Author: tecnavia

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Armand Rivière, Pézénas (Hérault)

    « On arrive encore à changer les choses »

    À quelques jours d’officialiser sa candidature (vendredi 12 décembre à 18h place des États du Languedoc), Armand Rivière, élu maire en 2020, a encore faim. « Les raisons de mon engagement et de ma passion sont intactes même si on se confronte aux difficultés financières, administratives et au changement de la société. » En repartant avec une équipe de gauche plurielle (hors LFI qui cherche à bâtir une liste concurrente), l’élu socialiste de 43 ans entend continuer à œuvrer pour le quotidien des habitants qu’il croise dans la rue. « On est amené à s’expliquer sur les projets contestés, sur des travaux qui durent… On est en proie directe avec les gens, on arrive encore à changer les choses. » Fier de son tarif progressif à la cantine (dès 1 euro), de la rénovation de l’école de musique ou encore de la création d’un festival, Armand Rivière insiste. « Gauche et droite ce n’est pas la même chose, il y a des choix politiques à faire. » S’il est réélu face à l’ancien député macroniste Philippe Huppé, le maire maintiendra le cap sur les « valeurs humanistes ». Sujet de discorde, le projet du quartier Saint-Christol avec son réseau de chaleur sera mené à terme « en préservant les espaces ». « Pézenas perd des habitants donc des dotations. Il y a un réel problème de logement. » R.C.

    Pierre Polard, Capestang (Hérault)

    « On va gérer en bon père de famille »

    Après deux mandats à la tête de Capestang, Pierre Polard a la conviction qu’il peut encore apporter à sa commune. Malgré les difficultés, il estime le mandat qui s’achève « satisfaisant car on peut encore agir sur la vie des gens, on se sent utile. L’envie d’agir est plus forte que les contraintes qui pèsent sur les communes ».

    Depuis 2020, la cantine est passée à 1 euro, de l’argent a été injecté dans les écoles et le principe de gratuité des fournitures scolaires a été établi. Une patte sociale et solidaire que le maire veut sacraliser. À l’avenir, il n’envisage pas de « projets pharaoniques ». « En terme d’équipements, on a tout ce qu’il nous faut : salle polyvalente, station d’épuration, bon réseau d’eau… On va investir sur l’espace public, le cadre de vie. Gérer en bon père de famille et attendre des jours meilleurs. »

    Depuis son divorce politique avec Jean-Luc Mélenchon, l’ancien insoumis est aux côtés de François Ruffin (Debout). Mais le « bazar de la politique nationale » ne le passionne guère. Son équipe de gauche renouvelée pourrait avoir face à elle un ancien soutien, Pierre Cuestas, et peut-être une liste aux relents du RN. « Une élection n’est jamais gagnée mais on a de bons retours, je ne suis pas inquiet. »

    Cyril Meunier, Lattes (Hérault)

    « En gestion, il faut être un vrai pro. Je ne laisserai pas Lattes à des incompétents »

    Maire depuis 2001, Cyril Meunier qui à l’époque se revendiquait « frêchiste », n’en a pas fini avec Lattes, 3e commune de la métropole de Montpellier. S’il se représente pour un « dernier mandat », c’est d’abord « parce qu’il y a des choses qu’on n’a pas terminées ». Par exemple le quartier Ode à la mer ou le pôle autonomie santé qui vient d’ouvrir et doit être accompagné. Tandis que la crise immobilière se poursuit, Cyril Meunier veut « embellir l’espace public » et faire du logement une priorité. « Si on se livre aux promoteurs, on est mort. »

    Au contraire, celui qui est aussi vice-président de la Métropole entend « conserver mixité sociale et générationnelle ». « Depuis mon arrivée, le logement social a été multiplié par 10 et ça marche, tout le monde s’intègre. On est passé de 250 à 570 demandes annuelles de logement social émanant de Lattois. Si on veut que nos jeunes s’installent à Lattes, il faut faire aussi de l’accession libre. » Voilà pour les dossiers. Côté motivation : « Je ne laisserai pas la ville à des gens incompétents. » Une manière d’entrer en campagne contre Jean-Noël Fourcade (DVD), le Ciottiste Josyan Oliva et le proche du RN, Wassim Boughnim. Consultant en développement local (auprès des collectivités) de métier, Cyril Meunier insiste. « Le combat contre l’État sera très dur. En matière de gestion, il faut être un vrai pro. » Craignant des jours sombres, il veut continuer « dans l’intérêt général ». « On ne va pas s’en aller au bord du précipice. »

    Florence Brau, Prades-le-Lez (Hérault)

    « Il faut s’accrocher, agir pour le quotidien, être un acteur du changement »

    Le 23 novembre, Florence Brau annonçait qu’elle brigue un second mandat à Prades-le-Lez, près de Montpellier. « On a été confrontés à beaucoup de difficultés : le Covid qui a fait exploser nos devis et le coût des travaux, l’incertitude née de la dissolution et maintenant les errements du gouvernement. C’est difficile de se projeter et de monter un budget », souffle l’édile écologiste qui s’attendait à davantage de subventions. « On va les chercher avec les dents. »

    Au vu de la situation nationale et internationale, Florence Brau concède qu’il peut y avoir du découragement. « On se sent parfois démunis face à la détresse des gens. Mais il faut s’accrocher, je crois qu’on peut encore agir pour le quotidien, être un acteur du changement. » Consciente de ses limites à l’échelle d’une commune de 6 300 habitants, elle imagine un second mandat plus participatif. « On va se rapprocher de la population, des associations, des commerçants. Il faut se serrer les coudes », insiste celle qui se dit soutenue par son équipe municipale et sa famille.

    Côté projets, l’édile écologiste entend poursuivre l’agrandissement des écoles maternelles, la rénovation thermique, la végétalisation, la déminéralisation et l’accessibilité en ville. « Il faut redonner leur place aux piétons. » Et plus généralement, tisser du lien entre les gens. « La ville a beaucoup grandi, il ne faut pas qu’on devienne une commune dortoir. »

  • [Entretien] Eric Renard : « Une très bonne nouvelle pour les patients atteints de diabète de type 1 »

    [Entretien] Eric Renard : « Une très bonne nouvelle pour les patients atteints de diabète de type 1 »

    La Marseillaise : Comment fonctionne ce nouveau dispositif ?

    Eric Renard : Ce sont des pompes à insuline de la taille d’un petit pacemaker (6,5 cm de diamètre et 2,5 cm d’épaisseur) qu’on implante dans la paroi abdominale. Elles sont reliées à un cathéter péritonéal qui délivre l’insuline à l’intérieur du ventre. L’insuline suit donc le même circuit que celle sécrétée par le pancréas. Toutes les 6 semaines, les patients doivent venir à l’hôpital remplir le réservoir de leur pompe d’insuline. Ils disposent d’une télécommande avec laquelle ils vont pouvoir commander la délivrance d’insuline en fonction des glycémies qui leur sont fournies par une petit capteur qu’ils mettent sous la peau.

    Quelle était la situation des deux femmes implantées avant l’opération ?

    E.R. : Elles étaient traitées avec les anciennes pompes [dont la fabrication a été stoppée, Ndlr.], mais il y en a une dont la pompe ne fonctionnait plus et l’autre dont la pompe allait arriver à échéance, car ces dispositifs ont une durée de vie de 7 ans. Il y avait donc une forme d’urgence à les remplacer. En effet ces patientes souffrent d’un diabète de type 1, qu’on ne peut pas contrôler avec les pompes classiques sous-cutanées portables car leur peau absorbe mal l’insuline. Si bien que ces personnes ont un diabète complètement instable : un coup elles sont en hyperglycémie, un coup en hypo… Parfois il faut même les hospitaliser.

    Les patients dans ce cas sont-ils nombreux au CHU
    de Montpellier
     ?

    E.R. : Actuellement, on a une cinquantaine de patients traités avec ces pompes à insuline implantables. Mais ils avaient l’ancien modèle, qui arrive à échéance. Au cours des mois et des années qui viennent, on leur implantera donc le nouveau système s’il confirme son efficacité.

    Cette opération s’inscrit
    dans une étude coordonnée conduite également dans d’autres hôpitaux
     ?

    E.R. : Oui, les deux implantations réalisées à Montpellier sont les premières d’une série de 20 à 40 qui seront effectuées dans une dizaine de centres hospitaliers français ainsi que dans un centre aux Pays-Bas. Les implantations devraient être faites l’année prochaine et je pense qu’on devrait avoir les résultats de l’étude courant 2027. S’ils sont positifs, cette étude permettra d’obtenir le marquage CE et de commercialiser ces nouvelles pompes.

    C’est un dispositif très attendu ? Des patients s’étaient mobilisés suite à l’annonce par Medtronic, en 2017, de l’arrêt de fabrication de la pompe précédente…

    E.R. : Comme ce type de diabète représente peu de patients, le fabricant considérait que c’était un petit marché et que ça coûtait très cher pour un nombre limité de patients. Mais il n’avait pas pris en compte que c’était des patients qui dépendaient absolument de ce mode de traitement. Le ministère de la santé a donc réuni les diabétologues concernés et un collectif de patients, et nous avons fait valoir auprès de Medtronic qu’il ne fallait pas abandonner, car sinon ces patients étaient condamnés. Sous cette pression conjointe des malades, des médecins et du ministère, l’entreprise a revu sa position. Elle a fabriqué 175 pompes du précédent modèle pour qu’on tienne le coup dans l’attente de la nouvelle pompe.

    L’opération telle qu’elle s’est déroulée à Montpellier permet d’être optimiste ?

    E.R. : Oui ! Sur le plan chirurgical il n’y a pas de problème : les patients cicatrisent comme il faut. Et sur le plan des résultats, ils sont bons. Donc a priori on n’a pas de crainte. C’est une très bonne nouvelle pour tous ces patients atteints de diabète de type 1 en attente d’une nouvelle pompe.

  • Annonces militaristes : la « préparation des esprits »

    Annonces militaristes : la « préparation des esprits »

    Ces derniers jours, la petite musique qui monte sème l’angoisse. À mesure que le budget alloué à la défense se muscle, les annonces publiques liées à la menace russe se succèdent. Selon le chef d’état-major des armées Fabien Mandon, il faut s’attendre à une guerre « dans trois ou quatre ans ». Devant les maires de France le 18 novembre, il s’est montré plus pressant encore en affirmant qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Le jeudi 27 novembre, Emmanuel Macron a ensuite dévoilé les contours du tout nouveau service national volontaire, plus militaire que le SNU (service national universel) qui le précède, et qui engagera les jeunes sur 10 mois.

    Une pression militariste inquiétante, que le chercheur en sciences politiques Jean Joana assimile à une sorte de préparation mentale. « Je crois qu’il s’agit d’une préparation des esprits, mais finalement, on reste dans la demi-mesure. Si la situation devait dégénérer au-delà de l’Ukraine, je pense que la France est plus sûrement protégée par le fait qu’elle dispose de l’arme nucléaire, que par les effectifs qu’elle est susceptible de mobiliser », analyse le chercheur.

    Si ces annonces ont suscité une vague d’émotion, c’est parce qu’elles sont inédites. « Nous avons rarement été confrontés à ce genre de situation par le passé. À l’époque de la guerre contre le terrorisme, quand le chef d’état-major des armées expliquait qu’il fallait rester sur le qui-vive et que la menace était forte, cela restait dans le cadre d’une armée professionnelle. Ce qui a suscité le débat ces derniers jours, c’est qu’aujourd’hui, l’effort demandé touche tout un chacun », ajoute Jean Joana, qui estime le risque plus élevé qu’il y a cinq ans.

    « Personne n’est dans la tête de Vladimir Poutine, mais il est dans une posture offensive. Cependant, on se dit aussi qu’il n’est peut-être pas prêt pour repartir à la conquête d’autres territoires, membres de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) qui plus est, et qui impliqueraient une réaction militaire plus forte qu’en Ukraine. C’est peut-être hors de sa portée », tempère le chercheur.

  • Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Ce sujet, Cédric Apatout le martèle depuis longtemps. Régulièrement, le représentant FO pour le centre pénitentiaire de Luynes alerte sur les difficultés, pour les agents du site de trouver à se loger dans le secteur aixois. La raison ? Des loyers hors de prix et un marché de l’immobilier tendu. « La problématique a toujours existé, explique Cédric Apatout, qui est arrivé en 2015 sur site comme surveillant pénitentiaire. Mais le problème est que notre administration a continué à aller dans ce sens : la structure a été agrandie, mais il n’y a pas eu de vrai projet d’hébergement. » Il existe, dans le centre pénitentiaire de Luynes, des « chambres de passage », qui peuvent être réservées par les nouveaux arrivants mais pour un mois seulement, rapporte FO et sont surtout réservés aux élèves pénitenciers. Il y a bien des arrivées sur le site d’Aix-Luynes, notamment parce que les mutations à la sortie de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap) ne sont pas volontaires : moins la note est bonne, moins l’on a le choix de l’affectation.

    Difficulté à « fidéliser »

    Pour les carrières débutantes, la recherche d’appartement est d’autant plus compliquée, les salaires ne dépassant guère 1 440 euros par mois et ne permettant pas de couvrir les premiers chèques de caution et d’entrée en appartement. Autre catégorie mise en difficulté par la recherche de logements, les agents ultramarins. « Entre Tahiti et la France par exemple, ce n’est pas le même système administratif. Il y a tellement de démarches qui les freinent, la location d’appartement, n’en parlons pas », pointe Cédric Apatout. Sur d’autres sites pénitenciers, comme ceux de Fresnes ou Villepin, explique le syndicaliste, il y aurait « des systèmes d’hébergement, qui permettent aux nouvelles arrivées de s’installer tranquillement et chercher un appartement sur le long terme ». S’il admet que la direction du site tente de faciliter les choses, elle a les mains liées. « Il faut que la mairie joue le jeu aussi (…) je dis souvent que des prisons, tout le monde en veut, mais pas chez soi et encore moins des agents pénitenciers, ajoute Cédric Apatout. Le site d’Aix-Luynes n’est pas attractif pour ces raisons de logement (entre autres). Pas pour des raisons de travail, mais parce qu’on arrive pas à fidéliser les agents, qui préfèrent aller vivre là ou ils peuvent réaliser ce que j’appelle le rêve américain : la maison, la voiture, emmener son conjoint et les enfants. Quand on ne peut pas atteindre ça, parce qu’ici un T2 est au minimum à 750 euros pas mois, on va ailleurs pour construire son avenir et c’est tout à fait normal (…) on est en sous-effectif mais quand on a des agents qui arrivent, on ne les garde pas. » Alors, quelle solution ? « Il faut une réflexion collective entre la mairie, la Direction interdépartementale des services pénitentiaires et la Direction de l’administration pénitentiaire. J’aimerais savoir pourquoi un projet de logement ne s’est jamais fait. On est quand même la troisième prison de France. » Le constat est partagé par le syndicat Ufap Unsa Justice. « L’attractivité n’est pas le souci, c’est la mobilité, les agents ne restent pas. Il faut construire du logement abordable pour les agents, des T1, des T2, au moins pour permettre l’installation. On a du terrain autour du centre pénitentiaire, estime Vincent Andrade, secrétaire local adjoint du syndicat. Il faudrait un parc de logement, mais le budget alloué au Ministère de la Justice n’est pas assez conséquent pour ça. » Au niveau du syndicat, un système d’entraide et de recherche des logements est mis en place, mais pas assez pour couvrir les besoin d’entre 20 et 50 arrivées tous les six mois d’agents stagiaires, par exemple. Il y a bien des logements sociaux, mais « souvent dans des quartiers sensibles », rapporte le syndicat. Peu compatible avec la profession. Sollicités, le Ville et l’administration pénitentiaire n’ont pas pu nous répondre.

  • Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Les Kerfah, Rouvin, Benmostefa, Job, Terreno constituent le meilleur effectif de France. Ce n’est pas par hasard s’ils ont conquis le titre de champion de France au Jeu Provençal l’an dernier et la Coupe de France le week-end dernier à Montauban. Après une demi-finale très compliquée face à la solide équipe de Lattes, les Varois ont affronté Pont-Trambouze (69) en finale. L’équipe surprise de cette édition très talentueuse. Les Dracénois ont dû sortir le grand jeu pour l’emporter. Une victoire acquise sur une frappe de Anthony Kerfah. Tout un symbole. Ce dernier rejoindra les rangs de Mouans-Sartoux en 2026.

  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Ca glisse aussi pour le para-hockey à Marseille. Vendredi dernier, lors de la rencontre face à Bordeaux, les Spartiates ont mis à l’honneur leur équipe handisport. Rudy Krygel est membre de cette formation créée lors de la saison 2022-2023 et également sélectionné en équipe de France. Responsable de ce groupe de joueurs, il décrit l’expansion de la discipline et son état actuel en France et dans les Bouches-du-Rhône.

    Dans un premier temps, le Marseillais explique les différences avec le hockey valide. « On a la chance, en France, de pouvoir jouer aussi bien handi que valide. Il y a vraiment une grosse mixité, parce que c’est hommes-femmes, handis-valides. Sinon, la grande différence entre le hockey valide et le para-hockey, c’est que nous, au lieu d’avoir deux patins, on joue sur une luge. Sur une luge, donc un baquet avec une structure en aluminium qui est munie de deux petites lames, comme des lames de patins. Au lieu d’avoir une crosse, on a deux petites crosses dont on se sert pour se propulser et aussi pour manipuler le palet », décrit précisément Rudy Krygel.

    Concernant le profil des pratiquants, en France, ils sont tous atteints de paraplégie, c’est-à-dire la partie basse du corps. Il y a aussi différents types d’amputation, mais Rudy n’entre dans aucune de ces cases. Suite à un accident de moto, il souffre d’atrophie musculaire à la jambe droite, l’empêchant de jouer avec les valides. Quinze sections sont actuellement existantes dans l’Hexagone et le championnat français est peuplé de sept équipes. Marseille est la seule au sud de la France et affronte donc exclusivement des clubs de la partie nord. Pêle-mêle : Tours, Cholet, Neuilly, Poitiers. Les Spartiates ont le deuxième plus gros effectif de la ligue. Derrière qui ? « Cholet est devant nous, mais ils ont ouvert en 2009. C’est un club ancestral », précise Rudy.

    Record et tournoi continental

    Chaque année, Neuilly-sur-Marne organise un tournoi international de para-hockey regroupant plusieurs nations comme l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 2026, les Spartiates souhaitent engager leur équipe, mais ils ont besoin de fonds. « Pour pouvoir s’engager, on a fait une tombola, vendredi dernier. Il faut déplacer 15 joueurs en situation de handicap. Au niveau des minibus, avec tout le matériel, ce n’est pas pareil que d’emmener 15 valides. »

    L’objectif est aussi de happer la foule et de se créer un public. Marseille détient le record français avec 570 spectateurs sur un match et espère passer la barre des 1 000, le 7 février prochain. Quelques semaines plus tard, les Jeux Paralympiques 2026 (6-15 mars en Italie) mettront en lumière la discipline, pour le plus grand bonheur des pratiquants.

  • Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Cent trente-deux joueurs sont venus participer à cette épreuve que les dirigeants de la Boule Modérée ont tenue à pérenniser. Une épreuve dont c’était cette année le troisième anniversaire. Une épreuve qui honore la mémoire d’un garçon qui a marqué son passage au royaume des intégrales, empruntant la voie royale qui l’a conduit au sommet du Jeu Provençal avec notamment cinq Provençal gagnés et chaque fois avec des partenaires différents. C’est dire le talent que possédait le grand Loule performant à tous les postes. S’il a beaucoup voyagé, Louis-Benoît Gonin a fini sa carrière dans le club du Canet, cher à la famille Marinello.

    Ce samedi, c’est sur deux sites que les participants ont abordé la compétition. Sous l’arbitrage de Miche Borghino. Après un samedi après-midi ou l’on enregistre quelques battus de marque à l’image des équipes conduites par Gilbert Diaz, Enzo Paolucci ou encore Christophe Muratori, les huit derniers assaillants se sont retrouvés dimanche matin pour poursuivre ce challenge.

    Le voyage en quart ne va pas sourire aux trios emmenés par Armitano, Kadri, Brunel et Adam battus respectivement par les Dupuis, Groubon, Scarzella et Ghilardi.

    Ces formations qui vont en découdre dans cet ordre dans le dernier carré.

    De là, vont s’extraire Groubon et Scarzella qui vont disputer une finale au parfum local. Un dernier acte qui se déroulera en présence des trois filles Patricia, Valérie et Karine, de « feu » Louis-Benoît Gonin. C’est Carla, sa petite-fille, qui lancera le but de la partie au terme de laquelle Gaëtan et Enzo Groubon acoquinés à Teddy Amendola vont s’imposer 13 à 4

    Fiche technique

    Quarts de finale : Dupuis bat Armitano -Lankar – Lacolas ; Groubon bat Kadri – Houssein – Sornais ; Scarzella bat Brunel – Chappe – Fossati ; Ghilardi bat Adam – Lassabliere – Guidicelli

    Demi-finales : G. Groubon bat Dupuis – Guglielmi – Guida ; Scarzella bat Ghilardi – Massimelli – Arnaud

    Finale : Gaëtan et Enzo Groubon -Teddy Amendola 13 – Thierry Scarzella – Sébastien Batista – Mickaël Martins de Arujo 4

  • L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’avenir européen de l’OM s’est peut-être joué en une fraction de seconde.

    Cette poussière de temps qui a vu la main ferme de Gerónimo Rulli repousser une reprise de la tête de Promise David à bout portant. Le chrono du Parc Astrid affichait la quatrième minute du temps additionnel d’un match où les Marseillais sont passés par tous les états. Ce geste, instinctif, a permis de sauvegarder le but d’avance marseillais. Et offert ainsi à l’OM sa troisième victoire en Ligue des Champions.

    Un résultat qui, s’il n’est pas définitif, libère la voie vers les barrages. Car à deux matches de la fin de la phase de ligue, les hommes de Roberto De Zerbi ont presque atteint la barre d’une qualification. Celle-ci étant estimée à dix points, avec neuf, ils y sont presque.

    Toutefois, à l’image de ce qu’ils ont montré ces derniers temps, les Phocéens ont encore joué avec le feu. Comme face à Lille en championnat, ils ont rapidement couru après le score. Mais ils ont été en mesure de refaire le coup de Newcastle, en renversant Saint-Gilles de la plus belle des manières.

    Toutefois, même si au bout du compte, l’OM s’est imposé
    (3-2), la manière dont ses joueurs ont géré leur soirée n’a pas du tout satisfait Roberto De Zerbi : « Ce n’était pas excellent, mais assez bien. Et puis, je crois que mes joueurs ont trop insisté à donner les ballons à l’avant. Ce qui fait qu’ils n’ont pas bien géré, fait des choses stupides et pris des buts. »

    Il n’oublie pas, en effet, que la VAR a annulé deux buts belges, alors que son équipe menait 3-2. Comme il n’a pas non plus apprécié « de revoir parfois l’équipe qui a fait nul contre Angers et perdu contre l’Atalanta ».

    Cet OM en mode Janus s’illustre par la prestation de Gerónimo Rulli. Le gardien a d’abord été inquiétant, à l’image de son équipe totalement dépassée durant dix minutes. Comme elle, il a retrouvé ses qualités lorsqu’Igor Paixão a égalisé et mis en route le festival Mason Greenwood.

    Il est ensuite retombé dans ses travers, au moment du second but de Saint-Gilles, qui a redonné espoir aux Belges. Avant de réussir « le » geste de la soirée. Ce coup de main qui a éloigné définitivement le spectre d’un nouveau nul concédé dans le temps additionnel, comme face à Angers et Toulouse en championnat.

    Avec trois victoires en six matches, l’OM se retrouve désormais maître de son destin européen. Il leur reste deux rendez-vous à négocier en janvier, avec la réception de Liverpool, avant de retourner en Belgique, où le voyage à Bruges pourrait être celui de la validation d’une place en barrage. Ce qui rappellerait des souvenirs. Car c’est face à ce même adversaire que les Olympiens de Didier Deschamps étaient allés chercher leur billet pour la finale de la Ligue des Champions 1993.

    Mais avant de songer à cette double échéance, il y a le dernier match de championnat de l’année, dimanche. Avec la venue de Monaco, qui a également repris du poil de la bête.

  • Trois Spartiates en stage cette semaine avec l’équipe de France

    Trois Spartiates en stage cette semaine avec l’équipe de France

    La Ligue Magnus est à l’arrêt, cette semaine, puisque l’équipe de France joue dans les prochains jours la Coupe des Nations. Qualifiée pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo 2026, avec l’interdiction de participer des Russes, les Bleus sont dans la dernière ligne droite, avant l’échéance italienne du mois de février.

    Ils sont trois Marseillais choisis pour ce stage express, se déroulant en Hongrie : Enzo Cantagallo, Flavian Dair et Paul Joubert. Yohan Coulaud était également présent, mais a dû déclarer forfait.

    La France sera sur la glace vendredi, samedi et dimanche, à Budapest. Les joueurs du sélectionneur Yorick Treille affronteront respectivement la Pologne, la Hongrie et l’Italie lors de ce sommet à quatre. Les trois Spartiates dans le groupe vont devoir prouver leur valeur, puisque plusieurs places sont encore à prendre dans l’effectif olympique. L’espoir est mince, mais il existe. Yorick Treille a justement fait ce choix de sélectionner des hockeyeurs plus jeunes, pour préparer le futur de l’équipe de France.

    Donner du temps de jeu

    à la nouvelle génération

    « Cette sélection est composée d’un effectif beaucoup plus jeune, avec une majorité de joueurs nés après 2000. Ce sont des joueurs qui ont un bon potentiel pour l’avenir de l’équipe de France dans les futures grandes compétitions, donc c’est aussi l’occasion d’une revue d’effectif. D’autant qu’il reste encore quelques places à aller chercher pour les Jeux Olympiques. »

    L’espace d’un week-end, les trois Marseillais vont donc devoir prouver qu’ils ont leur place, pour porter à nouveau la tunique bleue.