Author: tecnavia

  • Tiercé gagnant pour Messonnier

    Tiercé gagnant pour Messonnier

    Il en a fallu de la sueur, de la hargne, de l’émotion pour atteindre cette finale qui fait rêver tant de pétanqueurs.

    Il suffisait de voir la joie de Sébastien Rousseau lorsqu’il a glissé le point de la victoire lors d’une demi-finale « hitchockienne » face à Franck Pick et les Malgaches, pour comprendre combien cette Marseillaise vous porte, vous envoûte. Il allait jouer sa seconde finale, après celle de 2020, avec ses partenaires Patrick Laur et Sony Even. Les six finalistes ont bien mérité l’ovation lors de la présentation des équipes. Il fallait convertir l’essai pour rentrer dans l’histoire. « Un finale ne se joue pas, elle se gagne ». Cette devise légendaire ne déroge jamais à la règle.

    Au coup d’envoi, dans un stade chaud comme la braise, il y avait qu’une certitude. Un seul des six protagonistes a gagné le Mondial la Marseillaise : Patrick Messonnier. Ses partenaires Michel Loy et Yohan Cousin, visaient un premier titre. Les trois hommes avaient fait tomber le matin les favoris Pierre Maurel, Kévin Prud’homme, Maison Durk en demi-finale.

    Après ce tableau dressé les incertitudes arrivent, comme dans toutes les finales de la Marseillaise. Comment chaque équipe, chaque homme vont-ils supporter la pression décuplée. Elle peut paralyser.

    Partie à sens unique

    Les réponses ne tardent pas à venir. Dès les premiers instants de la partie, on sent un Patrick Laur en manque de sérénité. Son expérience à ce niveau est nul. Il perd rapidement les pédales et ne va jamais se reprendre. Certes, son vis-à-vis Messonnier ne fait pas de miracle, mais il lui a pris un ascendant psychologique.

    Jamais le Parisien aura l’opportunité de se reprendre. C’est la clé de la partie. Les premières mènes se limite entre un duel de milieu. Yohan Cousin est impérial, Sébastien Rousseau en dents de scie. De part et d’autre, le jeu est moyen avec très peu de prise de risque au tir du côté de Loy également peu performant. Dans le cas opposé, la prestation catastrophique de Laur est un handicap pour ses partenaires visiblement touchés moralement. Le score enfle rapidement (8-1).

    On sent Sony Even pas du tout dans son assiette. Un semblant d’espoir renaît mais il est éphémère. Le public essaie de relancer les débats en encourageants les favoris. Mais rien n’y fait. L’ultime mène est catastrophique pour Laur et ses partenaires, à l’image de leur prestation d’ensemble. Avec une facilité dérisoire et après seulement une heure de jeu, Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy enfoncent définitivement le clou en inscrivant cinq points synonymes de victoire. Sans joie excessive, Michel Loy complète son énorme palmarès avec un titre qu’il voulait vraiment gagner cette année. Sans faire de bruit, Patrick Messonnier rentre dans le cercle fermé des joueurs à trois victoires. Yohan Cousin, l’homme de la partie, a donné un récital pendant quatre jours.

    Ses prestations ne font que confirmer son énorme talent et sa place en équipe de France est loin d’être usurpée. Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Sony Even ont trop manqué de ressources mentales et physiques pour gravir le dernier échelon avec succès.

    Au terme de quatre jours d’une intensité folle, cette 65e édition referme son rideau. Si la finale n’a pas offert le spectacle espéré, elle rappelle une nouvelle fois que Le Mondial ne couronne pas toujours l’équipe qui joue le mieux, mais celle qui sait dompter la pression au moment décisif.

    2

    C’est le nombre de finale perdue par Sébastien Rousseau, deux ans après celle avec Marc Tierno et Joseph « Tyson » Molinas, face à Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud.

    Diabète

    Victime d’une baisse de sucre, Yohan Cousin a beaucoup bu avant et pendant la partie pour trouver l’équilibre nécessaire. Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser une prestation à la hauteur de son talent.

  • Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Grand soleil sur le corps arbitral lors de cette 65e édition du Mondial. Les 39 arbitres présents tout au long de la compétition ont un défi unique : faire respecter le règlement sur 6 000 parties en l’espace de 6 jours. Pourtant, malgré ce nombre évidemment colossal, Patrick Grignon, patron des hommes et femmes zébrés, se félicite d’un fait rare pour un tournoi de cette ampleur. « Nous n’avons rencontré aucun problème majeur », assure l’homme à la carrure imposante. « Rappelons quand même, qu’il y avait 4 832 triplettes, donc près de 15 000 joueurs, et on ne relate aucun incident. On arrive aux 32e de finale, ce mardi matin. Il y a des concours avec 500 équipes et il y a plus de problèmes. »

    Patrick Grignon est présent sur La Marseillaise depuis six années consécutives, il est un arbitre de niveau international reconnu, en témoigne son badge doré et irisé, brodé sur son maillot. « Je prends toujours du plaisir à venir arbitrer le plus grand concours au monde. Il s’améliore, je dirais, d’année en année et il faut reconnaître que les années venant, il y a eu de très, très gros efforts faits de la part de l’organisation, des joueurs, de la sécurité… »

    Des arbitres

    venus à leurs frais

    Le référent a apprécié la mise en valeur et une considération plus élevée de la part de tous les acteurs du tournoi. Pour un meilleur confort et faciliter le suivi des parties, le premier tour, dimanche, a été coupé en deux. « Il y a eu une réduction des terrains, c’est-à-dire que le premier tour a été réalisé en deux sessions. En faisant sur deux sessions, ça a permis de diviser par deux, donc on a eu besoin que de 1 200 terrains. Ça fait moitié moins de terrain pour chaque arbitre, et ça a surtout permis aux joueurs de ne pas aller galoper trop loin », détaille Patrick Grignon.

    Parmi les 39 arbitres, certains viennent de loin, pour l’amour du jeu et pas forcément pour le prestige de l’événement. « Il y a trois Américains, un Coréen, il y a Monaco qui est là. L’amour de l’arbitrage fait que c’est eux qui payent le voyage, c’est eux qui payent l’hébergement, ils payent tout. J’ai fait un point d’honneur à les faire participer, à les former. » L’arbitre international était heureux de voir une progression en tous points, allant même remercier l’ensemble des personnes contribuant à la réussite de la compétition. « Je dirais que La Marseillaise, c’est comme une mayonnaise. Il faut mettre plein d’ingrédients et lorsque tout prend, elle est magnifique. »

  • Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    La chaleur estivale n’est pas un phénomène nouveau pour les départements méditerranéens. Ce qu’il est en revanche, comme sur l’ensemble du territoire, c’est l’intensité et la multiplication des épisodes caniculaires. Une donnée avec laquelle il faut composer, en veillant à ne pas l’aggraver à coups de pansements vénéneux, comme le plan massif de climatisation promis par Marine Le Pen et le RN s’ils arrivaient au pouvoir. Depuis 2023, le Fonds Vert a ainsi vocation à soutenir la transition écologique des collectivités locales dans cette entreprise. « On dit que les dotations sont en diminution, mais la partie rénovation énergétique et lutte contre les îlots de chaleur est constante », défend Simon Babre, préfet du Var, qui a réuni les représentants de différentes collectivités pour aborder le sujet mercredi.

    Priorité aux scolaires

    et aux personnes fragiles

    Cela, bien que le Fonds Vert, devenu une variable d’ajustement du budget de l’État, ait été divisé par 2,5 depuis sa création (de 2 milliards à 837 millions, après avoir atteint 2,5 milliards d’euros en 2024). Dans le Var, 19,5 millions d’euros ont été octroyés à plus de 100 projets d’adaptation (dont 46 établissements scolaires) du bâti au réchauffement climatique, notamment à travers la désimperméabilisation, la végétalisation et l’isolation des bâtiments publics. D’autres projets sont en cours pour 2026, avec encore un million à distribuer.

    Les collectivités bénéficient également de deux dispositifs de financement d’EDF : à court terme, le dispositif été 2026, à l’intention des bâtiments dédiés au jeune public (établissements scolaires, centres de loisir, crèches), qui permet de rembourser 400 euros sur l’achat de 10 équipements (ventilateurs, brasseurs d’air…) maximum par établissement. À moyen terme, le dispositif solution durable, doté de 80 millions, octroie aux collectivités une prime de 10 000 euros pour financer des projets de rafraîchissement au sein d’établissements scolaires et publics. Dans la même optique, le programme « Édurénov », piloté par la Banque des Territoires, depuis 2023, accompagne les collectivités dans la rénovation des bâtis éducatifs et sportifs, via des conseils et des financements. Enfin, les collectivités peuvent aussi récupérer jusqu’à 15% de leurs factures de travaux auprès de leurs fournisseurs d’énergies, grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE). La protection des publics vulnérables fait également partie des priorités, suite à une circulaire du Premier ministre demandant la création de centres d’accueil. À ce titre, si les problèmes de fraîcheur dans les Ehpad « ne sont plus qu’anecdotiques désormais » selon le préfet, il convient de recenser les personnes vulnérables, ce qu’a demandé ce dernier aux maires varois, avec l’objectif d’une couverture exhaustive d’ici l’été prochain.

    REPÈRES

    Vigilance

    Météo France a placé 72 départements en vigilance orange canicule pour la journée de jeudi. Parmi lesquels : les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse, avec des températures pouvant aller jusqu’à 37°C dans l’après-midi à Carpentras, par exemple. La vigilance jaune reste de mise dans les Hautes-Alpes et le Var.

    Piscines

    La Ville de Marseille annonce la gratuité de ses piscines municipales à partir du 8 juillet en raison d’une vigilance orange canicule dans le département des Bouches-du-Rhône. Une solution de rafraîchissement qui sera maintenue jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire. Autre réponse : la mairie propose l’ouverture 24 h/24 de la plage des Catalans.

    Réquisition

    Ian Brossat a déposé mercredi une proposition de loi visant à réquisitionner les lieux climatisés en cas de canicule. « Quand certains disposent de lieux climatisés et que d’autres étouffent dans leur appartement, l’accès à la fraîcheur devient une question de justice sociale. La fraîcheur est un droit, pas un privilège », estime le sénateur communiste de Paris.

    Incendies

    Environ 7 800 hectares ont brûlé en France au cours des huit premiers jours de juillet, contre un peu plus de 4 400 sur la totalité du même mois en 2025, selon les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis) analysées par l’AFP. L’année 2026 est déjà la 4e année avec le plus d’hectares brûlés depuis le début des statistiques en 2006.

    « Il n’a jamais fait aussi chaud tous mois confondus à la station historique de Marignane, atteignant pour la première fois le seuil des 40°c, tout comme à Cassis avec 39.7°c. » Le bulletin de vigilance canicule de Météo France, publié ce mercredi, est sans appel. Les départements des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse restent en vigilance Orange, le Var et les Hautes-Alpes sont en vigilance jaune… Et les températures devraient encore augmenter sous l’effet d’un anticyclone associé à des masses d’air très chaudes, et cela pourrait se prolonger jusqu’au week-end. Pour faire face à cette troisième vague de chaleur les municipalités redoublent d’efforts à court et moyen terme.

  • Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Quelle différence entre le Handi Mondial et le tournoi classique de La Marseillaise ? Aucune, finalement. La convivialité, la bonne humeur, le fair-play et le niveau de jeu sont bien présents pour cette 6e édition, en partenariat avec l’AJC Marseille. L’association propose à l’année des cours de sport inclusifs, c’est-à-dire en mélangeant les valides avec des personnes en « situation particulière ». Eyvann Morival, responsable sport-santé, détaille l’historique de cette collaboration entre l’AJCM et le Mondial. « Tout d’abord, le projet a été initié par le président de notre association, Patrick Jammes. Il a voulu proposer un concours pour mettre à l’honneur le handicap. Depuis 2023, des qualifications sont organisées en amont du tournoi, à Arles, Salon-de-Provence, Septèmes-les-Vallons et Marseille. Il y a cinq qualifiés à chaque fois et une dernière phase a lieu la veille du Handi Mondial, ici-même, avec 12 qualifiés au final. »

    Cette première matinée de compétition réunissait donc les 32 meilleures équipes de la région et au-delà. Des Savoyards étaient en lice, tout comme des Ardennais et l’équipe ukrainienne. Ces deux triplettes s’affrontaient justement en 16e de finale. Remportée 10-8 par la formation française, la partie a accouché d’un joli moment de fraternité, quand tous les participants ont posé pour une photo avec le drapeau de l’Ukraine.

    Eric, Olivier, Paul et Jean-Luc sont des membres de la Boule Mouzonnaise, au cœur des Ardennes. Ils ont fait 1 000 km pour arriver jusqu’à Marseille. « On va tout faire pour arriver dans le carré final ! Mais si jamais on n’y va pas, on aura passé un très bon moment. Nous sommes arrivés vendredi dernier pour profiter du tournoi. C’était notre rêve La Marseillaise, le club a déboursé entre 8 et 9 000 euros pour venir ici. Nous voulions engager une équipe valide et une équipe handi et c’est chose faite », détaille Eric, président de la Boule Mouzonnaise.

    De 32 à 2 triplettes en lice

    Après trois parties de 40 minutes jouées sous les arbres du parc Borély, les demi-finalistes étaient connus. Deux triplettes se sont imposées d’une courte tête pour participer à la grande finale sur le terrain d’honneur. Frédéric Coppola, Malik Ayud et Philippe Navarro d’un côté, Lazar Vujicic, Frédéric Mille et Sébastien Santiago de l’autre. Chaque équipe comptait une personne handicapée, soit le minimum autorisé par le règlement. Frédéric Coppola était ambitieux avant ce duel. « Je suis content d’arriver en finale, grâce à mes amis qui m’ont supporté toute la journée. Les performances ont été bonnes et j’espère que l’on va gagner. » Une nouvelle édition que l’organisation qualifie de « réussie ».

    Coppola, Ayud et Navarro inscrivent leur nom au palmarès

    La finale de ce Handi Mondial, sixième du nom, s’est déroulée sur le terrain d’honneur et sous une chaleur caniculaire. Cette partie pour le trophée a été dans l’ensemble équilibrée. L’équipe Coppola a commencé fort lors de ce duel limité à 55 minutes. Elle a rapidement mené 6-1 face à la triplette Vujicic. Ensuite, ces derniers ont réussi à recoller à une longueur (6-5). Dans le dernier quart d’heure de jeu, Frédéric Coppola – Malik Ayud – Philippe Navarro ont suffisamment accéléré pour sécuriser la victoire. Leur tireur Malik Ayud a notamment été habile dans les moments clés.

  • Chaud devant !

    Chaud devant !

    Il y a une réelle mise en danger à vouloir remettre sur le marché les bouilloires thermiques (classées F et G) tel que le présentait fin juin le ministre du Logement, en plein épisode caniculaire. D’après les chiffres publiés par Santé publique France, la surmortalité survenue lors de ce même épisode est avérée, plus de 2 000 morts, dont « 40% à domicile ». Isolement, logement peu ou pas adapté… Les plus de 65 ans ont d’ores et déjà payé un lourd tribut aux conséquences du dérèglement climatique. Certes, des améliorations ont été apportées, notamment dans les Ehpad, suite au traumatisme collectif causé par la canicule d’août 2003 et son sinistre bilan de 15 000 décès. Et à l’évidence, dans l’immédiat, la clim’ sauve des vies.

    L’urgence des financements

    À moyen et long termes, l’équipement apparaît cependant dérisoire à constater que ledit « dérèglement » n’induira pas seulement une hausse des températures, mais des épisodes climatiques de plus en plus violents et fréquents : vagues de chaleur, intempéries, épisodes cévenols, inondations, etc. Si les pouvoirs publics et les collectivités tentent aujourd’hui de prendre le problème à bras-le-corps en multipliant îlots de fraîcheur, désimperméabilisation, ou en améliorant la gestion de l’eau, il reste encore à financer les mesures d’atténuation et d’adaptation à la hauteur des enjeux, notamment dans le secteur immobilier. Les plans d’austérité et d’économies annoncés à répétition par le gouvernement sont de bien mauvais augure pour répondre à un tel défi qui nous concerne tous.

  • Franck Picq, le cœur sur l’humain

    Franck Picq, le cœur sur l’humain

    La déception et même l’amertume se lisent sur son visage. À 40 ans, allure fine, cheveux courts bruns et barbe poivre et sel, Franck Picq a vécu un rêve éveillé, qui s’est achevé cruellement aux portes de la finale. Avec le tenant malgache, Yves Rakotoarisoa, et son compatriote, Jean-François Rakotondrainibe, dit « Zigle », la triplette a manqué d’un rien le Graal. Franck s’accusait même de ne pas avoir été à la hauteur de l’enjeu et du niveau de ses prestigieux partenaires. Mais son entourage le dissuadait de nourrir cette pensée. « Je culpabilise toujours quand on perd », avouait-il. « C’est immense d’être arrivé là. Si je joue avec des coéquipiers comme moi, je passe pas le dimanche. Mais là, c’est pour eux que je voulais aller au bout. »

    Pourtant, l’histoire est belle, même si elle ne finit pas en apothéose. En à peine trois ans de pétanque, Franck a atteint le carré d’honneur que visent des dizaines de joueurs confirmés. Né à Vaulx-en-Velin, père d’une fille de 17 ans, il vit avec Nadège, mère d’un fils de 18 ans, et dirige deux entreprises. C’est à Décines que commence son lien avec la pétanque. « Le président du club, Eric Colombero, m’a proposé de venir voir. Et j’ai accroché », explique-t-il. À partir de là, tout s’enchaîne. « J’ai commencé à jouer, avec de très bons jeunes, Enryck Begnis et Stéphane Vang. J’ai décidé de les soutenir pour les déplacements, etc. » Franck ne s’en cache pas, il a un rôle de partenaire financier. « J’ai aucun problème avec ça, j’apporte un appui, sur mes propres deniers, je progresse à la pétanque et ça permet à de bons joueurs d’avoir des facilités. » C’est ce type de partenariat qu’il a établi avec ses deux équipiers malgaches. Mais pour lui, la priorité, c’est le rapport humain. Avec la communauté de Madagascar, il a noué une relation à part. Tout démarre grâce à un jeune étudiant malgache, Tsiri, avec qui il joue. « Il m’a demandé si je pouvais aider Yves et Zigle à venir en France. Ils sont arrivés en janvier. En fréquentant les Malgaches, j’ai découvert des gens formidables. La porte d’entrée, c’est la pétanque, mais ça compte pour 30%. Les 70% restants de l’histoire, c’est de l’humain. » Franck a œuvré pour qu’ils obtiennent leur visa et un titre de séjour, a fait en sorte de leur trouver un boulot, leur a décroché le statut de sportif de haut niveau. « C’est un ange ! », sourit Yves. « Je veux le meilleur pour ces jeunes », glisse Franck sans détour. Et il reconnaît qu’il en retire des avantages pour la pétanque. « Je prends du plaisir, eux aussi, tout le monde est content ! »

    Désormais, tous trois sous les couleurs du club de Décines, ils forment une équipe performante, qui ambitionne de participer au championnat de France. « Pour l’an prochain, on l’envisage », lance Franck. Ce qui implique aussi quelques sacrifices. La pétanque lui prend 42 week-ends par an. « Malgré ce rythme, ma compagne me soutient. Je crois qu’elle m’aime plus moi que la pétanque ! »

    Jan-Cyril Salemi

  • Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Présent dans le parc Borély dès vendredi matin, au lancement du Mondial 2026, Vincent Baqué était cette semaine sur tous les fronts : à l’animation du stade et du carré d’honneur, au démarrage du Mondial des Jeunes et de celui des femmes, au commentaire du Handi Mondial mais aussi de plusieurs compétitions annexes, comme le challenge Proman ou le Mondial des CSE. « Maryan [Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, Ndlr] a voulu qu’on soit un peu partout, pour que tous ceux qui jouent se sentent considérés de la même façon, ou presque, que ceux qui vont dans le stade », détaille-t-il.

    Consciencieux

    donc détendu

    Dans le milieu du commentaire sportif depuis 9 ans, dont il vit depuis 2023, Vincent Baqué se réjouit de pouvoir, pour la première fois cette année, travailler pour un événement qu’il « connaît depuis toujours ». « Je crois que j’ai toujours espéré participer au Mondial [en tant que speaker], s’émeut-il. Je viens d’Ardèche, je ne suis pas Marseillais, mais j’ai un lien très fort avec la ville. J’y ai fait mes études et je suis abonné au stade Vélodrome depuis 23 ans, donc j’y ai passé beaucoup de temps. »

    Quelques heures avant le début de la finale, dont le coup d’envoi est prévu à 17h, le speaker ne se sent pas particulièrement stressé. « Je fais un gros travail de préparation en amont, raconte l’Ardéchois. Chaque semaine, je me renseigne, je mets à jour le palmarès, je contacte les coachs… Donc normalement, le jour-j, je suis prêt ! », promet-il.

  • Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    C’est une information qui, selon un observateur du dossier, « devrait faire de bruit dans le landerneau ». La Marseillaise est en mesure de révéler que, ce mardi, trois perquisitions ont été menées à Avignon. Près d’une quinzaine de policiers, mandatés par le parquet de Marseille, ont passé plusieurs heures au siège du Grand Avignon à Agroparc, au sein des locaux de la société publique locale (SPL) Tecelys en Courtine, mais aussi au domicile de Joël Guin. Le toujours maire (DVD) de Vedène était visé en sa qualité d’ancien président du Grand Avignon et PDG de Tecelys.

    Le parquet nous confirme l’ouverture « d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité ». Un terme généraliste qui peut recouvrir des motifs de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt, favoritisme, corruption… La justice s’intéresse donc au fonctionnement entre le Grand Avignon et Tecelys, détenue à 70% par la collectivité, et qui a notamment la charge des transports en commun. Contactés, Tecelys et le Grand Avignon n’ont pas souhaité réagir. Tout comme Joël Guin, qui n’a pas donné suite. Selon nos informations, les enquêteurs se sont longuement rapprochés d’Antoine Planquette, nouveau directeur de cabinet du président Olivier Galzi (DVD), qui hérite de cette patate chaude, mais aussi du responsable des systèmes informatiques du Grand Avignon, qui occupe aussi cette fonction chez Tecelys.

    La CRC comme détonateur ?

    « Je ne tombe pas de ma chaise », lâche un témoin à l’évocation de ces perquisitions. Pour rappel, en octobre 2024, l’affaire Tecelys avait éclaté, dans nos colonnes, avec le départ de l’ancien directeur général des services (DGS) du Grand Avignon. Dans une note très circonstanciée, ce dernier dénonçait le fonctionnement opaque de la SPL et « la dilapidation de millions d’euros d’argent public ». De nombreux éléments, à ses yeux, relevaient de délits. Rapidement, le Grand Avignon avait ouvert le parapluie en commandant un audit, biaisé selon l’ex-DGS, dont les conclusions ne relevaient « aucune irrégularité » (notre édition du 4 décembre).

    Mais tous attendent surtout le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), qui a ausculté, l’an dernier, le Grand Avignon et Tecelys. Une première version provisoire est entre les mains des protagonistes qui préparent leur réponse. Selon nos informations, que le parquet n’a pas souhaité confirmer, les magistrats de la CRC auraient alerté la justice sur le fonctionnement de Tecelys. « C’est sûr que l’affaire va éclater, c’est évident », nous confiait il y a quelques mois l’ex-DGS. On s’y dirige tout droit.

  • Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    C’est David Fournier qui a officialisé la nouvelle. Dans un long post sur Facebook, l’actuel conseiller municipal (PS) d’Avignon annonce le décès de Christine Lagrange, survenu ce mardi 7 juillet, à 63 ans.

    D’abord au PS puis chez les Ecologistes, elle a siégé pendant trois mandats sur les bancs du conseil municipal. Elle était d’ailleurs candidate sur la liste de David Fournier lors des dernières municipales.

    La disparition soudaine de cette ancienne professeure suscite déjà de nombreuses réactions. « Sa pugnacité, son sens politique et sa détermination ont été un apport considérable et nous avons tissé des liens très complices. Ses liens ont continué après la campagne et nous construisions déjà, ensemble pour le futur », souligne David Fournier.

    En 2014, Christine Lagrange avait été élue aux côtés de Cécile Helle et fut son adjointe à l’urbanisme avant de s’en éloigner et mener campagne en 2020 auprès de Jean-Pierre Cervantès (EELV) et mener un dernier mandat municipal. « Nous garderons le souvenir d’une militante déterminée, sincère et investie, attachée à l’intérêt général et aux valeurs qu’elle défendait avec constance », relève Jean-Pierre Cervantès.

    Christine Lagrange avait aussi été conseillère régionale sous Michel Vauzelle et conduit la liste d’union de la gauche en Vaucluse en 2015, actant son retrait au second tour. « En acceptant de retirer la liste qu’elle conduisait pour empêcher l’élection de l’extrême droite, elle a posé un acte fort, salue Michel Bissière, conseiller régional (DVD) et qui a été son voisin de banc lors de la dernière mandature au conseil municipal. Elle a prouvé ce jour-là que l’intérêt général et les valeurs républicaines pouvaient primer sur les calculs partisans. »

    La Ville d’Avignon a également réagi, le maire Olivier Galzi (DVD), adressant ses « plus sincères condoléances à sa compagne Maryline [Croyet, actuelle élue PS], à son fils, à sa famille, à ses proches ». « Au-delà des sensibilités politiques, nombreux sont ceux qui saluent aujourd’hui une femme de caractère, sincère, généreuse et profondément attachée à Avignon. Son sens du dialogue, sa connaissance du terrain et son engagement constant en faveur de la jeunesse, de l’égalité et des valeurs républicaines laisseront une empreinte durable dans la mémoire collective des Avignonnaises et des Avignonnais », indique la municipalité.

  • L’expérience de l’équipe Picq a fait la différence

    L’expérience de l’équipe Picq a fait la différence

    C’était sans doute le quart-de-finale le plus relevé de ce Mondial 2026. D’un côté, le Décinois Franck Picq, associé aux deux prodiges malgaches Jean-Daniel Rakotondrainibe, alias « Zigle », champion du monde de tir de précision en 2024, et Yves Rakotoarisoa, l’un des tenants en titre du Mondial La Marseillaise à pétanque. Face à eux, le Gerzatois Arnaud Perrot, équipés aux côtés de Baldwin Magny et Donovan Lamberger, demi-finalistes de l’épreuve marseillais en 2024 en compagnie de Christian Andriantseheno, champion du monde avec Madagascar en 1999.

    Duel de pointeurs

    Une partie explosive, en somme, où la différence allait probablement se faire à l’appoint, vu la force de frappe présente dans les deux camps. Et ce fut effectivement le cas. En pleine « night session », sous les gros spots lumineux du carré télévisé, Franck Picq a, dans un premier temps, pris le meilleur sur Arnaud Perrot. Si le bouchon a beaucoup voyagé durant ce quart-de-finale, où le vainqueur est destiné à affronter la formation de Patrick Laur en demi-finale, les carreaux des deux tireurs de tête ont pesé dans la balance. L’efficacité de Donovan Lamberger (9 tirs réussis sur ses dix premières tentatives) a permis à son équipe de rester au contact de la formation franco-malgache jusqu’à la dernière mène. Mais l’expérience du tandem de la Grande île a fait la différence. Yves Rakotoarisoa entre pour la deuxième année consécutive dans le dernier carré et fera découvrir à ses coéquipiers le plaisir de disputer la quatrième et dernière journée du Mondial dans un stade d’honneur plein à craquer.

    évolution du score

    Picq – Perrot : X/0-1/3-1/5-1/6-1/X/X/6-4/6-5/7-5/7-6/9-6/…/13-12