Avec vue sur mer, le public est attendu tous les jours de 10h à 19h et jusqu’à 20h les vendredis et samedis (sous réserve des conditions météo). Animations gratuites, avec prêt de matériel sur place mais prendre ses gants est conseillé pour allier sport et plaisir dans l’esprit de Noël.
Author: tecnavia
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![[Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/d10b019522addea87659265fe16bc2b0.jpg)
[Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »
La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre pour cette tournée ?
Plastic Bertrand : C’est un show fantastique et humain qui attend le public. À la différence des shows que l’on a déjà pu voir sur les années 80, il y a beaucoup d’interactions entre les artistes avec des duos. Ce n’est pas qu’une simple succession de titres c’est un grand moment de partage avec de supers musiciens et de belles lumières.
Justement, comment ça se passe entre vous sur scène étant donné que dans les années 80 vous étiez concurrents ?
Jean Schultheis : Très mal ! On se pousse dans l’escalier [rires].
P.B. : C’est vrai qu’à l’époque il y avait le show-business mais aujourd’hui le challenge ce n’est pas d’être meilleur que l’autre, c’est de faire un bon spectacle ensemble.
Pedro Castano : L’ego n’existe pas, on est une grande famille, de bons amis, nous sommes artistes et nous chantons tous ensemble. C’est très important parce que nous emmenons une bonne vibration sur scène et je pense que ça se ressent.
Les années 80 sont toujours autant appréciées du public, comment expliquez-vous l’engouement pour cette période musicale ?
J.S. : Ah, si on savait… Je pense que les années 80 représentent la fête, la liberté aussi et à cette époque là les chansons étaient vraiment différentes les unes des autres. Si on prend les tubes de chacun d’entre nous, il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre alors qu’aujourd’hui, avouons-le, il y a un petit peu de formatage. Ces années-là pour les gens veulent dire danser, s’amuser, faire la fête et tout cela se transmet dans les familles. Dans les concerts on voit des jeunes qui ont entre 15 et 20 ans et qui connaissent toutes nos chansons par cœur, c’est absolument fascinant ! Sans parler du fait qu’elles reviennent en boîte de nuit [rires].
P.B. : C’est vrai qu’il y avait une grande diversité dans les années 80. On pouvait passer d’un style musical à un autre sans souci. On est aussi une génération qui va vers le public. On va le voir, le chercher on a envie qu’il bouge. Nous avons un côté très populaire, dans le bon sens du terme et c’est une grande nuance avec la scène actuelle où il y a plus d’agressivité et de réserve à mon sens.
Selon vous, ce côté populaire c’est la clé du succès et de la longévité auprès des jeunes générations également ?
J.S. : Être populaire c’est être proche de centaines de milliers de gens. Si on parle par exemple de la musique classique que l’on jouait au temps du roi Henri IV c’était en fait une musique sur laquelle les gens dansaient, une musique populaire et pas du tout réservée à une élite. Une musique populaire c’est ce qui fédère le plus de gens possible. On est très content d’être populaires !
P.B. : Justement, je pense que nous avons beaucoup de chance d’être populaires. C’est ce qui fait que 30 ans ou 50 ans après on est toujours là. On fait partie de la vie des gens au quotidien. C’est une fierté totale.
P.C. : C’est aussi ce qui fait que les gens viennent nous voir, nous parlent et nous associent à des moments importants de leur vie, il y a des souvenirs qui se sont créés sur nos chansons et ça c’est génial. D’où la transmission générationnelle.
Pensez-vous que la morosité ambiante est en partie responsable de cette demande de la part du public ?
P.B. : Oui totalement ! Faire un son positif à l’époque était une besoin pour les gens parce qu’il faut bien se rendre compte que tout n’était pas rose dans les années 1980. Je pense donc que l’on cherchait à faire de l’ultra positif, des chansons optimistes pour masquer les choses qui se passaient et qui n’étaient pas terribles… N’oublions pas que c’est à cette époque que le virus du sida a été identifié en France d’ailleurs… C’est peut-être cet élan d’optimiste qui a fait qu’aujourd’hui on est dans la bonne mesure, selon moi.
J.S. : Nous ce qu’on veut c’est chanter la couleur loin de la grisaille. On donne la pêche et quand le public ressort de ce concert il a la banane et je pense que c’est très important à notre époque !
Le public marseillais vous l’attendez ? C’est une ambiance différente
que dans les autres villes ?J.S. : C’est un public de folie il est génial. Pour moi il y a toujours le Nord et le Sud, Marseille et Lille. Ce sont les deux publics les plus extraordinaires de France, d’ailleurs à Marseille si ça ne marche pas on le sait très vite !
P.B. : C’est vraiment une ambiance particulière à Marseille. Quand ça fonctionne ils sont comme des fous et quand ça ne va pas ils sont aussi beaucoup plus froids qu’ailleurs mais c’est tellement bon, c’est un challenge de chanter ici à Marseille, on en a que de bons souvenirs.
P.C. : C’est un public caliente, qui est très demandeur et qui aime le show.
Concert au Dôme de Marseille le 16 janvier 2026 à 20 heures. Comptez entre 42 et 62 euros pour une place.
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Carnavals en série à Draguignan
Le carnaval n’est pas proprement une fête qu’on donne au peuple mais que le peuple se donne à lui-même. » Signés par Goethe dans ses Voyages en Italie en 1788, des mots résonnant dans le parcours « Carnavals d’ici et d’ailleurs », qui prend ses quartiers depuis ce week-end à l’Hôtel départemental des expositions du Var. Qu’il soit de Venise ou de Rio, de la Méditerranée comme des tropiques, le carnaval comporte un « caractère universel : ils se déroulent entre le mercredi des Cendres, ils sont organisés par la société civile, et non pas par un pouvoir, de manière libre, pour créer un moment festif avec des costumes, déguisements et moments joyeux permettant d’envisager un défilé dans la ville », campent Mireille Jacotin et François Dallemagne, commissaires d’un parcours jalonné de plus de 150 œuvres, objets et documents : d’un marbre Pan et Daphnis, provenant du Musée archéologique de Naples, à des œuvres style « Beaux-Arts et même plus contemporaines. On a voulu montrer comment certains artistes se sont emparés du sujet du carnaval comme Mircea Cantor, Pierre Alechinsky pour le carnaval de Binche, Ben pour celui de Nice, ou Jean Tinguely dont on fête le centenaire ».
Du Languedoc à Rio
L’exposition est séquencée en épisodes évoquant par exemple les carnavals du Languedoc et ses mascarades avec un clin d’œil au Sans toit, ni loi d’Agnès Varda (1985), celui de Bâle nourri ses « cliques et lanternes », ou du plus mythique d’entre tous, celui de Rio de Janeiro. « La nature des objets présentés est très variée. Il y a aussi des costumes, tous portés. On pense notamment à ceux prêtés par Alain Taillard, collectionneur belge qui participe à ce carnaval depuis longtemps », illustrent entre autre Mireille Jacotin et Françoise Dallemagne. Autant d’évocations faisant cheminer le visiteur dans la galaxie carnavalesque, mais qui le conduisent aussi à s’interroger finalement autour de la question suivante : « le carnaval d’aujourd’hui n’est-il plus simplement qu’un événement pour servir les politiques d’attractivité des territoires, en lien avec des traditions locales renouvelées et adaptées pour devenir des spectacles où le public est convié à regarder plus qu’à participer ? »
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Le grand JT des territoires du 13 décembre
Sommaire :
Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde
Peut-on encore boire l’eau du robinet ? Une question souvent posée et surtout très controversée. Une récente enquête révèle la présence de polluants éternels. Nous verrons ce que les Français en pensent.
Il est un véritable Dieu vivant en Chine ! Ce vosgien va parcourir plus de 8 000 kilomètres pour enfiler son costume de père noël, pour le plus grand bonheur des petits et grands. Rencontre avec cette star dans cette édition.
L’écrivain Antoine Sénanque nous reçoit pour nous parler de son roman « Adieu Kolyma ». Un drame Shakespearien au cœur d’une terre hantée par la tragédie.
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À Agde, lâché par le PRG, l’écolo De Pontual jette l’éponge
Historiquement faible, la gauche agathoise va mal. Après deux décennies sans le moindre élu d’opposition, l’opération reconquête qui semblait prometteuse ces derniers mois, a du plomb dans l’aile. À 100 jours du premier tour, le travail partenarial entamé avec le NFP semble réduit à peau de chagrin.
Le PS a d’abord filé aux côtés du médecin Thierry Nadal qui avait obtenu 35,1% en 2020. Au printemps, les insoumis qui revendiquaient la tête de liste, plantaient une seconde banderille au rassemblement. Et voilà que fin novembre, Arthur Labatut (PRG) s’en allait à son tour en emmenant avec lui la jeune écologiste Chloé Donate Estournet. La défection de trop pour l’écologiste Bertrand de Pontual qui, écœuré, a annoncé à la surprise générale le 9 décembre qu’il se retire. « J’arrête tout, je suis dégoûté ». Celui qui avait obtenu 7,22% en 2020 déplore « cet éclatement du groupe » et une nouvelle occasion manquée. « Partir unis, c’était l’occasion de proposer une autre vision d’Agde aux électeurs. »
Avant même d’apprendre la nouvelle, Arthur Labatut, autoproclamé tête de liste, justifiait son choix. « On était ouvert pour l’union de la gauche mais ça n’avançait pas. On n’aurait plus eu le temps de mener campagne. » Si le programme commun faisait la quasi-unanimité, le choix de la tête de liste ne convenait pas au jeune entrepreneur qui croit en ses chances malgré le contexte.
Les propositions de LabatutDans une ville ravagée par le chômage et que la droite a livré aux promoteurs depuis longtemps, la gauche peut-elle encore séduire ? Oui, assure Arthur Labatut. Juriste en droit public de formation, il propose de « remplacer les médecins retraités », veut créer un « tourisme 4 saisons », ou encore une « sécurité sociale alimentaire ». Mais pourra-t-il insuffler une dynamique ? B. de Pontual ne donnera pas de consigne de vote. Et estime que ni Labatut ni Donate Estournet ne sont « légitimes » pour représenter le Nouveau Front Populaire. « Il n’y aura pas de liste d’union de la gauche à Agde », écrit-il, amer.
Quant au PCF qui doit encore arrêter sa position, il « ne mettra pas de bâtons dans les roues » du PRG. « On n’a pas les moyens de monter une liste avec 35 noms. On va appeler à faire barrage contre l’extrême droite », se résout Frédéric Markidès.
Le communiste craint que cette nouvelle donne « favorise l’abstention et renforce le risque RN » qui sera représenté par le député Aurélien Lopez-Liguori, lui-même concurrencé par la dissidente Fabienne Varesano (EXD) qui propose de… rallumer l’éclairage public la nuit.
Si Sébastien Frey n’a pas encore officialisé sa candidature, on sait déjà que l’édile sortant est fragilisé. S’il a accédé au fauteuil de maire, ce n’est que parce que son prédécesseur, Gilles d’Ettore, a été poussé à la démission suite à sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption » dans la célèbre affaire de la voyante.
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À Béziers, lA LDH en appelle à la nouvelle préfète pour faire respecter la loi de 1905
Mais qui arrêtera le shérif de Béziers ? Voilà maintenant plus de dix ans que l’édile d’extrême droite Robert Ménard impose sa loi dans la cité de Riquet, quitte à déroger au droit français. Dernier exemple en date le 29 novembre, avec une énième violation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Une crèche de la nativité a de nouveau été installée dans l’hôtel de ville. Or la loi interdit tous signes ou emblèmes religieux dans les bâtiments publics. Mais le maire ne compte pas s’arrêter là, puisqu’il a annoncé célébrer la fête juive Hanouka le 15 décembre, toujours dans la mairie. Une instrumentalisation grossière du principe de la laïcité pour servir ses propres intérêts en caressant dans le sens du poil un électorat fantasmant une pseudo-identité judéo-chrétienne de la France.
Sept condamnationsLa Ligue des droits de l’Homme (LDH) héraultaise, plus regardante que le préfet François-Xavier Lauch quant au respect de ce principe, avait décidé de déposer un référé suspension en urgence le 8 décembre mais le juge l’a rejeté. Une décision faisant suite à un premier rejet d’un autre référé en urgence, porté cette foi par un citoyen biterrois. Si Robert Ménard s’est empressé de fanfaronner sur les réseaux sociaux de la Ville au sujet de ces victoires – « nouvelle défaite pour les anti-crèches, le bon sens existe encore » – il omet de préciser qu’il a été condamné sept fois sur le fond. Le tout payé avec l’argent du contribuable.
La goutte de trop pour la LDH, qui a décidé de changer de stratégie pour tenter de faire respecter la loi à Béziers. Profitant du départ du préfet François-Xavier Lauch dans le Nord-Pas-de-Calais et de l’arrivée prochaine de Chantal Mauchet, venue le remplacer, l’association a adressé un courrier à la nouvelle représentante de l’État dans l’Hérault. « La gravité de la réitération de la violation par le maire de Béziers du principe de laïcité et de neutralité des services publics, ainsi que des décisions juridictionnelles, m’amènent à vous demander de faire usage du pouvoir que vous confère la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République », insiste Nathalie Tehio, présidente nationale de la LDH. À savoir l’utilisation du « déféré-suspension laïcité » permettant au représentant de l’État à suspendre un acte portant gravement atteinte au principe de laïcité.
Car comme le note la présidente de la LDH dans son courrier, « les requêtes en référé-suspension [dans l’urgence, Ndlr] connaissent étonnamment une issue aléatoire. Ainsi, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté l’an dernier pour défaut d’urgence la requête en référé introduite contre la décision du maire de Béziers. La même issue défavorable avait été réservée à la requête introduite contre l’installation [de 2023], alors même que le juge des référés de cette même juridiction y avait fait droit en 2022. » Quid de la nouvelle préfète, qui prendra ses fonctions le 22 décembre ? Si ses deux prédécesseurs n’ont pas souhaité faire respecter la loi à Béziers, cela n’avait pas été le cas du sous-préfet Christian Pouget. Ménard bientôt contraint de se plier au droit français ?
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Des Noëls insolites et populaires à Carpentras
Ce n’est plus un événement à présenter, l’édition 2025 des Noëls Insolites est de retour à partir de ce samedi en centre-ville de Carpentras pour des moments de fête et de magie accessibles au plus grand nombre. Et pour lancer les festivités, c’est le cirque Indigo qui vous donne rendez-vous en centre-ville à partir de 17h pour découvrir la Parade lumineuse de Lune.
Cette année encore, Léon le dragon, mascotte des traditionnelles festivités de fin d’année sera votre hôte et promet aux petits comme aux grands des moment inoubliables tout au long du festival. Il vous attendra d’ailleurs à la chapelle du Collège. « La majorités des événements restent gratuits comme à l’accoutumée. Nous voulons une fête populaire, féerique et accessible à tous », confient les services de la ville. « Seuls quelques spectacles au chaud, la patinoire et d’autres activités proposées par l’Office de tourisme peuvent êtres payantes. »
Une recette qui reste quasiment inchangée car le succès est au rendez-vous, l’an dernier plus de 130 000 spectateurs se sont succédés dans la ville du Vaucluse. Quelques nouveautés qui viennent tout de même étoffer un riche programme. « Le manège sapin que nous avons installé pour la foire de la St-Siffrein sur la place de La Poste joue les prolongations et il sera aussi possible de profiter d’une activité en réalité virtuelle pour faire du scooter des neiges par exemple », poursuivent-ils. « Sans oublier que tous les soirs, une parade lumineuse en déambulation sera proposée. »
Le grand spectacle
Au total une quarantaine de compagnies et des artistes venus de toute l’Europe vous feront profiter de leurs créations avec, en point d’orgue, le grand spectacle, temps fort qui se veut toujours spectaculaire attirant une foule qui se masse sur la place Aristide Briand. « Il est important de noter un petit changement cette année puisque le spectacle ne sera pas le samedi comme nous l’avons toujours fait mais le dimanche 21 décembre », souligne la mairie. « Au programme, le grand spectacle Mouaré Experience offrira au public un concert rock en live accompagné de professionnels se hisseront à plus de 30 mètres de haut. »
Retrouvez le programme quotidien et détaillé sur le site noelsinsolites.fr
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Noël de la culture, marque-page du progrès
Au 17 cours d’Estienne d’Orves, des oriflammes rouges et blanches indiquent le Noël de la culture. Sitôt le seuil franchi de ce lieu de « la promotion du livre progressiste », qui prend ses quartiers dans l’espace des anciennes rotatives du journal La Marseillaise, comme un parfum d’histoire et de conquêtes sociales arrachées de haute lutte. Autant de senteurs provenant des étals de ce marché aux livres où figurent des centaines d’exemplaires éloquents : de Martha Desrumaux, une ouvrière féministe d’avant-garde de Pierre Outteryck, à Ambroise Croizat, justice sociale et humanisme en héritage d’Emmanuel Defouloy. De quoi donner des idées de cadeaux intelligentes à l’approche des fêtes de fin d’année, qui plus est nécessaires dans l’époque actuelle, comme viennent entre autres le rappeler de nombreuses références de la collection Les propédeutiques aux éditions Sociales, qui guident le lecteur pour Découvrir Marx, Le programme du CNR, Gramsci ou encore Frantz Fanon. Le public présent vendredi soir a également pu assister à la présentation du livre de l’historien Guillaume Roubaud-Quashie Haro sur les jacobins !.
Polars et « Aragon pop »
Le Noël de la culture élit encore domicile samedi 13 décembre à partir de 10h30 à La Marseillaise. Au menu, une rencontre-débat autour du polar marseillais intitulée Massilia noire dès 14h30. Elle réunira des auteurs de romans noirs locaux comme Florence Brémier, Jean-Paul Delfino, Gilles Del Pappas, Jean-Claude Di Ruocco, Maurice Gouiran et Pierre Dharréville. Ancien député communiste des Bouches-du-Rhône, ce dernier viendra offrir un « moment musical » extrait d’Aragon pop, album dans lequel il réinterprète 13 textes du poète Louis Aragon en compagnie du musicien Christian Vaquette : d’Une nuit à Et le roman s’achève en passant par La nuit de Moscou ou Les yeux d’Elsa.
Parmi les autres écrivains présents tout au long de la journée, Martine Gärtner, Bernard Ghirardi, Edmond Purguette, Marine Saint-Persan, Laetitia Vivaldi, et même un fidèle du Noël de la culture, en la personne du leader du groupe de rock Quartiers Nord, Robert « Rock » Rossi qui viendra présenter Le chasseur de figues.
Samedi 13 décembre, ouverture entre 10h30 et 18h au 17 cours Honoré d’Estienne d’Orves
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![[Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/924218f5c02c389054c514908785a7d6.jpg)
[Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »
Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire. Ce week-end, Anthony Krehmeier, maire PS des 2e et 3e arrondissements de Marseille et conseiller départemental.
Le bilanDidier Gesualdi : De chasseur en 2020, vous êtes devenu chassé puisque cette fois vous êtes sortant. Il y a un bilan à défendre, il va falloir prouver qu’il est bon.
Oui, c’est un exercice nouveau pour nous. Nous étions dans l’opposition. Aujourd’hui, on a un bilan, des réalisations qui sont concrètes dans les 2e et 3e arrondissements, comme dans tout Marseille. Les habitants voient que la ville a changé.
Didier Gesualdi : Qu’est-ce qui a changé justement ?
La ville est plus attractive qu’il y a 5 ans, c’est une évidence, sur ses fondements, en matière de solidarité, c’est une ville qui est plus unitaire, on est arrivé à recoudre la ville. Il y a encore beaucoup de travail, mais on est arrivé à envoyer des signaux dans ce sens. Je prends seulement l’exemple des 2e et 3e arrondissements. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de bibliothèque, pas de transports, pas de piscine. Aujourd’hui, c’est le cas. On a rénové tout un tas d’écoles dans ce quartier, qui comptait pourtant le plus d’écoles dans des états catastrophiques. Ce qu’il s’est passé dans ce secteur s’est passé aussi dans le reste de la ville. Marseille n’a plus honte de ses écoles ni de son image au plan national comme international, puisque nous avons accueilli de très grands événements. On est redevenu ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être : la 2e ville de France et la capitale de la Méditerranée.
Léo Purguette : Que répondez-vous à ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite ?
Ça ne va jamais assez vite. Je leur réponds : dans quel état nous avez-vous laissé la ville ? Je vous prends exemple : à l’école Pommier, les chaudières dataient de 1954. Nous avions été obligés d’embaucher une personne pour crier dans une corne en cas d’incendie puisque le système incendie était défaillant. Vous imaginez ça en 2020 ? Aujourd’hui, nous avons des écoles qui fonctionnent, des conditions de travail dignes pour les agents, ça évite des grèves à répétition, une police municipale quasiment doublée. Nous avons fait progresser cette ville.
Le plan Marseille en grandDidier Gesualdi : La droite dit que vous avez gagné au loto avec le plan Marseille en grand. 1 milliard d’euros pour neuf écoles rénovées. Vous contestez ce chiffre ?
Je conteste ce chiffre et cette façon de parler. Nous n’avons pas gagné au loto, le maire de Marseille a pris son bâton de pèlerin, il est allé, avec beaucoup d’humilité, dire au président de la République : « Je suis dans l’incapacité d’exercer mes missions, j’ai besoin de l’aide de l’État. » Ce n’était pas facile. Il aime cette ville, il nous a entendus. Nous avons travaillé ensemble puisque la Ville de Marseille a autant financé le plan écoles que l’État. Le maire de Marseille a inauguré, rien que cette année, 17 écoles.
Didier Gesualdi : Pourquoi cette différence de chiffres ?
Je me base sur les chiffres de la préfecture, je crois que c’est le mieux.
Léo Purguette : Le président de la République est à Marseille mardi. Qu’attendez-vous de sa visite ? Benoît Payan semble à nouveau très exigeant vis-à-vis de l’État.
C’est normal. Nous sommes reconnaissants à l’égard du président de la République pour ce qu’il a fait pour cette ville en reconnaissant son rôle de 2e ville de France. Vous savez, on a toujours été fiers d’être Marseillais, mais avant, le dire, ça faisait un peu sourire. Aujourd’hui, la capacité d’attractivité a complètement changé. On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides. Nous avons encore besoin de beaucoup de moyens sur les transports, la sécurité… On attend qu’il vienne remettre les pendules à l’heure sur ces sujets-là.
La sécuritéDidier Gesualdi : Tout ne va pas bien à Marseille. Dans votre secteur, les salariés d’Orange ont été obligés de tirer le rideau, même s’ils reprennent ce lundi.
Nous ne nions rien. Nous ne nions pas la réalité de cette ville. Elle est frappée par des assassinats horribles, des guerres liées au narcotrafic, mais aussi par une délinquance plus classique, même si je n’aime pas ce mot car il ne faut jamais banaliser. En ce qui nous concerne, nous avons doublé la police municipale, nous avons une brigade de nuit, il n’y avait pas de commissariat dans le 3e arrondissement, nous avons ouvert un poste de police. Bien sûr que les choses ne vont pas en matière de sécurité, mais s’agissant de la Ville de Marseille, les efforts ont été faits. Nous avons installé des caméras de vidéosurveillance, nous avons augmenté les effectifs, nous allons continuer dans un prochain mandat, si les Marseillais nous font confiance. Nous ne prenons pas ce sujet à la légère. C’est une priorité pour nous comme pour les Marseillais et les Marseillaises. Le Front national n’est pas propriétaire des questions de sécurité, ni des questions de nation. Trop longtemps à gauche, on a laissé ces sujets à l’extrême droite. Qui est frappé par l’insécurité ? Les gens des quartiers populaires, les pauvres, pas les riches ! C’est les travailleurs d’Orange qui gagnent 1 500 euros. C’est une question sociale avant tout !
Léo Purguette : Est-ce qu’une municipalité peut faire face à des réseaux militaro-mafieux ?
Absolument pas. Ce n’est pas le rôle de la police municipale, mais de la police nationale. Les effectifs n’ont pas été assez augmentés de ce côté-là. M. Retailleau est beaucoup venu à Marseille faire de la politique, mais pas beaucoup augmenter les effectifs. Ce qu’avait fait Gérald Darmanin pour le coup. Il faudrait demander aux gens qui sont dans le parti de M. Retailleau, pourquoi il ne l’a pas fait. Marseille devrait être traitée comme une ville normale, il nous manque 1 000 policiers nationaux.
Didier Gesualdi : Martine Vassal promet un « choc d’autorité ».
Très bien, qu’elle demande à M. le ministre de l’Intérieur d’augmenter les effectifs. Je la prends au mot. Qu’elle le fasse, parler c’est bien, dire qu’on aime Marseille, c’est bien, le prouver c’est mieux.
Les municipalesDidier Gesualdi : Sur ce plateau, Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, exige le rapport de la chambre régionale des comptes que vous auriez sous le coude. Qu’en est-il ?
Je crois que les magistrats de la chambre se sont exprimés. Vos confrères parlent de « grand enfumage ». M. Simmarano a dit ça pour venir clore la polémique sur le Front national…
Didier Gesualdi : On cache rien ?
Bien sûr que non. Le maire et l’adjoint aux Finances l’ont dit : le rapport n’est pas communiqué aux communes. La chambre ne s’exprime pas avant les élections. Tout cela, c’est un grand enfumage. On n’a rien à cacher : dans cette ville, la dette a baissé et l’investissement a augmenté. Je suis élu d’opposition au Département des Bouches-du-Rhône : la dette a été multipliée par 4 et il investit moins. Et ces gens-là vont venir nous donner des leçons ?
Didier Gesualdi : C’est beaucoup pour aider les communes…
Oui, mais ça reste de la dette et c’est pas pour aider Marseille. C’est d’ailleurs La Marseillaise qui a sorti l’info : 42% des habitants des Bouches-du-Rhône sont Marseillais, 2% de l’aide aux communes du Département vient à Marseille. Il y a un problème. Quand Marseille reçoit 4 euros par habitant, Cassis en reçoit 38 ! Vous pensez qu’il y a plus besoin de solidarité à Cassis qu’à Marseille ? Le Département aide même des communes qui sont moins endettées que lui ! On marche sur la tête.
Léo Purguette : Le RN est donné en 2e position dans le dernier sondage. Peut-il gagner la ville ?
Complètement. Je connais des gens dans mon entourage qui votaient socialiste, communiste et qui aujourd’hui vont voter Front national. Même des gens de ma famille, ça nous arrive tous d’avoir des gens qui nous disent « pourquoi pas ? On n’a jamais essayé ! » Tous les jours, je suis sur le terrain et je l’entends. On est dans un climat très anxiogène au niveau local comme international. Les gens cherchent une sortie, pour certains d’entre eux, ça peut être le Front national. Je le regrette profondément. C’est à nous, partis républicains, de faire front, de proposer des issues politiques positives.
Léo Purguette : Nicolas Sarkozy était dans les 11-12 pour signer un livre où il propose à Marine Le Pen de mettre fin au front républicain ? Dérive ? Accord entre condamnés ?
Je ne l’avais pas vu comme ça. En tout cas, c’est une suite logique des débats sur le ni ni… J’ai grandi politiquement en m’opposant à Nicolas Sarkozy.
Léo Purguette : Craignez-vous un scénario à l’italienne avec une droite absorbée par une extrême droite dominante ?
C’est le risque. Les aventures individuelles des uns et des autres coûteraient cher aux Marseillaises et aux Marseillais.
LFIDidier Gesualdi : Sébastien Delogu tape très fort contre le Printemps marseillais. C’est votre adversaire ? Votre futur allié de second tour ?
M. Delogu est dans une aventure individuelle. Il essaie d’exister, donc il est dans l’outrance : la police tue, le Karcher, la corruption… Je ne confonds pas M. Delogu avec les militants sincères de La France insoumise, qui se retrouvent très mal à l’aise avec ses outrances. Tous les jours, on en croise qui nous disent « on aurait aimé venir avec vous ». Pourquoi ? Parce que cette majorité est de gauche, fièrement de gauche, et n’a pas à rougir face à La France insoumise. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans l’intérêt des classes populaires, nous avons réussi à recoudre la ville, nous avons donné plus à ceux qui ont moins. M. Delogu, nous lui avons tendu la main, à lui et ses camarades. Nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Si à la fin, le RN gagne parce qu’il aura voulu avoir son affiche sur les murs pendant un mois et demi, il devra prendre ses responsabilités.
La corruptionLéo Purguette : Deux agentes du tribunal de Marseille ont été mises en examen pour consultation de fichiers au profit de trafiquants de drogue. Est-on déjà passé au stade où le narcotrafic pénètre les institutions ? Est-ce que c’est une crainte pour la Ville de Marseille ?
Le narcotrafic s’infiltre partout, dans les quartiers, dans les familles, dans les institutions, potentiellement dans la police et la justice. Oui, c’est une crainte. Nous n’avons pas envie de vivre dans une ville que le narcotrafic veut mettre en coupe réglée. Il faut couper la tête de la pieuvre comme l’a dit plusieurs fois le maire de Marseille. Il nous faut des moyens comme jamais des moyens ont été mis en place dans une ville. Venir aux obsèques du frère d’Amine Kessaci – paix à son âme – c’est une chose, apporter des solutions concrètes, c’est mieux. Je me suis construit en politique contre le Front national. Je suis viscéralement contre l’extrême droite. Comment se satisfaire d’un parti raciste à 30% à Marseille ? Il faut reconquérir ces électeurs en arrêtant de monter les communautés les unes contre les autres. Qu’on soit d’origine algérienne comme moi ou italienne comme vous M. Gesualdi, on est des Marseillais, la question, elle est sociale avant tout.
RenaissanceLéo Purguette : Vous espérez une nouvelle aide de l’État, mais le parti présidentiel, Renaissance, soutient Martine Vassal…
… Je ne sais pas si c’est toujours d’actualité.
Léo Purguette : Il semblerait que oui. Vous n’en êtes pas certain ?
Suite à sa volonté d’ouvrir la porte à un rassemblement avec l’extrême droite, je ne suis pas sûr que le parti du président de la République, pro-européen et pro-démocratie, puisse assumer cet attelage. L’ex-députée Sabrina Roubache s’est exprimée de manière assez claire. Je crois que Gabriel Attal également. Je ne pense pas que leur parti se lance dans une aventure qui finira dans les bras du Front national.
Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Claude :Quand comptez vous remettre les bancs place de Lenche ?
C’est un bel exemple de la difficulté à être un élu de proximité. J’avais des bancs, place de Lenche, qui étaient mal occupés le soir puisqu’il y avait des gens qui passaient la soirée à faire du bruit, à boire des bières, à tirer des mortiers sur des habitations. J’ai donc décidé, pour pallier le problème, de les supprimer en me disant qu’il y aurait, de cette manière, moins de nuisances. Ça a été le cas, mais finalement, les mêmes personnes qui m’avaient demandé de le faire estimaient que lorsqu’ils remontaient des courses le matin, ils avaient besoin de se reposer. Donc j’ai dû remettre les bancs pour satisfaire les personnes âgées. Tout en ayant à nouveau quelques nuisances le soir. Autre exemple : je mets au défi les uns et les autres d’installer un container dans une rue. Tout le monde réclame des containers, mais personne n’en veut devant chez lui. Les bancs, c’est la même chose. Tout le monde en veut pour se reposer, mais personne n’en veut en bas de sa fenêtre, parce qu’il y a des nuisances le soir, parce qu’on casse des bouteilles de bière etc. Donc, vous voyez, c’est la grande difficulté de recherche de l’intérêt général. Ce n’est pas la somme des intérêts particuliers. Parfois, on doit prendre des décisions qui sont impopulaires mais qui essaient de répondre à l’intérêt de tous.
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Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie
Dans l’une des salles d’un restaurant à la lisière de Bouc-Bel-Air que Clément Chichignoud a lancé officiellement, vendredi, sa course pour la mairie de Simiane-Collongue. « Faute de locations, trop chères », précise un membre de la liste citoyenne à la tête de laquelle Clément Chichignoud se présente.
« Ma candidature s’est faite naturellement. J’étais entre mes quatre murs, je bricolais, et j’ai côtoyé le maire actuel, alors qu’une nouvelle route était en construction devant chez moi, sans concertation. Je me suis dit “non : il y a mieux dans notre village” », retrace le candidat.
Trentenaire, producteur en reconversion, natif de Simiane il réunit ensuite des colistiers par le biais de « son réseau. Mon grand-père était un ami de Michel Pezet ». Il constitue ainsi une liste « en collectif, démocratique, ouverte, où l’on mise pluriel et sans étiquette ».
C’est face à la liste du maire sortant, Philippe Ardhuin (LR), et celle de Mathieu Vigouroux (SE), conseiller municipal d’opposition, que le collectif Vivre Simiane entre en lice. Des discussions pour fédérer « l’ensemble des oppositions » auraient bien eu lieu, mais sans aboutir. Le collectif se lance donc seul pour « porter son projet ».
Une liste ouverte« J’ai des valeurs de gauche, mais on a des LR avec nous. Notre vision politique est de remettre le lien au centre, qu’on soit d’accord ou non, pour réinstaurer un vrai cœur de village avec des lieux d’activités diverses, afin que les gens se croisent. Et pour ça, il faut des équipements », déroule Clément Chichignoud. Seules les idées « extrêmes », de droite comme de gauche, ne seraient pas les bienvenues. « Il faudra respecter une charte républicaine que l’on a mise en place », précise le candidat.
Pour recréer cet idéal simianais, plusieurs idées sont dans la boîte. « On veut installer une médiathèque, des équipements culturels, accolés à des halles pour la commercialisation de nos producteurs locaux (…). Le maire veut délocaliser entièrement l’école, nous, au contraire, on veut en enlever que la moitié. Il y a aussi l’idée d’une maison de santé au cœur du village », explique le candidat. Un projet agricole sur la zone Safre est aussi en cours de réflexion.
La liste, elle, sera officiellement dévoilée d’ici à la mi-janvier, l’heure étant, pour le moment, au travail d’idées pour « dynamiser » le centre-ville. Eva Bonnet-Gonnet
