Le film sera projeté le 17 septembre à 20h au cinéma le Chambord, à Marseille. Longtemps censurée, cette plongée dans le quotidien des dockers et des quartiers populaires de la cité phocéenne demeure un témoignage précieux des luttes sociales et de la vie des années 1950. Une occasion rare de redécouvrir ce classique. La séance sera suivie d’un débat animé par Katharina Bellan, docteure en études cinématographiques et histoire, chercheuse associée à l’Université d’Aix-Marseille, autour de l’œuvre et de l’héritage de l’un des grands noms du cinéma. Comme l’avait expliqué le producteur Yves Rousset-Rouard en 1989, au moment de sa ressortie, Le rendez-vous des quais constitue le « chaînon manquant du cinéma français » dans la mesure où c’est un film néoréaliste qui avait anticipé la Nouvelle Vague.
Author: tecnavia
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Le 7e art italien sous toutes ses facettes à Aix
« Depuis sa création, l’Institut de l’image entretient un lien privilégié avec le cinéma italien auquel il a consacré de nombreuses rétrospectives au fil des années et il est vrai que je l’affectionne particulièrement », écrit Sabine Putorti qui, après 23 ans à la tête de l’association éponyme, quitte ses fonctions de directrice. Pour ce dernier cycle griffé de son empreinte qui s’inscrit jusqu’au 27 septembre à l’école supérieure d’art Felix-Ciccolini, son site historique de Méjanes étant toujours en travaux, l’Institut de l’image d’Aix met les petits plats dans les grands avec de multiples projections allant des Pâques sanglantes de Giuseppe de Santis (1950) au Journal intime de Nanni Moretti (1994).
Rêve et désillusions« Cette rétrospective invite moins à définir une essence du cinéma italien qu’à en explorer ses multiples visages », résume Sabine Putorti. Parmi la douzaine de films diffusés, des chefs-d’œuvre incontournables tels que La Dolce vita de Federico Fellini ou Nous nous sommes tant aimés d’Ettore Scola, mais aussi des bobines à peine moins connues du grand public comme Une vie difficile, de Dino Risi. Réalisé en 1961, une œuvre teintée de désillusions qui s’inscrit dans le sillage d’un ancien résistant nommé Silvio Magnozzi (incarné par Alberto Sordi) « reconverti en journaliste engagé » et qui a « de plus en plus de mal à subvenir aux besoins de sa famille ». Un cycle qui s’inscrit dans le cadre de la Biennale d’Aix, consacrée cette année à la Grande botte.
Horaires des séances sur www.institut-image.org
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L’esprit de Rabelais dévore la Friche Belle de Mai
« Chaque jour passé avec les mots de François Rabelais était un jour arraché à la tristesse », rappelle dans sa note d’intention Malte Schwind. Un « cri de guerre contre la morosité et la méchanceté » asséné par cette figure littéraire de la Renaissance dont la metteuse en scène s’empare dans Rien plus qu’un peu de moelle, qui prend ses quartiers à la Friche Belle de Mai du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, dans le cadre du démarrage hors les murs de la saison de La Criée.
Une création qui part sur les traces de la « substantifique moelle », expression inventée par le manieur de mots et d’esprit hors pair qu’est Rabelais dans Gargantua (1534). Pour aller au-delà des apparences, ce dernier n’écrivait-il pas : « Il vous faut être sages pour humer, sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse, légers à la poursuite et hardis à l’attaque. Puis, par une lecture attentive et une méditation assidue, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. »
« Rire contre l’effroi
que suscite l’époque »« Sorte de parodie d’épopée de Gargantua et Pantagruel », les deux œuvres phares de Rabelais, dixit Malte Schwind, Rien plus qu’un peu de moelle est une « plongée dans les plaisirs de la langue » et l’humour corrosif rabelaisien résumait Robin Renucci, directeur de La Criée, au moment de la présentation de sa saison 2026-2027. Une pièce dans le sillage du géant Pantagruel, « né en Utopie » avec lequel les interprètes de la compagnie En Devenir 2 « cheminent de ville en ville dans le pays de France, puis en quête de la Dive Bouteille avec son ami Panurge. Les deux acolytes font de chaque difficulté autant d’occasions pour célébrer la valeur de l’amitié et déjouer le malheur ». En filigrane, écrit encore Malte Schwind, l’histoire initiatique de ces deux compères les pousse à « lutter contre l’hypocrisie, la mélancolie et les choses fortuites qui entravent notre joie de vivre, notre intelligence et notre grandeur d’âme ». La nécessité de l’épicurisme bille en tête, une quête vers l’émancipation jouée dans la langue du XVIe siècle dont les « délires » ne sont en réalité qu’une impérieuse nécessité : « Rire, non pour oublier, mais contre l’effroi que suscite l’époque ».
Dans Rien plus qu’un peu de moelle, « on découvrira », souligne la metteuse en scène, « que la jouissance que Rabelais nous propose, celle de parler, de boire, de manger, de pisser, de chier… est à l’opposé de la pornographie d’aujourd’hui. Il s’y recherche un raffinement infini et majestueux cultivant ce qui est en excès sur nos besoins, une humanité possible ».
Vendredi 18 et samedi 19 septembre à 19h, dimanche 20 septembre à 16h. Entre 6 et 26 euros. www.theatre-lacriee.com
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Aloé garde un œil sur l’OM depuis le Luxembourg
Pur produit de la formation olympienne, Baptiste Aloé poursuit son aventure à l’étranger. Après avoir porté les couleurs de l’OM, de Valenciennes, du Beerschot VA en Belgique, du FC Arouca au Portugal, du Dinamo Bucarest en Roumanie, de l’AS Nancy-Lorraine, du SA Spinalien et, plus récemment, du RE Virton au Plat pays, le défenseur ciotaden de 32 ans a posé ses valises au Luxembourg, du côté de l’US Mondorf-les-Bains. Le club luxembourgeois, qui a terminé troisième du championnat national la saison dernière, a ainsi décroché une place au tour préliminaire de la Ligue Europa Conférence, mais a finalement dû s’incliner face à la formation géorgienne du Dinamo Tbilissi.
Un nouveau défi pour le défenseur, séduit par le projet : « J’avais envie de rejouer en première division, au sein d’un club sain, familial et bien structuré. Avec eux, les choses se sont faites naturellement », souligne Baptiste Aloé. Une nouvelle étape dans une carrière marquée par trois accessions en première division nationale. Trois montées que le Ciotaden a vécues sans toutefois être conservé par son club à l’issue de chacune d’elles.
Une situation qui ne l’a jamais empêché de garder un œil attentif sur son club de cœur, l’OM. « Je garde toujours ce côté marseillais, ce côté formé à Marseille. Je suis fier de mes racines », lance celui qui a disputé 15 matches sous le maillot olympien entre 2012 et 2015. Le premier d’entre eux s’est produit le 4 octobre 2012 contre le club chypriote de l’AEL Limassol en phase de poules de la Ligue Europa (victoire 5 à 1). « La veille, j’étais à l’école en pleine année du baccalauréat et le lendemain, je jouais un match de Coupe d’Europe », raconte le joueur couronné du titre de meilleur joueur du centre de formation de l’OM lors de la saison 2012-2013, conscient de la chance que lui a offert Elie Baup à l’âge de 18 ans. Depuis, il n’a plus eu l’opportunité d’en disputer un. « On ne se rend pas compte quand on le vit, mais il faut profiter de ces instants, car une carrière ça va vite », ajoute le Provençal, persuadé que l’OM ne peut pas délaisser la Ligue Europa.
L’OM manque de banc« Au-delà de l’enjeu financier, la Coupe d’Europe peut aussi ramener du positif, parce qu’il y a certains matches qui sont peut-être plus faciles que d’autres. Ça peut apporter de la confiance. Surtout quand on vient d’enchaîner trois défaites en championnat », insiste Aloé, pour qui l’effectif marseillais manque cruellement de profondeur de banc. « Et en plus, il y a des joueurs d’expérience comme Bamo Meïté, Neal Maupay et Faris Moumbagna qui sont en manque de temps de jeu. Il faudrait leur en donner lors des matches de Ligue Europa pour qu’ils puissent retrouver du rythme », suggère-t-il. Mais à l’Olympique de Marseille, la pression est palpable. « Il faut se rassurer sur des choses plus simples. On m’a toujours dit que quand c’est dur, on revient aux basiques. Une fois qu’il va y avoir un déclic, ça va revenir », ajoute le Ciotaden. « Ce qui est dur à l’OM, c’est que tout le monde attend des résultats rapidement. Il faut être préparé à cela. Souvent, quand un joueur sort, il fait une carrière », estime Baptiste Aloé, en citant des garçons comme Laurent Abergel, Boubacar Kamara, Lucas Perrin et Maxime Lopez. Des joueurs qui n’ont pas pu exprimer pleinement leur potentiel lorsqu’ils portaient le maillot olympien. « C’est compliqué de répondre aux attentes de l’OM quand on a 18 ou 20 ans, surtout quand tout le monde rêve de performer en Coupe d’Europe », confie-t-il, sans penser qu’il y a des dysfonctionnements dans la formation phocéenne. « Il faut juste leur laisser du temps, mais il n’y en a jamais assez à Marseille », conclut le Néo-Luxembourgeois.
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Quatre jours pour explorer notre relation aux animaux et au vivant
Quatre jours pour repenser notre lien à l’animal, qu’il soit sauvage ou domestique. Entre Marseille, Aix-en-Provence, mais aussi Arles et Aubagne, l’Université d’Aix-Marseille propose la 7e édition de son Festival des Sciences et des Arts. Le fil rouge de cette édition est l’exploration de « notre relation ambivalente avec les animaux », de « l’histoire biologique aux imaginaires culturels, jusqu’aux grands débats d’aujourd’hui », et pourquoi pas l’occasion de « questionner, en miroir, nos conditions humaines », indique la note d’intention du programme.
Dans de nombreux lieux culturels des villes participantes, mais aussi sur les campus et dans les cafés, le public est invité à rencontrer un large panel d’intervenants et à assister à de nombreuses conférences, projections, ateliers et autres événements.
InterdisciplinaireAu total, plus de 120 intervenants, 40 disciplines, 10 instituts et plus de 70 propositions en 25 formats viennent rythmer la programmation. Cette édition, plus importante que les précédentes, s’ouvre dès ce mardi 15 septembre à Arles, à l’Hôtel de Quiqueran de Beaujeu, sur le campus universitaire : dès 9h, avec les discours d’officiels et, comme premier rendez-vous, une conférence dans l’auditorium consacrée à l’ibis sacré. Dans l’après-midi ce même jour, c’est sur le campus d’Aix-en-Provence que les festivités sont lancées, à la faculté de droit et de sciences politiques (bâtiment Pouillon). À 13h, un accueil café, puis de 14h15 à 15h15, une conférence sur la condition juridique de l’animal, animée par Caroline Lanty, avocate, Marie-Cécile Lasserre, maître de conférences en droit privé et Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé. À Aubagne, le festival est lancé dès 16h45 à la Satis. À Marseille, plusieurs animations sont proposées dès le jeudi 17 septembre, notamment avec une visite et une déambulation prévues au sein de Cosquer Méditerranée, dès 9h, et en soirée dès 19h, à la brasserie Zoumaï, avec un apéro-débat.
C’est aussi dans la cité phocéenne que le festival se clôturera, avec toute une programmation en journée au Mucem, avant que le festival ne s’achève définitivement avec une soirée sur le toit-terrasse du Mucem, dès 20h30, vendredi soir. Le détail de la programmation est à retrouver sur le site de l’Université d’Aix-Marseille.
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Les explications derrière l’échouage de poissons morts à Saint-Chamas
C’est un phénomène qui peut choquer, mais qui reste très « localisé », assure Raphaël Grisel, le directeur du syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang de Berre (Gipreb). Depuis vendredi, des quantités importantes de poissons morts se sont échouées sur les rivages de l’anse de Saint-Chamas suite à leur contact avec des eaux dépourvues d’oxygène et acidifiées par les conditions de chaleurs estivales.
« Il y a deux catégories d’individus : des petits cabassons d’environ 3 cm, qui ne sont pas comptables puisqu’il y en a beaucoup, et des individus plus gros qui font jusqu’à 50 cm, détaille Raphaël Grisel. Ce sont essentiellement des loups, des muges et des daurades. De ce côté-là, ça pourrait concerner entre 100 et 200 poissons. »
Mercredi et jeudi dernier, l’épisode de mistral a joué son rôle en brassant les eaux de l’étang, dont l’état s’était dégradé tout au long de l’été. La chaleur a favorisé le développement de phytoplancton, qui, une fois sédimenté, a alimenté tout un écosystème bactérien consommateur d’oxygène. La semaine passée, le vent a donc contribué à améliorer la situation écologique de l’étang en évacuant les eaux chargées de matières organiques vers la mer et en remuant, donc en réoxygénant, la lagune.
Turbinages repoussésMais à Saint-Chamas, il semblerait que des poissons se soient retrouvés « piégés » par une masse d’eau acide, ramenée à la surface dans la zone nord. « La qualité des eaux de baignade n’est pas affectée, même s’il est fortement recommandé de ne pas se baigner » dans ces zones, note le Gipreb.
« Bien qu’impressionnant, ce type d’événement reste salutaire pour l’étang qui a ainsi évacué vers la mer une grande quantité de cette matière accumulée l’été », souligne le syndicat, qui a réalisé des mesures, ce lundi matin, pour évaluer l’oxygénation de l’eau. « On est dans une situation peu oxygénée, mais on n’est pas dans un cycle d’anoxie », se réjouit le directeur. Le taux de 2mg/L – là où l’idéal serait plutôt de 6mg/L – est bas, mais « permet la vie ».
L’étang de Berre est resté « sur le fil » tout l’été. Réuni toutes les deux semaines, le comité opérationnel a permis de maintenir un échange entre le gestionnaire de la Durance, le Gipreb, EDF et la sous-préfecture d’Istres pour piloter au mieux la lagune. « On a pu alerter dès mi-août, en disant que la situation était très critique », note Raphaël Grisel. De ce fait, alors que les turbinages étaient partiellement autorisés du 29 août au 12 septembre, et sont totalement autorisés depuis, EDF a donc repoussé la reprise des rejets d’eau douce. Mis en place après la grave crise d’anoxie de 2018, ce comité opérationnel porte donc ses fruits.
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Les secrets d’histoire de l’ancien Hôtel Splendide à Marseille
Le rectorat prépare la restructuration du 31, boulevard d’Athènes, siège du centre régional de documentation pédagogique et son réseau Canopée. L’objectif est de transformer cet ancien hôtel de luxe de la fin du XIXe siècle en un espace tertiaire moderne pour des entités du rectorat. Il s’agit d’optimiser une superstructure de 150 pièces sur sept niveaux et 4 200 m² de surfaces habitables, d’améliorer les performances énergétiques et de le mettre aux normes de sécurité et d’accessibilité. Un chantier à 7 millions d’euros étalé sur 2027-2029.
Pour cette lourde opération pilotée par l’agence d’architecture Poissonnier Ferran et afin de « favoriser une approche avisée du site dans ses aspects patrimoniaux », le rectorat, son propriétaire depuis juin 1979, a commandé une étude historique de l’immeuble qui fut d’abord le Grand Hôtel de Russie et d’Angleterre, ouvert en 1893 au pied de la nouvelle gare Saint-Charles et à côté duquel s’installera en 1912-1914 l’Hôtel Splendide qui l’a ensuite absorbé.
L’étude réalisée par Nathalie Banel, historienne de l’architecture et de l’urbanisme, est passionnante. Ses recherches qui relèvent de l’archéologie du bâti à l’échelle d’un îlot, révèlent la densité historique de ce foncier depuis la confiscation sous la Révolution du domaine religieux des Petites Maries et son démembrement qu’elle documente. Sur la longue façade actuelle, on lit encore les vestiges d’un immeuble à trois fenêtres de 1832.
« Sa place dans l’histoire autant que son ampleur architecturale en font un lieu d’intérêt nécessitant de porter une attention particulière à son évolution », montre la chercheuse, qui réserve de longs développements sur « cet ancien hôtel de luxe principalement connu pour avoir été le lieu de séjour et de travail de Varian Fry, journaliste américain ayant contribué à sauver plusieurs milliers de réfugiés juifs ou antinazis entre 1940 et 1941 ». « Les réfugiés commencent à défiler dans ma chambre. Je leur donne de l’argent et des conseils, et j’essaie de leur soutenir le moral jusqu’à minuit ou une heure du matin », écrit Varian Fry, qui reçoit dans sa chambre n°324 au second étage, puis dans la 307. Tournée en partie sur place, la série Transatlantique de Netflix, rend hommage à son rôle éminent et à celui de Mary Jayne Gold, pour aider plus de 2 000 réfugiés à fuir le régime nazi.
D’autres hôtes célèbres sont évoqués comme le cinéaste Abel Gance, les écrivains Paul Valéry et André Gide. Au début de la Seconde Guerre mondiale, des spectacles y sont donnés, permettant à de nombreux musiciens repliés à Marseille dans la débâcle de survivre. Les salons du Splendide ont reçu des chanteurs d’opéra, la cantatrice Madeleine Grey et le violoniste polonais Stanislas Dymek ou encore le pianiste Eugène Reuchsel. La comédienne Eve Francis y récita son Ode à la France meurtrie, avant que les bottes nazies ne claquent en novembre 1942 dans le vestibule. L’avocat et homme politique Vincent de Moro-Giafferri s’y était réfugié, craignant la vindicte des nazis pour avoir défendu Herschel Grynszpan, ce juif allemand réfugié en France qui, en novembre 1938, avait abattu un diplomate allemand à Paris, un assassinat qui déclencha la « Nuit de Cristal » et le pogrom contre les juifs d’Allemagne.
Dans son roman Transit paru en 1944, Anna Seghers décrit l’Hôtel Splendide, nid d’espions et de mouchards, où logent tout à la fois ceux qui volent au secours des réfugiés traqués par les nazis et des membres de la commission chargée de l’application de la convention d’armistice de juin 1940. Le 3 janvier 1943, Hélène Taich, résistante FTP-MOI y jette une bombe sur les autorités allemandes qui y logent. L’attentat sera le prétexte aux rafles et à la destruction du quartier Saint-Jean.



