Tag: Pétanque féminine

  • Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Cette dernière est la plus connue des trois avec un palmarès à faire pâlir de jalousie quelques joueurs. Elle a été Demi-finaliste du Provençal et vainqueur du National de Laragne avec comme équipier de luxe son compagnon Thierry Terreno. Elle fait partie du groupe France et est élue à la commission nationale du Jeu Provençal.

    Patricia Benoît Gonin est la fille de l’illustre et légendaire Loule Benoît Gonin cinq fois vainqueur de l’épreuve. Licenciée à la Boule Modérée, Patricia s’est lancée dans l’édition pour faire un grand clin d’œil à son papa Hélas disparu. Audrey Theron est une Varoise licenciée à Borme les mimosas et participe à l’épreuve de Coupe de France avec son club. « C’est ma première année affirme-t-elle et je prends goût à ce jeu plus physique que l’on peut considérer ».

    Trois femmes unies pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, elles l’ont connu en début de partie en menant rapidement 4 à 0 avec l’appréhension de voir leurs adversaires s’envoler vers la victoire.

    Qu’importe elles prouvent comme des dizaines de femmes que le jeu provençal peut se conjuguer au féminin.

  • Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Voilà un rendez-vous pour les amateurs. « On voulait mettre à l’honneur le passé bouliste de notre ville. Port-de-Bouc a compté jusqu’à sept clubs pour 16 000 habitants, chaque quartier avait le sien », note Dweezil Lankar de l’Office de tourisme. « J’ai débuté à Port-de-Bouc au jeu provençal dans les années 85/86 », se rappelle Maryan Barthelemy, le directeur des événements du journal La Marseillaise, organisateur du Mondial La Marseillaise.

    « Il y avait tous les soirs de mars à juin, ce qu’on appelait un brassard rente : une ou deux parties par soir, tu gagnais tu continuais et celui qui gagnait le vendredi défendait son titre en finale le vendredi d’après. Ça existait ailleurs mais c’était très port-de-boucain. À l’époque, gagner ici, au jeu provençal ou à la pétanque, même sur des départementaux ou des régionaux, était un exploit. Port-de-Bouc était un fief des boules. »

    « Durant l’été, dans les années 70/80, chaque semaine à tour de rôle un club organisait son concours à la Mérindole. Les gens venaient de toute la région », reprend Dweezil Lankar. « Il y avait cette grande fête tout l’été et nous on jouait dans la pinède, c’était phénoménal », abonde Maryan Barthelemy. Le nouvel homme fort du Mondial sera avec le Gardois Vincent Meger, historien et « bible » du jeu provençal, un des « conférenciers » du jour sur le boulodrome Charles Scarpelli de la Boule Modérée. Au menu : origine et naissance des deux disciplines, évolution des règles, pratiques des féminines et des jeunes, mais aussi des pistes de développement et des projets d’avenir pour les deux disciplines sœurs qui ont connu des trajectoires différentes.

    « Peut-être que la fédération n’a pas traité le jeu provençal comme la pétanque », note Maryan Barthelemy, vainqueur du Provençal en 1994, champion du monde juniors à pétanque et finaliste de La Marseillaise 1988. « Mais bon on est aussi entré dans un monde de consommation. La pétanque est un jeu rapide, facilement accessible alors que le jeu provençal demande plus de capacité, il est plus lent. Il faut que la fédé se penche sur son avenir. » « C’est sûr que le jeu provençal est en train de décliner et qu’il va falloir au niveau de la fédé se demander ce qu’on veut faire du jeu provençal. Il faut des états généraux », reprend Vincent Meger.

    « On l’oublie et la fédération aussi, mais dans “jeu provençal“, il y a jeu : ce n’est pas le sport que ça vise à devenir et obliger à jouer en tenue sportive, ce n’est plus l’esprit. Et puis il y a cet aspect régionaliste avec peu de sports comme ça en France : la course camarguaise, la pelote basque », souligne encore celui qui anime la page Étoiles du jeu provençal et se place dans une démarche constructive. « Il ne s’agit pas d’opposer pétanque et jeu provençal. Des champions réussissent d’ailleurs bien aux deux. Matraglia était excellent au Provençal et devient un monstre de la pétanque », justifie le Gardois désormais responsable de la commission jeu provençal au sein du comité du Gard. Des garçons comme Philippe Stievenart, Henri Lacroix, Jean-Pierre Ferret ou Mohamed Benmostefa, finaliste de La Marseillaise et deux fois vainqueur Provençal, en sont une illustration. « Les grands joueurs du passé étaient bons aux deux, c’étaient des joueurs complets », rappelle Vincent Meger.

    Pistes de réflexions

    Lui qui a écrit une biographie de René Macari (Une passion nîmoise) en 2015, une des figures charismatiques de la légende du sport bouliste, qui appuie un autre aspect de la culture provençale : la parole, « la galéjade » : « Comme on disait, les boules, c’est un humanisme. Aujourd’hui, c’est plus aseptisé. Henri Lafleur pouvait mettre dix minutes pour jouer une boule. Ce n’est plus possible désormais. Mais il y avait du monde. Aujourd’hui, il n’y a plus grand monde ». S’il voit dans la création par la Fédération d’un groupe France, une avancée en matière de « représentation », il pose d’autres pistes de développement appréciant par exemple la création en 2027 d’un championnat de France mixte pour le développement chez les féminines. Claire Gaudillere, responsable de la commission Jeu provençal à la FFPJP, qui a poussé pour que ce championnat, voir le jour, sera d’ailleurs là pour s’en expliquer.

    Vincent Meger lorgne aussi vers les jeunes et louant le travail, « l’exemple à suivre » selon lui, entrepris dans le Var dans les écoles de pétanque. Ce 14 août à Port-de-Bouc, Dorian Royère, le plus jeune (19 ans) membre de l’équipe de France sera là pour partager son point de vue avec d’autres jeunes champions attendus pour une démonstration.

    La conférence ce vendredi 14 août au boulodrome Scarpelli (18h). Expo et apéritif provençal ponctueront la soirée. Réservation : 04.42.06.27.28.

    « Les grands joueurs du passé étaient bons à la pétanque et au jeu provençal, C’était des joueurs complets »

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • 150 joueuses dans les ronds

    150 joueuses dans les ronds

    Si ce n’est la chaleur qui a pénalisé les organismes, et on peut le comprendre, le concours s’est déroulé dans une ambiance vraiment conviviale.

    Dans la foulée du GP Féminin Paprec La Marseillaise, il y avait là de fortes personnalités de la pétanque féminine. Des équipes qui vont offrir de belles oppositions, des parties de haute intensité, avec de fortes doses de suspense. Lysiane Bernard, qui était sortie de route en quart de finale, la vice-présidente du comité des Bouches-du-Rhône Cécile Trujas va se retrouver en finale face à Amandine Blanche. Devant la forte chaleur et pour abréger leur souffrance elles vont s’offrir une pause fraîcheur qui sera déterminante pour clôturer cette belle épreuve.

    A.P.

  • Aurélie Bories : « La première fois au Mondial est toujours très impressionnante »

    Aurélie Bories : « La première fois au Mondial est toujours très impressionnante »

    La Marseillaise : Comment s’est passée cette nouvelle aventure pour vous à La Marseillaise ?

    Aurélie Bories : Les deux premières journées ont été un peu compliquées au départ. Je joue avec Camille Picard et Nadège Baussian, et on ne connaissait pas du tout Camille. Elle n’a que 18 ans, donc il a fallu que chacune prenne ses repères. Depuis samedi, en revanche, tout fonctionne très bien. Dès que l’une est en difficulté, les deux autres prennent le relais. C’est cette solidarité qui nous a permis de nous en sortir.

    Vous évoluez aux côtés de Camille Picard, qui dispute sa première saison chez les seniors, après avoir brillé dans les catégories jeunes. Un mot sur elle ?

    A.B. : Camille, je ne la connaissais pas du tout. Pour être passée par les Espoirs il y a près de dix ans, je sais à quel point il est difficile d’intégrer un groupe de seniors. Avec Nadège, on essaie donc de jouer un rôle de grandes sœurs, de l’accompagner et de la mettre en confiance. Plus elle est à l’aise, plus il lui est facile de s’exprimer sur le terrain. Et franchement, elle est super. Elle réalise un très bon tournoi, elle est à l’écoute, investie et toujours présente. Je n’ai vraiment rien à lui reprocher.

    Justement, cette complicité est-elle essentielle à vos yeux au moment de constituer une équipe ?

    A.B. : C’est clair que le feeling, c’est la clé pour moi. Tu peux jouer avec deux filles qui sont vraiment très fortes. Mais si tu n’es pas à l’aise, si tu n’arrives pas à t’entendre, que ce soit dans le jeu ou en dehors, franchement, ce n’est pas la peine. Quand ça va aller, ça roule. Mais quand il y a une petite faiblesse, c’est là où on n’arrivera pas à relever la tête. C’est ce qui fait la différence de jouer avec des filles avec qui on s’entend bien.

    La Marseillaise est un concours à part dans la saison. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    A.B. : Ça me plaît, parce que ça me rappelle forcément le Mondial de Millau, où l’on jouait aussi dans les allées, avec beaucoup de monde autour des parties. C’est une ambiance que je connais et à laquelle je suis habituée. La première fois au Mondial est toujours impressionnante, mais on s’y fait vite. Et puis, c’est agréable d’être aussi proche du public.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la pratique féminine ?

    A.B. : La pétanque féminine est de plus en plus médiatisée. Il y a encore quelques années, ce n’était pas le cas. Après, bien sûr qu’il reste du chemin à parcourir, car nous ne bénéficions pas encore de la même visibilité que les hommes. Mais les choses évoluent dans le bon sens, avec de réelles améliorations et il faut continuer sur cette voie.

    Le sport reste-t-il encore déséquilibré selon vous ?

    A.B. : On parle beaucoup des hommes, on en parle tout le temps même. Ils sont souvent prioritaires, et les femmes viennent ensuite, que ce soit sur le plan médiatique ou dans l’organisation des concours. Il est donc difficile pour nous d’avoir la même visibilité. C’est aussi aux organisateurs de mettre davantage les femmes en avant. Ici, le fait de proposer des demi-finales télévisées, c’est déjà un bon pas en avant.

    Vous avez récemment représenté la France aux championnats d’Europe, où vous avez glané deux médailles (une en argent et une bronze). Quel bilan en tirez-vous sur le plan personnel ?

    A.B. : Les Championnats d’Europe laissent un goût d’inachevé. Avec Charlotte, contre les Suisses, on a clairement laissé passer le match. On mène 6-4, puis on s’éteint complètement. En tête-à-tête, je perds à 9, et c’est de ma responsabilité : je ne réalise pas une bonne main de 3, ce qui me coûte cher. C’est une compétition extrêmement exigeante, où il faut enchaîner doublettes, tête-à-tête et doublettes mixtes en restant constamment concentré. La pression est forte, les journées sont longues, avec des débuts tôt le matin et des fins tard le soir. C’est vraiment difficile à gérer. On revient malgré tout avec quelques médailles. Ce ne sont pas les plus belles, mais cela reste une satisfaction.

  • Force trois pour les treizistes au France

    Force trois pour les treizistes au France

    Il va faire chaud dans le Nord de la France et plus précisément sur le boulodrome du Douaisi, cadre du championnat de France triplette féminin 2026. À moins de deux semaines du coup d’envoi du GP féminin Paprec, dans les allées du parc Borély, les meilleures joueuses tricolores sont en répétition générale ce week-end. Le Comité bouliste des Bouches-du-Rhône aura pour la circonstance trois fers au feu, depuis que les joueuses de Saint-Barnabé ont rejoint par le chemin de la ligue, les championnes départementales ciotadennes et leurs dauphines, les Salonaises des Canourgues.

    Championnes des Bouches-du-Rhône, Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore et Sandra Herrero, aborderont leur France (poule 25), face aux joueuses d’Isabelle Lanneau (Loiret). Véronique Randrianarizafy, Ghislaine Faralli et Valérie Fornelli, les vice-championnes, entameront (poule 12) face à Cyrielle Bonnard et ses partenaires des Pyrénées-Orientales. Enfin, les trois « S », Sabine Fara, Stéphanie Fournier et Séverine Roche, ouvriront dans la poule 16, face à un trio de la Nouvelle-Aquitaine conduit par Karine Soroca.

    Pour les représentantes du 13 on attendra une belle compétition et pourquoi pas de les voir ramener le Graal le 3 juillet au parc Borély, pour un tour d’honneur qui saluerait ce succès au rythme de l’hymne national.

  • Voilà, elles l’ont fait !

    Voilà, elles l’ont fait !

    Elles rejoignent le trio des Boulomanes Ciotadens, championnes départementales Mégane Cacciatore, Cassandra Dumas et Sandra Herrero et celui des vice-championnes de la Boule des Canourgues Ghislaine Faralli, Valérie Fornelli et Véronique Randrianarizafy sacrées en avril à Eyguières… Avec ces solides représentantes, pourquoi ne pas envisager le meilleur…

  • Manon Mahé reine de Provence

    Manon Mahé reine de Provence

    Après trois défections. Elles étaient finalement 180 au départ de l’épreuve.

    Tout a débuté samedi et après une demi-journée de compétition, passant de la phase poule avec un peu de casse chez des joueuses qui généralement réalisent de plus longs parcours. Ne cherchez plus les Ghislaine Faralli, Anny Gautier dans une poule où les locataires avaient du coffre, ou encore Anaïs Audry, et quelques autres dans une phase où pour quatre-vingt-dix des participantes vont sonner la fin du voyage.

    Pour la suite, le sport continue, avec quelques belles oppositions, des parties attractives et bien indécises à l’image de ce duel familial, une « guerre des ‘’Étoiles’’ » entre les Septèmoises Lysiane Bernard et Chrystelle Carel. Cette dernière va s’imposer 13 à 12.

    Ou encore cette partie entre l’expérimentée, demi-finaliste l’an dernier, bardée de titre, entre autres le GP Féminin La Marseillaise, Sabine Fara et « l’Étoile montante » Mélissa Marsille, encore junior l’an dernier et qui entre dans la cour des grandes avec une carte de visite qui inspire le respect.

    En cours de route, nous avons perdu quelques belles prétendantes, pourrait-on dire, à l’image de Mireille Pellissier dès la sortie des poules, ou encore un peu plus loin Mégane Cacciatore, Axelle Bernard, Morgane Hautemayou, Amandine Blanche. Cécile Trujas, Lydie Lavaly, Marine Rocchietta, Anaïs Barghamian et bien d’autres…

    Le lendemain, avec toujours le président Patrick Fara aux manettes et à l’arbitrage Michel Borghino, on aborde les huitièmes de finale.

    Ferrara tombe la tenante

    Un beau choc au programme : la championne en titre contre une de ses dauphines. Sylvie Tarrin va bien lutter mais ne pourra prendre la route des quarts.

    Trois clubs comptent deux équipes qualifiées à ce stade. Si les joueuses des Pieds Tanqués Miramas et de l’Étoile Bouliste septèmoise s’évitent, il n’en sera pas de même pour les joueuses du Cercle St Barnabé. Deux heures plus tard, c’est Séverine Roche vainqueur ici même il y a une paire d’années qui laisse sa partenaire prendre à son tour la route des quarts.

    Côté des Septémois, la journée semble couler comme un long fleuve tranquille pour Manon Mahé qui domine largement Isabelle Rivière. Plus surprenante cette deuxième joueuse, Audrey Boulanger, qui va s’imposer face à la jeune Mélissa Marsille. Ce qui n’est pas de la tarte. La Septèmoise que l’on découvre va le faire avec beaucoup d’application et un petit zeste de coup favorable, qui booste d’un côté et imprègne le doute de l’autre.

    Un autre résultat attire l’attention : la victoire de Dorothée Seriat-Gautier. Arrivée sur le circuit il y a peu, la sociétaire de la Modérée va prendre sur le fil, le meilleur sur Nadia Lourdault qui fut championne de ligue il y a trois ans.

    On bascule vers les quarts, pendant que Manon Mahé poursuit sa marche, semble-t-il à cet instant, triomphale. On note que Dorothée Seriat-Gautier ne tient pas à se faire rouler dans la farine par Audrey Boulanger. Cette dernière ne réédite pas la performance de sa précédente qualification et quitte la route en quart. Tout en laissant entrevoir de réelles possibilités.

    S’il est un duel qui s’attarde à rendre son verdict, c’est celui qui met en opposition la championne Pauline Lucchesi à Charlotte Ferrara. Pour cause, Cette dernière s’impose aux forceps 13 à 12. Résultat d’une partie de haute intensité et riche en suspense… Entre-temps, Dolores Vercellotti avait éloigné Sophie Roubaud.

    En route sur la voie royale

    Après la pause repas, on approche de l’heure de vérité, avec un bouquet final que l’on n’attendait peut-être pas, mais ce dernier carré a de l’éclat, avec des joueuses qui se sont ouvert un nouvel horizon.

    On va voir Charlotte Ferrara pousser dans ses derniers retranchements Manon Mahé. Avant que la sociétaire des Amis de St Julien ne soit vaincue 13 à 9. Toutefois la fleur au fusil !

    À une heure plutôt propice à la sieste, un choc entre les « Do Do » va nous tenir bien éveillés. « Do » rothée qui fait un peu figure de néophyte au royaume des intégrales et « Do » lores plus expérimentée. Souvenons-nous qu’en 2007, elle avait remporté le concours La Marseillaise des Jeunes. Au final, 13-12 pour la sociétaire du Cercle St Barnabé, mais que le spectacle fut agréable à être vécu, grandiose même, avec un florilège de phases, d’actions qui ont soulevé tour à tour l’enthousiasme des deux kops.

    La particularité de ces deux finalistes, c’est qu’elles ont débarqué il n’y a pas bien longtemps dans leur club respectif, avec dans leurs bagages un fort potentiel de talent.

    Manon Mahé et Dolores Vercellotti vont disputer une finale dont le but sera lancé par la déléguée Christiane Calenzo.

    L’étoile paraît filante avec Manon qui prend le meilleur départ. Dolores qui semble avoir laissé beaucoup d’énergie au tour précédent, parvient à revenir titiller son adversaire. Il y a deux points dans la balance, mais dans la douzième mène Manon Mahé glisse les deux qui vont permettre de décrocher le graal. De bleue vêtue, la tunique de championne avec un couvre-chef à l’effigie de son sponsor, et couverte de fleurs par Farid Djoghal le président du club qui accueillait l’événement, elle pouvait satisfaire aux flashs des paparazzis, elle qui était devenue la reine de la Provence.

    Quarts de Finale

    1) Pauline Lucchesi – Charlotte Ferrara 12-13

    2) Manon Mahé – Michelle Cazorla 13 – 2

    3) Dorothée Sériat-Gautjer – Audrey Boulanger 13 -7

    4) Dolores Vercellotti bat Sophie Roubaud 13 à 9

    Demi-Finales

    Charlotte Ferrara – Manon Mahé 9 – 13

    Dolores Vercellotti bat Dorothée Sériat – Gautier 13 à 12

    Finale

    Manon Mahé – Dolores Vercellotti

    Evol. Score :1-0 // 3-0 // 6-0 // 6-1 // 8- 1 // 8-3 // N // 8-6 // 11 – 6 // 11 -8 // 11-9 // 13-9

    Place qualificative à la ligue au Pontet

    Audrey Boulanger bat Michèle Cazorla 13 à 6

    Pauline Lucchesi – Sophie Roubaud 13 – 2

    Pauline Lucchesi – Audrey Boulanger 13 – 7

  • Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Elles étaient 270 samedi en début d’après-midi dans les ronds. Sous la direction d’Alexandra Chantelauze et l’arbitrage de Michel Allari et Éric Chevalier. Après bien des ronds-points, des courbes et quelques épingles, pas trop bien négociées, nombreuses vont quitter la route avant la fin de ces premières heures de compétition. On retrouve donc ce dimanche matin les seize triplettes qui ont pour le mieux aborder toutes ces chicanes. Avec ces équipages-là, le Championnat Départemental aborde sa dernière ligne droite.

    Tout débute par un grand huit, fort attractif, passionnant même explosif. En priorité, ce choc qui n’est autre que la finale de l’an dernier entre les locales conduites par Christine Laprade qui doivent avoir soif de revanche et les tenantes les « Étoilées » emmenées par Lydie Lavaly.

    Autre partie à sensation, le duel entre les deux « teams » du Cercle St Barnabé, l’un drivé par Sabine Fara et l’autre piloté par Axelle Bernard. Sans oublier les six autres face-à-face qui s’annoncent aussi indécis qu’intéressant.

    À l’image de cette partie entre les « Vertes » de Biver ou Bazin, Maceri et Del Soccorro vont connaître une entame laborieuse, pour concéder 8 points à rien, avant d’enclencher, mettre le turbo et parvenir à s’imposer face aux joueuses de la Boule Carryenne avec comme pilote Marie Josée Tortia.

    Elles sortent les tenantes !

    Sur la route des quarts, Sabine Fara et ses partenaires ont encore une spéciale à franchir, avec les tenantes toujours en course. Ces championnes 2025 où Manon Mahé a remplacé Andréa Lavaly. Toutefois victimes d’un « ennui mécanique » ces dernières ne vont pouvoir exploiter au mieux leur puissance, et devront rentrer au stand. Elles en ressortiront un peu plus tard, pour disputer le carré des quarts. Dans la douleur, elles parviendront à s’offrir une qualification pour le régional de Château-Arnoux le 14 mai prochain.

    Le coup est double pour les « Étoilées » qui perdent dans ce tour la formation de Morgane Hautemayou. Défaite devant un surprenant trio de Carry avec au volant Martine De Santis.

    À ce stade de l’épreuve, on remarque aussi que deux équipages font sensation et roulent tambour battant. Les « Canourguaises » de Ghislaine Faralli et les « Ciotadennes » de Cassandra Dumas. L’impression est bonne car nous allons retrouver ces deux « bolides » en course pour le titre.

    Les Salonaises après avoir pris le meilleur sur les joueuses de St Barnabé, qui pour les circonstances ne seront que l’ombre d’elles-mêmes. Par ailleurs dans le duel des « Maritimes » entre La Ciotat et Carry, c’est sur deux « coups de feu » d’une valeur de 5 points, tirés par Cacciatore que les premières vont s’inviter à ce dernier tour de circuit. Les joueuses de St Barnabé et Carry devront passer par la case région à Château-Arnoux le 14 mai.

    C’est Marie Zala, une des principales dirigeantes du groupe qui lance le but de la finale. Dans ce duel, il semble que les filles de Salon aient laissé à la cave une partie de leur potentiel… La belle machine connaît des soubresauts, à l’appoint Faralli qui jusqu’alors jouait les castors a perdu ses repaires, Randrianarizafy n’a plus la bonne mire, quant à Fornelli dans son rôle de milieu, oui elle est au milieu… mais du gué, en même temps que ses partenaires.

    En face, boostées par leur succès du tour précédent, elles se montrent plus à leur avantage. Bien que concédant huit points en deux mènes, elles réalisent un plein qui leur permet de repasser en tête pour ne plus lâcher la pole position, jusqu’au terme de la 8e mène. À noter que dans la précédente en reformant une boule Dumas à retarder l’échéance. Pas pour longtemps, car dans la suivante après trois tirs manqués et dans la foulée un but qui s’isole sous la pression de Faralli. Herrero n’a aucun mal à glisser le point victorieux. Celui qui leur permet de glisser en première ligne et décrocher le titre.

    Ces deux formations prendront la route du Nord pour aller disputer le « France » les 20 et 21 juin à Douaisis-Agglo. Nous devrions les retrouver, quelques jours plus tard dans les allées du Parc Borély pour le G.P. Féminin Paprec La Marseillaise.

    Fiche technique

    Demi-finales

    1)Dumas bat Martine De Santis – Élisabeth Galasso – Michèle Query (B. Carryenne) 13 à 8

    2) Faralli bat Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Séverine Roche (C. St Barnabé) 13 à 0

    Finale

    Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore, Sandra Herrero (Boul. Ciotadens) battent Ghislaine Faralli, Valérie Fornelli, Véronique Randrianarizafy (B. des Canourgues) 13 à 9