USR-CGT 83.

    Ces orientations incarnent notamment un danger sur le plan éducatif, pointe Alain Tournay : « Le projet de l’extrême droite, c’est l’ordre contre la liberté, le pouvoir contre les droits, la hiérarchie contre l’égalité, la propagande contre les savoirs. Elle dessine une école qui assume les inégalités par la remise en cause des dispositifs qui les combattent, notamment l’éducation prioritaire, et l’exclusion voulue et assumée d’une partie des élèves. Ce sont les contours du projet Périclès. » Julien Saint-Roman complète : « L’extrême droite au pouvoir, c’est la censure dans les bibliothèques, l’exclusion des publics fragiles, notamment par le périscolaire et la cantine, de plus en plus payants et donc discriminants. »

    Concernant la gouvernance locale, « ce qu’il y a sur ses affiches de campagne sont des mensonges, assène Richard Romeo-Giberti. Il y a des choses qu’elle prétend vouloir changer, mais certaines compétences sur le logement, la sécurité, la propreté, la voirie, ne relèvent pas de la municipalité. » Olivier Rosay, représentant Solidaires 83, ajoute : « L’extrême droite fait campagne sur la sécurité, sur le renforcement de la police. Nous, nous considérons que la sécurité doit être avant tout sociale. »

  • À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    Dans la liste « Marseille fière et populaire » dévoilée ce jeudi, conduite par le député Sébastien Delogu, on retrouve de nombreux fidèles de La France insoumise et les principales figures déjà choisies par le mouvement mélenchoniste pour mener bataille dans les secteurs municipaux.

    On y retrouve aussi, en 3e position, Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire de Marseille, exclu de son parti pour avoir fait le choix de monter le collectif Vaï, insoumis-compatible, et sa compagne, la conseillère départementale Nouriati Djambaé, en 8e position. Le militant LGBTQIA+ Alexandre Rupnik, élu écologiste de secteur et ex-candidat de la Nupes, apparaît en 27e position, tandis que la militante de la cause palestinienne Régine Fiorani est en 50e position.

    Annoncé en « position éligible » par l’équipe de campagne, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, est également candidat au 29e rang.

    La liste complète :

    1. DELOGU Sébastien

    2. HARTPENCE Paola

    3. BARLES Sébastien

    4. BIJAOUI Léa

    5. BENSAADA Mohamed

    6. DIETHELM Victoire

    7. TROCMÉ Imrane

    8. DJAMBAE Nouriati

    9. BRUNEAU Axel

    10. IROUCHE Sihem

    11. CORONADO Sergio

    12. DEWEERDT Charlotte

    13. MANSRI El Hocine

    14. SEVIN Kalila

    15. CHAMPION Maxime

    16. GAUDIN Anne-Laure

    17. BOURNEUF Aurélien

    18. IEHL Corinne

    19. BENNAHMIAS Antoine

    20. MEGHRAOUI Myriam

    21. ABDALLAH SALIM Alladine

    22. BENDAOUADJI Inès

    23. FEIX Alexis

    24. ESTEVENS Mouriès Maria

    25. OUACHANI Radhouane

    26. BOINAHERI Rabyata

    27. RUPNIK Alexandre

    28. HESKIA Florence

    29. BOMPARD Manuel

    30. MÉOUCHY Elise

    31. ALI SAID Hassan

    32. DELAUBIER Anne-Marie

    33. DIAS-LACHÈSE Dominique

    34. DUPUY Julie

    35. PRUVOST Bernard

    36. BAKRI Katia

    37. ESPI Frédéric

    38. SONCIN Lisa

    39. TRACOL Samuel

    40. RIPOSATI Daisy

    41. GEISSER Vincent

    42. VOYER Valerie

    43. BENHADDI Salim

    44. BROCHART Eve

    45. MOIROUX Xavier

    46. ESCOT Magalie

    47. LAHMER Samy

    48. MURAGLIA Magali

    49. PEPE-CAHUAC Lucas

    50. FIORANI Régine

    51. AGULLO Olivier

    52. MARTIN Laure

    53. ILLOUL Dorian

    54. MAZMOUR Rhizlane

    55. PINEAU Blaise

    56. SAI Ratiba

    57. AÏN-ESTABLET Vincent

    58. BURO Chantal

    59. SIMON David

    60. HEBBACHE Yasmina

    61. HAJJAJ Alain

    62. HAKIMIAN-PEREZ Lola

    63. BELAROUSSI Mohamed

    64. DALLIER Djamilla

    65. IMBERT Paul

    66. BERRICHE Karima

    67. BRECHET Pierre

    68. HRAGUA Donia

    69. MAROUANE Abderrahmane

    70. NAUROY Manon

    71. BLACHE Philippe

    72. YACOUB Nadine

    73. BELHADJ Benjamin

    74. MAZRHI Fayrouz

    75. AGEORGES Guillaume

    76. GIALLO Jacqueline

    77. BAREK Foukad

    78. MARCHAL Lucie

    79. YOUNÈS Amine

    80. COSMA Marie

    81. JOURDAN David

    82. AOUNALLAH Habiba

    83. RIGAULT Nicolas

    84. CHEVALLIER Sylvie

    85. TOSOLINI Matthias

    86. PREYNAT Leslie

    87. BA Cheikh-Oumar

    88. AMAMI Sihem

    89. FINETTE Charly

    90. BORDIER Gabrielle

    91. BOLZER Nicolas

    92. SIRE Floriane

    93. FALEK Khaled

    94. VALADEAU Hélène

    95. CHERBERO Pierre

    96. Dreyfus Valérie-Elvina

    97. CLAUSSE Quentin

    98. RABINE Alice

    99. AZIZ Otmane

    100. OLLIER Claire

    101. BILLOIS Julian

    102. VEINBERG Véronique

    103. DESCAMPS Lionel

    104. HUILLE Aminda

    105. CHEMINAL Luc

    106. KHELIFI Heinda

    107. GARIN Michel

    108. DIAZ Estelle

    109. TIMRICHT Rabah

    110. MARX Laura

    111. ESCOBAR Rolland

  • Les communes face au défi de la voiture

    Les communes face au défi de la voiture

    Au rayon des sujets épidermiques, le stationnement figure en tête de gondole. Tarif prohibitif en surface ou en parking souterrain, galère pour trouver la seule place disponible du quartier quand les communes en réduisent sans cesse le nombre dans les rues… Ce sujet du quotidien soulève en creux des problématiques bien plus vastes quand il s’agit, de fait, de questionner la place de la voiture en ville. Le stationnement devient ainsi un levier de poids dans les politiques d’aménagement de la ville.

    D’abord parce que l’automobile reste « un objet de clivages et de polarisation », note une en quête menée par Roole et l’Institut Bona Fidé auprès de 1 500 Français et plus de 500 maires, rendue publique le 12 février. Pas moins de 70% des sondés et 63% des maires considérant que la voiture sera un enjeu « important » des élections municipales.

    Si plus de 70% des personnes interrogées et des maires considèrent que les politiques de réduction de la voiture en ville « constituent des leviers efficaces pour réduire la pollution de l’air, les nuisances sonores et favoriser la promotion des mobilités douces », que 55% approuvent cette politique dans les grandes métropoles, c’est tout l’inverse dans les villes moyennes et petites. Et ce qui peut être considéré comme positif pour les autres ne l’est pas forcément pour soi. Testée à l’échelle de la vie quotidienne, la volonté de réduire la place de l’auto en ville est considérée comme négative par 57% des personnes interrogées. Ces dernières pointant notamment l’absence de mode de transports et de déplacement alternatifs. Un sondé sur deux estimant que, là où il habite, il n’y a pas assez de transports en commun et de pistes cyclables, que ce soit à la campagne (87%), dans les villes moyennes (75%) ou les grandes villes (53%).

    Penser global

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », rappelait dans nos colonnes Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF (Union des transports publics ferroviaires), les transports s’avérant être un sujet phare pour 94% des personnes interrogées par l’UTPF en Paca.

    Opposés « largement à toutes les mesures de restriction du stationnement », les sondés réclament aussi des mesures d’accompagnement pour se passer de leur voiture. Des mesures « incitatives » plutôt que « punitives ». On se souvient, par exemple, de la tentative de mise en place des ZFE (Zone à faibles émissions) dans les grandes villes de la région. Une mesure jugée discriminatoire par certains, qui pointent la relégation des classes populaires en périphérie, ces dernières n’ayant d’autre choix que la voiture pour se déplacer. Effective à Marseille pour les véhicules munis de vignettes Crit’Air 3 et davantage, mais uniquement en cas de pic de pollution sous peine d’amende, minimaliste dans le Grand Avignon car elle ne concerne que les poids lourds, reportée à Toulon… Le gouvernement a repoussé le vote définitif sur cette mesure sine die, faute de majorité assurée à l’Assemblée nationale.

    Reléguer la voiture aux abords des villes reviendrait aussi à tuer le petit commerce pour bon nombre des sondés. Une préoccupation qu’ils placent, pour 60% d’entre eux, devant celle de la pollution de l’air. Les maires suivent leurs administrés : 68% estiment que ne plus permettre l’accès au cœur de ville en voiture est dangereux pour l’attractivité commerciale… Une idée reçue. Le Cerema, établissement public pour la transition écologique et la cohésion des territoires, qui a analysé les déplacements des ménages, a établi que 74% des clients des commerces de centre-ville dans les grandes agglomérations s’y rendent à pied, à vélo ou en transports en commun. Mieux, la création de parkings relais judicieusement placés pouvant même faciliter la vie des habitants, estime le Cerema, qui cite l’exemple du P+R Krypton à Aix-en-Provence, avec 900 places et une mini-gare routière de 12 quais.

    « Pour les élus, il s’agit donc d’être en mesure de faire bouger les lignes pour créer davantage d’espaces publics de proximité dans leurs centres, et de déplacer du stationnement plutôt que d’en créer », notent, dans un article du Cerema, Nicolas Pelé, responsable d’études foncier et territoire, et Sylvain Michelon, chef du groupe aménagement urbain. Aménagement du territoire, mobilité, cadre de vie, lutte contre la pollution… Réfléchir à la place du stationnement, c’est finalement « changer de système de pensée », résume le Cerema.

    En chiffres

    1,5

    euro de l’heure à Marseille,

    1 euro dans le centre d’Avignon, 3,8 euros de l’heure à La Ciotat après deux heures gratuites… Les tarifs varient du simple au double dans les grandes villes de Paca.

    8, 3

    millions d’euros. C’est ce qu’ont rapporté, en 2024, les forfaits de post-stationnement (FPS), en clair les PV, à la Ville de Marseille. Depuis 2018, ce sont les communes qui décident du montant du FPS.

    15

    fois plus cher… Selon les professionnels du secteur, le prix d’une place de parking en surface était de 2 000 euros en 2025, hors acquisition du terrain, contre 30 000 euros en parking souterrain.

  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »

  • Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Au cœur des enjeux indemnitaires du drame du 5 novembre 2018 qui a fait 8 morts, le bailleur social Marseille Habitat, société solvable qui engage sa responsabilité civile pour des fautes non intentionnelles commises en dépit de sa relaxe pour homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger d’autrui.

    Rappelons que les fautes d’imprudence et de négligence qu’elle a commises – la déstructuration de l’immeuble n°63 par un décloisonnement sans étaiement et la déconstruction du bâtiment situé en fond de parcelle – ont été regardées par le tribunal correctionnel dans son jugement du 7 juillet 2025 comme « insuffisantes à établir avec certitude un lien de causalité avec l’effondrement des immeubles ».

    En revanche, devant l’exigence d’une réparation rapide et intégrale du dommage subi par les parties civiles, la 6e chambre correctionnelle de Marseille avait décidé à la demande des 72 parties civiles, de faire usage de l‘article 470-1 du code de procédure pénale. Cette passerelle lui permet, en dépit de la relaxe, de statuer sur la responsabilité civile de Marseille Habitat et d’accorder des dommages, pour épargner aux parties civiles d’avoir à se lancer dans un nouveau procès devant un tribunal civil.

    « Faire évoluer

    la jurisprudence »

    Or le procès en appel qui a été fixé du 2 novembre au 19 décembre 2026 fait peser une incertitude et une fragilité juridique pour les parties. Il peut rebattre les cartes. Il peut aussi éclairer les parties. Répondant donc aux vœux de nombreux avocats de partie civile, le président Pascal Gand a accepté de repousser les débats indemnitaires au 23 septembre 2027 après que la cour d’appel aura statué sur la faute pénale de Marseille Habitat.

    Le président Gand a fait part du souhait de la 6e chambre de « faire évoluer la jurisprudence » pour accélérer la fixation des préjudices « sans les renvoyer aux calendes grecques ». Il a indiqué avoir demandé un avis au service de documentation, des études et du rapport (SDER) de la Cour de cassation « pour clarifier la question du renvoi des intérêts civils après appel qui retarde artificiellement le cours de la justice, charge le greffe, ne joue pas en faveur des parties civiles en ce que ce renvoi retarde le calcul, la fixation et la liquidation des réparations civiles ».

    S’agissant des indemnisations réclamées à l’encontre de l’ex-adjoint au maire en charge de la prévention des risques, Julien Ruas (LR) et de l’expert judiciaire Richard Carta, tous deux reconnus coupables pénalement, elles relèvent de la juridiction administrative. La faute non intentionnelle de M. Ruas n’est pas détachable de ses fonctions d’adjoint au maire. C’est donc à la Ville de les assumer. Quant à Richard Carta qui s’était vu confier l’expertise judiciaire du n°65 par le tribunal administratif de Marseille à la demande des services de la Ville, ce serait à ce même tribunal de statuer en raison de son statut de « collaborateur occasionnel du service public ». Une position de juge et partie difficilement tenable quand la procédure se présentera.

  • À Fos, les salariés attendent un soutien politique fort à leur projet d’avenir

    À Fos, les salariés attendent un soutien politique fort à leur projet d’avenir

    La proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal, votée par l’Assemblée nationale, construite avec les salariés de l’entreprise et leurs syndicats CGT, est « sans conteste une bonne nouvelle, réaffirme Stéphane Martins de Araujo, secrétaire CGT, mais elle concerne surtout Dunkerque ». À Fos, la situation reste « catastrophique », alertent les salariés, extrêmement déterminés à défendre, et leur santé, et les 4 000 emplois sur site et quelques dizaines de milliers d’emplois induits sur la place portuaire.

    Rien que pour 2025, un incendie s’était déclaré en avril, puis un autre octobre qui avait mis l’aciérie à l’arrêt durant deux mois… « C’est accident industriel sur accident, déplore le secrétaire CGT, sans compter que les travailleurs restent exposés quotidiennement à des risques majeurs liés à la présence d’amiante et aux agents CMR [Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques, Ndlr.] sans aucune protection adéquate. » Soutenu par Maitre Julie Andreu, du cabinet d’avocats TTLA, le dossier de demande de reconnaissance de l’amiante a pris la direction du ministère.

    Réinvestir sur 20 ans

    Dans cette bataille-ci, les chiffres pèsent : « Plus de 600 travailleurs bénéficient d’un suivi médical renforcé en lien avec l’amiante. Près de 400 ont des expositions quasi récurrentes au quotidien », précise Zidane Merabet. Ce responsable CGT au pôle juridique décrit « un climat d’angoisse dans l’usine où on a vu des collègues décéder, où on a des collègues d’à peine 40 ans qui développent des pathologies, des cancers. Ceux qui trouvent du travail ailleurs partent sans hésiter ».

    « Des outils dangereux, des départs à la retraite non remplacés », les motifs d’inquiétudes persistent sur le haut-fourneau. Car c’est aussi sur l’emploi que les menaces pèsent. Si un projet de four électrique géant, maintes fois reporté, a été annoncé pour décarboner le site ArcelorMittal France à Dunkerque, le plan Zénith du sidérurgiste prévoirait une coupe de 1 650 emplois dans l’Hexagone. Or, pour la zone de production du Sud « à Fos, c’est toujours zéro perspective » regrette Stéphane Martins de Araujo. D’autant plus amer, qu’il rappelle que « Mittal a refusé 850 millions de crédit de l’Europe pour investir dans l’infrastructure, protestant sur les frais d’énergie ».

    Un désengagement sur Fos représenterait « une perte de 7 milliards par an pour l’État avec les dizaines de milliers d’emplois supprimés », fait le compte le syndicaliste. Les salariés et leur syndicat travaillent depuis plus d’un an avec des experts à un projet alternatif de décarbonation dans lequel avec « 4,5 milliards d’investissements, on repart sur 20 ans ». La convergence de tous les groupes de gauche en leur faveur a permis une première victoire « mais on a besoin de conforter ce rapport de force » pour un coup de pression sur le gouvernement… et sur Mittal.

  • Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Ce sondage a été mené par téléphone du 9 au 16 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 032 personnes, dont 800 électeurs inscrits à Marseille.

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice.

  • En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    Il y a un peu plus d’une semaine, lors du meeting de campagne à Avignon de la candidate LFI Mathilde Louvain, aux côtés du député Antoine Léaument, le média d’extrême droite Frontières est resté en live pendant plus de deux heures devant le lieu du meeting. Une sorte d’affrontement resté verbal ou enfariné -pour le « journaliste » vedette de Frontières- auquel Jacques-Élie Favrot a été confronté. Une scène qui, aujourd’hui, prend un autre relief alors que le nom du collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI-NFP) est jeté en pâture, désigné par le groupuscule d’extrême droite Némésis comme un des agresseurs ayant entraîné la mort du militant identitaire lyonnais.

    Par la voix de son avocat, Jacques-Élie Favrot a, dimanche, « formellement démenti être responsable de ce drame » et s’est mis en retrait de sa fonction de collaborateur. Ce lundi, la présidente de l’Assemblée nationale lui a suspendu l’accès au palais Bourbon par crainte de « troubles à l’ordre public ». Côté justice, le procureur de Lyon n’a, pour le moment, délivré aucune indication sur le profil des agresseurs. Pour rappel, samedi, Raphaël Arnault a fait part de son « horreur et dégoût » suite au décès et souhaité « que toute la lumière soit faite sur ce drame ».

    « On n’a rien à voir avec ça »

    Contacté, Raphaël Arnault, qui siégeait à l’Assemblée nationale le soir du drame, n’a pas donné suite. « Même si ça prend des proportions énormes, on n’a rien à voir avec ça », confie-t-on dans son entourage, qui n’a guère goûté de voir, dimanche, trois députés RN se mettre en scène devant la permanence parlementaire de Raphaël Arnault. Pancarte « l’extrême gauche tue », Catherine Rimbert, Marie-France Lorho (par ailleurs condamnée et inéligible pour emploi fictif de son ex-assistant Yann Bompard, les deux ont fait appel) et Hervé de Lépinau (candidat aux municipales de Carpentras) demandent la démission ou la levée de l’immunité parlementaire du député insoumis. Le tout, sans la moindre prudence judiciaire. À Camaret, le maire RN a, ce lundi, mis les drapeaux de la mairie en berne tenant aussi pour responsable les « militants de l’extrême gauche ».

    À un mois du premier tour des municipales, ce contexte risque de peser alors « que les haines sont attisées par l’extrême droite », regrette-t-on dans l’équipe de Mathilde Louvain. À Carpentras, un local visant LFI a été tagué (lire ci-dessous). À Avignon, la question de mettre en retrait de la campagne Raphaël Arnault ne s’est pas encore posée. Le député, qui pourrait seulement être sur la liste à une place symbolique, est toutefois « investi » dans la campagne, assurait-il mi-janvier. « En fonction de l’enquête, les responsabilités seront établies et il reviendra au député d’avoir sa propre réaction, en revanche il n’appartient pas à LFI de contrôler les réactions des adversaires potentiels », conclut-on du côté de Mathilde Louvain.

    Carpentras : un lieu tagué « LFI, antifa assassin »

    Ce samedi, l’espace Fenouil à Carpentras, un lieu associatif privé, doit accueillir un forum « Décolonisons nos esprits », organisé par les candidats LFI aux municipales. Un site qui « a été la cible de tags intimidants », dénonce la France insoumise. Sur des photos, consultées par La Marseillaise, on peut y lire « LFI, antifa assassin », « Arnaut (sic) tueur ».La présence du député Raphaël Arnault à ce forum a été annoncée. « Dans un contexte marqué par la montée des discours d’extrême droite, les menaces et les tentatives de pression n’ont pas leur place dans un débat démocratique », déplore LFI. F.C.