Author: tecnavia

  • Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Vasco, un labrador d’un an, fera sa rentrée le 15 janvier. Si tout va bien, dans 5 mois, il devrait être prêt à guider une personne déficiente visuelle dans ses trajets du quotidien.

    Début janvier, l’association France défi vision a ouvert le premier centre de formation pour chiens guides situé sur le territoire de l’ex Languedoc-Roussillon. « Jusqu’à présent, les bénéficiaires devaient se rendre à Toulouse ou à Marseille, où il y a deux ans d’attente pour recevoir un chien guide », explique Thierry Jammes, le président de l’association implantée dans le quartier du Millénaire.

    L’association cherche des familles d’accueil

    Prendre les transports en commun, contourner les obstacles, s’arrêter devant un passage piéton ou encore guider son maître dans un centre commercial bondé, les animaux seront formés par une éducatrice spécialisée dans le parc du centre, mais aussi dans les rues de la ville. « En plus de créer du lien social, le chien facilite grandement les déplacements et l’autonomie. Se déplacer avec une canne blanche est très stressant en comparaison. »

    Si les chiens seront formés du lundi au vendredi, ils ne passeront pas tout leur temps au centre pour autant. France défi vision cherche des familles pour accueillir les animaux, les soirs, les week-ends et pendant les vacances où ils pourront rencontrer de nouvelles situations de la vie quotidienne. L’association cherche aussi des familles d’accueil pour les chiots de 2 mois à 1 an, avant leur entrée au centre. « C’est une action bénévole mais tous les frais alimentaires, vétérinaires et d’équipement sont pris en charge. » Aucun prérequis pour les familles. Appartement, maison, animaux ou enfants, tous les profils sont les bienvenus.

    * Pour devenir famille d’accueil ou bénéficier d’un chien guide : presidence@francedefivision.fr.

  • Les deux maternités de Sète vont fusionner

    Les deux maternités de Sète vont fusionner

    En 2023, un rapport national rédigé par le professeur Yves Ville, de l’hôpital Necker à Paris, préconisait de réduire de 20% le nombre de maternités en France, visant notamment les structures avec une activité de moins de 1 000 naissances par an. L’épée de Damoclès qui menaçait déjà la maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse et celle de l’hôpital Saint-Clair à Sète depuis 2023 vient de tomber. Au 1er juillet 2026, les deux plateaux techniques devraient fusionner et tous les accouchements auront lieu au sein de la structure hospitalière.

    « Une situation catastrophique » selon FO

    D’après l’ARS Occitanie, ce « rapprochement » est dû à la baisse des naissances ces dernières années sur l’Île singulière. Fin 2025, 470 et 414 naissances avaient été comptabilisées respectivement dans chaque établissement. Un chiffre qui n’est pourtant jamais passé sous la barre des 300 par an et par maternité, seuil sous lequel le code de la santé publique prévoit une fermeture.

    L’autre raison majeure de cette fusion est, bien sûr, budgétaire. Pour Sébastien Mazel, le secrétaire régional et départemental santé de Force ouvrière, « c’est une situation catastrophique qui traduit la politique économique nationale ». Il établit un lien entre la diminution de la natalité à Sète et une baisse d’activité dans les maternités et donc de bénéfices. « Mais ce raisonnement me gêne. On tente de faire de la rentabilité et de la gestion financière sur de l’humain. »

    Le syndicaliste s’inquiète pour une patientèle qu’il estime « lésée ». « Je n’ai rien contre l’hôpital public mais je pense que le citoyen devrait avoir le choix d’une institution ou d’une autre pour préparer une naissance. »

    La CGT optimiste

    Autre son de cloche du côté de Véronique Mauroy, la secrétaire générale de la CGT des hôpitaux du Bassin de Thau. « On ne voit pas ce rapprochement d’un mauvais œil. Actuellement, rien qu’avec le personnel de la maternité de l’hôpital, on est en capacité d’absorber 800 naissances par an [soit plus de 90% des naissances des deux établissements cumulés, Ndlr.]. Alors ce ne sera que mieux si du personnel arrive du privé. » D’après la secrétaire générale, la direction de l’hôpital serait en discussion avec les salariés de la polyclinique pour les replacer.

    « Une aubaine pour l’hôpital »

    « En plus, la maternité a été récemment rénovée, ce qui garantit de très bonnes conditions d’accueil pour les mamans et leur bébé », rassure Véronique Mauroy. Elle voit même cette arrivée de nouvelles naissances comme « une aubaine pour l’hôpital ». « L’établissement avait prévu des travaux dans quelques années pour rapprocher le bloc obstétrical du bloc opératoire. Avec ces nouvelles entrées, les financements seront certainement disponibles cette année. »

    L’ARS Occitanie se veut elle aussi rassurante et garantit des conditions d’accueil exemplaires à la maternité de l’hôpital Saint-Clair. Le service est équipé d’un plateau technique complet comprenant une salle de césarienne au bloc opératoire, trois salles de naissance, une salle physiologique et le matériel nécessaire à l’accueil des bébés prématurés.

  • Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Les « balades artistiques en Méditerranée » ont été impulsées en 2023, à l’occasion des 20 ans de l’agglomération sétoise. « L’idée était de matérialiser et de donner un sens poétique à cet anniversaire en réunissant les 14 communes qui forment ce territoire dans 4 parcours différents jalonnés de créations contemporaines », explique Salvador Garcia, directeur artistique du projet. 20 ans, 20 œuvres pour célébrer à la fois le dynamisme culturel d’un territoire où vivent et travaillent plus de 200 artistes et la beauté des espaces naturels et du patrimoine historique qui le constituent.

    Trois ans plus tard, 16 œuvres contemporaines, confiées pour certaines à des artistes du cru, ont fait leur apparition dans le paysage, en résonance avec l’environnement dans lequel elles s’inscrivent. Quatre sont encore à venir, dont deux seront installées ce mois-ci ou le prochain. « Ces créations, en dialogue avec des sites naturels ou architecturaux emblématiques, révèlent la beauté de notre patrimoine, accompagnent des projets urbains ou offrent un nouveau regard sur nos paysages », se félicite Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée. D’un montant de 2 millions d’euros, le projet a été financé par la collectivité à hauteur de 800 000 euros et a bénéficié d’une aide de 200 000 euros de l’État.

    Une application dédiée

    D’ores et déjà, les visiteurs peuvent se lancer à la découverte de ce musée à ciel ouvert à travers 4 parcours (« les versants de Thau » : Villeveyrac, Poussan, Montbazin, Gigean ; « les étangs » : Frontignan, Vic-la-Gardiole, Mireval ; « les rivages de Thau » : Marseillan, Mèze, Loupian, Bouzigues, Balaruc-le-Vieux, Balaruc-les-Bains ; et Sète, ville-île). Pour guider les curieux, l’office de tourisme intercommunal a conçu une application gratuite pour Android et Apple, intitulée « BAM » (pour « Balades Artistiques en Méditerranée »). Elle permet « de se situer dans les parcours, de repérer les différentes œuvres et d’écouter des entretiens avec les artistes tout en découvrant ou redécouvrant le patrimoine de l’Archipel de Thau. L’idée étant de parcourir ces circuits en modes doux, à vélo ou à pied », précise Salvador Garcia.

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.

  • Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Mais, après ces deux succès obtenus en déplacement, le retour à la maison, à Martigues, a été brutal pour les Marseillaises.

    Face à Saint-Étienne, la lanterne rouge, elles ont raté une occasion en or de creuser l’écart sur leurs rivales dans la course au maintien. C’est en début de seconde période que les Stéphanoises ont inscrit le but de la victoire, par Sofie Horneman, pour un succès 1 à 0.

  • Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    C’est une équipe bien connue dans le monde du vélo qui débarque à Marseille. Euskaltel-Euskadi est présent dans le peloton mondial depuis 1994, malgré plusieurs absences pour raisons financières. L’équipe basque, reconnaissable par ses maillots oranges, possède une certaine pression sur ce Grand Prix 2026. En effet, par l’intermédiaire de Martin Gotzon, ils ont terminé 6e de la précédente édition. Pablo Urtasun, ancien coureur de la formation et directeur sportif adjoint, espère voir un petit groupe se jouer la victoire dans le final. « Ce sera un petit peu plus facile dans le final et c’est possible que le peloton monte plus vite l’Espigoulier. On va essayer d’avoir des coureurs qui passent la montagne et qui vont vite au sprint », décrit-il.

    Comme évoqué précédemment, Euskaltel-Euskadi est une équipe majoritairement basque. Une très grande partie de l’effectif et du staff viennent de cette région espagnole. L’empreinte locale est forte. « Nous sommes une équipe locale et, normalement, 80% de l’équipe vient du Pays Basque. Mais des coureurs étrangers nous aident aussi à atteindre nos objectifs comme le Français Paul Hennequin ou les frères Van der Tuuk. »

    Paul Hennequin

    absent à Marseille

    Les tuniques orange sont actuellement en ProTeams, c’est-à-dire la deuxième division mondiale. Avec leur budget, espérer grimper au premier échelon semble difficile. En 2026, ils ont 20 coureurs sous contrat et veulent jouer des victoires sur toutes les courses en dehors du calendrier World Tour. « Notre objectif est d’être dans le top 30 mondial à l’issue de la saison. Nous avons des qualités pour être bons sur les courses classées 1.1, 1.2 et 2.1 », espère Pablo Urtasun.

    Parmi les 20 cyclistes sous contrat cette année, il y a donc un Français. Ancien membre de l’équipe Nice Métropole, le sprinteur de 23 ans, Paul Hennequin ne reviendra pas en région Sud ce 1er février. Le Tricolore n’est pas présent dans le groupe pour le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « Non, il ne sera pas à Marseille. Il sera à Majorque, nous pensons qu’il aura deux occasions de sprinter là-bas. Vu que l’Espigoulier sera probablement rapide, ce sera trop difficile pour lui de passer et de jouer la victoire. » Comme en 2025, Euskaltel-Euskadi aura l’occasion de jouer les trouble-fêtes dans les Bouches-du-Rhône et de fièrement mettre en avant le drapeau rouge-blanc-vert.

  • Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    C’est un ouf de soulagement que peuvent pousser les amateurs du Jeu Provençal.

    Le Provençal n’est pas mort, leur Provençal patrimoine de notre région revient sur le devant de la scène. C’est une très bonne nouvelle. Cette année 2025 de transition avait mis le doute sur la poursuite de ce monument des boules plus que centenaire. C’eut été un coup presque fatal pour une discipline déjà en proie à des difficultés. Et on le sait, le Provençal est un peu la locomotive de la discipline.

    Heureusement notre confrère La Provence a mis les bouchées doubles pour faire perdurer ce concours mythique avec des modifications notables, notamment la date habituellement fixée fin juillet est cette fois établie du 27 au 30 août. Le vrai chamboulement vient du début de la compétition qui aura lieu le jeudi pour se terminer le dimanche. Une première dans l’histoire du concours. Cette innovation ressemble à un pari qui peut être gagnant.

    La deuxième grosse information c’est la présence d’un soutien de taille dans l’organisation. Celle de Joël Cantona. L’ex-joueur olympien devrait faire partie du projet.

    L’agence « Joël Cantona organisation » a déjà été dans l’élaboration du championnat de France de Beach Soccer, les étapes françaises du championnat d’Europe, et la coupe du monde à Marseille en 2008.

    Nous en saurons plus sur l’investissement de la société Joël Cantona dans les prochains jours.

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    En dominant Bayeux (9-0), l’OM a fait le job face au petit Poucet. Les Marseillais poursuivent leur épopée en Coupe de France. Un trophée qui s’est sensiblement ouvert avec l’élimination surprise du PSG. De là à penser que les Olympiens vont s’engouffrer dans la brèche et aller chercher un onzième trophée Charles-Simon, il y a un fossé que ne veut surtout pas franchir Roberto De Zerbi.

    Il a tenu à rappeler certaines choses, après la qualification de son équipe à Caen : « Nous avons fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. » Puis il a noté quelques petits détails qui viennent ternir le tableau : « Il y a cette blessure d’Angel Gomes. » Avant de reconnaître que la chute du tenant ouvrait des perspectives. « C’est vrai que le PSG a été éliminé, mais nous, nous avons perdu contre Nantes [0-2, au Vélodrome, Ndlr], qui était avant-dernier de Ligue 1. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »

    Il savait que son OM avait tout à perdre face à Bayeux. Quelques jours après avoir laissé filer le trophée des champions à Koweit city, il attendait de ses hommes qu’ils sortent le grand jeu. Comme s’ils avaient face à eux un adversaire du calibre du PSG, et non évoluant en Régional 1. « Pour nous, je peux dire que ce genre de match avait tout du piège. Le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. » Il a ainsi reconnu avoir « insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants ».

    Rendez-vous le 3 février

    À Caen, l’Italien avait laissé quelques cadres au repos. Il en a profité pour relancer Angel Gomes. « Il a fait un bon match, mais il peut encore mieux faire », a-t-il admis. L’Anglais a certes ouvert le score, « mais il a encore perdu beaucoup trop de ballons ».

    C.J. Egan-Riley et Neal Maupay, entrés en seconde période, ont gagné en confiance. Chacun y est allé de son but. Et pour le second, le départ de Robinio Vaz à la Roma pourrait lui permettre de vivre une fin de saison plus sereine. À moins que lui aussi ne prenne le chemin de l’Italie.

    L’OM a donc gagné le droit de continuer à rêver. Rêver de conquérir enfin un titre. Sa prestation à Koweit city a montré que ce groupe en avait la capacité. Néanmoins, pour la Coupe de France, il faudra d’abord effacer Rennes.

    Les Bretons seront opposés aux Phocéens, en huitièmes de finale. Le duel aura lieu au Vélodrome, le mardi 3 février à 21h10. D’ici là, les Olympiens seront fixés sur leur sort en Ligue des Champions.

    Ils auront aussi disputé quatre matches de Ligue 1, où ils seront attendus au tournant par Roberto De Zerbi. Ce dernier qui veut que ses hoplites soient capables de produire la même qualité de jeu, que ce soit face au PSG, qu’ils retrouveront le 8 février, ou Lens, qui viendra au Vélodrome le 24 janvier, que face à Angers, chez qui ils iront ce samedi.

    La finale de la Coupe de France cherche son stade

    La Coupe de France 2026 entre dans sa phase finale, avec les huitièmes de finale à venir début février.

    Mais c’est l’échéance du 23 mai, date annoncée de la finale de l’épreuve, qui reste en suspense. En théorie, elle doit se disputer au Stade de France, navire amiral des enceintes sportives de l’Hexagone. Or, comme en 2024, l’enceinte dionysienne pourrait ne pas être disponible.

    Il y a deux ans, elle était monopolisée pour les Jeux Olympiques de Paris. Cette année, d’importants travaux structurels sont programmés dans ses abords proches. Ce qui compliquerait l’organisation de la finale. La Fédération cherche donc un éventuel stade de replis.

  • [Entretien] Navid Shomali : « La solution en Iran ne peut venir que du peuple »

    [Entretien] Navid Shomali : « La solution en Iran ne peut venir que du peuple »

    Des manifestations d’ampleur secouent l’Iran depuis plus de deux semaines. Un mouvement qui, à l’origine, était lié au coût de la vie, mais s’est rapidement étendu et réclame désormais la chute du régime, qui est prêt à tout pour sa survie. Quelque 3 428 personnes auraient ainsi été tuées depuis le début du mouvement de contestation, a annoncé, mercredi, l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations. Un véritable massacre mené par les Gardiens de la Révolution de la République islamique. Des rapports font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays », affirme l’ONG Human Rights Watch.

    La Marseillaise : Pensez-vous comme le chancelier allemand que le pouvoir iranien vit ses « derniers jours » ?

    Navid Shomali : Les dirigeants européens ont déjà décidé que le régime devait être changé. Certains parlent d’une transition « en douceur », d’autres rappellent leurs ambassadeurs et essayent de réduire leur représentation diplomatique. Le problème est qu’ils ne connaissent pas nécessairement l’Iran. Ils aimeraient que l’Iran soit pro-Occident et pro-Otan dès demain. C’est loin de la réalité. La révolution iranienne de 1979 a mis deux ans à atteindre son stade final, avec des millions de personnes dans les rues. Ce régime brutal, qui dispose de l’un des appareils militaires et sécuritaires les plus redoutables du Moyen-Orient, est conscient que s’il quitte le pouvoir, il n’aura nulle part où se cacher. Il va donc s’accrocher et résister. C’est pourquoi nous sommes très préoccupés par l’ingérence politique des Israéliens, des Britanniques, des Français, des Allemands, des Portugais et de tous les membres de l’Otan. Cela compromettra les attentes sincères des personnes qui sont descendues dans la rue en 2009, 2017, 2018, 2019 et 2022. À chaque fois, ils ont réussi à forcer le gouvernement à reculer. Le régime peut utiliser ces déclarations pour affirmer que les manifestants sont manipulés par des puissances étrangères. Notre parti exige que ces ingérences cessent immédiatement.

    Quelles sont les revendications des manifestants ?

    N.S. : Les manifestations de ces deux dernières semaines sont directement liées à la propagation rapide de la pauvreté ainsi qu’à la corruption en Iran. L’accumulation de richesses par une petite minorité d’individus extrêmement riches, alors que la majorité de la population lutte pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires, est insupportable. Ils constatent également que ce ne sont pas seulement des acteurs extérieurs qui ont conduit le pays à sa situation actuelle, mais aussi le régime et ses partisans, ses alliés et les membres de leur famille, par leur corruption endémique et leur pillage effréné de l’économie. Ce sont eux qui, au cours des trois dernières décennies, ont amassé des sommes d’argent astronomiques. Pendant ce temps, les travailleurs ne sont pas payés, les entreprises et les industries font faillite. Environ 60% de la population iranienne vit en dessous du seuil de pauvreté. C’est pourquoi ils sont dans la rue et prêts à sacrifier leur vie pour changer ce régime et offrir à leurs enfants et aux générations futures une vie digne.

    Le fils de l’ancien Shah, Reza Pahlavi, se positionne comme un acteur clé. Est-ce vraiment ce que souhaite le peuple ?

    N.S. : Pendant 47 ans, les Pahlavi ont vécu dans un luxe absolu grâce aux milliards de dollars qu’ils ont détournés de l’Iran. Lorsque Reza Pahlavi est interviewé, son ignorance de la situation est flagrante. Un document de 200 pages distribué à ses partisans propose clairement une dictature. Bien sûr, pas ecclésiastique, mais une dictature qui conduirait à la création d’un régime despotique dans lequel personne ne serait libre, l’ordre capitaliste serait maintenu et l’Iran serait un allié des États-Unis et d’Israël. Il n’a aucun programme politique, économique, social ou culturel clair pour résoudre les problèmes urgents de plus de 90 millions d’Iraniens. Après 47 ans de régime islamique et 50 ans de pahlavisme avant cela, l’Iran aura vécu sous la tyrannie pendant près de 100 ans. C’est pourquoi les esprits les plus brillants et les plus visionnaires d’Iran doivent s’unir pour trouver un moyen de sauver le pays. Cet homme n’est pas accepté par la population, mais chaque jour, les médias occidentaux invitent dans leurs émissions des politiciens et des personnalités publiques qui font l’éloge de la monarchie, affirmant que Pahlavi bénéficie d’un fort soutien international. Le problème est que l’opposition à l’intérieur du pays a été brutalement et totalement réprimée pendant longtemps, réduisant l’arène de la lutte interne à néant depuis la fin des années 1980.

    La France, le Royaume-Uni et le Portugal ont rappelé leurs ambassadeurs pour dénoncer la répression des manifestants.

    N.S. : Ce sont ces mêmes gouvernements qui ont poussé à l’adoption de sanctions plus sévères contre l’Iran. En octobre, ils ont affirmé que l’Iran avait abrogé ses responsabilités en vertu de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Cependant, le régime et un certain nombre d’experts en droit international ont affirmé que cet accord avait en fait été abrogé par les États-Unis en 2018, lorsque Trump s’en est retiré. L’accord stipulait que si l’un des six partenaires se retirait, il serait rompu. Ces gouvernements rêvent de revenir à l’ère coloniale et retrouver leurs positions. C’est le contraire de ce que l’on attend de pays qui se décrivent comme démocratiques et prétendent respecter le droit international. Si les gouvernements occidentaux n’interviennent pas, la République islamique pourrait s’effondrer sous la pression populaire interne à l’Iran. La solution en Iran ne peut venir que du peuple. Seuls les Iraniens ont le droit de décider du sort de notre pays et de la voie politique qu’il empruntera.

    Pensez-vous qu’il y aura une intervention militaire américaine sur le sol iranien ?

    N.S. : Personne ne peut prédire ce que Donald Trump va faire. Un jour, il dit une chose, et le lendemain, il fait le contraire. Les Américains et l’Occident ont clairement échoué à évaluer correctement la situation en Irak en 2003. Il a fallu de nombreuses années pour pacifier ce pays, sans parler de lui apporter un semblant de stabilité pendant de nombreuses années après cela. Et en termes de superficie, l’Iran est près de quatre fois plus grand que l’Irak. Il n’est donc pas impossible que le régime iranien et les États-Unis reviennent à la table des négociations pour parvenir à un accord. Les Américains auront bien sûr le dessus et finiront par l’emporter, car le régime théocratique est prêt à tout pour rester au pouvoir. Le grand perdant sera le peuple iranien. C’est pourquoi nous espérons que les forces progressistes, démocratiques et nationalistes, ainsi que la classe moyenne, les enseignants, les infirmières et les femmes, s’uniront pour former un front uni qui aspire à la paix, à la démocratie et à un avenir dans lequel les vastes ressources de l’Iran seront utilisées pour construire un pays prospère. En renforçant la solidarité et l’unité d’action entre toutes les forces sociales progressistes engagées dans cette lutte, nous nous efforcerons de faire face simultanément à la dictature au pouvoir et aux menaces de l’impérialisme américain.