Author: tecnavia

  • Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    La Marseillaise : Quelle est, selon vous, la cause principale de ces violences ?

    Dominique Bodin : La recherche du symbolique, c’est-à-dire que les dirigeants et les entraîneurs recherchent la réussite. Et les parents rêvent, pour la plupart, d’avoir chez eux le futur Zidane ou Mbappé. Il y a un décalage important sur ce qui devrait être un jeu, notamment chez les jeunes, sur lequel on apprend à jouer et à marquer bien sûr. Mais un jeu pour gagner où la défaite ne devrait pas un problème.

    Mais cette violence s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en dehors…

    D.B. : Il n’y a pas qu’un facteur, il faut concevoir ça impérativement comme une approche multifactorielle. Vous avez les problèmes des parents, du capital symbolique, des réseaux sociaux, des différences culturelles, voire religieuses parfois, vous avez des tas de sources d’opposition. Ce sont des comportements communautaristes, au sens culturel du terme, qui déclenchent des attitudes bien souvent disproportionnées et parfois déplorables.

    À vos yeux, comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

    D.B. : Le premier axe, c’est la coercition. C’est-à-dire qu’il faut impérativement que chacun en arrive à prendre ses responsabilités. Le deuxième niveau, c’est la prévention. Sur ce point là, les instances font du mieux qu’elles le peuvent avec les renseignements qu’elles obtiennent. Il y a notamment eu de réels progrès sur le plan des contenus de formation et sur le fait de prendre en charge réellement des équipes, avec non plus de simples entraîneurs, mais de vrais éducateurs. Et il reste l’aspect réglementaire, à travers les règlements sportifs, où, malheureusement, les Fédérations ne se penchent pas assez sur la question.

  • [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    Par Martine Vassal

    « La Marseillaise », journal de progrès, fondé dans la Résistance, ne transige pas avec l’extrême droite. Après la polémique déclenchée par les propos de Martine Vassal, femme de droite, sur le RN, nous publions cette tribune où la candidate à la mairie de Marseille réaffirme son positionnement républicain par-delà les désaccords et les divergences.

    À l’heure où notre société s’interroge sur son avenir et sur la capacité du monde politique à changer les choses, nous avons une responsabilité immense. Nous, élus et citoyens marseillais, nous devons nous lever pour refuser la prise en otage de Marseille.

    Nous ne pouvons pas nous résigner au déni coupable de la gauche et de l’extrême gauche et à l’excès stérile du Rassemblement national. Les Marseillaises et les Marseillais doivent avoir le choix du courage du rassemblement et de la compétence pour réussir. Marseille ne doit pas subir l’union du désordre scellée par la majorité sortante et l’extrême gauche dans l’indifférence totale. Leur politique n’est pas une réponse, c’est une démission. C’est le règne du déni.

    Le déni de l’insécurité qui mine nos quartiers, le déni du laxisme qui envahit nos rues, le déni idéologique qui piétine nos traditions et sème la division. Quand les Marseillais réclament de l’ordre, cette union répond par l’idéologie. Elle prône le désarmement de la police municipale, elle entrave la vidéoprotection, elle ose affirmer que « la police tue ».

    Ce n’est pas seulement de l’incompétence, c’est une faute morale qui installe le désordre durablement. En refusant d’agir, ils abandonnent les plus fragiles d’entre nous. Ils nient ce que nous sommes, préférant la haine et le désordre à la fierté d’être Marseillais et Français.

    Marseille souffre aujourd’hui d’un déclassement, du déni qui entretient la culture de l’excuse, l’acceptation de l’inacceptable notamment en termes de sécurité.

    Une Marseille unie, fraternelle

    Face à ce déni, le Rassemblement national ne propose qu’un vertige : celui de l’excès. L’excès dans les mots, l’excès dans la posture, l’excès pour seul horizon. Mais la colère n’est pas un projet. Dire que tout va mal ne suffit pas à réparer Marseille.

    Leur réponse est une fuite en avant. Proposer l’état d’urgence permanent ou vouloir confiner les citoyens, ce n’est pas rétablir l’ordre, c’est sacrifier nos libertés. Là où la gauche s’enferme dans le déni, le RN l’instrumentalise et le caricature pour mieux fracturer notre société.

    Nous refusons que Marseille ait à choisir entre l’incurie qui laisse faire et l’agitation qui ne résout rien. Entre le déni et l’excès, il existe une autre voie. La seule digne de notre histoire : celle du courage et de la responsabilité car Marseille ne peut plus se permettre l’aventure et l’impréparation.

    Nous portons une espérance : celle d’une Marseille qui ne baisse pas les yeux, celle d’une Marseille fière, retrouvée. Celle d’une Marseille qui réussit. Une Marseille unie, fraternelle.

    Nous voulons l’apaisement pour recoudre ce que les extrêmes déchirent. Nous voulons libérer les énergies, pour que le travail émancipe et que l’assistanat cesse d’enchaîner les destins. Mais surtout, nous voulons restaurer l’autorité. Non pas l’autoritarisme bruyant et grotesque, mais cette autorité républicaine, ferme, juste et sans concession, qui est le socle indispensable de nos libertés. C’est elle qui protège, c’est elle qui met fin au déni et au laxisme.

    Marseille mérite mieux. Marseille n’est pas une ville d’expérimentation politique pour les aventuriers. Elle mérite mieux que ce saut dans l’inconnu.

    Contre les postures et le cynisme politique, nous faisons le choix du sérieux, du pragmatisme et des résultats.

    Pour Marseille, refusons le piège du déni ou de l’excès. Choisissons la grandeur de son destin.

    Marseille je t’aime.

  • Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Après avoir longé la mer et admiré le paysage, tout au bout d’une route sinueuse se trouve ce que les Marseillais appellent « le bout du monde ». Benjamin Mathieu, « Ben » pour les proches, accueille le sourire aux lèvres sur le pas de la porte de l’Esplaï du Grand Bar des Goudes, son célèbre restaurant méditerranéen. Avec une vue imprenable sur le petit port de pêche, on mange la bouillabaisse, ou plutôt celle du champion de France.

    « Ici, c’est la traditionnelle, avec des galinettes, vives, rascasses, Saint-Pierre et congres sans oublier les favouilles. Après avoir mariné au safran avec un petit peu de bouillon et d’huile d’olive, les cinq poissons finiront leur cuisson dans le bouillon. Rouille, croûtons et rappé avec un petit verre de blanc des Alpilles, et le tour est joué », détaille le chef en toute simplicité. Mais comment fait-on pour décrocher le titre ?

    « C’est pas nous qui avons candidaté, on a été sélectionnés pour représenter Marseille. Nous étions six au total. Nos concurrents venaient d’Ajaccio, Saint-Tropez, Anthy-sur-Leman, Carro (Martigues) et Paris », précise Benjamin. Le rendez-vous était fixé le 7 décembre au restaurant La Calanque bleue, chez Yvan Vahanian, à Sausset. Et de poursuivre : « Par brigade de trois, nous avions 3 heures pour réaliser le plat, avec des cuisines en mode Top chef, un garde-manger, des poissons magnifiques et un jury d’exception. La dégustation s’est faite à l’aveugle, j’avais le cœur qui battait, je vous dis pas. On a dû patienter durant une heure pour avoir le résultat. » Tenir un timing de 3 heures est sans doute la contrainte qu’il a le plus travaillée. « Habituellement, je fais un peu comme je veux, mais là pas question, avec en plus un jury très haut de gamme en face de nous. Le travail a payé, d’abord les pommes de terre cuites au safran, vite lancer la soupe, et l’heure tournant, j’étais prêt. Il n’y avait plus qu’à plonger les poissons. »

    Les poissons ? Locaux, extra-frais comme l’exige cette recette emblématique des petits métiers qui cuisinaient les invendus ou invendables du matin dans une grande soupe qui, lorsqu’elle bouillait, se voyait réduite pour y plonger les poissons. En provençal, bouiabaisso, ou bolhabaissa, impératif signifiant « abaisser l’ébullition ».

    Une fierté pour Benjamin, mais aussi une récompense familiale. « Nous étions une équipe de trois. Mon père, Philippe, chef de cuisine, et son ami de toujours Claude Bodin, ancien chef du Pescadou qui avait réalisé la bouillabaisse pour Jacques Chirac. On s’est entraîné pendant un mois. On s’est mis un peu la pression », lâche le grand gaillard l’œil malicieux.

    Patrimoine immatériel
    de l’Unesco

    L’organisateur de ce championnat n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Yvan Vahanian, chef de La Calanque bleue, qui promeut la bouillabaisse dans le monde entier avec pour objectif d’arriver à la faire classer au patrimoine immatériel de l’Unesco. Quand Benjamin se refait le film de cette incroyable journée, il lâche : « C’était pas n’importe quoi, ça représente vraiment la Ville, ça fait partie de sa culture. Je suis un vrai Marseillais, j’ai acheté un restaurant aux Goudes. C’est génial ! vraiment. » Viens alors tout naturellement, la question des championnats du monde. « Ben, on va gagner ! Je vais pas laisser gagner un Mexicain », lance-t-il dans un éclat de rire, avec la conviction d’un supporter de l’OM avant le match. Avant de se reprendre : « l faut se méfier, y aller avec humilité. Je change pas l’équipe qui gagne. Mes premiers souvenirs de cuisine, c’est avec mon père et Claude. »

    Philippe, le père, jeune retraité, a naturellement repris le chemin des cuisines chez son fils. Ce championnat est un peu une consécration. Avec aplomb, il l’assure : « On allait gagner, c’était sûr ». Mais quand il évoque cette journée, ses yeux s’embuent de larmes qui en disent long sur le chemin parcouru par son fils. Du haut de ses 36 ans, Benjamin revoit le film de sa vie : « J’ai travaillé dans des 3 étoiles, des 2 étoiles, dans des palaces à Paris, à Monaco, à l’étranger aussi, mais selon moi, pour faire la meilleure bouillabaisse, il ne fallait absolument pas la revisiter en mode étoilé. » Il se remémore la mode des années 90-2000, où le plat emblématique était revisité en milk-shake, en compressé, en gelée… « Oui, oui, j’ai vu des vidéos », assure-t-il. Mais, aujourd’hui, la tendance semble dépassée. Retour aux fondamentaux.

    L’Esplaï. 28 Rue Désiré-Pelaprat,13008

  • Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    La CGT d’ArcelorMittal Fos passe la seconde. Après avoir demandé le classement du site comme amianté, le syndicat avait été reçu au ministère du Travail le 17 novembre et avait obtenu un délai pour apporter des pièces justificatives supplémentaires prouvant l’exposition « quasi quotidienne » de près de 600 travailleurs au matériau cancérogène.

    Ces documents ont été envoyés le 2 décembre. « Ils ont accusé réception le 5 décembre par mail », détaille Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT de l’aciérie.

    En attendant la décision, l’organisation syndicale n’est pas restée les bras croisés. Elle a adressé une lettre au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, lue dans l’hémicycle par la députée LFI Alma Dufour lors des questions au gouvernement, mardi 9 décembre.

    Des preuves

    Elle rappelle que, « depuis près de trente ans », les travailleurs du site « ont œuvré dans l’ignorance du danger, contraints par la nécessité de faire fonctionner l’usine, tandis que la protection élémentaire qui aurait dû leur être garantie était systématiquement absente », accusant : « Aucune cartographie fiable n’a été produite avant 2025, aucun repérage systématique avant 2019, les documents techniques dérayent et sont incomplets et les fiches d’exposition n’ont été délivrées que très tardivement et à trop peu de salariés. »

    La CGT affirme que les éléments remis à la direction générale du Travail « comprennent des attestations de salariés, des rapports de désamiantage lourds, des données médicales attestant d’expositions intermédiaires répétées, ainsi que des constats établis par l’inspection du travail ». « Si, malgré ces preuves, le ministère devait s’orienter vers une décision défavorable, elle ne pourrait reposer ni sur le droit, ni sur l’expertise technique », et serait « en opposition complète avec l’avis favorable de l’inspection du travail (…) à classer notre site », prévient-elle, arguant : « Elle ne pourrait être que
    politique.
     »

  • Gaby Charroux rassemble ses soutiens ce samedi

    Gaby Charroux rassemble ses soutiens ce samedi

    Ensemble relevons tous les défis », la devise de campagne du maire communiste de Martigues Gaby Charroux, candidat à sa réélection, orne depuis vendredi la façade de son local de campagne situé 1 boulevard Gérard Philipe.

    Le maire et son équipe rassemblent leurs soutiens ce samedi à 11h à l’occasion de l’inauguration de la permanence électorale en vue du scrutin des élections municipales de mars 2026. Ces défis, Gaby Charroux souhaite les relever en particulier avec ses soutiens issus de la société civile. Plusieurs d’entre eux prendront d’ailleurs la parole ce samedi en ouverture de l’inauguration.

    Avec qui se fera cette

    « aventure collective » ?

    Pour l’heure, la candidature de Gaby Charroux est soutenue par PCF, qui est entré en campagne (voir notre édition du 1er décembre).

    Vendredi, le représentant local de Génération écologie Jean-Luc Cosme a indiqué que « la candidature de Gaby Charroux peut répondre à nos attentes », notamment au regard de l’exigence d’« une union forte, gage d’un positionnement clair réfutant notamment tout compromis avec les extrêmes ».

    À gauche, les représentants locaux d’Europe écologie les verts (EELV) et de la France insoumise (LFI) sont candidats du Collectif citoyen martégal duquel ils sont à l’initiative. Le Parti socialiste, engagé dans la majorité, n’a pas encore communiqué.

    Gaby Charroux parlait à son annonce de candidature d’une « aventure collective dans le plus large rassemblement citoyen et républicain » pour qualifier sa dynamique. Qui d’autre embarquera pour endiguer la progression de l’extrême droite ?

  • Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Être maire, c’est écouter, protéger, accompagner, agir avec bon sens et lucidité. Être maire, c’est être présent. C’est être attentif. C’est être en première ligne, au plus près des habitants », a assuré, mercredi 10 décembre, Nicolas Bouland lors de la soirée de lancement de sa campagne aux municipales.

    Inspecteur de l’Éducation nationale à Marseille, ce Carnussien de 48 ans est, depuis 2020, premier adjoint du maire sortant Jean-Pierre Giorgi. Auparavant, il a été adjoint au sport, à la jeunesse et à la vie associative dans cette même commune de près de 7 000 habitants. « Après quatre mandats de maire, Jean-Pierre Giorgi, qui aura 80 ans en 2026, a décidé de ne pas se représenter. Il m’a demandé de porter la majorité municipale sortante car il sait que ma ville, c’est ma passion. » Et d’esquisser « la philosophie » de son programme, « car je veux que ce dernier soit participatif ».

    Gestion « raisonnable »

    Tout comme le maire sortant, « je veux poursuivre sa gestion financière et fiscale raisonnée. Je veux que notre ville conserve sa tranquillité publique. Et dynamiser l’envie de vivre-ensemble. Les associations sont la pierre angulaire de notre commune. Je veux les accompagner au niveau financier, logistique… ». Il proposera aux habitants des ateliers de concertation au Coworking 470 les 19 et 20 janvier en soirée, puis, à partir de février, des réunions de quartier. Nicolas Bouland a fait sa thèse d’histoire sur Carnoux, « l’une des plus jeunes communes des Bouches-du-Rhône, qui aura 60 ans l’an prochain ».

  • Le plus ancien ciné du monde en activité a son timbre

    Le plus ancien ciné du monde en activité a son timbre

    Maintenant un timbre va porter l’âme de La Ciotat partout dans le monde », se réjouit Michel Cornille, président de l’association Les lumières de l’Eden*.

    Gravé en taille-douce par Christophe Laborde-Balen, il représente la façade Art déco de l’Eden théâtre. À côté de l’entrée du cinéma, il fait une discrète allusion à L’entrée d’un train en gare de La Ciotat, un des premiers films tournés par Louis et Auguste Lumière (1895). Présentée par Michel Cornille comme « la dame du timbre », Agnès Rico, bénévole et administratrice des Lumières de l’Eden, a en effet eu l’idée « de monter un dossier pour faire une demande officielle à La Poste en vue de réaliser un timbre sur l’Eden ». L’aventure, débutée en 2021, a abouti « en décembre 2024, lorsque le projet est paru dans le programme philatélique officiel », explique-t-elle. Vendredi, le dévoilement officiel du timbre a eu lieu dans l’enceinte même du cinéma l’Eden Théâtre. Des agrandissements vont être visibles à l’Eden, dans les bureaux de poste. Une vente en avant-première est prévue le 13 février prochain à l’Eden, puis le 14 dans le bureau de poste de La Ciotat, avant que le timbre ne soit vendu partout en France à partir du 16 février, durant la seule année 2026.

    L’Eden sauvé du naufrage

    « Faites-en des réserves, pour être des passeurs d’images, d’histoire et de joie », a lancé Agnès Rico. Né théâtre en 1889, l’Eden Théâtre de La Ciotat, situé au 25 boulevard Clemenceau, a vu sa destinée basculer à l’automne 1895 avec des projections d’images animées par le Cinématographe de Louis Lumière. Le 21 mars 1899, la projection payante de 19 films Lumière devant 250 spectateurs enthousiastes signe la naissance officielle de l’Eden Théâtre dans le monde du cinéma, date retenue par le Livre Guinness des records pour en faire la salle de cinéma toujours en activité la plus ancienne au monde. « Racheté par la Ville en 1992, l’Eden Théâtre aurait pu mourir à l’automne 1995 lorsqu’une commission de sécurité ordonne sa fermeture. Mais l’Eden résiste. Le 12 février 1996, il est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, échappant ainsi à toute menace de disparition et de transformation », dit le commentaire d’un petit film projeté. Mais « miné par les infiltrations, l’Eden agonise… ». Jusqu’à ce que les associations La Ciotat Berceau du cinéma et Les lumières de l’Eden, les bénévoles, le monde artistique se mobilisent pour sa rénovation. Qui sera programmée dans le cadre de Marseille Provence capitale de la culture 2013 et grâce à cette manne financière providentielle.

    * L’asso gère l’Eden en délégation de service public pour la Ville

  • Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Candidat de la gauche aux élections de 2020, ce qui lui avait permis de glaner un poste au conseil municipal, Jean-Pierre Meyer ne va pas tout bouleverser en 2026, mais tout de même apporter quelques retouches à sa liste. Celle-ci, et les 33 colistiers, s’inscrivent dans la continuité de la précédente, tout en s’offrant un vent de fraîcheur nécessaire, et parfois contraint : « C’est une liste renouvelée à plus de 50%. Un certain nombre de personnes qui étaient avec nous en 2020 nous ont quittés, d’autres sont partis. Mais il était évident de prendre appui sur ceux qui, depuis 2020, m’accompagnent dans cette mission. Je ne sais pas s’il faut les citer, mais il y a un noyau dur très diversifié de citoyens encartés ou pas », décrit l’élu de 70 ans.

    Une continuité qui s’exprime également dans les orientations du projet politique, qui « s’appuie sur celui de 2020, qui n’a pas pris une ride. Il est en cours de finalisation. On se donne jusqu’au 19 février, date de la réunion de présentation du programme, pour l’affiner », explique-t-il. Avec une volonté affirmée de favoriser la démocratie de proximité : « Il s’inscrit dans une vision municipale qui associe les citoyens à la vie de la cité. On veut favoriser la participation citoyenne. Nous voulons réconcilier les gens avec la vraie politique, pas celle qui consiste en des intérêts personnels, mais celle qui agit pour concrétiser un slogan qui nous est cher : mieux vivre tous ensemble à Sanary. Il y a également toute une série de propositions qu’on va réactualiser, car certaines de 2020 se réalisent, comme le projet d’accession sociale à la propriété, un sujet sensible notamment pour la jeunesse qui a du mal à rester à Sanary eu égard aux prix des logements. »

    « Rééquilibrage générationnel »

    La jeunesse, un facteur important pour Jean-Pierre Meyer, pour qui ce sera la dernière campagne : « La campagne et le mandat seront ceux de la relève. On doit laisser notre place aux plus jeunes car ils constituent l’avenir. Nous aurons donc une représentation des 35-45 ans. Ce ne sont pas des tout jeunes, ils sont encore en nombre insuffisant, mais nous comptons sur eux pour gagner des personnes de leurs générations et de celles qui les précèdent. Il faut qu’ils soient en situation de prendre de plus en plus la parole pour porter leur vision de la place que doit avoir la jeunesse à Sanary. Ça fait partie de nos objectifs : créer les conditions du rééquilibrage générationnel. On a ce problème à Sanary comme dans beaucoup de stations balnéaires méditerranéennes, à cause des prix et l’insuffisance des infrastructures pour la petite enfance, le manque de transports en commun. L‘échelon municipal nous paraît être le plus évident pour permettre de renouer entre citoyens et politiques, car les communes ont encore assez de pouvoirs pour mettre en place des décisions proches de la volonté populaire », veut croire l’élu.

    Enfin, la liste revendique une vertu, sa transparence : « Comme en 2020, nous avons opté pour une liste de rassemblement de citoyens et de citoyennes adhérents ou pas à un parti politique, mais soutenus par le PCF, les Écologistes et le PS, et qui ont le même idéal progressiste et écologique. Et nous avons tous considéré qu’il était primordial de dire aux électeurs qui nous sommes et qui nous soutient. Contrairement aux six listes qui risquent de se présenter en face, qui sont soit DVD, soit sans étiquette. Nous, on fait le choix de marcher à visage découvert, c’est la moindre honnêteté qu’on doit aux électeurs », conclut la tête de liste de Renouveau pour Sanary.

  • Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Un nouveau city stade en plein cœur de Marseille, destiné à de nombreux enfants du quartier. Ce vendredi après-midi, le terrain jouxtant l’école Peyssonnel (3e) a été inauguré par de nombreuses personnalités locales. Le maire de Marseille (DVG) Benoît Payan était présent, tout comme le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria. La Ville, l’OM et la Fondation CMA CGM sont les instigateurs de ce projet de rénovation.

    Pour l’occasion, de nombreux élèves étaient invités. Au total, une bonne centaine de personnes ont pu fouler pour la première fois ce terrain peint de différentes teintes de bleu et d’orange. Tous ces enfants étaient habillés d’un t-shirt à l’effigie de leur city stade. Les sourires étaient présents sur les visages, alors que le speaker faisait grimper le volume en annonçant plusieurs surprises.

    Ces surprises se sont avérées être des joueurs et joueuses de l’Olympique de Marseille. Deux Marseillaises avec Ninon Blanchard et Tess Laplacette, ainsi que les grands blessés actuels, Amine Gouiri et l’Argentin Facundo Medina. Des invités d’honneur accueillis sous les cris de ce parterre de minots, tous âgés de 10 ans et moins. Ces derniers ont même pu rencontrer un Ballon d’Or, en la personne de Jean-Pierre Papin, « dieu vivant », d’après les dires de Benoît Payan. « C’est bien de voir tous ces sourires, c’est leur terrain maintenant », dit entre deux dédicaces l’ancien international français.

    Bain de foule pour

    les footballeurs de l’OM

    Ce city stade de Peyssonnel est le cinquième inauguré en l’espace de quelques mois dans la ville. L’OM et Pablo Longoria ne sont jamais bien loin. Le dirigeant espagnol évoque ce projet en faveur de la jeunesse : « Depuis que je suis au club, je cherche à augmenter la pratique du sport au sein de la ville. Vous savez, le football, ce n’est pas que des matches au stade Vélodrome, c’est aussi du partage et de la convivialité. »

    Sur les coups de 14h30, toutes ces personnalités ont dévoilé la plaque officialisant l’ouverture du lieu. Ensuite, c’était bain de foule pour les sportifs avec photos et dédicaces au milieu des jeunes. Un long moment de partage, avec des joueurs et joueuses ne sachant plus où donner de la tête. Les enfants ont pu ensuite tester ce nouveau bitume, situé juste en dessous d’une immense fresque avec l’inscription : Saint-Jean, terrain de passion.

    Ils ont pu tâter le ballon à un endroit où Ninon Blanchard espère voir « de nouvelles pépites éclore ». La défenseure arrivée durant l’été 2024 souligne aussi « l’initiative du club et de Treizième Homme ». L’après-midi ensoleillé s’est poursuivi avec un grand cookie au chocolat pour tous et un avis unanime sur le city stade. Les jeunes du 3e arrondissement de Marseille ont désormais une nouvelle aire de jeu pour se dépenser et pratiquer leur sport favori dans « la capitale du football », d’après Pablo Longoria.

  • Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Pour se relancer, le RCT aurait certainement préféré un autre adversaire. Car se coltiner Bath, auréolé d’un triplé coupe-championnat-Challenge Cup la saison dernière, et qui a débuté cet exercice sur les mêmes standards (leader du championnat avec 5 victoires en 6 matches, et vainqueur 40-14 face au Munster en Champions Cup) est tout sauf un cadeau.

    « Ils ont beaucoup d’expérience, avec des joueurs habitués à ce genre de matches. C’est un des favoris, donc ce sera un très gros match », annonce Pierre Mignoni, qui se fait une idée précise de son adversaire du week-end : « Ils te mettent beaucoup de pression chez toi, ils veulent te coincer dans un coin du terrain et attendre une faute. C’est une équipe qui ressemble beaucoup aux équipes françaises. Elle est très physique, elle attaque tous ses rucks, avec une défense qui ne te laisse pas beaucoup d’oxygène. »

    Parmi ses principaux atouts, l’ouvreur écossais Finn Russell, référence mondiale du poste : « C’est un grand joueur. Il faut lui laisser très peu de temps pour manœuvrer. Il faudra le mettre sous pression, monter un peu plus fort », prévient Jérémy Sinzelle, rejoint par son entraîneur : « Bath a beaucoup d’individualités, mais il les fait bien jouer. Il alterne énormément son jeu, il est capable d’animer à la main, de faire des passes au pied, de te mettre sous pression. On le connaît, il a joué en France, c’est un très grand joueur, mais ce week-end il ne faudra pas trop lui laisser le temps de choisir. » Les Rouge et Noir sont prévenus.