Author: tecnavia

  • Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Une autorisation a posteriori a été délivrée en juin 2026 sous la pression directe de la présidence de la République. L’article rapporte le coût exorbitant de cette « expérimentation » d’une durée d’un an qui a déjà coûté entre 200 000 et 250 000 euros de fonds publics, et dont la répartition exacte des coûts entre le fabricant Ludoparc et le créateur Ora-ïto n’est pas communiquée. Cette structure devra être entièrement démontée et le sol remis en état. Dans sa réponse à la Tribune de l’Art, la Drac déclare que « si l’expérimentation est jugée positive, un nouveau concours et un nouvel appel d’offres seront lancés pour un autre projet mieux intégré, rendant l’investissement initial totalement perdu ». Sites & Monument avait dénoncé le 22 juin ce montage dans un courriel à la DRAC. La déléguée régionale Sandrine Rolengo s’interrogeait sur « la qualité particulièrement pauvre de ces aménagements au regard de la valeur historique et architecturale du Fort Saint-Jean ». « Le choix de couleurs très visibles et invasives est une atteinte à la perception du monument ». Sans parler d’une aire de jeux inutilisable car chauffée à blanc en plein soleil !

  • Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    La Ville d’Avignon parle déjà d’une « décision particulièrement inquiétante car très rare ». Elle concerne les finances locales, qu’Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) qualifie de « champ de ruines », laissé par l’ancienne majorité de Cécile Helle, qui s’en défend vertement. La décision en question serait le possible placement de la commune au sein d’un réseau d’alerte de collectivités en difficulté. Un dispositif pourtant assez courant, où chaque année des Villes, agglo ou départements y entrent et sortent.

    Reposant sur 4 critères (autofinancement, endettement ou potentiel fiscal), ce réseau, créé en 1993, est « un instrument interne à l’administration, destiné à améliorer la prévention des difficultés de certaines collectivités ». Le sujet a été évoqué ce mardi et ce mercredi à l’occasion de réunions entre le préfet, le maire d’Avignon, le directeur des services ou aussi le directeur départemental des finances publiques (DDFIP).

    « Les représentants de la préfecture ont exprimé leurs vives inquiétudes avec notamment un constat de dégradation très rapide de tous les indicateurs financiers concernant 2025 », souligne la Ville, qui en conseil municipal le 30 juin, n’a pas adopté le compte administratif. Ceci entraînant de fait une prise en main du dossier par la préfecture sans aller jusqu’à la tutelle. Sollicitée, la préfecture « indique laisser la main à la mairie de décider si elle souhaite rendre public ou non ce qu’il ressort de sa situation financière ». Quant à la DDFIP, elle « confirme des échanges » mais ne souhaite pas davantage « communiquer ».

  • Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    Finances municipales : Avignon bientôt inscrite dans un réseau d’alerte ?

    La Ville d’Avignon parle déjà d’une « décision particulièrement inquiétante car très rare ». Elle concerne les finances locales, qu’Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) qualifie de « champ de ruines », laissé par l’ancienne majorité de Cécile Helle, qui s’en défend vertement. La décision en question serait le possible placement de la commune au sein d’un réseau d’alerte de collectivités en difficulté. Un dispositif pourtant assez courant, où chaque année des Villes, agglo ou départements y entrent et sortent.

    Reposant sur 4 critères (autofinancement, endettement ou potentiel fiscal), ce réseau, créé en 1993, est « un instrument interne à l’administration, destiné à améliorer la prévention des difficultés de certaines collectivités ». Le sujet a été évoqué ce mardi et ce mercredi à l’occasion de réunions entre le préfet, le maire d’Avignon, le directeur des services ou aussi le directeur départemental des finances publiques (DDFIP).

    « Les représentants de la préfecture ont exprimé leurs vives inquiétudes avec notamment un constat de dégradation très rapide de tous les indicateurs financiers concernant 2025 », souligne la Ville, qui en conseil municipal le 30 juin, n’a pas adopté le compte administratif. Ceci entraînant de fait une prise en main du dossier par la préfecture sans aller jusqu’à la tutelle. Sollicitée, la préfecture « indique laisser la main à la mairie de décider si elle souhaite rendre public ou non ce qu’il ressort de sa situation financière ». Quant à la DDFIP, elle « confirme des échanges » mais ne souhaite pas davantage « communiquer ».

  • Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Le fonds Albert Camus vient de faire son entrée dans les collections nationales de la Bibliothèque nationale. Pour rappel, le fonds d’archives contient une majeure partie des manuscrits de l’auteur éponyme, dont celui de l’Étranger. Le maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, salue la nouvelle. « Son intégrité est définitivement préservée en évitant sa dispersion ou son acquisition par un acteur étranger. Il sera donc accessible au plus grand nombre est valorisé à la hauteur de cet immense écrivain », estime le premier magistrat de la ville. Sophie Joissains relie l’actualité à l’histoire locale, puisque la Ville « assurait la conservation, la communication et la valorisation d’une grande partie de ce fonds au titre d’un contrat de dépôt établi par Catherine et Jean Camus », pendant plus de 25 ans à la bibliothèque Méjanes. Si « l’ensemble des documents est actuellement regroupé à la BNF dans le cadre des opérations de récolement et d’estampillage consécutives à l’acquisition du fonds par l’État », indique la municipalité, « à l’issue de ce travail, une partie de ces documents sera de nouveau mise à la disposition de la Ville d’Aix, par la BNF, selon les modalités définies entre les deux institutions ». Une opération « totalement indépendante du chantier de transformation actuellement en cours à la bibliothèque Méjanes ». Le maire assure que, la Ville célébrera « l’œuvre de Camus à l’occasion du 70e anniversaire du Prix Nobel » et prépare un programme pour le 17 octobre, date d’attribution de ce prix et le 14 décembre, jour ou l’auteur intervenait pour la dernière fois à Aix, en 1959.

  • Avec l’été, le DAL alerte sur la fraude au bail mobilité

    Avec l’été, le DAL alerte sur la fraude au bail mobilité

    Pour les travailleurs saisonniers, se loger devient de plus en plus difficile en été, dans un département au marché locatif étranglé par la location touristique, les résidences secondaires et les logements vacants. Une solution pour fluidifier le marché est le recours au bail mobilité. Instauré par la loi Elan de 2018, il permet de louer un logement meublé à un locataire considéré comme temporaire (étudiant, salarié en mission temporaire, stagiaire…) de 1 à 10 mois et ne peut pas être renouvelé. Or, d’après l’association pour le Droit au logement (DAL), de plus en plus de propriétaires en font un usage détourné, louant à l’année en bail mobilité et contraignant ainsi leur locataire à quitter le logement pour l’été, pour le destiner à la location saisonnière de type Airbnb, plus lucrative.

    Peu de locataires connaissent leur droit

    « La plupart des concernés ne savent pas que c’est frauduleux, constate José Pluki, représentant du DAL 05. Le propriétaire l’annonce, vous dit que c’est comme ça, et vous, vous n’en savez rien. Et puis, il peut y avoir un effet village, si vous commencez à ruer dans les brancards contre un propriétaire, dans une petite ville ou un village, ça peut devenir difficile de trouver quelqu’un pour vous louer. » Le manque de logement créerait un rapport de force favorable aux propriétaires. « Beaucoup de gens, quand ils ont un bail mobilité à l’année, n’osent rien dire parce que c’est déjà au moins avoir un logement, poursuit José Pluki. En plus, le bail mobilité peut arranger des saisonniers qui n’arrivent pas à trouver autrement, il y a quand même des travailleurs qui passent l’été dans leur camion. »

  • Avec l’été, le DAL alerte sur la fraude au bail mobilité

    Avec l’été, le DAL alerte sur la fraude au bail mobilité

    Pour les travailleurs saisonniers, se loger devient de plus en plus difficile en été, dans un département au marché locatif étranglé par la location touristique, les résidences secondaires et les logements vacants. Une solution pour fluidifier le marché est le recours au bail mobilité. Instauré par la loi Elan de 2018, il permet de louer un logement meublé à un locataire considéré comme temporaire (étudiant, salarié en mission temporaire, stagiaire…) de 1 à 10 mois et ne peut pas être renouvelé. Or, d’après l’association pour le Droit au logement (DAL), de plus en plus de propriétaires en font un usage détourné, louant à l’année en bail mobilité et contraignant ainsi leur locataire à quitter le logement pour l’été, pour le destiner à la location saisonnière de type Airbnb, plus lucrative.

    Peu de locataires connaissent leur droit

    « La plupart des concernés ne savent pas que c’est frauduleux, constate José Pluki, représentant du DAL 05. Le propriétaire l’annonce, vous dit que c’est comme ça, et vous, vous n’en savez rien. Et puis, il peut y avoir un effet village, si vous commencez à ruer dans les brancards contre un propriétaire, dans une petite ville ou un village, ça peut devenir difficile de trouver quelqu’un pour vous louer. » Le manque de logement créerait un rapport de force favorable aux propriétaires. « Beaucoup de gens, quand ils ont un bail mobilité à l’année, n’osent rien dire parce que c’est déjà au moins avoir un logement, poursuit José Pluki. En plus, le bail mobilité peut arranger des saisonniers qui n’arrivent pas à trouver autrement, il y a quand même des travailleurs qui passent l’été dans leur camion. »

  • Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Baptiste Veinstroffer aurait pu être l’homme du jour.

    Parti au kilomètre zéro, le coureur de la Lotto s’est offert une échappée belle de 144 km. Malheureusement pour lui, il y avait 14 kilomètres de plus à couvrir, avant de rallier Pau. Le Français n’a pas réussi à résister jusqu’au bout et a été avalé par le peloton.

    Un peloton dans lesquels les sprinters comptaient bien ne pas laisser la victoire. Arrivés groupés, les coureurs ont donc foncé vers l’arrivée. Avec des frottements à la clef, entraînant une chute à six kilomètres de la ligne.

    Ce qui a permis à un petit groupe de se carapater dans les derniers kilomètres, alors que le peloton s’était scindé en plusieurs structures. Dans ce groupe de tête, les principaux sprinters étaient au rendez-vous. Dans un autre, un peu en retard, se retrouvaient Paul Seixas et les candidats à la victoire finale.

    Le maillot jaune

    ne lâche rien aux favoris

    Quant à Torstein Traeen, le maillot jaune avait été piégé et se retrouvait dans un troisième groupe, sans aucune chance de pouvoir revenir sur les échappés. Néanmoins, il n’a finalement pas lâché une miette au général. Le grimpeur d’Uno-X Mobility garde son avance sur Sean Quinn (EF Education-Easy Post, + 28’’), Mathias Vacek (Lidl-Trek, 3’50’’), Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG, + 7’53’’) et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike, m.t.).

    De son côté Olav Kooij savoure son bonheur. Lui qui n’était pas sûr d’être au départ de Barcelone, victime d’un virus qui a plombé sa première moitié de saison, a su trouver les ressources pour répondre à l’appel de son équipe.

    « C’est incroyable. Après un printemps aussi dur, revenir à ce niveau, c’est vraiment génial », a commenté le Néerlandais, lieutenant de Paul Seixas, après avoir décroché la 51e étape de sa carrière, gagnée au sprint au terme d’une longue ligne droite, terrain favorable aux sprinters.

    Olav Kooij s’est débrouillé tout seul dans un final chamboulé par une chute. S’étant produite au-delà de la zone délimitée par l’organisation (trois kilomètres) pour reclasser automatiquement des coureurs accidentés dans le temps du vainqueur, le classement de l’étape n’a pas été corrigé une fois les coureurs arrivés à Pau. Le sprinteur de la CMA CGM a donc été le bénéficiaire du jour, se retrouvant dans un groupe de tête qui avait fondu comme neige au soleil.

    C’est lui qui a même eu le culot de lancer les hostilités dans les derniers hectomètres. Pour au final devancer Max Kanter (XDS Astana) et Tim Merlier (Soudal Quick-Step) sur la ligne. Olav Kooij offre ainsi à son équipe ce qui constitue une belle victoire.

    Une victoire symbolique, car Pau est une des villes les plus visitées par la Grande boucle, avec 77 arrivées disputées au pays de Gaston Phébus. Quant au leader du Néerlandais, Paul Seixas reste dans la lutte, dans le top 10, à moins de deux minutes de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, bien calés dans le top 5 du classement général de la course.

    Le peloton va faire son cirque à Gavarnie

    Après une étape relativement plate et roulante, les rescapés vont avoir droit à une mise en bouche pyrénéenne.

    En effet, au menu de cette sixième journée, qui partira de Pau pour rejoindre Gavarnie – Gèdre, les coureurs devront parcourir 186,2 kilomètres jalonnés de quatre cols, avant une arrivées sur une côte classés en deuxième catégorie.

    Mais à propos des quatre cols du jour, deux seront casse – pattes. à commencer par les 12 kilomètres à 6,5 % de moyenne d’Aspin, en première catégorie. Pour ensuite enchaîner, dans le final de l’étape, sur 17,1 kilomètres à 7,3 %, premier hors catégorie de ce Tour 2026. Il restera alors près de 39 kilomètres avant l’arrivée.

  • Lyhanna : le fonctionnement de la justice décortiqué

    Lyhanna : le fonctionnement de la justice décortiqué

    « Le drame de l’affaire Lyhanna nous a bousculés dans notre façon de faire et d’appréhender les violences sexistes et sexuelles. Nous avons vu la mobilisation de la population devant le tribunal et avons voulu répondre à ces questions sur comment on fonctionne et prend des décisions », a expliqué en introduction de la réunion publique le président du tribunal, Timothée de Montgolfier. Une quinzaine d’habitants s’étaient déplacés pour questionner les chefs de juridiction sur les rouages de la justice et les potentielles erreurs qui ont conduit à la mort de Lyhanna.

    « Pour Lyhanna, il n’y avait pas d’instruction. Le temps de latence très préjudiciable a permis au présumé innocent d’éventuellement commettre de nouveaux faits », a détaillé le président du tribunal. Selon lui, trois éléments ont participé au drame : le temps judiciaire, long, « d’éventuelles erreurs humaines » et le manque de moyens donnés à la justice pour traiter les affaires. « Il y a peut-être eu des fautes, des responsabilités individuelles du parquetier », a-t-il présumé. « Mais il y a aussi le fait que le parquet est saisi en permanence d’énormément de plaintes qu’il faut traiter, et dans cette masse importante, certaines ne sont pas traitées en temps et en heure », a-t-il reconnu. « Quand tout devient urgent, rien n’est urgent. »

    « Il y a un problème de moyens et d’outils pertinents pour assurer le suivi des procédures. On a des outils obsolètes. C’est à nous de mettre en place les bons circuits, on n’a pas de logiciel pour assurer le suivi de ces enquêtes », a abondé le procureur Antoine Pesme. Il faut cependant « nécessairement prioriser ce type de dossiers d’infractions sexuelles sur mineurs », a-t-il affirmé, rappelant que le ministre de la Justice en avait fait une priorité nationale.

    « Se méfier de l’effet d’annonce »

    Le président du tribunal a également rappelé que des juges pouvaient être révoqués s’ils commettaient des fautes particulièrement graves. Il a estimé le nombre de révocations à « une ou deux par an ». « On est une institution surveillée, et on doit rendre compte de notre activité tous les ans », a-t-il insisté. Concernant l’affaire Lyhanna, « pour l’instant, le garde des Sceaux a ordonné une enquête administrative pour identifier d’éventuelles fautes. Il pourra saisir le Conseil National de la Magistrature pour envisager des sanctions ». Il faut cependant « se méfier de l’effet d’annonce, prendre le temps pour comprendre. On ne peut pas juger dans l’immédiateté, sinon on se trompe », a tempéré Timothée de Montgolfier.

    Interrogé sur le milieu carcéral, le président du tribunal a regretté le fait que « la prison est criminogène, elle rend les gens encore plus dangereux à la sortie, on n’a pas trouvé de solution meilleure que d’écarter la personne de la société ».

  • Jean Gontero nous a quittés

    Jean Gontero nous a quittés

    C’est avec une profonde émotion que nous avons accompagné hier matin Jean Gontero pour lui rendre un dernier hommage, entourés de sa famille, de ses proches, de ses amis et de toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin.

    Avec sa disparition, Martigues perd l’un de ses serviteurs les plus fidèles. Jean était de ces hommes discrets dont l’engagement quotidien contribue à construire une ville plus humaine et plus solidaire.

    Enfant de Martigues, profondément attaché de respect et de partage qui lui avaient été transmis, Jean Gontero aura consacré une grande partie de sa vie aux autres. Dans son parcours professionnel à Naphtachimie comme dans son engagement syndical, associatif et municipal, il a toujours été animé par la volonté d’agir concrètement pour celles et ceux qui l’entouraient.

    Élu au conseil municipal de Martigues en 1989, il aura servi notre Commune pendant de nombreuses années, notamment comme conseiller municipal de Saint-Julien, Saint-Pierre et les Laurons, puis comme adjoint aux Travaux, aux Marchés publics, à la Voirie, aux Espaces verts et aux Cimetières. Jean était un élu de terrain, proche des habitantes et des habitants, à l’écoute des besoins et toujours à la recherche de solutions. Son expérience, sa connaissance de Martigues et son sens du service public ont marqué durablement notre ville.

    Son engagement dépassait largement ses responsabilités municipales. Ancien joueur du Football Club de Martigues, président du Cercle de Saint-Julien puis président et entraîneur du Ski Club de Martigues pendant 25 ans, il a transmis à plusieurs générations le goût du collectif, de la rencontre et du partage.

    Saint-Julien, son village, occupait une place particulière dans sa vie. Il y avait tissé des liens profonds avec les habitantes et les habitants.

    Jean restera dans nos mémoires comme un homme loyal, généreux et profondément humain. Un homme qui préférait toujours ce qui rassemble à ce qui divise.

    J’adresse à nouveau, au nom de la Ville de Martigues et en mon nom personnel, mes pensées les plus sincères à son épouse Laurette, à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’aimaient.

  • Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Sans vouloir être sévère, on dira que les moins mauvais l’ont emporté. Michel Loy, habituellement si précieux au tir, a longtemps peiné à entrer dans sa partie. À ses côtés, Yohan Cousin a souvent joué les pompiers de service, compensant les difficultés de son partenaire. Patrick Messonnier, qui nous avait habitués à un appoint de très haut niveau, est lui aussi passé à côté de son sujet. Mais en face, l’opposition n’était guère plus inspirée. Les compositions ont été sans cesse remaniées dans l’espoir de trouver la bonne formule, sans jamais vraiment élever le niveau d’une finale bien loin des standards du Mondial. On a été vraiment privé de spectacle, dommage pour les spectateurs présents.

    Un seul homme dans cette finale et il a bien fait d’être là, Yohan Cousin qui était au four et au moulin. Quand Loy manquait son tir Cousin le rattrapait derrière et quand Messonnier pointait mal le Normand jouait encore le pompier de service.

    Cousin dans un fauteuil

    Puis la partie allait changer de visage. Patrick Messonnier retrouvait son appoint, Michel Loy son tir, et rapidement le score basculait
    en faveur de la triplette Messonnier, qui prenait les commandes (8-5). Mais dans le contexte si particulier du Mondial La Marseillaise, avec une chaleur accablante, une ambiance électrique dans les tribunes et les caméras braquées sur eux, leur contre-performance peut aussi s’expliquer. Les spectateurs espéraient, comme nous, un sursaut de la triplette Laur. Il n’arrivera jamais. Dans l’ultime mène, Sébastien Rousseau tentait bien de noyer le bouchon, mais en vain : la messe était dite. Yohan Cousin, encore lui, sortait alors un tir magistral, réalisant un superbe palet.

    Deux points au sol, trois boules en main : le calcul était vite fait. Le joueur s’offrait la mène de la victoire et offrait à son équipe le sacre au Mondial La Marseillaise.