Author: tecnavia

  • Ces plans d’investissements prévus par LFI pour Marseille

    Ces plans d’investissements prévus par LFI pour Marseille

    Dans ce programme « Marseille 2033 », les colistiers insoumis articulent trois grands axes d’investissements pour la ville : productivité, adaptation au changement climatique et, enfin, un pôle regroupant transports et infrastructures sportives. Avec un objectif affiché : « Reconstruire l’économie locale en s’appuyant sur les personnes qui tiennent à bout de bras Marseille », résume le candidat à la mairie, Sébastien Delogu, citant « habitants, collectifs, experts… ».

    Infrastructures

    Ce programme entend provoquer un « changement radical pour la ville pour répondre aux besoins essentiels des Marseillais, et faire face à la désindustrialisation et l’urgence climatique ».

    « Quand on parle de Marseille comme ville productive, l’outil logistique majeur est le port ! » explique le colistier Maxime Champion. Les insoumis souhaitent transformer le port, qui « représente aujourd’hui une activité industrielle inférieure au port de Sète ». Les candidats s’opposent aux projets immobiliers de luxe prévus au niveau des J1 et J4. « Cet espace doit être utilisé pour les Marseillais et pas uniquement pour l’élite, qui cherche le décor de carte postale », estime Maxime Champion.

    Sur le volet transports, le programme prévoit d’étendre l’ensemble du réseau de mobilité « lourd » (métro, trains…), en particulier vers les quartiers enclavés. Concernant les infrastructures sportives, les insoumis annoncent la construction d’une piscine par secteur, « au service de l’apprentissage de la natation et sortir de ce retard structurel qui est souvent traité comme une blague par d’anciens élus ».

    L’objectif de « créer une ville “éponge” » se traduit par des projets de végétalisation et d’urbanisme sur le modèle des villes espagnoles, pour rafraîchir la ville en période de canicule.

  • À Marseille, Ruffin appelle à ne pas rompre le fil rouge

    À Marseille, Ruffin appelle à ne pas rompre le fil rouge

    Rencontre avec des policiers nationaux et municipaux, entretien avec le prix Albert-Londres, Philippe Pujol, visite d’un atelier de réinsertion à la Belle de Mai, apéro-pétanque dans les 13-14 avec la candidate du Printemps marseillais, porte-à-porte… la journée, dense, s’est achevée par une réunion publique avec le maire des 4-5, Didier Jau (EELV).

    Dans l’après-midi, François Ruffin a visité les ateliers de l’usine Fil Rouge à la Capelette (10e). Pilier du textile écoresponsable, cette entreprise d’insertion de l’ESS est placée en redressement judiciaire. 200 emplois et une production 100% française sont en jeu. « Du made in Marseille », insiste Benoît Payan, à ses côtés. À cinq jours du 1er tour des municipales, le message est politique.

    « Notre pays aujourd’hui ne tient pas par le haut, il ne tient pas par l’Élysée ou l’Assemblée, il tient par le bas : les entreprises, les associations et les élus locaux. Voilà ce qui le fait tenir debout », assène le député, rappelant avoir toujours « cherché à rassembler » la gauche depuis sa première élection en 2017.

    « Un seul bulletin, celui de la gauche rassemblée »

    « Mon rôle est le même aujourd’hui, il n’y a qu’un bulletin qui permet de faire barrage au Rassemblement national ici, c’est le bulletin de Benoît Payan et de la gauche rassemblée », enchaîne Ruffin soulignant malgré les enjeux locaux, la valeur nationale du scrutin marseillais : « On est devant l’entreprise Fil Rouge et je veux que ce fil rouge de l’histoire de Marseille et de l’histoire de la France ne se rompe pas, qu’il se poursuive en un fil républicain, de gauche qui fait des choses pour les gens et pas contre. »

    « Cette ville est à la croisée des chemins », embraye le maire de Marseille. « Je me bats face à des adversaires qui pour l’un, est l’héritier d’un parti fondé par des nostalgiques de Pétain, pour l’autre, c’est Pétain, travail, famille, patrie, et pour un troisième, ne sait pas qui est Pétain… Les Marseillais ne méritent pas ça. » Et d’appeler les « apprentis sorciers » qui « n’ont qu’en tête de préparer la présidentielle » à prendre leurs responsabilités.

    Lui ne fera « pas tambouille politique », le combat contre l’extrême droite « ne se monnaye pas », argue-t-il, fermant encore la porte aux insoumis. « Les Marseillaises et les Marseillais parleront dimanche, et le peuple souverain aura toute sa voix, rien que sa voix. Dès dimanche on doit être rassemblés derrière le Printemps marseillais. On ne s’amuse pas dans un 1er tour, à chaque fois qu’on s’est amusé dans l’histoire, on a pleuré après. La conséquence sera immédiate. Si le Rassemblement national est en tête, nous serons devant le gouffre. »

  • La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    Le site regroupe une cinquantaine d’entreprises et plus de 1 200 emplois autour du refit de superyachts, selon la direction du site. La majorité municipale d’Alexandre Doriol (DVD), candidat à sa succession, s’inscrit dans la poursuite de la spécialisation de maintenance et de refit des yachts, tout en modernisant le site. C’est l’un des rares sujets qui ne suscite pas de tensions majeures dans la ville. La Ciotat Shipyards est une société publique locale dont les actionnaires sont : le Département (34,73%), la Métropole (34,65%), la Région Sud (17,93%) et la Ville (12,69%).

    Une réussite pour la ville

    Ce chantier est « une réussite et fonctionne bien », selon Karim Ghendouf, à la tête de la liste d’union de la gauche. Et ce, parce que « nous n’avons pas confié le chantier simplement à des intérêts privés. L’aménagement est maîtrisé par un acteur public ». Et au candidat de vouloir « mettre en œuvre un centre de formation lié aux métiers de la mer et de la haute plaisance et permettre aux salariés du chantier naval de pouvoir se loger dans la ville ».

  • Villes portuaires

    Villes portuaires

    Quel avenir pour le Port de Marseille ? Pour celui de Toulon ? La réponse ne se résume pas dans ces municipales mais pourtant, elles sont une occasion importante de donner une orientation à la relation ville-port.

    C’est probablement à Marseille qu’elle a été le plus contrariée. On a longtemps dit que le Port – piloté par l’État – et la Ville se tournaient le dos. Les appétits immobiliers et la tentation du tout-tourisme ont exacerbé les tensions durant le quart de siècle de règne de Jean-Claude Gaudin.

    Port et Ville ont fini par signer une charte qui est appelée à se renforcer dans l’avenir.

    La vocation industrielle des bassins est, indiscutable pour la CGT, est également défendue par le Printemps marseillais, là où une partie de la gauche souhaite « faire reculer » le port.

    Des biens communs à défendre, moderniser et faire grandir

    Le dynamisme économique et la création d’emplois à Marseille en dépendent. Ainsi les communistes défendent-ils depuis de nombreuses années, la création d’un campus des métiers de la mer pour permettre à la jeunesse marseillaise de se former et d’accéder à des professions directement en rapport avec le port.

    Une ambition qui n’est pas contradictoire avec la décarbonation et la nécessaire transition écologique des activités portuaires ni à un accès encadré au littoral pour la population.

    Ces municipales, à Marseille et ailleurs sont l’occasion de réaffirmer que les ports sont indispensables au développement de nos villes. Ils sont des biens communs à défendre, moderniser et faire grandir.

  • Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec ses 10 000 hectares de superficie et ses 42 600 emplois industriels et portuaires – dont 14 400 à Marseille – le Grand Port maritime de Marseille-Fos s’impose dans le paysage des municipales. Celui-ci en effet se trouve au carrefour d’une transition environnementale dont le calendrier a heurté celui du scrutin. En décembre dernier, la Métropole adoptait un projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos, et le nouvel hémicycle qui sortira des urnes devra se pencher sur son financement et sa mise en œuvre.

    Pour les candidats des communes concernées, il s’agit d’accompagner cette réindustrialisation avec les services publics et infrastructures nécessaires. Ainsi à Martigues, le maire sortant (PCF) Gaby Charroux a-t-il dû longtemps batailler pour finalement obtenir le contournement autoroutier de sa commune et le renforcement de son hôpital. « Le député en place s’est approprié tout ça sans avoir rien fait. C’est moi qu’on a sollicité pour aller chercher les financements dans les collectivités et les communes alentour », rappelait-il sur Maritima ce mardi. À Port-de-Bouc, le maire sortant (PCF) Laurent Belsola avait de son côté déjà entamé des discussions avec le Port pour sécuriser le foncier à destination industrielle.

    À Marseille, c’est face aux appétits de la spéculation immobilière et de la tentation du tout balnéaire que les bassins Est ont longtemps dû faire face. La droite marseillaise, désormais, a fait son aggiornamento, et c’est à gauche qu’il a fallu convaincre de la nécessité de défendre l’emploi industriel, en le conciliant aux exigences environnementales. Après avoir lancé en 2022 une pétition contre la pollution maritime, le maire (DVG) Benoît Payan a fait voter en décembre 2024 une « stratégie pour une ville portuaire compétitive et durable ». « Notre activité portuaire doit perdurer, on ne peut pas la remplacer par du tertiaire, défendait-il lundi dans nos colonnes. Le port ne devra jamais devenir une marina. » Ainsi prévoit-il dans son programme de renforcer les liens de la municipalité avec le Grand Port maritime avec un contrat Ville-Port, pour renforcer la desserte ferroviaire et la connexion électrique, contribuer à créer un campus des métiers de la mer, moderniser les infrastructures de la réparation navale, de l’anse du Pharo à l’Estaque. En exigeant en contrepartie des espaces balnéaires à Corbières et contre la Digue du large ainsi que des mesures contre la pollution.

    Le RN menace 17 000 emplois

    « Il faut une école des métiers de la mer véritablement assumée », plaide aussi le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano (Ren.), qui insiste sur la poursuite de l’électrification à quai cofinancée par la Région et la défense du fret ferroviaire, « qui va nous permettre de décrocher plus de marchés à l’international ». Chez LFI aussi on assure défendre l’activité portuaire. « Il faut remettre en état les friches, nettoyer et rendre des locaux disponibles », défend le militant du POI Maxime Champion, visant l’implantation de petites entreprises tout en défendant le fret ferroviaire et une école des métiers de la mer. Quitte à aller à rebours du Toxic Tour organisé par les écologistes de Vaï, LFI et la députéé Alma Dufour qui dénonçaient l’activité portuaire et réclament la fin du croisiérisme. Toujours est-il que pour le candidat Delogu : « le port, il faudrait qu’il recule un peu sur ses terres », indique-t-il à made in Marseille… Quant au RN, il fait renaître les appétits spéculatifs en promettant une « marina du Nord de Marseille » avec restaurants, hôtels, centres des congrès. « Cette orientation menace directement l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité économique », avait alerté l’Union départementale CGT, rappelant que « le port de Marseille n’est pas un espace à privatiser ».

    Le projet de port fluvial de Fourques contesté

    La Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence (CCBTA) porte le projet de création d’un port de plaisance fluvial sur le petit Rhône à Fourques (Gard), d’une capacité de 314 anneaux. Une enquête publique s’est tenue à l’automne 2025. Ce projet suscite une levée de boucliers de la part d’associations (France Nature environnement, les Flamants roses du Trébon…). « Malgré seulement 19% d’avis positifs (…) et une faible participation, le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable au

    projet. (…) Nous rappelons qu’il s’agit de 11,5 M d’argent public. (…) À l’heure où le village de Fourques n’a plus de captage d’eau potable, il y a d’autres priorités que de

    réaliser un port qui saccagera l’environnement (…). Nous demandons aux candidats aux municipales de Fourques de se positionner », écrivent-ils dans un communiqué.

  • Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Celle-ci fait suite à une enquête du Monde qui pointait des campagnes de désinformation ciblant LFI, notamment le parlementaire marseillais accusé de viol par des comptes anonymes et des sites trompeurs. Des sources sécuritaires ont indiqué à l’AFP que ces tentatives d’ingérences provenaient de l’étranger. L’enquête pourrait basculer vers le pôle national contre la haine en ligne. « Le lobby pro-israélien Elnet pourrait être impliqué », indique Sébastien Delogu, qui assure : « Ils ne me font pas peur. » « Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral », appuie le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard. « Si, comme Le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse », complète-t-il.

  • [Entretien] Frédéric Dutoit : « Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch »

    [Entretien] Frédéric Dutoit : « Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch »

    La Marseillaise : Quels sont la position et le regard de la liste « Allauch à Gauche » sur la question du logement social ?

    Frédéric Dutoit : Sans surprise nous sommes opposés à la politique du maire actuel qui refuse tout nouveau logement social et a même arrêté les projets qui étaient déjà en cours. Cette situation nous fait payer, nous Allaudiens, des indemnités à l’État de 1,3 million d’impôts supplémentaires. Et au-delà, ça sclérose l’offre de logements pour la population puisque par ses propres dires à lui, il reçoit tous les jours des demandes de logement social d’Allaudiens. Ça concerne particulièrement les plus jeunes qui ont besoin de commencer leur parcours résidentiel dans leur ville et n’ont pas les capacités financières d’acheter, et ça réduit farouchement les possibilités pour les familles les plus en difficulté bien sûr.

    Que proposez-vous ?

    F. D. : On exigera de la Métropole, une redéfinition du Plan local d’urbanisme intercommunal qui nous permettra d’avoir des terrains accessibles à la construction et de développer l’offre. C’est fondamentalement différent de ce qu’il propose, lui et les autres listes de droite d’ailleurs. D’autant que sur Allauch même, on pourrait, non pas en développant des barres et des tours dans la ville et encore bien moins sur les collines, en produire dans le mitage de l’urbain actuel avec un travail sur les logements vacants, en mixant avec de l’accès à la propriété, comme ça se fait partout.

    D’autant que 70% des Français sont éligibles au logement social…

    F.D. : On n’est pas dans une ville particulière. Lionel de Cala veut faire d’Allauch un village gaulois mais ce village accentue les difficultés des Allaudiens eux-mêmes. C’est simplement une mauvaise politique qui est mise en œuvre et nous voulons rompre complètement avec. Et, je l’ai dit, les trois autres listes qui sont contre nous sont sur la même position de refus du logement social. Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch.

    Vous dites vouloir revoir le PLUi, vous pouvez aussi agir sur le taux de logements sociaux dans les programmes ? Quel est l’objectif ?

    F.D. : On est aujourd’hui à 7% de logements sociaux sur la ville d’Allauch… La loi Gayssot exige des communes qu’elles s’orientent vers 25% de logements sociaux pour répondre aux besoins de la population. La particularité d’Allauch, c’est que le maire se refuse farouchement à faire même des petits pas. C’est la raison pour laquelle nous payons, 1,3 million d’indemnités pour ne pas respecter la loi. C’est inacceptable. D’autant que même sans être des fanatiques, on ne veut pas de tours et barres et on ne vise pas d’un coup les 1 800 logements sociaux qu’il faudrait pour atteindre les 25% sur la ville, en le faisant progressivement dans le mitage urbain, etc… l’État arrêterait de nous faire payer cette amende.

    Toutes les communes du département et ailleurs, qui étaient comme nous à 7% ne payent pas cette indemnité parce qu’elles progressent tous les ans. Elles passent de 7% à 8%, à 9%, à 10%… Il y a une volonté politique de toutes les communes d’aller vers plus de logements sociaux, ce que ne veut pas le maire Lionel de Cala et donc c’est encore plus inacceptable, pour cette deuxième raison. Non seulement on ne respecte pas la loi et on paie des impôts que l’on pourrait éviter de payer mais en plus on ne répond pas non plus aux besoins et aux aspirations de la population d’Allauch et notamment des jeunes.

  • Hiver pluvieux : faut-il craindre une invasion de moustiques ?

    Hiver pluvieux : faut-il craindre une invasion de moustiques ?

    C’est une question qu’on ne peut s’empêcher de se poser : les pluies abondantes survenues depuis décembre pourraient-elles favoriser la prolifération des moustiques sur nos littoraux héraultais et gardois cet été ?

    Une chose est sûre, l’Aedes detritus, espèce de moustique hivernale caractéristique des zones humides du littoral, est déjà bien présent dans le Gard et l’Hérault. « Les prospections réalisées par les agents ont mis en évidence la présence de larves sur près de 6 000 hectares entre janvier et février 2026, contre 2 900 hectares sur la même période de la saison 2025 », illustre l’EID dans un communiqué. Un phénomène favorisé par la pluie tombée en abondance depuis le mois de décembre. « Ces précipitations ont entraîné plusieurs épisodes de submersion, installant durablement des niveaux d’eau élevés sur les zones humides littorales. (…) L’ampleur et la persistance de ces submersions ont favorisé des éclosions généralisées d’Aedes detritus », confirme l’EID.

    1 300 hectares traités dans l’Hérault, 900 dans le Gard

    « Nous avons donc d’ores et déjà commencé les traitements par voie aérienne ou par moyens terrestres, quand les conditions le permettent », explique Jean-Claude Mouret, responsable du pôle coordination
    opérationnelle de l’EID Méditerranée. « On cible les larves avec un bio insecticide que l’on épand sur les zones où l’on a trouvé les larves. Nous sommes intervenus sur le littoral gardois, dans des communes comme le Grau-du-Roi ou Aigues-Mortes, ainsi que sur le littoral héraultais, depuis Vendres jusqu’à La Grande-Motte. » Fin février, près de 1300 ha de zones humides avaient ainsi déjà été traités depuis le début de l’année dans l’Hérault et près de 900 ha dans le Gard, sur un total d’un plus de 2 700 ha sur l’ensemble de la zone d’intervention de l’EID Méditerranée. Pour autant, « sur les gîtes non traités (densités plus faibles) et dans une moindre mesure sur les gîtes traités, des émergences de moustiques adultes se produisent actuellement au gré des températures douces ».

    Reste que « cette situation exceptionnelle ne préfigure en rien le risque de nuisance pour le printemps et l’été. Les moustiques ont une durée de vie de trois semaines-un mois, pas plus », rassure Jean-Claude Mouret. « Nous allons poursuivre nos interventions.Tous les moyens de traitement sont engagés (avion, hélicoptère, drones, engins amphibie…) pour atténuer au maximum les nuisances résiduelles liées aux moustiques issus des zones humides.»

    Quant au fameux moustique tigre, qui évolue, lui, dans les zones urbaines à proximité des habitations, « les premières larves commencent à apparaître au mois d’avril », indique le représentant de l’EID. Donc pas d’éclosion à redouter pour le moment. Il faut profiter de la fin de l’hiver pour éliminer toutes les eaux stagnantes autour des habitations : vider les récipients, les brosser, les couvrir… La prévention restant la clé pour protéger les apéros des soirs d’été !

  • Économie et littoral au cœur de la campagne à Frontignan

    Économie et littoral au cœur de la campagne à Frontignan

    Un second mandat pour finir les réalisations du premier. Tel est le leitmotiv de Michel Arrouy, maire PS de Frontignan, candidat à sa réélection (lire ci-contre). Dans cette commune de près de 24 000 habitants, l’édile entend notamment poursuivre la revitalisation du cœur de ville, engagée avec la création d’un pôle culturel et l’ouverture d’un cinéma. Mais pour ce faire, le socialiste devra faire face à deux autres candidats qui tenteront de lui ravir son strapontin, à savoir le député RN Cédric Delapierre et Thibaut Cléret-Villagordo (divers droite).

    Ce dernier – tentant de chasser l’électorat RN avec la volonté d’augmenter les effectifs de police municipale et la mise en place d’une « préférence municipale » pour le logement et l’emploi – estime que le centre-ville se meurt. « Beaucoup me disent qu’il n’y a rien à faire à Frontignan. La politique s’est résumée à construire du logement mais on n’arrivera pas à dynamiser la ville. Frontignan dispose d’un atout majeur. Nous avons 11 hectares en plein cœur de ville et il y a un manque de divertissement sur le bassin de Thau. Nous créerons donc un pôle loisir sur la Mobil », détaille celui qui était déjà candidat en 2020.

    Ce n’est pas le seul foncier disponible de la commune, à l’instar de la ZAC des Pielles ou de la zone de Lafarge. Mais c’est là que les visions divergent entre le maire et Thibaut Cléret-Villagordo. Alors que le premier priorise des lieux de rencontre, des espaces de fraîcheur ou encore des promenades, Thibaud Cléret met l’accent sur la diversification des activités pour attirer les entreprises. « Nous doublerons la zone d’Intermarché afin de fixer la clientèle et créer de la richesse », indique Thibaut Cléret-Villagordo.

    Préservation du littoral

    Commune balnéaire, Frontignan est aux premières loges du dérèglement climatique et doit s’adapter au recul du trait de côte. « On l’a beaucoup anticipé sur ce mandat. Je crois qu’il ne faut pas mentir à nos concitoyens, il faut leur donner la réalité aujourd’hui. Les changements climatiques, le recul du trait de côte sont des réalités. Or, ce ne sera pas à l’échéance de nos vies. Mais, cela ne veut pas dire qu’on abandonne un quartier comme la Plage, on va devoir faire des aménagements et continuer à travailler avec nos concitoyens sur ce risque avéré », détaille Michel Arrouy.

    Une vision rejetée par Thibaut Cléret-Villagordo. « La majorité actuelle a baissé les bras. Ils vont pousser vers le repli des côtes et évacuer [le quartier] Frontignan Plage. Une ville qui abandonne sa plage perd une part d’elle-même. » Et de miser sur les dunes, l’ensablement. « Des solutions existent mais il faut mettre tout le monde autour de la table et prendre les bonnes mesures. »

  • Au Vigan, un duel serré pour la sous-préfecture cévenole

    Au Vigan, un duel serré pour la sous-préfecture cévenole

    À première vue, l’élection municipale au Vigan pourrait sembler paisible. Mais dans cette sous-préfecture cévenole d’environ 3 800 habitants, le scrutin s’annonce plus ouvert qu’il n’y paraît. La maire sortante Sylvie Arnal, en poste depuis 2020, affronte François Clément, chef d’entreprise natif de la ville qui se lance pour la première fois dans l’arène électorale.

    Tous deux revendiquent des listes « sans étiquette ». Mais les sensibilités politiques existent bel et bien. Sylvie Arnal assume être « plutôt de gauche », tandis que son adversaire, issu d’une famille de gauche, est généralement classé centre gauche par les observateurs locaux. Dans une ville historiquement marquée par une culture progressiste, ce positionnement n’est pas anodin.

    Élue municipale depuis 2008 et commerçante du centre-ville, Sylvie Arnal défend le bilan d’un mandat mené dans un contexte financier contraint. Elle met en avant les 11 millions d’euros de projets réalisés sans augmentation de la dette, parmi lesquels la création d’un pôle d’enseignement supérieur, le soutien à la vie culturelle ou encore l’amélioration de l’habitat en centre-ville, avec plus de cinquante logements déjà réhabilités. La candidate souhaite poursuivre ces chantiers, notamment la rénovation du groupe scolaire Jean-Carrière, estimée à 6,5 millions d’euros, ainsi que la création de pistes cyclables reliant la voie verte. Elle évoque aussi l’installation de caméras de vidéoprotection aux entrées de la ville.

    Deux visions pour relancer la commune

    Face à elle, François Clément entend porter une alternative axée sur le développement économique. L’imprimeur de 60 ans, engagé dans la vie économique locale, estime que la ville manque de dynamisme pour une sous-préfecture. « Ce qui m’effraie, c’est la pauvreté de notre territoire », affirme-t-il. Son projet repose notamment sur la revitalisation du commerce de centre-ville, la rénovation des halles et une stratégie pour attirer davantage de visiteurs, notamment depuis Montpellier ou Nîmes. Le candidat souhaite aussi soutenir les associations et renforcer l’attractivité touristique d’un territoire qu’il juge riche mais insuffisamment valorisé.

    Entre continuité municipale et promesse de renouveau, le scrutin pourrait se jouer à peu de voix. Dans cette ville cévenole où la vie politique reste très locale, l’élection s’annonce plus disputée que lors des précédents scrutins.