Le MIF Expo de Paris est l’un des plus grands rendez-vous nationaux dédiés à la fabrication française. « Nous avions déjà candidaté sans succès 2 fois, mais ce coup-ci, c’est la bonne. C’est une immense fierté pour les 45 salariés de Marseille qui portent le savoir-faire de cette PME qui va fêter ses 131 ans » annonce avec un grand sourire Guillaume Fiévet président de la Corvette, savonnerie du Midi. À l’Élysée, c’est le cube de 300g extra-pur et olive qui représentera le savoir-faire local.
Author: tecnavia
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![[Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/e7cbd3566251ff53ed82b51558506529.jpg)
[Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne
Marseille est connue pour être la ville aux 111 villages. Du côté de Lisbonne, il y a de quoi rivaliser. Car, à quelques encablures des sites qui font la notoriété de la capitale portugaise, existent des unités villageoises qui proposent une plongée dans un Portugal moins exposé à la pression touristique. Où un café coûte 80 centimes, et les sourires sont accrochés aux lèvres des passants, lorsqu’il vous clament un «bom dia» en vous croisant dans la rue.
São Domingos de Benfica est de ces villages urbains, où les rues pavées, si elles ne sont pas comme les calçadas du centre historique, sont autant de rappel de ce que fut cette bourgade avant d’être rattachée au grand Lisbonne.
A mi-chemin des stades de la Luz, antre du grand Benfica, et José Alvalade, où l’OM va aller défier le Sporting du Portugal, ses habitants ont souvent le coeur rouge et blanc, couleurs du double vainqueur de la Ligue des Champions. Pas Antonio. «Moi, mon club de coeur, c’est Belenenses!» annonce le gardien de l’auberge Comtesse, qui donne sur le Largo de Palma. C’est le coeur battant du «village», à deux pas du vieux stade du Palmense, d’où des centaines de gamins ont appris à jouer au football, avant de tenter l’expérience chez le grand voisin Benfica. «Ils promettent monts et merveilles, mais pour un qui va réussir, des centaines vont être dégoûtés du football» poursuit-il. Alors, pourquoi choisir Belenenses, club de Belem, qui a aussi évolué en Ligue 1 portugaise? «Parce que ce club a dit non au foot-bussines. Cela lui a coûté cher, car il a été renvoyé en septième division. Mais, avec de la patience et des gamins comme ceux de São Domingos, ses dirigeants sont en train de reconstruire un club sain, aux portes de la deuxième division» explique-t-il.
Au quotidien, Antonio gère les va-et-vient des familles d’étudiants lors des rencontrées universitaires, le campus n’est qu’à deux pas. Et s’amuse à regarder cette jeunesse venue de toute la planète découvrir un Portugal authentique. Où ils peuvent se sustenter d’une costelho de novilhos pour 7 euros à la Pérola de Palma, la cantine du quartier où se mêlent les générations. Sachant qu’à six stations de métro, le Lisbonne des cartes postales les attend.
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À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains
Lancé en janvier 2025, l’organisme milite pour développer des coopérations solidaires entre la France et Cuba, faire la lumière sur réalité cubaine actuelle et réclamer l’arrêt du blocus imposé à l’île depuis 1960. Ce rendez-vous était aussi l’occasion de diffuser le film documentaire d’Alain Sabatier De la Camargues à la Cienega de Zapata, deux régions qui ont signé, en octobre, un projet de collaboration.
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À Montpellier, les deux gares enfin connectées
Exit la gare « fantôme » Montpellier Sud de France. Inaugurée au milieu des champs en juillet 2018 au sud-ouest d’Odysseum, la gare TGV va être enfin connectée à sa jumelle Saint-Roch en centre-ville.
Samedi 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tramway depuis Odysseum fera du parvis de Sud de France, au cœur du quartier naissant Cambacérès, le nouveau terminus des rames bleues aux hirondelles. « Avec autour bientôt 8 000 étudiants et 15 000 salariés, les halles Nova et de l’innovation ou le Purple Campus, on ne pourra plus parler de gare fantôme », insiste Julie Frêche (PS). « L’abandon du dernier mandat va être réparé », ajoute la vice-présidente de la Métropole aux mobilités qui reproche à l’ancien président Philippe Saurel son inaction passée (2014-2020).
Depuis le 29 septembre, la marche à blanc du tramway fonctionne sans encombre, ce qui laisse augurer, samedi 18 octobre, d’une inauguration réussie qui sera égayée d’une « touche artistique ».
Saint-Roch et Sud de France reliées en 20 minCette extension de 1,3 km devrait permettre à la ligne 1 qui transporte chaque jour en moyenne quelque 150 000 voyageurs d’en acquérir 3 800 supplémentaires. En heures de pointe, toutes les 4 minutes une rame reliera les deux gares « en 20 petites minutes ».
Connectée à Odysseum, qui attirait 14 millions de visiteurs par an avant même l’arrivée de Primark, Sud de France n’est plus qu’une simple gare, selon Julie Frêche. « C’est une aire d’influence de Montpellier à Sète avec l’autoroute à proximité et deux vélos lignes qui connectent au centre-ville. » L’élue socialiste ajoute que le VéloBox, via l’application M’Ticket, sera connecté.
Bientôt la ligne de bustram numéro 2 passera par là, en lieu et place de l’actuelle ligne 15 de bus. Des stations Modulauto d’autopartage vont également être ajoutées aux abords de la gare TGV ainsi qu’une nouvelle station de taxis sur le parvis nord, face au nouveau terminus du tramway.
Enfin et c’est un scoop, Julie Frêche annonce que fin 2026 la gare routière actuellement située à Sabines sera déplacée au Sud (côté Boirargues) de la gare TGV. La nouvelle gare routière accueillera notamment les « bus Macron » et les bus Lio du réseau régional développé par Carole Delga (PS).
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En Occitanie, des PFAS présents dans l’air
Gendarme de la pollution
atmosphérique, l’Atmo Occitanie analyse régulièrement la qualité de l’air dans la région. Un enjeu de santé majeur, la pollution de l’air étant responsable de 40 000 décès chaque année, d’après Santé publique France. « Le coût pour la Sécurité sociale est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Donc il y a un certain nombre d’actions qui peuvent être mises en œuvre avec les données que nous produisons », souligne Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie.Si l’observatoire mesurait jusque-là la présence de pesticides, cette année -c’est la nouveauté- l’étude prend également en compte la détection des perturbateurs endocriniens (PE) et des Pfas, polluants éternels. « Les perturbateurs endocriniens sont issus de la combustion, de la dégradation de matières comme les plastiques ou encore les répulsifs anti-moustiques. Nous avons voulu suivre les Pfas dans les retombées de poussière et de pluie puisque des réglementations sont en train de se déployer. Nous souhaitons faire des premières évaluations pour avoir des éléments d’échange sur ce que l’on peut respirer », détaille Dominique Tilak, directrice d’Atmo Occitanie. Pas moins de 192 molécules (88 pesticides, 56 PE et 50 Pfas, deux molécules étant recherchées dans les pesticides et les PE) ont été analysées sur dix sites de la région.
Ainsi, ce ne sont pas moins de 105 molécules qui ont été retrouvées dans l’air occitan (47 pesticides, 50 PE et 10 Pfas). « Au niveau des pesticides, on retrouve depuis plusieurs années fréquemment le prosulfocarbe, le Folpel, fongicide utilisé sur les vignes et le pendimethaline, un désherbant que l’on retrouve dans les grandes cultures », poursuit Dominique Tilak. Une tendance à la baisse est observée sur la plupart des sites, sauf le Gard viticole « mais la concentration cumulée est basse ». Les zones urbaines ne sont pas épargnées par les pesticides puisque dix ont été retrouvés à Montpellier -50 PE et 10 Pfas – et 14 à Toulouse – 56 PE et 6 Pfas. Les polluants éternels sont donc présents sur l’ensemble des sites (10 ont été enregistrés sur le site gardois urbain -mais le TFA, produit à Solvay n’était pas recherché). « C’est une première en France. Quel que soit l’endroit ou le moment, nous respirons des PE et des Pfas dans les environnements suivis. Nous sommes au début d’une étude qui durera au moins trois ans. On espère pour pouvoir continuer et voir les évolutions. »
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Masta Ace voyage en rimes à Marseille avec Marco Polo
Après avoir tant apporté au hip-hop depuis 45 ans, quelle heureuse surprise de voir Masta Ace toujours actif. Du mythique Juice crew guidé par le pionnier Marley Marl dont il a été un compagnon de route à la fin des années 1980, jusqu’à l’album intime et adolescent The falling season (2016), un maestro. Avec des rimes dangereusement mélodieuses attestées par les opus Slaughta house et Sittin’ on chrome, lors de son climax dans les « nineties ». Du rap dansant au rap de rue. Des airs qui ont marqué New York et le monde du rap, que le public marseillais aura peut-être l’occasion d’entendre mardi 21 octobre au Molotov. Sur cette scène située à la jonction de la rue d’Aubagne et de Notre-Dame du Mont, Masta Ace se produira aux côtés du rappeur et producteur canadien Marco Polo.
Boom bapSi leurs routes s’étaient croisées sur le son Do it man en 2004, augurant des multiples collaborations, les revoilà 20 ans plus tard à signer Richmond Hill, album dont les « rythmes incisifs rencontrent des paroles encore plus percutantes sur la vie, les classes sociales et la culture », stipule le programme.
Le Mc made in Brooklynn y délivre ses couplets comme une série d’uppercuts. Toujours asséné dans un calme olympien, un punch qui se boit comme du petit-lait sur les instrus de Marco Polo, « producteur qui honore la tradition du sample avec style, sans s’enliser dans la nostalgie ». Du boom bap dans la tradition du rap new-yorkais, modèle inaliénable depuis des lustres, où la grosse caisse et la caisse claire servent la rime. Pas étonnant que Masta Ace soit un modèle pour plusieurs générations de rappeurs, et même d’un certain Eminem.
Mardi 21 octobre à partir de 20h30. Entre 19 et 21 euros. www.lemolotov.com
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Les travailleurs sociaux des Flamants baissent le rideau l’après-midi
« Nous avons une assemblée générale [ce mardi]. » Pour Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental, la situation à la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e) est loin d’être réglée. En grève pour dénoncer la pression d’un réseau de narcotrafic tout puissant sur les salariés de la structure, les travailleurs sociaux ont été reçus en délégation, mercredi, à la préfecture.
« Lors des échanges, nous avons partagé le même constat, c’est un renversement de la République où c’est nous qui nous adaptons au trafic », résume la responsable syndicale, pour qui « seule la présence policière peut changer les choses ». Mais, comme « tous les services publics, la police manque de moyens », regrette-t-elle.
Parce qu’ils estiment impensable d’abandonner les habitants, le travail a repris ce lundi 20 octobre, mais « cela reste fragile », prévient Valérie Marque. Désormais, des camions de police et de CRS sont positionnés le matin, doublés avec des patrouilles dans la cité. Mais les chicanes sont de nouveau installées par les dealers dès leur départ, assure la responsable CGT, alors « à midi, on s’en va pour investir tout l’après-midi un local à Arenc », explique-t-elle. Des panneaux devraient être installés à destination du public, « on a également demandé à ce que tous les partenaires soient informés », complète Valérie Marque, inquiète de perdre un peu les habitants des Flamants.

![[Entretien] Eddie Jacquemart : « La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant gagnant »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/fe0e247ef5f20316d941fcbca3d7b094.jpg)

