Author: tecnavia

  • L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    Après Madrid, Lisbonne et le Vélodrome, Bruxelles a de nouveau vu l’assistance vidéo influencer le score final d’un match de l’OM.

    À Santiago Bernabéu, elle a offert le penalty de la victoire au Real (2-1). Au Portugal, elle en a annulé un en faveur des Marseillais et entraîné l’expulsion d’Emerson. Alors qu’à Marseille, elle a validé le but de la victoire de l’Atalanta (1-0), malgré une main d’un défenseur italien dans sa surface de réparation, qui a lancé l’action du but victorieux des Bergamasques.

    Au Parc Astrid, mardi, l’assistance vidéo à l’arbitrage a encore une fois eu une influence directe sur le score final. En annulant non pas un, mais deux buts de l’Union Saint-Gilloise, dans une fin de match irrespirable, alors que l’OM menait 3-2.

    Pour quelques millimètres

    Si la seconde annulation semble ne souffrir d’aucune contestation possible, la première est plus sujette à caution. Car, même en observant à la loupe les images, le hors-jeu du buteur, Kevin Mac Allister, est loin de sauter aux yeux.

    à vitesse réelle, l’Argentin semble couvert par Emerson. C’est en scrutant à la loupe que l’arbitre assistant vidéo a repéré le mauvais placement de celui qui pensait offrir l’égalisation à son équipe. Sur la captation d’image, le coude d’Emerson donne le sentiment que le défenseur marseillais est en couverture de son adversaire, par son coude. Néanmoins, d’après les lois du football, cette partie du corps n’entre pas en considération pour sanctionner un hors-jeu.

    C’est donc le calcanéum (os du tarse qui forme le talon) de Kevin Mac Allister qui sert de point de repère. alors que l’épaule de l’Olympien a été utilisée comme cible, la VAR a opté pour l’annulation du but, estimant que l’Argentin était devant le Phocéen.

    Ainsi, pour quelques millimètres, l’OM a pu enfin avoir une décision de la VAR qui tourne en sa faveur en Ligue des Champions. Si elle n’efface pas les frustrations des points perdus précédemment, elle permet aux Marseillais de se relancer dans la course aux barrages, avec neuf points au compteur.

  • Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après avoir annoncé il y a près d’un mois le premier nom son édition 2026, en la personne de la chanteuse Théodora, jeune phénomène de la pop francophone, Marsatac continue d’effeuiller son programme.

    Les organisateurs de ce festival rap, pop et électro, qui se tiendra du 11 au 13 juin 2026 au Parc Borély ont dévoilé une première salve d’artistes mercredi. Au menu du samedi 13 juin, le rappeur Disiz, à l’origine cette année de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le tube Melodrama avec une certaine Théodora. Bamby sera également à l’affiche de cette soirée. Parmi les titres phares de cette jeune chanteuse guyanaise de dancehall, Pas jalouse, en duo avec le rappeur Kerchak, et même un premier album sorti au printemps dernier, Muse.

    Trois autres noms, qui se produiront eux lors de la soirée du vendredi 12 juin, ont été aussi annoncés. On trouve ainsi La Mano 1.9, l’une des nouvelles coqueluches du rap hexagonal. Influencé par la drill, genre hip-hop aux rythmes syncopés made in Chicago, le jeune rappeur du XIXe arrondissement de Paris aura, lui aussi, l’occasion de défendre à Marseille son premier album, intitulé R.A.T.

    Les scènes du Parc Borély seront aussi le théâtre de concerts du Mc lyonnais et masqué façon Vendredi 13, Menace Santana, ainsi que d’Ino Casablanca, chanteur espagnol d’origine marocaine installé en France qui infuse ses influences toutes méditerranéennes dans des sons entraînants.

  • [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    « Après 15 ans passés à la tête du Liberté d’abord, de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté ensuite, j’ai décidé de faire valoir mes droits à la retraite au 31 août 2026 », affirme par voie de communiqué de presse Charles Berling, 67 ans, annonçant ainsi la fin de son aventure varoise amorcée en 2010. à cette époque, il participe alors, avec son frère Philippe, à la création du Théâtre Liberté, sur la place éponyme de Toulon. Les lieux seront inaugurés le 29 septembre de l’année suivante par une représentation de L’art de la comédie.

    « De ces débuts bouillonnants jusqu’à la célébration des 60 ans de Châteauvallon en 2025, en passant par l’obtention du label Scène nationale en 2015, rappelle-t-il, je suis fier d’avoir œuvré aux côtés d’une équipe paritaire particulièrement engagée et compétente, dans un climat heureux et passionné, pour donner à Châteauvallon-Liberté la place qu’elle occupe aujourd’hui : l’une des scènes nationales les plus importantes dans le paysage culturel français. »

    Lutte pour les « valeurs républicaines »

    « Avec l’équipe de la Scène nationale, nous n’avons eu cesse de préparer l’avenir de cette magnifique institution, en la rendant la plus accessible possible à toutes et à tous, aux jeunes en particulier. Elle est prête à affronter de nouveaux défis artistiques, culturels, budgétaires, sociaux et politiques », souligne celui qui, même s’il quittera ses fonctions de directeur de théâtre, poursuivra ses activités artistiques, de comédien et metteur en scène essentiellement. Une évocation des challenges qui attendent la scène nationale, alors que la Ville de Toulon et ses électeurs menacent de se jeter à nouveau dans les bras du RN et de l’extrême droite pour les prochaines élections municipales de 2026, 30 ans après la parenthèse brune et mortifère du maire FN Jean-Marie Le Chevallier. « Quand le FN a été élu », rappelait, l’été dernier, Charles Berling à La Marseillaise, « les pouvoirs politiques voulaient la mort de Châteauvallon, un endroit où l’on pouvait échanger librement. Jean-Marie Le Chevallier fleurissait la tombe du maréchal Pétain. Il voulait la disparition de ce lieu ».

    Mais, si Charles Berling partira à la retraite en 2026, cela ne l’empêchera pas de se « battre, encore et toujours, pour la culture et pour les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité ».

  • « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    Il y eut des signes avant-coureurs, des remous et des tremblements dans la mer. Ensuite c’est devenu autre chose qu’un monstre sous-marin. Il y eut des surprises, des angoisses et des découvertes. Des cieux et des eaux qui explosaient. Du feu, des pierres et des cendres. Des terres brûlantes et des gaz toxiques. Après quoi arrivèrent d’étranges meutes de curieux, des marins, des chercheurs, des cartographes, des chroniqueurs pour décrire sans trop de phantasmes le phénomène. Des militaires et des grandes puissances qui convoitaient ce carrefour plantèrent des drapeaux parfaitement dérisoires. On lui donna un nom, « Julia », « Graham » ou bien « Ferdinandea » si l’on était français, anglais ou bien du Royaume des Deux-Siciles. Le conflit tourna court, cette île ne fut qu’un entre-deux. Au bout de cinq mois, le mystère s’affaissa, brusquement englouti.

    Ce n’est pas fini. Il n’y a pas seulement des plongeurs sous-marins qui viennent voir les vestiges et ramènent des fragments de minéraux. Une résurgence est envisagée, le volcan resurgirait un peu plus loin. La science ne sait pas dire quand, quelques décennies ou bien quelques siècles après nous. En ligne de fuite, pour tendre la trame, voici des fictions et des micro-mythes façon Roland Barthes. En bonus, cette exposition depuis Naples jusqu’à Marseille.

    Migrations et géopolitique

    Photographe et réalisateur, Clément Cogitore s’est emparé de cette histoire. Il a convaincu la commissaire de l’exposition de Naples, Kathryn Weir. Le relais fut transmis à Hélia Paukner et Enguerrand Laclos, pour la version Mucem de l’événement. Des documents sont présentés sous des vitrines désuètes : un consul fait son rapport au ministre des affaires étrangères, l’épouse de Louis-Philippe colle et légende les premiers dessins de l’île. Des images de Cogitore, des jets d’encre sur papier se souviennent du basalte de la pointe immergée de l’île. Les plaquettes de verre qui les recouvrent donnent à lire en sicilien ou en malte, une inscription dit que « nous sommes un peuple d’insomniaques ». Un fragment du Tamuld interroge : « Si je ne suis pas moi, qui le sera ? »

    Avec ses images discontinues et des mixages de voix étrangères, un film de Clément Cogitore esquisse des va et vient entre imaginaire et actualité récente, évoque les migrants, les bouleversements climatiques et les conflits inter-étatiques. Il est un instant question de bombardements livrés par Reagan chez Kadhafi. Le film dure 45 minutes. On lâche prise, on regarde en rouge et noir des pastels du siècle précédent, le vedutiste Camillo de Vito.

    Jusqu’au 17 mai, Fort Saint-Jean, sauf mardi 9h / 18h. Catalogue coédité avec Atelier EXB, 49 euros.

  • Vaucluse : les salariés de la CPAM à bout de souffle

    Vaucluse : les salariés de la CPAM à bout de souffle

    En Vaucluse, les salariés de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) sont à bout. « On se rend compte que d’année en année, le service se dégrade. On a de moins en moins de personnel qualifié et plus de missions », témoigne Caroline Grangier, secrétaire FO de la CPAM Vaucluse. Ce qui se traduit, pour les usagers, par moins de plages d’accueil, par exemple. « Il y a beaucoup de burn-out et des services entiers exposés à des risques psychosociaux », ajoute Christophe Nicolas, membre du syndicat, également salarié à la CPAM.

    Objectif insuffisant

    Une grogne qui s’exporte également dans les hôpitaux. Christophe Del Rey, secrétaire départemental FO Santé de Vaucluse, cible notamment la hausse de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 3% votée ce mardi par l’Assemblée nationale, « alors qu’il devrait être d’au moins 6% pour compenser toutes les évolutions de carrière ». Avant d’ajouter qu’on en « voit les conséquences sur le territoire », notamment avec des fermetures pendant la nuit, ou parfois pour plusieurs jours, des urgences de Carpentras, Cavaillon ou encore Pertuis, ces dernières années.

  • Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    En région Sud et dans le Var, une personne sur trois sera âgée de plus de 60 ans d’ici 2030. Un constat qui appelle à une réflexion sur le bien vieillir, enjeu majeur à l’heure où les cas d’isolement et de maltraitance se multiplient, comme l’illustre la fermeture de l’Ehpad de Pélissanne (Bouches-du-Rhône) en janvier.

    C’est dans ce contexte que Place publique 83 (PP) organisait, mercredi, une journée dédiée au bien vieillir, réunissant acteurs institutionnels, médico-sociaux et entrepreneuriaux. Après avoir visité des établissements, ces participants se sont retrouvés salle Franck-Arnal pour une table ronde, avant une conférence publique.

    Celle-ci s’inscrit dans le contexte du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui « masque l’importance de ces thématiques. Au Sénat, on a beaucoup discuté des politiques publiques et des questions budgétaires. Mais, avant, il faut savoir où on veut aller », introduisait le sénateur (PP) de Paris Bernard Jomier, vice-président de la commission des Affaires sociales et médecin.

    La prévention, une priorité à développer

    Cette réflexion est d’abord incarnée, au niveau territorial, par la création, en 2019, du Gérontopôle Sud. Piloté par la Région et l’ARS, il travaille sur les thèmes liés à la personne âgée, dans le but d’améliorer ses conditions de vie. Il s’appuie sur un conseil scientifique, une équipe pluridisciplinaire (recherche, silver économie, éthique…) et un conseil d’administration composé de six collèges « représentant tous les acteurs (sociaux, institutionnels, économie…) », détaille son directeur, Frédéric Rodrigues.

    Cette somme de compétences conduit à adopter des méthodes et outils novateurs tels que le programme Icop. Développé au CHU de Toulouse en 2019, il permet, via un questionnaire, de mesurer six facteurs de vieillissement et de construire une prise en charge adaptée. « L’intérêt est de réduire les fragilités, car ça assure une prise en charge en amont de la dégradation de l’état », explique Frédéric Rodrigues.

    La prévention, un sujet « sur lequel presque rien n’est fait et qui se heurte aux intérêts particuliers », dénonce Bernard Jomier. Et qui demeure, pourtant, un élément « essentiel » du bien vieillir : « Plus tôt les personnes consultent, mieux c’est. Quand la pathologie est installée, c’est fini », décrit Fabienne Dana, docteur à l’hôpital de jour Toulon-Hyères, qui estime, justement, que « l’hôpital de jour correspond mieux aux besoins des sujets âgés. Le meilleur endroit pour eux, c’est le domicile. Il faut prendre son temps avec ces personnes, ce que permet l’hôpital de jour ». Un lieu où le patient peut compter sur une équipe complète (diététicienne, kiné, psychologue), et sur une infirmière en pratique avancée, « qui peut réaliser examens et prescriptions. Ce sont des consultations d’une heure, suivies d’évaluations à domicile, ce qui renforce le lien ville-hôpital ».

    Toujours dans l’optique d’éviter l’hospitalisation, la solution des résidences intergénérationnelles est également évoquée par Agnès Filizetti, directrice de Récipro-Cité, entreprise d’ingénierie sociale, qui met en place des habitats de ce type, dont cinq dans le Var : « Pour que ça fonctionne, il faut des logements adaptés, des espaces partagés et une animation de la vie sociale, pour créer du lien avec le voisin et une veille active entre chacun. » Mais pour un modèle pérenne, « il faut définir ces résidences de manière juridique. Et la présence humaine coûte cher : comment la conserver dans le temps ? Il faut cesser de regarder ça comme un coût, mais comme un investissement ».

    Enfin, en cas de prise en charge hors domicile, les outils numériques peuvent également aider. C’est ce que propose la plateforme Zenior & Care Expert, comparateur gratuit de structures d’accueil, qui aide à choisir la plus adaptée grâce à des conseils d’experts : « On est parti des difficultés des familles, alors que le taux d’occupation en Ehpad est historiquement bas. Nous sommes là pour rassurer et conseiller », détaille l’un de ses fondateurs, Antoine Bonin, qui annonce l’implantation en cours de sa plateforme dans le Var.

  • Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Le projet de Pôle de transition écologique (PTE) au Puits de l’Éouve, à l’est de la commune, ne verra pas le jour, tel que l’avait annoncé le maire (DVD) de Draguignan, Richard Strambio, en avril dernier. Raisons invoquées : son coût (132 millions d’euros), l’absence de subventions de la part de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui refuse depuis fin 2024 de financer la production des combustibles solides de récupération (CSR) destinés à alimenter la chaufferie du PTE, ainsi que la nécessité de créer une piste de défense anti-incendies, qui aurait généré un surcoût de 15 millions d’euros.

    Il faut donc trouver une solution, d’autant que la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) oblige les collectivités à réduire de 50% leur stockage de déchets non dangereux non inertes. Cela signifie que Dracénie Provence Verdon Agglomération doit diminuer de moitié les 33 000 tonnes de déchets stockés annuellement au Cannet-des-Maures et à Bagnols-en-Forêt.

    C’est à ce titre que la liste « Uni.e.s pour Draguignan » organise une réunion publique ce vendredi (18h) à la Maison des Sports et de la Jeunesse.

    Farouchement opposés au PTE, « Uni.e.s pour Draguignan » veut lancer d’autres pistes de réflexion. « On a soumis un questionnaire à la population il y a un mois. On en a recueilli environ 150. On en fera la restitution avant de proposer des solutions », explique Philippe Jérôme, l’un des colistiers (PCF).

    « On militera toujours pour une gestion publique »

    Il ajoute : « On veut s’orienter vers une réduction des déchets avec une campagne sur le tri et sur une restructuration de la déchèterie de Draguignan, qui n’est plus en phase avec l’évolution de la ville, d’autant plus avec l’interdiction de brûler des déchets verts. » Il ne s’agira que « de propositions », assure-t-il. « Notre idée reste de coconstruire avec la population », tel que la liste l’a déjà fait, sur ce même procédé, pour l’école publique, et le fera, prochainement, sur les questions liées aux transports et à la démocratie locale.

    Philippe Jérôme reconnaît toutefois que tout ne pourra être réalisé tel que le voudrait « Uni.e.s pour Draguignan », notamment en raison du renouvellement du renouvellement du contrat de délégation de service public (DSP) sur la gestion des déchets avec Pizzorno jusqu’en 2032 : « On militera toujours pour une gestion publique, mais si on étions élu, ça coûterait très cher de remettre en cause la convention. Nos propositions viennent s’insérer dans le cadre contraint de ce contrat. » Cette réunion débutera par ailleurs par une prise de parole de la tête de liste, qui devrait être investie ce jeudi.

  • L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    « Notre mer, berceau de civilisations, étouffe sous le plastique. La Méditerranée, semi-fermée et cernée par des zones fortement urbanisées, est aujourd’hui l’une des mers les plus polluées du monde », amorce la lettre ouverte envoyée aux ministres de la COP 24, réunis au Caire du 2 au 5 décembre derniers.

    Adressé par la Coalition interparlementaire pour mettre fin à la pollution plastique, signée par des organisations, scientifiques, associations et citoyens engagés, ce courrier étaye : « Chaque année, 230 000 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans la Méditerranée, soit environ 730 tonnes par jour. Plus de 7 millions de tonnes de plastiques (macro, micro et nano) sont déjà accumulées dans le bassin méditerranéen, soit l’équivalent en poids de 350 milliards de bouteilles en plastique. »

    Et d’alerter  : « Ce volume pourrait doubler d’ici 2040 sans action majeure. Cette situation est d’autant plus dramatique que dans la Méditerranée, tout plastique rejeté y est piégé, contaminant la faune, la flore et, par l’infiltration de microfibres, d’additifs chimiques et de perturbateurs endocriniens, la santé humaine elle-même. »

    12 ramassages par an

    Servane Tarot, directrice de l’Atelier Bleu à La Ciotat, association qui œuvre à la protection de l’environnement « de Marseille à Toulon, sur la côte provençale » rappelle-t-elle, fait partie des signataires du courrier. « Face à l’urgence et à la lenteur des négociations internationales, cette lettre appelle à un plan d’actions », insiste-t-elle. Notamment « fixer des objectifs ambitieux de réduction, créer un fonds méditerranéen dédié et intégrer cette lutte dans toutes les politiques publiques » .

    La lutte contre la pollution plastique est une des missions de l’Atelier Bleu depuis 1984, informe Servane Tarot. « Nous mettons en place des actions curatives, avec par exemple 12 opérations de ramassage de plastique par an, avec les écoles, les entreprises, les citoyens… », détaille-t-elle. En parallèle, depuis 2018 auprès des commerçants ciotadens et 2024 auprès des forains des marchés de La Ciotat, « nous agissons pour sensibiliser à la réduction des sacs plastique à la source. 80% d’entre eux ont accepté notre accompagnement personnalisé pour faire évoluer leurs pratiques. Un des obstacles est économique : les emballages réutilisables coûtent plus cher que le plastique… », développe-t-elle.

    Il y a encore du chemin à faire pour que l’usage d’un contenant réutilisable par le consommateur gagne du terrain.

  • Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    « Le sentier, long d’environ d’un kilomètre, traverse une ancienne carrière, avec quelques bâtiments abandonnés et démolis. Il y a des pierres glissantes, des endroits où il n’y a pas de marches… On va créer un sentier sécurisé », présente Marion Peguin, du Conservatoire du littoral.

    Alors que le site de la Presqu’île, à Cassis, représente le point d’arrivée principal à la calanque de Port-Miou, particulièrement fréquentée en période estivale, et que Port-Miou constitue une porte d’entrée majeure du Parc national des Calanques, « la question de la connexion piétonne entre ces deux lieux est donc essentielle », présente la Ville de Cassis.

    Co-maîtres d’ouvrage dans ce chantier de sécurisation et de requalification du sentier, le Conservatoire du littoral et la Ville de Cassis prévoient notamment « d’assurer une continuité piétonne confortable et sécurisée, par la stabilisation des passages dangereux et la réhabilitation du sentier existant ; nettoyer et requalifier le sentier et ses abords, dans une approche de réhabilitation paysagère et de cicatrisation des zones dégradées ».

    Panneaux pédagogiques

    A l’occasion de ces travaux d’un peu plus de 443 000 euros, financés à 37% par la Région Provence Alpes Côte d’Azur, 33% par la commune de Cassis, 16% par le Fonds Vert, 10% par le Conservatoire du littoral et 11% par le mécénat, « le sentier va être balisé et des panneaux pédagogiques sur son histoire seront installés par le Parc national des calanques. L’esplanade, où arrive le petit train, sera également requalifiée », ajoute Marion Peguin.

  • Gazel à la recherche de projets initiateurs d’emplois

    Gazel à la recherche de projets initiateurs d’emplois

    C’est dans la continuité de la raison pour laquelle elle a été fondée que la Fondation Gazel Energie lance un appel à projet inédit dans le bassin gardannais. Créée pour « accompagner le territoire dans le cadre de l’arrêt charbon décidé par l’État (….) », précise le groupe et fournisseur d’énergie dans un communiqué de presse, alors que des centaines de salariés, dont ceux de la Centrale de Provence, perdaient leur emploi, la Fondation se donne pour mission « d’apporter son soutien au territoire, au développement économique et social de celui-ci ». A Gardanne comme dans d’autres anciens bassins miniers.

    L’emploi, critère premier

    Dans cette lignée, un appel à projets est lancé par la fondation. « En l’occurrence, cet appel à projet qui est question d’être une aide financière sur des activités qui permettraient de recréer, créer et maintenir de l’emploi, précise Camille Jaffrelo, porte-parole pour Gazel Energie. L’appel est en guichet ouvert mais on va mettre une séance avec le comité de conseil mi-février, on aimerait idéalement recevoir les dossiers début février. Plus tard, ils seront évalués dans le comité d’après. Les dossiers sont assez simples, ils sont téléchargeables sur notre site, c’est un document d’une page à remplir. » Le champ des propositions se veut élargi, précise également Camille Jaffrelo, et peuvent aller de l’associatif à l’entrepreneuriat, tant que le critère de création d’emploi reste une priorité. Et s’il reste le critère principal à être respecté par les porteurs de projet, d’autres critères sont également listés par Gazel Energie. Parmi lesquels la « lutte contre le changement climatique » et « la préservation et l’amélioration de l’environnement et de la biodiversité dans ces territoire », assure l’entreprise.