Author: tecnavia

  • La Ville de Marseille aide 1 000 jeunes à passer le code

    La Ville de Marseille aide 1 000 jeunes à passer le code

    Aya et Youcef, 16 ans, écoutent attentivement le moniteur d’auto-école. Comme une centaine d’autres jeunes Marseillais pendant ces deux dernières semaines de vacances d’hiver, les deux lycéens ont décidé d’employer leurs matinées à préparer le code de la route. Et ce, gratuitement. Depuis plusieurs années maintenant, la Ville de Marseille offre aux Phocéens de 16 à 30 ans le code dans le but de franchir un pas de plus vers l’obtention de leur permis de conduire. « Ça va, c’est facile, commente Youcef. À la fin de la formation, on peut continuer à nous entraîner sur une application. Quand les moniteurs pensent qu’on est prêts, ils nous proposent de nous inscrire à l’examen du code. »

    En 2024, 500 jeunes ont bénéficié de ce coup de pouce. Le budget de 80 000 euros initialement accordé par la municipalité a été doublé l’année suivante. En 2025, 1 000 jeunes ont préparé l’examen gratuitement. Le même nombre de places sera disponible en 2026.

    Ce dispositif est destiné, en priorité, aux jeunes éloignés des transports. « À Marseille, nous savons que nos transports sont défaillants, déclare Hedi Ramdane, adjoint au maire chargé de la jeunesse. Quand j’étais jeune, je vivais dans le 15e arrondissement et le bus ne passait jamais… C’est toujours le cas. Beaucoup de jeunes n’habitent pas à proximité des trams et des métros. Par exemple, le trajet entre les quartiers nord et le campus de Luminy est aussi long que pour faire Paris-Marseille ! C’est primordial qu’ils puissent se déplacer pour aller étudier et travailler. »

    D’autres critères priorisent l’inscription des jeunes, comme des revenus faibles ou une situation professionnelle qui motive le besoin du permis. « Mais nous ne refusons personne, souligne l’élu. Il y a une liste d’attente et tous les demandeurs seront tôt ou tard répartis sur les différents créneaux. » À noter que les sessions se déroulent pendant les vacances scolaires.

    Habitants du 3e arrondissement, Aya et Youcef vivent proches d’une station de métro, mais ça ne les a pas empêchés d’emprunter ce raccourci vers le graal de la mobilité. « Le permis peut toujours être utile, se projette la lycéenne, pour aller à l’université. » Quant à Youcef, il se voit déjà au volant de sa voiture parcourir les routes de « toute la France ».

    Renseignements et inscription sur le site https://www.marseille.fr/mairie/actualites/code-de-la-route-offert-aux-jeunes

  • Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Trois ans d’enquête auront été nécessaires, impliquant une équipe commune à la France, l’Italie, la Belgique et la Suisse avec aussi le soutien d’Europol, pour venir à bout d’un réseau de blanchiment et de trafic de cocaïne au profit de la Camorra et de la ‘Ndrangheta, indique le Parquet de Marseille, ce jeudi 26 février. Jusqu’à cette opération coordonnée dans les quatre pays, le 23 février.

    En France, une soixantaine de gendarmes de la section de recherche de Marseille ont notamment été mobilisés et ont interpellé quatre personnes. Plusieurs véhicules de luxe ont été saisis, mais aussi des biens estimés à 5 millions d’euros, de la cryptomonnaie pour 60 000 euros et 26 000 euros en numéraire. Trois autres personnes ont été arrêtées côté italien.

    Des millions d’euros blanchis

    Les enquêteurs ont remonté la piste de l’argent, explique Europol dans un communiqué. « Ce qui a commencé par des mouvements financiers suspects a révélé un système de blanchiment sophistiqué au service de membres de la Camorra et de la ‘Ndrangheta. Derrière des sociétés écrans, de fausses factures et des investissements de luxe, des millions d’euros provenant du trafic de cocaïne étaient blanchis et réinvestis à travers l’Europe », précise l’agence européenne de police criminelle.

    Menée en France par la section de recherche de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône, sous la houlette de la JIRS (Juridictions inter-régionales spécialisées) de Marseille, l’enquête permet d’identifier un ressortissant monténégrin, à la tête de plusieurs sociétés en lien avec des sociétés italiennes, qui fera partie des interpellés. Installé dans la région de Cannes avec sa compagne, il vit avec son gendre italien, connu des autorités italiennes pour blanchiment d’argent, fraude et infractions liées aux armes, poursuit Europol.

    Un réseau de blanchiment est mis au jour, lié à un trafic de cocaïne à grande échelle importée d’Amérique du Sud vers l’Europe. Le groupe criminel étant soupçonné d’avoir coordonné des expéditions maritimes de grandes quantités de drogue. « Très structuré », le réseau mis en place s’appuyait sur « d’importantes ressources financières, des crypto-actifs, des déplacements transfrontaliers hebdomadaires en véhicules de luxe équipés de » caches « sophistiquées » et des entreprises « s’étendant sur plusieurs juridictions ».

  • Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Sous l’effet combiné de l’inflation et de la montée du chômage, le nombre de dossiers de surendettement, dans les Bouches-du-Rhône, est en hausse de 12%, passant de 4 427 en 2024 à 4 959 en 2025, note la Banque de France dans son bilan, présenté ce jeudi 26 février. Un chiffre supérieur à la tendance nationale (9,8%), mais inférieure au régional (13,6%). Même si, sur dix ans, le phénomène est en baisse d’environ 30%. Une tendance liée aux effets de « la loi Borloo de 2003, qui permet d’effacer la dette, puis de la loi Lagarde en 2010, qui est venue mieux prévenir le demandeur, notamment de crédit revolving », explique Patricia Roche-Ramondy, responsable du service de l’inclusion financière au siège marseillais de la Banque de France.

    Une femme seule, entre 35 et 54 ans, sans personne à charge, locataire ou hébergée à titre gratuit, au chômage ou sans emploi : voilà pour le profil type des personnes, « vulnérables ou touchées par un accident de la vie », qui font appel à l’établissement, dans le département. La part des jeunes, 18-34 ans, qui dépose un dossier, a également augmenté, « plus significativement dans notre département, de 4,6 points », souligne Patricia Roche-Ramondy, passant de 17,5% en 2022 à 22,1% en 2025. À comparer aux +3 points enregistrés au régional et national. « Beaucoup sont arrivés sur le marché de l’emploi sans en trouver et ils ont aussi des habitudes de consommation où ils recourent au crédit fractionné », analyse Denis Lauretou, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de la Banque de France. En clair, la paire de basket payable en trois fois…

    Des « déposants » sous le seuil de pauvreté

    À noter que 42% des demandeurs gagnent moins de 1 122 euros par mois. Pire, « 60,9% des déposants dans le département se situent sous le seuil de pauvreté », détaille Patricia Roche-Ramondy, contre 58,6% en région.

    En regardant de plus près la composition de la dette des ménages qui font appel à ses services, 167 millions d’euros en 2025 (-7% par rapport à 2024), la direction de l’établissement a établi qu’il s’agissait pour 46% de dettes à la consommation, 21% l’immobilier, 31% liées aux charges courantes et autres.

    La solution, c’est l’effacement pur et simple, pour 36% des dossiers. Les personnes en bénéficiant sont « néanmoins inscrites au fichier des incidents de crédits aux particuliers » précise Patricia Roche-Ramondy, et ne peuvent plus bénéficier de prêts pendant 5 ans. En moyenne, 22 481 euros de dette sont effacés par dossier en 2025, exactement comme en 2024. Pour 42% des dossiers, un plan de remboursement est bâti sur une durée maximale de 7 ans, doublé si nécessaire d’un effacement partiel de la dette.

    Ouverte à « toutes les personnes de bonne foi qui se trouvent dans l’incapacité de payer l’ensemble de leurs dettes, charges ou crédit, sans montant minimum, la procédure peut encore faire peur », convient Patricia Roche-Ramondy. Quand « plus de 50% des personnes qui déposent un dossier nous disent qu’elles sont en difficulté financières depuis deux ans, elles essaient de s’en sortir, attendent, parfois se font aider », ajoute-t-elle.

    Pourtant, « recourir au surendettement c’est se protéger », estime Denis Lauretou, l’attestation de dépôt permettant de geler les sommes dues aux créanciers. Et de conseiller de faire appel aux travailleurs sociaux, « nous en avons formé 1 000 en 2025 ». À raison d’une réunion un jeudi sur deux de la commission départementale, le délai pour statuer est d’un mois, quatre pour que le dossier soit traité. On peut venir le chercher au guichet, le déposer, l’envoyer par courrier ou en ligne. Un numéro de téléphone, le 3414, a également été mis en place.

  • Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    « Les élections municipales sont un moment important de la vie démocratique. L’extrême droite et la droite extrême portent des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes », lance Serge Andreozzi, du bureau de la CGT des retraités, ce jeudi 26 février, devant l’Hôtel de Ville d’Avignon.

    À quelques semaines du scrutin, une trentaine de militants vauclusiens ont ainsi souhaité porter leurs revendications et rappeler que les politiques portées par les partis les plus à droite de l’échiquier ne répondent pas aux besoins de la population du Vaucluse, cinquième département le plus pauvre de France.

    Tout en ciblant, également, le clan macroniste. « On a un personnel politique qui, pendant des années, est entré dans le macronisme actuel. C’est-à-dire une société tournée vers la consommation plutôt que vers la création, ce qui accentue la précarité », regrette Gilles Fournel, également membre du bureau CGT retraités. Il plaide pour un développement industriel au détriment de nouvelles surfaces commerciales. « On était, il n’y a pas si longtemps, le département au plus fort ratio entre la taille et les mètres carrés de centres commerciaux en France. On voit où ça mène », regrette-t-il.

    Contre « la précarité »

    Aux côtés des organisations CGT de retraités des autres départements, les militants vauclusiens mettent particulièrement l’accent sur la défense et le développement des services publics. Ainsi, ils souhaitent la création, à Avignon, d’un Ehpad public « à des conditions de tarifs et d’accès qui permettent à chacun de pouvoir y accéder », précise Serge Andreozzi, pour qui l’absence d’une telle structure ajoute « de la précarité » aux difficultés déjà présentes dans la population. Ou encore la création de centres de santé publics. « L’espérance de vie en bonne santé a arrêté d’augmenter du fait de la difficulté d’accès aux soins », confie Cécile David, également membre du bureau.

  • L’Union pour Gap d’Élie Cordier fait le plein au Quattro ce jeudi

    L’Union pour Gap d’Élie Cordier fait le plein au Quattro ce jeudi

    Au menu de cette soirée : la présentation des différents colistiers soutenus par le Parti socialiste, le Parti communiste français, les écologistes, Génération.s, Place publique… mais aussi le dévoilement du programme de la liste.

  • Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    À dix-sept jours du premier tour des municipales, toutes les cartes sont enfin sur la table. La préfecture a officialisé, ce jeudi soir, les candidatures en lice à Marseille, après la clôture du dépôt des listes à 18h. Dans ce scrutin pour la première fois unifié au niveau de la ville avec la réforme de la loi PLM (pour Paris, Lyon et Marseille) qui met en place un double vote, pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissements, ils seront donc huit candidats en lice pour la mairie centrale.

    Parmi les principaux, le député RN de Marignane Franck Allisio s’était déclaré le premier, au mois de juin, suivi en septembre par la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal, par le parlementaire LFI Sébastien Delogu au mois de novembre et enfin, en janvier, par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan. S’ajoutent l’ancien directeur des relations internationales au Département Erwan Davoux (DVC), le syndicaliste de l’aéronautique Rémy Bazali (LO). Et les deux surprises du jour : la candidature in extremis de l’adjointe écologiste Christine Juste, évincée du Printemps marseillais, et celle du Parti des travailleurs (ex-POID) avec l’enseignante Coralie Raynaud, ancienne candidate aux législatives en 2022 dans la 9e circonscription.

    Pour les huit mairies de secteur, quelque 46 listes ont été déposées, soit au moins 2 622 candidats dans toute la ville. Un nombre qui a chuté par rapport aux 67 listes déposées en 2020. Les 2e et 3e arrondissements en comptent aujourd’hui le nombre le plus élevé avec huit concurrents, tandis que les 11-12 ne comptent que les quatre listes principales.

    414 élus au soir du 2d tour

    Erwan Davoux, qui comptait déposer une liste dans chaque secteur, perd son pari : il ne sera pas présent dans les 4-5, ni dans les 11-12. La diversité des organisations issues des courants trotskystes se ventile sur la ville : Lutte ouvrière est représentée dans les 2-3, les 13-14 et les 15-16, le NPA-Révolutionnaires dans les 2-3, Révolution permanente dans les 4-5. Il faut aussi compter sur la liste menée par Christine Juste dans les 6-8, par Sami Benfers (GRS) dans les 13-14 et une liste Marseille citoyenne menée par le responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Hyacinthe Etoundi. Pour qu’il ne reste plus que les 414 élus au soir du second tour, le 22 mars.

    Et aussi

    Trois listes à Septèmes

    L’extrême droite et la France insoumise ont bien réussi à constituer leurs listes à Septèmes-les-Vallons. Smahane Mebarki mènera sa liste « Le Choix de Septèmes » pour LFI, Adrien Duché (UDR) sa liste « Septèmes autrement », face au maire communiste sortant André Molino.

    Le RN a réussi à déposer sa liste au Rove

    Face au maire sortant Paul Sabatino (PCF) et sa liste « Continuons ! », la candidate du RN Laetitia Cangelosi a bien réussi à déposer une liste « Unis pour notre commune ».

    22 communes sans concurrence

    Dans 22 communes sur les 119 que comptent les Bouches-du-Rhône, il n’y aura qu’un seul candidat en lice. Qui n’aura donc pour adversaire que l’abstention, alors que pour la première fois, les communes de moins de 1 000 habitants doivent appliquer la parité.

  • À Digne-les-Bains, la gauche est absente du scrutin

    À Digne-les-Bains, la gauche est absente du scrutin

    « Électoralement, on avait un boulevard, puisqu’on aurait été la seule liste de gauche face à cinq listes de droite et du centre, avec le RN sur le point de sortir du bois », mais « le nombre de colistiers a pêché », regrette Alexandre Georges, porte-parole du Printemps dignois, dans les Alpes-de-Haute-Provence. La liste avortée, qui voulait rassembler plusieurs forces de gauche, comme le Parti communiste, le Parti socialiste et le PRG (Parti Radical de Gauche), avait regroupé « une vingtaine de citoyens ». « On pensait que les partis allaient pouvoir fournir le reste pour qu’on atteigne les 33. Je suis un peu tombé de ma chaise à ce moment-là, parce que je me suis dit qu’il fallait absolument que les gens reviennent dans les partis et l’engagement politique », lance Alexandre Georges.

    « Il faut impérativement que les gens se réinvestissent dans l’engagement partisan. Voir des partis qui, à eux tous, ne peuvent pas compléter le reste de la liste, ça m’a fait un peu de peine. J’ai connu un PS et un PC forts dans le département quand j’étais petit », déplore le porte-parole du Printemps dignois. « J’ai l’impression que l’engagement partisan s’est essoufflé dans le département. Si on ne peut plus présenter de listes de gauche, la gauche disparaît », affirme-t-il.

    Ayant grandi dans le département, dans un environnement militant, ancré à gauche, le porte-parole du Printemps dignois admet « avoir peut-être surestimé les forces militantes à gauche ». « Pour la première fois, Digne-les-Bains n’a pas de liste de gauche. Je suis inquiet pour les élections », avoue-t-il.

    Un « sursaut de la gauche » nécessaire

    Le Printemps dignois portait un projet écologique et social, de soutien aux organisations syndicales, aux associations, aux services publics, de lutte contre les discriminations, d’augmentation de l’impôt foncier, de gratuité des transports en commun et de revitalisation du centre-ville. Les partisans du Printemps dignois ne baissent pas pour autant les bras et veulent continuer à militer.

    « Il va vraiment falloir un sursaut de la gauche. On a un an pour le faire, on va y travailler. On a acté, pour ne pas se retrouver démunis aux prochaines échéances électorales, que le Printemps dignois allait continuer à exister, à mener des actions et rester dans la bataille avec les gens qu’on a rassemblés », affirme Alexandre Georges. Les militants comptent notamment s’investir contre la loi Duplomb et les suppressions de postes à l’hôpital de Digne-les-Bains, en appui des syndicats. Le Printemps dignois prévoit, par ailleurs, de fonder une association de soutien.

    Quatre élus socialistes ont quitté, mi-février, la liste de Francis Kuhn, candidat de la majorité sortante et actuel premier adjoint au maire de Digne-les-Bains, après le ralliement de deux colistiers LR. « Francis Kuhn a imposé sans concertation préalable l’arrivée de deux responsables de la droite locale », avaient-ils alors déploré dans un communiqué. La secrétaire de la section du PS de Digne avait annoncé saisir les instances nationales, affirmant qu’ils savaient « à quoi s’attendre » en rejoignant cette liste.

  • À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    Le temps d’une matinée ce jeudi, Michael Delafosse, maire (PS) de Montpellier en course pour un second mandat, a mis « entre parenthèses » sa propre campagne pour venir soutenir David Fournier (PS) qui espère prendre la relève de Cécile Helle. « Je tiens à la saluer pour son travail colossal », pose Michaël Delafosse, voyant en l’actuel adjoint sortant « le candidat le plus sérieux, ancré, qui fédère et qui ne tient pas des propos blessants ou des mesures populistes ».

    « Il est déjà maire dans sa tête, parle comme s’il portait le costume », confie Michaël Delafosse, qui a déambulé en ville avec David Fournier, ce dernier lui délivrant moult réalisations, projets ou anecdotes. Ce court déplacement n’est pas qu’un simple accompagnement amical. « Je prends beaucoup exemple sur ce qu’il a fait à Montpellier, notamment sur le volet social ou la gratuité des transports », souligne David Fournier. Le candidat porte l’ambition de rendre les transports gratuits « par étapes » en commençant par les moins de 25 ans et plus de 65 ans. La mise en place d’une régie publique de l’eau est aussi défendue par David Fournier, alors que l’actuelle délégation de service public, s’achève fin 2028. « À Montpellier, grâce à cela [depuis 2015], on est passé de 24% de fuites sur le réseau à 13%, on promet d’être à 10% », vante le maire héraultais.

    « Dans cette campagne, on n’entend pas beaucoup parler de justice sociale alors que la pauvreté touche 60% de la population dans certains quartiers », constate David Fournier. Un reproche adressé à Olivier Galzi (DVD) qui a tenté de se rattraper depuis. Le candidat socialiste parle de sécurité sociale de l’alimentation ou d’un office du pouvoir d’achat en vigueur à Montpellier qui permet aux habitants d’accéder « aux meilleurs tarifs » pour installer pompes à chaleurs, alarmes ou ventilateurs de plafond. Et si à Montpellier la gauche peut a priori se permettre le luxe d’être divisée pour l’emporter malgré tout, ce n’est pas le cas à Avignon. Michael Delafosse inciterait-il David Fournier à une alliance avec LFI ? « Je n’ai pas de conseils à lui donner, je dis aux électeurs choisissez la gauche la plus rassemblée, fédératrice et pas dans l’outrance », conclut le premier magistrat.

  • Le collectif logement interpelle les candidats varois

    Le collectif logement interpelle les candidats varois

    Le collectif départemental pour le doit au logement pour tous s’est retrouvé mardi à la Bourse du travail pour expliquer l’urgence sociale qui justifie l’interpellation des candidats par lettre ouverte.

    La première question porte sur l’habitat indigne et sur les propositions qu’ils formulent pour essayer de résorber ce fléau qui met en danger ces locataires obligés à cause de la pénurie de logements sociaux et de la cherté des loyers d’accepter parfois l’inacceptable.

    Et de pointer ensuite « le scandale des familles sans solutions de logement ». Et des salariés obligés de dormir dans leur voiture ou dans des abris de fortune faute de solution décente pour les accueillir. Là encore, le collectif interroge : « Êtes-vous porteur d’une solution d’abri permanente ou au moins d’une réflexion sur le sujet ? » Ou encore : « Vous engagez-vous à soutenir les associations qui répondent à un vrai besoin, accueillent et hébergent ces exclus de la société ? »

    Vient ensuite l’épineux dossier du logement social, les militants associatifs et syndicaux rappelant que 70% des Varois y sont éligibles et que l’offre reste très largement en dessous des besoins. Et que « chaque année, plus de 90% des familles voient leur demande rejetée ».

    Les candidats sont invités à préciser donc quel type d’offre de logements sociaux ils ont l’intention de favoriser, si bien sûr cela fait partie de leurs priorités. Mais aussi, comment ils pensent accompagner et accélérer l’amélioration, l’entretien et la rénovation du parc social existant. À suivre.

  • À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    Le déficit de notoriété ? Annick Dubois ne connaît pas. « On se rend compte à chaque fois que c’est quelqu’un de très connue et appréciée », commentent de concert Salima Ouannai et Carinne Serrat. Ce mercredi en fin de journée, les deux colistières accompagnent Annick Dubois dans une séquence de porte-à-porte. La candidate (PS), qui mène une large liste d’union de la gauche, est loin d’être étrangère. Installée à Morières depuis plus de 40 ans, l’actuelle élue d’opposition a longtemps été impliquée dans la vie associative avant d’être élue dans l’ex-majorité en 2001 puis 2008, en charge des affaires sociales puis des festivités.

    Autour de la résidence de la Bastide des Cépages, Annick Dubois connaît bon nombre d’habitants derrière les portes ou portails. « Pas besoin ici, il est déjà avec nous », glisse-t-elle régulièrement, prenant le soin aussi d’éviter la demeure de l’ancien maire Joël Granier (DVG), qui s’était présenté contre elle en 2020, contribuant notamment à voir le RN de Grégoire Souque accéder à la mairie. « Il a gagné par défaut », aime à rappeler Annick Dubois. Sa liste, Engagés et solidaires pour Morières, compte bien faire mentir le maire sortant qui lors de son lancement de campagne s’imaginait déjà réélu avec 70% des voix. « On ne le voit pas ou peu sur le terrain, par contre, il nous attaque fort sur les réseaux sociaux, nous accusant d’être de la gauche qui tue », déplore Salima Ouannai. « C’est un signe de fébrilité, veut croire Annick Dubois. On a beaucoup de retours de déçus qui ont essayé Souque et qui s’aperçoivent bien que la ville ne s’est pas améliorée même sur la sécurité. »

    Un tract sur les promesses non tenues

    C’est donc par le terrain que celle qui est aussi conseillère départementale entend reconquérir la mairie. « Il n’y a que deux listes, donc il n’y aura qu’un tour », prévient-elle à l’adresse d’une dame âgée que la candidate… reconnaît. « Ne vous trompez pas [de vote] », « Ah ben ça, non ! », réplique l’habitante, inquiète le soir face à l’absence d’éclairage public. « C’est prévu dans notre programme de le remettre, le maire le dit aussi alors que c’est lui qui l’a coupé », ironise Annick Dubois. La petite délégation fait face à plusieurs portes closes ou résidents grincheux qui rejettent tous les politiques.

    « On nous parle beaucoup du manque de festivités et d’animations dans le centre-ville », note Carinne Serat qui, si elle est élue, sera en charge de ce volet qui vise à remettre « du lien social », un des fils rouges du programme. L’équipe d’Annick Dubois prévoit la diffusion prochaine d’un tract sur les promesses non tenues du maire RN. « Il sera épais ! », prévient-on déjà.