Author: tecnavia

  • La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    S’ils avaient affiché leur union par voie de presse, ils n’avaient pas encore fait de déplacement public ensemble. Samedi, les forces de gauche (hors LFI) et écologistes, réunies sous la liste Aix Avenir conduite par Marc Pena, député PS de la 11e circonscription et meneur de la liste d’opposition Aix en Partage, se sont retrouvées pour tracter sur le marché du Jas de Bouffan. « C’est le premier événement de la campagne. On commence par le Jas parce que c’est symbolique des quartiers populaires d’Aix. C’est leur voix qu’on veut porter. Pas que, mais si la gauche n’intéresse pas les gens des classes populaires ou moyennes, elle n’est pas dans son rôle. On est là pour dire aux habitants qu’on va faire une ville ensemble, et pas seulement une Biennale de la culture », lançait Marc Pena. Le défi selon la tête de liste ? « Que les gens votent à nouveau. »

    « Toutes les forces de gauche et écologistes sont autour de Marc, il y a une volonté commune de s’inscrire dans le travail. On n’est pas là pour faire de la figuration. On veut gagner. Il n’y a rien qui voue Aix à rester pour l’éternité une ville gérée à droite, voire très à droite. On a pour ambition de recoudre la ville et sortir de cette fragmentation qui exclut chaque fois plus les territoires populaires », ajoute David Tessier, chef de file PCF.

    « Changer les priorités »

    Plusieurs soutiens de gauche, comme Stéphane Salord, représentant de Génération écologies avec qui les discussions pour intégrer la liste « avancent bien » estime ce dernier, ou Agnès Daures (DVG) se sont ralliés à cette séquence de tractage, poursuivie aux Allées Provençales puis dans le quartier de Puyricard.

    Transport, logement, abandon des quartiers, service public : les sujets phares portés par la gauche ont été abordés entre clients des étals et colistiers d’Aix Avenir. « Vous voulez que ce monde là vote pour vous ? Il va falloir faire des efforts… les jeunes me disent : il y a quoi dans le quartier ? Pas d’associations, pas de commissariat », lance ce gérant de café. « Les gens se sentent abandonnés, rapporte en fin de visite Marc Pena. On veut changer les priorités de la ville, on ne veut pas qu’une ville vitrine. On veut une ville qui ressemble à ses habitants. La majorité des habitants sont des salariés. Les questions du logement et du transport semblent banales mais sont des questions essentielles et elles ne sont pas traitées ».

    « Ce qu’on se propose de faire au nom de la gauche et des écologistes est d’abord de construire l’égalité réelle de tous », ajoute David Tessier. « Aix ne s’hérite pas mais se mérite. On est venu avec nos carnets, nos stylos, on a écouté les doléances des gens. Il y a une volonté de changement », poursuit Clément Frel-Cazenave, chef de file des Ecologistes. Le ton est donné.

  • Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    La spécificité de cette cuisine centrale, c’est qu’elle est conçue pour valoriser et favoriser la cuisine à partir de produits locaux, bio, de saison. On n’est pas dans une cuisine centrale d’assemblage », explique Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine, au lendemain de la pose symbolique, le 3 décembre, de la première pierre de la future Cité de l’alimentation.

    Impulsé il y a cinq ans, le projet est passé en phase de réalisation (les travaux ont débuté en novembre). Implantée dans le quartier Montpellier sud, la Cité de l’alimentation sera adossée au Marché gare (MIN) : « Ce n’est pas un hasard, c’est pour faciliter les interactions avec les producteurs. » Elle accueillera donc le nouveau pôle de production alimentaire de la Ville, en remplacement de l’actuelle cuisine centrale construite en 1982, dont le seuil maximum de production est dépassé depuis presque 10 ans. Dès la rentrée 2028, elle fournira plus de 16 000 repas quotidiens aux cantines des écoles de Montpellier. « La capacité pourra monter jusqu’à 20 000 repas par jour. À terme, il sera aussi sûrement possible de fournir d’autres communes de la métropole », indique l’élue.

    Des cours de cuisine

    pour les enfants

    « Pour respecter l’esprit du “fait maison, frais et de saison” », on y trouvera un pôle de transformation des produits bruts constitué d’une légumerie, d’une mûrisserie pour les fruits et d’un atelier de production des desserts. Par ailleurs, les 80 agents de la cuisine centrale, dont certains, aujourd’hui « n’ont pas accès à la lumière du jour », bénéficieront d’une qualité de travail nettement améliorée.

    Mais la dimension la plus innovante du projet réside dans son ambition pédagogique. « Cette cité de l’alimentation est conçue pour accueillir des classes. Elle a été aménagée avec un amphithéâtre, il y aura un jardin pédagogique, un espace pour proposer des ateliers cuisine et des visites seront prévues sur les coursives, permettant de voir la cuisine se faire », énumère Marie Massart. Le lieu disposera également d’un « véhicule pédagogique itinérant » qui se rendra dans les écoles. Objectif : « Donner aux enfants le goût de la cuisine », les sensibiliser à une alimentation saine.

    D’un montant de 60 millions d’euros, ce projet qui représente un des plus gros investissements du mandat, sera en partie financé par la vente du site de l’actuelle cuisine centrale.

  • A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    L’actuel adjoint aux Sports et Associations est candidat pour succéder à l’actuel maire Georges Jullien, qui lui passe le relais. Il précise : « Après un mandat de conseiller municipal (2001-2008), cela fait bientôt 6 ans que je suis adjoint de Georges Jullien. J’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais mon travail et mes enfants. En 2020, je suis parti avec une très belle délégation et, depuis, je me suis beaucoup investi. »

    Aujourd’hui, cet agriculteur de 57 ans, qui assume ses valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale, est prêt à prendre la suite, continuer l’immense travail accompli depuis plus de 30 ans par Georges Jullien et ses équipes, en impulsant un souffle nouveau.

    Une liste déjà prête,

    avec 17 élus sortants sur 29

    « Nous sommes fiers de prendre la suite. Le bilan de ces 30 années, on le fait nôtre, pour encore l’améliorer », déclare Laurent Fabre. Georges Jullien insiste : « Laurent a toute ma confiance ; il a toutes les capacités pour être Maire. Je sais que les électrices et les électeurs ne se tromperont pas. Il saura récupérer l’héritage construit et le faire fructifier. » Lui-même, à la demande de toute la liste, sera candidat, mais pour redevenir conseiller municipal. Il dit en souriant : « Après 34 ans, j’ai fait mon temps, je laisse mon brassard de capitaine. Je serai sur la feuille de match, mais comme simple joueur pour donner, si on me le demande, des conseils et ouvrir quelques portes dont j’ai les clés. » En début d’année 2026, Laurent Fabre présentera sa liste et les grandes orientations de son programme.

  • [Série 2/3] Tabagisme et particules de plastique, un cocktail explosif

    [Série 2/3] Tabagisme et particules de plastique, un cocktail explosif

    Le cancer du poumon est une maladie asymptomatique que l’on décèle encore tardivement et donc à un stade métastatique. « 60 à 70% des patients diagnostiqués ont déjà des métastases dans le corps. Ce sont des patients qui ont entre 60 et 65 ans, ce qui est le reflet d’années d’expositions à des cancérigènes respiratoires et essentiellement le tabagisme qui est responsable de 85% des cancers du poumon », explique le docteur Anne Madroszyk, oncologue spécialisée dans le cancer du poumon et responsable du service d’oncologie thoracique à l’Institut Paoli-Calmettes. « Il est le troisième cancer le plus fréquent au monde et le premier en termes de mortalité. En France, on compte 53 000 décès par an liés au cancer du poumon et 80 000 si l’on englobe toutes les pathologies en lien avec le tabac comme les maladies cardiovasculaires ou d’autres types de cancers. » Outre la consommation de tabac qui est la première cause de développement de cancers du poumon (1/5 fumeurs contre 1/100 non-fumeurs), il existe d’autres facteurs de risques. Parmi eux, la consommation de cannabis et la vape, très répandus chez les jeunes.

    Objectif : diminuer la mortalité

    « La pollution atmosphérique est également reconnue comme étant un important facteur de risques, elle est d’ailleurs la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs, touchant 15% des patients contre 10% il y a encore quelques années », souligne-t-elle. « Quand on parle de pollution atmosphérique il y a l’amiante, interdite aujourd’hui mais que l’on peut retrouver chez des patients âgés qui y ont été exposés dans le cadre professionnel. Mais aussi les particules fines comme le diesel, l’industrie ou les fumées d’incendies mais aussi le tabagisme ultra-passif, c’est-à-dire qui reste dans l’atmosphère et qui est partagé par tout le monde. » Sans compter que le sujet de la pollution par inhalation des micro et nano particules de plastiques est de plus en plus pointé du doigt.

    « Nous en sommes encore à un stade expérimental en laboratoire mais des études récentes dont les dernières datent de cet été montrent que ces particules sont partout. À la fois inhalées et ingérées, elles entraînent une inflammation des voies respiratoires et facilitent la mort des cellules saines contre un développement de cellules cancérigènes », déplore le docteur Madroszyk. « C’est une catastrophe planétaire car le plastique le plus dangereux est celui que l’on ne voit pas ! »

    Dès le mois de mars, une étude nationale menée par l’Institut du cancer (INCa) doit être lancée pour mener une campagne d’information sur le dépistage précoce de ce cancer. « Les fumeurs ou anciens fumeurs pourront bénéficier à titre individuel d’un scanner thoracique de dépistage, faiblement éradiant, comme on peut faire une mammographie par exemple et ainsi diminuer nettement la mortalité », conclut l’oncologue.

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    La commune du Rove s’apprête à vivre une journée particulièrement festive ce dimanche 14 décembre, avec le traditionnel Marché de Noël, organisé par la municipalité et le comité des fêtes. De 9h à 17h, le gymnase municipal Blaise Gouiran sera entièrement métamorphosé en un véritable village de Noël, mêlant convivialité, créations locales et animations pour toute la famille.

    Cette édition 2025 met une nouvelle fois à l’honneur la richesse artistique et artisanale du territoire. De nombreux exposants rovenains, artistes et artisans amateurs, présenteront leurs réalisations : décorations de Noël, bijoux faits main, peintures, romans, maroquinerie, douceurs et spécialités culinaires et autres idées cadeaux pour préparer les fêtes en soutenant la production locale. Le Marché de Noël du Rove est l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année. Toute la journée, enfants et parents profiteront gratuitement d’un manège enfantin, de structures gonflables et d’un spectacle jeune public. Le Père Noël, attendu avec impatience, sera présent du matin au soir pour saluer les enfants et poser avec eux.

    Deux temps forts en fin

    de journée

    Un stand photo souvenir sera également animé par la photographe Aurélie Ungaro, permettant d’immortaliser cette journée festive. Une buvette et un espace de petite restauration compléteront l’événement, pour une pause gourmande dans une ambiance chaleureuse.

    La fête se poursuivra dans le village avec deux rendez-vous incontournables. À 16h30 tout d’abord, à l’Église Sainte-Anne avec un concert de chants de Noël interprétés par la chorale rovenaine Le Chant des Collines et Les Sonatines. Participation libre. À 18h ensuite avec une randonnée aux flambeaux. Le départ se fera place Georges Rosso avec un rassemblement programmé à 17h30. Cette balade nocturne, organisée par Odyssée Nature, est gratuite et ouverte à tous. Un moment familial et féerique pour clôturer cette journée de partage.

    Renseignements : mairie
    du Rove – 04.91.46.80.00.

    Et aussi

    Noël aux écoles. Les 16, 18 et 19 décembre au Groupe scolaire François Bessou, repas festif, spectacle et distribution de cadeaux aux enfants.

    Spectacle musical. Le mercredi 17 décembre à 15h au Gymnase Blaise Gouiran un spectacle jeune public, Lilo et Stitch, est offert par la municipalité aux enfants de la commune accompagnés de leurs parents. À 16h : arrivée du Père Noël suivie d’un goûter.

    Manège. Du 15 au 19 décembre, manèges et structures gonflables installés place Rosso de 14h, des tours sont offerts par la municipalité. ainsi que des barbes à papa avec présence du Père Noël.

  • Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    La Marseillaise : Vous avez codirigé un rapport sur la capture du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan. Braquer les projecteurs sur cette piste peut être vu comme un moyen de détourner l’attention du vrai sujet : la réduction des émissions de CO2. Qu’en pensez-vous ?

    Olivier Sulpis : C’est vrai, mais ce n’est pas notre intention. La réduction des émissions de CO2 est notre principale recommandation. Mais certains expérimentent déjà la capture du CO2 dans l’océan. Refuser de l’étudier, c’est abandonner l’idée d’informer nos décideurs et prendre le risque que chacun fasse ce qu’il veut. Il est important de s’y intéresser et de ne pas laisser le sujet à d’autres qui auraient des intérêts autres que le bien commun. Enfin, étudier ne veut pas dire soutenir.

    Les processus bio-géo-chimiques dans l’océan sont incroyablement complexes. N’est-il pas illusoire de penser que nous arriverons à être sûrs qu’une méthode n’aura pas d’effet néfaste sur l’environnement –et sur le long terme–
    si elle est déployée à grande échelle ?

    O.S. : C’est sûr. C’est pourquoi nous sommes loin de voir n’importe quelle méthode déployée à grande échelle. L’océan est si variable ! Toutefois, certaines méthodes sont moins susceptibles de causer des perturbations environnementales que d’autres.

    Par exemple ?

    O.S. : Planter des algues ou restaurer des écosystèmes côtiers, comme des herbiers de posidonies. La quantité de CO2 captée à espérer avec cette méthode n’est pas énorme, mais c’est plutôt bénéfique pour la biodiversité et il n’y a pas de point négatif évident.

  • Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Faire pousser des algues et les faire couler au fond de l’océan ? Ou le fertiliser pour booster le développement du phytoplancton ? Ou réduire l’acidité de l’eau en y dissolvant des minéraux ? « Depuis cinq ans, il y a un regain d’intérêt autour de ces méthodes qui permettent de capturer du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan, principalement de la part de start-up ou d’organisations non-gouvernementales », relève Olivier Sulpis, chercheur CNRS au Centre de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Aix-en-Provence). L’idée ? Lutter contre le changement climatique en augmentant la capacité de l’océan à absorber du CO2.

    « Il y a eu un tournant ces dernières années, assure le chercheur. C’était considéré comme un sujet d’apprentis-sorciers il y a une dizaine d’années. C’est maintenant pris au sérieux, même par une partie de la communauté scientifique. » Il cite notamment le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui considérait en 2018 que limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici la fin du siècle par rapport au début de l’ère industrielle nécessitera de capturer du CO2. « Pas sûr que cela soit aussi indispensable pour atteindre l’objectif de +2°C », nuance-t-il toutefois.

    Risques écologiques

    Aujourd’hui, seules quelques expérimentations ont été menées. « Si cela venait à se développer, il est important que cela ne se fasse pas n’importe comment », insiste Olivier Sulpis. C’est la raison pour laquelle il publie, avec des collègues européens, un rapport sur le sujet pour le Conseil européen de la mer (EMB). « L’objectif était de recenser les méthodes, d’établir des critères pour évaluer leur efficacité et les risques potentiels et d’émettre des recommandations », explique-t-il.

    Le rapport insiste sur plusieurs éléments à évaluer comme la quantité de CO2 réellement capturée, la durée pendant laquelle il sera piégé et les risques pour l’environnement. Certaines méthodes ont déjà montré des effets néfastes comme la fertilisation de l’océan avec du fer qui accroît la production de phytoplancton en surface mais entraîne une désoxygénation de l’eau car ce surplus de phytoplancton attire de nombreux organismes qui respirent.

    « Il ne faut pas croire que le problème du réchauffement climatique sera réglé en capturant du CO2 », rappelle Olivier Sulpis. Même si des méthodes s’avéraient efficaces et inoffensives pour l’environnement, les quantités absorbées ne suffiraient pas. « Déployer n’importe quelle méthode à l’échelle du globe coûterait très cher et ne permettrait de réduire que de quelques parties par million (ppm) la quantité de CO2 atmosphérique », précise-t-il. Alors que nous sommes passés de moins de 300 ppm à plus de 420 ppm en 200 ans. « C’est toujours bon à prendre », admet-il. Mais la méthode la plus efficace, la plus simple et la moins chère est connue : arrêter d’émettre du CO2.

  • La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    Avec ses 17 espaces naturels répartis sur 1 305 hectares, il est « presque une erreur écologique », admet Jérémy Lainé, technicien du Syndicat intercommunal de l’ancienne Poudrerie. À cheval sur les communes de Saint-Chamas et de Miramas, le parc est un joyau naturel. « On a des canaux, des lagunes, l’étang de Berre, des marécages, des marais, de la forêt méditerranéenne, de la forêt humide, des falaises, des grottes creusées pour protéger les travailleurs en cas d’explosion… cite-t-il. Ces milieux se succèdent très rapidement. Normalement, dans la nature il y a un gradient progressif, ici les cassures sont très abruptes. On peut vite se perdre car le paysage change d’un coup, si on ne fait pas attention c’est assez surprenant. »

    Cette richesse, le parc la doit à son ancienne activité de Poudrerie royale, démarrée en 1690. « Ils ont remblayé 55 hectares sur l’étang de Berre. Pour stabiliser les remblais, des arbres ont été plantés. Ils servaient aussi à sécuriser certains bâtiments sensibles par rapport à des risques d’espionnage, puisque c’était quand même un site militaire. Ils permettaient également de garder des températures correctes et régulières pour la période de séchage de la poudre et de freiner le souffle des explosions en cas d’accident. » Au milieu du XIXe siècle, en plein essor des échanges maritimes, le directeur du site importe des essences exotiques qui finissent de parachever la diversité floristique du parc. Séquoias et cyprès chauves font partie des « curiosités » du lieu.

    Des espèces protégées

    Définitivement abandonnée en 1974 et inoccupée durant une vingtaine d’années, la Poudrerie royale a été recolonisée par la faune et la flore, ce qui « donne une richesse vraiment impressionnante en termes de biodiversité », affirme le technicien. Une réserve, sanctuarisée le long du littoral avec l’étang de Berre, est interdite au public et permet de réaliser des suivis scientifiques et des opérations de comptage. Les horaires restreints du parc accordent une certaine quiétude aux espèces présentes, comme la cigogne, qui est l’animal « phare » du lieu.

    « Elles se sont installées au début des années 2000 » et sont visibles sur la toute nouvelle chaîne Youtube du Parc de la Poudrerie : une caméra a été placée devant l’un de leur nid et a permis de suivre les premiers mois de la vie de deux cigogneaux grâce à la participation du Gipreb (le syndicat en charge de l’étang de Berre).

    Jérémy Lainé et son équipe veulent mener un véritable travail de documentation et de sensibilisation envers le grand public. « À mon arrivée, il y a un an et demi, j’ai observé que la population venait beaucoup pour faire des promenades et profiter du cadre mais se rendait pas tellement compte du patrimoine faunistique », explique-t-il. Alors, le passionné de naturalisme a placé des pièges photos dans le parc et réalise des vidéos qu’il poste désormais sur le réseau social « avec une idée sous-jacente : on ne protège bien que ce qu’on ne connaît bien ».

    Car la Poudrerie abrite des espèces menacées à l’échelle nationale, à l’instar la tortue cistude et le triton palmé.

  • [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    C’est une recette régressive et 100% fait maison qui vous est proposée cette semaine par la cheffe Charlotte du tout récent restaurant Annette.

    Des gnocchis croustillants

    Dans un premier temps vous pouvez préparer en amont les gnocchis. La veille ou quelques heures avant car ceux-ci doivent congeler. Pour ce faire, faites cuire les pommes de terre sur du sel au four, éplucher et passez au presse-purée pour n’en garder que la pulpe. Dans un plat déposez un tant pour tant avec la pulpe de pomme de terre, la farine, le jaune d’œuf auquel vous aurez ajouté le sel et le poivre. Mélangez le tout à la main jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

    Saupoudrez sur votre plan de travail de la farine de maïs pour éviter que la pâte ne colle puis formez des boudins réguliers et coupez en utilisant en repère une phalange par exemple pour avoir des gnocchis réguliers et similaires. Roulez une nouvelle fois dans la farine de maïs puis placez au congélateur. L’objectif étant de cuire les gnocchis à la poêle et pas à l’eau pour avoir quelque chose de croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur.

    Réinventer la soupe

    Pendant ce temps, réalisez la bisque avec les favouilles, les légumes, de l’ail, beaucoup de thym, du concentré de tomate et un peu de safran. chauffez le tout, filtrer et faites réduire pour obtenir une belle couleur brune. Réalisez la rouille avec de l’huile neutre, du safran, une belle quantité d’ail, un jaune d’œuf pour monter le tout comme une mayonnaise.

    Une fois que les gnocchis sont congelés, faites chauffer dans une poêle à feu moyen une belle noisette de beurre il faut que ce dernier mousse. Puis plongez-y les gnocchis congelés directement. Laissez dorer en surveillant et en remuant régulièrement. Si le beurre commence à noircir, rajoutez-en. Quand ils sont croquants, sortez du feu. Dans une assiette creuse déposez les gnocchis et arrosez de bisque. À part, ajoutez la rouille, les croûtons et l’emmental.

    Pour deux personnes, il vous faudra :

    – 3 grosses pommes de terre

    – De la farine, 2 jaunes d’œufs, 1 citron

    – Quelques favouilles (petits crabes verts de roche), du fenouil, des carottes, du céleri, des oignons, un ail entier, des verts de poireaux, du beurre

    – De l’huile d’olive et neutre, du safran, une c.à.s. de moutarde

    – De la ciboulette ciselée, du thym, du sel, du poivre et des croûtons à l’ail.