Author: tecnavia

  • Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Victorieux avec six essais, dont un quadruplé de Louis Bielle-Biarrey, contre sept pour les Anglais, les hommes de Fabien Galthié (21 pts) remportent le Tournoi des Six Nations devant l’Irlande (19 pts), qui s’était imposée en début d’après-midi face au XV du Chardon à Dublin (43-21).

    K.O. debout après la claque à Edimbourg (50-40) et ces sept essais encaissés, les Bleus savaient au coup d’envoi qu’une simple victoire, même sans bonus, était suffisante pour oublier ce cauchemar et gagner le Tournoi. Et ils l’ont donc fait, pour les 120 ans du « Crunch », face à une équipe d’Angleterre qui était pourtant elle aussi revancharde après trois défaites d’affilée, dont le premier revers de son histoire contre l’Italie (23-18). « Pour moi, gagner deux fois cette compétition, ça veut dire que des joueurs étaient là, puis plus là, comme Antoine [Dupont] en fin de Six Nations l’an dernier, ça veut dire que l’équipe a bougé », a souligné Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France. « On a très, très bien démarré la compétition cette saison et puis il a fallu se battre pour rapporter un point d’Écosse (50-40), et se battre pour gagner ce match à la dernière seconde (48-46). C’est un Tournoi qui a une valeur sportive énorme, c’est monstrueux en termes de compétitivité », a poursuivi le technicien tricolore, conscient que ses Bleus se sont fait peur jusqu’au bout, malgré leur excellent début de match.

    Ramos, comme en 2024

    Bien lancés par deux essais de Louis Bielle-Biarrey, la fusée de l’Union Bordeaux-Bègles (7e et 13e minutes), les Français semblaient avoir pris la rencontre par le bon bout. Mais à chaque fois les Anglais ont répliqué avant de prendre le large sur deux pénaltouches (26e et 34e). Avec trois points de retard seulement à la mi-temps (24-27), et à 15 contre 14, l’équipe de France a ensuite puni le XV de la Rose en sept minutes, avec le troisième essai de Bielle-Biarrey (42e), son 28e essai en 27 sélections, puis celui de l’ailier palois Théo Attissogbe (49e), sur une pénalité jouée vite à la main par Antoine Dupont. Et c’est une nouvelle fois l’ailier bordelais qui a frappé, avec son 4e essai du soir, son 29e en 27 sélections, au bout d’une passe au pied en profondeur de Dupont encore. « Arme fatale, record d’essais, productions incroyablement prolixes… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de lui. Il marche sur les traces d’Antoine [Dupont] », a lancé Galthié. Avec ce 30e essai dans ce Tournoi, les Bleus ont donc égalé le record établi par une équipe en un tournoi qu’ils avaient établi l’an dernier. Puis c’est Ramos qui a sauvé le pays, après la sirène, sur une ultime pénalité, alors que les Anglais avaient repris la tête encore une fois (45-46) sur un essai de leur centre Freeman (77e). De 45 mètres, l’arrière Toulousain n’a pas tremblé, offrant un succès qui semblait perdu, comme il y a deux ans à Lyon, quand il avait aussi frappé à la 80e minute contre ces mêmes Anglais (33-31). Cerise sur le gâteau pour le XV de France : avec ce Tournoi 2026, et ce doublé jamais réalisé par les Bleus depuis 2006-200, c’est le huitième trophée des Six nations qu’ils pourront exhiber à Marcoussis. Un de plus que les Anglais et deux de plus que les Irlandais et les Gallois.

  • L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    La justice a donné raison à l’association l’Étang nouveau. Les rejets d’eau douce de la centrale électrique EDF de Saint-Chamas, « par leur ampleur, leur durée et leurs effets », portent bien une « atteinte non négligeable à l’écosystème de l’Étang de Berre, par sa désoxygénation et la prolifération de matières organiques, à l’origine d’un préjudice écologique », reconnaît le tribunal administratif de Marseille dans son jugement.

    « En conséquence, la responsabilité de l’État et de EDF, chargée de l’exploitation du canal de la Durance depuis 1955 et de centrales, en raison du fonctionnement même de ce canal usinier, est retenue », relate la décision du 12 mars.

    Évaluer la saisonnalité

    C’est « une première » dont se réjouit le cabinet d’avocat TTLA qui porte le dossier, bien qu’aucune remise en état ni aucune indemnité n’aient été prononcées. L’Étang nouveau réclamait 200 000 euros répartis entre EDF et l’État.

    Alors qu’un protocole expérimental de 4 ans avait été signé entre l’énergéticien et le Groupement d’intérêt public de l’étang de Berre pour saisonnaliser les rejets, le tribunal enjoint néanmoins les défendeurs à « évaluer les conséquences des modifications apportées au fonctionnement des centrales sur l’état écologique de l’étang de Berre au terme de la période d’expérimentation, soit en prolongeant celle-ci, soit en pérennisant les nouvelles modalités, soit, en l’absence d’amélioration notable, en les modifiant en vue de permettre une réduction effective des phénomènes d’eutrophisation et d’anoxie provoqués par les rejets d’eau douce du canal EDF de la Durance ».

  • « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    Les lecteurs ont vu surgir Diane Peylin en 2011 avec L’endroit où elles naissent. Un roman mettant en parallèle la trajectoire de deux jeunes femmes, l’une vivant chichement mais joyeusement dans un village de Madagascar, et l’autre, dans une famille aisée de la Drôme mais avec une mère dépressive. Cette écrivaine, désormais huit romans au compteur, vient présenter son dernier ouvrage Le coquelicot noir, et échanger avec le public, lundi 16 mars à 19h, au Café littéraire (89, boulevard Louis Botinelly, 4e, résidence Les Remparts). Dans ce roman, Diane Peylin « explore les mécanismes de l’emprise intrafamiliale, transforme l’innommable en littérature et questionne une menace qui est là, partout : celle de beaucoup trop d’enfants. Elle raconte l’innocence, l’amour et la violence », résument les Éditions du 81.

    Le Grand Théâtre de Provence accueille les 17 et 18 mars Titizé – Un rêve vénitien. Conçu par le chorégraphe et metteur en scène Daniele Finzi Pasca, un spectacle où dix acrobates, jongleurs, danseurs et musiciens mettent leurs talents en commun pour un « voyage mystérieux et onirique » sur les rives de la Cité de Doges.

    Messieurs, je réclame votre attention : si nous reconnaissons l’accusé coupable, nous l’enverrons à la chaise électrique », prévient le président d’un tribunal des États-Unis, où se joue un destin personnel, mais sûrement aussi celui d’une humanité commune. Douze jurés ont la vie d’un adolescent noir de 16 ans entre leurs mains, accusé d’avoir tué son père. 11 d’entre eux en sont convaincus. Un seul doute. Le point de départ de Douze hommes en colère, pièce écrite en 1954 par Reginald Rose, popularisée trois ans plus tard par le chef-d’œuvre cinématographique de Sidney Lumet, que Charles Tordjman met en scène du mardi 17 au samedi 21 mars à l’Odéon. Des représentations inscrites dans le cadre de la saison hors les murs du Théâtre du Gymnase, actuellement fermé et dont le chantier de rénovation a été lancé fin 2025.

    Adaptation signée Francis Lombrail, Douze hommes en colère interroge à quel point la justice ne tient souvent qu’à un fil. Parfois, celui de préjugés bien enracinés, que l’un des jurés va faire lentement vaciller au prix de son intégrité. « Vous le croyez innocent ? », le questionnent instamment tous ses autres homologues. « Je n’en sais rien », rétorque celui dont l’argumentaire va avoir un impact sur chacune des cordes sensibles du jury. 1h20 de débats qui révèlent notre humanité, qui se cache de temps en temps sous les dehors de la raison.

    P.A.

    Les 17, 19, 20 et 21 mars à 20h.
    Le 18
     mars à 19h. Entre 10
    et 38
     euros. www.lestheatres.net

  • La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    Pour son 20e anniversaire, Festo Pitcho, festival de théâtre pour les enfants et adolescents en Vaucluse, mais aussi avec une représentation à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône et Sauveterre dans le Gard, propose pas moins de 18 spectacles tout public à travers 12 villes du territoire du 28 mars au 12 avril.

    Un événement pour « favoriser l’accès au spectacle vivant pour tous et toutes dès le plus jeune âge », rappelle Mathieu Castelli, directeur du Totem, association scène conventionnée art enfance jeunesse d’Avignon. Une volonté illustrée aussi par les 24 représentations scolaires pendant les deux semaines. Et prône la « visibilité et la diversité de la création contemporaine » qui « font partie de ce festival », insiste-t-il.

    Diversité qui se retrouve dans les spectacles programmés. Que les organisateurs ont voulu illustrer à travers trois spectacles. Zola pas comme Émile, tout d’abord, au théâtre des Halles, joué par Zola Forbon N’Zakimuena, où il incarne son parcours et notamment la bataille autour de son prénom « jugé trop peu français ».

    Ou encore Sensible, de la Compagnie Un Château en Espagne au Grenier à Sel le samedi 4 avril. Les spectateurs seront plongés dans un véritable décor champêtre. « Une expérience sensorielle totale », expliquent les organisateurs car seront installées trois « cabanes », une minérale, une végétale et une avec des animaux pour « prolonger les instants de rêverie », insistent-ils. Et enfin La voix de l’eau, de la compagnie Okkio le mercredi 8 avril à La Gare du Coustellet, à Maubec, qui « invite les enfants à entrer dans un cocon sensoriel où voix, basse, couleurs et reflets se mêlent pour raconter le lien intime entre une mère, son enfant et la mer ».

    Lampion papal

    Le tout sera lancé avec la grande fête d’anniversaire pour souffler les 20 bougies de l’évènement. Et contrairement à d’habitude, le lancement sera plutôt nocturne. Avec le samedi 28 mars à 18h30 sur la place du palais des Papes, une déambulation-spectacle lumineuse, marionnettes géantes et danse aérienne avec Les 4 saisons de petite fleur, de la compagnie Archibald-Caramantran. Le tout avec « un final dansant et participatif ».

    Mais la participation commence dès 16h30 avec un atelier de construction de lampions qui serviront à colorer encore plus la parade. On retrouvera également des jeux géants en bois et un atelier de dessin. Le tout accessible gratuitement, avec un coin goûter et buvette.

    Programme complet et liens vers les billetterie sur festopitcho.com

  • Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Je ne suis pas prof aujourd’hui », répond Anne Mauffrey à une élève qui vient lui poser une question. La collégienne repart vers son groupe de camarades, quelques mètres plus loin sur la plage située sous le phare du Cap Couronne. Vendredi 13 mars, les CM2 de Carro et les 5e d’Henri Wallon ont participé à une journée d’exploration sur la Côte Bleue. Au programme : randonnée scientifique en bord de mer, observation de la biodiversité et identification des menaces pesant sur le littoral.

    L’enseignante de Sciences de la vie et de la terre à l’origine du projet, Anne Mauffrey, explique : « Ça se déroule ans le cadre de la participation de ma classe au concours pédagogique Oceano pour Tous, organisé par l’Institut océanographique de Monaco. Quand j’ai appris que la primaire bénéficiait d’une Aire marine éducative (AME), je me suis dit que c’était l’occasion de faire de la transmission de savoir ! »

    Des porteurs de parole

    Depuis 2020, cette zone de l’Anse d’Arnettes est « mise en valeur et protégée » par les élèves de classe de CM2 de Carro qui « repèrent les menaces qui pèsent sur elles », explique leur professeur Guillaume. Derrière, les enfants proposent des projets avec un principe : « Tout doit partir d’eux. »

    L’objectif de cette AME est simple : sensibiliser les jeunes à la question écologique. Et il est rempli. Mathilde et ses amies, toutes âgées de 10 ans, affirment : « On voudrait faire un sentier sous-marin, comme à Port-de-Bouc, pour mettre des panneaux qui donnent des informations sur les poissons et leur habitat. On a appris énormément de choses grâce à l’AME, sur la posidonie, le plancton, la chaîne alimentaire… Ça nous a donné envie de transmettre tout ce qu’on sait ! »

    Et ça commence ce vendredi, dans le cadre d’ateliers tantôt dirigés par les CM2, tantôt par les 5e. Pour Anne Mauffrey, les bénéfices de cette pédagogie sont nombreux : « Quand on met les enfants en position d’acteur, c’est là où ils se révèlent vraiment. Les fesses collées à la chaise toute la journée c’est bien, mais à un moment il faut transformer l’essai avec des projets, qui sont décloisonnés, où on mélange le français, les mathématiques, les sciences. Et surtout, on fait des élèves des porteurs de parole de la protection de mers et des océans. Chaque enfant a quelque chose à dire, peut nous aider sur ces grandes causes, et inversement ces grandes causes peuvent nous aider à sauver beaucoup de ces enfants. »

  • Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Les fruits et légumes qui ne correspondent pas aux standards de beauté, chez Atypique, c’est leur rayon. En compagnie de pommes, carottes et courges biscornus, le distributeur spécialisé dans les produits déclassés de saison et labellisés, est présent à la première édition de Sirha Méditerranée, du 15 au 17 mars au parc Chanot, le nouveau rendez-vous des professionnels de la restauration.

    Collaborant depuis 2024 avec plus de 50 producteurs locaux et 150 clients professionnels dans la région, Atypique souhaite s’implanter davantage et rencontrer les restaurateurs.

    L’histoire de ce grossiste commence par un constat. « Mes parents sont agriculteurs et avaient beaucoup de mal à commercialiser leurs fruits et légumes hors standard, donc ils les gaspillaient », explique Simon Charmette, 33 ans, un des cofondateurs.

    Acheter les invendus chez les producteurs, puis les vendre à des restaurations collectives et commerciales, le circuit est simple. Des produits destinés aux cantines scolaires, cantines d’entreprises, cafés, restaurants…

    45 tonnes de gaspillage évitées par mois

    Les produits sont de qualité même s’ils ne respectent pas les normes des grandes surfaces et sont avantageux par leur prix. « L’enjeu est de les aider à aller vers des produits de meilleure qualité, utilisables en cuisine, tout en respectant leur budget », indique Simon. Sur le territoire régional, ils « sauvent » chaque mois 45 tonnes de fruits et légumes du gaspillage.

    Ils travaillent avec des producteurs locaux de Châteaurenard, Aix-en-Provence et Toulon. « Nous valorisons ces produits pour apporter un complément de revenu aux producteurs qui les avaient gaspillés jusqu’à maintenant. »

  • Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Le Stade de Fontainieu accueillera les 150 jeunes des 14e et 15e arrondissements pour une journée de découvertes sportives, le 18 mars prochain. La nageuse multi-médaillée Marie Wattel, fondatrice de l’association Sport & partage, est sensible à la cause : « J’ai à cœur de partager ma passion pour le sport et rendre la pratique plus accessible aux jeunes », confie-t-elle. Dès 10h, des ateliers pluridisciplinaires – mêlant sport, culture et écoresponsabilité -sont proposés pour « faire découvrir différents sports aux enfants issus des quartiers prioritaires », résume l’athlète de l’équipe de France.

    Au programme : activités sportives, ateliers citoyens, animations pédagogiques et réalisation d’une fresque créative géante sur le thème du sport et du partage. Pour reprendre des forces, un pique-nique « Zéro Déchet » est prévu. Consciente que la pratique du sport est onéreuse, l’association prévoit « d’offrir du matériel sportif », selon son communiqué. Ainsi, chaque enfant aura l’occasion de repartir avec un kit sportif pour continuer de s’entraîner au quotidien.

    L’événement solidaire se veut « local, concret et accessible à tous », selon l’organisation. Le sport, un moteur que la nageuse Marie Wattel, qui a évolué au sein du Cercle des nageurs de Marseille (CNM), souhaite partager : « Le sport m’a énormément apporté. Aujourd’hui, je veux qu’il soit un levier d’opportunités pour les jeunes Marseillais. »

    Cérémonie d’ouverture à 9h30

    Stade de Fontainieu (13014)

  • La CGT en défense de la réparation navale

    La CGT en défense de la réparation navale

    Un mois après la mise en demeure par les services de l’État du Chantier naval de Marseille en raison des nuisances sonores de la forme 10 (notre édition du 12/02), la CGT de la réparation navale s’inquiète des conséquences possibles pour leur activité. « Une telle décision est incompréhensible et totalement anormale au regard des enjeux économiques et sociaux d’un port qui se veut de renommée internationale », pointe l’organisation syndicale dans un communiqué publié ce dimanche.

    Selon l’arrêté préfectoral, les seuils imposés ont été dépassés 48 jours dans l’année entre le 1er août 2024 et le 31 juillet 2025, pour l’essentiel pendant la nuit. « Le syndicat CGT ne remet en aucun cas en cause l’existence de nuisances pouvant affecter les riverains », pointe-t-il. Mais il rappelle qu’un comité de suivi a été mis en place en préfecture, rassemblant l’ensemble des acteurs concernés, et qu’eux-mêmes militent pour améliorer leurs conditions de travail. « En protégeant les travailleurs, nous contribuons également à réduire l’exposition des habitants à ces nuisances », souligne le syndicat qui assure que l’employeur « ne ménage pas ses efforts, tant sur le plan matériel que financier ». Alors l’organisation s’inquiète d’une remise en cause de l’activité sauvée grâce à la mobilisation de ses salariés après la liquidation de 2009. En s’étonnant que les services de l’État soient plus proactifs sur ces nuisances sonores que sur le problème de l’amiante sur le port, malgré l’interpellation de la CGT. Alors il promet qu’il « restera vigilant quant aux conséquences de cette décision préfectorale ».

  • Petitapeti en besoin de nouveaux locaux

    Petitapeti en besoin de nouveaux locaux

    Les familles se regroupent jeudi 12 mars en face de l’école Hozier, dressant des pancartes avec inscrit : « Notre association ! Touche pas à mes enfants ! » ou encore « Sans local fixe, on sera dehors ! ». Pour cause, « le local de l’association Petitapeti a été racheté en juin dernier. Le bail arrivant à expiration, nous ne disposons plus que de quelques mois pour trouver un nouveau local », explique Camille Perdreau, coordinatrice de l’association.

    Véritable poumon du quartier de la Joliette, Petitapeti est un lieu de rencontre pour les enfants et leurs parents. L’association propose un accompagnement éducatif avec des activités culturelles et de loisirs pour les enfants de 6 à 12 ans. Camille Perdreau est consternée : « Les enfants ne doivent pas être les oubliés de la rénovation urbaine. »

    Un besoin de locaux

    L’association a tenté de mobiliser par une pétition, mais après 600 signatures, « aucune réponse concrète des collectivités », déplore la coordinatrice. « On nous parle de lutter contre l’errance de nos enfants, mais ils n’ont aucun endroit où aller ni où s’épanouir », déplore Nesrine Abdessade, mère de deux enfants et habitante du quartier. Elle rappelle qu’une de ses filles est restée un an et demi sur liste d’attente pour rejoindre l’association.

    Depuis 10 ans déjà, cette dernière bataille pour avoir accès à un local plus grand : l’actuel ne fait que 40m². Conséquence, un grand nombre de familles reste en attente. La coordinatrice précise : « Le problème n’est pas ce propriétaire, mais plutôt pourquoi il n’y a pas plus de réquisitions de locaux vides dans le secteur. Toute la rue Vincent-Leblanc, la rue de la Joliette, les rez-de-chaussée sont vides. »

  • Un second tour très incertain dans les grandes villes

    Un second tour très incertain dans les grandes villes

    Face à la droite extrémisée, nous sommes le seul rempart. » La déclaration du candidat de la gauche unie à Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire, résume la situation dans de nombreuses communes au lendemain du premier tour des élections municipales où le taux de participation national a été médiocre : 48,90% à 17h contre 38,77% en 2020, scrutin marqué par l’épidémie de Covid.

    La situation a Paris n’est pourtant pas la plus périlleuse pour la gauche unie hors LFI qui a choisi de présenter
    des listes autonomes dans la majorité des communes. Emmanuel Grégoire arrive largement en tête du premier tour avec 36,4% selon les premières estimations et relègue loin derrière la candidate de droite Rachida Dati qui pointe à 24,8% mais aussi l’insoumise Sophia Chikirou, créditée de 13,7%. Si Dati n’a pas ouvertement parlé de fusion avec Pierre-Yves Bournazel (Horizons), en capacité de se maintenir, elle estime que c’est « une nouvelle élection qui commence » appelant à un « rassemblement le plus large possible ». À l’heure où ses lignes sont écrites, on ne savait pas si la candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête) atteignait les 10% des suffrages exprimés, barre obligatoire pour se maintenir au second tour. « Face à la droite extrémisée nous sommes le seul rempart », a déclaré dimanche soir Emmanuel Grégoire. Aucune fusion ne sera réalisée avec LFI dans la capitale. Mais ailleurs ? Les accords seront locaux car le Premier secrétaire du PS a répété qu’il n’y aurait « pas d’accord national entre le PS et LFI au second tour ». Plus ouverte à des alliances, l’écologiste Marine Tondelier a appelé à « éliminer la droite et l’extrême droite ».

    Danger à Marseille

    À Paris, comme à Marseille et à Lyon, les électeurs ont inauguré un nouveau mode de scrutin en votant cette fois directement pour l’équipe municipale et une seconde fois pour les conseillers d’arrondissements. Marseille, capitale du Sud, deuxième ville de France, est sous la menace de l’extrême droite. Son candidat Franck Allisio fait score égal avec le maire sortant Benoît Payan (DVG) avec quelque 35% des suffrages exprimés. La droite classique, représentée par Martine Vassal s’effondre à 12% et LFI et son candidat Sébastien Delogu obtient dans les 12%, en capacité donc de se maintenir. La fusion à gauche aura-t-elle lieu ? Le dépôt des listes est fixé à mardi, 18h. Sébastien Delogu (lire par ailleurs), a tendu la main au Printemps marseillais. C’est aussi le message délivré sur
    le réseau social X par Jean-Luc Mélenchon appelant les « coalitions de la gauche traditionnelle » à saisir « la main tendue », en vue du second tour.

    Quant à Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite, sont au coude à coude autour de 37% et Anaïs Belouassa-Cherifi en troisième position autour de 10%. La candidate mélenchoniste a proposé dès hier soir une « fusion ». « Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, nous sommes prêts à aller discuter et nous sommes prêts bien sûr à garder notre ville à gauche », a déclaré la députée insoumise sur BFM Lyon.

    De fusion, il n’en sera pas question à Montpellier où le maire sortant Michaël Delafosse, à la tête d’une liste de gauche unie, hors LFI, arrive très largement en tête avec 33% des suffrages exprimés, le double du score de la députée LFI, Nathalie Oziol, 16% et loin devant le troisième qualifié, le milliardaire Mohed Altrad 11%.

    Dans le Gard, la droite LR est en difficulté notamment à Nîmes, une des dernières grandes villes (150 000 habitants) qu’elle dirige. La cité romaine est en passe de vivre un tournant historique puisque la liste de gauche unie conduite par le communiste Vincent Bouget obtient 30,05%. Mais le candidat RN, le député européen Julien Sanchez, devance de très peu la gauche avec un score de 30,39% tandis que les deux candidats de droite, Franck Proust (19,55%) et Julien Plantier (15,55%) sont relégués comme le candidat insoumis avec seulement 4,46%. Rien n’est joué dans cette ville dirigée par la droite depuis un quart de siècle. Face au danger RN, Vincent Bouget a lancé dimanche soir un appel au rassemblement mercredi 18 mars.et avant tout dimanche 22 mars, dans les urnes.

    Car l’extrême droite a progressé et menace notamment de reprendre la ville de Toulon dans le Var où sa candidate est arrivée largement en tête (40%). Ses maires ont été réélus à Perpignan, Beaucaire, Fréjus, Hénin-Beaumont.

    Ces municipales sont-elles la répétition avant la présidentielle de 2027 ? Elles dessinent en tout cas les rapports de force politiques avec une droite en recul, vampirisée par l’extrême droite RN, une macronie, déjà peu implantée localement, en perdition et des gauches certes divisées mais en capacité de résister voire de gagner comme à Nîmes, ville symbole à bien des égards. Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a décrit à sa manière ce clair-obscur : « Aujourd’hui, à travers les résultats nationaux, le bateau République française tangue et on voit comment les forces de défiance sont à l’œuvre ».

    « J’appelle au rassemblement de tous les Nîmois face
    à l’extrême droite »

    « Face
    à la droite extrémisée nous sommes le seul rempart »