Author: tecnavia

  • [Le grand entretien] Mathieu Madénian : « L’être humain est égoïste par essence »

    [Le grand entretien] Mathieu Madénian : « L’être humain est égoïste par essence »

    Mathieu Madénian : L’être humain est égoïste par essence. En plus, je fais un métier du spectacle. Ce n’est pas pour rien qu’on dit que les comédiens sont des gens centrés sur eux-mêmes. Et là, la seule personne pour qui tu as envie d’avoir de la valeur, c’est ton enfant. Je dis pas que je me fous du public maintenant, au contraire. Mais maintenant, mon enfant d’abord.

    Quelles certitudes la paternité a-t-elle ébranlées chez vous ?

    M.M. : Qu’il ne fallait pas que je meure. C’est con car on ne s’en rend pas compte, mais avant, quand je partais à vélo, je ne mettais pas de casque. Maintenant, oui. Il ne faut pas que je tombe et que je finisse paralysé. Car maintenant, il y a quelqu’un qui compte sur moi. Je ne suis plus seul, j’ai des responsabilités. Mon enfant n’a rien demandé et il faut que j’assure pour lui.

    Dans le spectacle, l’arrivée de votre fils
    est surtout un prétexte pour parler de l’air du temps. Sur quoi sa naissance
    vous a-t-elle ouvert les yeux ?

    M.M. : Ça ne m’ouvre pas les yeux mais ça m’inquiète de plus en plus. Avant, ça me faisait marrer d’allumer BFM. Maintenant, je rigole beaucoup moins quand je vois qu’on est au bord de la troisième guerre mondiale, que dans 100 ans, la terre ne sera plus habitable…

    Au siècle dernier, votre grand-père arménien a fui les persécutions en Turquie pour se réfugier à Marseille. Alors que l’on vient de commémorer
    le 111
    e anniversaire du génocide arménien, que vous inspire la perpétuation du négationnisme
    de la Turquie ?

    M.M. : Cela m’inspire du dégoût car tout le monde s’en fout. En Arménie, il n’y a pas de pétrole, donc forcément, c’est moins intéressant. Il y a trois ans, il y a eu un
    déplacement de 100 000 Arméniens [du Haut-Karabagh, Ndlr] par l’Azerbaïdjan et personne n’en avait rien à foutre. Pour le génocide, le pire, c’est que ça n’a même pas servi à quelque chose car le « plus jamais ça » n’existe même pas. Ce qu’il s’est passé avec l’Holocauste, le Rwanda, l’Arménie n’a même pas servi de leçon. On continue à fermer les yeux sur des crimes de guerre. En réalité, les hommages ne servent que si on en tient compte.

    À la différence du génocide des juifs ou des Tutsis, celui des Arméniens n’est toujours pas reconnu par les bourreaux. C’est hélas en réalité
    le dernier génocide réussi avec des millions de personnes tuées, un vol des terres manifeste et aucune réparation…

    M.M. : Regarde, l’Azerbaïdjan accueille l’Eurovision, un grand prix de Formule 1 et tout le monde est content. Leur équipe de foot joue contre la France et tout le monde s’en fout, comme si c’était normal. Évidemment que c’est chiant que la Turquie ne reconnaisse toujours pas le génocide. C’est horrible ce que je vais dire, mais c’était il y a 111 ans. À part les Arméniens, plus personne n’en parle. On en parle une fois par an et c’est le 24 avril. Hormis les Arméniens, ça importe juste les politiques au moment des élections. Ils se servent d’une communauté quand ils en ont besoin. Mais après, quand ils ont besoin de pétrole, de gaz, plus rien d’autre ne compte.

    Pour revenir à un sujet plus léger,
    l’un de vos sports favoris consistait
    à taquiner les supporters parisiens. Malgré le succès de leur équipe et nos chèvres qui gambadent au Vélodrome, ça les fait encore bisquer
     ?

    M.M. : Malheureusement, je crois qu’ils sont passés à autre chose. Même moi, je ne vais plus les insulter. Ils sont en passe de devenir à nouveau champions d’Europe, ont une équipe de malade, une stabilité, qu’est-ce que je vais leur dire ? Encore à jamais les premiers ? Et non. À un moment donné, fermons notre gueule, essayons de construire un club stable. On est passés de De Zerbi à Beye. Il y a encore deux mois, le triumvirat Longoria-Benatia-De Zerbi nous disait : « on est encore là pour des années ». L’autre, il a éternué, il est déjà à Tottenham. Et que dire des joueurs ? Est-ce qu’il faut leur réserver encore une bronca dimanche ? En fait, ils s’en foutent. Ils sont déjà ailleurs et ont déjà leurs agents en train de prévoir ce qu’ils vont faire au mois d’août. Et nous, on est là, comme des crétins, à penser qu’ils vont nous sauver.

    Vous qui avez assisté à votre premier match au Vélodrome lors d’un OM – Rodez en coupe de France en 1991, au cours de la dernière période dorée du club, comment allez-vous transmettre votre passion à votre fils pour cette équipe et ses dirigeants en carton-pâte ?

    M.M. : En fait, ils n’ont rien compris. L’OM, ce n’est pas des joueurs, on s’en fout. C’est ce que ça représente, c’est la tradition. Mon fils sera élevé là-dedans et même s’il arrivait qu’on descende en Ligue 2, on sera toujours pour le club et anti-PSG. On se rappellera qu’on a été champion d’Europe une fois dans notre vie, que l’OM est un club qui peut tenir la dragée haute au Real Madrid en début de saison et finir 7e en championnat sans directeur sportif ni président. C’est ça l’OM.

    Mais n’est-ce pas trop compliqué pour
    un minot pour démarrer un amour ? En général, un enfant est attiré par le beau…

    M.M. : Le beau, ça sera quand je l’amènerai au stade Vélodrome. Et quand tu y mets les pieds, c’est dur de ne pas tomber amoureux de l’OM.

  • [Entretien] « Fabriquer les briques du vivant ne suffit pas pour faire apparaître la vie »

    [Entretien] « Fabriquer les briques du vivant ne suffit pas pour faire apparaître la vie »

    Simon Duval : Depuis la découverte en 2000 du champ hydrothermal de « Lost City », dans l’océan Atlantique. Jusqu’alors, nous ne connaissions que les « fumeurs noirs » où la température atteint 300°C. À « Lost City », elle est autour de 40°C-50°C. C’est bien plus favorable à l’apparition de la vie ! Depuis, d’autres cheminées de ce type ont été découvertes et intéressent les scientifiques qui travaillent sur l’origine de la vie.

    Une autre hypothèse est celle de la « soupe prébiotique », dans laquelle une diversité d’éléments chimiques se seraient assemblés dans une mare chaude pour former les molécules complexes du vivant – acides aminés, ARN, ADN…

    S.D. : C’est la théorie la plus connue, proposée par Charles Darwin en 1871. Mais elle omet le rôle de l’énergie. Fabriquer les briques élémentaires du vivant ne suffit pas pour faire apparaître la vie. Elles ont besoin d’énergie pour tenir ensemble, faire fonctionner le métabolisme, etc. L’importance de l’énergie a été pointée par le physicien Erwin Schrödinger en 1944. Une loi de la physique dit que des molécules dans un mélange ne s’ordonnent jamais d’elles-mêmes. Il faut pouvoir les confiner et leur apporter de l’énergie.

    C’est l’avantage des cheminées hydrothermales ?

    S.D. : Tout à fait, avec leurs membranes poreuses où les molécules peuvent être confinées. Nous montrons que le mécanisme qui fournit l’énergie aux cellules peut s’y produire. Cela les rend encore plus intéressantes.

  • [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    Issu d’un bac pro menuiserie, Enzo s’oriente à la sortie du lycée vers un CAP maçonnerie, lorsque son père et son oncle montent leur propre entreprise de rénovation. Désormais en alternance dans la société familiale, il se réjouit de pouvoir travailler dans un climat de « confiance ». « C’est un avantage de travailler en famille, l’ambiance n’est pas la même qu’ailleurs, s’enthousiasme-t-il. Mon père et mon oncle ont confiance en moi et me laissent faire des tâches importantes, comme moi j’ai confiance en eux dans leur façon d’entreprendre un chantier. C’est un vrai avantage pour un apprenti, car nous sommes souvent utilisés pour faire les tâches ingrates, de manutention par exemple. » Autre point positif pour le jeune homme : travailler, chaque jour, « différemment ». « Ce qui me plaît dans la maçonnerie, c’est pouvoir toucher à plein de choses, explique-t-il. Un jour, je peux faire de la toiture, le lendemain, une ouverture dans un mur porteur, ensuite du carrelage… Disons qu’on ne voit jamais la même situation, c’est toujours différent. »

    Raphaël, lui, est fils d’un steward et d’une hôtesse de l’air. Passé par un bac scientifique, il s’oriente dans un premier temps vers la menuiserie, poussé par son beau-père, avant de se rediriger vers la maçonnerie. « Pouvoir construire une maison de A à Z, avec mes mains, c’est ça qui m’a vraiment donné envie », s’émerveille-t-il. Une envie de travail manuel qu’il parvient même à transmettre à son père, aujourd’hui en reconversion pour devenir menuisier. Une passion partagée avec son père donc, mais aussi avec son beau-père, dont il a rénové « en sept mois tout le jardin ». « J’ai pris énormément de plaisir, car j’ai un peu eu la sensation d’avoir rendu à mon beau-père tout ce qu’il m’a apporté au début, s’émeut le jeune homme. Finalement, c’est moi qui lui ai appris la maçonnerie et lui m’a appris une partie de la menuiserie. »

    Montrer l’excellence

    Se « challenger », bien sûr, mais surtout montrer que l’excellence existe aussi en maçonnerie. C’était là l’ambition d’Enzo en participant aux Worldskills. « Les jeunes du CFA ne sont pas toujours bien vus, note-t-il. C’était aussi l’occasion de montrer à tout le monde que, nous aussi, on est aussi capables de faire de grandes choses ». Raphaël, de son côté, reconnaît avoir lui même déjà appliqué certains préjugés à son métier. « Ma vision a complètement changé, comme celle de mes parents d’ailleurs. Aujourd’hui, quand ma mère voit qu’on se baigne dans la piscine qu’on a construite, elle comprend qu’au-delà de l’aspect fatigant, mon métier est gratifiant. » Et d’ajouter : « Construire tout ça avec ses mains, c’est fou quand même, non ? »

  • Marin Karmitz, une collection pour questionner

    Marin Karmitz, une collection pour questionner

    Pour construire des jeux d’échos et des transitions dans les espaces de son exposition, échafauder ce qui ressemble à un film expérimental avec un parcours, un début et une fin, Marin Karmitz a longuement dialogué avec cet autre collectionneur qui l’a précédé en 2025 en la chapelle Sainte-Anne, Antoine de Galbert. Ce dernier, voici quelques années, programmait à Paris d’autres expositions dans un lieu aujourd’hui fermé, la Maison Rouge. Karmitz a cherché en sa compagnie des solutions à propos des éclairages et du mobilier. Pour transformer le dispositif d’ordinaire ingrat de cette chapelle, Arthur Toqué, le scénographe qui œuvrait autrefois pour la Maison Rouge, a su inventer des ouvertures et des cadrages qui servent admirablement ses intuitions et son récit.

    Liberté grande

    Une fois qu’on a compris qu’à côté de quelques dessins d’Ingres, Corot et Géricault, d’une poignée de Valloton et de gravures issues des Désastres de la Guerre de Goya, il s’agissait majoritairement de pièces créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la liberté d’interprétation devient évidente. Ici, les dessins apparaissent sans chronologie. Ce qui prime, ce sont les jeux de connivence et les rapprochements, les écarts et les ricochets qui s’enclenchent. On ne se confronte pas aux survols d’une histoire de l’art plus ou moins officielle, les idées reçues s’effacent au profit d’un champ émotionnel. Certes, on rencontre de grands noms -Jean Fautrier, André Masson, Annette Messager, George Grosz, Otto Dix et Andy Warhol. Cependant on trouve aussi un presque inconnu comme Damien Dufresne ainsi que d’improbables graphismes et photos du cinéaste Chris Marker.

    Et la vie continue !

    Rien d’ostentatoire, pas de surlignage ni d’affichage intempestifs, point de gêne ni d’opulence. Par exemple on pressent intensément comment Alberto Giacometti pouvait s’emparer de ce qu’il apprenait au Louvre et à Rome. Dans ce parcours des choses à peine révolues, pour partie déconcertantes et décalées murmurent des rudes vérités ou bien de l’inconnu. à côté des surprises de plusieurs points culminants qui traduisent les souffrances du corps -un nu très sexualisé et très passionnel de Louise Bourgeois, le visage anxieux de Léon Spilliaert, la détresse et les cruautés qui traversent les scènes de Taddeus Kantor- l’humour et la désinvolture refont surface dans une composition d’Arnulf Rainer ou bien dans une révolte de Rist.

    Pendant l’inauguration et la visite de presse de cette exposition, Marin Karmitz est apparu comme un personnage discret, jamais totalement solitaire, vivant fortement avec ses proches, le plus souvent silencieusement, ses plus intimes convictions, les fragilités et les moments additionnels que procurent les trouvailles d’une collection. Certes, il faut de l’argent, de l’énergie et de la vigilance pour acquérir des pièces de grande qualité ; on ne fut pour autant jamais convié pour songer à la spéculation et s’extasier sur les prix atteints lors d’une vente aux enchères.

    Grand lecteur du Talmud, autrefois ami de Samuel Beckett, producteur de Godard, Chabrol, Resnais et Abbas Kiarostami, personnage multiple et contrasté, à la fois dur en affaires et généreux, capable de deals et de rupture avec Nicolas Sarkozy, Marin Karmitz est à présent un homme de 93 ans, profondément marqué par la Shoah, les exils et les guerres du XXe. On n’oublie pas les expositions de plusieurs facettes de sa collection à Strasbourg et à la Maison Rouge, « Corps à corps », sa confrontation réussie en 2023 avec les photographies du Centre Pompidou. Dans la préface de son catalogue, il évoque « la dialectique de la vie et de la mort » : « Cet arbre est prêt à se rompre, mais il tient. »

    Jusqu’au 17 mai, programme complet sur site www.festivaldessin.fr.

  • L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    Souleimane Mohammedi n’a pas peur et compte bien donner un gros coup de boost à sa carrière. Ce samedi, au Pasino d’Aix-en-Provence, il sera confronté à un boxeur plus âgé de 10 ans en la personne de Uisma Lima. Ex-champion IBO des super-welters, l’Angolais est un adversaire féroce, bien mieux classé que le Français, mais le défi n’est pas insurmontable. « C’est bien beau de dire que je veux être numéro 1, que je veux être champion du monde, mais si on ne le prouve pas, ça ne va pas le faire. Jusqu’à présent, j’ai toujours relevé les défis. Mais là, c’est vrai que je prends quelqu’un qui est peut-être, sur le papier, je dis bien sur le papier, qui est trois fois mieux classé que moi. Sur le ring, il ne sera pas meilleur que moi », conclut-il.

    Le bilan de Lima est attrayant avec 16 combats, 14 victoires et 2 défaites. Mais le natif de Luanda s’est fait corriger lors de sa dernière apparition. Il faisait face au numéro 1 mondial Jaron Ennis et n’a pas passé le premier round. Envoyé deux fois au sol en deux minutes, il a été arrêté par l’arbitre. Un lourd revers, qui pourrait avoir des conséquences, indirectement. « Je le prends en compte, car, lors d’un KO au 1er round, vous savez, le corps n’est pas fait pour prendre des coups comme ça. Croyez-moi que le corps s’en souvient, ça laisse des séquelles » raconte Mohammedi.

    Changement de catégorie

    Pour contrer les poings de son adversaire – « ce sont des marmites, il frappe très fort » – le jeune aixois (23 ans) s’est sérieusement préparé, même s’il y a eu des remises en question. Il explique : « Au début, ça a un peu mal commencé, parce qu’il y a eu des doutes, il y a eu de la fatigue, il y a eu de la perte de poids. C’est quand même un gros boxeur que je prends, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais un peu fou d’affronter un gros boxeur comme ça. Je n’ai pas lâché, j’ai cru en moi. Au final, je me sens plus que prêt. »

    Vous l’avez compris, Souleimane Mohammedi s’est offert un imposant défi, mais il est en fait double. Car le boxeur change de catégorie pour ce combat et la suite de sa carrière. Auparavant en poids moyens
    (-72,5 kg), il est désormais en super-welters (-69,8 kg). Un nouveau cap pour trouver une voie vers les sommets mondiaux. « Il y a beaucoup de portes qui vont s’ouvrir à moi, si tout se passe bien, si je gagne ce combat. Beaucoup d’adversaires seront à ma portée après ça, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de descendre. C’est un point que mon père a toujours voulu que je fasse », appuie-t-il.

    Samedi, dans la soirée, l’Aixois en saura plus sur ses possibilités futures et le chemin que prend sa carrière. Ce combat peut tout faire basculer.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Ollivon et Ribbans sur le flanc

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema, « pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE -22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, ToulonArbitre : Adrien MarbotRC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; JaminetAviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE –22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Quand les « grands » accumulent les erreurs, les jeunes écopent. Après une faillite à tous les étages la saison passée, bouclée par une relégation, Montpellier se reconstruit autour de son centre de formation. Un vieux réflexe qui remonte à la genèse d’un outil bâti en 1981 sur la terre en jachère de la Paillade.

    Le centre de formation irrigue l’équipe de Zoumana Camara, en course pour le play-off de la Ligue 2 avec un déplacement vendredi 24 avril (20h) à Amiens. Et il affiche sa vitalité à travers la réussite des partenaires du néo-professionnel Lacine Megnan-Pavé qui disputent samedi 25 avril (15h) à Rennes la demi-finale de la Coupe Gambardella, vitrine des centres de formation.

    « Dans le contexte du football français, le centre de formation est un peu la bouée de sauvetage », explique le directeur du centre de formation Bertrand Reuzeau, qui s’apprête à prendre sa retraite au terme de la saison. « La formation a toujours été dans l’ADN de Montpellier », renchérit Michel Rodriguez, à la tête de l’équipe U18 promise à un sérieux test face aux Bretons.

    Au sein de l’équipe de Camara, Théo Chennahi, Yanis Issoufou, Axel Guéguin, Viktor Dzodic…, tous âgé de 20 ans, incarnent l’émergence d’une nouvelle génération appelée à la rescousse à l’heure du renouvellement de l’effectif et du transfert l’été dernier d’une pléiade d’éléments expérimentés (Khazri, Ferri, Lecomte…). Ils prennent peu à peu toute leur place.

    À l’étage inférieur, plusieurs gamins, âgés de 18 ans, veulent frapper un grand coup à l’occasion de la demi-finale de la Gambardella et tapent à la porte de l’équipe professionnelle à l’image de Noah Vidal-Cartoux ou Lacine Megnan-Pavé, plus jeune joueur (16 ans) à signer un contrat pro.

    Ils veulent s’inscrire dans le sillage de prestigieuses générations qui ont gagné la Gambardella ou pour la moins participer à la finale, qui se jouera en prélude à la finale de la Coupe de France le 22 mai au Stade de France.

    Un nouveau

    profil de joueurs

    Au lendemain de la première relégation en seconde division (1981), les pionniers de la jeunesse montpelliéraine n’étaient autres que Laurent Blanc, futur champion du monde, Pascal Baills, Kader Ferhaoui… Une décennie plus tard, après les excès de la folie des grandeurs de « Loulou » Nicollin, ancien président décédé en 2017, la seconde génération a permis l’éclosion de Carotti, Lefèvre, Bonnissel… suivis de Delaye, Rouvière…

    En 2009, dans la foulée de la remontée, une autre génération, emmenée par Belhanda, Cabella, Stambouli… remportera la seconde des trois victoires en Gambardella (1996, 2009, 2017), avant d’apporter leur talent à la bande de René Girard, sacrée champion de France pour la première fois dans l’histoire du club (2012).

    Ce renouveau se confond peut-être avec l’épopée actuelle même si Montpellier traverse une grande tempête née de la possible cession du club par la famille Nicollin à un investisseur étranger, probablement américain ou anglais. Cela crée une incertitude sur l’avenir du club et tout en premier lieu au centre de formation. Pour l’heure, cela gèle quelque peu la passation de pouvoir à sa tête. Bertrand Reuzeau devrait être remplacé par un duo formé de Fabien Lefèvre, de retour au MHSC, et de Bernard Maraval, en charge du recrutement des jeunes. Les deux techniciens partagent depuis longtemps une certaine complicité et une vision commune de la formation.

    Reuzeau, qui a dirigé durant onze saisons le centre de formation du Paris SG et ensuite celui de Monaco, a mis en place depuis 2022 et le remplacement de Francis de De Taddeo, une philosophie nouvelle. L’ancien champion d’Europe Espoir (1988) privilégie un nouveau profil de joueurs. Il met l’accent sur la technique, la vitesse, l’intelligence de jeu aux dépens du physique, préconisé dans de nombreux clubs. « Face à des adversaires, qui sont pour la plupart plus costauds sur le plan physique que nous, nos joueurs, qui s’appuient sur ces qualités de vitesse et technique, vont continuer à progresser au gré de leur maturité », synthétise Bertrand Reuzeau.

    Samedi à Rennes, voire un mois plus tard devant le Paris SG ou Nantes qui s’opposent dans l’autre demi-finale, Vidal-Cartoux, Megnan-Pave, Chambon, Mohamed, Thiland-Herard… tenteront de mettre en pratique les nouveaux principes de Montpellier. Pour être à la hauteur d’une jeunesse qui a souvent écopé par le passé. Et peut-être marqué de leur empreinte le début d’une ère.

  • Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Sur les plages du Grand Travers, le jeu du chat et de la souris ne se démode pas entre la municipalité qui accorde les concessions de plages et l’association Grande-Motte Environnement (GME) qui les attaque en justice.

    Le 19 février dernier, on aurait pu penser que c’en était fini des paillotes du Grand Travers. Dans sa décision, la Cour administrative d’appel de Toulouse confirmait le jugement du Tribunal administratif de 2023. À savoir qu’au titre de leur positionnement dans un Espace remarquable et caractéristique du littoral (ERCL), protégé par la loi Littoral, ces restaurants de plage éphémères sont illégaux.

    Deux d’entre eux (la Voile Bleue et l’Effet Mer) n’en prennent pas ombrage et sont en train d’être montés depuis quelques jours. Comment est-ce possible ? Avant même d’être réélu le mois dernier, le maire Stéphan Rossignol a décidé de prendre un nouvel arrêté, une sorte de permis de construire saisonnier, leur autorisant une concession de plage du 23 mars au 23 octobre. L’élu les Républicains n’aurait-il que faire des décisions de justice ? Que nenni selon lui. L’édile précise que l’emplacement de ces deux plages privées ayant été décalé vers la zone urbaine, au niveau de la Dune, il ne serait plus dans le collimateur de la loi Littoral. « On a fait une étude quatre saisons à la demande de l’État. Ces emplacements ont été décidés avec la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) », argumente Stéphan Rossignol. « Il y a juste à côté un bâtiment avec une discothèque, un restaurant et même une colonie de vacances. C’est le début de la zone urbaine, on n’est plus dans l’espace remarquable. On subit un véritable acharnement », s’agace-t-il.

    Intérêt touristique

    Un sentiment pas partagé par l’association GME qui vient de déposer un nouveau recours administratif. « Les paillotes n’ont été décalées que de quelques mètres. On se moque de nous et de la justice ! », s’agace Françoise Clerc. Depuis 2019, la présidente de GME revendique 14 victoires en justice et désespère de devoir encore batailler contre ces constructions estivales qui détériorent le cordon dunaire, assure-t-elle. « Deux fois par an, c’est le bazar. Le montage nivelle les dunes, ils grattent au bord des ganivelles. Quand le démontage est mal fait, on voit les eaux usées partir dans le sable. » Elle fustige aussi cette privatisation de l’espace public maritime. Il fut un temps où « des vigiles vous empêchaient de passer jusqu’au bord de l’eau », se souvient Françoise Clerc qui se dit victime « d’intimidations ».

    De son côté, le maire met en avant l’emploi et les intérêts touristiques. Désormais située vers le Port dans la zone du Couchant et donc plus concernée par le recours, « la Paillote Bambou a perdu une clientèle. L’été dernier, elle a recruté deux fois moins de saisonniers », illustre Stéphan Rossignol. Un argument irrecevable selon Françoise Clerc. « Il faut arrêter de dire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’une paillote va bouger d’un kilomètre que ses clients ne vont plus y aller. » D’autant que si manque à gagner il devait y avoir, il pourrait être compensé selon la présidente. « Ils s’arrangent. »

    Ce qui est sûr c’est que les collectivités trouvent leur intérêt financier dans ces concessions. Parfois les Villes récupèrent directement un pourcentage du chiffre d’affaires. « Cela peut être entre 10 et 25% et dépasser les 100 000 euros par paillote », illustre Romain Ecorchard selon qui certains maires « n’en ont rien à carrer d’être dans la légalité, ils continuent à délivrer des actes illégaux. Ils jouent sur l’épuisement financier des associations ». Mais selon ce juriste de France nature environnement (FNE), les revers de la Grande-Motte pourraient finir par « faire jurisprudence ». Contre des schémas d’aménagement douteux ou des plans locaux d’urbanisme, de nouveaux recours sont dans les tuyaux à Vendres dans l’Hérault ou Leucate dans l’Aude.

  • Montpellier, une hausse d’impôts à la Métropole ?

    Montpellier, une hausse d’impôts à la Métropole ?

    Dix jours après le débat d’orientation budgétaire (DOB) de la Ville de Montpellier, place à celui de la Métropole, ce 21 avril, pour les 102 élus communautaires. Dans un contexte budgétaire dégradé, le vice-président délégué aux Finances a annoncé la couleur. « La situation financière des collectivités n’est pas facile, ici comme ailleurs. Cela nous impose une gestion extrêmement précise et rigoureuse pour que chaque euro dépensé le soit utilement », fait valoir Renaud Calvat, également maire PS de Jacou.

    En effet, la collectivité socialiste va devoir composer avec moins de recettes de l’État, notamment via la Dotation globale de fonctionnement (DGF). « Depuis 12 ans, nous sommes la métropole qui touche la DGF par habitant la plus basse de France. Par exemple, Lille touche 167 euros tandis que nous en avons 85. Nous ne demandons pas d’être au même niveau, mais d’avoir la même moyenne nationale, ce qui nous permettrait de récupérer 20 millions d’euros », précise Renaud Calvat. Le président Michaël Delafosse ira d’ailleurs à Paris le 4 mai afin de négocier avec Bercy à ce sujet. Autre difficulté, l’augmentation des ponctions de l’État de 12,4 millions d’euros.

    Le budget prévisionnel de 2026 est donc moins ambitieux que celui de la précédente mandature. Notamment en termes de dépenses d’équipement, revues à la baisse. « Entre 2020 et 2024, le budget équipement dépassait les 400 millions d’euros. Ça, c’est fini, notamment car une grande partie des travaux a été réalisée. Nous mettrons 371 millions d’euros, ce qui permettra de financer la fin de la ligne 5, le début des bustrams, l’achat de matériel, etc. 30 millions seront investis sur l’espace public et la voirie [dans le cadre du plan de marchabilité, Ndlr] », énumère Renaud Calvat. Les recettes de fonctionnement envisagées progressent de 7% pour s’établir à 813 millions d’euros, tout comme les dépenses, qui elles, augmentent de 5% (709 millions d’euros). Des orientations qui ne convainquent pas l’opposition. « Dans ce contexte de crise, on attend des orientations pour les régies publiques de manière à garantir les services publics communaux pour couvrir les besoins essentiels de l’existence, d’engager la planification écologique en refusant notamment d’accorder des permis pour des activités polluantes », soutient Nathalie Oziol, élue LFI.

    Cruel dilemme

    Toute la question pour la majorité est de savoir comment maintenir le même niveau de services publics dans l’une des métropoles les plus intégrées de l’Hexagone, possédant notamment 15 médiathèques et autant de piscines « Nous dépensons 1 055 euros par an et par habitant alors que la moyenne des métropoles s’élève à 595 euros », poursuit Renaud Calvat. Deux pistes de réflexion sont envisagées. Tout d’abord, une baisse des investissements. « Notre trajectoire est celle d’être une Métropole qui investit 200 millions d’euros pour financer les projets », promet Michaël Delafosse. Ce qui permettra de baisser le niveau de la dette. Surtout, le socialiste prévoit d’augmenter la fiscalité foncière intercommunale, qui devrait passer de 0,16 à 5,8%. « Il y a trois choix. Soit on demande un effort aux communes, certaines seraient dans des situations compliquées, ce que nous refusons au nom de la solidarité. Soit on ferme des services publics, s’il y a des volontaires, qu’ils lèvent le doigt », développe Michaël Delafosse. Reste donc, selon le président, la hausse d’impôt intercommunal. Le vote est prévu le 28 avril.