Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

Elle mérite amplement sa place en équipe de France au terme d’une saison exemplaire et remarquable.

Championne de France tête-à-tête, médaillée de bronze en doublette mixte aux Jeux mondiaux de Chengdu (avec Desport) et lauréate de la dernière édition du Grand prix Paprec au Mondial La Marseillaise à pétanque (avec Peyrot et Bertrand), Sandrine Poinsot (36 ans) a sans le moindre doute réalisé sa « meilleure saison et de loin », comme elle le reconnaît avec beaucoup de plaisir. « J’ai déménagé à Nîmes au mois de janvier, et forcément, la saison a été beaucoup plus simple », estime la licenciée de la Boule Tropézienne, originaire de Cysoing, dans le Nord.

« J’ai joué plus parce que j’étais plus proche des grandes compétitions qui se passent principalement dans le Sud. Et les résultats ont suivi », ajoute celle qui retient par-dessus tout sa première victoire aux championnats de France, elle qui restait sur trois finales perdues dans cette compétition. « Gagner en tête-à-tête en plus, c’était que du bonheur. Et surtout, finir comme j’ai fini, je m’en souviendrai pour toujours », sourit l’autrice d’un magnifique « carreau-gagné » décisif.

Ses excellents résultats lui ont permis de garder sa place dans le collectif France, et ainsi figurer dans la deuxième équipe de France à l’occasion des championnats du monde féminin, qui se tiendront du 9 au 12 octobre à Sin-le-Noble, dans le Nord, aux côtés d’Émilie Vignières, Caroline Bourriaud et Aurélie Bories.

« Après ma saison 2024 très moyenne, je pensais que ma place allait être remise en question », souligne Poinsot, persuadée que la confiance accordée par l’entraîneur fédéral lui a permis de connaître un déclic. « Je me suis dit “allez, on me fait encore confiance, il faut se donner les moyens de performer” », poursuit-elle, consciente que les Mondiaux à venir ne vont pas être une partie de plaisir.

« On n’est pas favorites et on le sait », martèle la partenaire annuelle de Cindy Peyrot, grande absente du collectif tricolore. « Les Thaïlandaises sont au-dessus aujourd’hui, elles sont professionnelles, avec une préparation inégalable. Après, on y va avec beaucoup d’envie. Je pense que décrocher une médaille, peu importe la couleur, ce serait magnifique. On a de l’ambition, mais on sait que le chemin sera compliqué. »

Surtout que jouer à domicile, et doublement dans le cas de la Nordiste, qui habitait à 30 km du boulodrome de Sin-le-Noble, qu’elle a inauguré en 2022, peut être un cadeau empoisonné.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *