Author: tecnavia

  • Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    Les musiques du monde s’offrent à Aix-en-Provence

    « Notre moteur, c’est d’offrir la culture à tout le monde et mélanger les publics avec des concerts de qualité. Des concerts gratuits, il n’y en a plus beaucoup. Quand vous voyez les prix des places de certains festivals, autour de 50-60 euros, une famille ne peut pas se les payer », souligne Jean-Michel Lasserre, fondateur du Zik Zac Festival. Dans ce monde onéreux, cet événement porté par l’association La Fonderie constitue une joyeuse anomalie dont la 29e édition, gratuite, démarre jeudi 9 juillet au Parc Gilbert Vilers, dans le Théâtre de verdure du Jas de Bouffan.

    Sons en fusions

    Parmi les têtes d’affiche de cette soirée inaugurale, le chanteur et guitariste de reggae Vanupié, le « punk afropop » du groupe congolais, Kin’Gongolo Kiniata, ou les mélodies RnB de la Franco-Malgache Issa Naïmo. « Groupe fusionnant rap multilingue, trip-hop et cumbia dans son album Mozaïk », indique l’organisation du Zik Zac, la Cafetera Roja sera de la partie le lendemain. Au menu aussi, le « funk énervé » de Vaudou Game, qualifie Jean-Michel Lasserre, mais aussi le trio marseillais Sidiaz, qui « réinvente l’héritage sahraoui au carrefour du blues touareg, des grooves sahéliens et d’un rock psychédélique exalté ». Clap de fin de cette 29e édition, samedi, avec Temenik Electric, quintet marseillais, fine fleur de la fusion entre le rock et les musiques du Maghreb, ou encore la rappeuse et chanteuse brésilienne Mariana Da Cruz.

  • [Entretien] Ezra Collective : « Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration »

    [Entretien] Ezra Collective : « Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration »

    Ezra Collective est aujourd’hui l’un des ensembles les plus populaires et influents de sa génération. Figure de proue du renouveau du jazz britannique, le quintet londonien poursuit une ascension fulgurante depuis sa victoire au Mercury Prize en 2023, couronnée par son sacre comme « Groupe de l’année » aux Brit Awards, porté par le succès de son dernier album, Dance, No One’s Watching.

    La Marseillaise : Comment définiriez-vous votre approche du jazz ?

    TJ Koleoso : Quand je suis arrivé au club de jeunes [Tomorrow’s Warriors], où nous avons appris le jazz, j’avais toujours eu l’impression que cette musique n’était pas faite pour des gens comme moi. C’est une question de découverte. Il suffit qu’on vous fasse écouter cette musique, qu’on vous la présente. C’est cette introduction qui vous permet ensuite d’en tomber amoureux. Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration et l’improvisation, à travers toutes sortes d’autres musiques. Il y a toujours ce dialogue qui doit exister entre les instruments. Et c’est cette philosophie que nous avons intégrée à notre musique.

    Cette année marque les dix ans de Chapter 7. Comment avez-vous évolué depuis, dans quelle direction vous tournez-vous à présent ?

    TJ.K. : En une phrase, nous sommes le même groupe avec un sens des responsabilités beaucoup plus important. Aujourd’hui, quand nous jouons ou que nous prenons des décisions, nous ne pensons plus seulement à nous. Nous réfléchissons à ce que cela représente pour un public plus large, mais aussi pour toutes les personnes autour de nous qui souhaitent évoluer dans le monde de la musique. Même au-delà. Nous partons en tournée avec toute une équipe. Il y a une responsabilité de continuer à bien jouer et à faire de bons concerts parce qu’il y a des gens qui en dépendent financièrement.

    Avec trois albums et trois EP à votre actif, est-ce que vous savez déjà à quoi ressemblera la setlist au MJ5C ?

    TJ.K. : Non, mais il y aura un mélange de chansons qu’on a déjà jouées de nombreuses fois et d’autres qu’on n’a encore jamais interprétées sur scène. On a notamment hâte de se plonger dans une bonne partie du nouveau répertoire cet été.

    Votre nouvel album sort en septembre, quelle en était l’inspiration ?

    TJ.K. : Le nouvel album s’intitule Here Because of Hope, et il s’articule autour du chemin qui mène de la douleur à la joie. Historiquement, on a toujours beaucoup parlé de la joie en tant que groupe, avec cette idée que la joie est davantage une manière de voir les choses qu’une simple émotion. Je pense que l’espoir est ce qui vient combler l’espace entre la douleur et la joie. Voilà le socle philosophique de cet album. Musicalement, ce qui en ressort est un album beaucoup plus vulnérable, plus réfléchi et peut-être plus émotionnel qui traverse différents genres musicaux comme Ezra à l’habitude de le faire.

    Le premier single est sorti. Une collaboration avec Pa Salieu.

    Ife Ogunjobi : Ce qui est intéressant chez lui, c’est sa polyvalence. Ce n’est pas un rappeur cliché. Il est capable d’évoluer dans plein de registres différents et il puise dans énormément d’influences. Pour un groupe comme le nôtre, qui ne vient pas du rap au sens traditionnel mais qui cherche à le mêler à l’afrobeats, au jazz et à d’autres styles, c’était la collaboration idéale.

    Interview traduite de l’anglais. Concert le 9 juillet, au Parc Aurélien Fabre. De 15 à 40 euros.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Détonations jazz des cinq continents à Marseille

    Détonations jazz des cinq continents à Marseille

    Depuis la soirée d’hier, théâtre d’un concert des chanteurs Janelle James et China Moses ayant célébré les 50 ans de la sortie d’I want you, album chaud bouillant de Marvin Gaye, la 26e édition du Marseille jazz des cinq continents est entrée dans sa dernière ligne droite. Elle a investi pour la première fois le parc Henri-Fabre et ce jusqu’au dimanche 12 juillet. Prochaine détonation jazz en ligne de mire dans cet écrin de verdure situé à Saint-Giniez, jeudi 9 juillet, avec le quintet Ezra Collective (voir interview ci-dessus), mais aussi Awa Ly, chanteuse qui déchaîne les éléments folk et soul sur des rythmes d’Afrique de l’Ouest, ainsi que la formation britannique Maman Hands.

    Cuba, Bahia, Kyoto…

    Symbole de l’ADN du Marseille jazz des cinq continents, la pianiste suisse Manon Mullener lancera, elle, la soirée du vendredi, des Stories plein les touches, du nom de son dernier album dressant des portraits musicaux à travers les témoignages qu’elle a glanés de New York à La Havane. La bassiste et chanteuse neo soul Adi Oasis et le Sun Ra Arkestra, orchestre cosmique et légendaire fondé dans les années 1950 par le compositeur afrofuturiste Sun Ra (1914-1993), compléteront l’affiche. Le lendemain, place à la pianiste et chef Leïla Olivesi, munie de son African Rhapsody, opus reconnu par l’Académie du jazz comme « Disque de l’année ». Plus tard dans la soirée, direction l’Amérique latine avec deux autres concerts : Xenia França « chanteuse RnB venue de Salvador de Bahia qui met du jazz à différents endroits de la musique brésilienne », situe Hughes Kieffer, puis Maite Hontelé. Baroudeuse du continent, cette trompettiste néerlandaise défend son dernier projet La Novia, elle qui « a appris son instrument à Cuba et joué avec les grandes stars de l’île, avant de partir en Colombie où elle a même été nommée artiste de l’année », rappelle le directeur d’un festival qui se terminera en boulet de canon le 12 juillet. Au menu, le pianiste marseillais Cyril Benhamou, le monstre de la basse Marcus Miller (interview dans La Marseillaise de samedi) et les fusions funk du Kyoto Jazz Massive.

  • Rencontres avec Kafka et Proust au fil des théâtres

    Rencontres avec Kafka et Proust au fil des théâtres

    Darius

    C’est parce qu’il est docteur en pharmacie, parce qu’il s’intéresse à l’œuvre de Marcel Proust, et surtout parce qu’il est le père de Ferdinand, un enfant « différent » que sa pièce Darius vibre d’une authenticité suffocante et d’une poésie distancée. Il met lui-même en scène cette nouvelle version galopante, où l’on danse, où l’on s’esclaffe sur un sourire, où on retient ses larmes par pudeur, où l’on rage au moindre échec, où l’on passe aux aveux quand on ne peut plus les taire. Darius, 19 ans, est cloué dans un fauteuil roulant, lui qui aime voyager, caracoler dans le monde entier, le voilà piégé par des sens évanouis où seuls résistent ses dons olfactifs. C’est donc par les parfums, les flagrances que sa mère veut qu’il continue à courir le monde. Pour cela elle demande à un parfumeur, ou plutôt à un créateur d’odeurs, d’inventer des parfums que le jeune reconnaîtra, aidé par un odorat et une mémoire sensitive surdéveloppés. Pari tenu, pari (presque) réussi. En regardant Catherine Hauseux (la mère) et Félix Pruvost (le parfumeur), on comprend immédiatement combien le sujet les a séduits, combien ils se sont investis dans cette Odyssée hérissée de tant d’espoirs, de désillusions, de victoires. Leurs sourires vainqueurs, leurs cils mouillés, leur gestuelle souple et dansante dans les jolies lumières de Richard Arselin, dynamisent un échange épistolaire qu’on suit avec passion. Un thriller joyeux aux multiples effluves. Ça sent rudement bon au Cabestan !

    L’Homme de parole

    C’est l’histoire d’une rencontre entre une comédienne (Véronique Boulanger) et Grégoire Delacourt. Ils ne se connaissaient pas. Elle l’a accosté, lui a demandé s’il n’aurait pas écrit une pièce théâtre. La réponse la voilà dans cette création 2026 L’homme de parole. Sur scène, un comédien, vêtu façon 1920, doit interpréter Franz Kafka et sa Lettre au père, ce sera sa dernière représentation. Le cœur gros, il délaisse l’auteur austro-hongrois pour se raconter, lui. Son témoignage brûle de vérités assénées l’air de rien, sur notre monde, mais surtout sur celui de l’existence des comédiens. Il choisit la vérité crue et décrit la vie grise des acteurs rongés par le vice du théâtre, ce vampire des âmes et du corps. Sans concession mais avec une tendresse inouïe, il furète dans les méandres d’un métier ingrat, solitaire, mais nécessaire. Et c’est là que le prodige a lieu. Véronique Boulanger, toute menue, à la voix si particulière, efface sur le plateau Véronique et devient ce Comédien. Elle évoque les personnages rencontrés par notre anti-héros : une inflexion de voix, une expression du visage, et le tour est joué ! Véronique, aussi à l’aise dans le boulevard (Lily et Lily avec Michèle Bernier), que dans un théâtre d’idées (Ô les beaux jours !) affirme ici une facette inattendue de son talent caméléon. Drôle souvent, inquiétante parfois, singulière toujours, elle semble ne rien prendre au sérieux, pratique l’autodérision avec panache. Eric Métayer, le metteur en scène, laisse la bride sur le cou à cette comédienne qui sait braver tous les dangers. Sur le plateau, il lui offre une grosse malle, valise miroir, valise refuge, valise-loge, valise cachette, d’où s’exhalent les splendeurs et misères du théâtre.

    « Darius », tous les jours sauf mercredi, à 13h55 au Théâtre du Cabestan

    « L’Homme de parole », tous les jours sauf mercredi à 16h au Verbe Fou.

  • La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    Dans le cadre de sa stratégie de diversification des ressources, la Ville lance une campagne de financement participatif. Ce, par le biais de la plateforme Collecticity, opérée par la société Urbanis Finance, dédiée à recueillir des dons pour des projets portés dans les communes. Cette option se greffe à une démarche de mécénat auprès des entreprises, engagée par la municipalité depuis juin 2024. La délibération a cet effet a été débattue lors du dernier conseil municipal. « La ville veut développer le recours aux dons des particuliers qui a progressé de 3,6% en 2025 et représente 58% de la générosité en France contre 42% pour le mécénat d’entreprise, contextualise Patrick Ardizzoni, adjoint à l’économie. Les fonds recueillis contribueront au financement d’actions et projets conduits par les musées d’arts et d’histoire, le Musée Granet, les sites cézanniens. » Si aucune des oppositions ne s’est opposée au vote de la délibération, le sujet a suscité des interrogations. Après question du RN sur la « redevance » attribuée à la plateforme, la municipalité explique que l’organisme touche 5,5% de commission sur le montant de dons récoltés, limité à 12 500 par an.

    Le rôle de l’impôt ?

    Cyrille Blint, conseiller municipal d’opposition (DVD) estime « qu’une collectivité comme Aix ne devrait pas à avoir à aller chercher les fonds auprès des particuliers ou au niveau des entreprises (…) normalement, ça doit se faire à travers l’impôt ». Autre réflexion issue de ce groupe, l’impression que « quelque chose est pris d’un côté pour être enlevé de l’autre ». Cyril Blint justifie. « Quand un particulier va faire un don pour les sites cézanniens, 66% de ce don va arriver en moins dans les caisses de l’état (…) Je ne suis pas passé de l’autre côté du groupe de M. Pena [Aix Avenir, Ndlr.] mais il me semble qu’il y a quelque chose qui n’est pas vertueux et même si ça part d’un bon sentiment, c’est peut-être pas la solution idéale pour les deniers publics. » À gauche, on rejoint la réflexion sur une possible substitution à l’impôt. « Ça pose la question de l’intervention privée dans les choix culturels. Il va falloir être vigilants à ce que la programmation des musées, des spectacles, il n’y ait pas une contrepartie à ce financement participatif », s’inquiète Agnès Daures (DVG) qui, s’interroge aussi sur « la façon dont on l’intègre dans le budget ». « Ces montants sont un plus, ce n’est pas financer un projet, c’est donner un plus pour que le projet soit encore mieux », assure Sophie Joissains, tandis que Patrick Ardizzoni pointe une « période ou il y a un changement de modèle », ou « tout ne doit pas passer par l’impôt » et de rappeler que « les ressources de la Ville ne peuvent pas reposer que sur le mécénat bien entendu ».

  • Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    La candidature au label mondial « Géopark Unesco », que les départements du Var et des Alpes-Maritimes déposeront conjointement début 2027 pour le géoparc « Socle de Provence », n’a pas seulement vocation à faire reconnaître son patrimoine géologique remarquable. Elle a également trait à promouvoir le patrimoine culturel matériel et immatériel de cette zone de 1 600 km² s’étendant de Sanary jusqu’à Vallauris, à travers les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron.

    C’est en ce sens que le département du Var, en lien étroit avec le CNRS, initie la rédaction d’un Atlas du patrimoine culturel, véritable cartographie des richesses locales. Cet ouvrage aura pour objectif de recenser les éléments du patrimoine matériel et immatériel, de la canne de Provence à la castanéiculture, en passant par l’exploitation du liège et les composantes immatérielles telles que les rituels, costumes, danses et savoir-faire liés aux métiers.

    Un projet participatif

    et déjà lancé

    Derrière cette future réalisation, les exigences du label Unesco, qui exigent la présentation de cinq axes patrimoniaux en lien avec le projet : les traditions et expressions orales, y compris la langue, comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle (musique, danse, théâtre traditionnel…) ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

    À la base de ce recueil, des travaux réalisés par des chercheurs, organismes et associations. Cependant, dans de nombreux cas, les informations sont absentes, pour l’instant manquantes, ou en train de disparaître au profit de pratiques globalisées. C’est pourquoi les porteurs du projet de géoparc ont décidé de donner à l’atlas un caractère participatif. Ainsi, une enquête « grand public » est lancée afin de recueillir des savoirs traditionnels locaux liés à la nature et ses usages, forestiers comme maritimes.

    Un projet qui bénéficie du soutien de deux figures emblématiques de la cuisine provençale, les chefs Gui Gedda et André Del Monte, qui s’engagent pour la transmission des gestes et traditions culinaires. Car la gastronomie sera un point central de l’enquête publique, via un questionnaire déjà en ligne, qui invite les habitants à partager leurs savoir-faire, de tradition familiale, régionale et locale, des ingrédients utilisés aux méthodes de cuisine. Pour que nos « gaubis » ne disparaissent pas.

  • Un cabinet médical ouvre aux Oliviers

    Un cabinet médical ouvre aux Oliviers

    « Le but est d’être au plus proche des habitants qui ont du mal à se déplacer jusqu’aux médecins. De proposer un parcours de soins cohérent et adapté », explique Timothée Souletie, docteur généraliste et porteur du projet de cabinet médical en pied d’immeuble de la cité les Oliviers A (13e), inauguré ce mercredi 8 juillet. Le projet, réalisé par l’architecte Fouad Boudinar, accueillera à terme 2 médecins généralistes, une sage-femme, une psychologue, une psychomotricienne et une orthophoniste.

    Selon Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille et présidente de Provence Métropole Logement, le bailleur social, il s’agit « d’un projet de requalification qui illustre notre volonté d’améliorer la qualité de vie de nos locataires ». En effet, dans ce quartier prioritaire, le centre répond à deux enjeux : « la désertification médicale et la désertification des services publics », commente Tina Biard-Sansonetti, maire (PM) des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Un désert contre lequel il est essentiel de lutter car « quand les services reculent, il y a un sentiment d’abandon des habitants », constate Anne-Sophie Sidani (PS), déléguée municipale à la politique de la ville, qui a financé à hauteur de 80% l’opération.

    Tina Biard-Sansonetti présente cette inauguration comme un symbole fort : « on prend le prétexte du réseau de stupéfiants pour ne pas implanter de services publics, les réhabilitations des Oliviers A prouvent le contraire ». Et « c’est un modèle que je souhaite dupliquer », conclut-elle.

  • L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    1ère mène

    L’équipe Messonnier prend les devants

    C’est parti pour cette grande finale !

    Bouchon à 9m20 avec une approche approximative de Patrick Messonnier. Patrick Laur a repris le point sans être brillant pour autant. Par contre, la deuxième approche de Messonnier vient sur le but.

    Ce qui oblige Sony Even à tirer avec succès. Avec maestria, Yohan Cousin vient à son tour sur le bouchon. Even frappe une nouvelle fois. Son deuxième appoint reste trop court. Michel Loy reprend l’avantage par le boulevard extérieur.

    La deuxième de Laur passe la troupe en revue, mais sans conséquence pour le point. Sébastien Rousseau, d’une frappe limpide, redonne aux siens l’avantage de la mène. Avant que Loy ne reprenne la meilleure place. Le tir de Rousseau est, cette fois-ci, sans résultat.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    2e mène

    Cousin sauve les siens

    Bouchon à 8m40. Beau point de Patrick Messonnier, mais Patrick Laur se rapproche davantage. Michel Loy manque par deux fois au tir. Yohan Cousin continue d’attaquer.

    Il sauve son équipe en expédiant le bouchon hors de limites réglementaires. Mène annulée.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    3e mène

    Égalisation inespérée
    de Laur

    Bouchon à 6m01. La boule de Patrick Messonnier termine à 1m15 du bouchon. Patrick Laur le gagne sans grande conviction. Messonnier reprend brillamment l’avantage. Ce qui envoie Sony Even au rond. Celui-ci manque sa première tentative, mais réussi sa deuxième. Avec une boule d’avance, Yohan Cousin taquine le bouchon dès son premier appoint. Sébastien Rousseau écarte provisoirement le danger, avant que Cousin n’ait pas de peine à reprendre le point de nouveau. Approche moyenne de Laur, puis frappe de Rousseau. Avec deux boules en main pour faire la différence, Michel Loy manque sa première tentative au tir. Déjà la troisième ratée dans cette partie. Devant cet échec, Loy décide de pointer sa dernière boule, mais n’a pas pu inverser la tendance.

    MESSONNIER 1 -1 Laur
    4e mène

    Mini break de l’équipe Messonnier

    Bouchon à 9m56. Patrick Laur pointe sans mettre ses adversaires en difficulté. Patrick Messonnier vient une nouvelle fois sur le but. Laur fait mieux que Messonnier avec un point à 44 centimètres du bouchon. Messonnier reprend de nouveau l’avantage. Sony Even ne semble pas dans son assiette. Rousseau se retrouve gêné, percute la deuxième approche du pointeur en blanc et lui rend la tâche plus agréable. Il fuse à sa deuxième boule qui vient frôler les balustrades. Dernière boule en main pour son équipe, Even vendange. Les blancs ont une belle occasion de réaliser un premier break. Après une première trop courte, Yohan Cousin part à l’attaque et réussi son coup. Michel Loy manque sa première tentative, avant de connaître plus de succès sur la deuxième.

    MESSONNIER 4 -1 Laur
    5e mène

    Loy passe la vitesse supérieure

    Bouchon à 8m10. Patrick Messonnier est une nouvelle fois implanté à côté du but. À l’inverse, Patrick Laur ne brille pas : une première à 1m50 derrière et une deuxième légèrement sur le côté. Sony Even loupe son premier tir. Cela semble être la Bérézina chez les bleus. Ils décident de tourner pour inverser la tendance. Mais Even n’est guère plus brillant à l’appoint. Une frappe de Sébastien Rousseau redonne un peu d’espoir sur la tournure que peut prendre la mène, mais les blancs ont toujours cinq boules en main. Michel Loy semble progressivement retrouver de sa superbe. Cette fois, c’est Messonnier qui déballe quelque peu. Mais Loy semble avoir enclenché en réalisant un carreau. Avec deux points au sol et deux boules en main, sans compter que Rousseau ne change pas la situation avec sa dernière boule, Yohan Cousin réalise deux approches impeccables. Le break est fait et les bleus ont franchi la mi-partie.

    MESSONNIER 8 -1 Laur
    6e mène

    Petite faute, grandes conséquences

    Bouchon à 8m90. Patrick Messonnier réalise une approche moyenne. Patrick Laur continue sa descente aux enfers à l’appoint. Ce qui condamne Sébastien Rousseau à partir à l’attaque. Il touche dès sa première tentative. Impassible, imperturbable, Messonnier a repris du poil de la bête. Chiquette de Rousseau, mais qui permet à son équipe de prendre le meilleur. Du grand Yohan Cousin oblige Sony Even à entrer en action avec bonheur. Les blancs réalisent une légère de faute en envoyant Cousin au point alors qu’ils avaient trois boules en main contre deux pour les bleus. Michel Loy se manque par deux fois à l’appoint et gâche une belle occasion de grimper davantage au score. Laur glisse un deuxième point en levant le poing en l’air, puis Even termine la mène avec un troisième point.

    MESSONNIER 8 -4 Laur
    7e mène

    Le douanier Rousseau redresse le navire

    Bouchon à 6m30. La boule de Patrick Laur passe le but de 80 centimètres. Patrick Messonnier reste trop court et ne reprend pas le point. Sa deuxième tentative est légèrement meilleure et gagne le point. Sébastien Rousseau se lance au tir et fait courir la boule adverse. Yohan Cousin gagne le point par l’extérieur. Laur passe au travers et Even s’efforce de faire tirer ses adversaires. Michel Loy s’exécute et frappe. Even continue le duel avec Loy, mais ce dernier n’a pas le dernier mot. Cousin ne gagne pas le point, mais positionne sa boule juste à la sautée de celle qui détient le point. Ce qui n’a toutefois pas empêché Rousseau de tirer avec efficacité.

    MESSONNIER 8 -5 Laur
    8e mène

    Cousin envoie son équipe
    vers les sommets !

    Bouchon à 6m20. Patrick Laur place une boule d’argent. Gaucher, Patrick Messonnier passe par l’extérieur, mais donne trop d’effet à sa boule et passe derrière le bouchon. Il se rectifie dès sa deuxième tentative. Laur pointe et coupe à peine la deuxième boule de Messonnier. Sébastien Rousseau ne connaît guère plus de réussite en se rendant sur le pas de tir : un trou d’abord, avant de faire une casquette qui permet aux blancs de garder le point. Sony Even se lance au bouchon pour éviter la grosse mène, voire la défaite, mais ses deux tirs sont manqués. Yohan Cousin cadre et permet à Michel Loy de glisser le treizième point. Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy remportent le Mondial La Marseillaise à pétanque ! C’est une première victoire dans la cité phocéenne pour les champions de France doublette, Michel Loy et Yohan Cousin, et surtout une troisième pour Messonnier, qui rejoint Jean-Michel Puccinelli, Philippe Pécoul, Raymond Authieu, François Mélis, Noël Bengler et Eugène Lubrano.

    MESSONNIER 13 -5 Laur