Author: tecnavia

  • La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    C’est un mini-remaniement qui intervient à l’occasion du départ de plusieurs ministres engagés dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales

    Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, est nommée à la Culture en remplacement de Rachida Dati .

    Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste marseillaise, Sabrina Agresti-Roubache, fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.

    La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie.

    Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

  • Montpelhièr l’Occitana : une force pour faire vivre la langue

    Montpelhièr l’Occitana : une force pour faire vivre la langue

    Faire de l’occitan autre chose qu’un patrimoine figé. C’est le sens de la démarche portée par le nouveau collectif Montpelhièr l’Occitana, officiellement lancé lors d’une conférence de presse organisée le 5 février. Pour la première fois à cette échelle, près d’une vingtaine d’associations occitanistes – culturelles, éducatives, sportives et médiatiques – ont décidé d’unir leurs forces pour interpeller publiquement les candidats aux élections municipales de mars 2026.

    « La langue est un ensemble cohérent »

    Coordonné par Pierre-Luc Angles, membre de la Calandreta dau Clapàs et du Cercle Occitan dau Clapàs, le collectif revendique une indépendance totale vis-à-vis des partis politiques. « Nous tenons à cette indépendance. Nous sommes dans une politique d’ouverture », insiste-t-il, rappelant que l’objectif n’est pas de créer un mouvement partisan, mais de peser sur le débat public. En toile de fond, un constat partagé : l’occitan est classé « en danger de mort » par l’Unesco, alors même que les sondages récents montrent un attachement fort de la population aux langues régionales. Le texte destiné aux candidats pose les bases d’une politique transversale en faveur de la langue occitane. Six axes structurent les propositions : développement de l’enseignement public et associatif, reconnaissance institutionnelle, soutien au tissu associatif, présence de l’occitan dans l’espace public, programmation culturelle dédiée et formation des agents territoriaux.

    Sur la question scolaire, les prises de parole ont souligné l’importance d’une politique d’offre. Marie-Jeanne Verny, présidente du Creo Lengadòc, défend l’idée que « tous les enfants de Montpellier ont droit à la connaissance de la langue du pays », y compris ceux dont les familles ne la demandent pas spontanément. À ses côtés, les représentants des Calandretas rappellent que plus de 550 élèves sont aujourd’hui scolarisés en immersion occitane sur le territoire montpelliérain, preuve d’une demande sociale bien réelle. Mais pour le collectif, l’école ne suffit pas. « Si les enfants ne rencontrent pas la langue dans la société, ils font du latin », résume Marie-Jeanne Verny. D’où la nécessité de sortir de ce qu’elle appelle le « syndrome de la langue dans le bocal » : une langue cantonnée aux salles de classe, aux associations ou aux événements ponctuels.

    Cette critique traverse l’ensemble des propositions. Signalétique bilingue, annonces sonores dans les transports, communication municipale, noms de rues : autant de leviers jugés sous-utilisés à Montpellier, en comparaison avec d’autres territoires comme le Pays basque ou Toulouse. « Il faut que les enfants entendent et voient que c’est une langue vivante », martèle Alain Bessière, président du Cercle occitan de Montpellier. Le volet culturel occupe également une place centrale. Théâtre, musique, littérature, sport traditionnel : le collectif plaide pour une programmation régulière et visible, inscrite dans les cahiers des charges des équipements subventionnés.

    Au-delà des moyens financiers, les associations réclament une reconnaissance politique claire : un service dédié à la langue occitane, une délégation identifiée, un chargé de mission à temps plein, et un rendez-vous annuel avec la municipalité pour évaluer les engagements pris. « La langue, ce n’est pas un événement, c’est un ensemble cohérent », résume Marie-Jeanne Verny. Reste désormais à voir comment les candidats aux municipales répondront à cette interpellation collective, inédite par son ampleur, à quelques semaines du scrutin.

  • Le projet inédit d’une Maison des étoiles dédiée au cancer du cerveau à Montpellier

    Le projet inédit d’une Maison des étoiles dédiée au cancer du cerveau à Montpellier

    « Le glioblastome est un cancer du cerveau sous sa forme la plus grave. Il touche 3 500 personnes par an en France. La médiane de survie est de 18 mois, et à ce jour il n’y a pas de traitement curatif », expose Laetitia Levère, cadre Ibode (infirmière de bloc opératoire) au CHU de Montpellier et fondatrice de l’association Des Étoiles dans la mer, devenue une référence nationale en matière de lutte contre le cancer du cerveau.

    Confrontée personnellement, il y a quelques années, à cette maladie qui a emporté son mari, Laetitia Levère a décidé de sortir ce cancer de l’épais silence qui l’enveloppe encore, en agissant, grâce à son association, sur le financement de la recherche (un million d’euros reversé depuis 2019), l’accompagnement des familles, et la sensibilisation du grand public. « Le cancer du cerveau bouleverse des vies entières. Il est temps que la société lui accorde la place, les moyens et l’attention qu’il mérite », estime la fondatrice de Des Étoiles dans la mer. Car ce cancer, l’un des plus agressifs et au plus mauvais pronostic, a un impact humain considérable sur les patients comme sur leurs proches. « Tous les jours on reçoit des appels de personnes désemparées, qui cherchent de l’aide ou des informations. »

    Le glioblastome se caractérise en effet par une évolution extrêmement rapide et des handicaps lourds (troubles moteurs, troubles de l’équilibre) dès les premiers symptômes, ainsi que par un déclin cognitif (troubles du langage, de la mémoire, de l’attention…).

    « Un refuge ouvert »

    C’est pour répondre à ce « besoin criant identifié sur le terrain : celui de l’après diagnostic, du quotidien bouleversé, de l’isolement des familles et de la fatigue physique et psychologique des aidants » que Des Étoiles dans la mer souhaite créer à Montpellier cette première maison d’accompagnement dédiée au cancer du cerveau. Un lieu destiné à la fois aux patients et à leurs proches, avec une double vocation. D’abord de répit et de bien-être. « On veut que cette maison soit un refuge ouvert, un temps pour soi dans un parcours de soins souvent brutal. Si les personnes veulent y séjourner 3 jours ou une semaine, elles le pourront, sans condition de ressource car ça ne sera pas lucratif. On souhaite l’ouvrir aussi aux aidants, pour qu’ils puissent souffler, rencontrer des personnes qui vivent les mêmes choses, partager leur vécu. Car c’est très difficile également pour les gens qui accompagnent. Ils minimisent leur atteinte mentale dans ce parcours », témoigne Laetitia Levère. De nombreuses activités tenant compte des handicaps visibles et invisibles y seront proposées : activité physique adaptée ; ateliers mémoire et attention, écriture, musique, arts, jardinage ; séances avec des esthéticiennes spécialisées en cancérologie, échanges avec des spécialistes d’onco-sexologie…

    La seconde vocation de la Maison des étoiles consistera à accompagner la fin de vie, dans une alternative à l’hôpital – « où on manque cruellement de lits de soins palliatifs – et à l’hospitalisation à domicile. « Une fin de vie avec ce cancer là à domicile, c’est très compliqué, ça peut être long et c’est forcément complexe parce que ça touche le cerveau, donc les fonctions cognitives. Le proche devient alors le soignant, sauf qu’on ne peut pas demander ça à quelqu’un. C’est trop lourd. Les familles ont besoin d’être entourées, soutenues dans leur parcours mais aussi sur cette fin de vie assez violente. »

    Quatre millions d’euros sont nécessaires pour que ce projet, « urgent car le besoin est réel », voie le jour. L’association lance donc un appel aux collectivités, aux mécènes et entreprises du territoire ainsi qu’au grand public, qui peut participer via un formulaire de don en ligne*. « Chacun peut apporter sa brique à la construction de cette maison, qui constituera un site pilote. Avec l’ambition, à terme, d’ouvrir d’autres Maisons des étoiles.»

  • [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous rappeler dans quel cadre s’inscrit cette expertise ?

    Hélène Donnadieu : Il s’agissait d’une commande de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et du ministère de la Santé, face à un constat global de signaux évoquant une évolution de la consommation de cocaïne et des dommages liés. Le système de santé étant confronté à une augmentation, il y avait un contexte d’urgence. Donc nous nous sommes réunis à Paris une fois par mois pendant 18 mois, pour auditionner différents acteurs.

    Vos conclusions semblent alarmantes. La consommation est passée de 1,8% à 9,4% en 23 ans. Comment l’expliquez-vous ?

    H. D. : Sur le plan sociologique, ce phénomène est lié à une société de plus en plus addictogène. Mais il est aussi lié à une augmentation de l’offre. Via internet, par livraison pour les populations cachées, en petites quantités, par tranches de 10 ou 20 euros plutôt qu’au gramme… Les mécanismes de distribution se sont multipliés, ce qui a permis une plus large diffusion.

    La littérature montre aussi que ce phénomène est étroitement lié aux problématiques de santé mentale…

    H. D. : Avoir une problématique en santé mentale augmente le risque de consommation de substances psychoactives en général. On estime que 30 à 40% des gens qui ont une addiction ont aussi un problème de santé mentale : c’est ce qu’on appelle une pathologie duelle. Et puis en parallèle, nous constatons aussi que la cocaïne est pourvoyeuse d’aggravation de trouble, ou de création de trouble induit. Il peut s’agir d’un trouble dépressif, d’idéation suicidaire, de symptôme psychotique ou de trouble du comportement.

    Il y a aussi une augmentation du nombre de consommateurs de cocaïne basée (aussi nommée crack). Quel est l’impact de cette substance ?

    H. D. : Le pouvoir d’accroche de la cocaïne basée est beaucoup plus fort. Le risque de développer un trouble de l’usage, c’est-à-dire une addiction, est beaucoup plus important. Tout comme l’ensemble des complications associées, en terme de santé mentale, cardiovasculaire, neurologique, pulmonaire ou rénale… On s’en est aperçu dans les demandes de soin…

    Les études montrent que le crack n’est plus réservé aux plus précaires. Quel est le profil des consommateurs de cocaïne en général ?

    H. D. : Actuellement, dans les consultations des personnes concernées par un usage de cocaïne, il y a une diversité majeure. Il y a des personnes socialement insérées, qui travaillent, qui peuvent avoir une utilisation à visée de dopage ou récréative. Certains évoquent aussi le poids du stress… Mais nous avons également des personnes dans une situation de grande précarité, et ça vient soulager quelque chose. Tout le monde a une bonne raison de consommer.

    Mais en parcourant toute la littérature, nous avons aussi fait le constat du manque de données robustes en terme de typologie. Il faudrait se pencher sur la façon dont les jeunes sont amenés à cette consommation excessive, et travailler sur la notion de genre… Il faudrait des données épidémiologiques plus précises pour apporter une réponse sanitaire et médico-sociale appropriée.

    Pour conclure, quelles sont vos recommandations principales ?

    H. D. : Nous estimons qu’il faut favoriser la prévention, l’acquisition des compétences psychosociales, et aussi l’accès aux soins dans une démarche globale et coordonnée, à la fois médicale, psychologique et sociale. Nous avançons aussi l’idée d’accompagnements innovants, comme avec les travailleurs pairs, ou le « housing first  » pour favoriser une situation un peu plus digne aux sans-abri et leur permettre d’accéder aux soins.

    Toutes ces pistes d’amélioration pourraient permettre de prendre un individu dans sa globalité et de l’accompagner à son rythme.

  • Le travail d’une vie d’Edmond Barrial, au Musée d’art brut de Montpellier

    Le travail d’une vie d’Edmond Barrial, au Musée d’art brut de Montpellier

    Edmond Barrial travaille dans les mines jusqu’à l’âge de 47 ans. De sa retraite jusqu’à sa mort en 2012, cet homme handicapé produit dans l’ombre une œuvre aujourd’hui reconnue par une institution muséale. Un récit qui entre dans l’histoire impressionnante de l’art brut. Exposer son travail est une fierté pour Franck Martin, directeur de l’établissement, qui raconte une découverte presque fortuite. Ce qui le frappe immédiatement, c’est à la fois la dureté du parcours de vie du créateur et la puissance formelle de son travail, réalisé en totale autonomie, hors de tout circuit artistique. Les sculptures sont longtemps restées invisibles, oubliées dans un grenier, transmises de proches en proches, sans valorisation ni appréciation. « Ça aurait pu finir à la poubelle ou chez des brocanteurs pour trois francs six sous », souligne le directeur. Pire encore : « Si personne ne les avait prises, elles auraient été brûlées. Une partie l’a déjà été. »

    Aujourd’hui, une centaine de pièces sont conservées, et une quarantaine sont présentées au public. Des figurines en bois de châtaignier campées sur leurs socles comme des sentinelles. On peut observer des visages aux traits simplifiés, aux yeux exorbités et aux proportions approximatives. Entre autres un soldat en uniforme, poitrine bombée, fusil en bandoulière. Une femme au visage rose vif tenant un seau et un panier, silhouette rigide. Le bois reste souvent brut. On y voit encore les stries du couteau, le grain du châtaignier. Mais le créateur y ajoute des touches de peinture, du rouge éclatant sur un visage, bleu nuit sur un uniforme, jaune d’or sur une couronne ou une coiffe. Comme si ces couleurs signalaient un costume ou une identité. Issu d’un milieu populaire extrêmement dur qu’est la mine et marqué par la maladie et l’invalidité, Edmond Barrial vivait reclus dans un hameau cévenol et travaillait dehors, sans regard extérieur. Il correspond à la définition historique de l’art brut telle que l’a formulée Jean Dubuffet, créateur du terme, pour qui ces créations sont des ouvrages réalisés par des personnes indemnes de culture artistique.

    Isolement et influences populaires

    Pour le directeur, le sculpteur ne créait pas pour être vu. « Il s’est sorti de sa maladie grâce à ça. Quand il n’y avait plus de travail, il a créé. » Son œuvre devient une forme de reconstruction personnelle, presque une échappée face à l’angoisse, à l’isolement et à une vie marquée par la fermeture de la mine. L’histoire raconte qu’il travailla dans la solitude complète jusqu’à sa mort, dans un hameau à population très restreinte. Et pourtant, ses références à Charlie Chaplin, aux nains de Blanche-Neige, à Ben Hur ou à d’autres figures du cinéma populaire sont omniprésentes. « Dans ces villages, il y avait des cinémas en plein air. Il a dû les voir puis recréer », explique le directeur. Entre l’absence supposée de culture et ces influences très visibles, une contradiction se dessine, qui rend l’œuvre d’Edmond Barrial particulièrement fascinante.

    Cette exposition arrive à un moment charnière pour l’art brut. « Ces créateurs “purs”, totalement en dehors des circuits, deviennent extrêmement rares », souligne le directeur. Avec la démocratisation culturelle, Internet, la psychiatrie moderne, il est presque impossible aujourd’hui de créer dans l’ignorance totale du monde de l’art. Edmond Barrial appartient à une génération qui disparaît. Ces autodidactes absolus, coupés de tout, pour qui la création était une nécessité vitale et non un choix esthétique. Reconnaître son œuvre posthume, c’est préserver un pan entier de l’histoire de l’art du XXe siècle. Celui des marges, de ceux qui créaient sans savoir qu’ils faisaient de l’art.

  • Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le pilotage est assuré par les membres de la Commission des jeunes du comité des BdR avec le président Patrick Fara à la tour de contrôle… Voilà une belle rampe de lancement pour les plus talentueux.

    Un constat s’impose à l’occasion de cette première, les éducateurs ont reconnu que ces jeunes ont mis du cœur à l’ouvrage, se montrant appliqués et réceptifs. Autour du président et du secrétaire général Georges Gauthier, les responsables de la commission des jeunes Yasmine Manessour, Régis Montjo et Anthony Linares, de nombreux éducateurs qui tout au long de la saison cultivent ses talents dans leurs écoles de boules : Claude Barbi (B. Pelivan), Yves Fouque (B. Batarelle), Sébastien Testard (Boul. Ciotadens), Ludovic Roulet (PT Miramas), Christophe Tolla (B. Aixoise), Manu Molina (B.Barquaise), Modeste Santiago et Patrick Linares. Signe que nombreux sont ces responsables qui se mobilisent pour mettre en avant et développer au mieux le sport bouliste chez les jeunes.

    Après le département c’est au tour de la région de passer par les installations de la Boule Diplomate pour une session de travail qui s’est déroulée en début de semaine. « Ils sont une douzaineSix sont absents », nous déclare Cintia Cantiget la responsable de l’institution qui participait ce lundi à une séquence entraînement orchestrée par les dirigeants du Pôle Jeune Région Sud.

    Composition du Pôle Jeunes Région Sud : Cintia Cantiget (CTFR Région) – Emmanuel et Jean-Paul Goffoz, Michel Garrigos (83), Antoine Sciortino (06), Xavier Ber (04) et Gilles Regent (84).

    Il est évident qu’en traversant ces deux collectifs, on y croise de jeunes garçons et filles, des minimes aux juniors, qui peuvent avoir un bel avenir au royaume des intégrales. La liste serait bien longue et loin d’être exhaustive, mieux vaut donc s’abstenir d’en communiquer.

    En attendant une information a son importance, le CRT présentera une équipe dans chaque catégorie à l’occasion du Crédit Mutuel La Marseillaise des jeunes le vendredi 3 juillet, au parc Borély.

  • Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Quel départ en fanfare pour Anthony Kerfah. Après une victoire au Grand prix de La Ciotat, une demi-finale, il y a quinze jours à La Valette, le nouveau pensionnaire de Mouans-Sartoux a confirmé sa grande forme actuelle et sa soif de victoire après une saison 2025 écourtée par une opération du genou. Il a porté sa grande contribution à la victoire avec son coéquipier et ami Max Guidicelli déjà vainqueur en 2025 avec Marc Cognard.

    On affichait complet pour ce régional. 128 doublettes et non des moindres. Un plateau relevé mais les premières surprises ne tardent pas à arriver. C’est ainsi que l’on enregistre les défaites prématurées du champion de France Juan Lopez et Enzo Paolucci face aux Port-de-Boucains Marc De Riu et Patrick Bellusci, et de Philippe Stievenart et Alain Valdés sous les couleurs Tropézienne face au duo de Plan-de-Cuques rodé aux dures batailles Michel Propos et Jean Marc Gillot.

    Dans le même temps Marc Cognard tenant du titre et Jean-Michel Puccinelli subissent la loi de la doublette de Puyricard Jean Pierre Bossy, Gilles Grimaldier.

    Au fil des tours les meilleures équipes se dégagent avec tout de même encore quelques accrocs pour certains prétendants comme Martin Torres et Claude Gosselin battus par les joueurs de la Boule de Lure Georges Sarrazin-Romain Cournac.

    Dans le dernier, on retrouve le haut du panier avec pas moins de quatre champions de France (Tony Lucchesi, Anthony Kerfah, Kévin Onde et Jean-Louis Flores l’ancien.

    Le joueur de la Boule Pertuisienne a encore prouvé qu’il demeurait une valeur sûre. Avec Sébastien Floret de retour à la compétition, ils ont réalisé un parcours plus qu’honorable en s’inclinant à une porte de la finale face aux futurs lauréats.

    Coup de chapeau également à l’équipe venue de Beauvoisin dans le Gard Gaëtan Parella, Fabrice Jullian éliminés en demi-finale par Kévin Onde et Tony Lucchesi.

    La finale d’un excellent niveau a confirmé la grande forme de Anthony Kerfah et la régularité de Max Guidicelli à l’appoint. Un doublé n’est jamais anodin et nous laisserons le mot de la fin à ce dernier ravi de cette performance et de la prestation d’ensemble de l’équipe. « Anthony a été impressionnant pendant deux jours. Il revient comme un boulet de canon et il n’a plus d’appréhension par rapport à son genou. Songez qu’il a frappé triple.au moins à dix reprises dans cette compétition. Nous avons été homogènes en jouant 4 à 6 boules par mène. Anthony et Kévin ont pourtant fait du beau jeu en finale. » Un Guidicelli qui a contribué grandement à la victoire en ouvrant les mènes..

    Rendez-vous est pris pour la prochaine étape les 7 et 8 mars aux Madets.

  • Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Le week-end était chargé pour les boulistes, plus particulièrement adeptes de la longue distance, avec une épreuve du super challenge à St-Martin-de-Crau (voir page précédente) et ce Challenge du maire qui se déroulait au Rove.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épreuve au caractère régional n’aura pas fait d’ombre au concours qui s’est déroulé au pays de la brousse.

    Le temps d’enregistrer les 82 doublettes inscrites, un laps de temps durant lequel va souffler un vent de panique. Faute à un problème informatique, surtout un dysfonctionnement dans le système mis en place, peut sembler récurrent et qui pose quelques tracasseries au graphiqueur. Force est de constater que ce programme mis en place par la haute instance, connaît et traverse des zones qui ne sont pas appropriées !

    Après la journée de samedi, au cours de laquelle, 74 des engagés sont restés sur le bord de la route, ou se sont relancés dans la consolante, huit de ces binômes se sont retrouvés le lendemain pour aborder la phase active. Entrer dans l’emballage final. On note que sur la route des quarts les formations des Trenca, Mouka, Anginoni et le toujours performant Michel Santi vont rester sur le bord de la route.

    Les demi-finales vont nous permettre de suivre deux explications bien passionnantes et attractives avec un suspense qui ne sera point ménagé. À l’image de cette mène qui sera en fait la dernière. Alors que son équipe est en retard de deux points, on pourrait penser même à trois, car la famille Gazelle est maître de la situation. Il faut un « Exploit » avec un grand « E » de Karim Bentahar, lequel dans un trou de souris va frapper la boule adverse pour porter quatre points à son actif et se hisser en finale. Battue sur le fil, la famille Gazelle n’a toutefois pas démérité…

    Dans l’autre demi-finale, les joueurs de l’Étoile Septèmoise vont prendre un départ chaotique, avant de prendre le meilleur. Beaucoup d’application dans les deux formations. Olivier Domenge possède un avantage au score (10-9) quand sur un tir victorieux il porte trois points à son actif.

    Dans la foulée, le dernier acte sera de moindre qualité, Karim Bentahar et Georges Ventre, les sociétaires de la Boule Dorée, vont perdre de leur superbe se montrer moins brillant, et ainsi laisseront leurs adversaires cueillir les lauriers d’un succès mérité. Toutefois leur statut de joueurs groupés leur permet de remporter le magnifique trophée remis par le maire du Rove Paul Sabatino.

    Fiche Technique

    Quarts de finale

    1) Bentahar bat Patrick Trenca- Noël Blanc à 6

    2) Domenge bat Nadir Moka-Hubert Mallet à 8

    3) Gazelle bat Franck Anginoni-Pascal Petrini à 4

    4) Groubon bat Michel Santi-Thierry Hassini à 7

    Demi-finales

    Bentahar bat Francis et Nicolas Gazelle

    Evol. Score : 0-4 / 2-4 / 5-4 / 6-4 / 6-7 / 6-8 / 9-8 / 9-9 / 9-11 / 13-11

    Domenge bat Gaëtan Groubon – Daniel Jamarkozian

    Evol. Score : 2-0 / 4-0 / 4-3 / N / 4-5 / 4-7 / 7-7 / 10-7 / 10-9 / 13-9

    Finale

    Olivier Domenge – Soeng Yuthi battent Karim Bentahar – Georges Ventre 13 à 4

    Evol. du Score : 0-5 // 0-7 // 4-7 // 4-8 // 4 -12 // 4-13

  • [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    Jean-Louis Flores réunit tous ces critères et il a traversé les décennies avec toujours la même passion « j’ai commencé à 17 ans, aujourd’hui j’en ai 65 ».

    Près d’un demi-siècle à arborer les terrains de boules avec des victoires de prestige (champion de France en 2006 (Blasco/Valdés), Martigues, Pertuis, Volx, Mouans-Sartoux, finaliste du Midi Libre et bien d’autres, mais aussi des grosses déceptions comme ces deux finales du Provençal perdues consécutivement (1992/1993) au Palais des Sports (toujours Blasco/Valdes). « La première contre Mussi, Calvez, Bonifay nous sommes passés à côté de notre finale, mais la seconde face à Cortes, Benoît Gonin, Massoni il y avait la place de gagner. Malheureusement nous n’avons pas saisi notre chance (11-13). »

    Des souvenirs plein la tête pour le Pertuisien fidèle à son club de cœur : « Depuis ma jeunesse je suis licencié à Pertuis. J’ai juste fait une pause il y a deux ans en signant à Mouans-Sartoux. »

    Dimanche à Saint-Martin-de-Crau Jean Louis a démontré combien il est encore compétitif en atteignant le dernier carré avec Sébastien Floret.

    Quand on lui pose la question sur le secret de sa longévité et surtout cette régularité au poste de tireur, il répond immédiatement « il faut toujours avoir cette flamme. Si un jour elle s’éteint il vaut mieux ranger les boules. Tiré c’est un plaisir, j’ai pratiquement toujours fait le tireur de tête sauf avec Alain Valdés notamment lors de notre titre de champion de France en 2006. Avouez qu’il y a pire. Et puis le jeu Provençal est un plaisir (comme la pétanque) autant le partager avec des personnes que l’on apprécie. J’ai toujours privilégié la fidélité (Blasco, Valdés, Poujol, Floret, Carbo). L’homogénéité est un facteur prépondérant.

    Ma devise est simple : Il faut tout faire pour gagner mais pas n’importe quoi. »

    Ancien grand footballeur (il a joué à Martigues en D2) Jean-Louis Flores a toujours allié talent, sportivité, science du jeu que ce soit dans les deux disciplines. C’est le sceau de la classe d’un gentleman.

  • Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Ils se lanceront en direction de Cassis, après avoir emprunté la célèbre route de La Gineste.

    À l’aube du lancement de cette nouvelle édition et de l’ouverture prochaine des inscriptions en mars, Marseille-Cassis « est fier » d’annoncer un partenariat inédit avec le groupe de protection sociale et patrimoniale, AG2R La Mondiale.

    Pour une durée de 3 ans, l’événement portera le nom officiel de Marseille-Cassis – AG2R La Mondiale.